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1940 - La France continue la guerre
 
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Le Front Russe, Août 44
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 13215
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 16:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je sais que je ne suis pas supposé parler, mais les deux gars que l'américain descend sont des tchèques. Ce qu'ils tentent de leur expliquer. Probablement d'unité de garnison.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Wings



Inscrit le: 11 Mar 2022
Messages: 1012
Localisation: U.S.A

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Je sais que je ne suis pas supposé parler, mais les deux gars que l'américain descend sont des tchèques. Ce qu'ils tentent de leur expliquer. Probablement d'unité de garnison.


J'allais le dire! Si on traduit, on peut entendre "ne tirez pas, je suis tcheque!"
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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 1725
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 17:25    Sujet du message: Répondre en citant

Bref, tout ça pour dire qu'aucune armée de la 2e GM n’a eu un comportement parfaitement irréprochable et exemplaire. Toutes ont charrié dans leur sillage leur lot de crimes et d’exactions en tout genre.

Mais que l’on doit tout de même faire la part des choses entre celles pour lesquelles cela relevait du registre du débordement, donc anormal et généralement marginal ; de celles pour lesquelles ceci était généralisé et consubstanciel à leur manière même de faire la guerre.
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“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
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FREGATON



Inscrit le: 06 Avr 2007
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Localisation: La Baule

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

De mémoire, dans "le jour le plus long" il y à une scène dans laquelle un Ranger, à l'assaut de la pointe du Hoc, se pose cette question: "je me demande ce que bitte bitte veut dire?" après avoir rafalé des allemands qui sortaient de leur bunker les bras en l'air...
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Capu Rossu



Inscrit le: 22 Oct 2011
Messages: 2909
Localisation: Mittlemeerküstenfront

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 18:26    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir

Frégaton a écrit :

Citation:
De mémoire, dans "le jour le plus long" il y à une scène dans laquelle un Ranger, à l'assaut de la pointe du Hoc, se pose cette question: "je me demande ce que bitte bitte veut dire?" après avoir rafalé des allemands qui sortaient de leur bunker les bras en l'air...


Affirmatif, Pointe du Hoc, il me semble.

@+
Capu
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Colonel Gaunt



Inscrit le: 26 Mai 2015
Messages: 2542
Localisation: Val de Marne

MessagePosté le: Jeu Avr 30, 2026 20:55    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais je suis d'accord avec vous. Ce que j'ai juste dit, c'est que dans la série, BOB, la seule scène ou on voit une exécution montrée, et que l'on pourrait qualifier, en dehors des lois de la guerre, le meurtre de soldats allemands qui se sont rendus, est commise par des soldats français, habillés comme en 40 d'ailleurs. Speirs en plus, n'a jamais tué les soldats allemands, il en parle avec Lipton dans un épisode, ou il a expliqué qu'il y trouvait son intérêt de ne pas tuer la rumeur.
Citation:
"I bet if you went back two thousand years, you'd hear a couple centurions standing around yakking about how Terseus lopped off the heads of some Carthaginian prisoners... Maybe that's because Terseus knew there was some value to the men thinking he was the meanest, toughest son of a bitch in the whole Roman legion."

_________________
Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15564
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Mai 01, 2026 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

