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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1036 Localisation: U.S.A
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Posté le: Lun Juil 27, 2026 20:44 Sujet du message: |
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| Citation: | | OTL le Baltimore transporte Roosevelt à Hawaï pour rencontrer Nimitz et MacArthur en juillet 1944 puis en Alaska où il débarque le 3 août 1944 (peut-être pour préparer la campagne électorale de novembre?). Le croiseur se rend ensuite au chantier naval (probablement dans le Puget Sound) le 9 août ce qui lui fait manquer les opérations préliminaires au début de la campagne des Philippines et la bataille du Golfe de Leyte ne revenant avec la TF-38 qu'en Novembre 44. Ce voyage de Roosevelt a t-il une raison d'exister FTL ? |
Roosevelt peut trouver un autre croiseur.
| Citation: | | selon Ivan Cadeau dans Okinawa 1945, Naha a été détruite à 90% lors de ces raids avec 1300 victimes à déplorer dans la population civile. |
Les chiffres viennent de S.E. Morrison, Cadeau a peut-etre de meilleurs chiffres.
| Citation: | | Je sais que le passage a été replacé au 11 mais c'est plus simple pour moi de le mettre la. C'est le kaikoban Yashiro. De plus, OTL ils n'ont été qu'endommagés. Je ne vois pas de raison de changer, les américains n'utilisent pas de bombes plus puissantes que je sache. |
La chance ou malchance de la guerre.
| Citation: | | Je vois mal un sous-marin japonais s'embêter à venir du côté de Madang à ce stade de la guerre. Ce n'est plus du tout une zone de chasse des sous-marins japonais depuis quelques mois depuis les débarquements aux Mariannes et à Manado qui offrent des cibles plus faciles d'accès ainsi que les liaisons alliées dans l'Océan Indien. |
Les sous-marins japonais opéraient relativement loin OTL. La base navale de Manus, non loin, était une cible assez importante.
| Citation: | | Par contre, je n'ai jamais entendu parler d'une telle tentative par un sous-marin d'éperonner son adversaire pendant la 2nde GM et encore moins que ça ait réussi. D'ailleurs les sous-marins japonais, s'ils ont subit de très lourdes pertes, n'ont jamais combattu en surface comme ça même s'ils étaient forcés à faire surface ce qui rend quand même l'épisode peu crédible. |
Un évenement qui n'est pas arrivé OTL peut bien arriver FTL.
| Citation: | | les B-29 basés en Chine opèrent de Hengyang et Ji’an. |
Baiyun est une bien meilleure base.
| Citation: | | il semblerait qu'il soit plutôt monté à bord d'un Mitsubishi G4M Hamaki (Betty). De plus, il est douteux qu'il ait pu le piloter. |
Encore une fois, la source est SE Morison
| Citation: | | - Je ne pense pas que les marins de l'Intrepid apprécient que l'on renomme leur porte-avions comme ça en pleine guerre. |
Bof, tout est possible. D'ailleurs, a titre informatif:
Hornet II OTL = Ranger II
Randolph OTL = Saratoga II
Intrepid OTL = Hornet II
Princeton OTL = San Jacinto II
Lake Champlain OTL = Intrepid
Valley Forge OTL = Randolph
| Citation: | | OTL l'Hancock entre en service le 15 avril 1944, part de Boston pour Pearl Harbor le 31 juillet, arrive à San Diego le 24 septembre et ne rejoint la IIIe Flotte à Ulithi que le 5 octobre. Ça ne va pas le faire. |
FTL la production de porte-avions de classe Essex est avancée d'un mois.
| Citation: | | Le CVL Bataan subi une panne totale de son ascenseur avant le 12 juillet 44. |
Ca, c'est facilement gommable. On peut dire que la panne arrive plus tard FTL.
| Citation: | | Les CVE de la classe Casablanca étaient traditionnellement nommés d'après des baies ou des batailles mémorables ou des batailles où les américains avaient subis de lourdes pertes (par exemple Anzio OTL). |
Marcus Island voudrait un mot. Les classe Casablanca ont juste été nommées apres des batailles, quelque soit leur importance. Dordogne est valide comme nom a ce titre. Mais mon nom original pour le St. Lo était le St. Ambroix (Nordwind).
| Citation: | | Aucune mention par exemple des croiseurs lourds anciens qui représentent pourtant encore une force importante (Minneapolis, Louisville, Chester, San Fransisco). Il y a aussi surprenament peu de croiseurs de classe Cleveland, outre ceux endommagés avant (Montpelier, Columbia), il nous manque tout de même les Denver, Santa Fe, Birmingham et Houston II. Même si tous ne peuvent être là, un ou deux serait déjà un renfort bienvenu. |
On peut effectivement les ajouter dans les TF. Je laisse Frankie gérer ca. Aussi, non présents dans cette OdB sont plusieurs groupes de DD et DE formant des groupes ASM qui ne participent pas a la bataille, mais qui sont dans la zone de Leyte. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10956 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Lun Juil 27, 2026 21:07 Sujet du message: |
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| Citation: | | Par contre, je n'ai jamais entendu parler d'une telle tentative par un sous-marin d'éperonner son adversaire pendant la 2nde GM |
Il me semble que cela a bien eu lieu dans l'Atlantique, mais je ne retrouve plus l'épisode. _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 435 Localisation: Nantes
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Posté le: Lun Juil 27, 2026 21:49 Sujet du message: |
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| Wings a écrit: | | La chance ou malchance de la guerre. |
Mouais, la malchance a quand même l'air de plus toucher les japonais et la chance les américains.
