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Front Ouest - SEPTEMBRE 44
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

Heorl a écrit:
le poireau a écrit:
demolitiondan a écrit:

Citation:
c’était offrir le Danemark et Hambourg aux Soviétiques, ce que Londres refusait catégoriquement. A cette époque, la course restait en effet toujours ouverte entre les deux puissances pour s’emparer du stratégique canal de Kiel, et les Alliés occidentaux, qui n’avaient pas encore été confrontés à l’acharnement des Allemands pour défendre leurs villes, redoutaient que l’avance des Soviétiques fût bien plus rapide qu’elle ne devait l’être. »


Huhuhu on en reparlera;


Attention, il y a un point majeur établi lors de la conférence de Kiev : ligne de rencontre entre armées alliées et limites des futures zones d'occupation ne coïncident pas exactement !
Il existe des territoires considérables situés à l'ouest de l'Elbe (donc côté allié de la ligne de rencontre) qui sont dévolus à la future zone d'occupation soviétique.
Ce qui implique que, bien que les armées alliées puissent pousser jusque là, elles devront ensuite se retirer pour laisser place aux Soviets.
Or si l'armée Rouge prend pied dans un secteur qui ne lui est pas dévolu et refuse de s'y retirer, les occidentaux peuvent tout à fait, par réciprocité, refuser de céder ces territoires à l'Ouest de l'Elbe aux Soviétiques !
Il s'agit d'une des rares occurrences où les Occidentaux disposent d'un vrai levier diplomatique sur Staline pour le contraindre à respecter ses engagements !


A ceci près que contrairement à OTL, les Rouges sont bien plus proches de Berlin que les Occidentaux, et ce très très vite. Alors que FTL, jusqu'au début 45 ce sont les Occidentaux qui sont plus proches de Berlin.


Il faut comparer ce qui est comparable : au 1er septembre 44 FTL nous sommes dans une situation relativement équivalente à celle de début mars 45 OTL.
Par ailleurs oui, toujours au 1er septembre, les Alliés occidentaux sont fort loin de Berlin. Mais la grande offensive soviétique au-delà de l'Oder ne débutera en gros que courant octobre, et tu sais mieux que moi où en sera la situation militaire à l'Ouest à ce moment là !
Par ailleurs, sur le fond la conférence de Kiev a réglé la question : Berlin aux Soviétiques, Hambourg et le Danemark aux Occidentaux. Bien entendu chacun peut avoir la tentation d'outrepasser cet accord. Mais le problème c'est que cela donnerait à l'autre un prétexte pour ne pas le respecter non plus ! C'est donc une partie de poker menteur où tout est donc une question de mesure du risque. Staline est sans doute très tenté de ne pas respecter sa part du marché, mais il a justement le risque en horreur ! Il ne sort du bois qu'à coup sûr. Or manquer à sa parole risque d'inciter les Occidentaux à faire de même... ce qui ne l'arrange pas du tout (il veut bien trahir sa part du marché... mais en même temps il a BESOIN que les Occidentaux, eux, respectent la leur ! d'où dilemme...). Churchill lui est bien plus porté à l'audace (et même trop sans doute !)... mais il y a toutes les chances qu'il serait alors freiné par les Américains ! Dilemme aussi !
On verra bien ce qu'il en ressortira le moment venu.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 20:41    Sujet du message: Répondre en citant

Chacun estimera les risques en temps utiles. Mais la question du risque pris par l'URSS commence a se poser. A fortiori sur la base du fait accompli.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Heorl



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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

Le coup du "comité de Lublin", des parachutistes en Bosnie, l'abdication en pratique de Benes en Tchécoslovaquie, tout ça commence à faire un peu gros du point de vue de certains Occidentaux, particulièrement outre-Manche.

Aux Etats-Unis, on retient surtout le pillage de l'Allemagne, alors que ça ne gêne pas outre-mesure les Alliés continentaux qui sont tout à fait en faveur d'un pillage de l'Allemagne pour compenser celui qui leur a été imposé pendant l'Occupation.

En bref, plus on laisse les Russes avancer loin et plus ils risquent de se montrer gourmants et déraisonnables, et les Occidentaux, passés les premiers jours de septembre, ont toutes les raisons de penser qu'ils peuvent et doivent aller vite. Je ne divulgue rien, mais je vous indique simplement que dans la rédaction et par la force des choses simplement, je me retrouve à devoir avancer d'un, deux, parfois trois ou quatre jours certains événements.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 21:34    Sujet du message: Répondre en citant

Mais enfin, pourquoi reprochez vous à l'URSS :
- le relèvement d'un gouvernement d'union national au bénéfice d'une nation que vous avez été incapables d'aider ?
- un appui tactique a des opérations vous ayant bénéficié ?
- le retour au pays d'un gouvernement ami de plein gré à l'URSS?
- la juste compensation des travailleurs contre les nazis ? Et en plus, c'est en train de changer (en lettres),

Le juge de paix, c'est le rapport gain vs risque. Ce qui amène à la question de qu'est ce qu'on risque ? Que les alliés fassent la guerre pour une base navale au Danemark ? Et se privent de l'appui de l'URSS contre le Japon ?
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 22:32    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Mais enfin, pourquoi reprochez vous à l'URSS :
- le relèvement d'un gouvernement d'union national au bénéfice d'une nation que vous avez été incapables d'aider ?
- un appui tactique a des opérations vous ayant bénéficié ?
- le retour au pays d'un gouvernement ami de plein gré à l'URSS?
- la juste compensation des travailleurs contre les nazis ? Et en plus, c'est en train de changer (en lettres),

Le juge de paix, c'est le rapport gain vs risque. Ce qui amène à la question de qu'est ce qu'on risque ? Que les alliés fassent la guerre pour une base navale au Danemark ? Et se privent de l'appui de l'URSS contre le Japon ?


