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Asie-Pacifique, Septembre 1944
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Le Chat



Inscrit le: 12 Jan 2020
Messages: 800
Localisation: La Tour du Pin

MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 07:14    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Au chat : Tom Clancy ne raconte pas autre chose. Des ambassadeurs coincés par leurs instructions, et qui répètent les positions officielles, pour ensuite envoyer les assistants cloper ensemble durant la pause.


+1 : cf Le Cardinal du Kremlin qui montre ça très bien.

Mais bon, back to the subject (pas taper Loïc...)
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"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
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patzekiller



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Localisation: I'am back

MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 07:20    Sujet du message: Répondre en citant

frégaton, je t'ai envoyé un mp, l'a tu vu? Wink
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www.strategikon.info
www.frogofwar.org
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FREGATON



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Messages: 5241
Localisation: La Baule

MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 09:41    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
frégaton, je t'ai envoyé un mp, l'a tu vu? Wink

Oups! Désolé, je ne consulte que (très) rarement mes MP... Je regarde Embarassed

Sinon une petite màj de la galerie pour coller à ce qui précède:
https://1940lafrancecontinue.org/images/?q=image/1090-1944-macship-hrms-macoma-ftl

Le Chat a écrit:

Citation:
Le Puma salue sur tribord puis se couche sur bâbord


Lexique de marin j’imagine, peut être à mettre entre guillemets ?

Citation:
Si un bateau stabilisé sur son cap engage un changement de direction mettant la barre d’un bord, il donne pendant quelques secondes de la bande (gîte) sur ce bord, avant d’entamer sa giration. Dès que celle-ci est engagée, le navire donne de la bande du côté opposé.

Ce phénomène est dû à la force exercée par les filets d’eau sur le safran : en mettant la barre sur tribord, le safran s’appuie sur les filets d’eau sur sa face tribord, et crée une dépression sur la face bâbord. Cette force poussant les œuvres vives (partie de la coque immergée) de l’arrière du navire vers bâbord et n’étant pas compensée par la résistance des œuvres mortes, engendre donc une inclinaison sur tribord.

Une fois la giration engagée (quelques secondes plus tard), les filets d’eau appuient également sur l’ensemble des œuvres vives vers tribord, engendrant alors une inclinaison résultante sur bâbord car cette surface est beaucoup plus importante que celle du safran, à laquelle s’ajoute un effet centrifuge dans la courbe pour les navires à haut franc-bord.

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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 17:28    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Au chat : Tom Clancy ne raconte pas autre chose. Des ambassadeurs coincés par leurs instructions, et qui répètent les positions officielles, pour ensuite envoyer les assistants cloper ensemble durant la pause.


On en voit de magnifiques illustrations dans le feuilleton Netflix "La Diplomate" avec Kerry Russel en tête d'affiche.
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"La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce.
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Alias



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MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 17:28    Sujet du message: Répondre en citant

Le Chat a écrit:
Lexique de marin j’imagine, peut être à mettre entre guillemets ?


Je dirais que non: lettre de marin à marin et aucun des autres termes de jargon ne sont entre guillemets.
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Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
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Le Chat



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Messages: 800
Localisation: La Tour du Pin

MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 18:31    Sujet du message: Répondre en citant

Alias a écrit:
Le Chat a écrit:
Lexique de marin j’imagine, peut être à mettre entre guillemets ?


Je dirais que non: lettre de marin à marin et aucun des autres termes de jargon ne sont entre guillemets.


Bien vu !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 18:38    Sujet du message: Répondre en citant

13 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra
– Les officiers du 8e RI restés à Banda Aceh sont stupéfaits : un nouveau débarquement a commencé pendant la nuit à l’est de la ville, sous la protection de la flotte française. Dans l’obscurité, les hommes du n° 10 Commando ont mis pied à terre et neutralisé les défenses japonaises. Avec le lever du jour, la 100th Brigade de la 20th Indian Division débarque, en compagnie du 10th Royal Tank Rgt, arrivé récemment d’Europe.
Dans le même temps, dans la plaine plus au sud, les Chindits de la 14th Brigade se sont infiltrés dans les lignes japonaises et n’ont eu aucun mal à déborder le dispositif installé devant Sibreh. Ce qu’il reste des deux bataillons arrivés la veille bat maintenant en retraite vers la ville dans la confusion la plus totale, sous le pilonnage constant des avions du 1st Air Commando Group. En fin de journée, les Japonais se sont regroupés en défense dans la partie ouest de la ville sous le feu constant de l’artillerie navale française. Ils n’en restent cependant pas là et lancent toute la journée de nombreuses contre-attaques pour reconquérir le moindre pâté de maisons perdu.
Plus à l’est, la 77th Brigade approche de Lhokseumawe. Les Japonais semblent avoir cessé les reconnaissances lancées la veille, puisque le contact ne sera établi avec des éléments avancés qu’une seule fois dans la journée… La présence aérienne alliée a dû les décourager. De fait, fantassins et cavaliers de la 4e Division ont finalement pris la décision de s’installer en défense à l’est de la ville, en avant du terrain d’aviation abandonné depuis quelques mois par le 24e Sentai, sur un petit cours d’eau, de son embouchure, au village de Krueng Mane, jusqu’en bordure de forêt, au village de Glendangang. En fin de journée, les premiers coups de sonde montrant la solidité du périmètre nippon, l’assaut est remis au lendemain – soit en contournant l’ennemi par la jungle, soit en tentant de passer en force.

Opération Stoker
Sumatra
– Toute la journée, des patrouilles des Burma Banshee escortent les B-25 basés aux Andaman qui assurent des missions d’interdiction le long de la côte nord de la grande île. Il s’agit d’empêcher toute montée en ligne de renforts vers Lhokseumawe ou Banda Aceh.
En plus de ces patrouilles, certains secteurs font l’objet d’une surveillance particulière, car points de passage obligés pour tout véhicule arrivant du sud. Les B-25 s’en prennent ainsi au secteur de Krueng Mane, près de l’ex-terrain du 24e Sentai, où semble régner une certaine effervescence. En effet, un bataillon du 4e Régiment de Reconnaissance tente de s’y installer en défense. Bon nombre de véhicules sont mitraillés et bombardés dans la journée par les appareils de la 10th AF et les B-25 du Sqn 18 (NL).

Interdiction navale
Archipel de Riau
– Le lieutenant de vaisseau Ainslie commande le HMS Trasher depuis son transfert à Darwin. Ce sous- marin de classe T a comme particularité, en dehors d’un palmarès tout à fait honorable acquis en Méditerranée, d’avoir à son bord deux marins titulaires de la Victoria Cross. En effet, après avoir coulé un transport en Adriatique, le Trasher avait été bombardé par des avions, puis poursuivi pendant plusieurs heures. Alors qu’il était parvenu à s’échapper et avait enfin refait surface, l’équipage s’aperçut que deux bombes avaient touché le navire sans exploser… et qu’elles étaient toujours là. La première était coincée contre le kiosque – il fut (relativement) facile de la faire basculer par-dessus bord. Mais la deuxième avait percé la coque externe et était coincée dans un espace exigu contre la coque épaisse. Deux volontaires l’extirpèrent de là en s’arc-boutant contre la coque et en repoussant les 250 kg d’explosif avec leur propre dos – le bâtiment était sauvé.
Le Trasher chasse aujourd’hui les bâtiments japonais qui ravitaillent Sumatra. Pour cela, les Japonais n’utilisent pas forcément de gros navires. En effet, ils brouettent littéralement une quantité non négligeable de marchandises grâce à tout un lot de jonques et de petites embarcations. Ces dernières présentent l’avantage d’être peu visibles au radar, car en bois, et n’émettent ni fumée, ni bruit de moteur repérable aux hydrophones. La nuit, ces embarcations sont donc presque indétectables. Presque !…
Le Trasher navigue alors en surface, écoutant la nuit, quand il se retrouve sur la route d’un convoi de trois jonques. Aux postes de combat ! Le sous-marin monte en allure, se rapproche des jonques et ouvre le feu de son canon de 4 pouces, incendiant au moins une jonque. Les Japonais se rebiffent pourtant : deux d’entre elles ont une mitrailleuse lourde Nambu et la troisième possède un canon d’infanterie type 92, nettement plus dangereux. Heureusement pour les Anglais, les ténèbres et l’inexpérience de l’équipage avec cette arme font que seuls quelques obus sont tirés, sans danger pour le sous-marin.

