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solarien
Inscrit le: 13 Mai 2014 Messages: 2883 Localisation: Picardie
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Posté le: Dim Nov 06, 2022 04:11 Sujet du message: |
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| Malagava a écrit: | | Sur le bilan RC4, on a des pertes Françaises de 16-18% (tués), très comparables à celles du Vietminh réévaluées (5000/25000). Ce n'est pas un peu beaucoup, surtout si on considère le ratio habituel 3 blessés / 1 tué ? |
Les pertes françaises prennent peu être en compte les pertes issue des combats pour prendre Dong-khé puis That-khé, mais dans ce cas la, les pertes japonaises sont minimisée ou ne couvrent que les combat lors de la bataille de la RC-4 et pas ceux ayant lieu avant et après.
C'est vrai que les pertes françaises paraissent importantes, de même que celle du Viet-Minh, on est pas loin d'un match nul niveau pertes humaine alors que le ratio de troupe est largement en faveur des franco-vietnamien, pas loin du 4 contre 1 (9000 vs 36 000). |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1619 Localisation: Ile de France
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Posté le: Dim Nov 06, 2022 09:36 Sujet du message: |
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Le lieutenant-colonel Murasaki met fin à ses jours. Il donne cependant un dernier ordre, à exécuter aux premiers rayons du soleil levant…
………
Les rayons écarlates franchissent les montagnes à l’est. C’est un jour sanglant qui se lève.
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Pour vaincre ? Non, les soldats de l’Empire du Soleil ne se font plus d’illusions (d’illusion ?), mais pour tomber dans l’honneur.
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[Formé autour des restes du 11e Régiment d’Infanterie Coloniale par l’agglomération des survivants d’autres formations, le tout sous le commandement par le(du ? ) général Cazin.].
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En dépit du temps, toujours couvert, l’aviation a lancé plusieurs raids la veille pour détruire les pièces adverses de manière à mettre fin aux [/color] tirs de contre-batterie contre le 4e RAC. Au matin du 30 mai, on peut considérer que c’est chose faite.
L’attaque commence par des tirs visant les bunkers japonais à l’entrée nord de la ville. Ces tirs, accompagnés de fumigènes, font diversion pour masquer la traversée de la Song Ky Kung, au nord de la ville par les soldats du groupement Cazin et au sud par le TD 174.
La suspension des tirs de 75 mm donne le signal de l’attaque du 1er RIMP. En pointe, la 2e Cie est emmenée par la section du lieutenant Hervé. Mais les casemates japonaises ont bien résisté aux obus français – ce qui n’étonne d’ailleurs pas les vétérans du RIMP. Quand un FM aboie, ils se dispersent tout en tâchant de repérer l’origine des tirs (coups de feu ?). Ceux-ci viennent d’un blockhaus de bois et de terre. A travers des écharpes de fumée, on distingue à peine le créneau mais les flammes des tirs (départs ? ) sont bien visibles. La section lourde riposte, moins pour faire taire les défenseurs que pour les tenir occupés. Elle masque ainsi l’avance de la section du lieutenant Favreau. Deux soldats se glissent jusqu’au blockhaus (jusqu’à la fortification/jusqu’au bunker ? ) et lancent des grenades par une meurtrière.
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Ils sortent des décombres par groupes de deux ou trois, mains levées au-dessus de la tête.
A ce moment, l’affrontement est terminé. Il ne reste plus que quelques groupes isolés de Japonais. Cependant, comme à leur habitude, ceux-ci refusent de se rendre. Il faut le reste de la matinée pour les réduire à la grenade et au lance-flamme.
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Pour remporter la bataille, les officiers comptaient sur le courage collectif , glorifié par dessus (par-dessus ?) tout, et sur la prétendue supériorité intrinsèque des Japonais sur les « colonialistes décadents ».
Comme beaucoup d’autres avant et après eux, les Japonais étaient restés coincés à l’époque de leurs plus grands succès militaires. Ils avaient vaincu l’armée du tsar en s’appuyant sur le courage collectif de l’infanterie, certes. Cependant, la Russie de 1905 était une nation industriellement en retard sur les autres puissances européennes et minée par les conflits intérieurs qui scelleraient son destin quelques dix ans plus tard.
