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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juin 12, 2015 14:33 Sujet du message: |
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Il y aura deux volumes sûrs et beaucoup plus si affinités.
Le premier commence... le 6 juin 40 (j'espère que vous l'auriez deviné) et s'achève (sauf erreur de ma part) à la fin du Grand Déménagement. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2542 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Ven Juin 12, 2015 15:21 Sujet du message: |
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Dommage que cela couvre qu'une petite période. On ne peut pas tout avoir. Faudrait faire de la pub en masse, faire monter la pression, pour que les albums soient une réussite commerciale entrainant d'autres tomes.
Parce que J'espère voir un jour le combat du Richelieu contre le Bismarck en BD, la classe  _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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Paul
Inscrit le: 01 Juin 2015 Messages: 666 Localisation: près de Calais
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Posté le: Ven Juin 12, 2015 16:54 Sujet du message: |
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Mieux ! Cela pourrait (je peux paraître fou), en plus de faire connaître la FTL au grand public, être une réponse à l'ouvrage de l'Américain Paxton en 73 qui dénonçait la collaboration, en imageant une France pendant la guerre de façon plus positive.  _________________ “Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.” Jean Jaurès |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juin 12, 2015 17:05 Sujet du message: |
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Selon une personne de son entourage, Robert Paxton (qui vit et enseigne toujours) a lu nos bouquins (!!!) et les a appréciés (bien entendu, il lit couramment le français, ce n'est pas si fréquent pour un Américain). 8) _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juin 12, 2015 17:06 Sujet du message: |
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| Colonel Gaunt a écrit: | | Faudrait faire de la pub en masse, faire monter la pression, pour que les albums soient une réussite commerciale entrainant d'autres tomes. |
A chacun de faire de la pub autour de soi... _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Wil the Coyote

Inscrit le: 10 Mai 2012 Messages: 1930 Localisation: Tournai (Belgique)
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Posté le: Sam Juin 13, 2015 12:50 Sujet du message: |
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Excusez moi du dérangement, mais ou puis je trouver l'épisode de l'évasion de notre pilote breton?? merci _________________ Horum omnium fortissimi sunt Belgae |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Juin 13, 2015 12:59 Sujet du message: |
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| Wil the Coyote a écrit: | | Excusez moi du dérangement, mais ou puis je trouver l'épisode de l'évasion de notre pilote breton?? merci |
Hé bien, des fragments de ses Mémoires évoquent sa dernière rencontre avec son père le 6 juin...
Et vous avez lu divers témoignages concernant sa rencontre les 6-7 mars avec Marianne Sullivan... Où elle fait allusion à cette "évasion" (ou plutôt à ce difficile voyage Paris-Toulon)...
Et où nous comprenons que Yvon n'a aucune envie de revenir en détails sur l'épisode.
Il fallait bien qu'il y ait de l'inédit dans la BD ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Wil the Coyote

Inscrit le: 10 Mai 2012 Messages: 1930 Localisation: Tournai (Belgique)
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Posté le: Sam Juin 13, 2015 14:24 Sujet du message: |
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ok merci, derniere chose, ou se trouve encore le texte ou lagadec va voir la guerrisseuse en nouvelle calédonie? _________________ Horum omnium fortissimi sunt Belgae |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Juin 13, 2015 15:28 Sujet du message: |
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Bon ! Parce que c'est toi !
22 novembre 1942
Nouméa – « J’embarque aujourd’hui pour les Etats-Unis. Mon ordre d’affectation porte la mention « Aéronavale embarquée ». Je vais donc me retrouver sur un porte-avions. Je me demande bien lequel, mais l’idée m’est sympathique.
Le lecteur attentif, se souvenant de la malédiction qui m’a poursuivi pendant deux ans sur des porte-avions français, anglais, américain et même japonais, se demandera sans doute pourquoi je ne suis pas terrifié. La réponse tient en un nom : Anne-Marie.
Le lecteur attentif, donc, se rappelle sans doute qu’Anne-Marie est l’infirmière qui s’était occupée de moi pendant mon hospitalisation. Attentif, mais aussi perspicace, le dit lecteur a deviné que nos relations ne s’étaient pas arrêtées là. Il comprendra donc que ma tendre amie ait prêté une oreille attentive à mes angoisses aéronavales, d’autant plus qu’elle s’était elle-même inquiétée en m’écoutant délirer au début de mon hospitalisation.