Au risque de me répéter je vous rappelle qu'en fait ces points ont été tranchés à Kiev.
Principe de base de la diplomatie : on passe des accords non pas parce qu'on a intérêt à les respecter, mais parce qu'on a intérêt à ce que l'AUTRE les respecte !

Or si Staline viole les engagements pris à Kiev, les Occidentaux peuvent s'estimer en droit de faire de même, en franchissant à leur tour la ligne de partage par exemple, mais surtout, surtout, en ne restituant pas aux Soviétiques TOUS LES TERRITOIRES à l'ouest de l'Oder qui leur ont été dévolus à Kiev (Saxe prussienne, Saxe-Anhalt, Thuringe...). Ce qui amputerait sérieusement la future zone d’occupation soviétique en Allemagne.
C'est un jeu de "je te tiens, tu me tiens..." où chacun à sans doute intérêt à violer ses engagements mais n'a pas intérêt à ce que l'autre fasse de même !

Mais je pense surtout qu'il faut avoir la big picture géopolitique en tête : Staline est ravi de la complaisance avec laquelle le traite les Américains ! Et qui en plus a eu pour effet de diviser le camp occidental en marginalisant les Britanniques et en neutralisant les Français. Il aimerait bien que ça continue, surtout dans la perspective des grandes négociations/marchandages de l'après-guerre.
Enfin Staline est allergique au risque, sa stratégie a toujours été de consolider les gains faciles déjà à sa portée. Donc il cherchera D'ABORD à mettre la main sur ce qui lui est acquis (typiquement ses gains de Kiev) plutôt que de prendre le risque de le perdre parce qu'il aura visé autre chose.
Quant à la façon dont Staline réagirait face à des Occidentaux plus unis et plus déterminés ? L'épisode du blocus de Berlin OTL vous donne la réponse : a t-il pris le risque de décréter également un blocus aérien ou de faire abattre ne serait-ce QU'UN SEUL des avions contribuant au pont aérien ?

J'ai déjà eu l'occasion de vous exposer ma conviction dans nos débats en interne : je pense que dans les grandes lignes les dispositions prises à Kiev seront globalement effectives. Non pas parce que Staline n'a pas intérêt à les violer, mais parce qu'il a intérêt à ce que les occidentaux les respectent (et vice-versa d'ailleurs).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

2 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Nimègue et Arnhem, Ier Corps belge
– Tandis que les restes des 216. ID et 712. ID s’efforcent de ralentir la poussée des Belges, dans la nuit noire, deux compagnies de sapeurs improvisées (composées à la hâte de quelques vrais sapeurs sortis des Lazarets situés aux Pays-Bas et de beaucoup de feldgendarmes et d’éléments au repos raflés en urgence) s’acharnent à saboter les ponts sur la Meuse et le Rhin. Mais les explosifs manquent et les compétences aussi.
Tant et si bien qu’au lever du jour, après de nombreuses chutes à l’eau et deux noyades, aucun des ponts en question (le Rijnbrug d’Arnhem, le Waalbrug et le Spoorbrug de Nimègue) n’est en mesure d’être détruit rapidement. L’échec est patent, et la Heer se retrouve obligée de faire appel à la Kriegsmarine et à ses nageurs de combat !
………
Brabant septentrional et Limbourg, IIe Corps belge – A Bréda, la 216. ID vend chèrement sa peau, mais c’est un combat sans espoir : déjà, la division ne compte plus que la moitié de son effectif théorique en hommes valides, et elle est complètement encerclée par une 1ère DI belge plus nombreuse, mieux équipée et avide d’en finir. Friedrich-August Sack ne peut que constater que son unité risque fort d’être fracturée en plusieurs poches à brève échéance.
La 712. ID parvient tant bien que mal à Bois-le-Duc, où Friedrich-Wilhelm Neumann tente de redonner une certaine cohérence à son unité, alors que des groupes épars continuent de rejoindre la ville l’un après l’autre. Disposée en hérisson, la division attend avec peu d’espoir l’arrivée de la 216. ID, censée arriver de Bréda, et dont quelques rescapés ont tout de même réussi à franchir les lignes belges.
La 719. ID, enfin, n’est plus que l’ombre d’elle-même : derrière la Meuse, les hommes n’ont qu’une envie, c’est de franchir également le Rhin pour atteindre le salut. Mais Carl Wahle, qui a vu en 1918 la désintégration des armées allemandes une fois la frontière passée, n’en veut surtout pas. On se battra ici et pas ailleurs !
Côté belge, foin de ces états d’âme : la Tancrémont caracole en tête vers Nimègue, suivie de près par la 1ère DB, qui laisse le bouchon de Bois-le-Duc aux fantassins de la 3e DI, qui arrivent de Tilbourg. De leur côté, la 4e DI et la 2e DI approchent de Well. Elles devraient reprendre le contact avec la 719. ID d’ici deux jours, car leurs mouvements sont fortement ralentis par la faiblesse de la logistique belge.

