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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Mar Mai 17, 2016 13:44 Sujet du message: Le roi de Yougoslavie survit à l'attentat de Marseille |
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Tout est dans le titre ou presque
D'abord une présentation des faits OTL:
il faut savoir que le 9 octobre 1934, le souverain yougoslave, Alexandre Ier était en visite officielle à Marseille. Il est accompagné du ministre français des affaires étrangères d'alors, Louis Barthou. Ils seront tous deux victimes d'une attaque au pistolet en pleine rue qui ressemble furieusement à celle de Sarajevo 20 ans plus tôt
Alors que le souverain circule en voiture décapotable sur la Canebière alors noire de monde, un nationaliste bulgare de macédoine sort de la foule et lui tire dessus au pistolet. S'en suit un moment de panique et les forces de l'ordre françaises paniquent et se mettent à tirer à tout va. Le ministre Louis Barthou est alors touché, pense t on par le terroriste ou un de ses complices. En fait il l'a été par par une balle perdu de la police, ce fait ne sera révélé que cinquante ans plus tard. Le rapport de la balistique est resté secret défense.
Le souverain décède presque de suite, le ministre sera amener à l’hôpital ou hémorragie l'emporte.
Les conséquences en France sur le plan intérieur sont une déstabilisation du gouvernement Doumergue privé de deux de ses ministres les plus dynamiques, celui des affaires étrangères, décédé, mais aussi du ministre de l’intérieur, Albert Sarraut poussé à la démission, n'y survit pas longtemps. S'y ajoute le limogeage du préfet de plusieurs huiles de la sûreté intérieur, qui s'en retrouve désorganisé.
A l'internationale, le nouveau ministre des affaires étrangères est un certain Pierre Laval, fossoyeur de la Petite Entente, un système d'alliance forgée par Barthou au sortir de la guerre et qui lie la France aux nouveaux états de la Midel Europa. S'y retrouvaient associé Roumanie Tchécoslovaquie et Yougoslavie en une alliance défensive. Laval va consciencieusement vidé de tout sens les accords qui liait la France à ces trois pays.
Pour la Yougoslavie s'ouvre une longue période de régence menée par le prince Paul, frère du défunt roi. Ses sympathie fascisantes et son nationalisme participeront pour partie à la crise que traverse le royaume au débuts des années 40
Ça c'est les fait OTL présentés à la hache
Imaginons à présent que l'attentat rate. Il pleut ce jour là et la voiture est fermée voir plus imaginatif encore, nos policiers sont intelligents et efficaces et déjouent l'attentat!
Bref le roi et le ministres sont bel et bien vivant au soir du 9 octobre 1934.
Que ce passe t il ensuite? Les possibilités sont quasi infinis.
Sur le plan intérieur le gouvernement Doumergue se maintient. Le ministre Sarraut reste en place et fini de démonter les ligues. Laval n'occupe pas le ministère et n'a donc pas l'aura nécessaire pour être plus tard président du conseil (peu probable)
A l'internationale la France a alors un ministre des affaires étrangères concernés par ce qui se passe en Allemagne et plus à l'est. Nul doute qu'à Munich (si on y arrive) on ai pas la même chanson. La Yougoslavie reste dirigé par un souverain francophile et proactif sur la scène internationale. Certe cela n’empêchera pas les tensions interethniques interne au royaume mais avec un souverain fort une partie sera écarté.
Avec ce postulat arrivera ton quand même à un conflit mondiale et le désastre de mai 40? Et si non que se serai t il passer?
Qu'en pensent les membres du forum? |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 13:24 Sujet du message: |
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Le problème de ce genre de POD c'est qu'il s'agit d'une ouverture.
Il y a deux types de POD, les POD "ouverts" et les POD "fermés".
Les POD fermés sont plus faciles parce qu'ils ferment (d'où le nom) une possibilité de l'histoire et donc que les faits restent dans leur pente naturelle.
Avec un POD ouvert, c'est l'inverse, on ouvre des possibilités supplémentaires.
La survie d'Alexandre 1er, de Louis Barthou et celle (politique) d'Albert Sarraut devrait infléchir l'histoire de l'Europe.
