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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14109 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mer Sep 30, 2026 22:51 Sujet du message: |
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| Citation: | | La fin approche. |
_________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 12095
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 08:14 Sujet du message: |
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Ouais, et elle va pas être du genre crépuscule des dieux mais plutôt pétard mouillé ou gros pouët lorsque tous les nazis font faire la course pour se réfugier en Espagne ou en Amérique du Sud. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4523 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 08:23 Sujet du message: |
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| Archibald a écrit: |
Le cauchemar croate est à peine terminé, on rempile déjà avec les slovènes... on s'ennuie jamais dans les balkans. |
Pour les Balkans et leurs haines cuites, recuites et re-recuites, on pense à Talleyrand (lui parlait des Bourbons) : "Ils n'ont rien oublié et ils n'ont rien appris"  _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16027 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 09:31 Sujet du message: |
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7 septembre – La campagne des Balkans
Agreement – Clearance : Pour de bon
Nord de la Croatie – La 1ère Brigade Blindée grecque (Socrates Demaratos) repart en direction du nord depuis Križevci – son camp de base principal, où se regroupent l’ensemble détachements qui s’étaient dispersés à la recherche des fuyards allemands ou croates. Désormais assez forte pour avancer – de son point de vue, car dans les faits, elle l’a toujours été ! – l’unité commence à progresser vers les massifs des Kalnik et de l’Ivanščica, pour sonder les positions allemandes. En chemin, elle prend possession en chemin du camp de Gornja Rijeka, un ancien camp de concentration oustachi pour femmes et enfants serbes, communistes ou juifs, abandonné après une épidémie de typhoïde en août 1942 et reconverti depuis en centre de transit improvisé. Il n’y a hélas plus rien à cet endroit depuis des mois – sinon des souvenirs de douleur et des morts.
Face à pareil adversaire, les pauvres 297. ID (Otto Gullmann) et 2. GebirgsJäger (August Krakau), épuisées et amaigrie, sont bien esseulées. Surtout que Demaratos dispose sur sa gauche du puissant soutien de la 192e DIA (Paul Jouffrault), à Breznički Hum, elle-même relayée par le 4e RST (colonel Georges Guillebaud), sur son arrière à Bisag. Et tout ce monde de commencer déjà à tâter les défenses allemandes.
Quant au 2e GTM (Augustin Guillaume), il avance carrément vers Marija Bistrica en coupant droit à travers le massif des Medvednica – c’est un terrain idéal pour les tabors, alors pourquoi se gêner ? Le 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) et le 6e Corps “Slavon” (Mate Jerković, Otmar Kreacic) affichent la même confiance. Ils achèvent donc leurs tâches de nettoyage en remontant peu à peu à la suite des Français, avec le 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski), qui se trouve encore à l’est, vers Križevci.
Croatie centrale et région de Zagreb – Les deux armées AVNOJ déferlent toujours sur la Croatie. A Belgrade – enfin, officiellement : dans les faits, les projets titistes sont plus souvent bâtis à Banja Luka ou à Zagreb ces temps-ci – un nouveau plan a été dressé. La 2e Armée AVNOJ (Peko Dapcevic, Mijalko Todorović, Savo Drljević), plus forte, mieux rodée et avec l’ensemble des unités “de choc” ou “Prolétariennes”, doit monter vers Celje, Maribor voire la frontière allemande (allez !). Il semble que certains membres du gouvernement affichent un très grand intérêt pour la région de Klagenfurt. La 1ère Armée AVNOJ (Koča Popović, Blazo Lompar, Ljubo Vuckovic), elle, va sécuriser la Slovénie jusqu’à l’Italie – et (surtout, peut-être) gérer en passant la question italienne.
Les troupes titistes commencent ainsi à se scinder entre Save et Krka. Le 12e Corps “de Voïvodine” (Danilo Lekic “Spaniard”, Stefan Mitrović) et le 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin) prennent la tête vers l’est, en remontant la Krka. Le 2e Corps de Choc (Radovan Vukanović, Mitar Bakić) et le 5e Corps “Bosniaque” (Slavko Rodić, Velimir Stojnic), eux, vont prendre le relais de Vladimir Matetić et Franjo Herljević le long de la Save, en attendant le 1er Corps Prolétarien (Pero Kosorić, Mijalko Todorovic) et le 3e Corps Prolétarien (Kosta Nađ, Osman Karabegovic) – lesquels rallieront bien un jour !
La Brigade Blindée Fraternité (Vojislav Voja Radić), elle, parait plus disposée à appuyer la 1ère Armée que la seconde –la plupart de ses blindés lourds – SAV-42 et T-34 – poursuivent jusqu’à Novo Mesto. Normal : on ne va pas engager ces gros engins vers les Alpes, non ?
La 1ère Brigade Blindée Unité (colonel Milutin D. Stefanović), de son côté, n’obéit bien sûr – bien sûr ! – qu’à la 1ère Armée grecque (Alexandros Othonaios). Et les projets de celle-ci concernent justement les Alpes, pas l’Italie. Laquelle relève exclusivement des armées autochtones, ce qui est parfaitement logique ! D’ailleurs, qu’est-ce qui pourrait mal se passer là-haut ? La brigade royaliste oblique donc vers le nord, à Krško, avec la 3e Brigade de Montagne (colonel Thrasyvoulos Tsakalotos) et la 1ère DI (Vasileios Vrachnos), c’est-à-dire le 1er Corps d’Armée grec (Lt-général Giorgios Kosmas). Comme quoi le scindement titiste est si logique qu’il se retrouve aussi chez les Grecs.
………
« La campagne de Yougoslavie n'a pas été la balade champêtre que certains décrivent parfois avec le mépris de l’ignorance. Foin de supériorité matérielle avérée et autres batailles “gagnées d’avance”, elle a été dure, violente et a coûté particulièrement cher, notamment au royaume de Grèce : 25 à 35 000 morts et une dizaine de milliers de blessés graves.
C’était beaucoup pour un pays qui avait déjà tant souffert et qui ne tirerait, au surplus, plus aucun bénéfice des combats. Cela ne pouvait être qu’influencer la décision finale de retrait prise par le Régent, certes en concertation avec les autorités alliées. La majorité des troupes hellènes allaient enfin rentrer chez elles, tandis qu’on approchait de la frontière allemande. Mais la majorité seulement – tout le monde n’en avait pas fini avec l’armée du Reich. Certains iraient même jusqu’au bout. »
(Robert Stan Pratsky, La Libération de la Grèce et des Balkans, Flammarion, 2005)
Agreement – Union : Diversion sur l’Adriatique
Nord de la Croatie et est de la Slovénie – La 162. ID (Ralph von Heygendorff) et la 11. Gebirgs-division der SS Handschar (Desiderius Hampel), essorées, ont pourtant passé la nuit à remonter la Save, dans une atmosphère de déroute et de fin imminente difficile à décrire. Ayant perdu une grande partie de leurs d’effectifs et presque toute leur cohésion, les deux unités, épuisées, parviennent néanmoins à Celje en fin de journée. La SS-Freiwilligen PzGr Brigade Nederland (Helmut Scholz) n’est pas loin derrière, vers Laško, accompagnée, peut-on dire, par la 104. Jäger (Hartwig von Ludwiger) et de la 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz). Elles n’ont pas été (trop) chaudement poursuivies par le 10e Corps “de Zagreb” (Vladimir Matetić, Ivan Šibl) et la 38e Division “de Bosnie orientale” (Franjo Herljević, Rados Raicevic) – ces unités sont retenues par un immense territoire à libérer et une foule de contingences. Du coup, il ne reste que 25 kilomètres jusqu’à Missling (Mislinja), première “localité-bouchon” entre le massif des Alpes kamniques et celui du Pohorje. Autant dire que, par ici, les troupes de l’Axe sont sorties d’affaire ! Plus ou moins…
C’est un fait : pour l’heure, ce secteur n’intéresse pas les Alliés – enfin, pas beaucoup plus que la veille. De toute façon, il est désormais évident que le dispositif de l’Axe n’a plus aucune cohérence. Et pas davantage d’objectifs d’ailleurs, sinon celui de fuir vers le nord. Les Alliés regardent donc toujours vers l’ouest : l’Italie pour les uns, Ljubljana ou Trieste pour les autres.