| Citation: | | Les sous-marins japonais opéraient relativement loin OTL. La base navale de Manus, non loin, était une cible assez importante. |
Oui mais pas à ce stade de la guerre. Et Madang n'est pas Manus.
| Citation: | | Baiyun est une bien meilleure base. |
le 26 juin 44, il est dit : | Citation: | | Les bases de l’USAAF à Hengyang et à Ji’an faisaient l’objet de travaux d’agrandissement depuis novembre 1943, sans que quiconque en Chine sache à quelle fin : ne s’y posaient jusqu’alors que quelques avions de reconnaissance ou de liaison, voire l’un ou l’autre bombardier en difficulté. La réponse arrive aujourd’hui quand atterrissent les premiers des nouveaux appareils qui vont y être déployés – 130 B-29 du 58th Bombardment Wing. A Hengyang sont basés les 40th et 468th Bombardment Groups, et à Ji’an les 444th et 462nd BG. |
les premiers éléments du génie n'arrivent à Baiyun que le 16 avril. Ce n'est certainement pas une base assez développé pour un appareil aussi avancé que le B-29. Hengyang et Ji'an sont aussi plus proches du Japon qui est l'objectif de ce déploiement donc ces deux bases sont plus adéquates.
| Citation: | | Bof, tout est possible. |
Les marins sont des gens superstitieux, tout le monde le sait. Donc renommer un navire bien flottant d'après un navire coulé. D'autant plus que la Navy ne va pas dévier de ces traditions.
| Citation: | | FTL la production de porte-avions de classe Essex est avancée d'un mois. |
Par quelle magie ? La production navale américaine fonctionnait déjà de manière optimisé à outrance. Il n'y a pas de marge d'amélioration.
| Citation: | | Ca, c'est facilement gommable. On peut dire que la panne arrive plus tard FTL. |
Avec peu ou prou la même utilisation qu'OTL, la panne aura lieu à peu près au même moment.
| Citation: | | Marcus Island voudrait un mot. Les classe Casablanca ont juste été nommées apres des batailles, quelque soit leur importance. Dordogne est valide comme nom a ce titre. Mais mon nom original pour le St. Lo était le St. Ambroix (Nordwind). |
Tous les Casablanca qui ont reçu le nom d'une bataille européenne l'ont été d'après une féroce bataille. La Dordogne n'en est pas une. La Navy ne va pas honorer cinquante batailles européennes donc autant choisir les plus marquantes. St. Ambroix serait mieux effectivement. _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1036 Localisation: U.S.A
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Posté le: Lun Juil 27, 2026 23:58 Sujet du message: |
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| Citation: | | Mouais, la malchance a quand même l'air de plus toucher les japonais et la chance les américains. |
On a plus de chance quand on a plus de monde!
| Citation: | | Oui mais pas à ce stade de la guerre. Et Madang n'est pas Manus. |
OTL les sous-marins japonais opéraient jusqu'a Nauru et Bougainville a la meme période.
| Citation: | | Les marins sont des gens superstitieux, tout le monde le sait. Donc renommer un navire bien flottant d'après un navire coulé. D'autant plus que la Navy ne va pas dévier de ces traditions. |
Une autre solution est de faire que le Intrepid sort plus tard. Par exemple en le changeant avec le Bennington ou Hancock, comme ca pouf, plus de probleme. Et on remplace le Intrepid par le Saratoga II, et on met le Bennington/Hancock a la place du Randolph. Les noms peuvent tourner pendant la phase de construction, ce n'est pas tres grave.
| Citation: | | Par quelle magie ? La production navale américaine fonctionnait déjà de manière optimisé à outrance. Il n'y a pas de marge d'amélioration. |
La production oui, mais l'entrainement non! L'entrainement des équipages FTL est légerement accéléré comparé a OTL pour les porte-avions dont la disponibilité est une top priorité pour la Navy.
| Citation: | | Avec peu ou prou la même utilisation qu'OTL, la panne aura lieu à peu près au même moment. |
Je peux te trouver 150 excuses pour qu'elle n'arrive pas. Par exemple, la maintenance trouve le probleme en avance. Ce souci n'était pas quelque chose qui troublait tous les CVL. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10956 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mar Juil 28, 2026 07:30 Sujet du message: |
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Pour les classe Essex en avance d'un mois, on peut théoriquement compter sur l'effet d'accélération sur l'industrie US de la poursuite de la guerre côté français et c'est vrai pour d'autres matériels (oui Etienne... Mustang... pas taper). _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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mikey1983
Inscrit le: 17 Fév 2010 Messages: 629 Localisation: Helsinki, Finland
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Posté le: Mar Juil 28, 2026 07:33 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | Baba Masao !
Thanks a lot, Mikey ! |
You're welcome, glad to be of help! |
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Wil the Coyote

Inscrit le: 10 Mai 2012 Messages: 1942 Localisation: Tournai (Belgique)
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Posté le: Mar Juil 28, 2026 15:15 Sujet du message: |
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ne sachant où poster ceci, chers amis Français, tout mon courage avec ces incendies.
J'espère que vous et vos proches n'etes pas touchés par ces catastrophes. _________________ Horum omnium fortissimi sunt Belgae |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Juil 28, 2026 18:04 Sujet du message: |
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Merci Wil ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11984
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Posté le: Mar Juil 28, 2026 18:34 Sujet du message: |
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Merci de t'en préoccuper, Will. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 08:58 Sujet du message: |
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Avis à la population : non je ne suis pas en grève, juste un peu en vacances, mais il se trouve que nos auteurs (pas moins de SIX en ce moment) se sont comme d'habitude donné le mot pour m'engloutir ensemble sous leurs (excellents) textes (entre autres, le Racoon est sorti d'estivage - un peu comme hibernation, mais l'été).
