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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11888
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 14:28 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: | La fin du 3e Reich n'a jamais été un "Crépuscule des Dieux" wagnérien mais... un soufflé qui retombe lamentablement parce que le cuisinier a mis importe quoi dans sa recette...
En cette période de retour de l'autoritarisme de droite (qui utilise exactement la même recette que la précédente fournée) je suis partagé entre un rire jaune et... l'épuisement.
Les livres d'histoire, c'est fait pour être lus et compris. Les brûler ne va pas changer le passé. |
"Les abrutis de marcheurs au pas de l'oie que vous êtes devraient lire les livres au lieu de les brûler !" Henry Jones Sr. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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mikey1983
Inscrit le: 17 Fév 2010 Messages: 588 Localisation: Helsinki, Finland
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 14:35 Sujet du message: |
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| I would compare the end of the III Reich to the end of Aguirre, der Zorn Gottes, myself. |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11888
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 16:25 Sujet du message: |
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That movie. Dang. Kinski and Herzog, two nutcases on a raft in Amazonia... what could possibly go wrong ? Everything ? _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Heorl
Inscrit le: 19 Mar 2023 Messages: 717
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 16:37 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: | | Wardog1 a écrit: | | Du coté des allié capitaliste je me demande si il y avait autant de problème de discipline et d'exaction a l'encontre de la population allemande pendant la seconde guerre mondiale? |
OTL, il y en a eu..; et pas seulement contre les Allemands. Je me souviens d'une affaire qui a été étouffée à l'époque. Celui du viol de plusieurs femmes et jeunes filles par des soldats américains dans l'est de la Belgique et au Luxembourg. Je me souviens qu'un seul des Américains a été exécuté.
J'ai lu un roman il y a longtemps (titre et auteur inconnus) qui se passe à la fin de la guerre dans l'armée française et l'auteur parle de viol de femmes allemandes par des Français (souvent d'Afrique noire ou d'Algérie) ce qui était assez vrai pour l'armée française de l'époque PTL... mais comme je ne me souviens pas du titre et même pas de l'intrigue (ouais, il m'a vachement marqué) je ne peux pas dire si c'était basé sur des faits réel. A l'époque je n'ai pas vérifié (probablement lu bien avant Internet).
Mais bon, vous connaissez une guerre sans viol, sans vol, sans civil tué par des nazillons désœuvrés. C'est pas marrant la guerre... hein... faut bien s'amuser!
Espérons qu'en FTL les tribunals alliés sauront quoi faire de tous ces cons. Tiens, je me souviens que certains des ex-soldats condamnés pour des faits de ce genre furent envoyés en Corée en 1948. |
OTL quelques dizaines (voire peut-être centaines) de soldats US ont déserté une fois la campagne de Normandie terminée et certains se sont livrés au pillage et aux viols. FTL, le phénomène a également été mentionné au global durant l'été 44, une fois l'essentiel du territoire libéré.
En FTL, il y a pratiquement deux fois plus de Français sur le front, dix fois plus de Belges et ces deux nations-là ne seront pas enclines à se montrer clémentes pour un sou. J'ai des choses dans ma besace, n'ayez crainte  _________________ "Un sub' qui s'ennuie, c'est un sub' qui fait des conneries"
Les douze maximes de l'adjudant-chef
"There's nothing more dangerous than a second lieutnant with a map"
US Army adage |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 16:39 Sujet du message: |
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@Loic : avec les russes à 30 km ? Ici, le réferentiel n'est pas la Prusse. C'est la Courlande,
@ Wardog : voir ce que j'avais écrit y a longtemps ... Les américains et britanniques ont fait des saloperies. C'est inévitable, et hélas consubstantielle à une guerre, donc à une armée, laquelle regroupe par nature bien des primitifs. Deux différences avec les soviétiques cependant :
- sauf erreur de ma part, ca n'a jamais été encouragé,
- sauf erreur de ma part, ca n'a jamais été couvert. En tout cas pas à grande échelle.
Après y a débordement et débordement. Je ne ferai pas d'illusion sur les bijoux des Fraulein ou les stocks de pain des boulangers en zone française. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1723 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Avr 29, 2026 17:20 Sujet du message: |
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Vous vous souvenez de cette scène dans, je crois, l’avant
-dernier épisode de Band of brothers dans laquelle les paras de la 101e (officiers inclus !) entrent dans les maisons allemandes et emportent argenterie et autres babioles qu’ils expédient ensuite au pays par la poste militaire ?
Et sans que qui que ce soit n’y trouve à redire !
Attendez-vous à pas mal de scènes de ce type ! _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Avr 30, 2026 09:18 Sujet du message: |
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Bon, alors, faut suivre…
On reprend les 11 derniers jours d'août, mais pour la partie Sud du front russe.
21 août
La Slovaquie, prochaine étape !
Changement de programme
A l’est de Bratislava – Les forces d’Ivan Bagramian poursuivent leur réalignement vers le Sud. Les Carpathes blanches sont ainsi laissées à la garde de la 1ère Armée tchécoslovaque (Ján Golian) et de la 16e Armée (Nikolai Kiryukhine), qui devraient bientôt se déployer sur les cols de Strečniansky et de Hrozenkov, face au XVII. AK (Otto Tiemann). Pendant ce temps, le 20e Corps Blindé (Pavel Poluboiarov) redescend vers Trnava, à la suite de la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) et de la 47e Armée (Filipp Zhmachenko). Certes, les cols de Vlár et de Lysky – tout en haut de la vallée du Váh – ne sont donc gardés que par des forces déjà très étirées et à la merci d’un éventuel ennemi… Mais l’ennemi en question s’avère en réalité des plus théoriques et nul dans l’Armée Rouge ne croit sérieusement que les fascistes vont contre-attaquer depuis les monts de Moravie vers la Slovaquie. Non, pas avec tout ce qu’il se passe partout ailleurs, et certainement pas avec des forces rouges sur le Danube et sur l’Oder !