En tête de la vague, le Groupement blindé Sud (Periša Grujić) et la 7e Division Banija (Vojislav Djokic, Kluro Kladarin) approchent de Škofljica, menaçant le flanc des forces de l’Axe encore en retraite dans le secteur. Par ici, il s’agit surtout de la Domobranci slovène – démotivée, mal armée, en sous-effectifs, elle ne fait pas long feu.
Toutefois, c’est la 5e DI grecque (Georgios Stanotas) qui a l’honneur de rentrer la première dans la capitale slovène – sans doute parce que la Garde nationale locale s’y est assez peu opposée, bien plus préoccupée qu’elle est de tenter de faire barrage aux Collectivistes venant de l’est ! Mais comme on peut s’en douter, les Hellènes s’intéressent assez peu aux subtilités locales – en tout cas, bien moins qu’à la poursuite de la 264. ID (Otto Lüdecke), qui approche de Krainburg [Kranj], sous les Karawanken. Ou au destin de la 173. ID (Hermann Fischer) – qui semble bien partie pour s’échapper, contre toute attente, en passant de Postumia à Oberlaibach [Vrhnika], tout près d’ici… si les mâchoires du piège qui se referme sur sa gauche comme sur sa droite lui laissent une chance.
Et le régime de la Carniole s’effondre, tandis que la 39e Division “de Bosnie” (Vojo Todorovic Lerer, Pavle Goranin) entre à son tour dans Ljubljana en tête du reste du 4e Corps “Croate” (Ivan Gosnjak, Veeslav Holjevac).
Revenons un peu plus à l’est. Dans le triangle Škocjan-Oštrc-Krško, la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić) ratisse le terrain avec une cruauté et une vigueur terrifiantes. Coincé entre ces repentis, la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas) – qui commence à remonter la Save – et la masse des troupes venues de Zagreb, les survivants de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) n’ont absolument aucune chance.
Après la guerre, les avis sur les événements qui se déroulent ici divergeront… D’aucuns diront que les SS slovènes ont réussi à se disperser. D’autres qu’ils ont lutté jusqu’à la mort, n’ayant aucun quartier à espérer. Certains expliqueront que les titistes avaient sans doute quelques comptes à régler avec ces Slovènes en particulier, surtout après l’opération Vollmont et l’affaire des monts Žumberak, où leurs camarades faisaient au même moment de terribles découvertes. Tout cela est possible, et ces hypothèses ne sont même pas contradictoires. Cependant, un fait demeure : sur les 1 500 hommes qui composaient l’unité début septembre, moins de 300 se retrouveront en camp de prisonniers. La plupart avaient d’ailleurs été pris par les Grecs. Et le chef de la Karstjäge, Herr Doktor Hans Brandt, n’est pas de ceux-là.
………
Rijeka (dite aussi Fiume…) – La prise de la cité par les forces de l’AVNOJ – le 13e Corps “Serbe” (Radivoje Jovanovic, Vasilije Smajević), vite relayé par des éléments de seconde ligne et surtout par l’OZNA – est suivie par une véritable mise en coupe réglée de la ville pour faire la chasse à tous les « Italiens », c’est-à-dire aux notables favorables à l’irrédentisme latin (22). Cette action est certes bien plus… ordonnée que ce fut le cas à Zara – enfin, à Zadar. Mais elle n’est pas moins violente. En vérité, il semble que les titistes aient appris de leurs erreurs – ils ont gagné en rapidité comme en efficacité ! Et cette fois, il n’est personne à des kilomètres à la ronde pour les arrêter.
Les deux divisions de Vuckovic, elles, reprennent la route de l’ouest, vers Abbazia (Opatija) – ses plages, ses magnifiques villas impériales (23)… et ses routes menant à Pinguente et Pisino, en plein cœur de l’Istrie. Du côté des officiers les mieux informés – ou les plus réveillés – on craint que ce ne soit qu’un début, notamment pour les innombrables réfugiés en fuite vers le nord ou l’ouest.
………
Au nord de Fiume – Les malheureux garibaldiens pratiquement chassés de Fiume – heu, de Rijeka – n’ont pas de chance ! Remontant vers le nord à la recherche de camarades, ils tombent sur le flanc… de la 5e DI grecque, elle-même à la poursuite des Allemands de la 173. ID. Les Grecs de Georgios Stanotas n’ont pas d’instructions particulières sur la manière de traiter ces miliciens. En revanche, ils ont un compte à régler avec les Italiens en général – une histoire qui n’a que trois ans, mais qui est déjà très sanglante… Les Partisans italiens sont donc repoussés sans ménagement hors du secteur militaire, vers Divaccia et Trieste – soit les positions de la RSI. Mais elles seront bientôt sous contrôle britannique ! Alors…
En attendant, l’information remonte, cahin-caha, vers Trieste, justement. Et pas forcément par les communistes, d’ailleurs. Non, plutôt par les multiples colonnes de réfugiés qui errent dans la région…
Agreement – Concord, Union, Clearance : La faute à qui ?
Schloss Eggenberg (Graz) – Herr Feldmarschall Rommel se voit contraint de faire le bilan de ces derniers jours, avant que Berlin accepte enfin sa brillante suggestion d’un repli sur les Alpes. Sans surprise, il est catastrophique. Sans même parler de la 14. Armee, qui s’en tire, et c’est paradoxal, avec plutôt moins de dégâts que les autres – “seulement” quatre divisions d’infanterie perdues, les autres formations de l’OB Donau ont gravement souffert.
La 12. Armee de Löhr ? Trois divisions rayées des cadres, quatre autres rudement molestées. Sur les dix unités de départ, cela fait presque 50 % ! La 2. SS-Gebirgs-Armee de feu Krüger ? L’équivalent de cinq divisions ou brigades détruites sur les douze qui composaient cette armée quinze jours auparavant, avec en sus un Obergruppenführer tué ! Et sans compter les Croates, bien sûr – ne jamais compter les Croates, c’est l’évidence enfin.