Renforts
Trincomalee
– Le cuirassé HMAS Anson et son escorte arrivent enfin de Grande-Bretagne. L’Anson a subi quelques modifications pour opérer en zone équatoriale. Il pourra sous peu remplacer son aîné le Queen Elizabeth au sein de la TF-57. A Trincomalee se trouvent maintenant, en plus du cuirassé, les porte-avions légers HMS Pioneer et Venerable, les destroyers HMS Tartar et Zulu (classe Tribal), Laurel et Liberty (classe L-AA), Whelp et Wizard (classe W) et les Belvoir et Haydon (Hunt III). Ils s’ajoutent aux unités de la Marine Nationale : le “cuirassé de commandement” Provence, le CL La Galissonnière et les DD Guépard et Volta.

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Formose et Luçon
– Le ciel est nuageux aujourd’hui, ce qui n’arrange pas les affaires des Américains. Le TG-50.2 a beaucoup donné et se repose. Le TG-50.1 doit à nouveau attaquer Takao, alors que les TG-50.3 et 50.4 ratissent une large zone entre les Pescadores, Luzon et l’est de Formose. La réception est moins chaude et les Américains ne perdent “que” 17 chasseurs et 6 bombardiers. Cependant, les pilotes découvrent qu’il y a à Formose de nombreux aérodromes camouflés, qui n’avaient pas été découverts par les reconnaissances. Mitscher prend donc de nouveau ses précautions et annule toutes les sorties offensives après 14h00, s’attendant à une grosse réaction japonaise. Mais ce n’est que partie remise de quelques heures pour Takao, qui reçoit dans la soirée la visite de B-29 opérant de Baiyun, qui alourdissent encore les pertes militaires… et civiles.
Quant à Mitscher, bien lui en a pris. En fin d’après-midi, les radars de la Task-Force 50 découvrent un raid important venant de Luçon. Celui-ci est immédiatement intercepté par les chasseurs de la CAP de l’USS Princeton, qui abattent dix appareils sans aucune perte.
Mais ce ne sera pas la seule tentative japonaise. Alors que le soleil va se coucher, un raid encore plus puissant est détecté, venant directement de Formose. Il est intercepté par la CAP, qui abat une dizaine de chasseurs et bombardiers, mais certains attaquants parviennent à passer. Le TG-50.1 est relativement épargné : seuls six G4M (Betty) arrivent à percer l’écran de protection, et tous les six sont descendus par les canons anti-aériens. Quatre torpilles ont pu être lancées, mais une seule sera vraiment dangereuse, passant une trentaine de mètres devant le porte-avions USS Hancock. C’est plus dur pour le TG-50.4. Les bombardiers devant l’attaquer, volant au ras des vagues, n’ont pas été détectés par les radars. Huit bombardiers sont abattus par la DCA, mais un P1Y (Frances) parvient à lancer une torpille qui touche le croiseur lourd tout neuf Quincy (II). 16 membres d’équipage sont tués et le croiseur doit être pris en remorque par le croiseur léger Miami. Heureusement, les dégâts ne sont pas suffisants pour justifier un sabordage, et Spruance confirme la décision de remorquer le navire.

Guerre sous-marine
Détroit de Makassar –
Poursuivant sa patrouille au large de Sulawesi, le MN Ariane rencontre un nouveau convoi côtier. Peu escorté, celui-ci ne fait pas long feu : les caboteurs Hansei Maru et Kosei Maru sont coulés.

Interdiction aérienne
Au large de l’Indochine
– Des B-25 français partis de Dien-Bien-Phu surprennent un petit convoi de trois navires qui avait choisi d’éviter les approches de Luçon pour descendre vers Singapour. Manque d’habitude dans l’attaque d’un objectif naval : un seul navire est coulé, le pétrolier auxiliaire Shinshu Maru, qui sombre avec 11 membres d’équipage. Les survivants sont récupérés par le chasseur de sous-marins CH-33.


14 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra
– Avec le renfort d’un bataillon de la PETA qui montait la garde dans les villages du littoral sud-ouest, les Japonais contre-attaquent dès l’aube ! Ce qui reste du 8e Régiment, deux bataillons environ, s’est infiltré de nuit au milieu des positions indiennes de la partie est de Sibreh, tandis que le bataillon de collaborateurs-indépendantistes, encadré par quelques sous-officiers nippons, tente de contourner l’ennemi par le sud de la ville.
Le choc est rude. On se bat au corps à corps pour chaque étage d’un bâtiment et plusieurs fois, les navires qui croisent au large reçoivent des appels pour tirer sur les positions mêmes des alliés assiégés. Le n° 10 Commando tire bien son épingle du jeu. En effet, outre l’entraînement et l’expérience qui font la différence face à de simples fantassins, cette unité comprend de nombreux Bataves, qui communiquent dans leur langue avec les quatre destroyers hollandais de la TG 100.2, ce qui permet un appui d’une efficacité redoutable. Le commando reprend bientôt l’initiative et, marchant le long de la cote, passe dans le dos des Japonais, les encerclant en ville. Dans la plaine au sud, sous un ciel de plomb d’où tombent des averses sporadiques, les collabos indonésiens se cassent les dents sur les Gurkhas du 4e Bataillon, efficacement appuyés par une compagnie du 10th RTR et par les pièces du 114th Jungle Field Artillery Rgt.
La 14th Indian Brigade (3rd Indian) ne participe pas aux combats en ville. En effet, disposant maintenant de véhicules et renforcés par une autre compagnie du 10th RTR, les Chindits ont repris le chemin du littoral nord de l’île. L’objectif de distraire le 8e RI japonais a été atteint et a permis le succès du débarquement avec succès, mais il reste l’autre partie de la mission : s’emparer des aérodromes le long de la côte.
Dans la région de Lhokseumawe, la journée se passe sous une pluie d’enfer, dernier spasme de la mousson, qui empêche tout soutien aérien. La 77th Brigade lance tout de même dans la matinée plusieurs assauts qui sont repoussés par les Japonais. Ces derniers ont eu le temps de s’enterrer et disposent dans ce secteur d’une section de tankettes et d’une batterie de 105 qui leur permettent de rejeter chaque fois les Anglais de l’autre côté de la rivière. Les Chindits ne s’obstinent pas et feront le gros dos jusqu’au lendemain : ils savent que les renforts sont en route et qu’après la pluie vient le soleil… ou plutôt les Thunderbolt du 1st ACG.
Enfin, plus au sud, les 16th et 111th Brigades continuent de progresser. Si la 16th n’est pas sortie de la jungle, les hommes sentent que cela ne saurait tarder : autour du cours d’eau qui guide leur progression, les reliefs s’adoucissent et la végétation se fait moins dense. Plus au sud, la 111th Brigade débouche dans la vallée au village de Kutacane. Ce village est un simple hameau, et les paysans n’ont pas vu depuis plus de dix jours la patrouille hebdomadaire venant « profiter de l’hospitalité » des autochtones. En l’absence de toute ligne téléphonique, aucun risque que l’on signale le passage des Anglais. Ceux-ci offrent quand même aux paysans une mule blessée qui leur fournira un appoint de viande bienvenu !

