| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5427 Localisation: Thailande
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 06:49 Sujet du message: |
|
|
Le gouverneur général van Mook
Hubertus Johannes van Mook, gouverneur général des Indes néerlandaises puis haut commissaire néerlandais en Indonésie.
Le "van' néerlandais est l'équivalent du "von" allemand et du "de" français. Il s'écrit donc avec une minuscule quand c'est comme ici une particule nobiliaire qui suit un titre ou une fonction. Il y a des exceptions, comme pour De Gaulle. Et bien sûr, quand le "van" commence la phrase, il prend la majuscule, en néerlandais comme en français ou en allemand. _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 08:55 Sujet du message: |
|
|
11 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Pedal II
Région de Sitiawan – Le triangle Sitiawan-Ipoh-Taiping subit à nouveau l’ire de l’aéronavale anglaise. Pour cette mission, les appareils embarqués sont accompagnés des P-47 du 58th FG, tandis qu’au nord, le port et l’aérodrome de Penang sont attaqués par les Beaumont qui opèrent habituellement dans le cadre de l’opération Mary (Sqn 3 et 4 BVAS, 47 et 84), accompagnés des P-47 basés en Birmanie (Sqn 113, 132, 135 et 146).
La surprise des aviateurs alliés est grande, car le ciel est vide d’ennemis. La seule opposition est celle de la DCA. L’IJA a préféré retirer ses appareils sur des terrains de dégagement, généralement autour de Singapour ou sur la côte est, pour éviter leur annihilation. Cependant, la DCA abat 19 appareils – chiffre plus élevé qu’à l’habitude du fait d’un plus grand nombre de cibles, car bien des chasseurs se sont joints aux bombardiers. Le port de Penang est à nouveau durement touché, mais les dégâts sont limités sur les aérodromes : il n’est rien qui n’ait été déjà détruit, bombardé ou mitraillé les jours précédents.
Opération Petero
Sabang – Peu à peu, les combats s’éteignent, y compris dans l’ouest de l’île. Dans la nuit, les Indiens et les Royal Marines ont dû repousser deux charges banzai, tandis que dans la forêt retentissaient des explosions assourdies. Les Anglais découvriront dans la journée plusieurs charniers et un seul survivant, gravement blessé.
Au matin, une cérémonie de lever des couleurs hollandaises a lieu en ville, tandis que la flotte française s’éloigne. Près de l’aérodrome, les soldats assistent à un véritable ballet des L-1 et L-5 du 1st ACG qui viennent se poser sur la piste, dont les trous ont été hâtivement rebouchés. Ces appareils profitent du fait qu’une centaine de mètres leur suffit pour décoller et s’installent ici afin de soutenir l’opération Thursday. Ils ont joué à saute-mouton entre les différentes îles des Andaman depuis Port Blair, via Car Nicobar et Campbell Bay.
Le génie est déjà à l’œuvre pour baser des chasseurs sur l’île dès que possible. L’état-major de la 32nd Indian Brigade, qui a débarqué du HrMs Macoma, se charge de distribuer des aliments et divers secours aux habitants, ainsi que le rétablissement d’une autorité civile.
Opération Thursday
Nord de Sumatra – Premiers accrochages entre les Chindits et les fantassins de la 4e Division d’Infanterie japonaise. A l’ouest, au croisement de deux routes menant à Bandah Aceh, le village de Sibreh, tenu par une faible garnison, est enlevé par les hommes de la 14th Brigade. Le 8e RI nippon, qui tient Banda Aceh, ne reste pas inactif et fait monter en ligne deux de ses bataillons pour tenter de vaincre l’ennemi en rase campagne. Ils mettront cependant plus de temps que prévu, compte tenu de la présence dans les airs des Jug et des Mitchell du 1st ACG, ainsi que des Spitfire de Campbell Bay.
Venant de Dam Park et débouchant de la jungle, la 77th Brigade s’empare de Bireuren, sur la route côtière. Toute communication est maintenant coupée entre Banda Aceh, à l’extrémité nord de l’île, et Lhokseumawe un peu plus au sud, où est stationné le 37e RI nippon. Son chef décide de faire mouvement vers le nord-ouest, tout en demandant de l’aide au QG de la 4e Division. Celui-ci envoie de Langsa des blindés du 4e Régiment de Reconnaissance, et le dernier régiment de la division, le 61e RI, étend son dispositif de Medan à Langsa. Pendant ce temps, la 111th Brigade (3rd Division), venue de Piccadilly Circus, continue d’avancer.