22 août
La Slovaquie, prochaine étape !
Changement de programme
A l’est de Bratislava
– La vallée du Váh est entièrement sécurisée par les forces soviétiques ou celles de leurs alliés.
Les cols de Strečniansky et de Hrozenkov, peu stratégiques, au nord du bassin, ont été abandonnés à la 1ère Armée tchécoslovaque (Ján Golian). De fait, Ivan Bagramian estime un peu plus porteur pour l’avenir le secteur de Trenčín, au sud, lequel ouvre par-delà les Carpates blanches vers Uherské Hradiště et Hodonín, puis Brno. Au moins en théorie… mais il ne faut jamais insulter l’avenir. La 47e Armée (Filipp Zhmachenko) se trouve donc plus bas, vers Trvana et le 20e Corps Blindé (Pavel Poluboiarov) est entre les deux. Les frontovikis auront le plaisir de piller les environs, dont – par exemple – le château de Čachtice, fameux pour avoir appartenu à la comtesse Élisabeth Báthory. Les légendes capitalistes veulent même qu’elle soit toujours emmurée ici. Balivernes ! D’ailleurs, vu l’état du château – en ruines… Quoi qu’il en soit, les opérations dans cette zone semblent bel et bien terminées – à quelques habituels et menus ajustements près.
Plus au sud, la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) descend vers le Danube. Laissant à la seule 38e Armée (Kyrill Moskalenko) la charge de couvrir Budapest, elle commence à passer au sud de Šamorín en direction de Mosonmagyaróvár. Sur un mauvais terrain marécageux, la manœuvre est plus pénible que complexe – il s’agit essentiellement de balayer quelques égarés, avant de faire passer des masses d’infanterie à l’aide de bacs et autres dispositifs plus ou moins improvisés. Pénible, donc, mais l’Armée Rouge a l’habitude. Pendant ce temps, la 10e Armée (Vasily Popov) couvre toujours le flanc à Rajka.

Opération Corvinus – Mordre les mollets des Rouges
Au sud de Gÿor
– Le III. PanzerKorps (Fritz-Hubert Graeser) a bien atteint la veille son objectif : Veszprém – mais faute de s’en être totalement saisi, il est contraint de prolonger son l’effort en se demandant (peut-être) ce qu’il devra faire ensuite. C’est que la 7. Panzer (Karl Mauss), qui se bat sur un mauvais terrain urbain face au plus gros du 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) – lequel a dû retirer son aile gauche de la route de Tapolca – paraît tout de même bien esseulée… sinon bien vulnérable ! Mauss n’en poursuit pas moins sa tâche avec application, voire stoïcisme, certain que la 8. Panzer (Gottfried Frölich) remonte vers lui depuis Vigántpetend en déblayant, non sans mal, tout ce que le secteur compte encore de communistes. Quant à la 6. Panzer (Oberst Hans-Otto von Bermuth), elle pousse désormais vers Csót – en appui du LVI. PanzerKorps (Walter Krüger), donc, au lieu de soutenir le reste de son propre corps, et c’est bien dommage.
Cependant, depuis qu’on a touché Veszprém, les panzers n’avancent plus vraiment… Et même si Rommel caresse désormais l’espoir de marcher sur Székesfehérvár avec quelques renforts, il lui faut encore être assuré de son flanc nord. Les Slaves de 44 ne sont plus ceux de 42, moins encore les Français de 40, qu’il bernait avec sa Division Fantôme.
Walter Krüger, de son côté, continue de ramer pour préparer la prise de Györ. Sur son aile gauche, la 19. PzGr Brandenburg (Josef Irkens) achève enfin de sécuriser Pápa avant de remonter vers Gyarmat. N’ayant plus face à elle que des forces d’arrière-garde ou des détachements isolés, l’ancienne division d’élite devrait y parvenir. Sur son aile droite, la 1. Panzer (Walter Soeth) – appuyée par la 6. Panzer, nous l’avons vu – repousse désormais avec application le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) vers Veszprémvarsány et le carrefour de Románd, lequel commande la route Györ-Veszprém. Ce point stratégique est atteint, mais absolument pas sécurisé : ces maudits Rouges s’acharnent partout, chars, infanterie, artillerie… quand ce ne sont pas leurs avions qui font pleuvoir bombes et roquettes en dépit des faibles efforts d’une Luftwaffe impotente. Grandeur et décadence de la supposée guerre-éclair, laquelle ne fut peut-être qu’un mythe.
Pendant ce temps, la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) voit ses premières unités entrer dans Györ : en l’espèce, la 71e Brigade du 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev). Un adversaire déjà plus que suffisant pour contrer Irkens ou Soeth.
………
Radio Berlin« Partout sur le front du lac Balaton, les forces du maréchal Rommel progressent, infligeant à l’adversaire des pertes considérables. La jonction avec la Festung Budapest, qui tient toujours ferme et sans défaite sur ses positions, permettra le rétablissement du contrôle du Danube et l’anéantissement des projets offensifs ennemis sur toute l’Europe centrale. »

