| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 01, 2026 22:10 Sujet du message: |
|
|
STALAG : bon, alors, coquille, le Stalag de Français et Belges est le VI F, à Bocholt.
Donc pas du côté des Brits. On va gommer cette phrase jusqu'à plus ample discussion avec Heorl. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 428 Localisation: Nantes
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 00:20 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | 8 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Varsity
Région de Krefeld, 23h00 – “We’ll meet again” – Les vrombissements des moteurs des C-47 des 52nd et 53rd Troop Carrier Wings (USAAF) et des Dakota du 46th Group (RAF) emplissent le ciel. En effet, afin de pouvoir lâcher rapidement l’intégralité du Ist Airborne Corps, les Anglais ont fait appel aux Américains.
………
QG de la 1ère Armée (Saverne), 21h00 – Le général Alfred Montagne reçoit d’excellentes nouvelles du maréchal Frère : le lâcher des parachutistes britanniques est confirmé, les premiers avions sont en train de décoller au moment même où les deux hommes échangent au téléphone. Et le SHAFE lui a confirmé que des avions seront disponibles en nombre suffisant pour jeter l’intégralité de la 1re DCP sur Spire à compter de demain ! En effet, le 50th Troop Carrier Wing n’a pas été utilisé pour Varsity et peut à lui seul transporter pratiquement l’intégralité de la division. Il suffira de lui ajouter une douzaine d’appareils des 52nd et 53rd TCW une fois le lâcher britannique terminé. |
- les british devraient aussi utiliser le 38th Group dédié au remorquage de planeurs et au pathfinding avec des Dakota, Halifax, Stirling et Albemarle.
- les français ne font pas appel à leur propre division de transport et d'assaut ? Toute cette division représente tout de même 240 DC-3 répartis en 3 escadres de transport (15e, 16e et 17e) et les planeurs Horsa et Hotspur de la 101e escadre de planeurs. Même s'il faut apporter un appoint américain, le 50th TCW devrait suffire. _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4175 Localisation: I'am back
|
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 19:44 Sujet du message: |
|
|
9 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Westphalie, IIe Corps belge – A Clèves, Bastin commence déjà à préparer ses bases de départ pour reprendre la progression et, peut-être, pour permettre aux copains du Ier Corps de remonter également, pour bifurquer derrière vers la Hollande. L’avantage d’avoir été immobilisés pendant plusieurs jours, c’est que les magasins sont pleins et au plus proche de la ligne de feu. Autant en profiter ! Bien sûr, les ponts d’Emmerich ont sauté, mais la garnison locale est ridicule et aucune unité importante ne semble vouloir perturber la manœuvre. Le Génie peut donc se mettre sereinement au travail.
………
Cours de la Meuse, Ier Corps canadien – Harry Crerar est relativement confiant : une fois le fleuve franchi, ses divisions pourront aller appuyer les paras comme prévu. Seul bémol : l’ennemi, même affaibli, n’est plus aussi dispersé qu’avant-hier et a réussi à mettre en place une série de Kampfgruppen relativement cohérents, et surtout, interarmes, grâce à la dispersion d’une partie des moyens blindés de la 16. Panzer, chargés d’appuyer directement la 709. ID, la 542. VGD et la 543. VGD, en plus du 280. StuG Abt. Kuntzen (LXXXI. AK) a en effet eu gain de cause sur Hans-Ulrich Back, qui voulait que sa 16. Panzer reste concentrée.
En tout état de cause, les Canadiens doivent reprendre l’offensive. La 2nd Canadian Infantry avance donc vers Kempen, abandonné par la 719. ID (LXXXIX. AK) depuis hier, mais tenu à présent par des éléments de la 16. Panzer. La 3rd Canadian Infantry marche sur Süchteln, gardé par la 542. VGD, et la 4th Canadian Infantry, appuyée par la 5th Canadian Armoured, avancent sur Mönchengladbach, où se trouvent la 543. VGD et la 709. ID.
D’entrée de jeu, les troupes allemandes se montrent plus accrocheuses que les jours précédents, mais restent dominées dans le duel d’artillerie par la puissance de feu alliée, ce qui permet à la 2nd Infantry d’éliminer les troupes de couverture ennemies à Mülhausen et à la 3rd Infantry de s’emparer de la moitié de Süchteln dans la journée, la 542. VGD se repliant sur le quartier des deux églises et de la gare.
Opération Majestic – Varsity
Région de Krefeld, 1st Airborne Corps – “We’ll meet again” – Alors que les plans exigeaient un regroupement au niveau bataillonnaire pour 05h00 au plus tard, à ce moment, Roy Uquhart et Richard Gale sont bien en peine de regrouper leurs troupes. D’autant plus que certains des Horsa se sont abîmés dans le Rhin, dont plusieurs contenaient les Jeeps de commandement !
Vaille que vaille cependant, des poches se créent et les patrouilles de Landsers, surprises, sont rapidement éliminées. Les défenseurs ont bien été alertés par l’attaque des terrains, mais cela arrive régulièrement et l’annonce de combats pour le terrain de Verberg est initialement considérée comme fantaisiste. Ce n’est qu’au lever du jour que les communications allemandes sont rompues entre Krefeld et Duisburg et que le commandement à Duisburg comprend que l’alerte est sérieuse.
Au petit matin, Frederick Browning est déposé en Horsa sur le terrain de Verberg, enfin nettoyé des soldats de la Luftwaffe. La 6th Airborne est la première division britannique de l’autre côté du Rhin !
Vers 10h00, les paras anglais sont maîtres du pont d’Uerdingen. Les Britanniques se sont débarrassés de l’essentiel des forces allemandes présentes sur les DZ, à l’exception de près de 200 hommes regroupés dans Krefeld autour des quartiers de la Luftschutzpolizei. Mais l’ennemi n’est pas sans moyens : la garnison de Duisburg et ses alentours compte près de six bataillons de Landwehr, même si dans les faits, ceux-ci sont au mieux à 50 % de leurs capacités nominales. Il y a aussi des réserves à Düsseldorf.
Vers midi, les parachutistes sont justement attaqués par la garnison de Duisburg et un peu plus tard par celle de Düsseldorf. En tout, près de 4 000 soldats (réguliers ou de la Volkssturm) tentent sans succès de briser la tête de pont. La météo qui se gâte gêne d’ailleurs les opérations de part et d’autre : la Luftwaffe reste paralysée par ses pertes des derniers jours et la RAF connaît mal le secteur et redoute les erreurs de tir.
Du côté de Krefeld, Uerdingen est passée entièrement sous contrôle britannique, mais Krefeld même reste inaccessible : les éléments organiques du LXXXI. AK (l’équivalent de plusieurs bataillons) ont renforcé la garnison. Adolf Kuntzen lui-même s’y est retranché avec son état-major en attendant de se replier à Düsseldorf.
En fin de journée, on peut commencer à dresser le tableau des opérations. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que si l’opération semble évoluer vers un succès, c’est à un coût très lourd : entre les Dakota abattus par la Flak avec leurs passagers, les Horsa qui se sont écrasés à l’atterrissage et les disparus des premiers combats, le Ist Airborne Corps a perdu près de 3 000 hommes (morts, blessés et disparus) en un peu plus de 24 heures. C’est évidemment énorme, mais à mettre en perspective avec les dégâts en face : les batteries de Flak autour des terrains d’aviation et leurs redoutables 88 ont été éliminées, ainsi que les troupes de sûreté, et les contre-attaques ont échoué avec des pertes sévères.
Opération Majestic – Undertone
Secteur d’Aix-la-Chapelle (nord), VIIIth Corps britannique – Ici aussi, c’est l’assaut général ! Sans surprise, vu l’état des troupes de part et d’autre, quelques heures de combat suffisent à défaire les défenses allemandes. Une fois les points de passage sur la Roer conquis de haute lutte par les Britanniques, von Schwerin (LXVI. PzK) décide donc de se replier sur l’Erft afin de ne pas se faire tourner par le nord. Mais ce nouveau repli s’avère beaucoup plus compliqué que le précédent ! Ses troupes sont épuisées, l’ennemi lui colle au train et plusieurs régiments sont au bord de la destruction pure et simple, n’arrivant même pas à aligner deux bataillons.
Dans Aix même, la 43rd Infantry Wessex commence à isoler les différentes poches allemandes, réduisant peu à peu celles qui l’empêchent de foncer droit sur le Rathaus, au cœur du Kessel. Quelques obus commencent d’ailleurs à tomber tout près du complexe palatial – trop près au goût des chefs des deux camps, mais pour des raisons différentes !
