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Le Front du Midi en 1944
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Casus Frankie
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Inscrit le: 17 Oct 2006
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MessagePosté le: Dim Sep 23, 2018 23:00    Sujet du message: Répondre en citant

Nous l'avons évoqué, je pense, dans le cadre des aventures de Jean Martin.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Sep 23, 2018 23:31    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:

Il faur quand même relativiser. La portée efficace ( je touche ce que je vise ) d'un fusil de l'époque est d'une cinquantaine de mètres au-delá ( 200 mètres me semble-t-il ) c'est pas de chance !, par contre et cela doit être vraiment effayant, les lignes de fantassins se fusillent à quelques dizaines de métres et là l'on ne tire pas sur une silhouette plus ou moins lointaine mais sur un ennemi que l'on voit en details, d'où l'importance du "drill", le soldat doit se concentrer sur le chargement de son arme et son tir et oublier qu'il est lui-même une cible. Il semble d'ailleurs que la majoritè des soldats ne visait pas un point particulier mais la masse d'ennemis devant eux.


Une étude moderne faites sur des statistiques d'époque indiquent que la moitié des fusils ramassés après le combat étaient chargés et contenaient plus d'une balle... dans la panique des combats, il semble que les soldats chargeaient à plusieurs reprises leur arme mais ne tiraient pas ! Les avis divergent : panique ou refus de tirer sur un autre homme ?

Cette tendance est confirmée par des études américaines sur le comportement de leurs hommes pendant la seconde guerre mondiale. Elles sont à prendre avec des pincettes car très controversées ( il y a une controverse sur la méthodologie pour retrouver les informations dans les archives, sur leur interprétation, puis sur la contre-interprétation). En tout cas une part significative des soldats américains pendant la seconde guerre mondiale n'a jamais tiré sur l'ennemi. Entre 20 et 50 % des soldats ont réellement combattu, les raisons sont toujours les mêmes panique (nombre de soldats se terrent lorsque le coup de feu claquent et tirent au hasard sans viser) mais aussi refus de tirer sur un autre homme.
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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requesens



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 01:11    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:

Une étude moderne faites sur des statistiques d'époque indiquent que la moitié des fusils ramassés après le combat étaient chargés et contenaient plus d'une balle... dans la panique des combats, il semble que les soldats chargeaient à plusieurs reprises leur arme mais ne tiraient pas ! Les avis divergent : panique ou refus de tirer sur un autre homme ?

Cette tendance est confirmée par des études américaines sur le comportement de leurs hommes pendant la seconde guerre mondiale. Elles sont à prendre avec des pincettes car très controversées ( il y a une controverse sur la méthodologie pour retrouver les informations dans les archives, sur leur interprétation, puis sur la contre-interprétation). En tout cas une part significative des soldats américains pendant la seconde guerre mondiale n'a jamais tiré sur l'ennemi. Entre 20 et 50 % des soldats ont réellement combattu, les raisons sont toujours les mêmes panique (nombre de soldats se terrent lorsque le coup de feu claquent et tirent au hasard sans viser) mais aussi refus de tirer sur un autre homme.[/quote

J'ai lu une étude identique qui donnait plus ou moins les mêmes chiffres pour la WWII avec les mêmes raisons : peur, refus de tuer, perte de contrôle.
L'armée US a souhaité changer les choses et a renforcé l'entrainement sur cibles mobiles : je tire, je touche, la cible tombe...etc. D'après cette étude il semblerait que durant la guerre de Corée la moitié des soldats se soit réellement battue, pourcentage qui est monté à 95% au Vietnam. Chiffres surprenants.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 03:48    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:
Anaxagore a écrit:

Une étude moderne faites sur des statistiques d'époque indiquent que la moitié des fusils ramassés après le combat étaient chargés et contenaient plus d'une balle... dans la panique des combats, il semble que les soldats chargeaient à plusieurs reprises leur arme mais ne tiraient pas ! Les avis divergent : panique ou refus de tirer sur un autre homme ?