Autre évidence : l’ordre de bataille du HG E, à la fois fragmenté et inefficace – cette foule d’unités ad-hoc héritées du Bandenbekämftung ! – est mort. Il faut tout reprendre à zéro… mais avec finesse, sans rien paraitre céder et surtout, sans doute, sans davantage de moyens. Au pire, Rommel soufflera à l’OKH la possibilité d’une fusion entre 14. Armee et la 2. SS-Gebirgs-Armee – sous l’égide de l’Ordre noir tant qu’à faire, cela fera plaisir à Himmler, qui l’appuiera peut-être contre Gudérian.
Troisième évidence, toujours du point de vue de Rommel – mais que Lothar Rendulic n’ira pas contredire : le maréchal n’a pas été battu en rase campagne. Il a dû composer avec un héritage impossible, tout en étant contraint par une défense statique l’ayant empêché de manœuvrer. D’ailleurs, pour manœuvrer, il faut une masse de manœuvre – appelée aussi réserve. Rommel disposera bientôt à nouveau d’un pareil outil. Il y travaille, c’est bien le sens de son plan.
En résumé, le Renard n’a pas été défait, c’est évident. On l’a simplement placé dans une position où il lui était absolument impossible de gagner.
Guerre aérienne – Les affaires continuent
Au-dessus des Balkans – Le retour des orages sur l’Adriatique et la Slovénie limite aujourd’hui quelque peu le massacre des forces de l’Axe en retraite. Dans la 1ère Division aérienne du général Vallin, on en profite pour réviser les moteurs et poncer les roquettes. Ce n’est que partie remise…
Du reste, les orages à l’ouest n’empêchent pas la 81e EB yougoslave, partie de la région de Belgrade, de suivre le Danube en longeant les nuages jusqu’à Varaždin et Čakovec, pour s’en prendre aux voies de communication allemandes. Une action parfaitement gratuite, vu l’état de ce qui se trouve en bas. Un Mitchell est endommagé par la DCA. C’est peu. Trente tonnes de bombes labourent les routes que les Allemands tentent d’emprunter. C’est beaucoup.
Une urgence pour la flottille partisane
Rijeka (ex-Fiume) – La flottille des Partisans prend ses nouveaux quartiers dans le grand port dévasté, sous le commandement de son chef historique, le (nouveau) général Josip Černi (24). Celui-ci fait le compte de ses forces : des embarcations légères, plusieurs vedettes italiennes récupérées grâce aux Alliés, divers esquifs renfloués, un “navire amiral” – le NB-1 Partizan. C’est peu. Mais étant donné les forces navales de l’Axe en Adriatique – il n’en est plus – c’est largement suffisant. Une longue période de calme et de remise en ordre s’annonce… ou presque.
Prolongeant ses rêveries en direction de l’ouest, Belgrade vient en effet d’ordonner à Černi la mise sur pied d’un détachement terrestre pour « débarquement rapide » à Pula (et pas Pola). Après la victoire de Krk, ça devrait être de la rigolade !
Forces spéciales alliées
Mosquito Lake
Szigliget – Un bruit de moteur va s’estompant tandis qu’un esquif s’éloigne vers la rive sud du lac Balaton. Silence. Bruit des vagues, cris des hérons pourprés sur le bord, tandis que volent au-dessus quelques busards des roseaux dans la faible lumière du jour qui finit de tomber. La lune monte, dans son dernier quartier… Silence à nouveau. Tout au plus entend-on vaguement un clapot plus fort que d’habitude sur la berge – à condition d’être surhumainement attentif. Mais là-bas, à l’ombre des joncs, il y a bien des hommes, qui abattent en silence des canots gonflables.
La Danubian Strike Force lance sa première grande campagne de renseignements, préalable à Epsom, bien sûr. Certes, Richard O’Connor et ses hommes l’ignorent… officiellement. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces ! Une quarantaine d’hommes, vêtus pour partie d’uniformes allemands ou hongrois – pourquoi pas… – se divisent ainsi rapidement en six groupes, plus une section de commandement. Direction : l’ouest ou le nord-ouest.
Hongrie écrasée
La saison américaine (oubliée)
Ouest de la Hongrie – L’USAAF frappe à coups redoublés l’Autriche et ce que le Reich possède encore de Hongrie. Les raffineries, les aéroports, les usines, les gares… absolument tout y passe. Dans ce contexte de supériorité ennemie absolue, les Pumas sont incapables de dépêcher le moindre intercepteur. Le moindre appareil, dès qu’il roule sur la piste, devient en effet la cible de flights entiers de Mustang, qui rôdent impunément dans les cieux à la recherche d’une cible à mitrailler en plongeant à travers la Flak…
Notes
22- Ce qui n’inclut pas le prolétariat des chantiers navals, très travaillé par le PCI, donc favorable aux titistes. Différence aggravée par le fait que les bourgeois des instances dirigeantes étaient presque tous très compromis avec le défunt régime mussolinien !
23- Opatija était une station balnéaire très chic de l’empire austro-hongrois.
24- Faute d’avoir officiellement une arme navale, l’AVNOJ ne peut ou ne veut pas prétendre nommer des amiraux – et de toute manière, les marins forment une caste à part, réputée pointilleuse et avec ses traditions propres. Mais ça viendra…
A suivre… |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16027 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 09:54 Sujet du message: |
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Hongrie conquise
Noces de coton
Pècs – Deux semaines après la mise en place des autorités hongroises de collaboration avec l’armée britannique, il est l’heure d’un premier petit bilan – fort préliminaire ! – de l’action des Közigazgatási Kirendeltség. Sans surprise, celui-ci est globalement positif. Avec surprise, il est même extrêmement positif. Car, sans aller jusqu’à parler d’un retour à la prospérité d’avant-guerre, chacun doit convenir que les campagnes sont sûres et l’ordre respecté. La nouvelle police du lieutenant-général Vilmos Rőder, quoiqu’encore en expansion et en formation, bien sûr, dispose visiblement d’une autorité et d’une assise institutionnelle suffisante. Elle est appuyée en cela par les multiples fonctionnaires et notables régionaux, qui mettent tous à profit leurs contacts, ressources et influence pour le bien commun. Les généreux subsides du service de secours du Père Béla Varga font le reste…
En vérité, c’est une affaire qui marche. Les Magyars ont l’habitude des envahisseurs, ce sont donc des gens pragmatiques. Et c’est aussi que les Hongrois de l’Ouest – comme on commence à les appeler (25) – sont depuis longtemps tournés vers l’Europe. L’Autriche, bien sûr. Mais on peut aller chercher des amis plus loin, surtout quand on a peur d’être livré aux Soviétiques !
A ce propos, de détestables rumeurs parlent de masses de civils fuyant la périphérie de Budapest, qui serait livrée au pillage. Ces réfugiés tenteraient d’atteindre le Danube. La plupart auraient été repoussés par les forces yougoslaves du général Mihailovic – en théorie… Car dans les faits, les Alliés manquent de moyens pour cela – ils n’ont certes pas les effectifs et les méthodes des Soviétiques, qui semblent, de leur côté, fort préoccupés par le sujet. Et même si les instructions données au 1er Corps du général Brasic sont sans ambiguïté, les Serbes royalistes ne vont pas agir de concert avec les Rouges. Ils organiseraient bien plus volontiers des aires d’accueil pour certains réfugiés remontant du sud. D’où une relative fluidité dans ces transferts de population, fluidité qui ne durera sans doute pas, hélas.