Opération Grey
Java – Les Halifax (Sqn 99, 298 et 466 RAAF) et les Wellington (Sqn 75 RNZAF et 115 RAAF) basés à Timor mènent un raid nocturne contre Sœrabaya. Parmi leurs cibles : le port et l’aérodrome qui sert de base au 3e Chutai du 33e Sentai. Si l’aérodrome ne souffre que modérément (quelques projectiles en travers de la piste), le port est plus sévèrement touché : un parc à charbon et une réserve de fioul sont incendiés. Mais le choc est rude chez les Indonésiens et, dans une moindre mesure, chez les Japonais, peu habitués à subir un tel carpet bombing. A leur retour, les pilotes des bombardiers australiens décriront cette mission comme une véritable “tournée du laitier”.
Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose – Les quatre Task-Groups américains frappent la grande île dès 06h00. Le TG-50.1 se charge de la côte sud, le TG 50.2 (Gerald Bogan) du nord (avec les aérodromes de Shinihi et Macujama), le TG 50.3 (Frederick C. Sherman) de l’est et du centre, et le TG 50.4 de la zone de Takao et de son port. Cependant, les Japonais ne sont pas désemparés comme à Okinawa. Ils ont eu le temps de voir venir les assaillants et les F6F Hellcat de la première vague sont confrontés à une centaine de Ki-44 Shoki (Tojo), Ki-61 Hien (Tony) et Ki-43 Hayabusa (Oscar). Le combat est rude, mais les Américains prennent le dessus, notamment grâce à leur expérience… et à la plus grande faculté d’encaissement de leurs montures. Finalement, 35 appareils japonais environ sont détruits, contre une trentaine d’Américains, en comptant les avions abattus par la DCA.
La seconde vague suit immédiatement, mais les Japonais n’ont plus personne à lui opposer. Les Hellcat peuvent se joindre aux SB2C Helldiver et TBF Avenger se joignent aux Hellcat pour attaquer les aérodromes ainsi que les autres installations militaires. Le port de Takao est particulièrement touché et de nombreux navires y sont coulés, notamment le dragueur de mines auxiliaire Choan Maru, les cargos Hakko Maru et Toko Maru, et le transport Hakozaki Maru. Il faut y ajouter les navires coulés par la TG 50.1 dans les Pescadores : transports Asaka Maru et Shirotae Maru, croiseur auxiliaire Joshu Maru, poseur de filets auxiliaire Kokai Maru et cargo Mitsuki Maru.
Toute la journée, les bombardiers nippons tentent d’approcher la flotte, sans succès. Les CAP sont vigilantes et 42 appareils japonais sont abattus pour seulement 8 pertes. La nuit suivante verra même la première sortie guidée par radar de l’aviation de la marine japonaise. Elle se soldera aussi par un échec : trois G4M (Betty) sont abattus par les chasseurs de nuit de l’USS Ranger II et huit autres sont descendus par la DCA. Les seuls dégâts infligés à la flotte américaine viendront de “tirs amis” : le destroyer USS Longshaw reçoit quelques obus anti-aériens mal ajustés et doit aller se faire réparer à Manus.
Guerre sous-marine
Détroit de Formose – Le sous-marin USS Barbel n’a jusqu’ici pas trop eu l’occasion de faire parler de lui. Heureusement, il tombe sur un convoi en direction de Formose ! Il décoche une salve complète et réussit un doublé, coulant les cargos Joshu Go et Oita Maru avant de filer.
Au large de Yokosuka – Le sous-marin USS Cobia coule le transport T-105.
12 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra – Alors que la 77th Brigade progresse vers Lhokseumawe, les Japonais préparent leur défense et se retranchent. Ils envoient cependant des éléments du 4e Régiment de Reconnaissance tâter le dispositif ennemi. C’est oublier que les Thunderbolt et les B-25 Strafer du 1st ACG veillent. Les soldats du Tenno sont repérés et subissent des pertes avant même d’établir le contact, puis ils tombent dans une embuscade et devront se replier.
Dans la plaine de Bandah Aceh, la 14th Brigade Indienne est maintenant au contact des éléments du 8e RI. Les Britanniques disposent là encore de la supériorité aérienne et de contrôleurs aériens avancés bien entraînés, qui leur donnent un avantage certain. Pour l’effacer, les officiers japonais ordonnent l’assaut afin de diminuer la distance entre les adversaires, d’autant que le terrain, une plaine agricole, joue également contre eux. On en vient vite au corps à corps, kukris contre sabres katanas et baïonnettes. A ce jeu, les Népalais, vétérans endurcis de plusieurs opérations, prennent l’avantage face aux citadins d’Osaka qui forment l’ossature du 8e RI. La 14th Brigade bouscule vite le dispositif adverse, contraint de se replier vers la ville.