………
Secteur d’Aix-la-Chapelle (sud), Ist Corps britannique – La 15th Infantry Scottish et la 50th Infantry Northumbrian achèvent la 89. ID et un des régiments de la 347. ID en perçant définitivement la ligne des anciens remparts. Wolf Trierenberg ne commande plus que quelques milliers d’hommes éparpillés en poches de tailles variée et sans cohérence. L’ennemi sera demain au plus tard devant son état-major. Combattre plus longtemps n’a aucun intérêt : le Kessel Aachen est fini.
Sur la Roer, la 17. LFD, la 47. ID et la 6. FJD, appuyées par la 21. Panzer et le 504. schw Pz Abt, tentent de faire face à Crocker, qui compte bien s’ouvrir la route de Cologne, dans une ambiance de baroud d’honneur. Finalement, la ligne hâtivement montée par Hans-Wolfgang Rheinhard éclate dans le secteur de la toute neuve 6. FJD, à Birkesdorf. La 7th Armoured parvient à traverser la Roer à cet endroit et prend de flanc la 21. Panzer à Arnoldsweiler, avec des conséquences catastrophiques pour les Allemands : plus d’une douzaine de panzers restent sur le carreau. La 47. ID, retranchée dans Düren, ainsi que la 17. LFD, doivent d’ores et déjà entamer un nouveau repli sous peine d’être encerclées, suivies de la 21. Panzer et des débris de la 6. FJD, balayée dès son baptême du feu. Cette fois-ci, c’est derrière l’Erft qu’il faut se battre, autrement dit juste devant Cologne.
………
Secteur de l’Eifel, XIIth Corps britannique – La 1st Infantry s’attaque seule à Schleiden et n’en fait qu’une bouchée, permettant ainsi au reste du corps de reprendre sereinement son avancée. Les crêtes des Ardennes commencent d’ailleurs à s’effacer pour laisser place aux contreforts, et Münstereifel est pris dans la journée.
Reade Godwin-Austen se sent pousser des ailes : pourquoi ne pas prendre Bonn demain et s’assurer ainsi d’un passage sur le Rhin, sans tout le tintouin que l’on fait plus au nord ?
FUSAG
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de l’Eifel, IVth Corps. A Kehlburg, Fritz Kraemer (I. SS-PzK) et Felix Schwalbe (LXXXVI. AK) constatent avec déplaisir que la situation commence à leur échapper. La Leibstandarte Adolf-Hitler comme la Das Reich ne peuvent endiguer à elles seules l’avance d’un ennemi qui leur est très supérieur ; quant aux troupes de Schwalbe, elles sont épuisées et commencent par endroits à manquer de munitions, la logistique ne suivant pas.
La 182. ID (Richard Baltzer) est ainsi prise en étau entre les Britanniques, au nord, et la 1st Infantry Big Red One, qui l’attaque dès qu’elle cesse de reculer. Repliée à Hillesheim, elle est bien forcée de faire face, étant donné que plus au sud, le repli bouchonne. En effet, la LAH doit bientôt reculer jusqu’à Pelm même, face à la 3rd Armored Spearhead qui commence à prendre le dessus, malgré de lourdes pertes des deux côtés. A Mürlenbach, ça ne va pas mieux : la Das Reich devant défendre le carrefour par lequel passent encore de longues colonnes de blessés. Enfin, les restes de la 547. VGD, accompagnés du 101. SS-schw Pz Abt, viennent d’atteindre Densborn – mais le 6th Artillery Group commence déjà à pilonner le village.
………
– Secteur de Trèves, VIIth Corps. La 9. SS-Panzer Hohenstaufen est désormais pressée sur trois côtés et se retrouve bien seule. Pas suicidaire, Sylvester Stadler décide de lâcher l’affaire. Il se retire donc vers Kyllburg avant que la situation devienne trop critique et que son repli se révèle impossible. Les quelques troupes de couverture qui l’accompagnent depuis quelques jours le suivent – elles sont réduites à 200 hommes, guère plus. La 4th Infantry Ivy occupe le terrain et tente de rétablir la liaison avec les copains qui s’occupent de Trèves, alors que la 9th Infantry Varsity, aidée du 6th Armored Group, poursuit les panzers SS.
A Trèves, la 10. SS-Panzer Frundsberg lâche l’affaire. Profitant d’une météo qui commence à tourner à la pluie, Heinz Harmel organise un baroud d’honneur dans la ville avant de rompre le contact et de tâcher de battre en retraite jusqu’à Ehrang puis Schweich. Mais cette retraite est cher payée : voyant les SS les abandonner, les milices locales déposent les armes et la retraite ordonnée se transforme presqu’en déroute ! Les pointes de la 79th Infantry Cross of Lorraine et de la 90th Infantry Tough Ombres taillent des croupières à la Frundsberg et les frappes de l’aviation et de l’artillerie s’abattent sans cesse sur son unique route de repli.
………
– Cours de la Moselle, VIIIth Corps. La 45th Infantry Thunderbird avance seule dans la vallée de la Hochwald jusqu’à Thalfang, mais elle ne risque pas grand-chose, étant donnée la déconfiture de l’ennemi sur tout le front. D’ailleurs, sur sa gauche, le reste du corps fonce le long de la Moselle : en l’absence de défenseurs sérieux, Waldrach, Longuich, Mehring sont emportées malgré l’opposition vite balayée d’un mélange baroque (mais aujourd’hui habituel) de Volkssturm, de Feldgendarmes et parfois de rares groupes de déserteurs.
Front de la Sarre, 1st US Army
– Secteur ouest, VIth Corps. L’offensive reprend. Le corps borde sur sa gauche la Hochwald et profite du dense réseau routier pour avancer. La manœuvre est cependant ralentie par la forte densité de mines et d’obstacles divers barrant la route. Si l’ennemi encaisse des coups violents, il faut toute la journée pour simplement se rapprocher de ses nouvelles positions, à Losheim et Lebach. C’est là que l’on retrouve le gros de ce qui reste de la garnison du Westwall, couvrant les débris du LXIV. AK.
………
– Secteur centre, XIIth Corps. La 94th Infantry Neuf Cats et la 7th Armored Lucky Seventh, appuyées sur leurs arrières par la 80th Infantry Blue Ridge et la 95th Infantry Victory Division, commencent à pousser, avec pour seul opposant la 2. Fallschirmjäger. Sans surprise, celle-ci doit battre en retraite devant la différence de moyens et d’hommes. Éreintée, la division allemande recule à marche forcée le long de la voie ferrée jusqu’à Illingen, laissant derrière elle ses blessés et beaucoup de matériel.
………
– Secteur est, XIXth Corps. Les combats commencent à Neunkirchen – mais d’évidence, ils ne dureront pas longtemps : la 550. VGD est déjà en état précaire (moins de 75 % de ses capacités, déjà limitées comparées aux divisions d’infanterie normales). En face, la 6th Armored Super Sixth s’installe sur les hauteurs de Spiesen, alors que la 8th Infantry Golden Arrow dépasse Bildstock et engage les Volksgrenadiers aux abords ouest de la ville.
A Homburg, la 5th Armored Victory affronte avec brio la 3. PzGr, les tankistes américains faisant jeu égal avec leurs adversaires sur le plan tactique. Pour sa part, la 5th Infantry Red Diamond poursuit les restes de la 544. VGD sur la route de Landstuhl.
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Vosges du nord, 1ère Armée française
Secteur nord, IIIe CA – Le pivot des deux divisions d’infanterie hier permet de prendre Albersweiler avant de buter sur les divisions allemandes repliées vers Landau. Un môle improvisé à Siebeldingen tient en respect les bataillons français qui arrivent au compte-gouttes depuis les Vosges, jusqu’à ce qu’une masse critique soit atteinte et que la 266. ID doive se replier en catastrophe sur Landau même. Appuyées par le IVe CA, les premières troupes françaises parviennent à prendre pied dans la ville dès la fin d’après-midi.
………
Palatinat, IVe CA – La 9e DIC, en coordination avec le IIIe CA, peut enfin prendre d’assaut Billigheim grâce à une forte préparation d’artillerie. Pendant que les lambeaux de la 266. ID s’enferment dans Landau, la 552. VGD doit remonter plus au nord pour garder une certaine cohérence au front. De son côté, la 334. ID, repoussée dans Gemersheim, se prépare à franchir le Rhin en détruisant les ponts derrière elle, la situation de la 19. Armee étant intenable dans la plaine du Palatinat. Couvrant ce repli ennemi, la 83e DIA laisse la 3e DB pousser vers le nord, jusqu’à Lingenfeld, où elle est arrêtée par le minage particulièrement compétent mis en place par les sapeurs de Spire.