Opération Majestic – Undertone
Secteur d’Aix-la-Chapelle (nord), VIIIth Corps britannique
– La 36. PzGr s’est repliée autour de Sittard, mais Egon von Neindorff n’a logiquement pas envie de se retrouver entre les Britanniques au sud et les Canadiens au nord, qui sont en train de se préparer à passer la Meuse. Il abandonne donc la ville et bat en retraite vers l’est, pour rétablir une ligne de défense à Heinsberg.
En face, la 59th Infantry Staffordshire profite du répit : sur la brèche depuis le début de l’offensive, la division commence à fatiguer. De même pour la 2nd Armoured de Roberts, dont le potentiel a été sérieusement écorné par la bataille de Maastricht. La 33rd Armoured Brigade doit donc continuer seule. Elle devient la première unité du VIIIth Corps à atteindre la frontière allemande à Scherpenseel. Ce n’est qu’alors que la 10. Panzer lui oppose une résistance organisée. Manquant d’infanterie, la brigade doit abandonner le terrain.
Mais les bonnes nouvelles plus au sud compensent ces résultats en demi-teinte.
La 43rd Infantry Wessex repousse encore les paras allemands au-delà de Bochholz et franchit à son tour la frontière en tentant de prendre Laurensburg. C’est alors qu’apparaissent de nouveaux ennemis : visiblement mal équipé, avec des uniformes souvent hasardeux, le Volkssturmbataillon Marienturm tente de faire face. C’est l’un des quatre VSBtn hâtivement montés à partir de civils mobilisés en urgence et plus ou moins encadrés par des gratte-papiers de l’administration militaire ou par quelques feldgendarmes. Nul besoin de dire que les Tommies ne sont pas impressionnés, une fois passé l’effet de surprise.
De son côté, la 49th Infantry West Riding poursuit la 4. Fallschirmjäger jusqu’à Kerkrade. Les paras esseulés sont rapidement repoussés jusqu’à Merckstein, devant même abandonner en catastrophe le pont d’Herzogenrath.
La route d’Eischweiler est la dernière encore ouverte vers ce qui est officiellement la Festung Aachen, mais que les Allemands commencent à surnommer le Kessel Aachen.
………
Secteur d’Aix-la-Chapelle (sud), Ist Corps britannique – Les combats s’éternisent dans les bois au sud d’Aix, mais déjà l’orée de la forêt est atteinte par endroits, et seuls les bunkers du Westwall empêchent toute percée permanente. La plupart d’entre eux sont désormais occupés par le Volkssturmbataillon Rosviertel, formé à partir d’habitants des quartiers sud de la ville. Approchant de certains bunkers, les Tommies sont surpris de leur faible résistance – et pour cause, les hommes chargés de les tenir n’ont parfois qu’un fusil pour quatre !
En parallèle, Hans-Wolfgang Rheinhard continue l’évacuation d’Aachen, facilitée par une pluie battante qui empêche l’aviation alliée d’agir : la 89. ID est à son tour extraite du Kessel. Seule reste dans la ville la 347. ID (Wolf Trierenberg), qui doit organiser la résistance de la Festung.
La 89. ID est immédiatement réengagée pour appuyer la contre-offensive de la 21. Panzer sur Stolberg. A l’avantage dans les bois, les fantassins parviennent un temps à gêner la 7th Armoured (George Erskine), avant d’être à leur tour pris de flanc par la 3rd Infantry (Tom Rennies), qui menace de les déborder ou, pire, de foncer dans le dos de la 347. ID à Aix. Erskine peut donc d’autant plus respirer que la 8th Armoured Brigade l’a rejoint et crée un rapport de force favorable face aux blindés de la 21. Panzer. La pointe de Stolberg est sauvée ! Les Britanniques peuvent maintenant commencer à l’élargir pour forcer le dispositif ennemi. Crocker sait que s’il se coordonne bien avec Kirkman, la British Army tient là une victoire majeure et la destruction du cœur de la 5. Panzerarmee.
………
Secteur de l’Eifel – Après dix jours de combats ininterrompus, les troupes de Reade Godwin-Austen parviennent enfin à la frontière allemande. Elles n’ont pas causé de dommages irréparables à leurs adversaires, mais n’ont subi que des pertes relativement légères, en dehors de l’embuscade de Kirchhoff. Le chef du XIIth Corps réaffirme donc sa volonté d’épargner au maximum le sang de ses hommes, même si cela devait lui coûter une victoire décisive – victoire qu’il lui serait de toute façon difficile de trouver dans la forêt d’Hürtgen.
En face, la 182. ID a rejoint les positions tenues face aux troupes américaines par le reste du LXXXVI. AK. Les Allemands ne laissent donc que des troupes de couverture dans les bunkers du Westwall.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Juin 21, 2026 22:38    Sujet du message: Répondre en citant