Mais pour l’heure, la zone occupée par les Britanniques en Hongrie semble peu à peu devenir une espèce d’aimant pour tout ce que le pauvre royaume compte d’égarés, de désespérés… ou pour tous ceux qui ont encore assez de ressources pour aller tenter leur chance ailleurs. A l’exact opposé de la zone soviétique, laquelle agit évidemment tel un parfait repoussoir.
Croatie libérée (ou conquise ?)
Quelqu’un devra payer
Monts Žumberak – La reprise de l’ancienne redoute titiste est évidemment l’occasion pour les survivants des 7e et 9e Corps “Slovènes” de revenir sur leurs glorieux champs de bataille passés. En tête, Jože Brilej, le sauveur de Randolph Churchill, à son tour sauvé par les Alliés, quel beau symbole pour les Actualités !
Les Partisans espèrent bien retrouver dans l’une ou l’autre planque des camarades cachés dans les forêts. Ils en trouveront… parfois. Mais ils feront bien plus souvent des découvertes absolument terribles. Durant les féroces combats pour ces sommets boisés, les fascistes ont fait un nombre significatif de prisonniers, parfois blessés. Et il semble bien qu’après interrogatoire, ils s’en soient… débarrassés, par des moyens aussi divers que définitifs. C’est bien simple, on retrouve des fosses communes ou des cavités pleines de cadavres tous les kilomètres. A Jazovka, la grotte locale (40 mètres) est remplie de corps, exécutés ou possiblement jetés vivants dans le gouffre (26).
La recherche et le tri des morts seront longs. Le deuil – impossible. Surtout pour les très nombreux disparus, jamais retrouvés ou non identifiés. La plupart des dépouilles finiront rassemblés dans le cimetière militaire de Budinjak. Évidemment, le Royaume retrouvera les responsables – tels l’effroyable Fritz Neidholdt, exécuté bien plus tard à la suite des procès de Sarajevo. Mais pour l’heure, les “mercenaires” de la Karstjäger, plus proches et fort occupés à tenter de s’échapper en contrebas des monts, ne tarderont pas à payer pour tout le monde, et le juste prix. C’est que les informations circulent très vite, quand le commandement le souhaite (27)…
Jour de triomphe
Palais Blanc (domaine royal de Dedinje, Belgrade) – S’inquiétant de rester sur la touche alors que triomphe l’armée yougoslave – son armée, puisqu’elle est désormais unie ! – le roi Pierre II juge opportun et pertinent de se rendre dans les meilleurs délais à Zagreb. Puisque la ville est enfin revenue dans le giron royal ! Officiellement, ce sera pour tendre la main aux anciens mutins, dans un bel esprit de reconstruction de la nation. Dans les faits, cela risque d’être interprété un peu différemment – c’est d’ailleurs, bien sûr, le but recherché. La politique des Balkans a de ces subtilités…
Slovénie plus ou moins occupée
Sauve qui peut
Ljubljana – Après s’être un bref moment – une nuit à peine, et encore – à se bercer d’illusions sur la survie de son régime (et d’abord sur sa propre importance), le général Leon Rupnik n’attend pas d’entendre tonner le canon yougoslave ou grec pour prendre la grande décision qui s’impose !… Il fiche le camp et disparait vers le nord et le Reich avec quelques proches.
Le chef de sa Garde nationale, Franc Krenner, préfère se rendre sous une fausse identité aux forces de Georgios Stanotas. Quant à Vuk Rupnik (le propre fils du général !), il choisit de disparaitre dans les montagnes, refusant toutefois de se joindre aux ignobles cosaques de von Pannwitz – lesquels ont fait tant de mal durant leur pourtant si bref séjour. S’il le souhaite… De toute façon, désormais, son sort ne concerne plus la Slovénie (appendice 8).
Au même moment, Edvard Kardelj apprend dans sa planque la nouvelle de la chute de “sa” capitale. Et il ne sera pas long à rappliquer, avec toute sa neuve équipe gouvernementale.
Hongrie soumise
Sauver les meubles
Monastère bénédictin de Kőszeg (Hongrie) – Les gardiens de la Szent Korona ne sont pas exactement les personnalités les mieux informées d’Europe occupée. Et encore moins les plus influentes. Mais ils ne sont pas sourds, aveugles ou muets. Les barons Albert Radvánszky et Zsigmond Perényi voient donc bien que leurs agréables hôtes allemands passent de plus en plus vite dans les alentours, et pas forcément en direction de l’est. Dans les cieux, on ne voit plus guère de croix noires, ni hongroises…
D’après les rumeurs de la région, les deux Magyars savent que le front n’est plus désormais qu’à 100 kilomètres. Peut-être moins. On prétend même que Zagreb et Venise seraient tombées. C’est bien, certes. Mais du point de vue hongrois, cela laisse la désagréable impression que les Alliés occidentaux s’éloignent de leur monastère… Or, aujourd’hui comme hier, le temps presse. Dans l’incertitude et la préoccupation, Radvánszky et Perényi échafaudent donc un plan des plus précaires qu’ils appliqueront néanmoins dès que possible, c’est-à-dire sitôt visibles les prémices de l’inévitable effondrement final.
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Poursuite
Sur la route de Breznički Hum (comitat de Varaždin) – « L’escadron progressait comme la division – rapidement, et sans plus rencontrer de véritable résistance. Cela faisait déjà plusieurs jours que plus rien ne s’opposait à nous, hormis des fuyards ou des déserteurs. Quelques blessés aussi, le plus souvent prompts à se rendre. Même si, une fois encore, les officiers boches faisaient quelques difficultés, ne voulant parler que d’égal à égal avec des officiers – des officiers blancs.
Nous passions le charmant petit village de Vinično, laissant sur la droite les forces grecques du général Demaratos pour poursuivre vers le nord. Et les Diamant avançaient. Et ma voiture avançait. « Allez Achraf ! Ne dit-on pas, par chez vous : “Au jour de la Victoire, nul n’est fatigué ?” » – « On le dit mon Capitaine. Parmi d’autres choses. »
Et l’étendard de poursuivre vers le nord. Au sommet de cet été en pente douce, nous espérions bien être les premiers du front balkanique à entrer en terre allemande. »
Phalange mécanisée (sergent Markus Amynthe)
Désespoir
« – Donc, je sais pas trop ce qui se passe ici, mais les Goths ont changé de comportement. Ils gardent des prisonniers, les torturent… et je sais pas quoi encore.
– Vous n’êtes pas le premier qui le confirme, Delta. C’est horrible. Enfin, vous avez retrouvé Bias ?
– Ouais on a Bias. On a aussi retrouvé le Pope Tovías. Il est mort.
– Bien reçu. Un groupe de Centaure va passer devant. Delta, vous repassez en réserve, on parlera en chemin. Et, Markus ? Pour Tovias, Vie à vous (28). Désolé, c’était un grand type.