Renforts
Birmanie – Aujourd’hui, une pause des opérations aériennes permettant de rafraîchir les matériels.
Mais surtout, arrivent dans le sud de la Birmanie trois nouveaux Squadrons équipés de P-47. Il s’agit des Sqn 30, 79 et 261, formés à l’OTU de Bombay par le vétéran Frank “Chota” Carey, qui a combattu dans trois campagnes depuis Singapour. La 3rd TAF dispose maintenant sur ce théâtre de plus de 100 Thunderbolt, soit presque deux fois plus que de Spitfire VIII (si l’on ne compte pas ceux affectés à Campbell Bay).
Patrouille maritime
Dans l’Entonnoir – Avec l’accalmie dans les airs, les grands oiseaux de patrouille maritime reviennent au-dessus des eaux du détroit. Les PB4Y-2 Privateer du VPB 113 chassent le sous-marin nippon et les H6K (Mavis) de l’IJN s’efforcent de retrouver et des pister les task-forces de la Royal Navy. A ces missions s’ajoute celle, secondaire mais essentielle, de secours en mer pour les pilotes abattus.
C’est ainsi qu’un H6K et un Privateer se rencontrent – un reflet sur l’eau semble avoir attiré d’abord l’appareil japonais. Il s’agit effectivement d’un pilote dans son dinghy ! L’hydravion manœuvre pour amerrir. Mais le lourd hydravion a été repéré par un Privateer des “Octopus”, qui passe à l’attaque faisant feu de toutes ses armes. Le gros mais vulnérable appareil prend feu, une aile se rompt et il tombe dans les flots. Le pilote à la mer est tout heureux d’avoir échappé à la capture – il sera finalement secouru par le HMS Stygian et pourra témoigner du combat, permettant de valider la victoire du bombardier de l’US Navy.
Chez les Japonais
Singapour, 21h00 – Alors que la nouvelle campagne de bombardements de la Royal Navy semble terminée (il n’y a eu aucun raid ce jour) et que les rapports montrent que les flottes ennemies se replient, une réunion de l’Armée impériale au plus haut niveau, donc autour de l’Observateur impérial Hideki Tojo, tâche de faire le point – avec, c’est à souligner, la présence d’un représentant de la Marine : un capitaine de vaisseau.
En dehors de la terrible attrition subie par l’arme aérienne, le motif d’inquiétude principal est la situation à Sumatra. Les rapports mettent en évidence le début d’une opération terrestre alliée dans la grande île, menée par ces fameux Chindits tant vantés par la propagande britannique. Cependant, son but semble être de fixer les troupes basées sur place, voire d’attirer des renforts plutôt que de reconquérir Sumatra.
Tojo rappelle que le point clé de la défense dans ce secteur reste Singapour et, à un moindre degré, les installations pétrolières de Palembang, qui, pour presque détruites qu’elles soient, n’en demeurent pas moins précieuses. Il faut donc accomplir son devoir envers l’Empereur en défendant en priorité ces acquis. L’ennemi tente, soit de dégarnir la Malaisie par l’envoi de renforts vers Sumatra, soit d’attirer des troupes de la partie méridionale de l’ile vers le nord en préalable à un débarquement loin au sud, menaçant Palembang et le détroit de la Sonde. L’augmentation récente des raids nocturnes australiens contre Java semble soutenir cette seconde hypothèse. Dans les deux cas, il faut résister à la tentation d’affaiblir les troupes défendant Singapour comme Palembang.
Le capitaine de vaisseau signale qu’il va transmettre ces informations à Kuching et Brunei. En aparté, il donne son point de vue à un général de brigade (son homologue en grade) : au cas où les Alliés forceraient le détroit de la Sonde, les Yamato, Musashi et Shinano feraient face à l’armada ennemie en mer de Java.
Pour parer à tout imprévu, la 70e Brigade indépendante, en cours de formation et initialement destinée à l’Indochine, ira renforcer en urgence la région de Djakarta (Batavia), à Java. Il est décidé de ne rien faire d’autre et de laisser venir les troupes ennemies débarquées à Sumatra. Celles-ci sont de toutes façons sans soutien, Sumatra n’est pas la Birmanie. La 46e Division ne montera donc pas vers le nord et défendra son secteur. La 4e Division devra appliquer simplement la doctrine classique de défense active, à savoir défendre les points clés tout en harcelant l’ennemi. On pourra d’ailleurs confier ce harcèlement aux collaborateurs indépendantistes de la PETA ([Tentara Sukarela] Pembela Tanah Air, Armée des Volontaires Défenseurs de la Patrie), dont les morts épargneront autant de vies japonaises.
Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large d’Okinawa – Des patrouilles japonaises parviennent à localiser la flotte américaine, au prix de trois appareils abattus par les CAP. Sur le Lexington II, l’amiral Mitscher sait qu’il a été repéré et lance des attaques de diversion. Ses Task-Groups TG 50.1 (John S. McCain) et TG-50.4 (Ralph E. Davison) vont bombarder Luçon en espérant feinter les Japonais. Surpris dans le port d’Aparri, le kaibokan Jashiro et le cargo Banei Maru sont coulés. Les Américains avaient engagé 61 appareils – ils n’en perdent que 7, pour 15 avions japonais descendus ou détruits au sol.
Campagne du Pacifique Sud
Guerre sous-marine
Au large de Palawan – Le MN Morse, qui vient de se repositionner sur son terrain de chasse, se retrouve sur le chemin du convoi attaqué par les “Basques” quelques jours plus tôt. Il tente de se mettre en position de tir, mais ses deux torpilles manquent leur cible.
Détroit de Makassar – Le MN Ariane continue sa patrouille au large du grand port de Sulawesi lorsqu’il aperçoit un petit convoi au loin. Avant de le perdre de vue, il lance salve de torpilles qui coule le petit cargo Manryu Maru.
Au large de Luçon – Le convoi attaqué par l’USS Lapon deux jours plus tôt arrive à l’entrée de la baie de Manille. Manque de chance, l’USS Haddo est vigilant – il torpille le cargo Toko Maru. Le navire coule quasi-instantanément, emportant les 160 hommes transportés, marins et soldats. L’escorte réagit de nouveau violemment, mais à nouveau sans succès.
Au large de Madang (Nouvelle-Guinée) – Les sous-marins japonais tentent de répliquer ! Escortant un convoi à destination du port, la corvette HMAS Karratha (classe Bathurst) obtient un contact sonar. Elle se lance à sa poursuite et effectue plusieurs passes de grenadage. Enfin, après une heure 25 de poursuite, elle force son adversaire, le Ro-34, à faire surface tout près d’elle. Le commandant japonais fonce sur la corvette, dans une manœuvre qu’on nommera bientôt kamikaze, et l’éperonne ! Le Ro-34 coule à pic pendant que le Karratha sombre lentement. Son équipage est secouru sans perte.
Dernière édition par Casus Frankie le Mer Juil 22, 2026 17:59; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1699 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 09:43 Sujet du message: |
|
|
…
11 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Pedal II
Région de Sitiawan –
…
Pour cette mission, les appareils embarqués sont accompagnés des P-47 du 58th FG, tandis qu’au nord, le port et l’aérodrome de Penang sont attaqués par les Beaumont qui opèrent habituellement dans le cadre de l’opération Mary (Sqn 3 et 4 BVAS, 47 et 84), accompagnés des P-47 (Jug/Thunderbold ?) basés en Birmanie (Sqn 113, 132, 135 et 146).
La surprise des aviateurs alliés est grande, car le ciel est vide d’ennemis. La seule opposition est celle de la DCA. L’IJA a préféré retirer ses appareils (avions ?) sur des terrains de dégagement, généralement autour de Singapour ou sur la côte est, pour éviter leur annihilation. Cependant, la DCA abat 19 appareils – chiffre plus élevé qu’à l’habitude du fait d’un plus grand nombre de cibles, car bien des chasseurs se sont joints aux bombardiers.
…
Opération Thursday
Nord de Sumatra –
…
A l’ouest, au croisement de deux routes menant à Bandah Aceh, le village de Sibreh, tenu (occupé ?) par une faible garnison, est enlevé par les hommes de la 14th Brigade. Le 8e RI nippon, qui tient Banda Aceh, ne reste pas inactif et fait monter en ligne deux de ses bataillons pour tenter de vaincre l’ennemi en rase campagne.
…
Campagne du Pacifique Central
Préparation aéronavale
Au large de Formose –
…
La seconde vague suit immédiatement, mais les Japonais n’ont plus personne à lui opposer. Les Hellcat peuvent se joindre aux SB2C Helldiver et TBF Avenger se joignent aux Hellcat (à supprimer ) pour attaquer les aérodromes ainsi que les autres installations militaires. Le port de Takao est particulièrement touché et de nombreux navires y sont coulés , notamment le dragueur de mines auxiliaire Choan Maru, les cargos Hakko Maru et Toko Maru, et le transport Hakozaki Maru. Il faut y ajouter les navires coulés par la TG 50.1 dans les Pescadores : …
…
Les CAP sont vigilantes et 42 appareils japonais sont abattus (descendus ?) pour seulement 8 pertes. La nuit suivante verra même la première sortie guidée par radar de l’aviation de la marine japonaise. Elle se soldera aussi par un échec : trois G4M (Betty) sont abattus par les chasseurs de nuit de l’USS Ranger II et huit autres sont descendus (le sont ?) par la DCA.