Cette tendance est confirmée par des études américaines sur le comportement de leurs hommes pendant la seconde guerre mondiale. Elles sont à prendre avec des pincettes car très controversées ( il y a une controverse sur la méthodologie pour retrouver les informations dans les archives, sur leur interprétation, puis sur la contre-interprétation). En tout cas une part significative des soldats américains pendant la seconde guerre mondiale n'a jamais tiré sur l'ennemi. Entre 20 et 50 % des soldats ont réellement combattu, les raisons sont toujours les mêmes panique (nombre de soldats se terrent lorsque le coup de feu claquent et tirent au hasard sans viser) mais aussi refus de tirer sur un autre homme.[/quote

J'ai lu une étude identique qui donnait plus ou moins les mêmes chiffres pour la WWII avec les mêmes raisons : peur, refus de tuer, perte de contrôle.
L'armée US a souhaité changer les choses et a renforcé l'entrainement sur cibles mobiles : je tire, je touche, la cible tombe...etc. D'après cette étude il semblerait que durant la guerre de Corée la moitié des soldats se soit réellement battue, pourcentage qui est monté à 95% au Vietnam. Chiffres surprenants.


Ces chiffres sont en effet étonnants, mais les études sont nombreuses et assez unanimes. Je me souviens de formations lors de mon passage dans l’armée. C’est le seul sujet de cette série de formations qui avait donné lieu à débat entre formateurs et élèves. Un des formateurs, un officier d’état-major spécialisé dans ces sujets, disait qu’au combat, ceux qui ne meurent pas tout de suite sont soit paralysés par la peur, soit tétanisés par le danger. Les premiers se terrent là où ils peuvent, les seconds se battent pour sauver leur peau et celle de leurs camarades immédiats. Les options philosophiques éventuelles ne résistent pas à la poussée d’adrénaline. Quand on se fait tirer dessus et qu’on a une arme pour riposter et qu’on est encore assez valide pour le faire, on l’utilise quasiment toujours et on se bat. La qualité (et donc le réalisme) de l’entrainement (individuel et collectif) est vital pour déterminer dans quelle catégorie au combat (combattant, zombie ou cadavre) un soldat d’infanterie se trouvera, du moins dans l’infanterie.

Dans les armes techniques, le combat ressemble beaucoup plus aux conditions de l’entrainement. Les équipes de pièce de l’artillerie et les équipages des blindés sont moins affectés par le chaos du combat moderne. Lors de la campagne de 44-45, l’US Army a constaté que le comportement au feu et le rendement de ses unités d’infanterie laissait beaucoup à désirer, du fait d’un entrainement insuffisant et des nombreux remplacements individuels pour combler les pertes, mais que leur artillerie donnait toute satisfaction, même quand il s’agissait d’unités non aguerries.
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"L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
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JPBWEB



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 03:49    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:

Une étude moderne faites sur des statistiques d'époque indiquent que la moitié des fusils ramassés après le combat étaient chargés et contenaient plus d'une balle... dans la panique des combats, il semble que les soldats chargeaient à plusieurs reprises leur arme mais ne tiraient pas ! Les avis divergent : panique ou refus de tirer sur un autre homme ?


Dans la guerre napoléonienne, les fusils sont assez peu efficaces, sauf en tant que vecteur de la baïonnette, qui transforme le fusil en pique, utile pour le corps à corps. L’arme principale de l’époque, c’est l’artillerie. Ce n’est pas par hasard si Napoléon qui en était issu, a accepté de retarder de 2 heures le début de la bataille de Waterloo, avec des résultats funestes, afin de raffermir le sol détrempé par la pluie. Si les boulet s’enfoncent dans la boue, l’artillerie ne peut pas opérer le massacre indispensable qu’on attend d’elle.

Dans mes parties de Battleground Waterloo sur ordinateur (quelle excellente série de wargames…), une tactique favorite était de faire travailler en équipe la cavalerie et l’artillerie. La présence d’une unité assez forte de cavalerie forçait l’infanterie adverse à se former en carré, diminuant sa mobilité et sa puissance de feu, et mon artillerie faisait alors un massacre, ce qui disloquait les carrés et les rendait vulnérables a une charge de cavalerie. Ce n’est probablement pas une tactique entièrement historique, mais baste.
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loic
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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 08:09    Sujet du message: Répondre en citant

Merci de ne plus faire dériver ce sujet STP !
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En principe (moi) ...
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houps



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 08:22    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Nous l'avons évoqué, je pense, dans le cadre des aventures de Jean Martin.