Bref !
Nous allons d'abord terminer Septembre en Asie-Pacifique. Patzekiller, Wings et Capu Rossu. Il me semble que les deux derniers ont fait un concours pour… vous verrez bien quoi. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 09:05 Sujet du message: |
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21 septembre
Campagne d’Indonésie
Opération Grey
Sumbawa (Indonésie orientale) – Minuit est passé depuis quelques minutes à peine quand un grondement de moteurs se fait entendre au-dessus de la piste de Lunjuk, utilisée par l’aviation de la Marine Impériale. Tous les personnels, réveillés, scrutent les ténèbres. Il s’agit bien sûr d’un nouveau raid des bombardiers lourds australiens, mais jamais ces derniers ne sont passés aussi près de l’île. Oui, cette fois c’est pour eux ! Très vite, l’enfer se déchaine et chacun s’abrite comme il peut.
Lorsque les Wellington et les Halifax seront repartis, un premier bilan montre que la visée a été approximative. Des projectiles sont tombés jusque dans la rivière, à trois kilomètres de là, mais seule la partie nord de la piste a été touchée. Deux appareils ont été détruits. Cependant, on ne déplore aucun mort, seulement quelques blessés, par des éclats ou par le souffle des explosions. Les bombardiers, eux, rentreront sans perte.
Opération Thursday
Sumatra – Les Spitfire des Sqn 136 et 152 commencent à se déployer sur l’aérodrome de Sabang. D’ici quelques jours, les B-25 des 490th et 491st BS ainsi que ceux des Hollandais du Sqn 18 RAAF (NL) viendront eux aussi s’installer à Bandah Aceh. Ils pourront ainsi atteindre Dumai et opérer sur le littoral malais jusqu’au niveau de Kuala Lumpur.
Au sol, alors que les combats tournent en faveur des Chindits pour la possession de Langsa, la situation des deux bataillons de la PETA qui font face à la 111th Brigade tourne à la catastrophe. Celui récemment arrivé du sud en renfort doit faire demi-tour pour s’opposer à la brigade de la KNIL qui est en train de déboucher sur la plaine au sud du lac Toba. L’autre bataillon, déjà mal en point depuis bientôt une semaine qu’il affronte les Britanniques, continue s’accrocher sous un ciel plein d’appareils alliés, mais aussi maintenant sous une pluie d’obus.
Les Indonésiens, peu au fait des distinctions de cocardes, ne remarquent pas qu’une partie des avions qui les harcèlent appartiennent à la Marine Nationale. En plus de l’appui rapproché des Bataves et des Chindits, ces derniers mènent un raid près de Medan. Certains pilotes remarquent alors qu’on les salue depuis le sol, confirmant l’existence de camps de prisonniers à Sumatra. Au cours de cette attaque, un Corsaire français est touché par la DCA et le pilote doit sauter en parachute au-dessus de la forêt vierge. L’endroit étant inaccessible, on envisage d’abord de faire venir un petit L-5 depuis Piccadilly Circus, mais il n’y a aucune clairière assez grande pour lui permettre de se poser. On fait alors appel à un Sikorsky R-4 basé sur le HrMS Macoma qui hisse le pilote à bord grâce à une élingue et le ramène sain et sauf, écrivant ainsi une page d’Histoire de l’aviation ! Les petits hélicoptères sont grandement appréciés des hommes de la 111th Brigade, apportant des munitions et ramenant des blessés sur le Macoma, qui sert aussi d’hôpital avancé.
Opération Friday
Sumatra – Pendant que les 4e et 6e Rgt de la 2e Brigade KNIL se déploient vers le sud-est avec leurs appuis, la 1ère Brigade remonte vers le nord aussi vite qu’elle peut. Sa progression est cependant freinée par des actions de guérilla menées toute la journée par de petits groupes de survivants du bataillon PETA déployé la veille le long du littoral autour de Sibolga. Les Hollandais avancent cependant en sécurisant méthodiquement les collines de part et d’autre de la route et en faisant à plusieurs reprises appel au soutien aérien de la Marine Nationale.
Pour les historiens, il s’agit d’un des tournants de la campagne de Sumatra. « Les Collaborateurs indonésiens n’ont pas le temps de se replier et doivent se contenter d’actions de guérilla, d’autant qu’ils sont aussi aux prises avec les Chindits quelques kilomètres à l’ouest. Si la division batave avait progressé plus vite sur la route du nord, elle aurait pu fermer la nasse et piéger la 4e DI japonaise, dos au littoral nord. Il n’en sera malheureusement rien. » (Marc Lohnstein, The Royal Nederland East Indies Army, 1936-1946, Osprey Ed.)
Chez les Japonais
Singapour – Une grande réunion rassemble des représentants des grandes unités de Malaisie et des Indes Orientales, ainsi qu’un contre-amiral venu de Kuching en urgence. Il s’agit évidemment de discuter des derniers développements de la situation à Sumatra. La première conclusion de leurs réflexions, que tout le monde semble approuver, est que l’hypothèse du détroit de la Sonde se confirme. Cela éclaire le but de toutes les campagnes aéronavales menées par les Alliés contre Java et Sumatra ces derniers mois : permettre à leur flotte de franchir le détroit pour aller s’en prendre à Singapour.
