| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 11090 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Jeu Oct 08, 2026 21:25 Sujet du message: |
|
|
@Casus, concernant le premier paragraphe ci-dessous, il y a deux passages dans le sujet Septembre 44 dans l'Atlantique du forum qui sont à revoir :
- le raid que j'avais signalé le 4 octobre sur le chantier Laksevaag de Bergen est finalement celui que je décris ci-dessous, avec les bons sous-marins victimes.
- au 20 septembre, dans l'Océan arctique, le U-437 coulé par le destroyer Whitehall est à remplacer par l'U-387.
xx août 1944
Bruno a la peau dure
Bergen – La grande ville portuaire du sud-ouest de la Norvège se retrouve une nouvelle fois victime de la guerre, alors que le pays a été relativement épargné jusqu’à présent.
Depuis la perte des bases françaises, de nombreux U-boots se sont repliés vers les bases norvégiennes, imposant des travaux d’agrandissement. À Bergen, l’énorme bunker Bruno vient d’être mis en service après quatre années de travaux, même s’il n’est pas totalement achevé. De nouvelles unités de DCA ont été installées et du personnel supplémentaire envoyé d’Allemagne, ainsi que des travailleurs forcés. Tout cela a fini par attirer l’attention des Alliés.
C’est donc le premier raid majeur, comprenant 47 Lancaster et 93 Halifax, escortés par 12 Mosquito, qui s’en prend à Bruno et aux docks voisins. Les bombardiers larguent plus de 600 tonnes de bombes, dont plusieurs touchent leurs cibles, mais aucune ne réussit à pénétrer le toit en béton armé du bunker. Néanmoins, deux sous-marins, les U-228 et U-735, sont coulés dans le chantier naval Laksevaag, tandis que deux autres, les U-92 et U-437, sont gravement endommagés au point d’être retirés du service. D’importants dégâts sont également infligés aux installations électriques et aux docks.
Par malheur, des destructions considérables frappent les alentours, causant la mort de près de 200 civils, dont 61 enfants et deux enseignants dans leur école. Il y a de nombreux blessés et beaucoup d’habitations détruites. Le retentissement dans le pays sera énorme, suite au témoignage des pompiers. Fallait-il bombarder une cible située à côté d'une école pour sauver des vies en mer ?
Du côté britannique, on ne se pose pas ces questions : il faudra frapper à nouveau, à coup de bombes « Tallboy », cette fois !
21 août 1944
Une dernière escarmouche
Nord-ouest de Bergen – La 8e flottille de destroyers (Z-35, Z-38, Z-39) a reçu l’ordre de rentrer en Allemagne, tant qu’elle dispose du mazout pour accomplir ce voyage. Le maintien de ces navires en Norvège ne présente plus aucun intérêt ; au moins, en Baltique, ils pourraient encore servir à quelque chose ! Les trois navires ont ainsi quitté Tromsø trois jours plus tôt.
Depuis plusieurs semaines, les côtes norvégiennes sont harcelées par tous les moyens, aériens, navals et sous-marins. Mis au courant de ce mouvement grâce aux interceptions Ultra, l’amiral Henry Moore, à la tête de la Home Fleet, a fait une rapide estimation des forces à sa disposition.
Si les navires allemands empruntent une route entre les îles et le littoral, comme la Kriegsmarine en a l’habitude, il sera préférable d’envoyer l’aviation, car ces eaux sont défendues par des champs de mines et des batteries côtières. Si, au contraire, ils tentent leur chance au large, de nuit et à grande vitesse, un affrontement naval classique serait logique, même si l’Amirauté juge cette éventualité moins probable. Un groupe de trois porte-avions d’escorte est bien en route vers la Mer de Norvège, mais les HMS Diadem et Ceylon de la 10e escadrille de croiseurs (vice-amiral Frederick Dalrymple-Hamilton) sont en meilleure position. Ils reçoivent donc l’ordre de patrouiller au large de Bergen. Toutefois, aucun destroyer ne pourra les accompagner, à moins de prélever ceux-ci sur l’escorte des porte-avions, ce qui n’est pas enviseable.
Contrairement aux attentes britanniques, le commandant de la flottille allemande a choisi d'emprunter l'itinéraire le plus rapide, au large. En toute fin de journée la veille, ses navires ont été repérés et attaqués par quelques avions en maraude, mais sans conséquences. Ils n’ont pas modifié leur route pour autant...