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Dans le cadre de la campagne d’Indochine, sa place est pourtant à peine moins importante que celle de la célèbre bataille de Dien-Bien-Phu, considérée comme le tournant décisif de la guerre sur ce théâtre. Après la victoire défensive des Franco-Vietnamiens, les Japonais ne cesseront de perdre du terrain.
Mais la bataille de la RC-4 est une victoire offensive des Franco-Indochinois. C’est pourquoi elle est souvent considérée comme le dernier sursaut des envahisseurs, voire comme la marque de leur défaite finale.
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Le premier objectif est de couper le nord du Vietnam de la Chine occupée en neutralisant les garnisons frontalières. La plus importante d’entre elle est Cao-Bang. La ville est défendue par une importante garnison et des fortifications de type Maginot saisies lors de l’invasion.
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Le Lt-général Genzo Yanagita prescrit l’abandon pur et simple de la place parce que son ravitaillement de cette place (à supprimer ?) est très coûteux du fait des embuscades incessantes le long de la RC-4.
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Il est évident pour l’état major (l’état-major ? ) d’Hanoi qu’il serait impossible d’évacuer la garnison de Cao-Bang sans d’abord reprendre la position clef de Dong Khé sur la RC-4. Le 215e Régiment d’Infanterie du colonel Shinishi Tanaka en est chargé, avec le soutient (soutien ?) du 33e Régiment du Génie.
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- Pertes : 3 000 morts selon les comptes-rendus (comptes rendus-si si j’ai vérifié sur le net^^ le – est toléré mais celon notre académie nationale c’est sans -) officiels de l’époque, réévaluées à 5 000 morts par les historiens. » _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Jilos
Inscrit le: 29 Déc 2019 Messages: 193 Localisation: Soissons
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Posté le: Dim Nov 06, 2022 21:58 Sujet du message: |
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| J'ai mis à jour la carte de l'Indochine 1944, avec notamment la bataille de la RC4. Je me suis permis d'anticiper sur la chrono en allant jusqu'à fin juin, pour faire figurer le repli Japonais sur la poche Hanoï-Haï Phong. Rassurez-vous, je ferai les ajouts et corrections nécessaires quand la chrono avancera. Ou si vous avez déjà des rectifications à proposer, bien sûr. |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2908 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Mar Nov 08, 2022 00:17 Sujet du message: |
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Bonsoir Franck
Asie et Pacifique -28 avril 1944
| Citation: | | Darwin - L’arrivée au port de Darwin est plus discrète que les fois précédentes. Les Australiens commencent à être habitués à ces grands déploiements de navires. Une place est déjà prête au dock flottant pour le HMS Fiji qui doit arriver le lendemain, et on remarque à peine l’absence du Duke of York, parti se faire réparer au dock flottant ABSD-1 mis en service par les Américains à Espiritu Santo, avec une escorte de quelques destroyers. |
29 mai 1944 :
| Citation: | | Darwin – Le croiseur HMS Fiji rentre au port. Il revient de Diego-Suarez, arsenal un peu sous-employé ces temps-ci (et loin des possibles nuisances japonaises), où il était allé se faire réparer après les dégâts subis le 25 avril. Le Fiji remplacera au sein de la TF-117 le HMS Newcastle, lui-même affecté à la TF 57.1. |
Lors d'un échange de mail entre toi, Loïc et moi au sujet des réparations pour le Fiji et le DoY, il avait été convenu que le DoY irait à Espiritu Santo, ce qui apparait bien dans le passage du 28 avril et que je t'avais suggéré Diego pour le Fiji, ce qui apparait au 29 mai.