Un représentant de la Marine intervient alors. Selon lui, une telle hypothèse serait plutôt favorable. En effet, si les Alliés s’aventurent en mer de Java, ils s’avanceront dans une nasse où ils subiront des pertes du fait des sous-marins, puis des escadrilles de la Marine basées à Bornéo (sans parler des escadrilles de l’Armée, qu’il remercie par avance de sa coopération). Enfin, cette flotte diminuée devra affronter l’escadre de Bornéo, sans doute au large de l’île Belitung, dans le cadre de l’opération Ten-Ichi-Go. Certes, la 1ère Division de cuirassés et les croiseurs lourds de Kuching sont partis écraser les Américains aux Philippines, mais ils seront bientôt de retour. Il ne doute pas de la victoire des navires de Sa Majesté, surtout dans la mesure où l’Armée arrivera à conserver la partie sud de Sumatra, afin que les Alliés ne puissent y installer des bases aériennes.
L’Armée répond qu’elle a bien l’intention de sécuriser le bassin de Palembang. On convient que la situation de la 4e Division semble sans issue. Elle est en voie d’être encerclée, il faut donc qu’elle se replie vers Dumai. Pendant ce temps, le 123e Rgt de la 46e Division va monter en ligne le long du littoral sud-ouest de l’ile. De plus, un des régiments de la 5e DI, basée dans le sud de la Malaisie, se tiendra prêt à embarquer pour la renforcer la 46e DI. L’état-major des troupes de Sumatra demandera une collaboration accrue des bataillons de la PETA indonésienne, qu’il faudra renforcer en cadres.
Par ailleurs, les représentants de l’Armée indiquent que leur aviation va s’efforcer de reconstituer en urgence les effectifs du 24e Sentai. Le 20e Sentai, basé à Formose, et le 85e Sentai, basé en Mandchourie, fourniront un noyau de volontaires expérimentés, qui sera complété par un lot de jeunes pilotes frais émoulus des écoles – il faudra les aguerrir au plus vite. Le nouveau 24e Sentai sera basé près de Palembang. Pour l’équiper, Tokyo a promis de fournir des Ki-43 tirés des réserves et d’y ajouter le plus possible de Ki-44.
La réunion se termine avec le sentiment que chacun va faire le maximum pour défendre Sumatra et que la victoire est certaine. Le soldat japonais étant supérieur aux Britanniques décadents, sans même parler des Hollandais colonialistes, il ne saurait en être autrement.
Campagne des Philippines
Opération King II
Leyte – La nuit est tout sauf calme, comme d’habitude sur ce théâtre d’opérations. Les Japonais tentent plusieurs infiltrations et lancent quelques charges, mais les Américains ne se laissent pas faire. Dans le secteur de la 24th ID, c’est même eux qui contre-attaquent à la baïonnette ! Les Japonais sont repoussés partout. Plus d’un millier se sont vainement sacrifiés pour un résultat nul.
A l’aube, le général Suzuki, qui commande la 35e Armée (16e, 30e et 102e Divisions d’Infanterie) pense qu’il n’affronte que deux divisions d’infanterie, et estime que la 16e DI, seule sur Leyte, peut tenir le coup. Une hypothèse qui vole en éclats dès la deuxième journée de combats. Tacloban, dans un état d’insurrection et de chaos total, tombe aux mains de la 1st Cavalry Division, bien aidés par les résistants locaux. Pire, plus au sud, les hommes de la 96th Infantry Division, des nouveaux pourtant, se lancent à l’assaut de Catmon Hill. Celle-ci domine le paysage et c’est la pierre angulaire du dispositif défensif Japonais. Pourtant, au soir, cette position est quasiment encerclée par les Américains !
Suzuki n’a pas attendu la nuit pour ordonner le transfert de la 30e DI de Mindanao, ce qui force le commandement local à évacuer quelques positions à l’intérieur des terres. L’Armée ayant prédit que la bataille décisive se déroulerait sur Leyte, il n’y a aucune raison de garder des troupes ailleurs. On écrasera les résistants Philippins plus tard…
De plus, à Manille, le général Shigenori Kuroda, commandant en chef des forces armées aux Philippines, promet à Suzuki de lui envoyer en renfort la 1ère et la 26e Division d’Infanterie.
Autres Philippines – Les CVE de la TF-53 continuent d’appuyer les troupes au sol, mais la TF-52 s’occupe de frapper les aérodromes japonais afin que la mésaventure du Columbia ne se répète pas. Aujourd’hui, elle frappe les aérodromes sur Cebu, Panay, Negros, Bohol et Mindanao, de concert avec la 5th Air Force stationnée à Manado. Environ 125 appareils sont détruits au sol, pour seulement 7 pertes. Des navires japonais sont également pris à partie. Le kaibokan CHA-15 est coulé au large de San Fernando, le transport auxiliaire Dogo Maru au large de Romblon, le transport auxiliaire Ryochi Maru au large de Bantayan, et le dragueur de mines Wa-8 est détruit au large de Panay.
L’Australian Pacific Squadron (APACS, TF-51 pour les Américains) participe à ces actions tout en croisant au large de Leyte, quand il voit des renforts arriver : quatre destroyers… anglais ! Les DDAA HMS Laurel, Liberty, Laertes et Leonidas (classe L-AA) ont en effet été envoyés par l’Amirauté britannique afin que les Américains ne soient pas les seuls à soutenir l’effort naval australien. Ces quatre destroyers, dotés d’un excellent arsenal anti-aérien, seront d’une aide précieuse dans cette zone à haute intensité aéronavale, même s’ils restent sous pavillon britannique.
Opération Sho-Go 1 – Sous-marins
Mer de Chine du Sud, 12h00 – Ayant navigué de nuit, à 18 nœuds pour économiser le mazout, le groupe des croiseurs a échappé à la surveillance alliée. Quand il se présente devant Brunei, la 1ère Division de Cuirassés est déjà sortie et a mis le cap au nord-est à 10 nœuds. Le Mogami et les six destroyers du groupe de Brunei suivent une route parallèle, un peu plus au large.