Peu après minuit, les deux croiseurs britanniques et les trois destroyers allemands se détectent au radar pratiquement en même temps. La mer est calme et la visibilité est bonne, les destroyers se trouvent à 35 milles au nord-ouest de Bergen, faisant route vers le sud. Leurs adversaires sont à une dizaines de milles d’eux, plein ouest.
Les deux groupes disposent d’un armement principal comparable. Au total, 9 canons de 152 mm et 8 de 133 mm côté britannique contre 10 pièces de 150 mm et 5 de 128 mm côté allemand ; l’affrontement peut paraître assez équilibré. Toutefois, les deux croiseurs disposent de vraies tourelles blindées, tandis que chez leurs adversaires, seuls la tourelle double avant des Z-38 et Z-39 fait jeu égal, le reste étant disposé en casemate ou derrière un simple bouclier.
Les deux croiseurs commencent par tirer des obus éclairants, puis virent au sud, prenant une trajectoire parallèle à celle des navires allemands et le duel s’engage. Les Britanniques prennent rapidement le dessus : le Z-39 est touché par sept obus de 152 mm, perdant sa tourelle avant et subissant des dégâts sérieux au niveau du compartiment des hydrophones ainsi que du poste de conduite de tir des torpilles. Des dizaines de marins sont tués ou blessés. Toutefois, sa vitesse n’est pas affectée. De leur côté, les Z-35 et Z-38 tentent de faire diversion en menant une attaque à la torpille à deux reprises, mais sans succès. Le premier est touché au niveau d’une cheminée et le second juste au-dessus de la ligne de flottaison.
Le commandant de la flottille allemande décide alors de jeter l’éponge et ordonne de mettre le cap au nord pour distancer l’ennemi. Une nouvelle salve de torpilles est lancée vers les croiseurs, tandis que des écrans de fumée sont déployés. Les navires britanniques réagissent immédiatement en virant à leur tour, trompant ainsi les torpilles, et la poursuite continue. Les destroyers allemands placent alors un obus sur chacun des croiseurs, sans faire trop de dégâts.
À pleine vitesse, les trois destroyers allemands surclassent leurs poursuivants de presque 5 nœuds et prennent progressivement de l'avance. Vers 2 heures du matin, ils entrent dans le champ d’action de plusieurs batteries côtières qui engagent leurs adversaires. Ces derniers n’insistent pas et entament leur trajet de retour vers Scapa Flow.
Au petit matin, la 8e flottille quitte le fjord où elle s’était réfugiée et fait escale à Bergen. Le Z-38 entre en chantier naval pour des réparations sur sa coque, malmenée par la course-poursuite, tandis que la tourelle détruite sur le Z-39 est rapidement démontée et le puits obturé par une simple plaque d’acier. Les Z-35 et Z-39 appareillent à nouveau tard dans la soirée, ils arriveront à Kiel cinq jours plus tard.
L’issue de cette bataille ne fit que des mécontents. Du côté de la Royal Navy, la décision de ne pas renforcer la 10e escadrille de croiseurs par des destroyers fut considérée comme une erreur, d’autant plus que les navires allemands avaient un avantage de vitesse assez net. La Kriegsmarine estimait quant à elle que les Zerstörer auraient dû chercher refuge dans les eaux côtières après avoir été repérés la veille par la RAF, une interception par des navires ennemis étant pratiquement inévitable.
25 août 1944
Vendredi noir
Lysefjord – Après la bataille navale au large de Bergen quelques jours plus tôt, la coque du Z-38 a été rafistolée et le navire a repris sa route vers le sud. Cette fois-ci, aucun risque n’a été pris et le navire s’est faufilé dans les nombreux fjords qui jalonnent la côte norvégienne, n’empruntant la haute mer lorsqu’il n’existait pas d’autre choix. La Résistance norvégienne ayant signalé l’appareillage du navire, la Royal Navy, déterminée à ne pas laisser le destroyer regagner l’Allemagne, a lancé des reconnaissances aériennes sur son probable trajet.
