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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mer Avr 15, 2009 12:09 Sujet du message: |
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| le roi louis a écrit: |
Pour la chronique OTL je ne fait que reprendre les travaux d'autres personnes. |
Comme moi, mais merci quand même, car il faut faire l'effort de recherche, de synthèse, de mise en forme et d'écriture. Et ensuite, il faut poster le tout sur le forum pour le soumettre à l'avis des autres menbres. A titre personnel, je ne suit pas assez sur de moi pour ouvrir un nouveau sujet ou poster un texte original pour le moment. J'attend en fait le redémarrage des travaux sur la chronologie principale pour me lancer dans le grand bain et proposer un nouveau sujet. J'ai quelques idées en tête comme les attentats contre Hitler( dont le dernier serait finalement une réussite), ou bien la course aux armes secrètes (pas plus fructueuse mais passionante) et plein d'autres encores. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Avr 17, 2009 21:11 Sujet du message: Frégaton construit des bateaux en Calédonie |
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Un petit texte de Frégaton. Et il a même fait l'illustration qui va avec (Loïc s'en occupe) !!
Sachez que la société Gray Marine et ses moteurs sont OTL.
Annexe 41-12-12
Un best-seller de la flotte coloniale
Dès l’été 1940, il devint évident que la Nouvelle-Calédonie ne serait pas en reste des autres colonies dans l’effort de guerre mené par le gouvernement d’Alger. Toutes les ressources locales furent mobilisées. S’il était évident que le minerai de nickel serait la force première du territoire, d’autres initiatives donnèrent naissance à des projets, certes secondaires, mais dont l’originalité et le côté utilitaire devaient rester dans les mémoires. Un des plus significatifs fut certainement la création et le développement d’un embryon de construction navale dans la rade de Nouméa.
Eté 1939. Après un congé faisant suite à un poste de chef mécanicien sur le torpilleur L’Adroit, l’Ingénieur mécanicien de Marine de 1ère classe Le Marchand est nommé à la tête des services techniques de la base navale de Chaleix. Candidat à l’outre-mer, il attendait impatiemment cette mutation, d’autant plus assurée que son ancien “Pacha” l’avait chaudement recommandé pour ses compétences techniques.
Le Marchand est issu d’une famille des environs de Saint-Malo. Son grand-père a dirigé un petit chantier de construction et de réparation navale situé dans l’estuaire de la Rance, que son père a repris. Ce chantier est spécialisé dans l’entretien des terre-neuvas ainsi que dans la construction de doris (ces embarcations à avirons utilisée sur les goélettes de Terre-Neuve) et de petits navires de plaisance à moteur.
Lors de son congé “avant campagne”, Le Marchand passe le plus clair de son temps au côté de son père, l’aidant dans la gestion des travaux en cours au chantier. Il se penche en particulier sur une demande spéciale d’un client potentiel qui souhaite faire construire un canot de plaisance à moteur semblable aux “motor launches” anglais ou hollandais très prisés de la bonne société des années trente. Par manque de temps – il doit rallier sa nouvelle affectation – le projet ne dépasse pas la planche à dessin.
Mi-1940. Le Marchand se morfond, trop tranquille sous les cocotiers alors que nombre de ses anciens camarades ont été victimes de la perte de L’Adroit devant Dunkerque. Passionné de technologie, il a profité de sa première année passée sur le “Caillou” pour lier connaissance avec des ingénieurs de la Société Le Nickel (SLN) et quelques chefs d’entreprises locales auxquelles il fait régulièrement appel pour l’entretien élémentaire des bâtiments stationnaires ou de passage dans la rade.
Fin 1940. Il est maintenant devenu évident que toutes les ressources de l’Empire doivent être mobilisées au maximum. Par un beau samedi du printemps austral, Le Marchand et un groupe d’amis se réunissent au carré des officiers de Chaleix. Là, sur la terrasse baignée de la lumière rouge du soleil couchant, dans la douceur du soir et autour d’un scotch soda, la discussion va bon train. Elle se focalise rapidement sur les mesures que les convives pourraient prendre pour participer plus activement à l’effort de guerre. Comme le rappellent certains officiers présents, la Marine doit faire feu de tout bois, et les défenses de Nouméa semblent bien fragiles face à une éventuelle intrusion de l’extérieur.