Opération Mary
Penang
– Couverts par les Spitfire des Sqn 17, 67, 81 et 1st RIAF, les Beaufighter er Beaumont des Sqn 27, 47, et 84 mènent un raid contre le port de Penang.
Si cet assaut sort quelques peu des objectifs primordiaux de l’opération Mary, c’est que ce sont en fait l’expérience et les compétences des squadrons de bimoteurs dans le domaine de l’attaque antinavires qui ont été requises. En effet, les bombardiers anglais vont s’intéresser particulièrement au secteur du port où sont amarrées habituellement les quelques vedettes et autres navires de servitudes de l’IJN assurant la sécurité maritime dans le secteur. Une vedette sera coulée à quai et une autre endommagée en tentant de fuir.
Arrivant à basse altitude, les attaquants n’ont laissé qu’un préavis minime aux défenseurs, les pilotes du 3e Chutai du 50e Sentai. Celui-ci, encore “convalescent” après l’opération Pedal II, tente un timide réaction. Mais face à plus de trente Spitfire VIII, le 50e Sentai perd encore quatre appareils contre deux aux Anglais (un Beaufighter et un Spitfire dont le pilote pourra sauter en mer et sera récupéré). La DCA, elle, ne peut faire que quelques trous dans les attaquants, qui arriveront tous à rentrer en Birmanie.

Opération Stoker
Taiping
– Si la réaction des Japonais est aussi faible au nord, c’est qu’au même moment se déroule au-dessus de Taiping un raid du 7th BG. Les Liberator sont accompagnés par leurs fidèles chiens de garde à double queue des 449th et 459th FS, mais également des Jug du 58th FG. Ici, le 2e Chutai du 50e Sentai peut espérer de l’aide du 1er Chutai et de quelques patrouilles du 64e Sentai basées à Sitiawan. Cependant, la réaction est des plus modérées puisque moins de 20 chasseurs, dont quatre Hien, se jettent contre les quadrimoteurs et leur escorte – plus de 60 appareils, qui les écartent efficacement des bombardiers. Quatre intercepteurs et un seul escorteur sont abattus – et pas un seul quadrimoteur.
Le 2nd Lt Huish, du 459th FS, remporte sa deuxième victoire dans des circonstances… délicates, comme il la racontera le soir à un correspondant de guerre… « Nous étions avec les Liberator à 14 000 pieds lorsque les Japs nous sont tombés dessus, dans nos neuf heures. Ils visaient les bombardiers, mais nous leur avons fait face et nous les avons gênés suffisamment pour qu’ils se dispersent. J’ai été pris pour cible par un Tony et j’ai piqué pour tenter de m’en défaire. Après quelques manœuvres, je me suis finalement retrouvé dans son dos, mais nous avions perdu pas mal d’altitude. Le Jap s’est alors mis à virevolter en se rapprochant de son aérodrome, où il pensait sans doute que la DCA pourrait au moins me faire lâcher prise. L’avantage du P-38, voyez-vous, est qu’il a tout l’armement dans le nez, ce qui permet une visée instinctive, contrairement aux monomoteurs où on doit réfléchir en fonction du point de convergence des armes. J’ai donc tiré avant d’arriver au-dessus du terrain et je l’ai vu passer sur le dos et percuter la planète. Mais si je n’avais pas atteint l’aérodrome, je me suis retrouvé sous les bombes du carpet bombing qui commençait ! Heureusement, j’ai pu me dégager après avoir quand même été un peu secoué par les explosions… »
La base aérienne est une nouvelle fois très endommagée… et, une nouvelle fois, les quartiers voisins ne sont pas épargnés.

Après l’opération Uppercut
Sulawesi
– Les troupes de la 3rd Infantry australienne se déploient. Les habitants leur ayant dit qu’aucun Japonais n’était en vue, les Australiens ont occupé les rives du lac de Tondano… au moins dans la mesure où les routes le permettent. Les villages de Tomohon et Tondano sont donc libérés sans effusion de sang. En réalité, les Japonais ne sont qu’une petite centaine dans ce secteur, et la plupart ont fui dans les montagnes.

Interdiction aérienne
Balikpapan (Bornéo)
– Un sweep des Beaufighter des Sqn 31 et 32 RAAF surprend le navire hydrographique Heiyo au large du port. Il est envoyé sans pitié au fond de la mer de Java.

Campagne du Pacifique Sud
Guerre sous-marine
Mer de Chine du Sud
– Les convois dans la région ne sont décidément pas à l’abri. Aujourd’hui, le sous-marin USS Picuda coule le cargo Fushimi Maru.

Mer de Banda – Les Hollandais sont aussi de la partie. Croisant au large de Kendari, le HrMs Zwaardfisch intercepte et coule le cargo Nanrei Maru.

Détroit de Balabac – A la demande des Américains, les Alliés consacrent d’importants moyens pour surveiller la flotte japonaise, ancrée à Kuching et Brunei. Ainsi, les Casabianca et Sidi-Ferruch ont été soustraits de leurs missions habituelles vers l’Indochine et viennent épauler le Morse et la Danaé. Les deux sous-marins resteront deux semaines sur place. A peine arrivé, le Sidi-Ferruch intercepte le convoi attaqué par le Morse l’avant-veille. Son expérience parle il parvient à torpiller trois transports : le pétrolier Nittetsu Maru est coulé et les Daizen Maru et Eikyo Maru sont endommagés. Ce dernier doit même être sabordé par l’escorte.

Préparation aéronavale
Formose –
L’activité de la Task-Force 50 est un peu réduite du fait de la situation du Quincy, qui tente tant bien que mal de quitter la zone de combat derrière le Miami. Le Task-Group 50.4 est chargé de couvrir la retraite des deux croiseurs, alors que les trois autres Task-Groups continuent de marteler Formose. De bon matin, le port de Takao est de nouveau visé ; trois escorteurs y sont mitraillés par des Hellcat. Mais si certains groupes d’attaque aperçoivent bien des appareils japonais, l’ennemi refuse le combat.
Marc Mitscher pense que les Japonais vont de nouveau attaquer dans la soirée. Comme hier, il interrompt les sorties offensives à 14h00 et attend que l’ennemi vienne à lui. De nouveau, l’amiral voit sa prédiction devenir réalité. Seul le TG-50.1 va être “oublié” par les Nippons.
Le TG-50.2 est attaqué vers 15h30, mais la réaction de la CAP empêche les bombardiers de pénétrer l’écran. L’une de ces attaques est menée par le contre-amiral Arima Masafumi, qui a pris en personne les commandes d’un Yokosuka D4Y Suisei (Judy) : devant la puissance des forces ennemies, il a décidé de se sacrifier pour fouetter le courage de ses hommes ! La Marine Impériale fera de lui un héros vainqueur, quoique mort – la réalité est moins brillante : Arima et son groupe ont été taillés en pièces par la chasse US, qui a abattu dix-neuf appareils, dont le sien. Une douzaine d’autres appareils sont abattus, pour seulement six pertes au total côté américain.
Le TG 50.3 est la cible d’un autre raid vers 17h15, qui est intercepté assez loin par la chasse. Les Japonais sont de nouveau décimés, mais certains parviennent à passer à travers les mailles du filet en filant au raz des vagues. Malheureusement pour eux, les conditions météo et la houle les empêchent de trouver un bon angle d’attaque.
Le TG 50.4, qui peine à escorter le Quincy, est la plus vulnérable. Malgré les efforts de la CAP, une partie des bombardiers peuvent attaquer l’escadre. Les CLAA Reno et San Diego abattent non moins de quatorze attaquants, mais au moins deux pénètrent l’écran et lancent leurs torpilles. Le croiseur léger Biloxi voit la première et manœuvre pour l’éviter… mais la seconde le frappe de plein fouet. Le navire prend très vite 16 degrés de gite et ses machines sont inondées, privant les pompes d’alimentation électrique. Certains marins paniquent et sautent du navire pour éviter de couler avec… mais le croiseur s’y refuse, grâce à un merveilleux effort des équipes de damage control. Il est alors pris en remorque par le croiseur lourd Boston – prévenu, Spruance hésite à ordonner de l’achever.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 19:53    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Mer de Banda – Les Hollandais sont aussi de la partie. Croisant au large de Kendari, le HrMs Zwaardvisch intercepte et coule le cargo Nanrei Maru.