La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (ouest)
– De façon apparemment paradoxale, une stabilisation s’amorce de ce côté du Danube – c’est que, l’a-t-on assez dit, l’Armée Rouge n’a pas pour ce secteur de trop grandes ambitions et encore moins des moyens infinis. Dans Kelenföld, le combat se fige peu ou prou le long de la voie ferrée ouvrant l’accès au District de Lagymanyos. C’est heureux, parce que derrière, c’est le mont Gellért… lequel protège le centre gouvernemental de la citadelle historique, autant dire le cerveau local de l’Axe.
Depuis avril, la 17. SS-Freiwilligen Kavallerie Maria-Theresa (August Zehender) commence à bien connaitre ce secteur… Elle s’est renforcée d’éléments blindés réquisitionnés un peu partout, dont plusieurs Zrinyi II et même un peloton de Löwe arraché à un atelier de campagne. Dans la matinée, elle installe ses Flak 88 de manière à barrer la route de Lagymanyos à la 9e Armée (Vasily Glagolev). La 199. ID (Walter Wißmath) commence alors à glisser vers les reliefs plus à l’ouest, occupant les positions du secteur de Sashegy déjà tenues par plusieurs unités de marche, dont le Kampfgruppe Europa.
Pour l’instant, l’édifice tient – mais Zehender n’est pas idiot : avec ses alliés du bataillon Vannay, il dépêche plusieurs groupes sur les points sensibles, afin de servir de renforts ou de réserves mobiles. Sur ce, il retourne à son QG, installé dans les tunnels du Gellért et couvert par tout ce qu’il lui reste de Flakvierling et autres hachoirs de 20 mm.
Plus au nord, la division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) achève de s’assurer de positions honnêtes face à Aranyhegy et Rómaifürdő. Des positions honnêtes, sans doute, mais qui ont coûté fort cher, trop cher peut-être. Mais c’est aussi que l’infanterie de Glagolev prend désormais ses quartiers près de celle de Gretchko et qu’en parfaite méconnaissance du terrain, elle tente quelques maladroites contre-attaques de flanc, lesquelles s’achèvent le plus souvent dans la confusion par un échec désastreux. Zehender a même la satisfaction de recevoir de ses services d’écoute un message radio adverse, qui réclamait « … des renforts immédiats. Je ne peux pas accomplir ma mission dans les circonstances présentes. L’ennemi est aussi têtu que de vieilles bottes et nous oppose une résistance acharnée. ». Le Waffen-SS transmettra personnellement copie de cette missive à son compatriote Szügyi, en signe d’estime. A ce signe s’ajouteront par la suite 31 Croix de Fer des deux classes, attribuée pour une victoire réelle… mais sans doute un peu vaine.
Surtout que toute porte de sortie est désormais bien fermée – le retrait du 8e Corps Mécanisé achevé, les 9e et 18e Armées soviétiques se tiennent désormais fermement la main. Le vague flottement qui, hier encore, aurait permis quelques manœuvres à un adversaire plus heureux, a disparu.
Alors, certains jettent l’éponge, et parfois leur honneur avec. Un groupe de miliciens Croix-Fléchées, par exemple, a réussit à atteindre le village de Csobánka et à se cacher dans un hôtel de tourisme : ils tombent leurs uniformes et se dispersent dans la nature. Un bataillon entier replié de Szentendre tente la même manœuvre – acculé par les Soviétiques, il décide finalement de se rendre.
L’encerclement était déjà complet, il est à présent probablement irrémédiable. Et désormais, le siège de Budapest n’est plus l’affaire que d’une seule personne : Fiodor Tolboukhine.
………
Forteresse de Pest (est) – La 18e Armée (Andrei Gretchko) a visiblement du mal à se dépêtrer des pénibles combats de rue qu’elle livre dans le faubourg d’Újpest. Au milieu de friches industrielles ou de quartiers d’allure étonnamment moderne (1), les frontovikis ne sont pas à leur aise… Même si, bien sûr, tout ceci n’est jamais que l’affaire de quelques heures, allez, de quelques jours. Leur adversaire la 72. ID (Hermann Hohn) est visiblement battu, même si elle se trouve à présent concentrée sur un terrain favorable, où elle n’a plus une foule de positions tierces à défendre.