De cette soirée mémorable naît le projet “Chaloupe de surveillance”. Le Marchand possède les plans d’un yacht à moteur de 40 pieds ; le responsable technique de la SLN peut sans encombre fournir les lignes d’arbres, les petites pièces de fonderie comme les hélices, les chaises et safrans ainsi que les éléments de chaudronnerie, de serrurerie et de tuyautages nécessaires ; le patron d’Electrotech Tontouta s’occupera des faisceaux électriques, des batteries et des feux ; plusieurs charpentiers et ébénistes locaux pourront former les couples et monter les bordés. Il manque cependant le moteur et l’inverseur-réducteur. C’est là qu’intervient le concessionnaire Chevrolet du territoire. Lors d’un récent voyage d’affaire en Australie, ce dernier a appris que la firme Holden, filiale de General Motors, vient, dans le cadre de l’effort de guerre de l’Empire britannique, de lancer la fabrication sous licence d’un moteur conçu par la société Gray Marine, également filiale de GM. S’il peut se faire livrer ce diesel de 165 HP, les pièces du puzzle pourront être assemblées et donner naissance à une embarcation de servitude, fort utile pour assurer nombre de missions dans la rade et le lagon. Personne ne saura exactement comment a été négociée l’affaire, mais quelques mois plus tard, un cargo australien débarque quelques camions Chevrolet tout neufs, chargés de caisses en bois contenant des moteurs Gray Marine.
Dans le même temps, convaincu du bien-fondé du projet, le commandant local de la Marine donne son aval et le gouverneur le suit dans cette décision.
Juin 1941. Une élégante embarcation grise de 12 mètres de long et 3 mètres de large fend les eaux de la rade de Nouméa à prés de 15 nœuds. C’est la CH1 (chaloupe de surveillance N°1) qui effectue ses essais.
Août 1941. Le Marchand est muté sur le croiseur La Marseillaise pour remplacer l’Ingénieur Garnier (voir annexe 41-3-2). Il est promu au grade d’Ingénieur Principal et devra superviser les travaux de refonte du croiseur aux Etats-Unis.
Décembre 1941. Le produit est maintenant bien rodé et après quelques adaptations, il se révèle robuste, simple et fiable à l’usage tout en offrant des performances honnêtes. Le site de production est organisé dans la baie des Pêcheurs et la dixième chaloupe est en cours de montage. A ce stade de la production, les chaloupes sont armées d’un affût-trappe sur l’avant, montant une asthmatique mitrailleuse Hotchkiss 1914 de 8 mm fournie par la Marine, et d’un FM 24/29 sur le roof arrière. Les premières chaloupes en service assurent leur rôle de surveillance du port tout autour de la rade.
1942. L’arrivée des Américains sur le “Caillou” apporte abondance de biens, mais nécessite de nombreux moyens nautiques pour assurer la surveillance des bâtiments sur rade et des moyens de sûreté des approches et du Lagon aux alentours pour déjouer d’éventuels coups de main de l’ennemi.
La production est donc réorganisée “à l’américaine” pour satisfaire ces besoins. Elle passe de 1 ou 2 à 6 ou 7 bateaux par mois.
La chaloupe en profite pour évoluer légèrement. Un moteur Gray Marine de 225 HP (celui des LCVP Higgins) fourni directement par les Etats-Unis permet d’atteindre les 18 nœuds et un affût double de Browning .50 remplace l’antique Hotchkiss. Des moyens radios modernes sont également montés.
1943. Une partie de la production est affectée à la marine américaine basée à Nouméa, toujours dans le rôle de “Picket Boat” dont les Américains sont très friands. Les besoins locaux satisfaits, la production continue au profit de la Marine Nationale : en effet, la réputation et l’élégance de l’embarcation attirent les convoitises des amiraux pour en faire leur “canot-major”, et la mise en service des chaloupes dans les principaux ports permet de standardiser quelque peu la batellerie hétéroclite et antédiluvienne qui y assure les missions de servitude.
Jusqu’à la fin de la guerre, c’est un total de plus de 200 unités qui sortent du chantier de la baie des pêcheurs. Certaines finiront leur carrière sur les fleuves d’Indochine ou au fond des arsenaux. On peut toujours en admirer une dans la cour de la préfecture maritime de Brest.