Notes:
1. La forme officielle néerlandaise du préfixe est Hr.Ms. (ou Zr.Ms. quand un roi est sur le trone), que les ouvrages anglo-saxons traduisent (assez improprement) en HNLMS, bien que ce soit le préfixe usité dans le contexte de l’OTAN.
2. L’orthographe moderne est Zwaardvis, nom adopté lors du rebaptême du bâtiment en 1951, et repris pour son successeur.
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"L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Juil 23, 2026 21:29    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Ce qu’il reste des deux bataillons arrivés la veille bat maintenant en retraite vers la ville dans la confusion la plus totale, sous le pilonnage constant des avions du 1st Air Commando Group. En fin de journée, les Japonais se sont regroupés en défense dans la partie ouest de la ville sous le feu constant de l’artillerie navale française


Sous l'océaaaaaan ! (sous l'océan). Sous l'océaaaaaan ! (sous l'océan).

Citation:
Si la réaction des Japonais est aussi faible au nord, c’est qu’au même moment se déroule au-dessus de Taiping un raid du 7th BG. Les Liberator sont accompagnés par leurs fidèles chiens de garde à double queue des 449th et 459th FS, mais également des Jug du 58th FG. Ici, le 2e Chutai du 50e Sentai peut espérer de l’aide du 1er Chutai et de quelques patrouilles du 64e Sentai basées à Sitiawan. Cependant, la réaction est des plus modérées puisque moins de 20 chasseurs, dont quatre Hien, se jettent contre les quadrimoteurs et leur escorte –


Bande de réactionnaires, va.

Citation:
Marc Mitscher pense que les Japonais vont de nouveau attaquer dans la soirée. Comme hier, il interrompt les sorties offensives à 14h00 et attend que l’ennemi vienne à lui. De nouveau, l’amiral voit sa prédiction devenir réalité. Seul le TG-50.1 va être “oublié” par les Nippons.
Le TG-50.2 est attaqué vers 15h30, mais la réaction de la CAP empêche les bombardiers de pénétrer l’écran. L’une de ces attaques est menée par le contre-amiral Arima Masafumi, qui a pris en personne les commandes d’un Yokosuka D4Y Suisei (Judy) : devant la puissance des forces ennemies, il a décidé de se sacrifier pour fouetter le courage de ses hommes !


Attaque Attaque !
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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John92



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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 09:14    Sujet du message: Répondre en citant


13 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra


Les officiers du 8e RI restés à Banda Aceh sont stupéfaits : un nouveau débarquement a commencé pendant la nuit à l’est de la ville, sous la protection de la flotte française. Dans l’obscurité, les hommes du n° 10 Commando ont mis pied à terre et neutralisé les défenses japonaises. Avec le lever du jour, (c’est au tour de ?) la 100th Brigade de la 20th Indian Division débarque , en compagnie du 10th Royal Tank Rgt, arrivé récemment d’Europe.
...
Ce qu’il reste des deux bataillons arrivés la veille bat maintenant en retraite vers la ville dans la confusion la plus totale, sous le pilonnage constant (incessant ?) des avions du 1st Air Commando Group. En fin de journée, les Japonais se sont regroupés en défense dans la partie ouest de la ville sous le feu constant de l’artillerie navale française.

Interdiction navale
Archipel de Riau


La première était coincée contre le kiosque – il fut (relativement) facile de la faire basculer par-dessus bord. Mais la deuxième avait percé la coque externe et était coincée (bloquée ?) dans un espace exigu contre la coque épaisse.

Le Trasher chasse aujourd’hui les bâtiments japonais (nippons ?) qui ravitaillent Sumatra. Pour cela, les Japonais n’utilisent pas forcément de gros navires. En effet, ils brouettent littéralement une quantité non négligeable de marchandises grâce à tout un lot de jonques et de petites embarcations. Ces dernières présentent l’avantage d’être peu visibles au radar, car en bois, et n’émettent ni fumée, ni bruit de moteur repérable aux hydrophones. La nuit , ces embarcations sont donc presque indétectables. Presque !…
Le Trasher navigue alors en surface, écoutant la nuit (dans l’obscurité ), quand il se retrouve sur la route d’un convoi de trois jonques . Aux postes de combat ! Le sous-marin monte en allure, se rapproche des jonques (bateaux ?) et ouvre le feu de son canon de 4 pouces, incendiant au moins une jonque .

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Formose et Luçon


Celui-ci est immédiatement intercepté par les chasseurs de la CAP de l’USS Princeton, qui abattent dix appareils sans aucune perte.
Mais ce ne sera pas la seule tentative japonaise. Alors que le soleil va se coucher, un raid encore plus puissant est détecté, venant directement de Formose. Il est intercepté par la CAP, qui abat (descend ) une dizaine de chasseurs et bombardiers, mais certains attaquants parviennent à passer.

Les bombardiers devant l’attaquer, volant au ras des vagues, n’ont pas été détectés par les radars. Huit bombardiers (d’entre eux ?) sont abattus par la DCA, mais un P1Y (Frances) parvient à lancer une torpille qui touche le croiseur lourd tout neuf Quincy (II).

14 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra


Le choc est rude. On se bat au corps à corps pour chaque étage d’un bâtiment et plusieurs fois, les navires qui croisent au large reçoivent des appels pour tirer sur (cibler ?) les positions mêmes des alliés assiégés. Le n° 10 Commando tire bien son épingle du jeu.

Opération Mary
Penang
– Couverts par les Spitfire des Sqn 17, 67, 81 et 1st RIAF, les Beaufighter er ( et) Beaumont des Sqn 27, 47, et 84 mènent un raid contre le port de Penang.

Celui-ci, encore “convalescent” après l’opération Pedal II, tente un (une ) timide réaction.

Opération Stoker
Taiping


Cependant, la réaction est des plus modérées puisque moins de 20 chasseurs, dont quatre Hien, se jettent contre les quadrimoteurs et leur escorte – plus de 60 appareils, qui les écartent efficacement des bombardiers. Quatre intercepteurs et un seul escorteur sont abattus – et pas un seul quadrimoteur (B-24/Liberator ?).