La 10e DI, enfin, peut souffler un instant en passant en deuxième ligne, car Kœltz doit ménager ses forces pour les prochains jours. En effet, si la 4e-6e BMLE vient d’être insérée sur la droite du dispositif du IVe CA, c’est clairement pour foncer sur Spire.
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire, 14h00 – Von Rundstedt a décidé de visiter les sites possibles pour un lâcher de parachutistes. L’hypothèse Germersheim, initialement considérée, vient d’être abandonnée car les ponts de la ville sont sur le point de sauter, et Mannheim semble à la fois trop au nord et trop bien défendue. Mais Spire semble une cible intéressante pour les paras français.
Le chef de la place, le Generalmajor Otto Roesinger, commandant les écoles de la ville (11), est officiellement aux ordres de l’Armée de réserve et non de la Westheer, mais en homme intelligent, il sait qu’il fera bien de se conformer aux recommandations de Rundstedt. Ce n’est pas comme si on ne pouvait pas entendre, depuis plusieurs jours, les détonations de l’artillerie française se rapprocher… En tout état de cause, le déménagement des écoles étant impossible en raison du mauvais état des voies ferrées, Roesinger a organisé la défense de la place de façon cohérente, en agglomérant ses élèves, le bataillon de Volkssturm de Spire, ainsi que l’ensemble des compagnies de Flak et de Feldgendarmerie locales en un Festungsregiment Speyer cohérent. Il dispose même d’une compagnie sanitaire de la Luftwaffe et de quelques équipements lourds. Bien sûr, il a fait miner le double pont comme il se doit.
Gerd von Rundstedt, rassuré, effectue un tour des défenses et s’estime satisfait. Si jamais les Französen s’amènent par la voie des airs, tels les Fallschirmjägers d’Eben-Emael il y a quatre ans (copieurs !), ils trouveront à qui parler ! Le ciel étant un peu trop clair pour la circulation tranquille de son convoi d’état-major en fin de journée, Rundstedt se résout à passer la nuit à Spire. Il prévoit de partir pour Francfort demain matin avant l’aube.
Front du Rhin, 2e Armée française
Vers Fribourg – La 3e BMLE continue à avancer vers le nord, écrasant dans Endingen les restes des VSB Freiburg et Emmendingen. Pour Hans Bruhn, le chef de la 553. VGD, Emmendingen est perdue quoi qu’il arrive. Il décide donc de s’installer sur les hauteurs au-dessus de la petite ville, avec le 1. VSB en flanc-garde à Rust. La 545. VGD, pour sa part, s’installe à Staufen, mais ne peut rejoindre la ligne de contact aujourd’hui.
Ce délai critique permet à la 2e DB de détruire en grande partie les unités avancées de la 546. VGD, repoussée piteusement jusque dans Fribourg même. Et la 1ère DIM profite de ce même délai pour installer le 1er Rgt de Tirailleurs Marocains et “son” RICM (12) à Merdingen. Les escadrons de circulation gérant le trafic sur les ponts en collaboration avec les sapeurs font remonter qu’on peut désormais faire traverser une division par jour.
………
Forêt Noire – Le 64e RA de la 4e Division Marocaine frappe l’ennemi de l’autre côté du Rhin au niveau de Kehl pour “amollir” ses positions retranchées. Cependant, certaines casemates allemandes, quoique bâties à la hâte, résistent et mitraillent à l’envi tout ce qui dépasse du côté français.
Le lieutenant Urbain de la Croix (25 ans tout juste), petit-fils du général de Castelnau, se porte volontaire pour aller avec son équipe régler le tir du 64e RA en un point particulièrement exposé. Sa jeep est prise sous le feu ennemi. Grièvement blessé, le lieutenant continue pourtant à régler le feu de l’artillerie française. Il meurt dans la soirée. A titre posthume, il sera fait chevalier de la Légion d’Honneur et une palme sera ajoutée à sa Croix de Guerre.
Le grand-père et le petit-fils seront enterrés ensemble à Montastruc-la-Conseillère, dans un cimetière civil proche de la demeure familiale, mais avec les plus grands honneurs militaires.
Union pas si sacrée
… Nisi bonum
Paris – La mort au champ d’honneur du petit-fils du général de Castelnau étouffe le début de controverse entre les partisans et les opposants de l’enterrement aux Invalides du général, inhumé à Montastruc avec son descendant. Le général n’aura pas de successeur dans sa charge de Grand Chancelier de l’Ordre de la Libération.
Notes
11- Une école de pontonniers lourds et deux écoles de sapeurs.
12- Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 19:52 Sujet du message: |
|
|
9 septembre chez les Belges
Forces spéciales
PC du IIe Corps (Clèves) – Bastin relit ses ordres avec satisfaction. Enfin, on va franchement entrer en Allemagne, sans se contenter de cette petite ville ! Son CEM, le général-major Allard, observe la carte : « Emmerich… Voilà où nous devons franchir le Rhin. »
– Oui, le génie va pouvoir installer un pont. Ensuite, nous continuons la progression en territoire ennemi. Et si tout va bien, le Ier Corps nous suit et bifurque vers la Hollande, pour libérer nos chers voisins ! Par ici, toujours rien à signaler du côté de la population allemande ?
– Non, ils se terrent chez eux. Aucun mouvement ou presque… Nos hommes sont même un peu surpris !
– Je suppose que les Allemands s’imaginent que nos gars vont se venger !
Sur ces entrefaites, les Lt-Col. Danloy et Blondeel arrivent au PC, accompagnés de leurs officiers opérations.
– Mes respects mon général.
– Ah, nos paras et commandos. Dès qu’il y a une mission un peu tordue, c’est pour vous !
– Eh oui mon général, nous sommes là pour ça ! commente Danloy.
– Bien, voici l’idée : vos hommes vont franchir le Rhin sur des bateaux gonflable. But de la manœuvre, reconnaitre le terrain en face… et mettre un peu le brol de l’autre côté pour que, le jour venu – dans peu de temps j’espère – nos unités du génie puissent installer dans être dérangées des moyens de franchissement pour nos moyens lourds.
– Bien reçu mon général. Nous tâcherons aussi de ramener quelques prisonniers pour jauger l’ennemi, commente Blondeel.
– Vous aurez en appui l’artillerie et l’aviation, donc n’hésitez pas à combattre. En évitant quand même de faire trop de dégâts chez les civils, même si… Ça n’est plus la même chose qu’avant…
– C’est vrai, Bon Dieu, je n’y crois pas encore, s’exclame Danloy, nous sommes chez les Boches !
– Oui, donc faites attention à tout le monde. Nous ne sommes plus des libérateurs, conclut Allard.
………
Sur le Rhin, près de Clèves – A la nuit tombée, couverts par le I/1C, paras et commandos commencent à franchir le fleuve. Le nouveau commandant des carabiniers – nul autre que le major Rombauts, libéré de sa mission au Palais, les observe avec intérêt.
– Ils ont du cran !
– Et encore, Major, cela n’est rien, commente son second. En Provence et en Normandie, ils se sont retrouvés à combattre loin derrière les lignes boches des heures et des heures durant, sans savoir quand ils allaient être relevés !
– Eh bien… Ce sont de sacrés gaillards ! Je suis heureux de pouvoir les aider, même si je dois avouer que je n’imaginais plus me retrouver à commander un bataillon. J’ai été surpris – et ravi – que l’on fasse appel à moi.
– Vous savez Major, les hommes savent ce que vous avez fait, tout en étant en Belgique occupée. Si le 1er Régiment de Carabiniers a récupéré son Drapeau, c’est grâce à vous !
– Pas seulement à moi, vous savez, répond Rombauts. Et j’ai dû pour ça faire des choses qu’on ne m’avait pas apprises à l’École Royale Militaire !
Il sourit en se revoyant déguisé en curé…
– Bon, fournissez un maximum d’aide à ces hommes. Nos mortiers sont en position ?
– Oui mon Major, prêts à les soutenir.
Sur le fleuve, les dinghys avancent en silence. Plus d’un homme se dit, en ronchonnant un peu : « Est-ce qu’on demanderait aux gars de la “All American” de traverser un fleuve ainsi, à la rame ? Ou aux Anglais du Ist Airborne Corps ? Ou même aux Français des Chasseurs paras ? Non bien sûr, mais à nous, oui ! Enfin… si cela permet d’en finir plus vite… ».
Arriver sur la rive, paras et commandos se déploient en silence. D’abord, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Cependant, toute la nuit, les Belges vont s’infiltrer, reconnaître le terrain tout en neutralisant quelques sentinelles, sans oublier d’en épargner certaines pour les emmener dans les lignes belges.