…
Guerre sous-marine
Détroit de Formose –
…
Il décoche une salve complète et réussit un doublé, coulant (envoyant par le fond ?) les cargos Joshu Go et Oita Maru avant de filer.
Au large de Yokosuka – Le sous-marin USS Cobia coule le transport T-105.
Préparation aéronavale
Au large d’Okinawa – Des patrouilles japonaises parviennent à localiser la flotte américaine, au prix de trois appareils abattus (descendus ?) par les CAP. Sur le Lexington II, l’amiral Mitscher sait qu’il a été repéré et lance des attaques de diversion. Ses Task-Groups TG 50.1 (John S. McCain) et TG-50.4 (Ralph E. Davison) vont bombarder Luçon en espérant feinter les Japonais. Surpris dans le port d’Aparri, le kaibokan Jashiro et le cargo Banei Maru sont coulés. Les Américains avaient engagé 61 appareils – ils n’en perdent que 7, pour 15 avions japonais abattus ou détruits au sol.
12 septembre
Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Thursday
Nord de Sumatra –
…
Les soldats du Tenno sont repérés et subissent des pertes avant même d’établir le contact , puis ils tombent dans une embuscade et devront se replier.
Dans la plaine de Bandah Aceh, la 14th Brigade Indienne est maintenant au contact des éléments du 8e RI.
…
Renforts
Birmanie – Aujourd’hui, une pause des opérations aériennes permettant (permet -sinon pas de verbe à la phrase - ) de rafraîchir les matériels.
…
Patrouille maritime
Dans l’Entonnoir –
…
C’est ainsi qu’un H6K et un Privateer se rencontrent – un reflet sur l’eau semble avoir attiré d’abord l’appareil japonais. Il s’agit effectivement d’un pilote dans son dinghy ! L’hydravion manœuvre pour amerrir. Mais le lourd hydravion (quadrimoteur ?) a été repéré par un Privateer des “Octopus”, qui passe à l’attaque faisant feu de toutes ses armes.
…
Détroit de Makassar – Le MN Ariane continue sa patrouille au large du grand port de Sulawesi lorsqu’il aperçoit un petit convoi au loin. Avant de le perdre de vue, il lance une (à ajouter ?) salve de torpilles qui coule le petit cargo Manryu Maru.
Au large de Luçon – Le convoi attaqué par l’USS Lapon deux jours plus tôt arrive à l’entrée de la baie de Manille. Manque de chance, l’USS Haddo est vigilant – il torpille le cargo Toko Maru. Le navire coule quasi-instantanément, emportant les 160 hommes transportés, marins et soldats. L’escorte réagit de nouveau (encore/une fois de plus ?) violemment, mais à nouveau sans succès. _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2920 Localisation: Mittlemeerküstenfront
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 10:44 Sujet du message: |
|
|
Bonjour,
| Citation: | | En aparté, il donne son point de vue à un général de brigade (son homologue en grade) : au cas où les Alliés forceraient le détroit de la Sonde, les Yamato, Musashi et Shinano feraient face à l’armada ennemie en mer de Java. |
A moins qu'il y ait des subtilités que j'ignore dans les hiérarchies japonaises de l'IJA et de l'IJN :
- l'équivalent d'un capitaine de vaisseau est un colonel.
- l'équivalent d'un général de brigade est un contre-amiral. _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 800 Localisation: La Tour du Pin
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 12:53 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | Le capitaine de vaisseau signale qu’il va transmettre ces informations à Kuching et Brunei. En aparté, il donne son point de vue à un général de brigade (son homologue en grade) : au cas où les Alliés forceraient le détroit de la Sonde, les Yamato, Musashi et Shinano feraient face à l’armada ennemie en mer de Java. |
J’aime beaucoup toutes ces réunions à couteaux (katanas?) semi-tirés entre membres de l’Armée et de la Marine japonaise, pleines de sous-entendus venimeux et de politesses camouflant des vacheries…. Et où, comme il faut quand même se parler un minimum, on envoie des seconds couteaux mener les vrais dialogues… cela doit en fait beaucoup ressembler aux négociations entre États en situation de conflit larvé, où les leaders prennent des poses belliqueuses pour les caméras, tout en chargeant des sous secrétaires d’état aux fournitures de bureau de mener les vraies négociations. _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 12:54 Sujet du message: |
|
|
Et quel est l'équivalent d'un capitaine de frégate ? _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Heorl
Inscrit le: 19 Mar 2023 Messages: 761
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 13:19 Sujet du message: |
|
|
Lieutenant-colonel _________________ "Un sub' qui s'ennuie, c'est un sub' qui fait des conneries"
Les douze maximes de l'adjudant-chef
"There's nothing more dangerous than a second lieutnant with a map"
US Army adage |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1031 Localisation: U.S.A
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 15:55 Sujet du message: |
|
|
Je crois que tu as mis l'episode du 12 au 11 (les frappes sur Luzon). _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 17:58 Sujet du message: |
|
|
Oups, oui, problème de copier-coller d'un paragraphe.