Préparation aéronavale
Formose –


De bon matin, le port de Takao est de nouveau visé ; trois escorteurs y sont mitraillés par des Hellcat. Mais si certains groupes d’attaque aperçoivent bien des appareils japonais, l’ennemi refuse le combat.
Marc Mitscher pense que les Japonais vont de nouveau attaquer (agir ?) dans la soirée. Comme hier, il interrompt les sorties offensives à 14h00 et attend que l’ennemi vienne à lui. De nouveau, l’amiral voit sa prédiction devenir réalité. Seul le TG-50.1 va être “oublié” par les Nippons.
Le TG-50.2 est attaqué vers 15h30, mais la réaction de la CAP empêche les bombardiers de pénétrer l’écran. L’une de ces attaques est menée par le contre-amiral Arima Masafumi, qui a pris en personne les commandes d’un Yokosuka D4Y Suisei (Judy) : devant la puissance des forces ennemies, il a décidé de se sacrifier pour fouetter le courage de ses hommes ! La Marine Impériale fera de lui un héros vainqueur, quoique mort – la réalité est moins brillante : Arima et son groupe ont été taillés en pièces par la chasse US, qui a abattu dix-neuf appareils, dont le sien. Une douzaine d’autres appareils sont abattus (descendus ?), pour seulement six pertes au total côté américain.
Le TG 50.3 est la cible d’un autre raid vers 17h15, qui est intercepté assez loin par la chasse. Les Japonais sont de nouveau décimés, mais certains parviennent à passer à travers les mailles du filet en filant au raz des vagues. Malheureusement pour eux, les conditions météo et la houle les empêchent de trouver un bon angle d’attaque (d’approche ? – lancer étant utilisé plus bas -).
Le TG 50.4, qui peine à escorter le Quincy, est la plus vulnérable. Malgré les efforts de la CAP, une partie des bombardiers peuvent attaquer l’escadre. Les CLAA Reno et San Diego abattent non moins de quatorze attaquants, mais au moins deux pénètrent l’écran et lancent leurs torpilles.

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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 15:06    Sujet du message: Répondre en citant

avec les 3 Yamato's dans le secteur....est ce que l'on va revivre une bataille ou il faudra barrer le T... avec d'un côté, les 3 japs et de l'autre, le Richelieu, l'Anson, le Missouri, le New Jersey et le Duke of York???

Ensuite, je m'y perd, que reste t'il comme PA au Kido Butai??
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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
avec les 3 Yamato's dans le secteur....est ce que l'on va revivre une bataille ou il faudra barrer le T... avec d'un côté, les 3 japs et de l'autre, le Richelieu, l'Anson, le Missouri, le New Jersey et le Duke of York???

Ensuite, je m'y perd, que reste t'il comme PA au Kido Butai??


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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 15:33    Sujet du message: Répondre en citant

15 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra
– Les combats s’achèvent à Banda Aceh et les civils font leur réapparition. Leur attitude reste toutefois réservée face aux soldats britanniques et indiens. La joie d’être libéré des contraintes imposées par l’occupant japonais (filles de réconfort, romusha, cultures forcées, réquisitions…) est contrebalancée par la crainte de voir le retour des colonisateurs, même si les soldats ne sont pas hollandais.
Pendant ce temps, la 14th Brigade s’empare de Sigli presque sans coup férir. La compagnie japonaise qui tenait la ville s’est installée en défense à l’ouest mais est complètement débordée par les éléments britanniques. La majorité de l’effectif se fait tuer dans une ultime charge « pour l’honneur » qui ouvre en fait les portes de la localité.
Plus à l’est, il pleut toujours par intermittences, rendant problématiques les tentatives de contournement par la jungle et même les reconnaissances en force. En attendant les renforts, la 77th Brigade se regroupe et s’enterre afin de parer à toute mauvaise surprise.
Du côté de la 16th Brigade, la progression vire au cauchemar, mais pas du fait de l’ennemi. Le terrain devient très humide ; hommes et animaux souffrent à chaque pas. Cependant, en fin de journée, une reconnaissance rapporte avoir vu la mer au loin, depuis la ligne de crête qui surplombe le gros de la brigade – cette nouvelle fait remonter le moral de la troupe : Langsa n’est plus qu’à une trentaine de kilomètres !
Plus au sud, les Chindits de la 111th Brigade continuent à descendre la vallée de Kutacane et arrivent à la frontière du sultanat de Karo. Les hommes du Brigadier Lentaigne ont parcouru en huit jours 120 kilomètres, dont la moitié en jungle, sans être encore détectés ! Mais ils savent que cela risque de ne pas durer.

Après l’opération Uppercut
Sulawesi
– Guidés par des locaux, les Australiens avancent prudemment. Ils ne rencontrent aucune résistance, ce qui permet aux hommes de la 3rd Infantry de s’emparer de Sonder.
En revanche, les Marines ont plus de mal. Alors qu’ils descendent vers le hameau côtier de Tanahwangko, ils sont assaillis par un groupe d’une vingtaine de Japonais ! Ceux-ci sont repoussés au prix de quatre blessés côté américain. Au soir, le hameau est atteint, mais il est vide… de tout être vivant du moins : les Japonais ont pris soin de massacrer tous les habitants avant de se replier.

Interdiction navale
Détroit de Malacca
– Les sous-marins britanniques continuent leur chasse aux convois nippons : le HMS Strongbow coule le cargo Bunzan Maru et son escorteur, le kaibokan Hato.

Opération Flower
Archipel de Riau
– Début septembre, la présence de chasseurs du 256e Kokutai au-dessus de l’archipel, basés à Ranai, a été une très mauvaise surprise. Cette réaction japonaise à l’opération Mary était cependant prévisible, surtout après la perte de Hong Kong et alors qu’une partie importante de la flotte est basée à Kuching et à Brunei. Mais les Britanniques vont à leur tour répondre à la création de cette base avancée par l’opération Flower. Cette Fleur a dû être différée de quelques jours pour assurer la couverture de Pedal II et maintenir la pression sur le nord de la Malaisie en relation avec l’opération Thursday.
Le raid d’aujourd’hui engage les sept squadrons de P-47 de la RAF en Birmanie. En tout, plus de 100 chasseurs lancent un grand coup de balai pour éradiquer les Zéro de ce secteur en allant les chercher au-delà, jusqu’au large de Kuching. Pour enfoncer le clou, la piste de Ranai elle-même est attaquée par les Banshee du Sqn 2 RIAF et les Beaumont des Sqn 3 et 4 BVAS, renforcés des “Michel” à nez plein de la 17F.
La journée est sanglante, avec pas moins de 16 A6M abattus contre six P-47 (deux pilotes récupérés par les sous-marins en patrouille). Les pilotes de la Marine Impériale dans ce secteur, ignorant les performances du Jug, sont tombés dans le piège en acceptant le combat à haute altitude. Le lieutenant australien “Jack” Storey (Sqn 113) réussit un doublé – ses cinquième et sixième victoires.
Les bombardiers endommagent gravement la piste et ses installations. Deux Beaumont sont perdus. Deux autres sont endommagés, ainsi qu’un B-25 ; ils se déroutent sur Nam Can.