Ah ! Merci ! Je n'avais pas cherché au bon endroit ! (je suis allé à "Musulmans Nord-Africains en France occupée".)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 10:31    Sujet du message: Répondre en citant

15 mars
En montagne
Alpes
– Le débouché dans la vallée d’Entraunes du 4e RTM menace maintenant les arrières du 901. GbJg Rgt, qui tenait fermement ses positions face aux tirailleurs du 6e RTM. Les Chasseurs de montagne allemands sont obligés de déménager sur l’autre versant de la vallée pour préserver l’intégrité du dispositif.
Plus au sud, la retraite de la 148. ID sur la ligne de relief suivante a permis à cette division de retrouver le contact avec les Autrichiens de la 188. GbJg. La route de Carros est donc ouverte, ce qui n’empêche pas les combats de continuer toute la journée. Ils mettent notamment aux prises des éléments retardateurs allemands très accrocheurs avec les légionnaires et les tirailleurs, appuyés par une 2e EC qui traque impitoyablement tout mouvement ennemi.
Dans les Alpes Maritimes, la 715. ID doit également réorganiser son dispositif pour ne pas se faire tourner sur son flanc nord.

Les Ides en échec
Rastenburg
– Le fait capital de la journée ne se déroule pas, cependant, dans le sud de la France, mais en Prusse orientale, au Wolfsschantze (la Tanière du Loup). La bombe qui devait tuer le Führer et sauver de nombreuses vies en mettant fin à la guerre épargne Adolf Hitler. Cet évènement est encore inconnu des Alliés, mais il va avoir des conséquences graves sur tous les fronts d’Europe.


16 mars
En montagne
Alpes
– Alors que les combats se calment peu à peu dans le sud des Alpes, les éléments de pointe de la Légion, qui ont remonté toute la vallée, font leur jonction avec le 5e RTS au niveau des villages de Gilette et de Malaussène, abandonnés par les grenadiers du 285. Rgt.
Par ailleurs, la remontée du front a provoqué un allongement excessif de la ligne tenue par la 9e DIC. Aussi l’état-major a-t-il décidé d’engager en première ligne le 1er GTM, qui s’est brillamment illustré dans les Pyrénées, pour permettre à l’infanterie coloniale de se concentrer sur ses nouvelles positions.


17 mars
Renouveau
Alès
– L’ancienne caserne Thoiras est aujourd’hui le lieu d’une prise d’armes pour déclarer opérationnelle la nouvelle 36e Division d’Infanterie de l’Armée de Terre française. Cette dernière intègre, à l’image de sa sœur aînée, la 19e, beaucoup de jeunes éléments dont certains ont connu les maquis du Languedoc ou, pour certains, ceux des Alpes Maritimes.
Si l’état-major français a tenu à “faire de la réclame” autour de cette prise d’armes en invitant les correspondants de guerre de tout poil, c’est surtout pour tenter de faire croire à l’Abwehr que le nouveau corps belge se muscle considérablement. En réalité, le gros de cette nouvelle unité est déployé dans les Hautes Alpes, sur les arrières de la 27e Division Alpine.


18 mars
Guerre aérienne
Sud de la France
– L’actualité du jour est représentée par le triplé du capitaine “Sully” Varnell, du 52e FG, lors de l’escorte d’un raid sur Francfort. Il atteint un total de huit victoires. Le capitaine, qui a connu l’époque du Spitfire V au 52e, ne tarit pas d’éloge sur sa nouvelle monture, le Mustang D, qui lui a permis d’obtenir ce triplé.


19 mars
Renforts alliés
Marseille
– Aujourd’hui arrive d’Italie la 83e DIA. Cette dernière a recomplété ses effectifs et doit prochainement prendre la route de la Drôme et de l’Isère, où elle a été affectée.