– C’est vrai. Merci, mon capitaine. »
(Markus Amynthe – [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
………
« A Emilios Vali, dont la fiancée Evangelia attends encore le retour,
A Andriani Artinou, disparue lors des ratissages de l’été 1943,
A Tobias Banis, mon cher ami,
A Konstantinos Mire, mort gazé dans les bunkers de la Ligne Metaxas,
A Dionissia Eliade, fusillée par les Goths pour avoir osé donner de l’eau à un prisonnier,
A Yannis Fotos, qui n’aura jamais atteint ses 20 ans,
A Serapheim Manika, tué lors du bombardement de Salonique,
A Orestis, Stanis et leur mère Koralia Balla, parties durant la famine de l’hiver 41,
A Lazos Kallis, écrasé par un rocher lors des combats pour le mont Olympe,
A Stefania Papadaki, morte de chagrin quand son mari Apostolos a été pendu par les Allemands,
Aux deux frères Apostolos et Nicolaos Economou, pendus lors de la retraite des Allemands en 1943 parce qu’ils étaient sur leur chemin,
Aux deux vieilles Giannoula Mina et Sapfo Halkia, qui n’ont pas survécu aux épidémies,
A Nikos Papageorgious, éternel camarade, et à Mariánna Samaras, sa fiancée à jamais. »
(Dédicace du livre de Markus Amynthe [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
Notes
25- En lieu et place du terme de “Labanc”, sans doute culturellement trop restrictif et trop… local.
26- Une expédition menée en 1990 en dénombrera plus de 800 ! D’ailleurs souvent mélangés avec les déchets de dépôts sauvages…
27- De nos jours, une vilaine mais persistante rumeur prétend que si, parfois, on retrouve encore des restes humains dans la grotte de Jazovka, ce ne sont pas forcément des Partisans… C’est sans doute une des raisons qui explique l’absence totale – et fort étonnante – de commémorations à cet endroit avant la dislocation de la Yougoslavie. La grotte est aujourd’hui un lieu de pèlerinage fort couru par la mouvance catholique intégriste.
28- ς – Expression grecque de condoléances. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 10:02 Sujet du message: |
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Appendice 8
Trois Slovènes malavisés
« Leon Rupnik (Lav ou Lev Rupnik), 1880-1945, général, dirigeant slovène collaborateur, criminel contre l’Humanité.
Né le 10 août 1880 à Lokve, dans le comté austro-hongrois de Gorizia et Gradisca, il rejoint l’Académie militaire d’infanterie de Trieste dès 1895 et en sort en 1899 avec le grade de sous-lieutenant. Il poursuit ensuite sa formation à l’Académie impériale de Vienne de 1905 à 1907 puis sert à un poste subalterne dans l’armée impériale.
Après la Première Guerre mondiale, en mai 1919, il rejoint l’armée royale yougoslave avec le grade de commandant d’état-major d’active. Il gravit ensuite les échelons à l’ancienneté, jusqu’à devenir général de division (1937). Lorsque la Wehrmacht envahit le royaume de Yougoslavie le 4 mai 1941, Rupnik occupe le poste de chef d’état-major du 1er Groupe d’Armées (4e Armée, 7e Armée, 1ère Division de Cavalerie), positionné au nord de la Slovénie et face à la frontière italienne. Cette formation, déjà placée dans une position opérationnelle très difficile, est de plus astreinte à une défense statique censée s’appuyer sur une ligne fortifiée courant le long des reliefs de Slovénie face au nord et à l’ouest. Dite “Ligne Rupnik”, du nom de son principal architecte, elle est vaguement inspirée des ouvrages sudètes tchécoslovaques (bien connus des Allemands) ou de la ligne Maginot, donc parfaitement obsolète voire inutile. Composé de 40 000 hommes pas tous motivés – la 4e Armée, composée en majorité de Croates pro-Axe, est totalement défaillante – le 1er GA, assailli sur trois axes différents, ne tarde pas, bien sûr, à s’effondrer dès le début de l’opération “25”.
Durant cette déroute, le général Leon Rupnik sert normalement, mais affiche une attitude patriotiquement ambiguë. Ainsi, le 7 mai, alors que la 7e Armée du général serbe Dušan Trifunović – coincée dans ses bunkers et déjà à l’agonie – supplie qu’on lui apporte un soutien ou qu’on l’autorise à se replier, il répond vertement à Trifunović qu’il n’a qu’à monter au front et mener en personne une contre-attaque ! Le lendemain, il garde par devers lui plusieurs ordres du commandement suprême ordonnant l’arrestation de nationalistes slovènes… Restant malgré tout à son poste, Rupnik est finalement capturé le 11 mai dans le secteur de Banja Luka.
Libéré dès le 17 mai grâce à la nouvelle politique “impériale” italienne, Rupnik s’installe près de Ljubljana, dans le sud de la Slovénie annexée par l’Italie au sein de “l’Imperia”. Le général est visiblement courtisé pour son grade, voire pour une certaine aura dont il jouit. Le 7 juin 1942, il accepte le poste de président du Conseil provincial de Ljubljana – une autorité collaboratrice - succédant ainsi à Juro Adlešič comme maire de fait de Ljubljana, désormais sous administration italienne.
Après l’armistice italien et la Noël de Sang, la Slovénie est rapidement occupée par les Allemands. Friedrich Rainer, le nouveau Commissaire du Reich pour la Zone d’opérations du littoral adriatique (OZAK) et chef (notamment) de l’administration civile des provinces de Haute-Carniole et de Basse-Styrie (6), nomme Rupnik président du nouveau gouvernement “provisoire” provincial, après avoir consulté l’évêque catholique Gregorij Rožman. Ce dernier a approuvé le projet de Rainer et qualifie Rupnik d’homme « le plus compétent pour ce poste administratif ». Mieux encore, le général a une sympathie avérée pour les Allemands. Enfin, fidèle à une tradition réactionnaire, le général est sans doute vu à ce moment par les Slovènes comme un recours en ces temps sombres, tel d’autres militaires faillis en Europe. Autant dire qu’il a le profil pour plaire à son chef ! De fait, la collaboration entre Rupnik et Rainer se passe bien, au point que finit par s’installer entre les deux hommes quelque chose de proche d’une véritable amitié.
Violemment antisémite, et déjà réputé pronazi avant la guerre, Leon Rupnik est l’auteur de nombreux pamphlets, qu’il reprend dans d’interminables épanchements haineux. Ainsi : « La haine dogmatique et directe que les Juifs vouent à tous ceux qui ne sont pas juifs se heurte enfin, partout, à la révolte de la nation d’accueil ; celle-ci, tôt ou tard, expulse tous les parasites du pays ou limite par la loi leurs activités économiques, religieuses et politiques. » (Ljubljana, 3 décembre 1943). Ou encore : « Forts de notre confiance en la justesse de la cause du chef de l’Europe et de la nation allemande, nous devons mener avec calme et un fanatisme absolu le combat contre la suprématie mondiale juive, qui sert les bandits de Staline et de Tito ainsi que leurs complices, les gangsters anglo-américains et leur pitoyable laquais, ce roitelet serbe de pacotille. » (Polhov Gradec, le 15 janvier 1944).
On comprend que Friedrich Rainer ne tarde pas à proposer à son ami la création d’une garde nationale slovène, la Slovensko Domobranstvo, en fusionnant les différentes milices existantes, toutes de peu de valeur. Cette Domobranci sera bien sûr sous le commandement de Rupnik, qui s’arrogera lui-même le poste d’inspecteur en chef – un titre, cependant, qui ne recouvrira jamais que peu de choses. En pratique, la Domobranci obéira au Lt-général SS Erwin Rösener, l’homme de confiance de Rainer, avec plusieurs responsables intermédiaires fiables comme Franc Krenner, Vuk Rupnik (le propre fils du général) et Ernest Peterlin, pour mettre en œuvre les instructions allemandes sur le terrain.