Il faut pour ce dernier navire corriger le passage du 28 avril :
| Citation: | | Darwin - L’arrivée au port de Darwin est plus discrète que les fois précédentes. Les Australiens commencent à être habitués à ces grands déploiements de navires. On remarque à peine l’absence du Duke of York, parti se faire réparer au dock flottant ABSD-1 mis en service par les Américains à Espiritu Santo, avec une escorte de quelques destroyers tandis que le Fiji a pris, à vitesse réduite le chemin de l'arsenal de Diego Suarez à Madagascar. |
@+
Alain _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Nov 08, 2022 00:35 Sujet du message: |
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Merci Capu Rossu ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Nov 29, 2022 14:41 Sujet du message: |
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Je suis tombé sur un roman de l'écrivain japonais d'expression française Akira Mizubayashi, Reine de coeur, qui raconte une histoire comme celle de Kazuo et Victoire:
| Citation: | En 1939, Jun est étudiant au Conservatoire de Paris. Mais le conflit sino-japonais le contraint à rentrer au Japon. En quittant la France, il laisse derrière lui son grand amour, sa « reine de cœur », la jeune Anna. L’épreuve de la guerre sera d’une violence monstrueuse.
Des années plus tard, Mizuné, une jeune altiste parisienne, découvre un roman qui lui rappelle étrangement le parcours de ses grands-parents, Jun et Anna, qu’elle n’a jamais connus. |
_________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2908 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Ven Juin 14, 2024 21:46 Sujet du message: |
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Bonsoir,
Asie et Pacifique 1944, Au 11 mai :
| Citation: | | En effet, depuis la perte du sud de l’Indochine, les Japonais ne peuvent plus utiliser le câble téléphonique sous-marin qui relie Singapour à Hong Kong, car il passait par Saigon. |
Au 14 mai : Iwai Keoshiro,
Au 19 mai : Keoshiro Iwai
Quel est le bon ordre ?
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juin 14, 2024 21:52 Sujet du message: |
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Les deux mon général. Iwai est son nom, Keoshiro son prénom.
A la japonaise, Iwai vient en premier. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Oct 25, 2024 09:57 Sujet du message: |
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Après le début en avril, voici la fin de l'histoire du convoi Take Ichi (toujours par Monomaker).
1er mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera : Relève
Baie de Manille – Le convoi Take n° 1 repart, cette fois-ci en direction de Bangka, dans les Célèbes, avant l’île d’Halmahera. Le cargo Teikai Maru a remplacé le Yoshida Maru n° 1 et les mesures de sécurité en cas de naufrage ont été renforcées, notamment en préparant des radeaux de sauvetage supplémentaires et en attachant sur les radeaux les armes individuelles et même certains canons d’infanterie.
L’escorte des navires doit être renforcée à l’entrée de la mer des Célèbes par des patrouilleurs venus de Manado, fournis par la 3e Flotte expéditionnaire du Sud. Le commandement de la Marine dans cette zone a également promis d’organiser une veille anti-sous-marine avec ses moyens aériens, mais l’état-major de l’escorte ne croit pas beaucoup à ce genre de promesses depuis la bataille de la mer de Bismarck.
5 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera : chasseur et chassé
Mer des Célèbes – Alors que le convoi Take Ichi entre en mer des Célèbes après une traversée de la mer de Sulu sans histoires, il est attaqué par un sous-marin français embusqué là. Ayant reçu des informations du QG des forces sous-marines à Fremantle (5) sur l’arrivée d’un convoi de troupes depuis la mer de Sulu, la Calypso, après une escale à Dili, au Timor, s’est dissimulée entre Basilan et Jolo, dans le chapelet d’îles entre la mer de Sulu et celle des Célèbes.
Profitant d’un flottement dans l’écran dû au remplacement récent de certains des escorteurs, la Calypso lance une salve complète (quatre torpilles) sur le transport le plus proche avant de fuir sans demander son reste. Deux torpilles passent sur l’arrière de la cible et une devant, mais la dernière touche le cargo Kazuura Maru au centre. Quoique gravement endommagé, celui ne coule pas et le Kanan Maru le prend en charge.
L’écran du convoi accroche durement la Calypso. Les destroyers Harukaze et Kazagumo réalisent des attaques combinées en alternant entre bâtiment détecteur avec leur sonar type 3, et bâtiment chasseur pour lancer les charges de profondeur. Cependant, le petit sous-marin côtier, conçu pour opérer sur les côtes de mer du Nord ou de Méditerranée, est à son aise entre les îles de l’archipel des Sulu et parvient à fausser compagnie à ses poursuivants malgré les dizaines de grenades ASM lâchées contre lui, qui entament sérieusement les réserves des deux destroyers. Endommagé, il interrompt sa patrouille et rejoint Fremantle, où il sera réparé pendant environ deux mois.