Je corrige. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13578 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 18:51 Sujet du message: |
|
|
Au chat : Tom Clancy ne raconte pas autre chose. Des ambassadeurs coincés par leurs instructions, et qui répètent les positions officielles, pour ensuite envoyer les assistants cloper ensemble durant la pause. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10941 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 20:35 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | Cependant, la DCA abat 19 appareils |
Un peu fort, non ?
| Citation: | | d’autant que le terrain, une plaine agricole, joue également contre eux |
Contre qui, du coup ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 22:31 Sujet du message: |
|
|
Bon, plus clair ainsi ?
Les Britanniques disposent là encore de la supériorité aérienne et de contrôleurs aériens avancés bien entraînés. De plus, le terrain, une plaine agricole, leur donne un avantage certain en combat à distance. C’est pourquoi les officiers japonais ordonnent l’assaut afin de se rapprocher de leurs adversaires. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 22, 2026 23:07 Sujet du message: |
|
|
Ce qui suit est de la plume de Frégaton - merci !
Ce récit aurait dû accompagner le 9 septembre – mieux vaut un peu tard, pas vrai…
Le Puma sort ses griffes
Lettre du Capitaine de Corvette Jacques de Franqueville à son cousin l’Ingénieur Principal de Marine Charles de Kerdonval.
………
En mer, le 16 septembre 1944
Mon cher Charles
Avant tout, je te félicite pour ta nouvelle affectation ! Sans dévoiler un secret d’état, j’ai deviné que le terme “CVL 2”, qui apparaît dans le message des désignations pour la fin d’année, doit correspondre au futur porte-avions Clemenceau. Tu as donc quitté le Jean-Bart (1) pour bientôt rallier les brumes des rives de la Tyne, à moins que ce ne soit de Belfast ? Je présume qu’une fois ton nouveau “pont-plat” admis au service actif tu en seras le Chef-Mécanicien, avec une promotion au grade d’Ingénieur en Chef à la clef. Mais n’espère pas me griller la politesse quant au nombre de galons sur la manche, car pendant ce temps nous combattons durement les Japs et les affrontements sont de plus en plus intenses. La témérité de l’adversaire ne semble pas faiblir malgré les revers que nous leur infligeons.
Tu te rappelles qu’après mon commandement de l’Yser (2) et mon quatrième galon, j’ai été mis “au repos” à terre dans une cellule mixte d’analyse des besoins (3) en tant qu’expert en lutte contre les sous-marins. J’étais d’ailleurs en binôme avec un Geumeu (4) de la même promotion que ton frère. Nous avons travaillé ensemble sur des projets pour la marine du futur, puis j’ai été inscrit au tableau de commandement pour 1944.
Au printemps dernier, mon affectation est tombée : le Puma. C’est un des nouveaux “destroyers” construits aux Etats-Unis et qui constituent la fameuse « Ménagerie du Général » (5) . Ce n’est pas tout à fait un contre-torpilleur au sens où nous l’entendons habituellement, mais plutôt un gros torpilleur d’escadre. Enfin, je suis à la barre du lévrier des mers dont nous rêvions tous quand nous étions à la Baille (6) !
C’est autre chose que ma petite corvette qui atteignait péniblement les 15 nœuds par vent arrière. Pour preuve, toi le chafustard (7), je vais te faire saliver : 2 lignes d’arbres, 2 groupes turbo-réducteurs alimentés en vapeur surchauffée à 400° par 4 chaudières timbrées à 40 bars. A feux poussés, quand la mine (8) libère ses 50 000 pur-sang indiens, il n’est pas rare de passer la barre des 37 nœuds en vitesse loch (9) !
Pour ce qui concerne l’armement et les équipements (je sais que cela te passionne moins), j’ai aussi tout ce qu’il faut à bord : transmissions, sonar, radars de veille air et surface, radar de tir, artillerie principale de 127 mm, Bofors, Œrlikons, torpilles, grenadeurs, mortiers… Tout est au dernier standard américain et nous avons appris à nous en servir au mieux.