Sur le terrain
Châteaubon (Drôme)
Dans le parc malmené qui avait fait autrefois la fierté de la bourgade, la langue pointant entre les dents, le sergent Bonestu tirait avec application sur son pinceau sous le regard approbateur du sergent Martinez. Finalement, le capitaine ne manquait pas d’humour. L’artiste se releva pour se reculer et avoir une vision d’ensemble de la portière. Un superbe “Baraka” blanc, qui n’était pas de son fait, flottait sous le bleu-blanc-rouge du drapeau. Dommage que le vert que requérait l’insigne fût introuvable. Baste, ce beige ferait momentanément l’affaire. Ça avait quand même de la gueule !
Un troisième larron contourna les décombres, passablement essoufflé, et s’appuya sur l’Opel.
– Les gars… Oh, putain, les gars…
– Ben dis donc, Jérem’ ! Qu’esse t’arrive ? T’as croisé Laval ?
– Oputainlémek !
– Sergent, tu te répètes !
– Ça va ! Respire, et accouche !

Bonestu, le pinceau d’une main, le pot de l’autre, abandonna sa contemplation pour lâcher :
– Alors quoi ? T’es promu officier ? T’as une perm’ spéciale ? Tu vas te marier ?
– Déconne !… Dis-donc, c’est pas mal, ton truc, là…
– Ça en jette, hein ? Et encore, j’ai pas la bonne couleur pour la tasse…
– C’est Tisane qu’a fait l’dessin ? Vrai ?
– Vrai ! Tiens, regarde, v’là l’crobar. Bon, tu vois, j’ai juste un peu modifié l’anse, là, et l’dessus… Mais qu’esse tu voulais tant nous dire ?
– J’crois que tu peux ranger tes pinceaux, l’Africain… Oh putain, les mecs… la guerre est finie !
– Merde !
– La guerre est finie ? Jérem’… Tu t’foutrais pas de not’ gueule, des fois ?
– Merde, non ! J’y crois pas moi-même ! Juré ! C’est mon pote Marceau, des Transmissions, qui m’a filé l’tuyau : les Boches ont dessoudé l’Adolf !
– Hein ?
– Comme j’voul’ dis ! Y’zinterceptent les communications boches, hein… Et d’habitude, c’est presque toujours chiffré, mais là, c’était en clair : l’aut’jour, une bombe a expédié l’Adolf ! Et pas une des nôtres ! Un type de chez eux ! T’imagines le chambard !
– J’y crois pas !
– D’accord avec toi, l’Africain : c’est trop gros. Encore un de leurs coups tordus…
– Ouais, sauf que d’après Marceau, ça a pas arrêté entre le QG et les huiles, depuis qu’on sait ça ! En clair et en chiffré ! Et même avec les Ricains ! Paraît qu’y a une grande réunion des huiles !
– C’est vrai que tantôt le colon est parti avec Serviac. Pour Montélimar, y paraît…
– Ha ! Tu vois !
– Oh, ça, ça serait plutôt signe qu’on va bouger. On a reçu pas mal de matos, ces jours-ci. Même des 20 pour ceux-là…
– … Mais personne pour les servir…
– … Ouais, mais tu sais c’que ça veut dire…
– Yaka d’mander au capitaine, le v’là qui s’ramène !
– Faites pas les cons ! Tout ça, c’est secret ! Marceau m’a fait jurer de rien moufter !
– … rd’à vous !
– Repos, messieurs, repos… Ha, c’est pas mal, Bonestu, pas mal…
– Merci, mon capitaine, mais si j’avais pu, j’aurais évité le beige…
– Bon !…

Le capitaine se frotta les mains. « Je ne suis pas venu pour vous voir jouer les Picasso, et c’est très bien que vous soyez ensemble, ça m’évitera de courir… » Il haussa un sourcil. « Dites donc, sergent, vous ne devriez pas être à… comment… à Barcelonne ? »
– Affirmatif, mon capitaine, mais ça a été vite réglé… J’ai même fait un détour par l’dépôt.
– Hé bien, pour une fois… Bon… Rassemblez votre monde, fini de tirer au flanc, nous allons faire une petite visite de courtoisie chez nos amis d’en face. On partira des grottes, là-haut.

Il pointa la direction du doigt.
– On va à la pêche, mon capitaine ?
– Juste une reconnaissance.