Au-dessus du territoire ennemi
Base de Wevelgem – “Cheval” Lallemand à réuni ses pilotes et son officier Renseignements.
– Bon les Gus (Le surnom que donnait Gonnay aux pilotes du 348 est resté malgré sa mort), comme vous le savez peut-être, nos troupes au sol ont commencés à visiter l’Allemagne.
– Cheval a toujours le sens de la formule, murmure Smoke…
– Et comme vous le savez aussi, ils ne savent plus se passer de nous ! Donc, vous serez amenés à survoler le territoire ennemi.
– Hé, remarque Wil, ça fait quatre ans qu’on le fait, mon commandant ! (Les pilotes sont moins familiers avec Lallemand qu’avec Henry…)
– Certes, intervient l’officier Renseignements. Mais la France, la Belgique et les Pays-Bas étaient des territoires occupés. Donc, vous pouviez espérer l’aide de la Résistance en cas de problème.
– Maintenant, continue “Cheval”, si vous devez sauter, vous ne pourrez compter que sur vous-même ! Donc, vérifiez bien votre équipement de survie et prenez une carte de la région que vous survolez.
– Sans aucun marquage, bien sûr ! remarque l’officier Renseignements.
– Dernier point, le Grand Quartier Général nous demande d’être observateurs. En effet, de nombreux camps de prisonniers de guerre se trouvent en Allemagne, mais où exactement, mystère ! Toujours est-il que si vous en apercevez un, renseignez-le !
Bon voisinage
Palais royal (Bruxelles) – Pour répondre à une demande de l’état-major de la 1ère Armée, le prince Charles s’entretient avec la reine des Pays-Bas en présence du Premier ministre Pierlot, ainsi que des ministres Spaak et Delfosse.
Ce dernier expose à la reine Wilhelmine les « regrettables incidents » dont les troupes belges ont été témoins lors de leur parcours en France et en Italie (et même quelque peu en Belgique, mais il passe ce point sous silence) : exécutions sommaires de supposés collaborateurs, viols commis sur les « putes à boches »… L’état-major belge ne voudrait pas revivre cela en territoire néerlandais. C’est pourquoi, par l’intermédiaire du prince Charles et des ministres, il demande une intervention radiodiffusée de la Reine pour rappeler que seule la Justice pourra juger et punir les fautes, même graves, commises sous l’Occupation.
Le soir même, la souveraine s’adressera à son peuple pour l’exhorter à ne pas se laisser aller à une justice expéditive au moment, désormais proche, de la Libération. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1699 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 21:06 Sujet du message: |
|
|
…
9 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Westphalie, IIe Corps belge – A Clèves, Bastin commence déjà à préparer ses bases de départ pour reprendre la progression et, peut-être, pour permettre aux copains du Ier Corps de remonter également, pour bifurquer derrière (formulation étrange et imprécise – de mon avis - ) vers la Hollande.
…
Cours de la Meuse, Ier Corps canadien – Harry Crerar est relativement confiant : une fois le fleuve franchi, ses divisions pourront aller appuyer les paras comme prévu. Seul bémol : l’ennemi, même affaibli, n’est plus aussi dispersé qu’avant-hier et a réussi à mettre en place une série de Kampfgruppen relativement cohérents, et surtout, interarmes, grâce à la dispersion (l’éclatement/la distribution/la répartition ?) d’une partie des moyens blindés de la 16. Panzer, chargés d’appuyer directement la 709. ID, la 542. VGD et la 543. VGD, en plus du 280. StuG Abt. Kuntzen (LXXXI. AK) a en effet eu gain de cause sur Hans-Ulrich Back, qui voulait que sa 16. Panzer reste concentrée.
En tout état de cause, les Canadiens doivent reprendre l’offensive. La 2nd Canadian Infantry avance donc vers Kempen, abandonné par la 719. ID (LXXXIX. AK) depuis hier, mais tenu à présent par des éléments de la 16. Panzer. La 3rd Canadian Infantry marche sur Süchteln, gardé par la 542. VGD, et la 4th Canadian Infantry, appuyée par la 5th Canadian Armoured, avancent sur (progressent vers ? Mönchengladbach, où se trouvent la 543. VGD et la 709. ID.
…
Opération Majestic – Varsity
Région de Krefeld, 1st Airborne Corps – “We’ll meet again” – Alors que les plans exigeaient un regroupement au niveau bataillonnaire pour 05h00 au plus tard, à ce moment, Roy Uquhart et Richard Gale sont bien en peine de regrouper (concentrer ?) leurs troupes.
…
Mais l’ennemi n’est pas sans moyens : la garnison de Duisburg et ses alentours compte près de six bataillons de Landwehr, même si dans les faits, ceux-ci sont au mieux à 50 % de leurs capacités nominales. Il y a aussi des réserves à Düsseldorf.
Vers midi, les parachutistes sont justement attaqués par la garnison de Duisburg (cette garnison) et un peu plus tard par celle de Düsseldorf.
…
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que si l’opération semble évoluer vers un succès, c’est à un coût très lourd : entre les Dakota abattus par la Flak avec leurs passagers, les Horsa qui se sont écrasés à l’atterrissage et les disparus des premiers combats, le Ist Airborne Corps a perdu près de 3 000 hommes (morts, blessés et disparus (« missing in action » ? )) en un peu plus de 24 heures.
…
Secteur d’Aix-la-Chapelle (sud), Ist Corps britannique –
…
La 7th Armoured parvient à traverser la Roer à cet endroit et prend de flanc la 21. Panzer à Arnoldsweiler, avec des conséquences catastrophiques pour les Allemands : plus d’une douzaine de panzers (de tanks/de chars/d’engins/de machines ? ) restent sur le carreau.
…
FUSAG
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de l’Eifel, IVth Corps.
…
La 182. ID (Richard Baltzer) est ainsi prise en étau entre les Britanniques, au nord, et la 1st Infantry Big Red One, qui l’attaque dès qu’elle cesse de reculer . Repliée à Hillesheim, elle est bien forcée de faire face, étant donné que plus au sud, le repli bouchonne. En effet, la LAH doit bientôt reculer (retraiter/se retirer ??) jusqu’à Pelm même, face à la 3rd Armored Spearhead qui commence à prendre le dessus, malgré de lourdes pertes des deux côtés.
…
– Secteur de Trèves, VIIth Corps.
…
La 9. SS-Panzer Hohenstaufen est désormais pressée sur trois côtés et se retrouve bien seule. Pas suicidaire, Sylvester Stadler décide de lâcher l’affaire. Il se retire donc (de se retirer ??) vers Kyllburg avant que la situation devienne trop critique et que son repli se révèle impossible. Les quelques troupes de couverture qui l’accompagnent depuis quelques jours le suivent – elles sont réduites à 200 hommes, guère plus. La 4th Infantry Ivy occupe le terrain et tente de rétablir la liaison avec les copains qui s’occupent de Trèves, alors que la 9th Infantry Varsity, aidée du 6th Armored Group, poursuit les panzers SS.
A Trèves, la 10. SS-Panzer Frundsberg lâche l’affaire ( ).
…
– Secteur est, XIXth Corps. Les combats commencent à Neunkirchen – mais d’évidence, ils ne dureront pas longtemps : la 550. VGD est déjà en état précaire (moins de 75 % de ses capacités, déjà (initialement ?) limitées comparées aux divisions d’infanterie normales).
…
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Vosges du nord, 1ère Armée française
Secteur nord, IIIe CA – Le pivot des deux divisions d’infanterie effectué (à ajouter pour plus de clarté ??) hier permet de prendre Albersweiler avant de buter sur les divisions allemandes repliées vers Landau.
…
Front du Rhin, 2e Armée française
Vers Fribourg –
…
Pour Hans Bruhn, le chef de la 553. VGD, Emmendingen est perdue quoi qu’il arrive. Il décide donc de s’installer (prendre ses quartiers ? ) sur les hauteurs au-dessus de la petite ville, avec le 1. VSB en flanc-garde à Rust. La 545. VGD, pour sa part, s’installe à Staufen, mais ne peut rejoindre la ligne de contact aujourd’hui.
…
Forêt Noire –
…
Le lieutenant Urbain de la Croix (25 ans tout juste), petit-fils du général de Castelnau, se porte volontaire pour aller avec son équipe régler le tir du 64e RA en un point particulièrement exposé. Sa jeep est prise sous le feu ennemi. Grièvement blessé, le lieutenant continue pourtant à régler le feu de l’artillerie française (remplir sa mission – effectuer/remplir son devoir coincé dans la carcasse de son véhicule ?? ce qui permet d’expliquer sa décision étrange car à ce stade de la guerre on aurait pu l’évacuer même blessé, non ?).