C’est finalement dans les années 60 que les dernières chaloupes en service seront définitivement remplacées par des LCPS de 9 mètres construites par la DCAN de Lorient. La plupart des bateaux retraités seront cependant transformés en canots automobiles d’occasion pour yachtmen peu fortunés, devenant un best-seller de la plaisance renaissante dans la France d’après-guerre.
Quand au site de production de Nouméa, il cédera la place à un club nautique qui deviendra plus tard l’imposante marina que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Port Plaisance.
(Article paru dans Neptune Moteur, juin 1984) |
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folc

Inscrit le: 26 Oct 2006 Messages: 910 Localisation: Rodez
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Posté le: Ven Avr 17, 2009 23:09 Sujet du message: |
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Une petite broutille à modifier :
Les lettres CH servent déjà dans la MN OTL/FTL à désigner :
a) quelques antiques petits remorqueurs portuaires (20 à 28 tonnes) mis en service autour de 1900 puis en 1913-1914;
b) les chasseurs de sous-marins types CH-1 et CH-5, mis en service à partir de 1934 et 1938.
Il vaudrait mieux trouver une autre désignation pour les chaloupes calédoniennes.
La lettre C plus un chiffre désignait les chasseurs de sous-marins américains de la Grande Guerre. Quelques survivants en 1939-1940.
Quelques propositions :
CHA plus un chiffre (désignation des chalands portuaires automoteurs dans la marine d'après-guerre OTL; libre d'emploi aux dates FTL)
CM pour "chaloupe à moteur" puisque la MN d'alors avait des CV ("chaloupes à vapeur")
CP pour "chaloupe de patrouille"
CS pour "chaloupe de sureillance" _________________ Folc
"Si l'ost savait ce que fait l'ost, l'ost déferait l'ost" |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Avr 17, 2009 23:31 Sujet du message: Typographie |
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Attention : ce n'est pas "CH1", 2, 3 etc
Mais CH1...
Je m'explique : le H est en exposant ! C'est visible en word, mais ça disparaît au moment de la mise en post.
Vous le verrez sur l'illustration, j'espère. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Lun Avr 20, 2009 10:07 Sujet du message: |
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Finalement, ce texte a été ajouté à l'annexe 45-2 (Construction navale française dans les colonies). Pas d'annexe 41-12-12, donc.
L'image de la chaloupe est en ligne (navires / français / colonies) _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Mar Avr 21, 2009 09:40 Sujet du message: |
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La Poppy force qui débarque le 12 mars comprend deux régiment d'infanterie, trois bataillons d'artillerie de campagne, un bataillon de génie, une compagnie de transmition et une équipe médicale. Ils sont rapîdement complété par deux régiments d'artillerie cotièredeux bataillon de génie aèrien, trois compagnie de transmitions, trois hopitaux de campagne et une compagnie de police militaire.
29 avril au bultin radiophonique du soir, l'île apprend la nouvelle du départ du gouverneur Sautot. Celui ci annonce que malgrés sont "grand regret à quitter la population calédonienne" il se rendra à l'appel de son chef auquel il est "ardemment attaché".
1 mai Dés 11h une foule se presse devant la résidence du gouverneur. M. Sautot est acclamé. Un fort partie de broussards est décendu pour l'occasion à Nouméa. Ils parlent de s'en prendre au Haut commissaire, accusé d'être à l'origine de ce rappel.
2 mai Le docteur Trubert directeur de la SLN accompagné de MM Berges, Moulédou, Pognon, Solier, Dubois, et quelques autres se rendent en délégation chez l'amiral d'Argenlieu. Ils sont pour la plus part membre du conseil d'administration creer le 1 novembre. La délégation demande à l'amiral de quitter la colonie.
5 mai Premier anniversair du départ des volontaires du bataillon du Pacifique. Une messe est célébrée à l'occasion dans la cathédrale. Le Gouverneur et le Haut Commissaire se congratulent en publique mais la messe est déjà dite entre ces deux là;
En soirée MM. Solier et Pognon sont convoqués chez le Haut Commissaire. A peine arrivés ils sont arrêter. A la même heure MM Berges et Moulédous subissent le même sort. La résidence du gouverneur est ceinturée par un cordon de marin et M. Sautot est lui aussi arrêté. Les cinqs prisoniers sont conduit à bord du Cheuvreuil.