Il se passa la main sur le visage, puis leva l’index en direction de Martinez : « Pas besoin de me faire connaître vos objections, sergent ! » Il se tourna ensuite vers Jacob. « Les bleus resteront en arrière avec vous, sergent. Je sais que je peux compter sur vous. Il est temps que le sergent Bonestu tâte du terrain. Et pour ça, ce sera avec vous, Martinez. Départ…» Il consulta sa montre : «… dans une heure. Exécution ! »
Jacob et Bonestu détalèrent, mais Martinez s’attardait.
– Un problème, sergent ?
– Heu… Non, pas vraiment, mon capitaine… mais… ben… on reçoit du matos, des nouveaux… On nous envoie en reco… On va bouger ?
– Sergent, vous en savez autant que moi ! Sinon plus ! C’est tout ?
– C’est que… vous voulez que je sois la nounou de l’Africain ? Et puis, si en plus il faut s’trimballer les autres bleusailles…
– Et que diable voulez-vous ? Qu’on les garde au chaud et qu’on continue à leur faire faire de la peinture et creuser des latrines ? Ne vous ai-je pas entendu vous plaindre qu’on manquait de monde ? A un moment, il faudra bien qu’ils y aillent ! Vous voulez attendre que ce soit quand ceux d’en face se remueront ? Non ? Bon ! Rompez !

Martinez n’avait pas fait trois pas que le capitaine le rappelait :
– Au fait, Martinez, un détail : où habitiez-vous, gamin ?
– Heu… Eh bien… A Tanger, mon capitaine…
répondit l’autre, interloqué. Vous l’savez bien : pas très loin de la Place des Nations, mais là, j’étais déjà grand. Tout môme…
– C’est bien ce qu’il me semblait. Merci, ce sera tout,
fit l’officier en secouant la tête avant de lui signifier son congé d’un geste de la main.
………
Ils avaient quitté Châteaudouble et cheminé rapidement jusqu’à l’épingle d’où la route se hissait péniblement sur le plateau. Entre les branches dépouillées, tout le vallon sous leurs yeux était un no man’s land aux hameaux désertés, si pas incendiés, sous les feux à la fois des Allemands, qui occupaient les rebords de la falaise, et des Français, qui en bloquaient les débouchés vers le Rhône.
Entreville, de la 3e Compagnie, les attendait à la carrière, en compagnie d’un autochtone, un quadragénaire en velours côtelé nommé Croydoux, qui disait avoir parcouru les lieux en long et en large depuis qu’il était capable de marcher. Le capitaine fit les présentations. De Fresnay prisait fort peu de travailler avec des civils. L’idée d’écoper de l’un d’eux faisait plus que le hérisser, mais son pair le rassura : il était hors de question que l’homme fasse ne serait-ce qu’un mètre avec les tirailleurs. Il allait juste apporter des précisions sur le chemin prévu.
Laissant le petit personnel s’occuper du quotidien – à savoir : installer un bivouac dans les grottes – les deux officiers et le sieur Croydoux gagnèrent le sommet de la falaise pour préparer le lendemain. Ce qui les frappa en premier, c’était le bruit que faisaient les soldats, à leurs pieds. On percevait bien comme une volonté de discrétion, mais ça n’allait pas plus loin.
– Eh bien, si vous faites autant de raffut demain, commenta Entreville, c’est pas gagné ! Le premier imbécile venu vous entendra !
– On va y remédier,
grinça De Fresnay en resserrant son écharpe. Où les boches risquent-ils de se trouver ?
– En bordure de falaise, mon capitaine,
fit le civil, montrant par là qu’il lui restait des souvenirs des bonnes manières acquises en caserne. On en a déjà discuté avec le capitaine. Sans doute pas tout du long. De sûr, au Pas du Touet, vous voyez, là, juste en face de nous. Deux bornes, à vol d’oiseau, environ. A vol d’oiseau, hein…
Il pointait la falaise du doigt : « Y’a un chemin qui monte des baraques, là, et qui file là derrière chez l’Auguste… Après, la roche tourne vers la droite, comme ça… puis elle revient là…» Il cessa de ponctuer ses indications de ronds de bras pour se baisser et tracer une ligne sur le sol à l’aide d’une brindille. « Et après, elle rejoint l’Epenet, la montagne, là bas. Et là… » Il piqua sa brindille « …c’est là qu’arrive la route de Barbière. C’est une sorte de col… Là, ils y sont, pas de doute… »
– D’accord. Et c’est cette route qui mène à l’abbaye…
– Voilà… Ensuite, entre le col et le Pas, par là…