…
9 septembre chez les Belges
Forces spéciales
PC du IIe Corps (Clèves) –
…
– Bien, voici l’idée : vos hommes vont franchir le Rhin sur des bateaux gonflable (gonflables ?).
…
Sur le Rhin, près de Clèves –
…
Au-dessus du territoire ennemi
Base de Wevelgem –
…
– Bon les Gus (Le surnom que donnait Gonnay aux pilotes du 348 est resté malgré sa mort), [i]comme vous le savez peut-être, nos troupes au sol ont commencés (commencé ) à visiter l’Allemagne.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10941 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 21:30 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | avancent sur Mönchengladbach |
Rappel, la ville prend le nom de München-Gladbach en 1888.
Aucune tentative allemande contre le pont à Fribourg ?
| Citation: | | En effet, de nombreux camps de prisonniers de guerre se trouvent en Allemagne, mais où exactement, mystère ! |
Un peu exagéré, les Alliés savent où sont les camps. Pas forcément qui s'y trouve par contre... _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 02, 2026 22:06 Sujet du message: |
|
|
| loic a écrit: | | Citation: | | avancent sur Mönchengladbach |
Rappel, la ville prend le nom de München-Gladbach en 1888.
Aucune tentative allemande contre le pont à Fribourg ? |
1) J'avais mal compris ta première correction. Donc c'est ü, non ö, et il y a un trait d'union.
2) Pour le moment, les Allemands contrôlent Fribourg ! Et il va se passer plein de choses dans le coin. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Hardric62
Inscrit le: 20 Avr 2019 Messages: 222 Localisation: Dijon
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 06:59 Sujet du message: |
|
|
| Citation: |
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire, 14h00 – Von Rundstedt a décidé de visiter les sites possibles pour un lâcher de parachutistes. L’hypothèse Germersheim, initialement considérée, vient d’être abandonnée car les ponts de la ville sont sur le point de sauter, et Mannheim semble à la fois trop au nord et trop bien défendue. Mais Spire semble une cible intéressante pour les paras français.
Le chef de la place, le Generalmajor Otto Roesinger, commandant les écoles de la ville (11), est officiellement aux ordres de l’Armée de réserve et non de la Westheer, mais en homme intelligent, il sait qu’il fera bien de se conformer aux recommandations de Rundstedt. Ce n’est pas comme si on ne pouvait pas entendre, depuis plusieurs jours, les détonations de l’artillerie française se rapprocher… En tout état de cause, le déménagement des écoles étant impossible en raison du mauvais état des voies ferrées, Roesinger a organisé la défense de la place de façon cohérente, en agglomérant ses élèves, le bataillon de Volkssturm de Spire, ainsi que l’ensemble des compagnies de Flak et de Feldgendarmerie locales en un Festungsregiment Speyer cohérent. Il dispose même d’une compagnie sanitaire de la Luftwaffe et de quelques équipements lourds. Bien sûr, il a fait miner le double pont comme il se doit.
Gerd von Rundstedt, rassuré, effectue un tour des défenses et s’estime satisfait. Si jamais les Französen s’amènent par la voie des airs, tels les Fallschirmjägers d’Eben-Emael il y a quatre ans (copieurs !), ils trouveront à qui parler ! Le ciel étant un peu trop clair pour la circulation tranquille de son convoi d’état-major en fin de journée, Rundstedt se résout à passer la nuit à Spire. Il prévoit de partir pour Francfort demain matin avant l’aube. |
Je sais pas pourquoi, mais j'ai comme un vague pressentiment que Herr Von Rundstedt est sur le point d'avoir une nuit très très spéciale pour cette fin de guerre...
Shadenfreude, much (pratique ce mot, dommage qu'on n'ait pas un équivalent direct en français. En même temps, si c'est pour faire un équivalent de spoiler/divulgâcher)? |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Etienne

Inscrit le: 18 Juil 2016 Messages: 3239 Localisation: Faches Thumesnil (59)
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 07:47 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | 9 septembre chez les Belges
Forces spéciales
PC du IIe Corps (Clèves) –
– Bien, voici l’idée : vos hommes vont franchir le Rhin sur des bateaux gonflable. But de la manœuvre, reconnaitre le terrain en face… et mettre un peu le brol de l’autre côté pour que, le jour venu – dans peu de temps j’espère – nos unités du génie puissent installer dans être dérangées des moyens de franchissement pour nos moyens lourds.
………
Sur le Rhin, près de Clèves –
Arriver sur la rive, paras et commandos se déploient en silence. D’abord, pas grand-chose à se mettre sous la dent. |
_________________ "Arrêtez-les: Ils sont devenus fous!" |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10941 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 08:45 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | | 1) J'avais mal compris ta première correction. Donc c'est ü, non ö, et il y a un trait d'union. |
Oui. La ville a changé à nouveau de nom après la guerre.
| Casus Frankie a écrit: | | 2) Pour le moment, les Allemands contrôlent Fribourg ! Et il va se passer plein de choses dans le coin. |
Je fais la comparaison avec la tentative allemande avec des V.2 contre le pont Ludendorff (à Remagen) : https://www.v2rocket.com/start/deployment/v2s-on-remagen.html _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 08:52 Sujet du message: |
|
|
10 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Pays-Bas libérés, Ier Corps belge – Van Daele, mis en alerte par Keyaerts, commence à distribuer ses ordres de marche : ça y est, on y retourne, mais pas en choc frontal. A la place, le Ier Corps va devoir emboîter le pas au IIe Corps puis bifurquer vers les Pays-Bas encore occupés. Une longue et lente manœuvre dont la réussite dépendra surtout de ce que les camarades parviendront à faire sur le Rhin.
………
Westphalie, IIe Corps belge – Mauvaise nouvelle : la 719. ID, après une marche de plusieurs jours, est parvenue à Wesel et pourrait tenter d’empêcher le passage du Rhin par le IIe CA, et le 902. StuG Abt redescend d’Arnhem pour la soutenir. Enfin – mauvaise nouvelle, c’est vite dit : la 719. ID n’a pas les moyens de faire mieux que se faire écraser en quelques jours et le 902. StuG Abt n’est guère plus qu’un pion sur la carte. Bien sûr, d’autres unités repoussées vers le nord par le choc des Canadiens pourraient venir à leur aide – mais cela n’inquiète pas trop Bastin.
………
Cours de la Meuse, Ier Corps canadien – Les moyens d’Adolf Kuntzen sont toujours aussi chiches… C’est pourquoi, afin de laisser le temps aux troupes sur son arrière de réduire les paras britanniques, il donne l’ordre à ses divisionnaires d’utiliser à plein leur Kampfgruppen associant leur infanterie aux blindés de la 16. Panzer. Et ça marche – un temps. La progression des Canadiens est en effet freinée, mais pas complètement arrêtée, et à un prix très lourd. Aucune des trois divisions du LXXXI. AK (709. ID, 542. VGD, 543. VGD) ne dépasse plus les deux tiers de ses capacités nominales, et la 16. Panzer ne vaut pas mieux.
De plus, malgré des pertes sensibles, la 2nd Canadian Infantry se rend maîtresse de Kempen, dernier point de résistance avant Krefeld même. A Süchteln, la 3rd Canadian Infantry parvient également à franchir la Nims et repousse les débris de la 542. VGD. La 16. Panzer se retire donc dans Krefeld et Kuntzen lui-même doit déplacer son PC à Düsseldorf. Ça y est : les Alliés sont entrés dans la Ruhr.
Opération Majestic – Varsity
Région de Krefeld, 1st Airborne Corps – Plusieurs milliers de Volkssturm ont été mobilisés en hâte pour tenter une dernière fois de réduire les paras. De plus, une poignée de blindés de la 16. Panzer les appuie désormais depuis Krefeld. Browning, de son côté, parvient à maintenir l’intégrité de son périmètre, mais ses munitions ne lui donnent plus que deux jours de combat. De plus, la dispersion des moyens a conduit les brigades de parachutistes à s’organiser en compagnies de marche plutôt que de façon organique : leurs moyens sont donc inégaux et difficilement équilibrables. Et les garnisons de Düsseldorf et Duisburg poursuivent sans arrêt leur harcèlement. La 6th Airborne fait alors remonter au QG du 21e GAA qu’étant donné la pression qu’elle subit, elle ne peut plus garantir le contrôle du pont que pour la journée de demain.
