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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Lun Sep 21, 2026 13:36 Sujet du message: |
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Tout dépend de la stratégie que les Allemands vont choisir : contenir ou réduire la tête de pont normande.
Il y a une chose sûre, deux divisions suffiront à interdire aux Alliés de lancer une contre-offensive. Pour tenter de percer les défenses, il va falloir plus de monde, probablement plus de cinq divisions et beaucoup d'artillerie et encore, j'ai des doutes.
Dans tous les cas de figure, les unités seront celles du XV. AK ou celles qui l'accompagnait ou le suivait (16 juin OTL) :
4. A
XV. AK (entre Elbeuf et Évreux)
5. PzD
7. PzD
2. ID (Mot)
31. ID
Sch Br
(devant le XV. AK)
12. ID
32. ID
X. AK (derrière)
18. ID
61. ID
216. ID
251. ID
OTL le 25 juin, la 4. Armee est cantonnée en Bretagne, au nord-ouest d'une ligne allant de La Rochelle à Chartres en passant entre Anger et Saumur. Seules les 7. PzD et 2. ID (Mot) sont au sud de cette ligne dans la zone de la 18. Armee, du côté de Saintes. La 7. PzD y sera sûrement remplacée par la 5. PzD revenue de Brest.
La pression sur la Luftwaffe va être forte car il faut du monde pour pilonner les lignes alliées qui ont l'avantage, pour les allemands, d'être statiques. Mais il faudra se frotter à une forte chasse et, rapidement, à une forte DCA. Ça va faire mal. De quoi obérer les capacités d'action sur le reste du front ? Je ne pense pas mais ça reste à évaluer.
Donc l'impact sur la campagne de France ne doit pas être particulièrement important si ce n'est que Rommel doit trépigner d'être englué dans les marais et ne pouvoir participer à la curée.
Il est aussi possible que Rommel abandonne la ligne des marais en laissant des divisions d'infanterie faire tapisserie devant pour aller là où on s'amuse.
À propos, si quelqu'un sait ou retrouver les cartes des positions des unités allemandes pendant la bataille de France, je suis preneur. J'en avais vu sur le net mais je ne retrouve pas. Celle-ci est issue du livre de Jacques Belle, « La défaite française, un désastre évitable » :
https://servimg.com/view/20282528/33 _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 07:16 Sujet du message: |
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Variante FTL de décision anticipée au 11 juin
Pour ce POD dans le POD, je me base entièrement sur les faits OTL et FTL et il apparaît qu’une fenêtre s’ouvre lors du Conseil suprême interalliés. Je ne fais qu’une modification, la présence de Darlan qui me semble normale à partir du moment où la question de l’évacuation vers l’Afrique du Nord est la seule option qui reste à Reynaud et De Gaulle. Darlan avait participé aux conseils des 22 septembre 1939, 17 novembre, 19 décembre et 28 mars 1940. Il y a donc historiquement et légitimement toute sa place.
Nota Bene : À la réunion de Briare, FTL, Churchill « annonce la mise en route de quatre divisions britanniques », c’est plus que ce que j’utilise dans ma TL ! (1st Canadian Division, 43rd Infantry Division, 3rd Infantry Division, quelle est la quatrième ? S’agit-il de la 2nd Division néo-zélandaise ou de la 52nd (Lowland) Infantry Division déjà en route ? ) Alors, Churchill était connu pour son « optimisme » mais, tout de même, le « total commitment » est bien là.