Il tendit le bras vers les crêtes proches : « Y’a les Roches. On est à onze cents, onze cent dix, on peut voir quasiment tout l’pays, à commencer par la route de Peyrus. »
– Qu’en penses-tu, Entreville ?
– Que ça va être finaud à jouer. C’est plein coupé de ravins, ton chemin. Avec le brouillard qu’on a en ce moment…

Deux paires de jumelles se mirent à scruter les lieux.
– Mais dites-moi, Croydoux, vous m’aviez parlé d’un autre endroit…
– Mer…, c’est vrai ! Ça s’appelle les Rancs. On les voit d’ici. Tenez, là, en face ! Belle vue, aussi, d’là-haut. Comme l’autre : dans les onze cents.

Un silence se fit, qui s’éternisa, jusqu’à ce que le Croydoux comprenne et prenne congé, alors que le soleil baissait. Puis Entreville regagna son poste, à savoir un observatoire aménagé sur l’éminence proche, et De Fresnay s’en retourna auprès des siens, décidé à leur passer le savon carabiné que motivait leur discrétion.
Quand il trouva ses hommes installés aussi bien que possible dans la cavité avec, sur les foyers dissimulés aux vues d’observateurs potentiels, le café ou le thé déjà prêts, avec les sentinelles à leurs postes, ses feux retombèrent et il se contenta d’un petit laïus sur les répercussions des sons en pied de falaise. Ce qui serait d’ailleurs le gros problème du lendemain : les éboulis qu’on allait parcourir était si sonores qu’ils tintaient comme autant de pièces de métal.
Bonestu s’était avancé dans l’inconnu, mais, sans lumière, il ne put aller bien loin : c’était sombre, et humide. Savoir ce qu’il pouvait y avoir, là, comme gouffres, à-pics et abîmes… Le chuchotement soudain de Martinez le fit tressaillir :
– Alors, l’Africain, tu cherches les chiottes ?
– Pas spécialement. Ça va loin ?
– Aucune idée. Autant que je sache, on pourrait y caser au moins deux compagnies, mais faut pas craindre la flotte ni les courants d’air. On pense pas que ça aille jusque chez les Chinois, c’est tout.
– Ça pourrait p’têt ressortir chez les Boches ?
– C’est ça. Et toi, avec ta peinture et ton pinceau, tu en profiterais pour leur faucher les plans de leur dispositif ?! Arrête de rêver, et viens prendre ton tour…

Au matin, le froid se fit d’autant plus vif que le brouillard matinal collait au rocher et noyait l’univers. On n’y voyait pas à dix mètres, raison pour laquelle on se trouvait là. L’ennui était que la nappe qui les dissimulait ne faisait pas de discernement : si aucun observateur ne pouvait les voir, chacun d’eux se sentait seul au monde. Les copains disparaissaient sitôt qu’on rêvassait un tant soit peu, et lorsqu’on avançait, les arbres squelettiques semblaient surgir du néant sans logique.
Se faufiler entre les buis, les broussailles et les arbustes, sans butter sur une racine, glisser sur un reliquat de neige gelée ou déclencher une averse de pierraille, demandait une attention de tous les instants. Il n’y avait même pas de sente tracée par les bêtes, et on devait sans cesse s’éloigner de la falaise pour contourner d’abrupts éboulis.
Périodiquement, on faisait une pause, histoire de changer les gars de tête et de permettre au capitaine de refaire le comptage de ses troupes. Tout le monde suivait, même les bleus.
Brusquement, le coton qui les entourait s’effilocha et de grands pans de bleu apparurent au-dessus de leurs têtes, dévoilant leur but. Au loin, les cris d’un geai coléreux percèrent le silence. Bonestu s’approcha de son prédécesseur : la file s’était immobilisée, et les soldats étaient aux aguets. Certains commençaient à s’écarter dans la pente, dispersés du geste par De Fresnay.
Le caporal El Mardi se tourna vers le sergent Bonestu : « T’as entendu, chef ? »
– L’oiseau ?