- Une Yougoslavie plus stable, plus attachée à la France.
- Une petite entente plus forte réunissant Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Roumanie.
1938, lorsque Hitler veut étendre le Reich vers la Tchécoslovaquie , la petite entente fait front. La France est rejointe par l'Angleterre et la Pologne, la Tchécoslovaquie par l'URSS. Ce bloc est assez puissant et encercle l'Allemagne, contraignant Hitler a reculer.
Cet échec du IIIème Reich, brise l'image de "sauveur" qu'Hitler a sur le plan intérieur. Les problèmes économiques de l'Allemagne provoquent une guerre civile. Finalement, l'Entente doit intervenir militairement pour ramener la paix. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Andrew
Inscrit le: 06 Juil 2015 Messages: 826 Localisation: Hartford (Connecticut-USA)
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 14:46 Sujet du message: |
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| Je ne suis pas sûr que ce POD empêche une guerre mondiale en 1938,il me semble que Hitler voulait la guerre mais ceci-dit je ne connais pas assez l'ampleur du renoncement de la France et du Royaume-Uni face à l'Allemagne Nazie en OTL,peut être qu'une politique française plus vigoureuse qui préserve la Petite Entente et une fermeté plus grande face aux agissement des nazis peuvent empêcher une guerre mais n'oublions pas que Hitler était un irréaliste alors je ne sais pas si la guerre peut être évitée. |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 14:50 Sujet du message: |
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En 1938, la guerre pouvait être évitée si tous les pays de l'Entente, la petite Entente et l'URSS avait fait front commun... ce qu'ils n'ont pas fait OTL. La Roumanie et la Yougoslavie sont restés neutre, écœurée l'URSS s'est retirée en se disant qu'elle s'allierait aux Allemands la prochaine fois, la Tchécoslovaquie a été abandonnée et dépecée.... le pire, la Pologne a participé au dépeçage. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Andrew
Inscrit le: 06 Juil 2015 Messages: 826 Localisation: Hartford (Connecticut-USA)
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 15:01 Sujet du message: |
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En quoi c'est le pire que la Pologne ait participé au dépeçage de la Tchécoslovaquie? Chaque pays a toujours profité de l’affaiblissement de son voisin pour s'emparer de territoires ou pousser ses pions.
Ceci-dit il est vrai que faire front commun avec la Tchécoslovaquie aurait été plus profitable pour la Pologne. |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 15:03 Sujet du message: |
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A peine plus d'un an plus tard, c'était au tour de la Pologne d'être dépecée. C'est pour ça que je trouve ça pire... _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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dado
Inscrit le: 12 Nov 2013 Messages: 995 Localisation: Lille
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 15:08 Sujet du message: |
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En admettant même que la guerre ait lieu en 38 (mettons que Hitler pense jusqu'au bout que France et Royaume-Uni vont plier comme OTL, après tout le pari était risqué mais a marché OTL, et que les choses aillent trop loin pour faire machine arrière avec déclarations de guerre de part et d'autre), les choses auraient pu se dérouler bien mieux pour les alliés:
certes, la France et le Royaume-Uni sont moins bien préparés qu'en 40, mais l'Allemagne plus encore, mais ils ont au moins l'avantage du nombre, et face à une alliance France+ Royaume-Uni+ Petite entente+ URSS, sachant que la Tchécoslovaquie avait des défenses non négligeables (sacrifiées OTL avec la perte des sudètes sans combat), l'Allemagne est en très mauvaise position. Même en admettant qu'après une campagne suffisamment courte pour que les alliés n'aient pas le temps d'intervenir (à la manière de la campagne de Pologne OTL) elle est victorieuse en Tchécoslovaquie, elle se retrouve encore encerclée de partout (et sans doute que l'armée tchécoslovaque, comme la Pologne OTL- et un peu l'armée tchèque OTL aussi d'ailleurs- aurait pu se replier dans les pays voisins), et dangereusement étirée dans un pays conquis mais rebelle qu'elle doit désormais tenir.
edit: j'oubliais, avec une Italie non-alliée à l'Allemagne évidemment et neutre.