Prêtant serment au Führer au même titre que la SS-Karstjäger slovène du Docteur Brandt (laquelle ne répondait en pratique qu’à la Waffen-SS, donc à Himmler), la nature et l’alignement de cette unité ne font aucun doute – un cas fort rare dans les Balkans occupés. Et comme le déclare Rupnik à ses nouveaux soldats : « Si le soldat allemand et vous, mes vaillants soldats de la Garde nationale, laissiez prospérer ces mercenaires juifs, ils finiraient par tuer tous les penseurs intègres, tous les patriotes de pure souche slovène ainsi que leurs enfants, par en faire de la chair à canon ou des esclaves, par voler leurs biens, leurs maisons et leurs villages, et par dévaster le corps de la nation, à moins que nous n’anéantissions le Juif. Telles sont les nations de l’Europe, notre patrie élargie, en plein cœur de laquelle la plus grande d’entre elles, la nation allemande, a pris en charge la lutte contre la corruption du monde par les Juifs. »
Unité de répression des mouvements de Résistance – essentiellement titistes, la relation de la Domobranci avec les Oustachis d’Ante Pavelic sera compliquée. Elle concurrencera volontiers ceux-ci comme meilleure élève des nazis, s’accrochant parfois avec d’autres milices égarées lors de tortueuses escarmouche. Malgré tout, elle leur prêtera régulièrement la main, à la demande expresse des Allemands.
Cependant, la Domobranci sort peu du Laibach, comme les Allemands appellent la Slovénie “utile”. Par-delà son chauvinisme, elle se distingue par une tendance assez classique à la violence ainsi qu’aux représailles de masse, d’ailleurs vivement encouragées par son chef : « Quiconque n’est pas directement lié à une coopération avec l’armée allemande ou avec la police est un bandit armé, il doit être attaqué et détruit sans délai ! ». Et en pratique, les Slovènes ne manquent pas de livrer régulièrement leurs captifs à la police allemande, qui se chargera d’achever le sale boulot…
En tant que président de l’administration provinciale, Rupnik met en place une vaste bureaucratie totalitaire visant à couvrir tous les aspects de la vie civile, de l’administration locale à la sécurité sociale et aux politiques culturelles, pour mener une révolution complète. À cette fin, il a l’intelligence de s’appuyer sur deux groupes de collaborateurs. D’abord, il met ou maintient en place des fonctionnaires et des responsables culturels pour la plupart apolitiques, déjà actifs sous le royaume de Yougoslavie (tels que Stanko Majcen et Narte Velikonja) et dont la compétence permet de garantir que le pays ne sombre pas dans le chaos. Mais ensuite, il fait appel au fil des mois à plusieurs jeunes gens aux convictions idéologiques fortes, fervents partisans du nazisme, tels que Ljenko Urbančič et son gendre Stanko Kociper. Rupnik parvint ainsi à maintenir en activité la quasi-totalité des administrations et des institutions culturelles et éducatives slovènes sous l’occupation nazie – mais toujours, bien sûr, dans une optique clairement nationaliste et fasciste. En janvier 1944, il réussit même à faire rebaptiser l’Académie des Sciences et des Arts de Ljubljana en “Académie slovène des Sciences et des Arts”.
Pour le reste, le “président” Rupnik fait preuve tout au long de son mandat d’une loyauté totale envers les autorités d’occupation nazies. En décembre 1943 encore, la police de la Garde nationale slovène arrête ainsi à Ljubljana les derniers Juifs qui avaient jusqu’alors réussi à se cacher en ville et les livre aux autorités nazies, lesquelles les déportent vers Auschwitz et d’autres camps de concentration. Or, à cette date, Belgrade est déjà libérée et les armées alliées approchent !
Pour s’opposer à elles, Rupnik organise… plusieurs « rassemblements anticommunistes », au cours desquels il prononce des discours virulents contre la nouvelle AVNOJ, les Alliés occidentaux et le « complot juif mondial » (voir les déclarations citées plus haut). Cependant, il ne réagit absolument pas quand, le 17 mai 1944, la Gestapo arrête Ernest Peterlin, pourtant l’un de ses plus proches collaborateurs pourtant, à la suite des événements du 7 mai – lesquels avaient notablement secoué le NDH.
Flegmatique et arrogant, apparemment déterminé à s’accrocher à son “état”, Rupnik s’imagine sans doute maîtriser quelque chose. Mais les unités allemandes défendant sa province – dont la Karstjäger – sont peu à peu balayée par les offensives alliées, jusqu’à ce qu’Agreement – Concord mène carrément les armées gréco-yougoslaves jusqu’en Slovénie. Pour contrer la menace d’une insurrection, menace chimérique mais agitée par l’AVNOJ lors de la proclamation de Kardelj le 1er septembre, l’Axe – et plus particulièrement la 2. SS Gebirgs-Armee de Walter Krüger (lequel n’a que faire des indigènes) – fait alors preuve d’une violence toujours plus grande, en déployant par exemple la SS-Kosaken-Freiwilligen Kavalerie-Brigade d’Helmuth von Pannwitz dans le Laibach. Habitués à réaliser leurs sales besognes dans une totale impunité, les cosaques ne prennent absolument pas de gants avec la population, voire pire. Et à cette date, les Slovènes de la rue – autrefois largement favorables aux Allemands – ont sans doute perdu leurs illusions, en passant de premiers de la classe à simples occupés.
Mais les Allemands partent, pris en tenaille entre les forces d’Alexandros Othonaios et Peko Dapcevic – au sud – et celles de Miles Dempsey – à l’ouest. Le 6 mai 1944, Leon Rupnik obtient du général SS Rösener qu’il lui cède le commandement effectif de la Domobranci – un poste dont l’intéressé ne savait sans doute plus quoi faire… Mais pour le Slovène, c’est une décision d’importance, qu’il fera abondamment diffuser dans la presse et à la radio. Le président Rupnik, désormais libéré de ses parrains, imagine sans doute pouvoir obtenir une “paix dans l’honneur” avec les Grecs, voire avec les royalistes yougoslaves, mais bien sûr contre les titistes.
Sa pathétique tentative de négociation ne reçoit bien sûr aucune réponse. Dès le lendemain, alors que les forces grecques entrent dans Ljubljana, Leon Rupnik s’enfuit en Autriche avec une vingtaine de collaborateurs. Il est arrêté par les Britanniques le 23 décembre 1944 et renvoyé en Yougoslavie en janvier 1945. Jugé aux côtés de Rösener et d’autres, il est condamné à mort pour trahison le 30 août 1945 et passé par les armes (en tant que militaire) le 4 septembre 1945 au cimetière de Žale, à Ljubljana, où il est inhumé le jour même dans une tombe anonyme.