Le chef d’état-major de la Marine Impériale, l’amiral Oikawa Koshirō, n’a été nommé que mi-juillet. Il avait, dans un premier temps, envisagé de confier la fleur des navires de ligne japonais au vice-amiral Samejima Tomoshige, commandant la 8e Flotte (Pacifique Sud-Ouest). Mais il devait régler le cas de l’amiral Yamaguchi, auquel les stratèges de Tokyo attribuaient la responsabilité de la défaite lors de la récente bataille de la mer des Philippines. Certains ont préconisé sa mise à la retraite d’office, camouflet qui devrait le pousser au seppuku, puisqu’il n’a pas eu la décence de le faire après son ignominieuse défaite.
Cependant, travaillant en petit comité, Oikawa et ses adjoints immédiats, représentant l’aile politique “négociatrice” de la Marine, ont fait et refait avec horreur le compte de ce qu’ils savaient des navires de guerre de l’US Navy. Bien que leurs estimations fussent restées au-dessous de la vérité, ils se sont finalement persuadés que la charge de leurs super-cuirassés risquait fort de ressembler à celle de la Brigade Légère britannique en Crimée !
Si cette pensée sacrilège avait été connue en dehors de ces quelques personnes, elle aurait sans aucun doute déclenché un véritable tsunami d’indignation à l’état-major de la Marine et au Quartier Général Interarmes, sans parler du Palais Impérial ! Mais Oikawa et ses collaborateurs ont gardé le secret – même entre eux, ils n’en ont discuté qu’à grand renfort de sous-entendus. Ils ont donc finalement décidé de suivre l’avis de l’amiral Toyoda Soemu, chef de la Flotte Combinée, en nommant Yamaguchi : qu’il soit vainqueur et vivant ou vaincu et mort, Yamaguchi recouvrera son honneur ! C’est ainsi que, malgré sa semi-disgrâce, l’amiral Yamaguchi Tamon a mis son pavillon sur le Yamato.
Les deux groupes de navires fusionnent alors. Le Naka passe sur bâbord des cuirassés pour chasser son poste d’éclaireur, toujours à trois milles sur l’avant. Les colonnes menées par le Takao (Chokai, Ibuki) et l’Amatsukaze (Maikaze, Shiranui) se placent sur bâbord du Yamato, que suivent le Musashi et le Shinano (1), tandis que les colonnes de l’Ashigara (Haguro) et du Kasumi (Michishio, Oshio) prennent position sur tribord. Les six destroyers de l’amiral Yamaguchi forment deux nouvelles colonnes en extérieur de la formation, trois sur bâbord (Kazagumo, Kishinami, Hamanami) et trois sur tribord (Naganami, Onami, Suzunami). Enfin, le Mogami prend la ligne de file derrière les Ashigara et Haguro. Cette position en serre-file lui permet de manœuvrer, sans perturber le reste de la formation (2), pour prendre la route avia en se laissant culer et mettre en œuvre ses chasseurs A6M5 Zéro avant de reprendre sa place par une route de chasse.
En une heure, les différents navires ont pris la place qui leur a été assignée. A la vergue du Yamato, le signal « Route au nord-est – Vitesse 18 nœuds » est alors envoyé.
Il est 13h00. L’escadre devrait embouquer le détroit de Balabac (3) et pénétrer en mer de Sulu dans dix heures – si rien ne vient contrarier sa marche.
………
Côté américain, si l’IJN n’a pas encore été repérée, on a pris des dispositions pour se couvrir côté ouest. L’amiral Nimitz estime que le gros des croiseurs et cuirassés ennemis, basés à Kuching et Brunei, n’ont à leur disposition que deux routes pour traverser le dédale des mers qui bordent les différentes îles de l’archipel des Philippines.
La route nord pénètre entre les îles de Palawan et Mindaro, remonte vers le nord pour entrer dans la mer de Sibuyan, en ressort par Ticao Pass puis par le détroit de San Bernardino pour retrouver l’océan Pacifique et longe la côte orientale de l’île de Samar pour entrer par le nord dans le golfe de Leyte.
La route sud franchit le détroit séparant les îles Palawan et de Sabah puis traverse la mer de Sulu. Elle se poursuit par la mer de Bohol, en continuité de la mer de Sulu, avant de ressortir directement dans le golfe de Leyte par le détroit de Surigao.
Deux sous-marins de classe “Gato”, les USS Dace et Darter, sont positionnés devant le détroit Palawan – Mindaro pour surveiller la route nord.
Par ailleurs, le CINCPAC sait que les campagnes sous-marines menées par les marines alliées étranglent les importations de pétrole japonaises et que la Flotte Combinée doit surveiller sa consommation de mazout ou gasoil. Il en déduit que les Japonais privilégieront la route sud, la plus courte. En conséquence, la surveillance sous-marine de celle-ci a été doublée. A l’entrée de la mer de Sulu, deux des 1500 tonnes du “2e Groupe Hydrographique”, les Casabianca et Sidi Ferruch, montent la garde. Ce premier barrage est doublé par un second constitué de deux type “S” français, les Ariane et Danaé, qui ont pris position devant l’entrée sud du détroit de Surigao, verrouillant ainsi la mer de Sulu.
Reste évidemment l’aéronavale nippone, mais aucun raisonnement ne permet de prévoir ce que feront les porte-avions du vice-amiral Kakuta, basés dans la Mer Intérieure japonaise…
Les avions de reconnaissance de l’USAAF et de l’US Navy sillonnent les airs pour repérer les bâtiments japonais. Mais pour l’instant, leurs recherches n’ont rien donné.