M. Audrain juge au tribunal de commerce de Nouméa est prévenu de la quintuple arrestation et en informe le capitaine Dubois commandant le milice. Le capitaine se rend chez le général Patch qui l'assure de sa protection contre une éventuelle arrestation.
Au bulletin du soir sur radio-Nouméa le Haut Commissaire annoce le départ du gouverneur et l'"éloignement d'une poignée d'agitateur". La population nouméenne sort immédiattement dans la rue.
6 mai Le cheuvreuil léve l'ancre à l'aube et met le cap sur Walpole. Le petit îlot est le siège d'une exploitation de phosphate. Y sont débarqué les quatres prisoniers calédoniens. Le Chevreuil continue sont voyage j'usqu'en Nouvelle zélande ou est débarqué M. Sautot.
Une grêve générale de cinq jours est décidé à Nouméa.
Le Haut Commissaire est prit à partie par la foule nouméenne.
8 mai le capitaine de frégate Cabanier et deux autres officiers de la suite de l'amiral sont molestés par la foule.
De Gaulle nome depuis Londres le gouverneur intérimaire Montchamp, M. Sautot reste encore gouverneur en titre.
9 mai Le Haut Commissaire quitte Nouméa et tente de monté la brousse contre le chef lieu. A la Foa, M. Banuélos et un parti de broussards arrêtent l'amiral D'Argenlieu et trois de ses officiers.
Les américains interviennent par l'intermédiaire du capitaine Dubois. Les otages sont libérés de part et d'autre, les prisonniers de Walpole sont rapatriés. D'argenlieu est ridiculisé. Ses principaux collaborateurs sont rappelés. Quelques temps plus tard le capitaine Dubois aura lui ausi une nouvelle affectation.
Dans ces mémoires de Gaulle écrira "(...) Il s'ensuivit des manifestations violantes encouragées par les américains(...)" |
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patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4148 Localisation: I'am back
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mar Avr 21, 2009 12:42 Sujet du message: |
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En effet, la situation devrait rester calme et paisible avec un gouvernement légal et légitime aux affaires. La politique en faveur des populations indigènes de l'empire devrait toutefois créer quelques remous. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Ven Nov 13, 2009 14:33 Sujet du message: |
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Petit déterrage de poste des tréfonds du forum.
Comme je commence à y voir plus clair dans mon avenir professionnel et du coup j'ai plus de temps libre pour me remettre sur le projet FTL.
D'après de savant calcul, effectués à l'aide de cet instrument, au combien précis du nom de louche, j'estime entre 5 et 10 mille hommes mobilisables dans les établissement français du pacifique entre fi fin 1939 et tout début 1941. Sachant que plus on prend une fourchette haute plus la part des "indigènes" dans ces effectifs sera grande donc la contrepartie politique des cet engagement est aussi à prévoir.
On en fait quoi? Historiquement ces troupes furent affectées au front Égyptien puis italien et s'illustrèrent (entre autre) à Bir Hakiem.
Solution une: ces effectifs sont reversée dans des unités françaises en Europe et se perdent dans la masse des troupes "métropolitaines" (comprendre pas du pacifique)
Solution deux: Une unité "spéciale" est crée. (spétiale n'est pas le terme juste mais à défaut) elle est affecté au théâtre d'opération du Pacifique afin de représenter au moins symboliquement la France dans les opérations terrestres. Dans ce cas quid de son équipement? C'est les américains qui fournissent? De même pour son encadrement. Ou trouver les officiers et sous officiers. Enfin quel usage exacte en faire?
Solution trois: comme historiquement seul un très petit nombre de volontaire (quelques centaines) quittent leurs île pour un théâtre d'opération, le reste de la population mobilisable reste sur place, est y est embrigadé dans des milices de défenses. |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Ven Nov 13, 2009 17:37 Sujet du message: |
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Je dirais qu'un mix des solutions n°2 et n°3 est à envisager. Dans un premier temp, je dirais que la 3 serait préférable. Le potentiel de recrutement n'est pas énorme et la menace sur les territoires du pacifique assez faible. Puis à partir de "l'incident franco-thailandais" du printemps 41, je verrais bien une glissade progressive vers le n°2 et la création d'une unité néo-calédonienne au printemps 1942 (de la taille d'une brigade?).