FTL :
| Citation: | 9 juin
Paris
Paul Reynaud et ses conseillers constatent que la victoire allemande sur le continent apparaît inéluctable. Soutenu par Margerie, De Gaulle plaide pour un repli sur l’Afrique du Nord. Dominique Leca, les appuie fermement. Reynaud est alors convaincu d’opter pour ce qui est qualifié par son directeur de cabinet de « solution hollandaise ». Les troupes qui ne seront pas destinées à être évacuées devront se battre en Métropole jusqu’à la limite de leurs possibilités, puis elles se rendront. « Cependant, prévient De Gaulle, il faut que vous sachiez, Monsieur le Président du Conseil, que cette solution se heurtera certainement à l’hostilité de certains. Hélas ! Hélas ! Au premier rang de ces hommes, il y aura le chef de notre Armée, le général Weygand ! » Sur ce, Reynaud signe un document élaboré sur sa demande par De Gaulle. Il définit la nouvelle stratégie de défense nationale du gouvernement (il est intéressant de noter que ce document était prêt dès la veille, mais, encore sous le coup de la disparition brutale d’Hélène de Portes, Reynaud en avait remis la signature).
« I) Dans le cas où la bataille actuellement en cours n’arrêterait pas l’avance allemande, il y a lieu de prévoir que les forces ennemies, après avoir franchi la Basse Seine et occupé Paris, chercheraient à réaliser la désorganisation complète de la résistance nationale, soit en enroulant nos forces de l’est, soit en exploitant rapidement en direction des ports de l’Atlantique.
En tout cas, la volonté du Gouvernement est de poursuivre la lutte sur le territoire métropolitain et éventuellement en Afrique du Nord, puis dans le reste de l’Empire, de manière à gagner le temps nécessaire pour que des secours extérieurs nous permettent de reprendre l’initiative.
a) Sans préjudice des bretelles ou positions intermédiaires que le commandement jugerait à propos d’utiliser pour le regroupement des forces, la première position nationale à envisager et à préparer en arrière du champ de bataille a, pour limite avant, la ligne définie comme suit : cours du Couesnon, de l’Ernée, de la Mayenne, de la Loire en aval de Tours, du Cher, Canal du Berry, cours de la Loire en aval de Digoin, canal du Centre, cours du Doubs.
b) en arrière seront préparés :
- une 2e position de résistance couvrant l’ouest et le sud-ouest de la France, jalonnée par la Charente, la Vienne supérieure, le massif du Puy de Dôme, les monts de la Madeleine, Lyon, le Rhône et reliée avec la 1ère position par une bretelle suivant le cours de la Creuse
- un réduit de Bretagne jalonné par le cours du Couesnon, les avancées de Rennes et le cours de la Vilaine.
- un réduit du sud-ouest dont le front sera marqué par le canal du Midi, de Bordeaux à Narbonne.
(…)
II) L’expérience a montré qu’il était très aléatoire, étant donné les moyens dont dispose l’ennemi et la façon dont il les emploie, d’espérer établir à temps une résistance cohérente sur une zone de terrain déterminée si celle-ci n’était pas organisée et occupée à l’avance par d’autres unités que celles qui ont à se battre en avant.
En conséquence :
1) l’organisation du terrain et des positions de résistance définies ci-dessus, et en particulier la préparation des destructions, seront entreprises immédiatement.
2) les unités nécessaires pour assurer la sécurité de la première position seront mises en place dès maintenant.
Le plan d’ensemble des travaux à exécuter sera arrêté immédiatement par le sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la Guerre.
La désignation des unités à mettre en place sera faite également par lui au moyen de prélèvements sur les unités en cours de constitution à l’intérieur.
L’exécution des travaux incombe aux commandants de région intéressés, disposant non seulement de leurs moyens propres mais de la plus grande quantité possible de main-d’œuvre à fournir par d’autres départements (Intérieur, Travail, Colonies) suivant devis à établir par le sous-secrétaire d’Etat à la Défense et à la Guerre.
(…)
III) En fonction de l’organisation prévue ci-dessus pour la défense en profondeur du territoire, le personnel (mobilisables, affectés spéciaux, main d’œuvre etc.) et les moyens industriels de toute sorte contribuant à la Défense nationale, en particulier de l’agglomération parisienne, seront repliés d’urgence en arrière de la ligne générale Rennes, Angers, Clermont-Ferrand, Lyon.
Tous les arbitrages nécessaires entre les départements ministériels intéressés incombent au sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la guerre.