Et les Belges…

2 septembre
Vers le Rhin
En pointe
– Dans Bréda, la 216. ID se bat avec l’énergie du désespoir, mais les Belges avancent.
– C’est une saloperie de combat de rues, grogne Callens, sur son M10 Achilles. Là, un nid de mitrailleuse ! Explosif ! Feu !
Bang, la MG42 est neutralisée. Mais toute la journée, ce seront des scènes identiques. « La ville en prend un sacré coup ! Pourquoi ils ne déposent pas les armes ? » s’interroge plus d’un membre de la 1ère DI.
………
A Bois-le-Duc, les Allemands se sont mis en défense, mais Piron fait contourner la ville. La 3e DI s’en occupera, son objectif à lui, c’est le Rhin !
………
La Tancrémont, 2e Cycliste en tête, fonce toujours vers Nimègue. Il faut prendre un pont ! Tel est l’ordre.
………
Plus au sud, les 2e et 4e DI approchent de Well. « Notre logistique a du mal à suivre, regrette Herbiet, agacé. Alors que le territoire ennemi va bientôt être à portée de tir ! C’est rageant ! »
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 06:33    Sujet du message: Répondre en citant

ça fait un moment que les français n'ont pas fait grand chose...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 07:29    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
ça fait un moment que les français n'ont pas fait grand chose...

Ça ne va pas durer !
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John92



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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 09:08    Sujet du message: Répondre en citant


2 septembre

Brabant septentrional et Limbourg, IIe Corps belge

Friedrich-August Sack ne peut que constater que son unité risque fort d’être fracturée en plusieurs poches à brève échéance.
La 712. ID parvient tant bien que mal à Bois-le-Duc, où Friedrich-Wilhelm Neumann tente de redonner une certaine cohérence à son unité (lui redonner une certaine cohérence ?), alors que des groupes épars continuent de rejoindre la ville l’un après l’autre. Disposée en hérisson, la division attend avec peu d’espoir l’arrivée de la 216. ID, censée arriver (en provenance/venant/arrivant ?) de Bréda, et dont quelques rescapés ont tout de même réussi à franchir les lignes belges.







Et les Belges…
2 septembre
Vers le Rhin
En pointe


RAS

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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 17:52    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
La 719. ID, enfin, n’est plus que l’ombre d’elle-même : derrière la Meuse, les hommes n’ont qu’une envie, c’est de franchir également le Rhin pour atteindre le salut. Mais Carl Wahle, qui a vu en 1918 la désintégration des armées allemandes une fois la frontière passée, n’en veut surtout pas. On se battra ici et pas ailleurs !

Je ne comprends pas : en 1918, les Alliés ne sont entrés nulle part en Allemagne avant l'armistice. Il faudrait un petit mot d'explication.
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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 17:56    Sujet du message: Répondre en citant

Les armées allemandes se sont désagrégées au sein du Reich !

Mais Carl Wahle, qui a vu en 1918 les armées allemandes se désintégrer une fois la frontière passée, alors même que les Alliés n’étaient pas entrés en Allemagne, n’en veut surtout pas.
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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 18:13    Sujet du message: Répondre en citant

Sauf que, autant que je souvienne, les armées allemandes ne commencèrent à être rapatriées que bien après la signature de l'armistice et c'est à ce moment là qu'elle commencèrent à se désagréger. Ici, nous sommes toujours en guerre et les combats continueront même après la frontière passée.

La formulation laisse penser qu'à la fin de la Première guerre mondiale, les soldats se sont débandés avant même la signature de l'armistice.
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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 20:05    Sujet du message: Répondre en citant

C'est mieux ainsi ?

Enfin, la 719. ID n’est plus que l’ombre d’elle-même : derrière la Meuse, les hommes n’ont qu’une envie, c’est de se réfugier de l’autre côté du Rhin. Mais Carl Wahle a vu en 1918 les armées allemandes se désintégrer une fois la frontière passée, alors même que, si l’armistice avait été signée, les Alliés n’étaient pas entrés en Allemagne. Il ne veut surtout pas passer le Rhin. On se battra ici, pas ailleurs !
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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 20:16    Sujet du message: Répondre en citant