Dans Pestujhely, la 14e Armée (Valerian Frolov) donne de violents coups de boutoir, sans parvenir à rattraper la 330. ID (Georg Zwade). Celle-ci se rabat vers Zugló pour porter assistance à la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) face au 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin). Ce dernier rame un peu entre les immeubles, mais il approche tout de même de la gare de Rakosrendezo – un élément d’un système ferroviaire certes à l’arrêt, mais qui scinde toujours les faubourgs. Passer ici la voie ferrée signifierait pouvoir poursuivre demain vers Angyalföld et l’île Marguerite, encerclant tout le flanc gauche de l’Axe… Mais cela reste théorique, car l’infanterie rouge peine à suivre et encaisse de lourdes pertes.
La 62e Armée (Vladimir Kolpakchi), elle, arrive à peine sur place. Elle doit passer par Rákosfalva, où elle fait face à la 328. ID (Joachim von Tresckow) et à la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö). Sur sa droite, la pauvre 3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu) est presque à bout de potentiel : des régiments entiers ne sont plus en état de combattre. Elle parvient à peine à sécuriser Rákosszentmihály, pourtant évacué par les Germano-Hongrois. En effet, au sud, la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) a décroché pour aller en courant tenir le nœud ferroviaire de Sörgy – ou au moins essayer…
Enfin, du côté du Wekerle Telep, le 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev) laboure et broie ses opposants – en l’espèce, la 376. ID (Herman Frenking) et le 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller) – sans que rien de pertinent en sorte. L’appui de la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov), pour appréciable qu’il soit, n’est pas décisif – il est vrai que la 225. ID (Ernst Riße), venue en soutien, est regroupée, n’ayant plus à couvrir l’île Csepel, à force de recul.
Quant à la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu), elle donne des coups à droite et à gauche, surtout contre la 1ère Brigade de Montagne (Ferenc Lóskay), pour tenter d’entrer dans Kőbánya. D’évidence, l’Armée Rouge n’en attend pas beaucoup plus.
………
De l’Adlerhorst au mont Gellért – Informé de la proposition du général Karl Pfeffer-Wildenbruch par l’OKH (qui a pris soin de la transmettre sans commentaire aucun), Adolf Hitler s’oppose avec force à toute idée d’abandon de la rive est de Budapest, sans parler d’une percée vers Veszprém. Dans l’esprit du dictateur, son armée doit marcher vers le Danube, et pas s’en éloigner ! Le sort de la ville est toujours davantage scellé…
………
QG du 4e Front d’Ukraine – Fiodor Tolboukhine n’a pas que des raisons d’être satisfait – mais alors vraiment pas. Certes, il a percé sans mal la ligne Attila, certes il a massacré – une fois encore… – une foule de fascistes, mais l’adversaire n’a pas été oblitéré et semble même en passe, sinon de se rétablir, au moins d’opposer une résistance sérieuse en milieu urbain. Tolboukhine sait parfaitement ce que cela implique, surtout quand le milieu en question est une ville d’un million d’habitants… Il n’oublie pas les véritables cauchemars qu’ont été les batailles d’Odessa puis de Bucarest (pour les Allemands du moins) et tient donc par-dessus tout à éviter pareil scénario interminable et sanglant, tels que ceux que Koniev et Joukov ont connu ou connaissent actuellement plus au nord.
Tout son plan – celui qu’il avait établi, pas le premier qu’on lui avait… suggéré – tournait autour de cet objectif. Objectif qu’il semble bien en passe de rater ! Certes, le résultat final ne fait aucun doute. La preuve, la progression de la contre-attaque fasciste paraît bien arrêtée à Veszprém et Gÿor. Mais nom d’un chien, ces foutus nazis doivent comprendre qu’ils sont foutus et ne peuvent plus espérer sauver que leurs misérables vies ! Aussi, avec une fraîcheur d’âme étonnante chez un maréchal soviétique, Tolboukhine se demande soudain s’il ne pourrait pas leur offrir la possibilité de le comprendre…
………
Siège de Budapest – A 23h00, le 4e Front Ukrainien émet en clair à la radio et par tous ses haut-parleurs un message annonçant une cessation unilatérale des hostilités, à compter de minuit et pour une durée de 24 heures renouvelable. L’Armée Rouge précise ensuite que des plénipotentiaires se présenteront à Buda comme à Pest, selon des itinéraires parfaitement identifiés, pour proposer aux défenseurs des conditions honorables de reddition.