(…)
IV) Le repli des administrations et le déplacement éventuel du gouvernement seront réalisés par échelon. »
La veille encore, ce dernier paragraphe se terminait par « étant entendu qu’à la limite, le siège des pouvoirs pourrait être établi dans la région de Quimper » mais cette ligne est supprimée.
Pour organiser l’ultime défense, il est décidé que les autorités politiques et militaires se replieront vers le sud et, dans un premier temps, sur la Loire. |
OTL
| Citation: | Le 10, en effet, le général René Altmayer a été chargé d'organiser un « réduit breton ». Celui-ci, selon l'idée que s'en faisait M. Paul Reynaud, son inventeur, devrait être aménagé et approvisionné comme une véritable forteresse. Le 12, une réunion se tenait à Rennes en présence du secrétaire d'Etat à la Guerre, le général de Gaulle, qui, la veille, avait proposé au général Huntziger de remplacer le général Weygand. Les cinq généraux qui confèrent à Rennes établissent, sur le papier, la défense du réduit breton. Du Couesnon à l'embouchure de la Vilaine, soit sur un front de 180 à 200 kilomètres, un triple système de fortifications bétonnées. Pour les occuper, une vingtaine de divisions. Pour les construire, calcule un représentant du ministère des Travaux publics qui assiste à la conférence, il faut vingt-cinq mille ouvriers et un travail de trois mois. On comprend que dans leurs Mémoires les grands acteurs de ce moment aient désavoué la paternité d'un projet aussi irréaliste.
(…)
Le 17 mai, l'amiral Le Bigot prescrivait d'étudier la défense du Cotentin face au sud.
(...)
Le 17 mai, (...) le général Goudouneix, son conseiller adjoint, le capitaine de frégate Thomas, le commandant Feuardent, dont le bataillon du 208e est le noyau d'un petit groupement à ses ordres, vont reconnaître le terrain qui, au sud du Cotentin, se prêterait le mieux à une organisation défensive.
(...)
Un des derniers jours d'août 1914, quelqu'un, à l'état-major britannique, pensa constituer une tête de pont dans le Cotentin où se fût replié le corps expéditionnaire : on y aurait amené d'Angleterre de l'infanterie et de l'artillerie lourde. A la fin de mai 1940, il ne s'agissait que d'installer sur les principales voies menant à Cherbourg, derrière la Douve et les prairies marécageuses, des canons antichars et des armes automatiques, à l'abri de barricades, dont l'approche serait obstruée par la destruction des ponts.
(...)
Le 14 iuin, le général Wevqand, exécutant, quoi qu'il en pensât, la directive de M. Paul Reynaud, écrivait à celui-ci : « J'envisage, en accord avec l'Amirauté, de compléter le réduit de Bretagne par la défense du Cotentin. » Le 16, deux officiers du Grand Quartier reconnaissaient les lignes de Carentan avec l'amiral Abrial, commandant les forces maritimes du nord, qui, ayant pu quitter Dunkerque, était arrivé à Cherbourg le 10, et avec le général Fagalde qui commandait, nous l'avons dit, les quatre divisions légères stationnées dans l'Eure et le Calvados. La position leur paraît défendable avec deux divisions.
(...)
Abrial et Fagalde proposent d'affecter à la défense des marais une division française et la 52e Division britannique débarquée à Cherbourg les jours précédents.
(...)
Ce 16 juin précisément, la mission française navale à Londres communiquait à l'amiral Abrial « de source sûre mais secrète » qu'une division blindée allemande avait reçu l'ordre d'effectuer un raid sur Cherbourg.
(...)