3 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Nimègue et Arnhem, Ier Corps belge
– La 1ère DI réduit peu à peu les positions de la 216. ID à Bréda. Sans espoir de pouvoir extraire son unité ou de recevoir un quelconque secours, Friedrich-August Sack capitule. La résistance de Bréda aura duré cinq jours, tout au plus.
La 712. ID est coupée en deux alors qu’elle essaie de franchir le pont de Bommel : deux bataillons doivent se réfugier dans la forteresse de Zaltbommel alors que les autres Landsers doivent abandonner toute idée de détruire le pont et battent en retraite vers Utrecht devant les assauts destructeurs de la 1re DB. En effet, la division commence à manquer de munitions antichars.
Sur les pas de la 1re DB, la 3e DI n’attend qu’un ordre pour franchir le Rhin en force et s’élancer vers Rotterdam et la Haye. Hélas, Van Daele, déçu mais réaliste, apprend qu’une fois des têtes de ponts saisies de l’autre côté du Rhin, son Corps devra faire halte : la logistique ne suit pas !
………
Amsterdam – Devant l’évolution du front, le commissaire du Reich pour les Pays-Bas, Arthur Seyss-Inquart, n’hésite pas : il ordonne, non pas l’ouverture, mais la destruction complète des digues pour inonder complètement le pays et permettre à tout ce que le Reich compte encore de troupes dans le secteur d’évacuer plus ou moins tranquillement. En l’espace de quelques heures, l’eau envahit toutes les terres le long du Rhin, dont les berges deviennent des marais. L’arrêt de la progression des Belges pour raison logistique leur évite donc de patauger, mais il empêche toute libération rapide de la Hollande.
Seyss-Inquart se moque évidemment comme d’une guigne des conséquences sur la population civile néerlandaise. Et celles-ci sont majeures : non contente d’inonder les terrains, l’eau envahit également nombre de granges et autres greniers à blé, alors même que la moisson n’était pas tout à fait achevée. Conjuguée à la météo pluvieuse, cette inondation condamne les Hollandais à la famine tant que les Alliés ne pourront pas venir à leur secours.
………
Brabant septentrional, IIe Corps belge – Pendant que les survivants du 902. StuGAbt (qui ne compte plus que dix StuG IV et quelques StuG III opérationnels, avec 250 hommes à peine) atteignent Arnhem, les blindés de la Tancrémont déboulent dans Nimègue, alors même que deux groupes de quatre Kampfschwimmers de la Kriegsmarine s’affairent à préparer la destruction des ponts. Avec une audace téméraire, deux pelotons s’engagent sur les ponts et mitraillent les nageurs de combat. Un seul, le nommé Adolf Wolchendorf, parvient à s’enfuir. Quatre autres sont capturés et les trois derniers disparaissent dans la Meuse, sans doute noyés car blessés. Nimègue fête donc sa libération sans perdre ses ponts. La Tancrémont devient ainsi la première unité alliée dont les troupes aient officiellement franchi le Rhin (l’un de ses bras du moins).
Malgré ce fâcheux revers à Nimègue, la Kriegsmarine obtient un succès majeur avec la destruction du pont d’Arnhem. Celle-ci a été ordonnée par Werner von Gilsa, qui n’espère plus sauver une seule division de son LXXXIX. AK.
Cependant, à partir de Nimègue, le 7e Ardennais file vers l’est, en direction de Clèves. Et le régiment devient ainsi dans l’après-midi la première unité belge à entrer en Allemagne !
………
Cours de la Meuse, Ist Canadian Corps – Harry Crerar fait face au LXXXI. AK d’Adolf Kuntzen : une seule division d’infanterie standard, la 709. ID, et deux VGD renforcées d’un StuG Abt. Le tout est dans un tel état de démoralisation et de confusion qu’il n’a pas réussi à empêcher la pose de ponts sur la Meuse. A présent, tandis que les premiers soldats canadiens passent le fleuve, les Volksgrenadiers ne s’y opposent que timidement avant de se retirer vers l’est, entraînant sur leur flanc droit les restes de la 719. ID.
Kuntzen va être vertement tancé pour son échec, qui consacre la percée alliée sur la Meuse et condamne Aix à brève échéance – mais von Salmuth ne peut pas remplacer son chef de corps comme ça… et il n’en a pas non plus tellement envie. Car si Kuntzen n’a pas fait des étincelles en Normandie, von Salmuth non plus, et ce dernier sent bien dans quel sens le vent tourne. Il y a à peine six mois, l’Allemagne tenait les deux tiers de la France, le nord de l’Italie, la moitié de la Yougoslavie, et bataillait encore fermement contre les Rouges en Pologne. Aujourd’hui, la frontière du Reich est percée de partout et on se bat à moins de cent kilomètres de Berlin ! Alors, autant ne pas trop s’exposer…