La grande inconnue reste la Pologne. Très anti-URSS, il est possible qu'elle décide de rester neutre et d’interdire le passage à toute troupe soviétique, et rester neutre. Si les soviétiques décident d'en profiter pour attaquer la Pologne malgré tout sous couvert de faire passer des troupes, celle-ci pourrait même dans le pire des cas peut-être se ranger de facto aux côtés de l'Allemagne malgré leurs différents territoriaux importants (?) |
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Dimitri Jerzmanowski
Inscrit le: 26 Mai 2014 Messages: 302
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 15:19 Sujet du message: |
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Il faut dire que la Deuxième République de Pologne était un régime semi-autoritaire chapeauté par une junte militaire ayant une politique anti-bolchévique (il faut dire que la Guerre Russo-Polonaise de 1920 avait laissée des traces) et nationaliste notamment dans la réalisation de la Grande Pologne.
Le fait de se payer une petite tranche de la Tchécoslovaquie,la Silésie du Teschen sous prétexte qu'une importante minorité polonaise habitait ce territoire était tout à fait dans cette logique nationaliste.
Toujours dans cette même logique nationaliste,il convient de rappeler que les minorités de Pologne (31,1% de la population) n'avaient quasiment aucun droit même dans les régions où les Polonais étaient minoritaires comme la région (aujourd'hui en Biélorussie) où vivait ma mère et où les Polonais ne représentaient que 30% de la population (50% étaient des Russophones principalement des Biélorusses et 20% des Juifs).
Comme l'a fait remarquer Andrew,il aurait été plus profitable pour la Pologne de s'allier avec la Tchécoslovaquie et le reste de la Petite Entente mais il faut aussi ajouter que les militaires polonais surestimer largement les forces polonaises et celles de la France et de la Grande-Bretagne,on connaît le résultat. |
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Abraham
Inscrit le: 26 Avr 2015 Messages: 526 Localisation: Tel Aviv
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 15:33 Sujet du message: |
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| C'est vrai qu'une politique plus ferme envers l'Allemagne aurait sûrement évité ce qu'on connaît,peut être pas la guerre mais du moins elle aurait été plus courte et moins coûteuse pour l'Europe. |
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solarien
Inscrit le: 13 Mai 2014 Messages: 2883 Localisation: Picardie
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 16:07 Sujet du message: |
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il ne faut pas oublier que l'armée allemande est encore prise dans la guerre d'Espagne donc une partie de son aviation et ses meilleurs pilotes sont absents avec comme conséquence, une formation plus facile ou moins d'élèves.
Ensuite, l'armée allemande n'a rétablit la conscription qu'en 1936, cela m'étonnerai qu'elle soit capable de mobiliser 4 ou 5 millions de soldats et de les équiper, déjà qu'OTL c'est limite en 1939-1940 et qu'elle profitte de l'équipement récupérer sur les troupes tchèques et polonaise.
Enfin niveau équipement, des Panzer I et II, quelque III, les premiers ME109 inférieur à nos MS406.
Par contre, je suis pas sure que les polonais auraient accepter la présence soviétiques sur leur terres, ou dans leur espace aérien. Mais rien que l'alliance France, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, aurait fait du mal a l'Allemagne nazi. |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 17:06 Sujet du message: |
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On avait déjà discuté de ce point dans une mini-uchonie sur la guerre en 38 (version la France et l'Angleterre se trouvent un fond de courage et défendent la Tchécoslovaquie).
ON en avait conclu que les Soviétique se chargeraient uniquement d'envoyer des renforts aériens au Tchécoslovaques. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Urbain Mukanga
Inscrit le: 06 Jan 2015 Messages: 537 Localisation: Aix-en-Provence
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Posté le: Mer Mai 18, 2016 18:08 Sujet du message: |
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Cette uchronie est fort intéressante mais si je me souviens bien la IIIe République est instable et les gouvernements sont parfois renversés le jour même de leur investiture donc le fait que M BARTHOU ne soit pas assassiné est une chose positive mais encore faut-il que le gouvernement tienne longtemps pour mettre en place une politique plus ferme à l'égard du IIIe Reich.