………
Les deux 1500 tonnes patientent en surface non loin de la côte. Le Sidi Ferruch est à toucher la pointe nord de l’île de Pulau Balambangan, dont le relief escarpé doit brouiller la détection radar des bâtiments japonais. Quant au Casabianca, il est en demi-plongée à proximité du phare du cap Melville, invisible aux yeux d’éventuels occupants.
A 22h45, les opérateurs radar des deux sous-marins donnent l’alerte : une importante escadre ennemie est en approche. Les radios envoient le message d’alerte déjà préparé, tandis que les deux commandants dégagent leur bâtiment de la côte, tous deux en demi-plongée, pour éviter d’être coincés contre elle par la réaction prévisible des Japonais après l’attaque.
Le croiseur Naka, qui marche toujours trois milles en avant du Yamato, embouque le détroit sans avoir détecté les deux sous-marins français, ni au radar ni à la vue.
A 22h55, l’escadre de l’amiral Yamaguchi commence à abattre sur tribord pour prendre une route est-nord-est afin de passer entre le cap Melville et les îles Mangsee. Le Casabianca se trouve alors à 6 000 mètres de la ligne extérieure japonaise. Après s’être orienté cap au sud, il lance les quatre torpilles de ses tubes d’étrave. Puis, virant sur tribord pour s’éloigner de l’entrée du détroit, fait feu de ses tubes orientables, soit six autres torpilles.
Une vigie du Kazagumo, destroyer de tête de la colonne extérieure bâbord, aperçoit les sillages des premières torpilles et donne l’alerte. Mais les torpilles du Casa sont réglées sur “Grande vitesse”, soit 39 nœuds – c’est moins vite qu’une Longue Lance, mais elles ne mettent quand même que cinq minutes pour atteindre leurs cibles, qui ont à peine commencé à évoluer. Le destroyer est foudroyé par deux des torpilles d’étrave du sous-marin français tandis que les deux autres passent sur son arrière. Les Amatsukaze et Maikaze, de la colonne intérieure, sont assez chanceux car elles s’engouffrent dans l’intervalle qui les sépare avant de frapper le Takao, une à hauteur de la troisième tourelle de 203, l’autre dans la chaufferie avant. L’impact de cette dernière torpille va avoir des conséquences dramatiques. Pour économiser le mazout, seules les chaudières de cette chaufferie sont en fonction. Leur mise hors service, soit par les effets de l’explosion, soit qu’elles explosent au contact de l’eau bien plus froide qu’elles, prive le croiseur de toute énergie. L’électricité s’éteint dans tous le bâtiment et les pompes d’épuisement ne peuvent entrer en action. Le personnel chauffeur tente de faire monter en pression les chaudières arrière, mais les pompes d’injection du mazout ne peuvent être lancée. Le Takao court sur son erre et stoppe avec une forte gîte sur bâbord qui ne peut être combattue, car les équipes de contrôle des dommages sont dans l’incapacité de remplir les doubles-fonds de tribord. Le seul espoir de rétablir l’électricité est un diesel alternateur de secours… qui refuse de démarrer !
Les six autres torpilles du Casabianca vont accroitre le désordre sur le flanc bâbord de la formation japonaise. L’une d’elles frappe le Hamanami, serre-file de la colonne extérieure, qui se casse en deux ! Deux autres viennent toucher le Mogami à bâbord arrière, l’une sous la plateforme avia, créant une voie d’eau à l’aplomb de la catapulte, l’autre à la sortie de l’arbre porte-hélice. Les trois dernières torpilles se perdent dans la nuit.
Les destroyers Amatsukaze et Maikaze viennent en grand sur bâbord pour remonter le sillage des torpilles, mais il s’agit des torpilles d’un des affûts orientables et arrivés à la position présumée de lancement, leur recherche ASM est vaine.
« Après avoir lancé, j’ordonne de plonger à soixante mètres et de continuer à faire route à l’ouest pour nous éloigner de la scène de lancement. Les destroyers ennemis, pensant qu’on avait lancé par nos tubes avant puis par nos tubes arrière, prennent l’écoute au-delà de notre position, imaginant avoir affaire à un sous-marin américain, qu’ils savent ne pas être équipé de plateformes de TLT orientables. Du côté de l’escadre ennemie, nous captons aux hydrophones le bruit d’explosion de torpilles et aussi celui d’un grenadage, assez bref au demeurant. » (Cdt l’Herminier, Casabianca).
Deux minutes après le lancement du Casabianca, le Sidi Ferruch prononce son attaque. Il lance à moins de 4 000 mètres sur les colonnes de tribord de l’escadre japonaise. Les torpilles de ses tubes orientables vont frapper quasi simultanément avec celles de son sister-ship. Les trois des tubes arrière touchent les destroyers Naganami et Onami. Le premier est touché sous les grenadeurs et ses grenades détonnent par sympathie, détruisant la poupe du destroyer, qui se mâte rapidement et coule. Les deux autres touchent l’Onami, l’une sous la cheminée avant, l’autre sous l’affût quadruple de Longues Lances. La première explose, créant une voie d’eau qui noie la chaufferie avant dont le personnel est tué, tant par l’explosion que par l’entrée d’eau. La seconde, sans doute à cause d’un blocage du percuteur, ne cause qu’un enfoncement de la coque sans gravité. Sur sa passerelle, le capitaine de frégate Kagawa Kiyoto adresse une prière silencieuse aux Kamis qui ont protégé son bâtiment et son équipage… Sur les trois torpilles de l’affût central, une touche à l’extrême avant le croiseur Haguro, noyant le puit aux chaînes. En remplissant quelques doubles-fonds à l’arrière, l’équipe de sécurité neutralise la pointe positive et le croiseur peut poursuivre sa route sans ralentir. Les deux autres torpilles traversent l’escadre japonaise avant de se perdre.