Opération Majestic – Undertone
Secteur d’Aix-la-Chapelle (nord), VIIIth Corps britannique
– Le long de la frontière allemande, la 59th Infantry Staffordshire et la 2nd Armoured sont désormais confrontées à de nombreux obstacles plus ou moins préparés, le Westwall se terminant en effet dans les environs. Il faudra bien un ou deux jours pour se débarrasser des troupes de couverture, milices et autres formations improvisées chargées de tenir cette ligne. La 33rd Armoured Brigade en profite pour repasser en seconde ligne, les panzers ne voulant pas tenter le diable alors que le temps s’améliore et que les avions à croix gammées sont toujours aussi rares quand leurs ennemis à étoiles blanches ou cocardes sont omniprésents.
Le village de Laurensburg est gardé par une douzaine de casemates orientées vers l’ouest, mais un ou deux canons antichars son déployés et ces bunkers d’avant-guerre sont pulvérisés un à un, avec leur garnison du Volkssturmbataillon Marienturm. La 43rd Infantry Wessex peut alors entrer dans la bourgade pour en chasser les Allemands survivants. A Kerkrade, quelques casemates censées être abandonnées se réveillent au passage des convois de fantassins britanniques, causant quelques surprises désagréables avant que les Anglais, endurcis par bien d’autres luttes, réagissent avec flegme et réduisent les casse-pieds à coups de PIAT. Contretemps, donc, mais guère fâcheux, et attendu : n’a-t-on pas atteint la ligne Siegfried ? Cette dernière semble d’ailleurs bien en-deçà du mur inébranlable décrit par la propagande ennemie.
………
Secteur d’Aix-la-Chapelle (sud), Ist Corps britannique – Enfin, les Tommies peuvent apercevoir au loin les toits groupés du Rathaus et du complexe politico-religieux carolingien. Les dernières positions allemandes dans la forêt une fois nettoyées, les soldats commencent à descendre les pentes en direction de la ville.
Hans-Wolfgang Reinhard sait qu’Aachen est perdue, et veut donc finir d’en extraire son LXVIII. AK, avec l’accord de Manstein, pour permettre à ses hommes d’échapper à la capture. Mais c’est compter sans la réaction de l’OKW à la nouvelle que la ville semble près de tomber, alors même que l’Ostheer a encore splendidement saigné l’ennemi ! La Westheer abandonnerait une ville majeure de l’Histoire allemande, la glorieuse capitale du Premier Reich, sans vraiment la défendre ? C’est inacceptable ! Berlin ordonne donc que la ville soit défendue avec la dernière énergie et jusqu’à la dernière goutte de sang. L’exemple des bataillons de Volkssturm qui, eux, ne battent pas en retraite, devrait inspirer les Landsers ! La 347. ID (Wolf Trierenberg) doit donc s’enfermer dans la ville, renforcée au nord par les deux bataillons paras. La 89. ID (Konrad-Oskar Heinrichs) couvrira les abords ouest de la ville, le temps que les blindés de la 21. Panzer en finissent avec la 7th Armoured Division et la 8th Armoured Brigade.
C’est… une façon de voir les choses, pense Manstein, qui y sent la main de Guderian. Mais cette vision ne reflète pas la réalité : en effet, Edgar Feuchtinger a dû replier deux Panzer Abt à Hastenrath et Gressenich en raison de leurs pertes, et la 21. Panzer n’a plus la force de repousser les blindés britanniques. La pointe de l’assaut commence même à s’élargir lorsque la 3rd Infantry, sur la gauche d’Erskine, atteint la voie de chemin de fer entre Eschweiler et Aix, plaçant les trois derniers axes praticables pour ravitailler le Kessel sous le feu de l’artillerie britannique. De plus, des blindés du 5th Royal Inniskilling Dragoon Guards (7th Armoured) ont repris l’offensive vers Eischweiler et atteignent l’usine sidérurgique ESW Rohr. Il n’y a plus que deux kilomètres entre eux et le verrou d’Eischweiler, où une Volkssturm-Kompanie hâtivement créée avec… une soixantaine de quinquagénaires des environs s’est tant bien que mal déployée en défense, comme ces hommes l’avaient fait durant l’Autre Guerre. Quelques tirs de Panzerfaust ont convaincu les premiers blindés britanniques de ne pas trop s’approcher, mais le répit ne durera pas.
………
Secteur de l’Eifel, XIIth Corps britannique – Ultime renfort allemand pour tenter de tenir le front et de donner un peu de consistance à la résistance sur l’Eifel, la 6. Fallschirmjäger reconstituée (Hermann Plöcher) rejoint le LXXXVIII. AK (Hans-Wolfgang Reinhard). Pour obéir aux ordres de l’OWK, celle-ci est écartelée entre la 347. ID presque encerclée dans Aachen, plus ou moins reliée par la 89. ID au reste du corps, 18 kilomètres plus à l’est, et avec tout un corps blindé britannique au milieu !
Et pendant ce temps, le XIIth Corps (Alfred Reade Godwin-Austen) commence un lent pivot vers le nord, car la 182. ID recule en direction du front du Luxembourg, où les “Amis” se réveillent violemment. Une autre brèche apparaît donc dans le dispositif allemand.

FUSAG
Opération Downfall – Olympic
SHAFE (Versailles)
– Eisenhower a ce matin un visiteur prestigieux, bien qu’il ne soit que lieutenant-colonel. Henry Cabot Lodge Jr était officier de réserve et accessoirement sénateur du Massachusetts jusqu’en février dernier, quand, ne voulant pas rater la dernière phase de la guerre, il avait repris du service actif. Plusieurs fois décoré (2) pour sa bravoure en Italie puis dans le Midi français au sein de l’Old Ironsides, il a été légèrement blessé lors d’Arrowheads. Tout récemment, il a été versé en état-major pour profiter de sa grande maîtrise du français et participer à la coordination du 15e GAA avec le flanc droit du FUSAG. Cependant, Lodge a encore de nombreux contacts à Washington – c’est pourquoi il est venu ce matin rendre compte à Ike des inquiétudes de ses collègues sénateurs quant aux pertes à venir. Ces derniers ont pensé qu’avec son uniforme, Lodge Jr donnerait plus de poids à leurs arguments.
– Vos estimés collègues n’ont pas trop à craindre pour leurs électeurs, colonel, déclare Ike. Les premiers combats sur la ligne Siegfried montrent que ce n’est pas un obstacle aussi redoutable qu’on l’a longtemps cru. C’est vrai, nous auront malheureusement encore plusieurs milliers de morts, au moins – mais le rythme des pertes diminuera très nettement dès fin septembre.
– Tout de même, mon général, une fois cette ligne franchie, il faudra encore se battre pour traverser le Rhin, et les combats ne s’arrêteront pas là, les Allemands ne se rendront pas si facilement !
– Certes non, colonel,
reprend Ike, mais une fois le Rhin franchi, l’Armée aura fait l’essentiel du job et le rôle principal reviendra au département d’État.
– Comment cela ?
– Downfall, comme son nom l’indique, c'est la chute – la fin. La fin de la guerre en Europe. L’essentiel de la Westheer aura été détruit avant même que nous ne franchissions le Rhin. Ensuite, elle ne pourra plus se rétablir nulle part, et plus nous avancerons, plus Washington n’aura plus qu’une chose à demander : la capitulation de l’ennemi.