Leon Rupnik, auréolé d’une légende noire nationaliste, est hélas, comme bien d’autres, l’objet de diverses tentatives de récupération, voire de réhabilitation. Ainsi, en janvier 2020, la Cour suprême de Slovénie a annulé le jugement de 1945, estimant qu’il ne répondait pas aux normes juridiques en vigueur au moment du procès – un arrêt vivement commenté, et notamment en Israël. Au point que la Cour constitutionnelle de Slovénie interviendra pour casser cette réhabilitation, assurément jusqu’à la prochaine tentative… »
………………………
« Franc Krenner, 1898-1973, lieutenant-colonel yougoslave, chef de la “Garde bleue” des Tchetniks slovènes, commandant de la Domobranci slovène.
Après avoir combattu dans l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale, Krenner suit entre les deux guerres des études techniques à Brno et à Prague. En 1938, ce natif de Medvode rentre dans son pays et s’engage dans l’armée yougoslave, où il atteint le grade de lieutenant-colonel.
Lors de l’invasion de mai 1941, il est capturé par les Italiens. Libéré rapidement, comme de nombreux Slovènes voués à vivre sous l’Imperia italienne, il rejoint la Garde bleue – une antenne locale microscopique (300 hommes à peine) des Tchetniks du général Mihailovic, donc supposée combattre les forces de l’Axe ! En réalité, elle s’occupe surtout de lutte anticommuniste et elle est même tolérée par les Italiens, qui acceptent de la ravitailler, voire revendiquent de la diriger ! La Noël de Sang ne changera que peu de choses à ce curieux attelage, Berlin prenant simplement la place de Rome.
En 1943, Krenner est commandant adjoint pour la ville de Ljubljana, où son attitude face aux Allemands est au mieux ambiguë, comme celle des Tchetniks en général. Mais en décembre 1943, l’insurrection de Belgrade ayant provoqué la dispersion ou le passage du côté royaliste de ses parrains serbes, la Garde bleue est désarmée puis dissoute par les Allemands. Cependant, loin d’être déporté, Franc Krenner est nommé dès janvier 1944 chef d’état-major de la Domobranci, essentiellement pour ses compétences avérées dans la lutte contre les titistes. Officier sans gloire mais efficace, il contribue aux nombreuses opérations de répression qui secouent le pays, jusqu’à la chute de Ljubljana, le 7 mai 1944.
Très brièvement (moins d’une journée) chef d’une Garde nationale libérée de la tutelle allemande, Franc Krenner se rend aux forces grecques en se faisant passer pour un officier subalterne, puis réussit finalement à prendre un bateau qui l’emmènera loin de ses ennemis. Il serait mort à Olivos (Argentine) en mars 1973. »
………………………
« Vuk Rupnik, 1912-1975, officier yougoslave, fils de Leon Rupnik.
Après des études à l’Académie militaire de Belgrade, il sert comme officier dans des unités de montagne. En 1940, promu capitaine, il prend le commandement d’une compagnie stationnée à Gerovo (Gorski Kotar), dans la 1ère Armée donc sous son père, qui sert à l’état-major du 1er GA.
Durant la campagne de 1941, il est fait prisonnier de guerre et interné à Padoue. Il est libéré en décembre 1941 grâce à l’entregent de son père. Dès 1942, il rejoint la MVAC (Milizia Volontaria Anti-Comunista) et prend le commandement d’une unité spéciale au sein de la division de Novo Mesto, qui contribue sous contrôle italien à la lutte contre les détachements titistes.
Lors la capitulation de l’Italie fasciste, il regroupe les unités de la MVAC dans la région de Novo Mesto et se ralllie spontanément à l’armée allemande. Ses unités, connues sous le nom de “Groupe Rupnik”, deviennent ainsi une force autonome réputée, puis le 3e Bataillon de la Garde nationale slovène en janvier 1944. Vuk Rupnik prend du galon au fil des opérations de répression, jusqu’à devenir commandant du 3e Groupe de combat le 14 mars 1944. Muté à Ljubljana en mai 1944, il exerce alors des fonctions d’officier de liaison entre le quartier général de la Domobranci et l’Aufbaustaß allemand. En avril 1944, il prend le commandement du 2e Bataillon de choc à Rakek, face à l’insurrection générale titiste, et remporte de nombreux succès contre les unités partisanes. Pour prix de ses efforts, il est promu major.
Le 6 septembre, en plein effondrement de l’Axe, il entre en désaccord frontal avec son président de père quand ce dernier prétend, non pas lutter, mais tenter de négocier avec les Alliés – avant, bien sûr, de fuir à la suite des Allemands. Repliant ce qui reste de son bataillon dans les montagnes puis en Carinthie, Vuk Rupnik mène alors une brève guérilla contre les forces titistes, qui culmine avec la destruction de la prison partisane de Borovlje le 4 octobre 1944.
Devant finalement quitter le pays après la capitulation allemande, il reste quelque temps en Autriche sous une fausse identité, gagnant sa vie comme agriculteur au Tyrol, puis réussit à rejoindre la “Ratline” en compagnie d’autres figures collaborationnistes (le plus souvent oustachies) pour s’installer très officiellement en Argentine (lui aussi !), où il travaille comme employé dans une usine de textile à Ciudadela (Buenos-Aires) avant de finir ses jours à Castelar. »
(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)
Note
6- Incluant une bonne partie de la Slovénie, visiblement vouées à l’annexion.
Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Oct 01, 2026 11:12; édité 1 fois |
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Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 897 Localisation: La Tour du Pin
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 10:35 Sujet du message: |
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Il fait gris, de grosses gouttes pleurent sans discontinuer sur les fenêtres du collège, l'inculture crasse de mes collégiens me déprime et... je viens de lire la dédicace du bouquin d'Amynthe... (vérifie que les fenêtres sont bien fermées...) _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14109 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 11:18 Sujet du message: |
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Navré cher Chat. J'ai beaucoup de sympathie pour les grecs, je pense que ca se voit.
Je pense aussi que tu as vu le divulgachage bien posé au milei.
Ps : j'espère que tout se passe pour toi. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 897 Localisation: La Tour du Pin
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 11:36 Sujet du message: |
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Bien vu pour le divulgâchage et merci de ta préoccupation ! Tout va bien, rassure toi... c'est juste que ce genre de texte s'accorde (un peu trop) bien à l'humeur du moment ! _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1772 Localisation: Ile de France
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 11:49 Sujet du message: |
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7 septembre – La campagne des Balkans
Agreement – Clearance : Pour de bon
Nord de la Croatie – La 1ère Brigade Blindée grecque (Socrates Demaratos) repart en direction du nord depuis Križevci – son camp de base principal, où se regroupent l’ensemble des (à ajouter ?) détachements qui s’étaient dispersés à la recherche des fuyards allemands ou croates. Désormais assez forte pour avancer – de son point de vue, car dans les faits, elle l’a toujours été ! – l’unité commence à progresser vers les massifs des Kalnik et de l’Ivanščica, pour sonder les positions allemandes. En chemin , elle prend possession en chemin (à supprimer) du camp de Gornja Rijeka, un ancien camp de concentration oustachi ...
...
Croatie centrale et région de Zagreb –
...
« La campagne de Yougoslavie n'a pas été la balade champêtre ...
...
elle a été dure, violente et a coûté particulièrement cher, notamment au royaume de Grèce : 25 à 35 000 morts (pourquoi une telle marge d'erreur sur les morts ? On pourrait ajouter: et disparus ???) et une dizaine de milliers de blessés graves.
... »
...