Tôt ce matin, le Z-38 s’est dirigé vers le Lysefjord, à proximité de Stavanger, pour passer la journée à l’abri. Malheureusement, le pilote commet une erreur de navigation à l’entrée du fjord, à hauteur de l’île de Bergsholmen. L’arrière du navire racle le fond rocheux, son arbre et son hélice tribords sont endommagés. La Kriegsmarine réagit rapidement : deux remorqueurs sont dépêchés de Stavanger et toutes les unités de la région sont sollicitées pour fournir de la DCA, pendant que des réparations d’urgence seront effectuées, avant de ramener le destroyer au port qui n’est qu’à quelques dizaines de miles. En attendant, le Z-38 se traîne plus en avant dans le fjord, sous l’imposante falaise du Preikestolen, qui culmine à plus de 600 mètres au-dessus des eaux.
En fin de matinée, un Mosquito a repéré un remorqueur se dirigeant vers le Lysefjord et aperçoit bientôt le Z-38 immobilisé. Escortés par une dizaine de Mustang, une trentaine de Beaufighters issus de quatre squadrons basés en Ecosse sont chargés de couler le destroyer ennemi. La moitié des appareils sont équipés de roquettes, les autres de mitrailleuses en plus de leurs canons de 20 mm. Mais l’affaire s’annonce délicate, car l’attaque doit être menée contre un navire se trouvant dans un fjord très resserré, peu favorable aux manœuvres des avions. Sur le Preikestolen et la rive opposée, plusieurs sections équipées de mitrailleuses achèvent leur installation.
Le raid arrive sur l’objectif dans le milieu de l’après-midi, accueilli par les tirs nourris de la Flak venant des navires et des falaises. De plus, les appareils alliés sont coiffés par douze Bf 109 G du JG 5, qui n’hésitent pas à plonger dans la mêlée au mépris de la DCA. La plus grande bataille aérienne au-dessus de la Norvège sera bientôt surnommée « vendredi noir » par les pilotes alliés rescapés. Les chasseurs allemands abattent deux Beaufighters et un Mustang, en échange de quatre des leurs. Sept Beaufighters sont abattus par la Flak et deux autres se poseront sur le ventre à leur retour à Dallachy. Quatorze aviateurs alliés sont tués et quatre faits prisonniers.
Du côté allemand, un des remorqueurs est coulé, tandis que le Z-38 et un Vorpostenboote sont légèrement endommagés, avec quelques pertes parmi les marins. Le destroyer, après des réparations à Stavanger, rejoindra l’Allemagne quelques jours plus tard.
La décision de l’Amirauté d’ordonner l’attaque du Z-38 et son escorte dans des conditions difficiles, alors qu’à Stavanger se trouvaient d’autres cibles, sera vivement critiquée. Ces lourdes pertes vont conduire à donner la priorité aux navires marchands par rapport aux navires de guerre. Une autre escadrille de P-51 sera affectée à la protection des avions d’attaque contre les chasseurs allemands.
La falaise du Preikestolen :
D'autres images ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Preikestolen
Ça vaut le détour, même si vous avez le vertige, ce qui est mon cas. Je n'en menais vraiment pas large...
xx septembre 1944
Mêmes les écoles vont au front
Egersund – Six S-boot de la première flottille-école arrivent en provenance d’Allemagne, avec leur navire de soutien. Ils seront chargés de couvrir le trafic transitant par le Skaggerak, tout en achevant leur entraînement opérationnel. En Baltique, la situation critique impose de la même façon l’envoi au front des élèves navigants de la deuxième flottille-école, encore incomplètement formés. _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 12084
|
Posté le: Jeu Oct 08, 2026 21:55 Sujet du message: |
|
|
Je trouve un peu bizarre que les trois destroyers allemands n'aient pas de nom. Ce ne seraient pas plutôt des torpilleurs? L'avis des marins? _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16026 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Oct 08, 2026 22:13 Sujet du message: |
|
|
| loic a écrit: | @Casus, concernant le premier paragraphe ci-dessous, il y a deux passages dans le sujet Septembre 44 dans l'Atlantique du forum qui sont à revoir :
- le raid que j'avais signalé le 4 octobre sur le chantier Laksevaag de Bergen est finalement celui que je décris ci-dessous, avec les bons sous-marins victimes.
- au 20 septembre, dans l'Océan arctique, le U-437 coulé par le destroyer Whitehall est à remplacer par l'U-387. |
Vu. OK.