Manœuvrant pour lancer des tubes avant, le CC David aperçoit un croiseur lourd sur l’arrière de la formation ennemie, marchant à faible vitesse. Trois torpilles viennent exploser contre le bordé tribord du Mogami. C’en est trop pour la coque du croiseur, qui sombre en trois ou quatre minutes. Malheureusement pour le Sidi Ferruch, la quatrième torpille marsouine et le destroyer Suzunami charge. Le sous-marin français prend la plongée mais les premières grenades l’encadrent alors qu’il est encore à faible profondeur. Dans la batterie, quelques bacs sont brisés et l’acide se dégage. Le CC David tente de se dérober en venant sur tribord, toujours dans le but de s’éloigner de la côte. La manœuvre est à peine esquissée que le Michishio, qui a rallié à grande vitesse les lieux effectue, à son tour une passe de grenadage. Une énorme bulle d’air crève la surface et les projecteurs des deux destroyers éclairent divers débris dont quelques-uns sont récupérés. Parmi eux, un béret à pompon rouge avec un ruban noir portant les mots “Marine Nationale” en lettres dorées (4). Le “Tueur de Porte-avions” a disparu au combat en emportant avec lui un ersatz de porte-avions : un croiseur hybride.
L’engagement terminé, l’amiral Yamaguchi fait ses comptes. Son croiseur hybride coulé, un croiseur lourd désemparé, un autre légèrement touché et pas moins de trois destroyers coulés contre un sous-marin ennemi détruit – un Français, apparemment. Il soupire en songeant que deux ans plus tôt, après la bataille du détroit de Malacca (5), l’amiral Kurita, ayant découvert que les bâtiments qu’il venait d’affronter et de couler étaient non seulement britanniques, mais aussi français, avait fait savoir à l’amiral Yamamoto qu’il ne fallait compter ni sur une discorde entre leurs ennemis, ni sur leur incompétence, ni sur leur manque de courage.
Yamaguchi soupire derechef, puis donne l’ordre aux Shiranui et Onami de recueillir les survivants des bâtiments coulés puis d’assister le Takao. S’il s’avère impossible que le croiseur puisse réparer un tant soit peu ses avaries de manière à pouvoir faire route par ses propres moyens, il devra être achevé à la torpille. En effet, les Américains, maintenant prévenus par le sous-marin qui a échappé aux recherches des Amatsukaze et Maikaze, enverront sûrement des avions pour finir le travail dès l’aube.
L’escadre s’enfonce ensuite en mer de Sulu dans la formation suivante : croiseur léger Naka – toujours trois milles sur l’avant, les trois cuirassés formant la colonne centrale, sur leur bâbord les croiseurs Chokai (à bord duquel le vice-amiral Nishimura a transféré son pavillon) et Ibuki, sur leur tribord les croiseurs Ashigara et Haguro. Les sept destroyers restants se répartissent sur bâbord : Amatsukaze, Maikaze et Kasumi, et sur tribord : Michishio, Oshio, Kishinami et Suzunami.
Notes
1- La construction du Shinano est considérée comme terminée, mais les nombreuses dernières finitions ont imposé qu’il y ait encore à bord plusieurs dizaines d’ouvriers !
2- Lors de ses sorties de formation, les Suzunami et Oshio, serre-file des deux colonnes de destroyers de tribord, déboîtent avec lui pour assurer sa protection ASM.
3- Détroit séparant, au nord, l’île de Balabac (archipel des Palawan) de Bornéo, au sud. Ce détroit est la “porte d’entrée” sud-ouest de la mer de Sulu.
4- En temps de guerre, les matelots remplacent sur ordre les rubans légendés au nom de leur bâtiment par le ruban générique “Marine Nationale”.
5- Nom donné par les Japonais aux affrontements de l’opération Pedestal. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1707 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 11:19 Sujet du message: |
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21 septembre
Campagne d’Indonésie
Opération Grey
Sumbawa (Indonésie orientale) –
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Très vite, l’enfer se déchaine (déchaîne ?) et chacun s’abrite comme il peut.
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Opération Thursday
Sumatra –
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L’autre bataillon, déjà mal en point depuis bientôt une semaine qu’il affronte les Britanniques, continue à/de (à ajouter ? ) s’accrocher sous un ciel plein d’appareils alliés, mais aussi maintenant sous une pluie d’obus.
Les Indonésiens, peu au fait des distinctions de cocardes, ne remarquent pas qu’une partie des avions qui les harcèlent appartiennent à la Marine Nationale. En plus de l’appui rapproché des Bataves et des Chindits, ces derniers mènent un raid près de Medan. Certains pilotes remarquent (observent/se rende compte ?)alors qu’on les salue depuis le sol, confirmant l’existence de camps de prisonniers à Sumatra.
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Chez les Japonais
Singapour – Une grande réunion rassemble des représentants des grandes unités (unités majeures ?) de Malaisie et des Indes Orientales, ainsi qu’un contre-amiral venu de Kuching en urgence.
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De plus, un des régiments de la 5e DI, basée dans le sud de la Malaisie, se tiendra prêt à embarquer pour la (à supprimer) renforcer (aider?) la 46e DI. L’état-major des troupes de Sumatra demandera une collaboration accrue des bataillons de la PETA indonésienne, qu’il faudra renforcer en cadres.