Quant au Kazuura Maru, il est remorqué par le pétrolier Jambi Maru jusqu’à Zamboanga – mais il n’ira pas plus loin ! Les installations du petit port ne permettant pas sa réparation, il va devoir y passer la fin de guerre. En attendant, l’Armée, qui avait réquisitionné le navire, décide de le transformer en hôpital flottant pour compenser les médiocres infrastructures médicales de la ville. Dommage…
6 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera : pêche à l’explosif
Mer des Célèbes, au nord-ouest de Sulawesi, 05h30 – Les soldats embarqués sur le convoi ainsi que les membres d’équipage qui se sont réveillés tôt regardent avec curiosité un petit appareil volant bourdonner au-dessus de la mer. Celui-ci ne ressemble pas du tout aux gros bimoteurs bombardiers de la Marine ou aux hydravions normalement affectés à la protection anti-sous-marine aérienne des convois. C’est qu’il s’agit d’un autogire de l’Armée, un Kayaba Ka-1 (6), déployé sur des terrains sommaires aux Philippines et sur les îles indonésiennes, pour mieux couvrir les convois grâce à leur vol presque stationnaire. S’ils sont fort pratiques pour cela, ces petits engins ne disposent que d’une autonomie relativement limitée (280 km de rayon d’action), qui les fait réserver à la couverture des convois côtiers. Cependant, le transfert de nombreuses troupes a conduit à faire une exception et à utiliser des autogires à la limite de leurs possibilités.
14h02 – Les heures filent tandis que les navires glissent lentement sur les flots et que les avions de patrouille maritime se succèdent dans le ciel. Soudain, les vigies du convoi sonnent l’alerte ! Une gerbe de six torpilles se dirige droit vers les transports ! Malgré l’alerte, les transports Aden Maru et Tajima Maru sont touchés, l’un par deux torpilles, l’autre par une seule. Tous deux sont très vite dans une situation désespérée. Le responsable, l’USS Gurnard (SS-254), tente de s’enfuir mais il a été repéré par un Kayaba Ka-2 (7), qui l’attaque avec ses deux charges de… 60 kg. Celles-ci ne font aucun dégât, mais l’autogire guide le PB-110 (ex-USS John D. Edwards) et le PB-111 (ex-USS Hopewell) (8) vers le Gurnard. Quatre heures durant, les escorteurs traquent le sous-marin jusqu’à l’épuisement de leurs charges de profondeur.
Quand le Lt-Commander Charles H. Andrews, commandant du Gurnard, croit être tiré d’affaire, les explosions recommencent. Les patrouilleurs ont été remplacés par le destroyer Shiratsuyu, qui écoutait le sous-marin au sonar en croisant à petite vitesse, et le mouilleur de mines Shirataka, sur lequel l’amiral Kajioka a décidé, l’action lui manquant quelque peu depuis Wake, de participer à la chasse. Alors que le soleil se couche, le Gurnard remonte à la surface, gravement endommagé, et il est tout de suite pris sous le feu japonais. Avec 15 morts et autant de blessés, Andrews ordonne l’évacuation. Les sous-mariniers sont faits prisonniers par le Shiratsuyu.
Pendant ce temps, les cargos du convoi ont mené les opérations de sauvetage, le Teikai Maru (qui n’embarquait que les survivants du Yoshida Maru n°1) s’acquittant de la majeure partie du travail. Bien que l’Aden Maru, qui transportait le 2e Bataillon du 220e Rgt de la 35e division et plusieurs unités divisionnaires, ait coulé très rapidement, les mesures d’évacuation et sécurité en cas de naufrage ainsi que les procédures de secours aux survivants ont beaucoup évolué depuis 1942. Les compagnons d’un navire touché ne s’enfuient plus sans demander leur reste à la première alerte sous-marine et les soldats transportés reçoivent, en général, un gilet de sauvetage. De plus, les initiatives prises à Manille en prévision d’une attaque ont porté leurs fruits. L’Aden Maru n’a emporté en sombrant “que” 375 soldats, 4 canonniers et 12 membres d’équipage, tandis que seuls ont péri 95 des soldats transportés par le Tajima Maru, qui transportait le reste du 220e Régiment et l’artillerie lourde mais a coulé plus lentement. Cependant, la presque totalité du matériel est perdue, soit la totalité des véhicules, le matériel de transmission et les canons lourds. Seul quelques canons d’infanterie de 77 mm et des “knee mortars” ont survécu, ayant été prépositionnés sur des radeaux.