Opération Grey
Batavia
– Les sirènes hurlent dans la nuit, semant la panique au sein d’une population civile toujours pas habituée à ce genre de raids et à leur répétition de plus en plus fréquente. Le port est à nouveau visé par les Wellington et les Halifax basés au Timor. Malgré le black-out et l’absence d’éclaireurs, la limite entre terre et mer et la ville elle-même sont parfaitement visible pour les radars H2S équipant les avions australiens.
Compte tenu de l’absence totale de chasse de nuit et de la faiblesse de la DCA, le bombardement se passe sans problème. Ce qui les inquiète le plus les équipages, c’est plutôt le fait de devoir repasser à l’est de Bali alors qu’il fera jour. Les pilotes savent tout de même que, comme pour chacun de ces raids, la RAAF et l’USAAF vont s’entendre pour mettre la pression sur la chasse nippone. Dans la journée, les bases du 381e Kokutai en mer de Florès sont visés par des sweeps, pendant que les bombardiers traverseront le secteur dangereux en restant le plus haut possible.

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose
– La Task-Force 50 devait consacrer cette journée à un ravitaillement général, mais le torpillage des deux croiseurs a changé la donne. Le TG-50.1 va donc attaquer Luçon pour distraire les unités japonaises, pendant que les TG-50.2 et 50.3 vont ravitailler. Le TG 50.4, lui continue d’escorter le groupe de navires endommagés, maintenant surnommé « Crippled Division 4 ».
Spruance, sur le cuirassé New Jersey, réfléchit à ses options. Ce qui est certain, c’est qu’il ne veut pas s’acharner contre Formose ou Luzon plus que de nécessaire, puisqu’il doit toujours frapper Leyte et Cebu. Le TG-50.1 doit donc se contenter de quelques frappes de diversion. En revanche, puisqu’aucun de ses porte-avions n’a été touché, il décide de rester vingt-quatre heures de plus pour tenter d’appâter la flotte japonaise afin de la détruire grâce à son énorme supériorité numérique. Les deux croiseurs en remorque font donc office d’appât : les Américains vont jusqu’à annoncer la position des croiseurs dans des messages de détresse lancées sur des fréquences surveillées dans l’espoir d’attirer les Japonais.
Mais la flotte nippone ne sort pas. En revanche, les avions japonais attaquent à nouveau, en plusieurs vagues successives. Dans la matinée, en l’espace de dix minutes, la CAP de l’USS Princeton détruit 29 appareils japonais. Et les attaques continuent toute la journée : la VF-14 de l’USS Wasp II abat à elle seule 34 appareils ennemis, et la DCA est à l’unisson.
Luçon est, comme prévu, attaquée par le TG 50.1. Ses Hellcat abattent 23 chasseurs nippons au-dessus de Nichols Field pour la perte d’un seul d’entre eux.
Au soir, Spruance est satisfait et ordonne à la flotte de se replier.

Extension
Ngulu (Carolines occidentales)
– Cet atoll apparemment sans importance a attiré l’attention des Américains. En effet, ignorant si la partie sud de l’atoll d’Ulithi était praticable, ils ont décidé d’aller occuper un atoll de plus. L’opération se déroule sans accroc, en dehors du fait que le DMS Montgomery est endommagé par une mine et doit rentrer à Pearl Harbor pour réparations. L’atoll lui-même n’est pas défendu.


16 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra
– Alors que les combats sont terminés dans Banda Aceh, la 14th Brigade continue d’avancer le long du littoral nord. Devant elle, deux sections du 37e RI japonais forment la garnison du village de Jeunieb. Sans nouvelle de l’est ou de l’ouest depuis plusieurs jours, le lieutenant qui la commande a d’abord envoyé des messagers puis de petites équipes dans les deux directions sans que nul ne revienne. Une telle absence ne pouvant s’expliquer uniquement par la présence aérienne alliée, le lieutenant a fait déployer ses hommes sur son périmètre. En fin d’après-midi, les nouvelles arrivent par la route sous la forme d’un blindé anglais et de plusieurs half-tracks. La sentinelle fait feu sur le chef de char qui, debout dans sa tourelle, examinait les environs. Touché au bras, celui-ci se réfugie dans son blindé pendant que des fantassins descendent des half-tracks et se déploient. Le combat dure un peu plus de deux heures avant que les Japonais ne décrochent, laissant derrière eux leurs morts et deux blessés graves.
Une quarantaine de kilomètres à l’est, le face-à-face entre la 77th Brigade et le 37e RI tourne au combat de chiens. Les hommes des 6th Gurkhas et du King’s Rgt sont repoussés dans la jungle alors qu’ils tentaient de déborder l’ennemi au niveau du hameau de Gunci. Dans la plaine côtière, ce sont les Japonais, appuyés par une demi-douzaine de tankettes type 92, qui essaient en vain de franchir la rivière pour s’en prendre aux positions anglaises – il est vrai que le retour d’un temps plus clair permet au 1st ACG et aux Spitfire de Campbell Bay d’apporter à la 77th Brigade un appui sans faille.
A l’est, la 16th Brigade en avait marre d’avoir les pieds dans l’eau, aussi a-t-elle décidé de ne plus suivre le talweg mais de couper plein est par le petit plateau de Djambopoli. Choix payant puisque si la montée s’avère épuisante, peu à peu, la végétation s’éclaircit et l’on trouve bientôt des traces de présence humaine et d’anciennes cultures. La route, la mer et la ville de Langsa sont maintenant visibles au loin.
Quant à la 111th Brigade, elle a pu pénétrer très loin sans opposition, mais c’est fini. A l’orée du sultanat de Karo, son avant-garde tombe dans une embuscade tendue par un bataillon de la PETA. L’unité du brigadier Lentaigne manœuvre, fait appel aux Thunderbolt du 1st ACG et arrivera finalement à repousser les éléments indépendantistes qui disparaissent, comme avalés par la jungle. En fin de journée, la brigade s’établit en défense au croisement de la route montant sur le plateau de Kabanjahe, au sud de Medan. Lentaigne demande une évacuation des blessés, que de petits L-5 de Piccadilly Circus vont venir chercher.
Beaucoup plus au sud, le 80th FG mène un sweep dans le secteur de Dumai contre les Ki-44 du 3e Chutai du 87e Sentai afin de maintenir la pression et d’empêcher l’aviation japonaise d’intervenir plus au nord. En dépit de l’arrivée tardive de quelques renforts nippons venus de Malacca, le score est une fois de plus en faveur des Américains, avec six Ki-44 abattus contre deux P-47 seulement.

Point Trocadéro – Les combats étant terminés à Banda Aceh, la présence de la flotte française au large de Sumatra ne se justifie plus. Les navires de la TF-100 font donc route au sud-ouest pour rejoindre le point Trocadéro et ravitailler auprès de la TF-116.

Opération Mary
Malaisie
– Une fois de plus, les Wellington et les Halifax basés à Rangoon prennent pour cible Kuala Lumpur et Singapour. A Kuala Lumpur, les Wellington des Sqn 1 BVAS, 215 et 216 attaquent le port, tandis que les Halifax du Sqn 544, éclairés par leurs Mosquito, visent à nouveau l’aérodrome de Singapour où sont basés les Ki-84 du 2e Chutai du 64e Sentai.
Les Halifax des Sqn 458, 460, 462 et 624 sont chargés de bombarder le port et les positions des anciennes batteries d’artillerie lourde britanniques Au-dessus de la ville, le 21e Sentai tente de réagir avec un des rares Ki-45 encore en état de vol après les pertes du début de mois. C’est compter sans la présence dans les airs des Beaufighter noirs du Sqn 176, qui accompagnent les raids depuis quelque temps – et s’ennuient souvent ferme, mais pas ce soir. Le major Hideo Miyabe, dans son Toryu, a aperçu les échappements d’un quadrimoteur anglais dans les ténèbres et s’en approche jusqu’à bien distinguer la silhouette de sa cible. Mais alors qu’il s’apprête à ouvrir le feu, il se voit entouré de traçantes tandis la coque de son appareil crépite d’impacts. Le Japonais lâche aussitôt sa proie et déclenche un piqué pour s’échapper, priant qu’aucun morceau de son appareil endommagé ne se détache… Les Halifax vont pouvoir bombarder le port et les positions des anciennes batteries d’artillerie lourde britanniques avant de reprendre le chemin de la Birmanie sans déplorer de pertes.