Le 17 juin au soir, une vingtaine de pièces étaient réparties entre les points d'appui principaux ; il en restait une dizaine à Cherbourg faute de moyens pour les amener. |
FTL + CTL (Cotentin Time Line)
11 juin
discussions entre alliés
Briare (château du Muguet), Conseil Suprême Interallié, 19h00 – Après bien des péripéties, la délégation britannique, annoncée pour 17h00, arrive enfin. Elle est composée de Winston Churchill, Anthony Eden (ministre de la Guerre), les généraux Sir John Dill (chef de l’état-major impérial), Ismay (chef d’état-major de l’Armée britannique) et Spears et du capitaine Berkeley. La délégation française comprend Paul Reynaud, Philippe Pétain (en tant que vice-président du Conseil), Charles de Gaulle, le général Huntziger (à qui Pétain n’adresse pas la parole), le général Georges (convoqué à la demande d’Ismay et Churchill), [CTL]l’amiral Darlan[/CTL] et Roland de Margerie. Pétain, déjà mécontent d’être privé de Weygand, constate avec humeur l’absence de Villelume.
Le début de la réunion est fixé à 22h00, après un dîner où Churchill et De Gaulle ont le loisir de s’entretenir longuement.
(...)
Le Conseil commence par un rapport d’Huntziger sur la situation militaire. Le nouveau commandant en chef des armées françaises, visiblement fatigué (il n’a dormi que deux heures la nuit précédente) dresse un tableau sombre, mais non désespéré : « Notre renseignement sait que les forces ennemies, si elles restent bien plus puissantes que ce que l’Armée française peut leur opposer, ont un besoin urgent de se ravitailler et de combler leurs pertes. Une défense en bon ordre, à condition d’être immédiatement décidée et entreprise, permettrait certainement de… de gagner plusieurs semaines. »
– Mais où pourriez-vous les arrêter ? demande Churchill. Sur la Loire ? Ailleurs ?
– Je crains, Monsieur le Premier Ministre, précise Huntziger d’une voix assourdie, que nous ne puissions les arrêter qu’au bord de la Méditerranée. L’issue des combats en Métropole, je dois l’avouer, ne peut faire de doute.
Winston Churchill ne cache pas un étonnement qui est peut-être feint : « Ne pourriez-vous conserver une tête de pont sur l’Atlantique, en Bretagne par exemple ? » Il rappelle qu’au printemps de 1918, on était revenu d’une situation que tous croyaient perdue, annonce la mise en route de quatre divisions britanniques et affirme : « Si l’Armée française peut tenir, vingt à vingt-cinq divisions britanniques se trouveront à sa disposition au printemps 1941. »
(…)
Huntziger reprend la parole pour exprimer ses doutes quant au “réduit breton”, mais il n’en condamne pas totalement l’idée. Du moins une défense sur la Vilaine permettrait-elle de procéder à une évacuation en bon ordre des forces situées en Basse-Normandie et en Bretagne.
[CTL]
L’amiral Darlan, savourant l’arrivée de son heure de gloire, informe alors les participants de l’initiative du vice-amiral Le Bigot. Churchill bondit sur l’occasion : « Voilà où nous pouvons fixer l’ennemi, il nous sera encore plus facile de vous aider.
– Mais que faire sans la couverture aérienne que vous nous refusez ?
– Il y a encore en France cinq Squadrons de Hurricane, nous pouvons les y laisser dans un tel périmètre et les faire supporter par d’autres basés dans le Sud de l’Angleterre.
– Le Gouvernement pourrait s’installer à Cherbourg, revient à la charge De Gaulle.
– Ne nous emballons pas, tempère Reynaud, voyons d’abord ce que nous pouvons réaliser au point de vue militaire. »
Il est alors décidé de pousser les études pour la mise en place de ces deux lignes, la décision finale sera prise ultérieurement mais le temps presse.
[/CTL]
Reynaud et De Gaulle interviennent à nouveau pour affirmer leur détermination de tout mettre en œuvre pour permettre le passage en Afrique du Nord du maximum de moyens pour continuer la lutte.