Nous sommes deux bâtiments de ce type dans notre TG (10) : le Tigre (indicatif Medrano (11) ), et moi (indicatif Barnum). Toi qui as connu la TF-100 en Méditerranée, elle s’est bien étoffée depuis ! Notre TG est plutôt interallié avec une demi-douzaine de Bataves, dont les deux anciens MAC-ships que le Tigre et moi devons protéger. Je pense régulièrement à toi quand j’aperçois l’élégante silhouette du Jean-Bart lors des opérations de ravitaillement que nous effectuons auprès du train d’escadre, qui lui aussi a pris de l’ampleur.
Ces derniers jours, nous opérons au large de l’île de Sabang, à l’entrée du détroit de Malacca, sur laquelle les Royal Marines sont à l’œuvre. Les comptes-rendus journaliers font état d’âpres combats à terre, en dépit du soutien d’artillerie apporté par nos croiseurs.
Un des MAC-ships, le Macoma, conduit des opérations pour le moins inhabituelles. Je ne sais pas trop à quoi servent les rotations de ses petits avions, des Piper je crois. Le CTG (12) ne nous lâche que le minimum indispensable, qui se résume à : « Dites bien à vos canonniers de ne pas les avoiner, ils sont avec nous ! ». Je présume qu’il doit s’agir de vols d’observation au profit des troupes débarquées, mais un de mes veilleurs m’a signalé « un appontage vertical d’un engin volant inconnu avec une hélice sur le dessus ! ». Ce détail m’a rappelé un projet de la cellule mixte ASM : il était alors prévu de modifier un de nos LST pour lui permettre d’accueillir quelques-uns des nouveaux “hélicoptères” Sikorsky (13). Ce projet devait permettre d’expérimenter un nouveau concept d’escorte côtière. J’en ai déduit que le Macoma se livrait peut-être au même genre d’expérimentations, avec des machines américaines je pense.
La Marine Impériale est jusqu’à présent fort discrète. Peut-être quelques sous-marins rôdent-ils dans les parages, mais les Swordfish de l’autre MAC-ship, le Gadila, veillent au grain. Étrange spectacle de voir ces oiseaux antédiluviens prendre leur envol, surtout si on les compare aux Vengeur du Jean-Bart ou du Joffre. Ces derniers viennent aussi régulièrement nous saluer par des passages bas, remorquant derrière eux leur “punaise morte” (14), pour le plus grand bonheur de la veille optique. Quels progrès en si peu de temps !
Cependant, l’aviation nippone reste très virulente. Nous en avons fait la mauvaise expérience il y a moins de dix jours. Je t’explique.
Le groupe navigue en lignes parallèles pas très loin des côtes de Sabang, je suis derrière le Gadila, dans ses eaux, en protection AA et ASM ; on est au poste de veille et Air warning (15) White. Soudain les opérateurs du Duguay-Trouin, le CLAA du groupe, repèrent une formation rapidement classée hostile dans notre 120, c’est-à-dire à l’extrémité nord-est de la côte de Sumatra, faisant route au 290. Le contrôleur rameute toutes les CAP (16) et le CTG place la force en Air warning Yellow.
A écouter les fréquences aéro, ça barde là-haut, les CAP sont tombées sur une formation d’une quinzaine de chasseurs ennemis, dont on se demande bien quel est leur objectif – aller strafer Sabang, peut-être ? Par précaution, le CTG ordonne une route au 310 pour nous éloigner de la pointe nord de Sumatra.
Un peu plus tard on passe en Air warning Red ! A bord du Duguay, c’est un peu l’affolement et ça braille sur toutes les fréquences : « New contact tracking three four niner, speed one six zero, altitude low ». OK j’ai compris, on s’est fait avoir, une deuxième formation vient de sortir du bois (de la jungle plutôt) au-dessus de Banda quelque chose (difficile de se rappeler les noms dans cette région), et en radada en plus. Postes de combat, veille air et veille optique focalisées sur l’arrière, je monte à 30 nœuds et, en bon chien de garde, je fais des lacets dans le sillage du Gadila. Le contrôleur cherche désespérément tout ce qui vole dans le secteur comme chasseurs alliés pour venir à la rescousse. Un dernier point de situation au CO : pas sûr que la cavalerie arrive à temps. Je monte en passerelle supérieure et scrute l’horizon en direction de la menace. Au loin j’aperçois le Joffre qui lâche quelques Corsaire, probablement la relève de sa CAP déjà en l’air qui décolle en urgence.
Par prudence, je place l’artillerie en mode décentralisé, les deux 127 avant et les 40 en autonomie, les deux 127 arrière restent sur la conduite de tir principale. Au cas où ces maudits Japs, en plus de leur axe d’attaque par le sud-est, auraient la mauvaise idée d’une troisième formation attaquant par l’ouest et masquée par les îles de Pulau truc et Pulau bidule.