« Ah, lui avais-je dit en lui avouant mon anxiété à l’idée de me retrouver sur un porte-avions, si je pouvais demander à ma grand-mère, elle saurait quoi faire. » Gaëlle Lagadec, née Mahé, ma grand-mère, fille, petite-fille, sœur, épouse, mère et grand-mère de marins bretons, était experte en marine, mais aussi en religion et, oserai-je dire, en psychologie – elle savait tout des calvaires devant lesquels s’agenouiller, des églises où aller prier, des saints à qui adresser une supplique pour protéger du mauvais œil et lever les malédictions.
Anne-Marie m’avait regardé dans les yeux (nous étions tout près l’un de l’autre) et m’avait répondu : « Ta grand-mère est loin, mais je peux t’emmener voir la mienne. Pas celle de France, bien sûr, celle d’ici. » Ma douce amie était la fille d’un colon (on disait un Caldoche) et d’une indigène, une Canaque – une union alors peu fréquente, mais dont le fruit que je savourais était très réussi.
J’acceptai – j’aurais accepté n’importe quoi (surtout venant d’elle). Et quand je fis la connaissance de sa grand-mère, je fus tout de suite rassuré – bizarrement, il me parut qu’elle ressemblait à la mienne, malgré sa peau sombre et ses yeux noirs contrastant avec la pâleur et les yeux bleu clair de la Bretonne. La vieille dame, de son côté, se montra intéressée comme un pilote à qui on propose d’essayer un nouveau modèle d’avion – elle avait, disons, travaillé avec « de grands guerriers », disait-elle, ainsi qu’avec des marins, Canaques ou pas, mais c’était la première fois qu’elle avait affaire à un… disons à un patient « marin du ciel » (selon son expression). Avec l’aide d’Anne-Marie (car elle parlait fort peu le français), elle commença par m’interroger sur mon passé, avec une minutie qui eût fait honneur à un psychiatre de nos pays. Je lui racontai mes aventures et les naufrages des porte-avions sur lesquels j’avais posé le pied, mais chaque fois elle demandait : « Et avant ? Et avant ? ».
J’en vins finalement à un épisode non maritime, mais qui m’avait profondément marqué. Le 6 juin 1940, j’étais arrivé à Paris en compagnie de mon père et nous nous étions rendus au ministère de la Marine, place de la Concorde. Moi, je pensais recevoir une affectation dans une flottille de chasse sur le front – je fus quelque peu déçu : ce n’était plus à l’ordre du jour, j'étais prié d’aller voir au Bourget si on pouvait faire quelque chose de l’aspirant que j’étais. Mon père, lui, venait malgré son âge reprendre du service actif. De Brest, il avait su faire jouer des contacts bien placés qu’il avait conservés et il obtint l’affectation demandée.
En sortant sur la place de la Concorde, nous eûmes une discussion qui vira bientôt à la dispute. Mon père n’admettait pas que je continue à voir l’aviation navale comme l’arme de l’avenir et ne comprenait pas davantage que je ne place pas tous mes espoirs dans la nomination du vieux Pétain au gouvernement, déjà prévue par les journaux du matin. « Oh, cria-t-il, va au diable, toi et tes barcasses à pont plat ! ».
Au même moment, un fracas de tôles froissées nous interrompit. Une luxueuse automobile avait embouti un réverbère. D’instinct, avec de nombreux autres passants, nous avons été voir ce qui s’était passé, sans pouvoir faire grand-chose – ce n’est que le lendemain que j’ai appris que le corps sans vie emporté par les secours était celui de la fameuse comtesse de Portes. Mon père se tourna alors vers moi : « Cela suffit, j’ai un train à prendre pour Toulon ».
Je ne devais plus jamais le revoir – l’affectation qu’il avait obtenue était sur la Bretagne, qui allait connaître un an plus tard le sort funeste que l’on sait.
– C’est ça, a dit la grand-mère d’Anne-Marie, c’est ça !
Je ne voyais pas le rapport, mais après tout…
Deux nuits plus tard, quelque part dans les montagnes, assez loin de Nouméa, je participai à une longue cérémonie à laquelle je ne compris pas grand-chose. Il y eut des boissons étranges, des mélopées en canaque, des oiseaux fraîchement chassés et des poissons pêchés le jour même, et des armes – tout ce qu’il faut pour un pilote, un marin et un guerrier. Le lendemain, je dormis toute la journée. A mon réveil, j’étais guéri. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’en étais sûr, et l’avenir démontra que j’avais raison.