L’autre opina du chèche et continua : « C’est pas nous qui l’a dérangé. »
Sur ce, passa le capitaine : « On est au sentier, mais il y a du monde dans le coin. Vous deux, une fois arrivés au chemin… »
Il en montra la direction de la main : «… Traversez, planquez vous et attendez. Je vais placer le sergent Jacob et les bleus. »
Le caporal se mit en route. Trois pas plus loin, il se retourna et murmura : « Pas comme ça, chef. Tu restes là, tu fais gaffe, et tu me rejoins quand je siffle. »
Leurs haleines se joignant aux gros lambeaux de brouillard qui montaient maintenant par à-coups à l’assaut de la crête, les soldats se terraient sous les pins et les chênes dégouttant de perles irisées.
Attendre… L’activité principale du soldat. Défense de fumer, mais pas de becqueter. Bonestu mâchonnait un morceau de pain sec, tout comme le caporal, quelques pas plus bas. Parfois, il distinguait un mouvement, lorsque l’un des hommes changeait de position, incommodé par l’humidité, la pierraille aux arêtes aigües, ou une crampe.
Attendre, avait dit le capitaine. Et surtout pas de coup de feu ! Ceux qui étaient passés auparavant n’étaient qu’une poignée, trois ou quatre, ou six, sans doute le ravitaillement pour un poste dans le vallon. On allait tenter de les serrer en douceur au retour. C’était pas prévu dans les carnets du capitaine, mais ce dernier entendait profiter de l’aubaine. Restait plus qu’à espérer que les clients repasseraient par le même chemin, et surtout que ce ne soit pas une patrouille plus étoffée, ni à la nuit !
Le soleil montait dans le ciel, finissant par dissiper les dernières nappes grises. Un minuscule passereau vint sautiller sur une brindille à deux pas du sergent. En aval éclata brusquement le cri rauque d’un geai. Alors que le skrrèèik courroucé résonnait une nouvelle fois en sous-bois, chacun se tendit. Bonestu sentit son pouls s’accélérer, et il se massa furieusement le mollet, soudain pris de fourmillements.
D’abord on entendit rouler une pierre, puis un tintement métallique. Ensuite apparurent quatre silhouettes sombres, qui discutaient à voix basse tout en marchant.
– Händen raus !
Le capitaine venait de leur barrer le passage.
Les Teutons pilèrent et obtempérèrent. Pas le temps de réfléchir à autre chose : les tirailleurs déboulaient de chaque côté, et ce qu’ils maniaient semblait bien plus dangereux qu’une carabine ! Avec des mimiques diverses, les cinq hommes se laissèrent désarmer, mettant bien sagement les mains sur leurs casques.
– Da sind sie die Franzosen ! fit l’un d’eux, un sous-off, à première vue, à l’adresse d’un rougeaud.
Tandis que Chakir, Ahmed et Khaled se chargeaient d’armes et d’équipements divers, le caporal Santini, faisant preuve d’originalité, osa un : « Ha, laisse kapoute ! Hitler Kapoute ! »
– Es iste ein Lüge !

La répartie avait fusé aussi sec.
On n’allait pas s’éterniser. D’un geste, le caporal leur indiqua la direction à prendre. Pour le retour, on avait décidé de couper au plus court, à travers les bois, bien en aval du chemin aller, ce qui ne promettait pourtant pas d’être une simple promenade. Au bout d’une centaine de mètres, on autorisa les invités à baisser les bras pour éviter qu’ils se cassent la g… figure.
A la première pause, Martinez, qui venait de rejoindre, les pointa du menton en s’adressant au capitaine : « Nous f’ront pas d’histoire. »
– Hon hon…
– Z’ont même l’air soulagés,
risqua Bonestu.
– Pas autant que moi quand on sera rendus ! commenta son mentor. En tout cas, z’ont l’air crevés ! Et les pompes de çui-là ! Matez-moi ça ! Y’a du laisser-aller chez Adolf !
– Sergent, le premier adjudant qui vous croiserait dans cet état dans une caserne vous en collerait quatre, et il n’aurait pas tort ! Allez, on repart ! Gardez l’œil sur eux, hein…
– Bah, mon capitaine, y’a pas de machinfürher, alors…
– Gardez un œil sur eux !
– A vos ordres !
– Heu… pardon mon capitaine…
– Oui, sergent ? Un problème ?
– Tout à l’heure, l’autre là, quand le caporal leur a parlé d’Adolf…
– Oui ?
– Il a répondu un truc bizarre… Il a dit que c’était un mensonge…
– J’oubliais que vous avez bénéficié de cours particuliers… Un mensonge ? Et donc…