………
Front des Ardennes, 7th US Army – Entre Saint-Vith et Vianden, le IVth Corps s’élance face au Westwall dans un couloir et sans grande possibilité de mobilité. Patch n’attend donc pas grand-chose de son ancien corps – et à raison : le secteur de Prüm est boisé, peu praticable, bien fortifié, et défendu non seulement par une poignée de Stammtruppen, mais également par le LXXXVI. AK (Felix Schwalbe), dont la 255. ID et la 547. VGD occupent le terrain depuis bientôt deux mois. Comme on pouvait le craindre, les résultats sont maigres : l’Our est franchie, certes, mais les têtes de pont n’excèdent pas deux kilomètres de profondeur. De plus, l’ennemi rameute déjà la 182. ID, qui s’est si savamment jouée des Britanniques à Malmédy – mais qui laisse ainsi manœuvrer le XIIth Corps de Sa Majesté.
Plus au sud, le VIIIth Corps a deux objectifs plus importants : Trèves et Bitburg, de l’autre côté de la Moselle et de la Sûre. Bravement, les GI s’élancent face aux collines boisées et fortifiées par l’ennemi. Ils parviennent là aussi à franchir le fleuve et, mieux encore, à s’emparer de points majeurs : Perl, Wincheringen, Langsur ainsi qu’Echternacher sont pris. Dans ce dernier village, les débris du Vieux-Pont permettent de placer un Bailey préparé à l’avance.
L’un dans l’autre, les résultats de la journée sont conformes à ce qui était attendu lors de la planification.
………
Front de la Sarre, 1st US Army – Du côté de Patton, la Sarre est un obstacle majeur empêchant toute charge brusque à l’ennemi, sans parler de l’importante concentration d’ouvrages du Westwall de l’autre côté du fleuve, où se trouve la ligne de résistance principale. Patton se trouve donc obligé de livrer une bataille d’attrition pour désagréger morceau par morceau le tissu défensif ennemi, ce qui n’est pas sa marque de fabrique !
Le VIth Corps doit prendre Mercy et Sarrelouis, et Lucas s’y attelle aussi bien que possible. Mercy est en effet saisie au terme de longs combats dans la soirée, et Sarrelouis est interdit à l’ennemi grâce à un impressionnant barrage d’artillerie. Toutefois, les Américains ne peuvent encore y pénétrer : l’artillerie ennemie s’est elle aussi préparée, et a déjà attaqué les deux premières colonnes ayant tenté d’y pénétrer. On doit donc s’en remettre à l’aviation pour traquer les concentrations d’artillerie ennemies, et les exposer à la destruction si elles s’entêtent à s’opposer à la 88th Infantry Fighting Blue Devils (John Sloan).
Le XIXth Corps, à Sarrebruck, n’est pas en reste. Si le centre-ville est repris après beaucoup d’efforts par la 94th Infantry Neuf Quatres (Harry J. Malony), les quartiers nord restent inaccessibles, fermement tenus par les paras de la 2. Fallschirmjäger (Hans Kroh). Les gros progrès sont à l’est, où la 7th Armored Lucky Seventh (Lindsay Macdonald Sylvester) et la 80th Infantry Blue Ridge (Edmund W. Searby) mettent à mal la 550. VGD (Rolf Scherenberg) et la 544. VGD (Werner Ehrig). Celles-ci doivent se retirer sur une ligne Blieskatel - Deux-Ponts - Pirmasens, abandonnant ainsi Hornbach aux Alliés.
………
QG du Heeresgruppe G (Francfort) – Kesselring ne peut évidemment pas être satisfait de la journée, surtout après avoir été tiré du lit par un « Sie griffen an ! ». Il est évidemment trop tôt pour engager les panzers SS : il faut patienter et attendre que le Schwerpunkt ennemi apparaisse. Car enfin, ils ne peuvent quand même pas vouloir passer partout ! Depuis deux ans, les Alliés fonctionnent par coups de boutoir successifs d’un bout à l’autre du front, en France comme en Italie – et Kesselring estime reconnaître aujourd’hui une manœuvre habituelle des Alliés.
Pour le Schwerpunkt, il n’envisage que deux hypothèses : la 1st US Army de Patton ou la 1ère Armée française de Montagne. Ce sont les seules à avoir des débouchés corrects sur les grandes villes de Hesse et du Palatinat.

Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique
État-major du 15e GAA (Nancy)
– Les ordres ont été donnés. A Montagne et Audet de faire au mieux. Afin de calmer ses nerfs – on est toujours un peu tendu avant tout assaut, alors avant une offensive majeure destinée à finir la guerre ! – le maréchal Frère se tourne vers sa secrétaire : « Sergent, je vous prie, pouvez-vous allumer la radio et voir si la radiodiffusion a quelque chose d’intéressant ? ».
– Reçu, Monsieur le maréchal.

La jeune femme se lève et branche Radio-Paris – ou plutôt la nouvelle RNF, Radio Nationale Française, qui a repris la fréquence de Radio-Paris. Après quelques instants de chauffe et les habituelles secondes de crachotements, les notes douces et graves, énergiques et fatidiques du 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven résonnent dans le bureau. Le hasard de la programmation a bien fait les choses. C’est une musique appropriée pour un tel moment, vraiment : pleine de gravité et exprimant à la fois l’énergie nécessaire au dernier coup de collier que les souffrances qu’il faudra encore endurer avant que les cicatrices des cinq dernières années puissent commencer à guérir. Et Aubert Frère mesure l’ironie de l’usage de Beethoven par les radios alliées ces dernières années, à commencer par le fameux ti-ti-ti-taa de sa Cinquième, alors même qu’on est en guerre contre son pays natal.

Vosges du nord, 1ère Armée française
Rompre le Westwall –
Comme leurs camarades américains sur leur gauche, les Français attaquent, et fort !
Si le IIIe CA n’est pas, globalement, la formation la plus adaptée pour attaquer dans les Vosges du nord, il utilise à fond les pions spécialisés à sa disposition. Légionnaires de la 10e/15e DBLE, spahis du 4e RSM et cavaliers des 2e et 6e RCA profitent de leur très bonne manœuvrabilité pour reconnaître les rares routes de la région et forcer les barrages et positions mis en place par l’ennemi, avec l’aide des 14e et 19e DI. Cependant, ce n’est pas une sinécure, surtout face à la 266. ID, qui a combattu tout l’hiver dans le Massif Central, et contre la 91. Luftlande, division légère d’élite, qui s’est jouée de l’encerclement français en juin. Les résultats sont donc relativement maigres pour les hommes de Jean de Lattre.
Le IVe CA (Louis Kœltz) a plus de réussite. Dans la plaine de Wissembourg, les positions allemandes sont enfoncées jusqu’à la ligne principale du Westwall. Le pont de Neuburgweier saute, comme on s’y attendait, tandis que les bunkers d’infanterie de la rive est ouvrent le feu sur les tirailleurs du 7e RTA. La 83e DIA s’empare de Neuburg dans la journée, et atteint le secteur de Hagenbach. Karlsruhe est à peine dix kilomètres plus loin, mais il ne semble pas possible de s’en emparer si vite. Kœltz suit de près le développement des opérations, guettant la moindre percée qui permettrait le parachutage immédiat de la 1re DCP sur Wörth-am-Rhein, Germersheim ou Spire. Par ailleurs, la 9eDIC est en vue de Bergzabern : seule la densité des obstacles d’infanterie devant elle la ralentit, le secteur défensif ayant été largement préparé. En bref, on a avancé de 5 km partout : ce n’est pas énorme, mais reste respectable dans une zone très défendue et où l’ennemi s’arc-boute. Demain donnera sans doute des résultats bien plus médiocres.

Alsace, 2e Armée française
Passer le Rhin
– L’ennemi est nombreux, certes, il dispose de bonnes positions, c’est vrai, mais il n’a ni l’expérience, ni l’armement, ni même les appuis nécessaires pour empêcher quelques dizaines de commandos du 1er Choc de franchir le Rhin en canot dans la nuit noire et de s’installer sur des positions reconnues ces dernières semaines près du Kaiserstuhl. La prise de ce mont isolé du massif de la Forêt-Noire a été jugée critique pour un franchissement du Rhin en force, afin, notamment, d’interdire à l’ennemi de s’en servir comme d’un parfait observatoire d’artillerie.
Autre avantage : trois ponts sur le Rhin aboutissent juste devant le Kaiserstuhl. Ils seraient donc masqués à l’ennemi si on parvenait à les remplacer. Or, le plus critique d’entre eux, le pont ferroviaire de Breisach, s’il a perdu ses tabliers, possède encore des piles toutes neuves construites en 1942 par MAN – en raison des hautes eaux de l’été, les sapeurs allemands n’ont pu les détruire, comme initialement prévu. Le Génie français prépare depuis déjà plusieurs jours des tabliers de remplacement et se tient prêt à commencer son fastidieux et dangereux travail dès que la rive en face aura été nettoyée. De même, les compagnies de chars amphibies du RICM sont prêtes à intervenir, même si l’efficacité du système de flottaison n’est pas certaine sur un fleuve aussi rapide que le Rhin.

Note
2- Legion of Merit (US), Bronze Star (US), Légion d’Honneur (F), Croix de Guerre 1939-1944 avec palme (F).
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