Churchill assure alors la délégation française de l’engagement total (« total commitment ») de la Royal Navy pour aider à cette évacuation : « Dès la fin du Conseil, je donnerai aux amiraux Cunningham et Somerville des instructions en ce sens. Par ailleurs, les forces britanniques restant en France n’hésiteront pas à se battre avec les forces françaises pour retarder l’avance de l’ennemi. » _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12230
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 09:40 Sujet du message: |
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| Citation: | | Winston Churchill ne cache pas un étonnement qui est peut-être feint : « Ne pourriez-vous conserver une tête de pont sur l’Atlantique, en Bretagne par exemple ? » Il rappelle qu’au printemps de 1918, on était revenu d’une situation que tous croyaient perdue, annonce la mise en route de quatre divisions britanniques et affirme : « Si l’Armée française peut tenir, vingt à vingt-cinq divisions britanniques se trouveront à sa disposition au printemps 1941. » |
Ca fait 20 ans que je lis et relis ce passage spécifique de la FTL en me disant "il est marrant Churchill mais c'est foutu pour la métropole, même dos à la mer."
Réduit Breton ou Normand ça marchera pas... ah ben réduit Cotentin - peut être. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 13:51 Sujet du message: |
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Chronologie CTL après le 11 juin
12 juin
Réunion à Rennes pour plancher sur la ligne Vilaine – Couesnon en présence de De Gaulle (OTL). Il apparaît bien vite que la longueur de la ligne (180 à 200 km) et la relative faiblesse des coupures humides ne permettront pas d’en faire une position d’arrêt tenable, il faudrait un triple système de fortifications bétonnées (25.000 ouvriers pendant trois mois selon un représentant du ministère des Travaux publics) occupé par une vingtaine de division. La Xe armée n’a pu tenir la Seine sur une longueur comparable, comment imaginer qu’elle puisse se rétablir ici ? La « ligne du Cotentin », ne faisant que 45 à 50 kilomètres, la moitié protégée par des marais inondables et dont une partie des positions est déjà prête et occupée par les maigres troupes de Goudouneix, requerra moins de moitié moins d'hommes, c'est à portée des restes de la Xe armée sous réserve de quelques renforts. La logistique sera aussi facilité avec la proximité de l'Angleterre et la disponibilité d'un grand port encore plus facile d'accès que Brest.
La défense du Cotentin se déploiera sur trois lignes successives : la ligne avancée couvrira Coutances, rejoindra Saint-Lô par la Soules et la Joigne et rejoindra Isigny par la Vire ; la ligne principale d’arrêt ira du Havre de Saint-Germain-sur-Ay au Gand Vey, en passant par Lessay, Sainteny, Carentan et en s’appuyant sur les marais de l’Ay, de la Sèves et de la Taute, puis le canal de Carentan à la mer, le nœud routier stratégique de Périers sera fortifié ; la troisième ligne, position de repli plus facile à défendre encore, reprendra les positions déjà préparées du Havre de Portbail à Saint-Sauveur-de-Pierrepont puis les marais de la Douve jusqu’à Carentan. L’ordre d’inonder les marais a déjà été donné donné. Quatre divisions devraient être suffisantes pour tenir la chaussée de 25 kilomètres entre Lessay et Sainteny, deux autres couvrant les marais et le canal de Carentan jusqu'à la mer.
Les réserves promises par Churchill sont en train de se matérialiser : la 52nd (Lowland) Infantry Division débarque en ce moment même à Cherbourg et le premier des régiments de la 1st Canadian Division arrive à Brest.