Bonestu vit le regard noir de Martinez.
– Ben… Rien… C’est bizarre, c’est tout. “Adolf kaput !” ils doivent l’entendre souvent, non ? Pourquoi a-t-il réagi comme ça ?
– Ecoutez, sergent, nous allons tâcher de regagner nos lignes sans bobo, de préférence avec nos cinq pékins, et sans que leurs collègues nous chauffent les miches. Alors, vous allez rester en arrière avec Martinez et utiliser votre cervelle dans ce but ! Et si tout se passe bien, vous pourrez peut-être vous pencher sur le problème à vos heures perdues !

Sur ce, le capitaine et Martinez empoignèrent l’un ses jumelles pour scruter la crête, et l’autre le bras de la bleusaille pour la tirer en arrière, avec un air qui en disait long sur la suite à venir. Et une fois rentrés sans anicroche, la suite vint. Un remontage de bretelles comme celui-là, Bonestu n’en n’avait pas eu depuis un bail.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

(Vous aurez reconnu la patte de Houps, sur fond de Patzekiller.)
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Ensuite apparurent quatre silhouettes sombres, qui discutaient à voix basse tout en marchant.
– Händen raus !
Le capitaine venait de leur barrer le passage.
Les Teutons pilèrent et obtempérèrent. Pas le temps de réfléchir à autre chose : les tirailleurs déboulaient de chaque côté, et ce qu’ils maniaient semblait bien plus dangereux qu’une carabine ! Avec des mimiques diverses, les cinq hommes se laissèrent désarmer, mettant bien sagement les mains sur leurs casques.


Euh ! 4 ou 5 ?
Les landsers se reproduisent par parthénogenèse ?
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Alain
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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

Boohh… Y'en avait un caché, sûrement… Cool
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egdltp



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

"Hände raus" heurtait mon reste de germaniste. J'ai vérifié, l'expression devrait être "Hände hoch"
Mais nos amis ici présent ne sont peut être pas au fait des subtilités du langage de leurs adversaires...
Bravo pour ce coloriage.
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requesens



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 15:55    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Merci de ne plus faire dériver ce sujet STP !


Dommage, c'était bien parti pour une méga-super uchronie:. Napoleón gagne à Waterloo et impose une "pax gallica" à l'Europe continentale et un statu quo colonial à l'Angleterre, pas de Prusse rhénane, le commerce se développe grâce au libre-échange ( il y avait des projets ), la Prusse plus réduite ne peut mener une politique agressive, pas de Sadowa ni de Sedan, pas de Reich, l'attentat de Sarajevo reste une affaire Austro-Serbe, pas de WWI, pas de défaite allemande en 1918, pas de revanchisme, le peintre autrichien passe le concours des douanes et est affecté à Linz.....

Voilà, la sortie c'est ?, par là? d'accord j'ai compris …. Arrow
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houps



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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 20:07    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:
Bonjour,

Citation:
Ensuite apparurent quatre silhouettes sombres, qui discutaient à voix basse tout en marchant.
– Händen raus !
Le capitaine venait de leur barrer le passage.
Les Teutons pilèrent et obtempérèrent. Pas le temps de réfléchir à autre chose : les tirailleurs déboulaient de chaque côté, et ce qu’ils maniaient semblait bien plus dangereux qu’une carabine ! Avec des mimiques diverses, les cinq hommes se laissèrent désarmer, mettant bien sagement les mains sur leurs casques.


Euh ! 4 ou 5 ?
Les landsers se reproduisent par parthénogenèse ?
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Alain


Bonne remarque. En fait, tout jeune, j'ai été traumatisé par un certain Alexandre Dumas, dont les trois mousquetaires étaient quatre. Le traumatisme a refait surface. Very Happy
Merci de cette remarque, et merci aussi à egdltp, mon allemand est plus succinct que mon anglais, c'est dire.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 24, 2018 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais loupé les 4 puis 5, mais j'avais subodoré que l'allemand n'était pas parfait - néanmoins, je n'avais rien dit, considérant que c'était plus réaliste !
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