Quand à Alexandre Ier de Yougoslavie,il a beaucoup d'ennemis et peut se faire assassiner plus tard,aura t-il le temps de mettre en place une politique d'alliance solide entre son pays et la France?
Pour le reste,je suis d'accord avec à l'ouest un bloc franco-britannique et à l'est la Petite Entente,c'est moins bien parti pour Hitler d'autant que l'Italie restera neutre à mon avis,après il y a le cas de l'URSS et ses relations avec la Pologne mais je ne pense pas que la Pologne bien que détestant l'URSS ait envie de s'allier avec l'Allemagne pays qui ne cache pas ses ambitions d’annexion du territoire polonais. _________________ Legio Patria Nostra-Honneur et Fidélité |
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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Jeu Mai 19, 2016 17:31 Sujet du message: |
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| Citation: | | Le problème de ce genre de POD c'est qu'il s'agit d'une ouverture. |
Vrais je vais tenter de dévelloper en fermant un peu plus les possibilités
De l'attentat ( 1934) à Munich (38 ) il y a 4 ans, en politique c'est long comme période, et il peu se passer bien des choses
Je vais partir sur le court terme.
Comme le dit Urbain, le roi Alexandre a des nombreux ennemis. Les auteurs de l'attentats sont des nationalistes bulgares de Macédoine. Sans renter dans les détails, ils considéraient leurs provinces comme partie légitime d'une "Grande Bulgarie" et avaient en détestation le royaume de Yougoslavie (et non ce n'est pas un coup des oustachi croates comme on peu le lire sur certains sites). Ils sont particulièrement enragés et ne reculaient devant rien. Ce n'est pas un échec à Marseille qui va les arrêter. Nul doute qu'ils recommenceront à Paris, la suite logique du voyage. Pour l’intérêt de cette ligne temporelle, je considère que tout se passe sans accroc, le souverain visite la capitale puis rentre chez lui sans être inquiété. Ou si il y a un autre attentat il est déjoué.
A moyen terme, penchons nous maintenant sur le déroulé OTL de la fin 1934 et de l'année 1935, au moins jusqu'à la guerre d'Ethiopie. Nous verrons ensuite en quoi le POD peut nous faire diverger
Sur le plan intérieur le gouvernement Doumergue chutera quand même en novembre 34, sur une question du budget. Barthou est sénateurs, élut sous l'étiquette radical républicain, il a été depuis la fin de la guerre de tout les ministères ou presque. Il n'y a pas de raison qu'il perde son poste.
En 35, la principale préoccupation du monde politique français c'est l'inflation et le taux de change du franc qui baisse avec un taux de chômage qui lui monte. La crise 29 frappe avec retard mais a fini par rattraper la France. La politique de déflation mener OTL par Laval a toute les chances d'être menée. C'est cette année là que se tiennent les élections municipales, premier recule de la droite bleue horizon sortie des urnes au lendemain de la guerre. La gauche progresse partout. Le front populare se met en place avec en vue les élections législative de 36. Encore une fois, il n'y a pas de raison que le POD change quelque chose à cela.
A l'internationale par contre...
La vision de Barthou d'isoler l'Allemagne renaissante par un jeu d'alliance reste une constante de Laval. Cependant, au contraire de son prédécesseur, le nouveau ministre est profondément pacifiste. Il recherche avant tout à mettre en application le projet de désarmement prôné par la SDN, et limité au maximum les risques d'une intervention directe de la France risque de guerre et de perte en vie humaines. Laval, en tant que ministre des affaires étrangères puis président du conseil a encouragé ces choix. Il n'est pas le seul mais c'est l’exemple même d'un ultra pacifisme au pouvoir.
Il va également finaliser les accords de Rome lancés par son prédécesseur. Signés en janvier 35 ils règlent divers contentieux coloniaux entre voisins transalpins. Echange de territoires au confins du désert libyen, statut des citoyens italiens en Tunisie, projet de chemin de fer en Somalie-Abyssinie... Déjà en arrière plan pointe la question éthiopienne.
S'en suit la conférence de Stressa en mars qui réuni italien français et britannique. Entre autre thèmes, l'indépendance autrichienne est réaffirmée. Par contre dans le texte final il y fait mention de l'Ethiopie. OTL Laval laisse passer cette ambiguïté lourde de conséquence. Mussolini y verra une autorisation implicite à agir.