Campagne du Pacifique Sud
Après l’opération Uppercut
Sulawesi
– Les Marines envoient une patrouille sur un PT-Boat vers le hameau de Koemoe. Les habitants, des pêcheurs, disent que les Japonais viennent de temps en temps, mais ignorent le plus souvent Koemoe du fait de son isolement total. Selon eux, les soldats sont aujourd’hui une quarantaine et rôdent dans la montagne. Au village se trouvent d’ailleurs deux survivants de la tuerie de Tanahwangko, un garçon de 10 ans et son père, qui étaient partis pêcher le jour du massacre et sont allés se réfugier à Koemoe. Les Américains remercient les habitants et s’arrêtent pour la nuit. Ils demandent des renforts pour continuer sur la route, s’attendant à une embuscade.
De leur côté, les Australiens n’ont toujours pas rencontré de résistance. Ils atteignent Uner, puis Langoan et Kakas, au sud du lac de Tondano. Les habitants leur disent qu’ils n’ont pas rencontré de Japonais depuis plusieurs semaines. En fait, les Nippons ont cessé leurs patrouilles au moment du débarquement américain.

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose
– Alors que la flotte américaine se replie vers le sud pour aller préparer les débarquements de Leyte, les Japonais lancent une dernière série d’attaques dans la matinée. Mal coordonnées, ces tentatives sont systématiquement interceptées et détruites par les CAP américaines. La dernière frappe japonaise, vers 11h10, rassemble tout ce que les Japonais ont pu rassembler à Formose : 70 appareils. La CAP des USS Yorktown II et Independence s’en sort bien, mais ne peut empêcher un B6N Tenzan (Jill) de pénétrer l’écran et de lancer sa torpille avant de s’écraser en mer, touché par un obus de DCA. La cible était le croiseur léger Biloxi, déjà mal en point, qui est touché. Sa gite s’accentue et Spruance décide, pour ne pas ralentir la flotte, de le couler. L’équipage est transféré vers le croiseur Boston, son capitaine, Daniel M. McGurl, étant le dernier à embarquer. Le Biloxi est achevé par une salve du destroyer USS McCall et sombre. La Task-Force 50 se retire alors vers le sud.
Les Japonais annoncent avoir remporté une extraordinaire victoire. Les pilotes racontent avoir coulé presque toute la 5e Flotte, dont de nombreux porte-avions. Certes, les officiers de l’état-major de la Marine sont sceptiques, mais l’Armée va marteler ses prétendus exploits jusqu’au cabinet d’Hirohito. L’Empereur congratule alors l’Armée et la Marine pour leur succès et les journaux japonais vont célébrer cette grande victoire. Devant un tel enthousiasme, le haut-commandement de la Marine va même finir par croire qu’effectivement, ils ont pu gagner une bataille, ou du moins couler quelques navires.
La réalité est tout autre. La bataille aérienne de Formose a été une défaite catastrophique pour les forces aériennes japonaises. Les premiers rapports triomphants après des attaques de nuit menées par des pilotes inexpérimentés qui annonçaient avoir coulé des dizaines de navires ont conduit le commandement japonais à multiplier les assauts contre les navires américains et à subir des pertes considérables. Au total, les Japonais ont perdu entre 507 (chiffre admis par les Japonais) et 723 appareils (chiffre revendiqué par les Américains) au cours des quatre jours de la bataille aéronavale, sans compter les résultats du raid du 10 septembre pertes contre Okinawa. Près de 70 % des appareils basés à Formose ont été détruits ou endommagés. Certes, les deux tiers environ des pertes japonaises sont des avions détruits au sol, mais les équipages expérimentés ont été décimés. De plus, les renforts envoyés à Formose dans l’espoir de couler la flotte américaine l’ont été au détriment de la Malaisie ou de Sumatra, où la situation s’est pourtant fortement aggravée depuis quelques semaines.
De leur côté, les Américains n’ont pas perdu grand-chose. Un croiseur léger sabordé presque sans pertes, un autre endommagé avec moins de vingt morts et un total de seulement 84 avions perdus, dont environ la moitié des pilotes ont pu être récupérés. Ces pertes vont bien vite être compensées, alors que l’opération King II se profile 51). D’ailleurs, devant les réactions exubérantes des Japonais et les victoires affichées par leurs journaux, l’amiral Spruance se permet d’envoyer un message humoristique à CINCPAC (Nimitz) : « L’amiral Spruance transmet l’assurance qu’il se retire de la zone d’opérations après avoir renfloué la totalité des navires de la 5e Flotte annoncés coulés par Radio Tokyo ».

Guerre aérienne
Tarakan
– La TF-50 n’est pas la seule à lancer de grands raids. Depuis plusieurs jours, la 5th Air Force a frappé Mindanao, Tarakan, Palawan et les Visayas sans relâche. Aujourd’hui, ce sont les installations portuaires de Tarakan qui sont visées par les B-24 Américains, mais les bombardiers vont en profiter pour couler le pétrolier Kyoei Maru dans la rade.

Guerre sous-marine
Au large d’Honshu
– L’activité sous-marine reste élevée. Le sous-marin USS Pipefish coule un navire de garde, le Kyowa Maru n° 2, en vue des côtes japonaises.

Note
1- L’opération King I, finalement annulée, devait être un débarquement à Mindanao.
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John92



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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 17:19    Sujet du message: Répondre en citant


15 septembre

Après l’opération Uppercut
Sulawesi


Alors qu’ils descendent vers le hameau côtier de Tanahwangko, ils sont assaillis par un groupe d’une vingtaine de Japonais ! Ceux-ci sont repoussés au prix de quatre blessés côté américain. Au soir, le hameau est atteint, mais il est vide… de tout être vivant du moins : les Japonais (soldats du tennô ?) ont pris soin de massacrer tous les habitants avant de se replier.

Opération Flower
Archipel de Riau
– Début septembre, la présence de chasseurs du 256e Kokutai au-dessus de l’archipel, basés à Ranai, a été une très mauvaise surprise. Cette réaction japonaise à l’opération Mary était cependant prévisible, surtout après la perte de Hong Kong et alors qu’une partie importante de la flotte est basée (postée ?) à Kuching et à Brunei. Mais les Britanniques vont à leur tour répondre à la création de cette base avancée par l’opération Flower.

Opération Grey
Batavia


Malgré le black-out et l’absence (sans l’assistance ?) d’éclaireurs, la limite entre terre et mer et la ville elle-même sont parfaitement visible pour les radars H2S équipant les avions australiens.
Compte tenu de l’absence totale de chasse de nuit et de la faiblesse de la DCA, le bombardement se passe sans problème. Ce qui les (à supprimer ?) inquiète le plus les équipages, c’est plutôt le fait de devoir repasser à l’est de Bali alors qu’il fera jour. Les pilotes savent tout de même que, comme pour chacun de ces raids, la RAAF et l’USAAF vont s’entendre pour mettre la pression sur la chasse nippone. Dans la journée, les bases du 381e Kokutai en mer de Florès sont visés (visées ? – les bases - ) par des sweeps, pendant que les bombardiers traverseront le secteur dangereux en restant le plus haut possible.