Le point crucial de la logistique est alors abordé. La crainte de saturation du port de Cherbourg est évoquée et une demande pressante est envoyée à la Marine pour savoir quel niveau de support peut être attendu. Le vice-amiral Le Bigot est trop heureux de voir ses initiatives et efforts pris en compte et assure qu’avec plus de deux kilomètres de quais bien équipés, sans compter l’Arsenal, et l’immense rade où les cargos pourront décharger sur allèges, l’approvisionnement de 10 divisions ne lui semble pas inatteignable bien que le trafic marchand d’avant guerre ne soit que de 1.000 tonnes par jour. À la gare maritime, deux paquebots au moins peuvent être accueillis simultanément et 2.500 hommes par heure peuvent débarquer de chacun d’entre eux et être rapidement emmenés vers l’intérieur des terres par rail ou par route. Il insiste, en revanche, pour que la défense anti-aérienne soit notablement renforcée, faute de quoi il ne peut garantir le maintien de cette capacité très longtemps. La requête sera dûment relayée à Londres qui, après quelques discussions internes animées, acceptera de détacher une brigade anti-aérienne complète pour le Cotentin en plus des unités déjà présente dans les divisions envoyées.
La question de la défense de Brest reste pendante, il est convenu qu’elle se fera uniquement sur la base d’une ligne rapprochée (de Lannilis à Landerneau, derrière l’Aber Wrach et l’Élorn avec deux têtes de pont à Plougastel-Daoulas et Crozon pour protéger la rade et le goulet) armée par les éléments présents, complétés par tout ce qui se trouve actuellement dans la région, à commencer par les restes de la 5e division d’infanterie coloniale dans les parages de Rennes. Les évacuations finales se feront pas Le Conquet et Camaret. Ordre est donné en ce sens au gouverneur de la place de Brest, le vice-amiral d’Escadre Traub qui en confie l’exécution au général Charbonneau.
13 juin
Les généraux Huntziger, Georges et Altmayer reçoivent le général Alan Brooke, nouveau chef du British Expeditionary Force et lui présentent le projet de réduit normand. Brooke, qui était en était resté à celui de réduit breton auquel il ne croyait pas, est favorablement impressionné car il lui semble qu’il y ait enfin une solution à cette série de défaite et de retraites successives. Il craint tout de même une terrible bataille d’attrition semblable à celles de la Grande guerre. Altmayer lui assure que les Français ont les mêmes préoccupations et que la défense doit être vue comme une manière d’épuiser les Allemands à moindre pertes sans chercher à les déloger, les marais du Cotentin étant ce qui peut se présenter de mieux pour atteindre cet objectif. La couverture de chasse et de DCA a été confirmée, ce que Brooke avait appris par ailleurs. Il se met donc à plancher sur le dispositif avec ses deux supérieurs (il a gardé le droit d’en appeler au gouvernement britannique et les deux Français savent bien qu’il le fera s’il s’y sent obligé).
Le BEF, avec ses divisions fraîches, sera responsable de l’aile droite du dispositif, le plus menacé car beaucoup plus praticable aux unités mécanisées. La 52th (Lowland) Infantry Division sera positionnée autour de Coutance, d’Agon à Cametours, derrière la minuscule Soulles, et la 1st Canadian Division, à sa gauche, derrière la Joigne de Carantilly à Agneau et tiendra Saint-Lô sur la rive droite de la Dives. Il est décidé de promptement envoyer les Hastings and Prince Edward Regiment (infanterie) et 1st Field Regiment, R.C.H.A. (artillerie) de la 1st Canadian Division, débarqués à Brest, dans le Sud du Cotentin et de dérouter le reste de la division directement sur Cherbourg. Les 43rd Infantry Division et 3rd Infantry Division se retrancheront sur la ligne principale et s’apprêteront à recueillir les deux divisions avancées qui ne s’engageront que dans des combats retardateurs et devront retraiter dès que la pression deviendra trop forte. À l’est, la 1re division légère de chasseurs et la 13e demi-brigade de la Légion étrangère défendront la Vire en aval de Saint-Lô avec des éléments avancés jusqu’à Surrain sur la nationale 13, utilisant les faibles contreforts de l’Aure, pour permettre le recueil des unités de la Xe armée. Les unités constituées de cette formation seront réparties sur la ligne principale de résistance, les plus éprouvées iront entre Saint-Vaast-la-Hougue et Barfleur pour être remises sur pied et les éléments éparts seront regroupés dans la Hague, au plus loin de la zone des opérations, pour être ré-équipés et reformés sans gêner les opérations ni la logistique.