– Ne te fais pas tuer et ne m’oublie pas, me dit Anne-Marie en m’embrassant une dernière fois. Mais elle n’avait pas l’air inquiète – et l’avenir démontra qu’elle aussi avait raison. » (Y. Lagadec, op. cit.) _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hibernatus
Inscrit le: 03 Mai 2015 Messages: 14 Localisation: Région parisienne
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Posté le: Dim Juin 14, 2015 17:54 Sujet du message: |
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Eh bien, l'été va être long. Je ne tiens plus en place ! Est-ce indiscret de demander qui a participé à l'élaboration du scénario de la BD ?
| Paul a écrit: | Mieux ! Cela pourrait (je peux paraître fou), en plus de faire connaître la FTL au grand public, être une réponse à l'ouvrage de l'Américain Paxton en 73 qui dénonçait la collaboration, en imageant une France pendant la guerre de façon plus positive.  |
Ce n'est pas parce que nous nous régalons à imaginer l'histoire qui aurait pu (dû) être que nous devons oublier celle qui a été, aussi triste soit-elle. Les ouvrages de Paxton sur Vichy et la collaboration sont des travaux remarquables, qui ont beaucoup apporté à la connaissance de cette période. Robert Paxton a du reste toujours déploré qu'en France Vichy avait gagné le combat de la mémoire : en ce sens, cela ne m'étonne guère d'apprendre qu'il a apprécié les livres de la FTL.
Edit : L'accident de la comtesse de Portes a lieu en milieu d'après-midi, et dans la BD, on nous montre Yvon et son père attablés dans un restaurant. Ce n'est pas un peu tard pour déjeuner ? Oui, je sais, je pinaille, c'est juste un effet collatéral de la frustration que j'éprouve à devoir attendre plus de trois mois... |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Juin 14, 2015 18:21 Sujet du message: |
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Première question : j'ai conseillé J-P Pécau...
mais après le "lancement" du projet, il a largement volé de ses propres ailes.
D'où (deuxième question) la licence de l'adaptation qui montre les Lagadec en train de déjeuner (ce qui permet au père et au fils d'exposer leurs points de vue) et non devant l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, où le père a juste lancé quelques mots bien senti (l'essentiel de la conversation avait eu lieu ailleurs et même, en fait, à différents moments, les mois précédents).
Il faut reconnaître que, pour la clarté de la BD, c'est préférable. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Juin 14, 2015 18:56 Sujet du message: |
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Envisage-t-on une traduction de la BD en anglais? Cela permettrait de faire découvrir la TL au lectorat anglo-saxon, quitte, si le succès est au rendez-vous, à traduire les livres eux-mêmes ensuite. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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Thomas27
Inscrit le: 13 Avr 2013 Messages: 664 Localisation: Lyon
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Posté le: Dim Juin 14, 2015 19:09 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | Première question : j'ai conseillé J-P Pécau...
mais après le "lancement" du projet, il a largement volé de ses propres ailes.
D'où (deuxième question) la licence de l'adaptation qui montre les Lagadec en train de déjeuner (ce qui permet au père et au fils d'exposer leurs points de vue) et non devant l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, où le père a juste lancé quelques mots bien senti (l'essentiel de la conversation avait eu lieu ailleurs et même, en fait, à différents moments, les mois précédents).
Il faut reconnaître que, pour la clarté de la BD, c'est préférable. |
Connaissant un peu la BD et ayant collaboré à un projet récemment, oui je confirme que parfois il faut faire de gros changements pour s'adapter au support. Sinon, c'est généralement la cata car brouillon et incompréhensible...
Je pense que les fan hardcore de la FTL bondir plus d'une fois parce que "c'est pas comme dans le livre".
| Citation: | | Envisage-t-on une traduction de la BD en anglais? Cela permettrait de faire découvrir la TL au lectorat anglo-saxon, quitte, si le succès est au rendez-vous, à traduire les livres eux-mêmes ensuite. | Vu l'éditeur il y a de grandes chances. En plus la plupart des projets récent de Pécau ont été adapté (Jour-J, Le grand Jeu et même Empire il me semble). _________________ Ma boutique : https://www.redbubble.com/fr/people/Artof-ThomasD/shop?asc=u
Mes livres: http://www.amazon.fr/-/e/B0191PGYUE?ref_=pe_1805951_64028601 |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15568 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Juin 14, 2015 19:11 Sujet du message: |
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Tallandier envisageait au départ une traduction... mais le coût de la traduction est à supporter par l'éditeur primitif... Donc non.
Sauf si on trouve un traducteur TRES bon marché.  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Thomas27
Inscrit le: 13 Avr 2013 Messages: 664 Localisation: Lyon
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