Par ailleurs, les représentants de l’Armée indiquent que leur aviation va s’efforcer de reconstituer en urgence les effectifs du 24e Sentai. Le 20e Sentai, basé à Formose, et le 85e Sentai, basé (stationné ?) en Mandchourie, fourniront un noyau de volontaires expérimentés, qui sera complété par un lot de jeunes pilotes frais émoulus des écoles – il faudra les aguerrir au plus vite. Le nouveau 24e Sentai sera basé (installé ? ) près de Palembang.
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Campagne des Philippines
Opération King II
Leyte –
…
Une hypothèse qui vole en éclats dès la deuxième journée de combats. Tacloban, dans un état d’insurrection et de chaos total, tombe aux mains de la 1st Cavalry Division, bien aidés (aidée ??)par les résistants locaux. Pire, plus au sud, les hommes de la 96th Infantry Division, des nouveaux pourtant , se lancent à l’assaut de Catmon Hill. Celle-ci domine le paysage et c’est la pierre angulaire du dispositif défensif Japonais. Pourtant (Néanmoins ??), au soir, cette position est quasiment encerclée par les Américains !
…
Autres Philippines – Les CVE de la TF-53 continuent d’appuyer les troupes au sol, mais la TF-52 s’occupe de frapper les aérodromes japonais afin que la mésaventure du Columbia ne se répète pas. Aujourd’hui, elle frappe les (s’en prend aux ?)aérodromes sur Cebu, Panay, Negros, Bohol et Mindanao, de concert avec la 5th Air Force stationnée à Manado. Environ 125 appareils sont détruits au sol, pour seulement 7 pertes. Des navires japonais sont également pris à partie. Le kaibokan CHA-15 est coulé au large de San Fernando, le transport auxiliaire Dogo Maru au large (près ?) de Romblon, le transport auxiliaire Ryochi Maru au large (du côté ? ) de Bantayan, et le dragueur de mines Wa-8 est détruit au large (dans les parages ?) de Panay.
L’Australian Pacific Squadron (APACS, TF-51 pour les Américains) participe à ces actions tout en croisant au large de Leyte, quand il voit des renforts arriver : quatre destroyers… anglais !
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Opération Sho-Go 1 – Sous-marins
Mer de Chine du Sud, 12h00 –
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Cette position en serre-file lui permet de manœuvrer, sans perturber le reste de la formation (2), pour prendre la route avia en se laissant culer et mettre en œuvre ses chasseurs A6M5 Zéro avant de reprendre sa place par une route de chasse.
En une heure, les différents navires ont pris la place ( position ?)qui leur a été assignée. A la vergue du Yamato, le signal « Route au nord-est – Vitesse 18 nœuds » est alors envoyé.
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La route nord pénètre entre les îles de Palawan et Mindaro, remonte vers le nord pour entrer dans la mer de Sibuyan, en ressort par Ticao Pass puis par le détroit de San Bernardino pour retrouver l’océan Pacifique et longe la côte orientale de l’île de Samar pour entrer ( pénétrer ?) par le nord dans le golfe de Leyte.
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A 22h45, les opérateurs radar des deux sous-marins donnent l’alerte : une importante escadre ennemie est en approche. Les radios envoient le message d’alerte (à supprimer ?)déjà préparé, …
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L’électricité s’éteint dans tous (tout ?) le bâtiment et les pompes d’épuisement ne peuvent entrer en action. Le personnel chauffeur tente de faire monter en pression les chaudières arrière, mais les pompes d’injection du mazout ne peuvent être lancée (lancées ? ).
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Les trois des tubes arrière touchent les destroyers Naganami et Onami. Le premier est touché sous les grenadeurs et ses grenades détonnent par sympathie, détruisant la poupe du destroyer, qui se mâte rapidement et coule. Les deux autres touchent l’Onami, l’une sous la cheminée avant, l’autre sous l’affût quadruple de Longues Lances.
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L’engagement terminé, l’amiral Yamaguchi fait ses comptes. Son croiseur hybride coulé ( a sombré/été envoyé par le fond ?), un croiseur lourd désemparé, un autre légèrement touché et pas moins de trois destroyers coulés contre un sous-marin ennemi détruit – un Français, apparemment.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 12:39 Sujet du message: |
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@ John : merci, mais dans une énumération, il est tout à fait licite (voire parfois préférable) d'employer toujours le même mot : A, coulé au large de X, B, coulé au large de Y, et C, coulé au large de Z. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5472 Localisation: Thailande
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 13:41 Sujet du message: |
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Mis à part la perte regrettable du Sidi Ferruch, cette attaque sous-marine paraît un peu trop idéale, non ? À 6 000 mètres, de nuit... Le succès est brillant, mais plutôt inattendu.
Un détail m’échappe : quelle est la valeur tactique des tubes LT orientables dont sont équipés les sous-marins français ? Le texte laisse entendre qu’ils offrent un avantage certain, mais lequel ? À ma connaissance, les sous-marins d’autres marines n’ont pas besoin d’aligner leur proue ou leur poupe directement sur la cible pour lancer leurs torpilles. Celles-ci sont dotées d’un gyroscope programmable qui leur permet de prendre le cap voulu dès leur sortie du tube, selon la solution de tir définie. Une tourelle de tubes LT est sans doute pratique puisqu’elle évite cette programmation, mais en contrepartie, ses tubes ne peuvent être rechargés qu’en surface, voire sont à usage unique, nécessitant un retour à la base pour rechargement. Je m’interroge donc. _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1036 Localisation: U.S.A
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Posté le: Ven Aoû 14, 2026 15:49 Sujet du message: |
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"Le destroyer est foudroyé par deux des torpilles d’étrave du sous-marin français"
Il faudrait changer ce passage Casus, car le destroyer survit au moins jusqu'au 23. Ou alors changer le destroyer du 23. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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