Une fois les opérations de secours terminées, le convoi s’empresse de s’éloigner pour ne pas risquer d’être attaqué par d’autres sous-marins. Il ne reste à la surface que les débris des vaisseaux coulés, des objets personnels des soldats tués et des cadavres de noyés, témoignage éphémère de la cruauté de la guerre sous-marine.
7 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera : bref repos
Bangka (Célèbes) – Un à un, les transports du Take Ichi jettent l’ancre dans le mouillage de Bangka, entre l’île du même nom et Sulawesi. Les survivants blessés des navires coulés sont débarqués pour être soignés tandis que les soldats valides sont affectés à un nouveau bateau. Le convoi repartira demain pour la dernière partie de son voyage vers Halmahera.
9 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Almahera: enfin !
Baie de Wasile (Halmahera) – Le lieutenant-général Ishii regarde ses hommes débarquer des barges Daihatsu qui ont éte les chercher sur les transports du convoi Take Ichi mouillés dans la baie. Le manque d’installations portuaires pour décharger est gênant, mais il n’y a pas de risque d’attaque aérienne par ici. Ishii constate avec déplaisir que sa 32e Division compte beaucoup moins de soldats qu’elle ne devrait, et pour cause ! Sur neuf bataillons d’infanterie transportés, seul quatre sont arrivés à bon port, et deux bataillons et demi d’artillerie sur cinq ayant embarqué à Shanghai. Certes, le 211e Régiment est coincé à Zamboenga et il devrait être possible de le transférer ultérieurement, mais la 2e Armée de zone a préempté deux des bataillons du régiment pour constituer une force mobile capable de répondre aux attaques des Américains. Cette force, qui doit à terme rassembler 5 000 hommes, remplace la 2e Brigade amphibie, partie défendre la barrière des Bismarck.
Devant ce tableau plus que sombre, Ishii doit revoir ses plans : la défense d’Halmahera est prioritaire, mais la logistique de l’île laisse à désirer. Les hommes des 210e et 212e Rgt vont donc commencer par réparer les routes et par installer les dépôts nécessaires au déploiement de la division. Viendront ensuite les aérodromes essentiels à la défense des Célèbes, puis les fortifications. Il est heureux que les services divisionnaires, notamment la compagnie de véhicules lourds et l’unité médicale, soient arrivés sains et saufs, ils rendront des services bienvenus à ce qui lui reste d’unités.
Mais les ordres qu’Ishii a reçus stipulent aussi que l’île de Morotai, elle aussi, dépend de sa 32e Division. Il doit y développer un terrain d’aviation – mais le matériel de terrassement manque, ainsi que les ouvriers qui vont avec. De plus, les premiers rapports de la 36e Unité de Transport indiquent qu’il y a peu de place pour construire les pistes et hangars nécessaires. La partie nord et centre de l’île est une jungle montagneuse, tandis que le sud, où se trouvent les plages propices à un débarquement, offre certes quelques zones de plaine, mais surtout beaucoup de marais et de sables mouvants qui empêchent l’acheminement du matériel et compliquent le drainage du terrain. C’est pourquoi le général repousse l’envoi à Morotai de deux bataillons d’infanterie. À la place, l’île sera gardée par les 500 hommes de la 2e Unité provisoire de Raid, commandée par le major Takenobu Kawashima. Sa force, tirée de la 36e Unité de Transport, composée de Japonais et de Formosans, devra tenter de construire un terrain d’aviation, mais avant tout empêcher un débarquement ennemi. Sachant très bien qu’une telle force et incapable de couvrir toute l’île, Ishii ordonne à l’unité de Kawashima de construire de faux camps et d’utiliser des leurres pour faire croire aux reconnaissances alliées que l’île est devenue une forteresse.