Dans le même temps l'ouverture de négociation entre Paris et Moscou finit d'enterré la petite entente. La Roumanie, qui craint son voisin orientale depuis l'affaire de Bessarabie, de même que la Pologne toujours traumatisée par la guerre d’indépendance, ne l'acceptent pas . De plus devant le manque de soutient français c'est le chacun pour soit qui règne en Europe orientale.
La crise suivante, c'est l'accord naval germano-britannique. Il me permet de toucher du doigt un des élément essentiel pour moi de l'entre guerre, l'entente cordiale boiteuse et les relations difficile entre les deux rives de la Manche. Cet accord s'est fait de façon unilatérale par Londres, sans en référer à ses alliés, Paris ou même Rome. C'est un clou sur le cercueil du traité de Versailles. Il autorise l'Allemagne à se doter d'une flotte de guerre égale au tiers de celle des britanniques. Le camouflet pour le quai d'Orsay est total. Et quelles réactions derrières? Aucune! Pour moi c'est une manifestation d'un réflexe séculaire de la diplomatie anglaise puis britannique. Tout faire pour empêcher l'émergence d'une superpuissance sur le continent et pour cela suscité des contre pouvoirs. la France au sortir de 14-18 est l'expression de cette hantise. Elle la première armée du monde (du moins le croit t on) et elle est au centre d'un large jeu d'alliance. Ce qui la place au centre du concert européen. Pour la contrer, il faut lui suscité un rival et pour ce faire permettre une résurrection de l'Allemagne en tant que puissance au moins régionale.
Arrive octobre et le déclenchement de la dernière guerre coloniale du continent africain, la deuxième guerre italo-éthiopienne. Londres est vent debout contre cette attaque et exige des sanctions économiques lourdes. Laval, alors président du conseil, tente de ménager la chèvre et le choux. Il ne prend que des sanctions légères sans grand effets. Résultat il se fâche avec les deux protagonistes anglais comme italien. La France encore une fois a reculé. Mais pour ses alliés orientaux, la confiance déjà basse, cesse d'exister.
Voilà résumé à la hache les un an OTL qui suivent mon POD
Voyons maintenant en quoi la survie du duo assassiné à Marseille peu changer la donne.
Comme dit plus haut les répercutions sur le plan intérieurs seront minimes pour cette année 34-35.
je ferai cependant deux éclaircissement et choix personnelle sur cette ligne temporelle
Tout d'abord je ferai remarquer que Laval n'occupe pas le quai d'Orsay. Privé du prestige de ce poste, pourra t il prétendre à celui de président du conseil ? Je pense que oui. Malgré ses forfaitures durant la deuxième guerre mondiale, dans les années trente Laval est alors un homme du sérail, parfaitement introduit dans les rouages de la politique politicienne de la IIIe république. D'aillieur il sut s'en servir fort habillement OTL à Bordeaux en 40. Nul doute qu'il réussisse à se hisser au poste de chef du gouvernement.
Le deuxième point est la chute d'Albert Sarraut. En tant que ministre de l’intérieur, il n'était pas apprécier par son électorat. Bien qu'élut sous l'étiquette radicale, il avait la réputation d'un casseur de grèves. De plus son discours nationaliste et interventionniste est trop orienté à droite. La lame de fond pacifiste est alors à son sommet. Pour moi elle va l'emporté. L'homme est comme tout ces vieux briscards de la politique sous la IIIe, nul doute qu'il trouvera à se recaser mais sur un poste moins central que celui de ministre de l’intérieur. Au colonie peut être?
Sur internationale par contre, c'est là ou je prend le plus de liberté, la donne est toute autre.
De façon générale je vois les choses ainsi:
La petite Entente n' a jamais eut d’existence formelle. Au départ ce sont des accords de défenses formés par la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougoslavie contre la Hongrie. Ces trois états ont largement participé à son dépeçage au moment des traités qui closent la Première Guerre Mondiale. C'était la volonté de Barthou d'en faire quelque chose de plus large et de plus consistant, le tout sous patronage français. C'est en quelque sorte son bébé. Je verrai bien la tenue d'une conférence internationale sans doute à Paris qui officialise le projet. Le temps que les discutions se fassent , pour moi ce serai fin du premier trimestre 35/début du printemps.