Agreement – Union : Diversion sur l’Adriatique
Nord de la Croatie et est de la Slovénie –
...
Ayant perdu une grande partie de leurs d’effectifs (effectifs) et presque toute leur cohésion, les deux unités, épuisées, parviennent néanmoins à Celje en fin de journée. La SS-Freiwilligen PzGr Brigade Nederland (Helmut Scholz) n’est pas loin derrière, vers Laško, accompagnée, peut-on dire, par la 104. Jäger (Hartwig von Ludwiger) et de (à supprimer ?) la 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz).
...
Coincé (Coincée ??) entre ces repentis, la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas) – qui commence à remonter la Save – et la masse des troupes venues de Zagreb, les survivants de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) n’ont absolument aucune chance.
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Rijeka (dite aussi Fiume…) –
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Cette action est certes bien plus… ordonnée que ce fut (fût ?) le cas à Zara – enfin, à Zadar.
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Agreement – Concord, Union, Clearance : La faute à qui ?
Schloss Eggenberg (Graz) –
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Sans même parler de la 14. Armee, qui s’en tire, et c’est paradoxal, avec plutôt moins de dégâts que les autres – “seulement” quatre divisions d’infanterie perdues, les autres formations de l’OB Donau ont gravement souffert.
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Au pire, Rommel soufflera à l’OKH la possibilité d’une fusion entre 14. Armee et la 2. SS-Gebirgs-Armee (soit : entre la 14 ... et la 2.SS; soit : entre 14. ... et 2.SS ????)– sous l’égide de l’Ordre noir tant qu’à faire, ...
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Hongrie écrasée
La saison américaine (oubliée)
Ouest de la Hongrie –
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Dans ce contexte de supériorité ennemie absolue, les Pumas sont incapables de dépêcher le moindre intercepteur. Le moindre appareil, dès qu’il roule sur la piste, ...
Hongrie conquise
Noces de coton
Pècs –
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Croatie libérée (ou conquise ?)
Quelqu’un devra payer
Monts Žumberak –
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La plupart des dépouilles finiront rassemblés (rassemblées ?) dans le cimetière militaire de Budinjak.
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Jour de triomphe
Palais Blanc (domaine royal de Dedinje, Belgrade) – S’inquiétant de rester sur la touche alors que triomphe l’armée yougoslave – son armée, puisqu’elle est désormais unie ! – le roi Pierre II juge opportun et pertinent de se rendre dans les meilleurs délais à Zagreb. Puisque la ville est enfin revenue dans le giron royal !
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Slovénie plus ou moins occupée
Sauve qui peut
Ljubljana – Après s’être un bref moment (manque pas un verbe ????) – une nuit à peine, et encore – à se bercer d’illusions sur la survie de son régime ...
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Appendice 8
Trois Slovènes malavisés
« Leon Rupnik (Lav ou Lev Rupnik), 1880-1945, général, dirigeant slovène collaborateur, criminel contre l’Humanité.
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Lorsque la Wehrmacht envahit le royaume de Yougoslavie le 4 mai 1941, Rupnik occupe le poste de chef d’état-major du 1er Groupe d’Armées (4e Armée, 7e Armée, 1ère Division de Cavalerie), positionné au nord de la Slovénie et face à la frontière italienne. Cette formation, déjà placée dans une position opérationnelle très difficile, ...
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Composé (Composée ) de 40 000 hommes pas tous motivés – la 4e Armée, composée en majorité de Croates pro-Axe, est totalement défaillante ...
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De fait, la collaboration entre Rupnik et Rainer se passe bien, au point que finit par s’installer entre les deux hommes quelque chose de (à supprimer ??) proche d’une véritable amitié.
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Cependant, il ne réagit absolument pas quand, le 17 mai 1944, la Gestapo arrête Ernest Peterlin, pourtant l’un de ses plus proches collaborateurs pourtant , à la suite des événements du 7 mai – lesquels avaient notablement secoué le NDH.
Flegmatique et arrogant, apparemment déterminé à s’accrocher à son “état”, Rupnik s’imagine sans doute maîtriser quelque chose. Mais les unités allemandes défendant sa province – dont la Karstjäger – sont peu à peu balayée (balayées) par les offensives alliées, jusqu’à ce qu’Agreement – Concord mène carrément les armées gréco-yougoslaves jusqu’en Slovénie.
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Le président Rupnik, désormais libéré de ses parrains, imagine sans doute pouvoir obtenir une “paix dans l’honneur” avec les Grecs, voire avec les royalistes yougoslaves, mais bien sûr contre les titistes.
Sa pathétique tentative de négociation ne reçoit bien sûr (évidemment ?) aucune réponse.
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« Franc Krenner, 1898-1973, lieutenant-colonel yougoslave, chef de la “Garde bleue” des Tchetniks slovènes, commandant de la Domobranci slovène.
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« Vuk Rupnik, 1912-1975, officier yougoslave, fils de Leon Rupnik.
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Lors la capitulation de l’Italie fasciste, il regroupe les unités de la MVAC dans la région de Novo Mesto et se ralllie (rallie) spontanément à l’armée allemande.
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Note
6- Incluant une bonne partie de la Slovénie, visiblement vouées (vouée ?? mais pas sur car ce visiblement peut porter sur : les provinces de Haute-Carniole et de Basse-Styrie) à l’annexion. _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1772 Localisation: Ile de France
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 12:02 Sujet du message: |
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Je reviens, après réflexions, sur "les 25 à 35 000 morts (et disparus)".
Une telle marge d'erreur peut s'appliquer à des victimes civiles mais pas à des soldats : on a des listes d'effectifs donc on sait qui est mort ou disparu, non ? _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12255
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 12:15 Sujet du message: |
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| Citation: | | Unité de répression des mouvements de Résistance – essentiellement titistes, la relation de la Domobranci avec les Oustachis d’Ante Pavelic sera compliquée. Elle concurrencera volontiers ceux-ci comme meilleure élève des nazis, s’accrochant parfois avec d’autres milices égarées lors de tortueuses escarmouche. Malgré tout, elle leur prêtera régulièrement la main, à la demande expresse des Allemands. |
C'est l'histoire du choléra et de la variole, qui prêtent allégeance à la peste... bon au moins Rupnik n'a pas échappé à son destin, contrairement à l'autre abomination de Palevic. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 12095
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 12:31 Sujet du message: |
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Je n'arriverais jamais à comprendre la Yougoslavie.
Franc Krenner est un Tchetnik… ah… donc c'est un partisan du roi de Yougoslavie et un anti-allemand… euh non… il est pro-allemand et anti-communiste. D'ailleurs, il a fini par devenir officier dans le mouvement slovène collaborateur et indépendantiste pro-nazi.
Ce que je viens d'écrire n'a aucun sens. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 11092 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 13:15 Sujet du message: |
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Il est en effet temps que les Grecs rentrent, il doit y avoir de l'agitation au pays (comme OTL). _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 11092 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Jeu Oct 01, 2026 13:46 Sujet du message: |
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| Citation: | | C’était beaucoup pour un pays qui avait déjà tant souffert et qui ne tirerait, au surplus, plus aucun bénéfice des combats. |
À la réflexion, on s'apercevra peut-être que les Grecs auront acquis une belle aura dans les Balkans, qui profitera sur le long terme au pays. _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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