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose
– La Task-Force 50 devait consacrer cette journée à un ravitaillement général, mais le torpillage des deux croiseurs a changé la donne. Le TG-50.1 va donc attaquer Luçon pour distraire les unités japonaises, pendant que les TG-50.2 et 50.3 vont ravitailler . Le TG 50.4, lui continue d’escorter le groupe de navires endommagés, maintenant surnommé « Crippled Division 4 ».
Spruance, sur le cuirassé New Jersey, réfléchit à ses options. Ce qui est certain, c’est qu’il ne veut pas s’acharner contre Formose ou Luzon plus que de nécessaire, puisqu’il doit toujours frapper (s’occuper de /s’en prendreà ? ) Leyte et Cebu. Le TG-50.1 doit donc se contenter de quelques frappes de diversion.

Mais la flotte nippone ne sort pas. En revanche, les avions japonais attaquent à nouveau, en plusieurs vagues successives. Dans la matinée, en l’espace de dix minutes, la CAP de l’USS Princeton détruit 29 appareils japonais. Et les attaques (tentatives ?) continuent toute la journée : la VF-14 de l’USS Wasp II abat à elle seule 34 appareils ennemis, et la DCA est à l’unisson.
Luçon est, comme prévu, attaquée par le TG 50.1. Ses Hellcat abattent (descendent ?) 23 chasseurs nippons au-dessus de Nichols Field pour la perte d’un seul d’entre eux.
Au soir, Spruance est satisfait et ordonne à la flotte de se replier.

Extension
Ngulu (Carolines occidentales)
– Cet atoll apparemment sans importance a attiré l’attention des Américains. En effet, ignorant si la partie sud de l’atoll (celui ?) d’Ulithi était praticable, ils ont décidé d’aller occuper un atoll de plus (occuper un de plus ? ). L’opération se déroule sans accroc, en dehors du fait que le DMS Montgomery est endommagé par une mine et doit rentrer à Pearl Harbor pour réparations. L’atoll lui-même n’est pas défendu.


16 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra


Sans nouvelle de l’est ou de l’ouest depuis plusieurs jours, le lieutenant qui la commande a d’abord envoyé des messagers puis de petites équipes dans les deux directions sans que nul ne revienne. Une telle absence ne pouvant s’expliquer uniquement par la présence aérienne alliée, le lieutenant (il ?) a fait déployer ses hommes sur son périmètre. En fin d’après-midi, les nouvelles arrivent par la route sous la forme d’un blindé anglais et de plusieurs half-tracks . La sentinelle fait feu sur le chef de char qui, debout dans sa tourelle, examinait les environs. Touché au bras, celui-ci se réfugie dans son blindé pendant que des fantassins descendent des half-tracks (semi-chenillés ?) et se déploient.

Opération Mary
Malaisie
– Une fois de plus, les Wellington et les Halifax basés à (de ? ) Rangoon prennent pour cible Kuala Lumpur et Singapour. A Kuala Lumpur, les Wellington des Sqn 1 BVAS, 215 et 216 attaquent le port, tandis que les Halifax du Sqn 544, éclairés par leurs Mosquito, visent à nouveau l’aérodrome de Singapour où sont basés les Ki-84 du 2e Chutai du 64e Sentai.

Mais alors qu’il s’apprête à ouvrir le feu, il se voit entouré de traçantes tandis que (à ajouter ?) la coque (la coque c’est pour un bateau. Pour un avion, le fuselage ???) de son appareil crépite d’impacts.

Campagne du Pacifique Sud
Après l’opération Uppercut
Sulawesi


Les Américains remercient les habitants et s’arrêtent pour la nuit. Ils demandent des renforts pour continuer sur la route, s’attendant à une embuscade.
De leur côté, les Australiens n’ont toujours pas rencontré de résistance. Ils atteignent Uner, puis Langoan et Kakas, au sud du lac de Tondano. Les habitants (villageois ?) leur disent qu’ils n’ont pas rencontré de Japonais depuis plusieurs semaines.

Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose
– Alors que la flotte américaine se replie vers le sud pour aller préparer les débarquements de Leyte, les Japonais lancent une dernière série d’attaques dans la matinée. Mal coordonnées, ces tentatives sont systématiquement interceptées et détruites par les CAP américaines. La dernière frappe japonaise (nippone ?), vers 11h10, rassemble tout ce que les Japonais (qu’ils ?) ont pu rassembler à Formose : 70 appareils. La CAP des USS Yorktown II et Independence s’en sort bien, mais ne peut empêcher un B6N Tenzan (Jill) de pénétrer l’écran et de lancer sa torpille avant de s’écraser en mer, touché ( ) par un obus de DCA. La cible était le croiseur léger Biloxi, déjà mal en point, qui est touché (atteint ?). Sa gite s’accentue et Spruance décide, pour ne pas ralentir la flotte, de le couler (saborder ?).

Les premiers rapports triomphants après des attaques de nuit menées par des pilotes inexpérimentés qui annonçaient avoir coulé des dizaines de navires ont conduit le commandement japonais à multiplier les assauts contre les navires américains et à subir des pertes considérables. Au total, les Japonais ont perdu (laissent/raillent des effectifs ?) entre 507 (chiffre admis par les Japonais) et 723 appareils (chiffre revendiqué par les Américains) au cours des quatre jours de la bataille aéronavale, sans compter les résultats du raid du 10 septembre pertes (à supprimer ?) contre Okinawa. Près de 70 % des appareils basés à Formose ont été détruits ou endommagés. Certes, les deux tiers environ des pertes japonaises sont des avions détruits ( ) au sol, mais les équipages expérimentés ont été décimés.

De leur côté, les Américains n’ont pas perdu grand-chose. Un croiseur léger sabordé presque sans pertes, un autre endommagé avec moins de vingt morts et un total de seulement 84 avions perdus (abattus ?), dont environ la moitié des pilotes ont pu être récupérés. Ces pertes vont bien vite être compensées, alors que l’opération King II se profile ( note (1) )51).

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MessagePosté le: Ven Juil 24, 2026 17:38    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Malgré le black-out et l’absence d’éclaireurs, la limite entre terre et mer et la ville elle-même sont parfaitement visibles pour les radars H2S équipant les avions australiens.


Répétition :
Citation:
Les Halifax des Sqn 458, 460, 462 et 624 sont chargés de bombarder le port et les positions des anciennes batteries d’artillerie lourde britanniques. POINT MANQUANT Au-dessus de la ville, le 21e Sentai tente de réagir avec un des rares Ki-45 encore en état de vol après les pertes du début de mois. C’est compter sans la présence dans les airs des Beaufighter noirs du Sqn 176, qui accompagnent les raids depuis quelque temps – et s’ennuient souvent ferme, mais pas ce soir. Le major Hideo Miyabe, dans son Toryu, a aperçu les échappements d’un quadrimoteur anglais dans les ténèbres et s’en approche jusqu’à bien distinguer la silhouette de sa cible. Mais alors qu’il s’apprête à ouvrir le feu, il se voit entouré de traçantes tandis la coque de son appareil crépite d’impacts. Le Japonais lâche aussitôt sa proie et déclenche un piqué pour s’échapper, priant qu’aucun morceau de son appareil endommagé ne se détache… Les Halifax vont pouvoir bombarder le port et les positions des anciennes batteries d’artillerie lourde britanniques avant de reprendre le chemin de la Birmanie sans déplorer de pertes.


D'ailleurs, cela pose la question de l'état des batteries en question.
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