Opération Majestic – Undertone
Aix-la-Chapelle – Aachen capitule ! Cette excellente nouvelle cache cependant une réalité moins rose : la ville est loin d’être complètement acquise aux Tommies. Il reste encore plusieurs milliers de Landsers, Volksturm et Feldgendarmes, encerclés dans des poches plus ou moins étendues mais qui refusent de déposer les armes. La poche la plus importante tient l’essentiel du quartier Frankenberger. Là sont retranchés près de deux mille paras et Landsers, renforcés de deux bataillons Volkssturm, sous le commandement de l’Oberst Walter Gericke, ex-adjoint de Heinrich Trettner.
………
Secteur du VIIIth Corps britannique – La 43rd Infantry Wessex commence à réduire les poches du nord de la ville. A la fin de la journée, l’essentiel du complexe palatial a été “nettoyé”, au prix cependant de la destruction d’une partie de la chapelle palatine.
………
Secteur du Ist Corps britannique – La 50th Infantry Northumbrian a le douteux privilège de devoir réduire la principale poche ennemie, dans les quartiers est d’Aix. Et on peut déjà dire que ce ne sera pas de la tarte : ici se sont rassemblés la plupart des éléments les plus combatifs, les plus jusqu’au-boutistes. Douglas Graham décide donc… de prendre son temps : les grands axes sont d’ores et déjà à disposition du haut-commandement, il n’est pas pressé. Il se contente donc de délimiter proprement le périmètre de la poche avant de lancer la procédure pour la réduire : équipages cynophiles patrouillant dans les égouts (13), progression par bloc de maisons, etc.
Vers Düsseldorf, VIIIth Corps britannique – Derrière la Roer, le repli sur l’Erft passe très près de devenir une catastrophe du fait de la désorganisation complète des troupes de von Schwerin. Le salut vient, comme toujours pour la Wehrmacht sur ce front, de la météo : les pluies torrentielles empêchent la RAF de ravager les colonnes en retraite et la boue ralentit les chars britanniques. Sidney Kirkman, qui, à quelques gouttes de pluie près, tenait la destruction de son adversaire, en mangerait sa casquette. A la place, il doit se contentes de recoller de nouveau au dispositif ennemi jusqu’à Konigshoven. De plus, il lui faut détourner une partie de ses services et de ses moyens de transport pour s’occuper des quelques 5 000 prisonniers soviétiques affamés qu’il vient de délivrer.
………
Vers Cologne, Ist Corps britannique – Sur l’Erft, Gymnich, Kerpen et Lechenich sont prises en un temps record – les Allemands n’ont pas eu le temps de monter une défense cohérente. Hans-Wolfgang Rheinhard a cependant réussi à faire sauter les ponts sur la rivière et réorganise en catastrophe ses divisions, pour l’instant à l’abri derrière l’Erft, pour tenter de barrer la route de Cologne.
………
Secteur de l’Eifel, XIIth Corps britannique – Reade Godwin-Austen avance vers Bonn avec la Guards Armoured et la 1st Armoured, comptant sur l’absence de grande unité ennemie pour prendre la ville sans coup férir. C’est mal calculé : en l’absence de division constituée, il reste quand même la garnison de la cité et surtout la Volkssturm. Malgré son peu d’allant et son manque de moyens, cette milice fait de la chevauchée vers Bonn une marche lente, avec une embuscade tous les kilomètres – petite mais faisant perdre du temps. Le XIIth Corps n’atteindra la capitale rhénane que demain, au mieux.
FUSAG
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de l’Eifel, IVth Corps. L’ordre de repli ayant enfin été donné, Fritz Kraemer (I. SS-PzK) et Felix Schwalbe (LXXXVI. AK), devant la désorganisation de leurs troupes, appliquent une manœuvre que la Westheer commence à maîtriser depuis quelques mois : la retraite précipitée. Sont ainsi abandonnées pratiquement toutes les positions sur le front de l’Eifel, occasionnant quelques anecdotes cocasses : ainsi, un Tiger détient encore le record de vitesse officiel pour char de combat sur le circuit du Nürburgring – près de 50 km/h !
Ce repli doit permettre de reconstituer un front le long de la route de Cochen à Adenau, nouvelle position que toutes les unités sont loin d’avoir atteinte à la nuit. Le seul répit vient de la météo tempétueuse, qui gêne la poursuite, laquelle s’effectue dans un désordre au moins équivalent à celui des Allemands. De plus, le IVth US Corps est bien encombré par les quelques 1 500 blessés que l’ennemi a abandonné aux carrefours, parfois en embuscade ! Bien sûr, aucun SS ne se trouve parmi ces laissés pour compte, les hommes de l’Ordre Noir sachant très bien ce qui les attend en cas de capture. Certes, on dit que les “Amis” sont plus cléments que les Bolcheviques, mais les SS préfèrent ne pas tenter le diable…
………
– Secteur de Trèves, VIIth Corps. Soudain découverte sur son flanc nord, la 9. SS-Panzer Hohenstaufen suit le mouvement et se dirige vers Cochen, mais ce mouvement s’avère une gageure : plus de 40 km par des routes sinueuses et traîtresses, battues par la pluie, et avec un approvisionnement en essence dangereusement bas. Sylvester Stadler se met tout de même en route, mais c’est un calvaire : l’essentiel de l’équipement lourd de la division y reste, avec près de la moitié de ses chars, car le 6th Armored Group harcèle sans pitié les SS en retraite, voire en déroute. De plus, la 4th Infantry Ivy manque de peu, en remontant vers le nord, de tomber droit sur le flanc de la division SS, pendant que la 9th Infantry Varsity nettoie le terrain derrière le 6th AG.
La 10. SS-Panzer Frundsberg ne peut faire mieux. Son extraction de Trèves est une catastrophe et, malgré une météo peu favorable à la poursuite, la route vers Cochen est semée d’accrochages, accidents et retards divers, qui saignent à blanc la division – d’autant que les Américains ne sont pas inactifs. En effet, pendant que la 79th Infantry Cross of Lorraine et la 90th Infantry Tough Ombres s’assurent du contrôle de Trèves, leurs éléments de reconnaissance poursuivent la Frundsberg, causant bien du tracas à Heinz Harmel.
………
– Cours de la Moselle, VIIIth Corps. L’ensemble du corps se regroupe sans rencontrer d’opposition majeure entre Dhron et Morbach. A tel point que Geoffrey Keyes hésite à accélérer le rythme. Que pourrait-il bien se passer, de toute façon ?
Front de la Sarre, 1st US Army
– Secteur ouest, VIth Corps. Karl Sachs (LXIV. AK) a pu goûter à un bref repos. Celui-ci prend fin aujourd’hui : tout le secteur est secoué par les combats qui reprennent, toujours plus violents. Et de ses trois divisions, seule la 85. ID est formée de vétérans solides. La 327. ID a été reconstituée de bric et de broc avec des survivants plutôt démotivés après leur déroute en France et la 541. VGD est presque complètement novice. Il n’est donc pas surprenant que ces deux dernières aient du mal à encaisser les coups de la 28th Infantry Keystone, de la 88th Infantry Fighting Blue Devils et de la 3rd Infantry Rock of the Marne. Mais elles tiennent, c’est l’essentiel.
Enfin, l’essentiel… Depuis hier, avec la retraite du LXXXVI. AK, tout un corps américain déborde le corps de Sachs comme à la parade et menace de le tourner, voire de l’encercler. Et de l’autre côté, le LXXX. AK (Curt Gallenkamp) est également au bord de la déroute. A trop bien défendre alors que, de part et d’autre, ses partenaires sont vaincus, Sachs se retrouve pris en étau et menacé de destruction. Seul général allemand à ne pas avoir été vaincu sur le Westwall, il doit donc abandonner ses positions pour remonter lui aussi vers le nord dès l’après-midi, en profitant d’une pluie battante. De toute évidence, la Sarre est perdue, et le Palatinat avec. Il faut remonter jusqu’au Rhin, au bas mot. A Dieu vat ! Et à marche forcée.
………
– Secteur centre, XIIth Corps. A peine arrivée à Illingen, la 2. FJD est de nouveau prise à partie par une division américaine, cette fois la 95th Infantry Victory Division, qui laisse la 80th Infantry Blue Ridge souffler un peu. La 7th Armored Lucky Seventh et la 94th Infantry Neuf Cats, elles, remontent jusqu’à Dirmingen. En pleine déliquescence, la 2. FJD doit encore se retirer jusqu’à Sankt-Wendel, mais elle est à bout.
………
– Secteur est, XIXth Corps. Trente heures de combat urbain auront suffi à chasser la 550. VGD de Neunkirchen. C’est une division de Volksgrenadiers en ruines qui évacue vers Ottweiler, alors que la 8th Infantry Golden Arrow nettoie la ville et que la 6th Armored Super Sixth souffle après les combats des derniers jours.