Ce renforcement des alliances continentale française fait peur outre-manche. On voit resurgir l'ogre français. L'entente cordiale bat de l'aille. Les difficultés anglaise au moyen orient (émeutes en Irak et Egypte, tension croissante en Palestine)et la vielle rivalité pour le levant n’arrange rien. A côté de cela la monté du militarisme allemand se poursuit, encouragé ou à défaut toléré par les britanniques.
Le soviétique est plongé dans les grandes purges staliniennes, ça, ça ne change pas. tandis que ses voisins glissent inexorablement vers un régime autoritaire voir dictatoriale (pays baltes, Pologne, Hongrie, Bulgarie et Roumanie)
Lâcher par les anglais la France va t elle condamner l'Italie, au risque de perdre un allié précieux dans sa politique d'isolement de l’Allemagne?
Voyons à présent dans le détaille le déroulé de ces douze mois, d'octobre à octobre
Les accords de Rome sont une idée de Barthou au départ, aucune raison qu'ils n’aboutissent pas. Ils sont donc conclus comme OTL durant la première quinzaine de Janvier
Fin février s'ouvre à Paris une grande conférence internationale quadripartite. Y sont présent les représentant des royaumes de Yougoslavie et de Roumanie, ainsi que de la république de Tchécoslovaquie. Les esprits chagrins regrettent que la France soutienne la dictature royale qui se met en place à Belgrade. Mais là n'est pas le sujet. en marge de la réunion des échanges fructueux ont lieux entre les attachés militaires de chaque délégations. Les discutions sont tendues mais la présence du ministre Brathou et ses inséparables lorgnons a déjà aplanie bien des difficultés en amont. Vétérans des roueries et méandres de la diplomatie, le ministre est parvenu non sans mal à trouver un terrain d'entente. c'est la consécration de mois de travail et d'échange entre chancellerie L'accord qui accouche officialise une alliance défensive entre les trois invités tourné contre tout agresseur de l'un ou de l'autre. Le Yougoslave se rassure face à l'italien, les tchécoslovaques face à l'allemand et le roumain face au soviétique. Chacun y trouve son compte. L'ôte peut se monter rassuré, le découpage étatique issue de Versailles est réaffirmé et la France, garantes des traités s'en trouve renforcée.
La conférence de Stressa qui suit en avril est plus tendu. Mussolini n'a pas apprécie cet accord de Paris, pour lui cette Petite Entente est un véritable enfant dans le dos de la part du français. Cependant le danger le plus immédiat est le (pas encore) voisin germanique. Les risques d'union entre l'Autriche et l’Allemagne sont palpables. Le président du conseil italien n'oublie pas qu'une partie des nouvelles provinces tyroliennes sont tout sauf italophones. L’Autriche est un excellent état tampon, qu'elle le reste! De plus l'eau a coulée sous les ponts depuis les tentions des années 20 entre yougoslaves et italiens. A défaut d'enterrer définitivement les revendications sur la côte dalmate, au moins un modus vivendi a t il été trouvé entre les deux états. Enfin le Duce a de grand projet pour son pays en Afrique et pour se faire il faut l'accord au moins de la France, à défaut d'avoir celui du britannique. Contrairement à Laval qui OTL a laisser passer les sous entendus de Mussolini sur l'Ethiopie, ici, Barthou en habitué de la diplomatie, est plus intraitable. La France au même titre que la Grande Bretagne tient à garder l’indépendance du Négus. Le français tient à donner des gâges au britanniques après la conférence de Paris.
Malgré tout on arrive à un accord. Le Duce s’engage à envoyer ses troupes Brenner si Hitler bouge. L'Anschluss ne se fera pas cette fois ci.