La situation du collègue d’Ishii, le général Shunkichi Ikeda, commandant la 35e Division, n’est pas meilleure. Sur les six bataillons partis de Chine, seul quatre sont parvenus à Halmahera et il ne lui reste plus qu’un bataillon et demi d’artillerie. Conformément aux plans de la 2e Zone d’Armée, les forces de la 35e Division doivent aller renforcer les troupes de la 36e Division éparpillées entre Wakde et Biak. Des barges et de petits transports doivent emmener à Manowkri le commandement de l’unité ainsi que les 219e et 220e Régiments (ou ce qu’il en reste) dans les semaines qui viennent. Le 219e Rgt doit, à terme, rejoindre le 222e Rgt de la 36e Division sur Biak, tandis que le 220e Rgt se chargera de sécuriser Sorong et Manowkri. Le général Anami a bien essayé de convaincre l’état-major impérial de laisser les navires du convoi emmener directement la 35e Division en Nouvelle-Guinée, mais il a essuyé un refus très sec. L’état-major impérial refuse de risquer de précieux transports dans une zone à portée des bombardiers terrestres alliés.
Les forces des 32e et 35e Divisions ont été très amoindries et il n’est pas certain que, dans cet état, ces unités puissent s’opposer à la poussée des Américains. C’est pourquoi le Quartier Général Impérial a envoyé de nouvelles directives au Groupe d’Armées expéditionnaire Sud :
(1) la Zone de Défense Absolue de l’Empire s’établira désormais, en Nouvelle-Guinée occidentale, sur la ligne Sorong-Halmahera ;
(2) la zone comprenant la baie de Geelvink, Biak et Manowkri devra être défendue le plus longtemps possible.
Le QG impérial refuse catégoriquement l’envoi de toute nouvelle unité en renfort. Entre les sous-marins et les attaques aériennes, le commandement ne veut pas d’une énième catastrophe comme celle de la mer de Bismarck ou celle qui vient de se jouer dans les Mers du Sud. Ces dispositions signifient que la 2e Zone d’Armée devra se débrouiller sans aucun renfort pour tenir plusieurs dizaines de milliers de km² – et presque sans aucun appui aérien.
Notes
1- Ces informations proviennent de Magic, pendant américain d’Ultra dans le Pacifique. Cette précieuse source de renseignements tire ses données de l’interception des quelques échanges radio de la Marine impériale japonaise (qui reste très prudente depuis les informations révélées par la fouille de l’épave du HMS Prince of Wales) et surtout des codes de la marine marchande japonaise, bien plus faciles à déchiffrer.
6- Conçu par la petite firme Kayaba, qui testait différents concepts aéronautiques avec des planeurs, l’appareil s’inspire de l’autogire américain Kellet KD-1A, acheté par le Japon en 1939 mais détruit peu après dans un accident. Le Ka-1, doté d’un moteur Argus As-10 de 240 ch, a impressionné les acheteurs de l’Armée grâce à sa capacité à décoller sur 30 mètres et à effectuer un tour complet sur lui-même en vol stationnaire. Sa maintenance aisée l’a fait choisir pour des missions de veille anti-sous-marine à partir de terrains sommaires et des porte-avions d’escorte de l’Armée.
7- Seconde version de l’autogire Kayaba, avec un moteur Jacobs L-4MA-7 de 245 ch.