Reste l’abcès de Homburg, où la 3. PzGr continue de faire jeu égal avec la 5th Armored Victory, mais ça ne durera pas. Déjà, le renfort du 6th Anti-Tank Rgt commence à creuser des trous béants dans les rangs des Panzergrenadiers, et la balance ne va pas se rééquilibrer en leur faveur.
Enfin, la 544. VGD éclate quand la 5th Infantry Red Diamond la rattrape à Kindsbach. Quelques éléments de Volksgrenadiers parviennent à Kaiserslautern, où ils s’enferment. Le reste de la division tentera de les rejoindre par petits morceaux épars.
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire, 00h15 – Dans la noirceur de minuit, les DC-3 et les planeurs de la Division de Transport et d’Assaut survolent le Rhin, solidement escortés par tous les Mosquito déjà opérationnels de la 8e ECN. Les Nachtjägers des NJG 5 et 6, dont les terrains ont été attaqués dans la journée et sont à présent surveillés par de nombreux chasseurs de nuit alliés, sont bien en peine de s’opposer au lâcher de près de 3 000 paras et autant d’aéroportés dans des Horsa lâchés autour de Spire.
Le général Frédéric Geille, déposé en Horsa avec l’essentiel de son état-major et des 1er et 3e RCP dans les champs entre Otterstadt et Spire, rassemble aussitôt ses hommes pour s’assurer du contrôle, avec un minimum de bruit, des trois routes remontant vers le nord.
Au même moment, le colonel Bourgoin commence à rassembler son 2e RCP, lâché dans les champs entre Hockenheim et le Rhin. Les éventuels renforts ennemis venant d’Altlußheim ou d’Hockenheim seront tenus en respect par le II/2e RCP, pendant que le reste du régiment fonce sur la petite gare de Lusshof, où Bourgoin compte installer son PC. Quelle n’est pas la surprise des paras français de tomber sur une résistance féroce, avec non seulement des nids de mitrailleuse étonnamment nombreux, mais aussi un petit réseau de tranchées déjà creusées qui permettent à l’ennemi de se soustraire au feu des paras. Ces derniers parviennent tout de même à s’emparer du poste de garde donnant sur le double pont, mais il faut bien une heure avant que la cinquantaine d’hommes tenant la gare finissent par se rendre.
02h00 – Un adjudant passant en revue les prisonniers et le matériel capturé s’étonne de la présence d’une Opel Admiral, de deux SdKfz 250 de commandement et de trois camions, ainsi que de nombreux officiers. Il fait aussitôt remonter qu’une grosse huile est présente sur zone, probablement de l’autre côté du fleuve. Après examen des quelques papiers trouvés à bord des véhicules et que l’ennemi n’a pas pu détruire, la nouvelle éclate comme un coup de tonnerre au QG de Geille, qui la transmet aussitôt au sommet (Montagne et Frère) : Gerd von Rundstedt, le grand chef de la Westheer, est présent à Spire !
De fait, ce dernier, réveillé en urgence, donnait ses dernières consignes à Roesinger tout en tâchant de l’encourager quand il est apparu qu’il ne pouvait plus quitter Spire. Il doit se résoudre à se battre sur place !
02h30 – Le gros du 1er RCP s’empare de Berghausen, mais l’ennemi est alerté et les sonnettes du VSB Speyer se montrent bien plus mordantes que prévues. La 9e Compagnie (capitaine de Vismes) s’empare, avec l’appui de trois mortiers du 6e RALP, des postes de garde à la base du double pont. Le soldat de 1ère classe Claude Pinoteau empêche in extremis un sergent de l’école des sapeurs de mettre à feu les charges posées sous les ponts (14) en l’abattant dans sa guérite. Plus au nord, le 3e RCP est cloué sur place par les défenses de Spire.
………
03h30 – La nouvelle est parvenue jusqu’à Francfort, où Kesselring cherche désespérément des troupes fraîches à envoyer vers Spire, à la fois pour repousser les Français et pour sauver le Generalfeldmarschall – il a en effet reçu confirmation que son chef nominal se trouvait toujours là-bas. L’intégralité des garnisons de Mannheim, Worms et Heidelberg, Flak exceptée, doivent marcher au canon. Cet ensemble représente un peu moins de 1 500 hommes – même pas un régiment, avec à peine une poignée d’officiers.
………
05h00 – Les paras français achèvent enfin l’encerclement de Spire, alors qu’ils doivent déjà faire face à des contre-attaques. En effet, von Rundstedt, surpris par la rapidité d’action de l’ennemi, n’envisage pas de capituler – pour l’instant du moins : les Français sont dispersés, il y a encore deux divisions entre leur corps de bataille et leurs paras, et leur contrôle du pont est hasardeux. Roesinger ordonne donc à sa garnison de contre-attaquer, sinon pour rompre l’encerclement, du moins pour faire sauter les ponts et refuser à l’ennemi son objectif.
La 9e Compagnie doit tenir seule face à une violente contre-attaque menée par les élèves-sapeurs, aidés par un canon de 88 de la Flak locale repositionné à grand-peine. Le capitaine de Vismes est tué au feu, ainsi que deux des quatre chefs de section. De l’autre côté du pont, le 2e RCP ne peut leur venir en aide : deux sections envoyées par le pont routier sont clouées sur place par une poignée de tireurs postés sur les toits de la gare principale. Ce n’est qu’aux premières lumières du jour que l’assaut ennemi patine et que la 9e Compagnie peut enfin être relevée, au prix de nouvelles pertes.
Otto Roesinger ne perd pas pour autant espoir. Les trois bataillons envoyés par Kesselring peuvent se montrer critiques.
………
Etat-major de l’Oberbefehlshaber West (Francfort) – Guderian débarque à l’aube, dans l’intention de déchoir von Rundstedt de ses fonctions pour « défaitisme » – sur décision du Führer, bien sûr. Le chef d’état-major de la Wehrmacht tombe dans un état-major en pleine effervescence, sinon totalement affolé. Là, Kesselring lui apprend que von Rundstedt est enfermé dans Spire – et, humiliation suprême, par des parachutistes français ! Les circonlocutions et le langage feutré nécessaires depuis quelques mois pour ne pas perdre sa tête conduisent Kesselring à dépeindre le déplacement de son supérieur à Spire à peu près comme le sacrifice héroïque d’un chef se sachant condamné. Ce faisant, il évite avec soin de poser les yeux sur un lieutenant de l’état-major posté non loin de lui – un nommé Hans-Gerd von Rundstedt.
Guderian, surpris de savoir les Français déjà à Spire alors même que les Britanniques sont en train de franchir le Rhin, s’inquiète ! D’autant plus qu’il comprend à quel point la situation est devenue carrément intenable quand Kesselring lui explique par le menu que depuis trois jours, Fribourg est menacée et qu’il n’a aucun moyen pour repousser l’ennemi de l’autre côté du Rhin, à part espérer une dégradation de la météo pour envoyer les derniers Ju 188 attaquer les ponts sur le Rhin – sans le moindre espoir de les voir revenir.
La mort dans l’âme, Guderian autorise enfin à retirer les précieux Panzerkorps de l’immense chaudron qui se dessine sur la rive occidentale du Rhin. Et avant de partir, il communique à Albert Kesselring que, par décision du Führer, il est désormais à la fois OB West et chef du Heeresgruppe G. Quant à Gerd von Rundstedt, il n’est pas disgracié, certes non ! Il est nommé chef de la Festung Speyer ! Qu’il défendra jusqu’au bout, un maréchal allemand ne pouvant tomber aux mains de l’ennemi.
Vosges du nord, 1ère Armée française
Secteur nord, IIIe CA – Laissant à Kœltz le soin de prendre Landau, de Lattre dépêche la 19e DI pour ouvrir l’itinéraire au nord, tandis que la 14e DI complète l’enveloppement de Landau par l’ouest. Enfin, ses deux divisions blindées vont pouvoir jouer leur rôle : d’abord Neustadt d’ici après-demain, puis on verra. Les grands chefs lui diront soit de foncer sur Mayence, soit de pivoter sur Mannheim
………
Palatinat, IVe CA – Landau est le théâtre de violents combats urbains. La 9e DIC s’empare de la ville rue par rue, fixant tout ce qu’il reste de la 266. ID en permettant à ses voisins de remonter encore vers le nord. Le sous-lieutenant Bokassa, menant sa section à l’assaut d’un nid de mitrailleuse, y obtient sa Croix de Guerre.
La 10e DI, retournant au feu, dépasse la 9e DIC sur sa droite et atteint Essingen, où les dernières troupes de garnison du Westwall du secteur disparaissent.