D'ailleurs, depuis la décision d'accorder la citoyenneté française pleine et entière aux indigènes d'Afrique qui s'engagent dans l'armée en 1940 FTL, les indigènes du pacifique devraient s'impatienter de bénéficier d'une telle mesure. Avec toutes les conséquences et les remous politiques qui risquent d'en découler.
PS. D'ailleurs si le gouvernement d'Alger décidait de faire appel au volontariat des indigènes de Nouvelle-Calédonie pour constituer des unités de combats, quel potentiel de recrutement cela représente-t-il? Surement plus que les 5000 à 10000 hommes! _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Nov 14, 2009 11:02 Sujet du message: |
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Merci au roi Louis d'avoir précisément utilisé sa louche - je pense comme Caverne que la solution 2 sera utilisée à partir de mi-41, avec difficultés car on manque de tout - mais à partir de mi-42, les Américains arrivent et sont ravis de pouvoir distribuer des armes pour qu'une brigade locale assure la sécurité de "leur" base de Nouméa.
Evidemment, la jurisprudence africaine va s'appliquer, avec les remous politiques locaux à attendre... mais ils seront sans doute étouffés tant que les Japonais resteront menaçants. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Sam Nov 14, 2009 12:41 Sujet du message: |
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Attetion je parle de l'ensemble des établissement français du coin. Je crois que je l'ai déjà écrit, la Calédonie n'est "que" la plus grosse part de tout un ensemble j'y incluait aussi Wallis et Futuna, les nouvelles Hébrides/Vanuatu et l'ensemle polynésien.
| Citation: | | PS. D'ailleurs si le gouvernement d'Alger décidait de faire appel au volontariat des indigènes de Nouvelle-Calédonie pour constituer des unités de combats, quel potentiel de recrutement cela représente-t-il? Surement plus que les 5000 à 10000 hommes! |
Attention ces iles sont vides! comparativement aux Antilles par exemple, il n'y a personne. Tout cumulé on doit tout juste dépasser les 100/120 000 habitants. J'ai du mal à le situé, je n'ai pas de chiffre pour les nouvelles Hébrides. Un espace vaste mais non peuplé.
Historiquement les amrécains sont en calédonie en mars 42.
Si je fait un mixte de la solution 2 et 3 on aurai:
La constitution d'une unité comme envisagée en solution 2 se ferait à partir du deuxième trimestre 42 et pourait être opérationnelle début 43. Celle ci aurait un effectif réduit, 1000 à 3000 hommes déployables sur le terrain. Je sais je passe du simple au triple mais cela dépend vraiment des choix politiques: indigène ou pas, et de quelles îles. Autre points important quel usage faire de cette unité.
A coté de cela constitution de "milices" c'est à ditre des forces de defense locales. Avec rapidement un problème de d'autorités entre les élites locales, le pouvoir métropolitain et les autorités américaine. Les ménages à trois c'est jamais simple. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Nov 14, 2009 13:04 Sujet du message: |
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L'utilisation prioritaire serait la défense locale contre des raids japonais, permettant à la division Americal de se concentrer sur ses missions offensives.
L'utilisation secondaire serait l'envoi de commandos embêter les Japonais dans les Salomons.
VM Louis, si tu veux nous brosser un petit tableau dans ce sens (chamailleries interalliées incluses), ne te gêne pas. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5185 Localisation: La Baule
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Posté le: Sam Nov 14, 2009 15:50 Sujet du message: |
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Quelques éléments pour aider à la réflexion. 8)
Selon d'éminents chercheurs de l'université de Polynésie, la population des territoires français du Pacifique en 1940 se répartie comme suit:
- Etablissements français de l'Océanie (actuelle Polynésie) - 51 000,
- Nouvelle Calédonie - 53 250 (dont environ 30 000 indigénes),
- Nouvelles Hébrides (condominium) - 1400 (français uniquement),
- Wallis et Futuna - environ 6000,
Soit environ 111 650 âmes en tout, en fait des territoires très dispersés et effectivement peu peuplés. _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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