8- Ces patrouilleurs sont d’anciens destroyers four-pipers américains, renfloués à Kupang par la Marine en 1942 et transformés en escorteurs pour protéger le trafic pétrolier dans les Indes néerlandaises. Leurs deux premières cheminées ont été réunies en une seule, et ils ont reçu un armement japonais : 2 x 80 mm AA, 12 x 25 mm AA, 72 charges de profondeur avec deux rails de chute et deux lance-grenades, et un sonar type 93. Le manque d’appareils disponibles n’a pas permis de les doter du radar type-22 prévu. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1619 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Oct 25, 2024 11:21 Sujet du message: |
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1er mai
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6 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera : pêche à l’explosif
Mer des Célèbes, au nord-ouest de Sulawesi, 05h30 –
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Quand le Lt-Commander Charles H. Andrews, commandant du Gurnard, croit être tiré d’affaire, les explosions recommencent. Les patrouilleurs ont été remplacés par le destroyer Shiratsuyu, qui écoutait (traquait ? le sonar est actif, c’est l’asdic qui est passif donc qui ne permet que d’écouter, non? ) le sous-marin au sonar en croisant à petite vitesse, …
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L’Aden Maru n’a emporté en sombrant “que” 375 soldats, 4 canonniers et 12 membres d’équipage, tandis que seuls ont péri 95 des soldats transportés par le Tajima Maru, qui transportait (embarquait ?) le reste du 220e Régiment et l’artillerie lourde mais a coulé plus lentement. Cependant, la presque totalité du matériel est perdue, soit la totalité des (l’intégralité des/tous les ) véhicules, le matériel de transmission et les canons lourds.
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9 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Almahera: enfin !
Baie de Wasile (Halmahera) –
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Mais les ordres qu’Ishii a reçus stipulent aussi que l’île de Morotai, elle aussi , dépend de sa 32e Division.
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Sa force, tirée de la 36e Unité de Transport, composée de Japonais et de Formosans, devra tenter de construire un terrain d’aviation, mais avant tout empêcher un débarquement ennemi. Sachant très bien qu’une telle force et (est) incapable de couvrir toute l’île, Ishii ordonne à l’unité de Kawashima de construire (d’établir ?) de faux camps et d’utiliser des leurres pour faire croire aux reconnaissances alliées que l’île est devenue une forteresse.
…
Notes
1 (5) –
…
8- … et un sonar type 93 (3 ? il me semble que précédemment on parlait de 3).
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 396 Localisation: Nantes
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Posté le: Ven Oct 25, 2024 11:26 Sujet du message: |
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| Les patrouilleurs sont équipés d'un type 93, plus ancien que le type 3 qui commence à équiper les destroyers de 1re ligne. |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 396 Localisation: Nantes
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Posté le: Ven Oct 25, 2024 17:38 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 1er mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera
5 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera
6 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera
7 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Vers Almahera
9 mai
Pacifique Sud-Ouest
Le convoi Take Ichi – Almahera |
il faut rajouter un H au début à tous les Almahera dans les titres. Il y a la même erreur le 29 avril aussi. |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13206 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Oct 25, 2024 17:46 Sujet du message: |
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| Citation: | Endommagé, il interrompt sa patrouille et rejoint Fremantle, où il sera réparé pendant environ deux mois.
Quant au Kazuura Maru, il est remorqué par le pétrolier Jambi Maru jusqu’à Zamboanga – mais il n’ira pas plus loin ! Les installations du petit port ne permettant pas sa réparation, il |
| Citation: | | mieux couvrir les convois grâce à leur vol presque stationnaire. S’ils sont fort pratiques pour cela, ces petits engins ne disposent que d’une autonomie relativement limitée (280 km de rayon d’action), qui les fait réserver à la couverture des convois côtiers |
| Citation: | | Soudain, les vigies du convoi sonnent l’alerte ! Une gerbe de six torpilles se dirige droit vers les transports ! Malgré l’alerte, |
| Citation: | | Cependant, la presque totalité du matériel est perdue, soit la totalité des véhicules |
| Citation: | partie défendre la barrière des Bismarck.
Devant ce tableau plus que sombre, Ishii doit revoir ses plans : la défense d’Halmahera est prioritaire |
| Citation: | | Mais les ordres qu’Ishii a reçus stipulent aussi que l’île de Morotai, elle aussi, dépend de sa 32e Division. Il doit y développer un terrain d’aviation – mais |
| Citation: | | toute l’île, Ishii ordonne à l’unité de Kawashima de construire de faux camps et d’utiliser des leurres pour faire croire aux reconnaissances alliées que l’île est devenue une forteresse. |
_________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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