@ Anaxagore - nos marins n'y peuvent rien, ces trois destroyers n'ont pas reçu de nom propre ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2944 Localisation: Mittlemeerküstenfront
|
Posté le: Ven Oct 09, 2026 00:06 Sujet du message: |
|
|
Bonsoir,
Seuls les 22 premiers destroyers de la KM ont eu un nom en plus de leurs repères de coque Z 1 à Z 22. Les suivants, Z 23 à Z 45, n'ont porté que leurs repères.
Il en est deux même pour les torpilleurs, les 12 des programmes 1923 et 1924 ont portés des noms, six oiseaux et six fauves, Tandis que ceux des programmes 1935 à 1944 n'ont eu que desrepères de coque.
Les dragueurs des programmes 1935 et 1940 n'ont eu ques repères de coque.
@Loïc, dans l'artillerie embarquée, on a des pièces non protégées, sous masques ou en tourelles. La seule pièce avec bouclier est le 20 mm Oerlikon des navires alliés.
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5658 Localisation: Thailande
|
Posté le: Ven Oct 09, 2026 05:16 Sujet du message: |
|
|
La pratique de donner des noms en plus des numéros aux navires plus petits que les croiseurs est une nouveauté dans la marine allemande. Ce n'était pas le cas dans la marine impériale. Les nouveaux destroyers construits au milieu des années 30 ont reçu le nom de « héros navals de la Grande Guerre», qui ne devait pas être si nombreux. On peut penser que l'imagination a fini par faire défaut à l'état-major de la Kriegsmarine.
"la 10e escadrille de croiseurs ". Il me semble qu'en français, on parle plutôt de division de croiseurs. En anglais, on parle de "Squadron", dont la traduction en français serait "Escadron", mais avec connotation hippique assez incongrue. Le mieux serait peut-être de laisser l'appelation anglais "10th Cruiser Squadron"? _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1771 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Ven Oct 09, 2026 06:30 Sujet du message: |
|
|
…
xx août 1944
Bruno a la peau dure
Bergen – La grande ville portuaire du sud-ouest de la Norvège se retrouve une nouvelle fois victime de la guerre, alors que le pays a été relativement épargné jusqu’à présent.
Depuis la perte des bases françaises, de nombreux U-boots se sont repliés vers les bases (à supprimer ?) norvégiennes, imposant des travaux d’agrandissement. À Bergen, l’énorme bunker Bruno vient d’être mis en service après quatre années de travaux (ans de chantier ?), même s’il n’est pas totalement achevé.
…
21 août 1944
Une dernière escarmouche
Nord-ouest de Bergen –
…
Toutefois, aucun destroyer ne pourra les accompagner, à moins de prélever ceux-ci sur l’escorte des porte-avions, ce qui n’est pas enviseable (envisageable).
…
Leurs adversaires sont à une dizaines (dizaine) de milles d’eux, plein ouest.
…
Toutefois, les deux croiseurs disposent de vraies tourelles blindées, tandis que chez leurs adversaires, seuls (@Casus, vérifier l’accord : seul/seule/seules ?) la tourelle double avant des Z-38 et Z-39 fait jeu égal, le reste étant disposé en casemate ou derrière un simple bouclier.
…
Les destroyers allemands placent alors un obus sur chacun des croiseurs, sans faire trop de dégâts.
À pleine vitesse, les trois destroyers allemands (bâtiments nazis ?) surclassent leurs poursuivants de presque 5 nœuds et prennent progressivement de l'avance.
…
25 août 1944
Vendredi noir
Lysefjord –
…
Malheureusement, le pilote (timonier ? que nos marins confirment, SVP ) commet une erreur de navigation à l’entrée du fjord, à hauteur de l’île de Bergsholmen.
…
Les chasseurs allemands abattent (descendent) deux Beaufighters et un Mustang, en échange de quatre des leurs. Sept Beaufighters sont abattus par la Flak et deux autres se poseront sur le ventre à leur retour à Dallachy.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 11090 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Ven Oct 09, 2026 07:23 Sujet du message: |
|
|
| Capu Rossu a écrit: | | @Loïc, dans l'artillerie embarquée, on a des pièces non protégées, sous masques ou en tourelles. La seule pièce avec bouclier est le 20 mm Oerlikon des navires alliés. |
En plus, tu me l'avais déjà expliqué
Merci pour la relecture. _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|