Espèce en voie de disparition
Au-dessus de la Hongrie
– En dépit d’une pénurie de carburant toujours plus aiguë, tout le 101/2 Század Retek (capitaine György Újszászy) décolle pour une mission de chasse libre vers le lac Balaton. En tout, cela fait une dizaine de Gustav, lesquels se cognent avec entrain à des chasseurs à l’étoile rouge eux aussi en maraude. Le sergent István Fábián et le pilote Krascsenics Lajos prélèvent un La-5. Pour le lieutenant László Máthé, ce sera un Yak 9. Malheureusement le lieutenant Béla Füleky doit décrocher, victime d’un tir chanceux qui explose sa verrière et le blesse légèrement au visage. L’homme et sa monture parviendront cependant à rallier leur base. La chance des derniers grands prédateurs !

Note
1- La nouvelle Pest a été essentiellement bâtie à partir de 1866, avant de devenir un centre industriel majeur à compter de 1890.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mai 01, 2026 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Corvées
Dans Pápa
– « Après le sale combat, le sale boulot. On nous a détachés au IV. Abteilung pour finir le travail – nous ne sommes pas assez bien pour remonter immédiatement vers le Danube. Pas assez photogéniques aussi, sans doute : je n’ai pas pu me raser ! A moins que ce soit le teint hérité de mon enfance, qui ne fait pas forcément balte.
En tout cas, c’est toujours assez bien pour regarder faire sauter des maisons, trimbaler des blessés et s’occuper des prisonniers. Spitzeder a l’habitude de l’Est sauvage. Moi celle de la lutte contre les bandes armées. Olaf ne tient pas à sympathiser avec ses anciens camarades. Karl… ben il fait avec. Charles affecte de ne pas être là. Quant à Youcef, Allah sait à quoi il pense, mais sans doute (entre autres) à son estafilade au bras.
Mais le pire dans tout ça, c’est que les Russes prisonniers n’ont même pas peur de nous. Ils résistent, ils insultent. Lèvent le poing, voire foncent vers nous en dépit de la mort qui les attend. Ils meurent avec un nom sur les lèvres – toujours le même. Ce n’est pas une attitude de guerrier ! Youcef dit que ce sont des moudjahids – des combattants religieux fanatiques. Assis au pied d’un arbre, une cigarette au bec, je me demande où on peut trouver de la spiritualité dans ce bazar…
– Ton ami n’a pas tort, Dennis. Ils pensent être comme toi : des champions d’une cause qui les dépasse.
– Bonsoir Madame. Mais si c’est le cas, pourquoi ne sont-ils pas protégés par leur grand dieu unique à grosses moustaches ? Par pure cruauté ?
– Parce que – c’est encore pire : il n’existe pas. D’ailleurs, s’il existait, ce serait une chimère. Une sorte d’assemblage monstrueux surgi d’une étoile à jamais refroidie.
– Un assemblage ?
– Ils en font partie. Ils en font tous partie. Une dent pointue, une griffe acérée, un muscle noueux… Ils sont eux-mêmes cette cruelle monstruosité que jamais le Potier (1) n’aurait osé créer, même un jour d’ivresse. Comme toi d’ailleurs, jusqu’à récemment. Tu étais simplement la lance aiguisée d’une autre aberration.
– J’ai changé de maître.
– C’est ce qui te sauve, Dennis. D’ailleurs, nous allons nous revoir bientôt, une date très spéciale approche…
»

Note
1- Le dieu-bélier Khnoum, créateur de l’enveloppe corporelle des êtres vivants.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Mai 01, 2026 11:11    Sujet du message: Répondre en citant

Et pour les 3 que ca intéresse, une référence BD de qualité.
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