Opération Montcalm, 1ère DCP
Aérodromes de départ de la 1ère DCP, 9h00 – N’ayant pas fait partie de la première vague de parachutages, les IIIe Bataillons des trois régiments de chasseurs parachutistes insistent pour aller aider leurs camarades. Le général Mer, chef d’état-major de la 1ère Armée, l’interdit : la météo se dégrade trop, et de toute façon le IVe CA devrait bientôt rejoindre la 1ère DCP. Mais son interdiction arrive trop tard pour empêcher les premiers avions de décoller : neuf sont déjà dans les airs et seuls quatre obéissent aux ordres et reviennent se poser. Les cinq autres, dont les pilotes américains ont été convaincus par les paras, espèrent pouvoir faire leur lâcher grâce à la couverture nuageuse. Mais celle-ci les trahit et se dissipe au mauvais moment, permettant la Flak de faire du tir aux pigeons sur les DC-3. Un seul peut rentrer, criblé d’obus et ses passagers décimés par des shrapnels ayant traversé l’habitacle. Les quatre autres ont perdus, équipages comme passagers, parmi lesquels le commandant Jean-Salomon Simon, chef du III/3e RCP et instigateur du départ forcé, ainsi que le lieutenant Forrest D. Hamm, commandant la petite formation de DC-3.
………
Spire, 12h00 – Les combats sont extrêmement rudes au nord : de Schifferstadt et Otterstadt, trois bataillons de Volkssturm encadrés par les cadres de l’école militaire de mécanique locale attaquent le 1er RCP. La 1re Compagnie du capitaine Bréchignac supporte le gros de l’attaque et la repousse, au prix de pertes approchant les 50 % (morts et blessés).
………
Palatinat, IVe CA – La 3e DB perd des heures précieuses à s’ouvrir un passage à travers les champs de mines. Cependant, en fin d’après-midi, elle parvient à dégager un itinéraire à travers Lingenfeld et jusqu’à Mechersheim. Là, dans la pénombre de cette fin de journée pluvieuse, les EBR M38 du 13e Dragons subissent des tirs d’armes légères. Par bonheur, le capitaine Divry, chef du 1er Escadron, furieux, lance un puissant « Merde, les Boches ! » – et a la divine surprise d’entendre en face « Cessez-le-feu, cessez-le-feu, c’est les copains ! ». En effet, la 3e DB vient de rejoindre les paras du 3e RCP.
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire, 21h00 – Sous une pluie qui ne cesse que pour laisser place à une bruine dense, les deux camps s’enterrent sans plus chercher à attaquer. Cependant, Frédéric Geille peut savourer sa réussite à présent toute proche, la 3e DB ayant assuré avant la nuit sa jonction avec la 1re DCP.
Mais cela ne signifie pas la fin de la Festung Speyer. Trop faible pour prétendre prendre toute la ville, la 1ère DCP doit se contenter de tenir vaille que vaille les secteurs d’accès aux deux ponts et le pourtour de la cité, sans pouvoir y pénétrer. Von Rundstedt s’y est en effet bien trop retranché – avec Otto Roesinger, ils ne sont pas encore au courant que le front les a rejoints !
Flanc-gardant la progression de la 3e DB, la 4e-6e BMLE prend Lustadt à la 552. VGD, tandis que la 83e DIA pénètre dans Germersheim, qu’elle force la 334. ID à évacuer après quelques heures de combats de rues. La 552. VGD se trouvant bien isolée, son chef, Martin Bieber, prend la seule décision cohérente à sa portée : il se dirige vers Mannheim pour en assurer la défense. Secourir von Rundstedt ? Il n’a que deux régiments d’infanterie – et encore, bien amochés – face à une division d’élite ennemie et une, voire deux divisions blindées ! Il n’est pas suicidaire !
Front du Rhin, 2e Armée française
Vers Fribourg… et Baden – Alphonse Juin franchit à son tour le Rhin avec l’état-major du Ier CA et la 36e DI. Validant les choix de Hautecloque – l’offensive tous azimuts, il retire le RICM du front, insère à la place l’intégralité de la 1re DIM au sud et fait remonter la 2e DB vers le nord. En effet, les plaines menant à Lahr puis de là à Baden-Baden conviennent bien mieux à la division blindée que le combat de rues et de collines qui attend la 36e DI dans Fribourg.
En face, la 545. VGD se fait hacher menu par les Marocains de la 1re DIM en essayant d’endiguer leur progression. Obligée de lâcher Pfaffenweiler, la division se replie comme une bête blessée sur Staufen. Dans Fribourg, la 546. VGD tente tant bien que mal de monter une défense cohérente avec le peu de moyens à sa disposition. Pour renforcer ses rangs, Alfred Philippi regroupe les différents éléments présents en ville sous l’étiquette Infanterie-Ersatz-Bataillon 75 – celui-ci compte à peine 400 hommes, Landsers, Feldgendarmes et Volkssturm mêlés.
La 3e BMLE, éreintée après son exploit de conquête d’une tête de pont, est retirée du front pour une semaine et doit se replier par un des deux ponts de bateaux alloués à la logistique. C’est précisément le moment que choisit la Luftwaffe pour un suprême effort : profitant de la météo maussade, ce qui reste d’un Gruppe de Junkers 88 C6 parvient à se glisser à travers la couverture aérienne française et quatre bombardiers peuvent attaquer les ponts. La DCA mise en place à la va-vite par les sapeurs et les tringlots se montre lacunaire et si deux des Junkers sont mis hors de combat, deux autres parviennent à lâcher leurs bombes sur les ponts. Celui sur lequel se retirent les légionnaires est touché : la 3e Compagnie de transport perd une vingtaine d’hommes et le pont est mis hors de combat pour au moins deux jours. Les soldats ont tout de même la satisfaction de voir la chasse rappliquer et abattre les deux derniers bombardiers. Cependant, les opérations françaises de l’autre côté du Rhin vont devoir ralentir, le temps de réparer les dégâts.
Notes
13- L’Armée britannique en tant que telle ne disposait pas de chiens de combat, mais le Canada en utilisait, et lui en a régulièrement prêtés pour les combats urbains.
14- Une fois la bataille terminée, il s’avèrera que si la disposition des charges était parfaite pour détruire les deux ponts, certaines d’entre elles étaient défectueuses et que seul un des deux risquait vraiment de s’effondrer. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15806 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 08:58 Sujet du message: |
|
|
10 septembre chez les Belges
Préparatifs
Front du Ier Corps – Van Daele a donné ses ordres. Des bataillons de réserve vont garder le fleuve pendant que les grandes unités vont suivre la manœuvre du IIe Corps. Cela prendra du temps, mais si cela fonctionne, le IIe Corps pourra pénétrer encore plus loin en Allemagne pendant que ses forces libéreront le reste des Pays-Bas…
Interdiction aérienne
Au-dessus de l’Allemagne et de la Hollande – Les hommes de Lallemand ont reçu une consigne simple : neutraliser toute cible aperçue à portée de tir ! Et la section Bleue – Wilmet, Brahy, Bladt et Engelen – rôde.
– De Bleu 2, cible en vue à 2 heures ! Des camions qui essayent de passer par une route en bordure de bois !
– Ici Bleu 1, vu. Bleu 2, tu me suis, on va le traiter au canon. Bobby, Smoke, vous restez en protection.
Les Typhoon plongent et les 20 mm crachent. En bas, les Landsers ont aperçu les avions ennemis, les camions ont stoppé et les hommes ont plongé dans les fossés – trop tard pour certains. Les cinq Opel Blitz flambent…
– Beau boulot, Bleu 1, commente sobrement Smoke.
………
Plus au nord, les B-25 belges traitent la gare de Groningue. L’objectif est d’empêcher l’arrivée de renfort allemands – de fait, la gare est très endommagée et le trafic interrompu pendant un certain temps. Mais les Belges ignorent que leur bombardement empêche aussi d’autres trains de partir vers l’Allemagne… Pas tous, hélas. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10941 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 09:23 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | Bien sûr, aucun SS ne se trouve parmi ces laissés pour compte, les hommes de l’Ordre Noir sachant très bien ce qui les attend en cas de capture. Certes, on dit que les “Amis” sont plus cléments que les Bolcheviques, mais les SS préfèrent ne pas tenter le diable… |
Je pense que la partie en gras peut être supprimée, c'est un peu exagéré.
| Citation: | | Les trois bataillons envoyés par Kesselring peuvent se montrer décisifs. |
_________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4067 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Juil 03, 2026 09:56 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | | Le soldat de 1ère classe Claude Pinoteau empêche in extremis un sergent de l’école des sapeurs de mettre à feu les charges posées sous les ponts (14) en l’abattant dans sa guérite. |
Il a empêché le pont de faire (la) boum. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|