Broole acquiesce au plan mais demande à ce que la 157th (Highland Light Infrantry) Brigade de la 52nd Infrantry Division et la Beauman Division, unité de circonstance, actuellement engagées sur le front de la Xe armée, en soit retirées pour préparer immédiatement les positions de résistance en attendant l'arrivée des troupes fraîches, ce qui lui est accordé. Il précise que la 1st Armoured Division est très diminuée et souhaite également la retirer du front pour la reconstituer. Un marchandage débute et Brooke finit par obtenir gain de cause en faisant remarquer que l'ordre de retraite générale va bientôt être donné et que la 1st AD risque de perdre ses éléments lourds, donc toute sa capacité de combat, en attendant trop. _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12230
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 14:57 Sujet du message: |
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Bon... j'ai lancé le débat sur un autre forum, ça passe ou ça casse !
https://www.alternatehistory.com/forum/threads/the-cotentin-redoubt-a-1940-france-tl.571106/ _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 18:58 Sujet du message: |
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Je ne te remercie pas, Archibald, tu m'obliges à continuer en anglais... _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12230
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 19:15 Sujet du message: |
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T'est pas spécialement obligé d'argumenter chez eux - tu peut continuer tranquilou ici, le site que j'utilise traduit les pages au fur et a mesure on va dire. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Mar Sep 22, 2026 19:32 Sujet du message: |
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Sauf que c'est un peu le foutoir ici, vous en avez l'habitude avec moi (enfin, j'espère) mais ça risque d'en dérouter certains. Et puis le POD se doit d'être différent (strictement vs OTL) et non basé sur la FTL sinon ça va être encore plus difficile à comprendre... _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Sam Sep 26, 2026 20:11 Sujet du message: |
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| loic a écrit: | | La 1st Infantry Division qui avait perdu son matériel lourd doit être rééquipée, peut-être pas sur le même matériel, il lui faut sans doute du temps pour être entraînée |
J'ai la réponse à la question de l'équipement de la 3rd ID (et non la 1st ID). Ça sert de poster sur deux forums à la fois, on doit faire deux fois plus de recherches...
Dans ses mémoires, Montgomery écrit (p. 67): « There was in England sufficient transport and armament to re-equip one division, and no more. It was decided to give it to the 3rd division and to get that division ready to go back across the Channel and join up with the small British forces which were still fighting with the French Army.
(...)
We reformed in Sommerset, received our new equipment, and were all ready to start back across the Channel by the middle of June. Then France capitulated on 17th June. »
Bon, la France n'a pas capitulé le 17 mais c'est un détail.
Donc la 3rd ID est prête à être renvoyée au combat et partira derrière (ou peut-être devant) la 43rd (Wessex) ID. J'ai bien mes quatre divisions britanniques à pleine capacité, sans compter la Beauman et la 1st AD. _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12230
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Posté le: Lun Sep 28, 2026 15:22 Sujet du message: |
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| DMZ a écrit: | | Sauf que c'est un peu le foutoir ici, vous en avez l'habitude avec moi (enfin, j'espère) mais ça risque d'en dérouter certains. Et puis le POD se doit d'être différent (strictement vs OTL) et non basé sur la FTL sinon ça va être encore plus difficile à comprendre... |
Si ça peut aider j'ai mis des liens vers la traduction de Wings. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3967 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Lun Sep 28, 2026 19:28 Sujet du message: |
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J'ai vu ça. Merci.
Je vais continuer un peu sur AH avant de revenir ici quand j'aurai à peu près synchronisé. Mais il y a un paquet d'objections, peu argumentées généralement malheureusement, qui me font perdre du temps. Ça m'a quand même fait préciser quelques points.
Ma grande question maintenant est : y aura-t-il assez de stock de part et d'autre (les Allemands aussi étaient justes mais ils vont certainement se refaire sur les stocks français saisis) pour soutenir le siège ? _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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