Gagné ! Le Duguay et les autres croiseurs commencent à s’entourer de petits nuages de fumée jaunâtre et le ciel de flocons noirs et de traçantes. Je remonte sur le travers bâbord du Gadila, un coup d’œil à l’ouest, ils sont là dans mes jumelles, des bimoteurs, probablement des torpilleurs. « A tous, de Commandant, tir libre ! » Les 127 arrière et les 40 visent directement les appareils ennemis, tandis que les 127 avant tirent comme sur un but de surface pour soulever autant de gerbes d’eau que possible et perturber ainsi leur approche. D’un coup, plusieurs attaquant sont abattus, c’est la cavalerie qui vient d’arriver (j’apprendrai plus tard que ce sont des Spit de la RAF, et… qu’un des avions abattus l’a été par la tourelle 3 de mon Puma, qui arbore désormais fièrement une silhouette de G4M sur son bouclier).
Avec cette relative accalmie, je manœuvre pour aller me placer sur le tribord du Gadila, car il est certain que les autres vont débouler à leur tour par l’est, et je replace l’artillerie principale en mode centralisé.
Soudain un veilleur me tire par la manche : « Là Commandant, gisement tribord 90, en radiale pure ! », je lève mes jumelles, pas de doute c’est un Betty qui semble m’en vouloir personnellement ! « A droite 30 ! ». Le Puma salue sur tribord puis se couche sur bâbord du fait de ce virement de bord plutôt violent. Les Œrlikons ont également repéré l’intrus et ouvrent le feu, mais l’avion lâche sa torpille, « Zéro la barre ! », le Puma se redresse en face de la menace, le sillage mortel passe à une vingtaine de yards sur mon tribord et se dirige désormais vers le Gadila. Ce dernier, ayant également repéré les intentions du Jap, a entamé sa manœuvre d’évitement et échappe miraculeusement à l’impact, à quelques mètres près c’en était fait de sa vieille coque.
La situation se calme, mais tout le monde reste sur le qui-vive, tous les radars de veille air du TG recherchent une autre vague, qui finalement ne viendra pas. On repasse en Air warning White et on retourne à notre mission de soutien aux forces à terre.
L’ennemi a payé cher son attaque et nous avons eu de la chance, mais je suis surpris par sa témérité, qui ressemble plus à du fanatisme qu’à du courage. Nos forces à terre ont fait le même constat, nul doute qu’à l’avenir il faudra en tenir compte dans nos tactiques.
Mais ne t’inquiète pas mon cher cousin, le Puma et son équipage se sont montrés à la hauteur de la situation. J’ai bien de la chance de commander une si belle unité. Charge à toi désormais de nous mettre en service un nouveau porte-avions qui soit de la même trempe, puisque c’est devenu une spécialité familiale !
Bien à toi,
Jacques
Notes
1- Cf Décembre 42-9 Avenir.
2- Cf Septembre 42-1 Méditerranée Appendice 2.
3- Cf Annexe F Y2.
4- Ingénieur du Génie Maritime.
5- Cf Mai 43-9 Avenir.
6- Ecole Navale.
7- Officier mécanicien.
8- La machine.
9- Vitesse relative sur l’eau, la vitesse réelle étant mesurée par rapport au fond.
10- Task-Group.
11- Par analogie avec les grands bâtiments de la TF-100 qui font appel aux héros de Dumas, la ménagerie a choisi des dompteurs ou des cirques célèbres pour ses indicatifs radio.
12- Commander Task-Group.
13- Cf Avril 43-9 Avenir.
14- Ancêtre du MAD (Magnetic Anomaly Detector).
15- Stade d’alerte contre les attaques aériennes.
16- Combat Air Patrol. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 800 Localisation: La Tour du Pin
|
Posté le: Jeu Juil 23, 2026 05:10 Sujet du message: |
|
|
L’ami Frégaton n’a rien perdu ni de sa verve, ni de sa plume ! C’est un vrai régal que cette plongée dans le « Kerdonval extended universe »!
| Citation: | | Le Puma salue sur tribord puis se couche sur bâbord |
Lexique de marin j’imagine, peut être à mettre entre guillemets ? _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10941 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Jeu Juil 23, 2026 07:01 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | Bon, plus clair ainsi ?
Les Britanniques disposent là encore de la supériorité aérienne et de contrôleurs aériens avancés bien entraînés. De plus, le terrain, une plaine agricole, leur donne un avantage certain en combat à distance. C’est pourquoi les officiers japonais ordonnent l’assaut afin de se rapprocher de leurs adversaires. |
OK ! _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|