En mai se concluent les tractations entre français et soviétiques. Ces échanges voulut par le président du conseil Laval doivent amener une paix durable en Europe et partant de là dans le monde. Les alliés orientaux au premiers rang desquels figure la Pologne et la Roumanie sont inquiets. Il faudra la visite du président de la république Albert Lebrun (il faut bien qu'il serve à quelque chose ) en personne lors d'une tournée orientale de juin à à août pour calmer les esprits. C'est l'occasion aussi de montré que même si on est allié on approuve pas forcément la dérive autoritaire des régimes en place. Le Discoure de Lebrun venu se recueillir sur la tombe encore fraîche de Józef Piłsudski à Cracovie est toute en demi mesure, à l'image du président français.
C'est dans ce climat que survient, même pas deux mois après la conférence de Stressa la nouvelle des accords navals germano-britanniques, c'est la panique au quai d'Orsay. L’affront est de taille et il faut y trouver une riposte. c'est dans ce climat que Mussolini renouvelle ses ouverture à la France en vue d'une intervention en Abyssinie. A paris on tergiverse. Le cabinet est divisé. Laval le président du conseil est contre tout décision trop hâtive. Le ministre de la marine, Fabry est parmi les plus insistant pour un soutient aux italiens, pour lui la menace, c'est l'Allemagne. Barthou lui connait ses classiques, il sait que la grande Bretagne a toujours trouvé un soutient en Allemagne quand il s'agit de contrecarrer l’influence française. Il insiste pour maintenir le cordon de sécurité autour de Allemagne Nazi mais pas au détriment de l'Entente Cordiale. Finalement à l'image du président du conseil, rien n'est tranché et la période de vacances estivales pour les parlementaires arrive. Les élections municipales occupent alors le devant de la scène. La campagne électorale tournée vers des motifs économiques sur l’intérieur et pacifiste sur l’extérieur pacifiste bat son plein. C'est dans ce climat d’indécision qu'arrive la nouvelle de l'invasion italienne.
Que va t il se passer à présent?
La France va t elle être ferme et résolument se tourner vers l'alliée britannique se serait une gage de bonne fois après la conférence de Paris et la création de la Petite Entente.
A l'inverse la France laisse carte blanche au trublion italien, manière de prouvé au voisin d'outre manche que la couleuvre des accords de juin avec les allemands n'est toujours pas passé.
Ou enfin comme OTL une posture mi figue mi raisin qui finalement ne convainc personne.
Les avis des membres |
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le roi louis
Inscrit le: 13 Mar 2009 Messages: 252
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Posté le: Jeu Mai 19, 2016 17:54 Sujet du message: |
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Désolé pour le pavé et l’orthographe parfois hésitante.
Je cherche à me documenter sur la politique interne des pays d’Europe centrale et balkaniques des années 30. (Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie Roumanie Bulgarie et Yougoslavie.
Pour le moment mon seul ouvrage est l'ouvrage d'Olivier Delorme.
De plus je serai intéresser par tout ouvrage qui compléterai ma connaissance sur le personnel politique français des années trente
Mercis |
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dado
Inscrit le: 12 Nov 2013 Messages: 995 Localisation: Lille
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Posté le: Jeu Mai 19, 2016 23:55 Sujet du message: |
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Sympa comme scénario.
Pour répondre à ta question:
Quel est l'avis de Barthou sur l’Abyssinie? Peut-il privilégier un accord avec les italiens en mettant fin à l'Entente Cordiale (qui est, bien que cette alliance se fragilise dans les années 30, une des pierres angulaires de la politique étrangère de la France depuis la fin du XIXème siècle), fort d'une alliance "Petite-Entente"+ Italie? Sans doute pas, parce que sinon ce serait la garantie que le Royaume-Uni laissera tomber la France si l'Allemagne devient agressive, et ces alliances en Europe centrale (voir avec l'Italie) ne valent pas une Entente Cordiale même fragilisée.
Bref, je n'ai pas assez d'éléments pour me prononcer, mais si je devais parier sans vraiment d'élément fiable... tenter de ménager la chèvre et le chou, sans satisfaire personne, comme OTL? C'est une habitude de la IIIème dans les années 30, ici à moins que Barthou ne réussisse vraiment à transformer la diplomatie française (fort d'une vision très cohérente: il faut des alliances dirigées contre l'Allemagne, c'est primordial), ça risque de continuer. |
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