Sur le Danube, justement, Vyacheslav Tsvetaev commence à descendre vers le fleuve, passant derrière la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) et à la suite de la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) – ce qui ne manquera pas d’encombre toujours plus les points de passage ! Tsvetaev devra ensuite se glisser derrière la 10e Armée (Vasily Popov) jusqu’à Csorna, au sud de la Neusiedler See, pour assurer le flanc de Kravchenko, déjà en pleine chevauchée.
En effet, si Bagramian veut bien concéder quelques mauvaises villes sur du mauvais terrain, ses instructions ne l’autorisent pas à reculer d’un pouce au nord du lac Balaton. L’encerclement de Budapest ne doit pas être menacé et surtout, la route de Vienne doit rester ouverte – à tout prix ! C’est que ces maudits Britanniques ne sont qu’à une centaine de kilomètres à peine au sud.
Opération Corvinus – Mordre les mollets des Rouges
Au sud de Gÿor – De ce côté-ci du champ de bataille, la contre-attaque de Rommel progresse toujours… quoiqu’à une vitesse modérée, donc très inférieure à ce que certains espéraient. Pourtant, c’est déjà très étonnant vu la situation réelle, qui commence à peine à se faire jour.
Les illusions des jours précédents dissipées, le III. PanzerKorps (Fritz-Hubert Graeser) continue d’avancer en direction de Veszprém… Mais c’est en s’affaiblissant constamment. Désormais seule en pointe, la 7. Panzer (Karl Mauss) affronte divers éléments retardateurs – mais motivés ! – du 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) dans le secteur d’Herend puis de Márkó, où les Allemands ne progressent que dans le sillage de leurs plus gros engins. Leur avance commence ainsi à prendre l’aspect d’une fine aiguille dirigée vers l’est, dont il faut bien garder les flancs, avec toujours plus de moyens. En théorie, cela aurait dû être le rôle des divisions d’infanterie, voire des panzergrenadiers – s’il s’en était trouvés. En pratique, et faute de mieux, c’est la 8. Panzer (Gottfried Frölich) qui s’en charge au sud – elle descend donc vers Öcs, Vigántpetend et la route de Tapolca, gaspillant ses capacités en un coûteux exercice face à l’aile gauche de Kriuchenkine. Quant à la 6. Panzer (Oberst Hans-Otto von Bermuth), elle ferraille dans les bois de Bakonyjákó et jusqu’à Pápa contre le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev), faute d’une branche nord de l’offensive suffisamment vaillante (Graeser se mord la lèvre pour ne pas penser « compétente »). Une lutte difficile – peut-être déjà perdante… Du moins le terrain boisé limite-t-il les frappes aériennes soviétiques ! Il est vrai qu’il favorise aussi les embuscades.
Enfin ! Au soir, les Panther de Mauss ont fait 12 kilomètres (moins qu’hier) et sont bel et bien entrés dans Veszprém, ce qui était l’objectif premier de l’opération. Reste simplement à s’en emparer – et pour cela, il faut des hommes et du temps. En bonne tactique, Graeser devrait ordonner un enveloppement de la ville. Mais il n’en a pas les moyens. Il lui faut donc se résoudre à un assaut brusqué, sur un seul axe et face à un adversaire déjà bien réveillé, avec tout ce que cela implique. Encore les Allemands ignorent-ils que le 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) a enfin pu être en grande partie retiré de Buda et que ses pointes seront là dans trois ou quatre jours.
Tout ce qui précède… – hé bien, c’était la partie aisée. Oui ! Car du côté du LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger), les combats sont toujours acharnés et indécis. La 19. PzGr Brandenburg (Josef Irkens) se voit ainsi engagée dans Pápa par l’aile droite du 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev), laquelle s’accroche à une cité absolument pas sécurisée par la Heer, en dépit de la progression de la 1. Panzer (Walter Soeth) jusqu’à Csót. Et les combats s’enlisent à l’échelle opérationnelle, en dépit d’une situation tactique toujours fluide, en raison notamment des faibles effectifs engagés.
Contre-attaques et rebuffades s’enchaînent ainsi toute la journée dans le secteur de Nagytevel, les Allemands repoussant difficilement le Bolchevique vers Bakonykoppány. Visiblement, Lazarev ne craint pas l’encerclement au nord du lac Balaton… Une apparente bravade qui devrait peut-être inspirer quelques réflexions à Erwin Rommel, lui qui envisage désormais calmement de récupérer Györ. Gÿor, face à laquelle arrive la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko), passant Veľký Meder pour traverser bientôt le Danube. Dès cette nuit, un flux constant d’éléments blindés et motorisés arrivera en renfort dans la ville – un flux qui risque bien de rendre impossible la tâche du pauvre LVI. Panzer-Korps.
Il en reste encore, dans le fond…
Le long du Danube – Après son court passage – purement circonstanciel et technique – dans la capitale slovaque, la SS-Sturmbrigade Vlad Țepeș (Standartenführer Albert Ludwig) descend vers le sud et les rives de la Neusiedler See en direction de Kapuvár. Dans l’esprit du maréchal Rommel comme de son état-major, il s’agit d’utiliser cette unité neuve mais de faible valeur pour garnir une position de même valeur à l’arrière des unités engagées dans Corvinus, cela – surtout – afin de libérer des troupes dignes de ce nom pour des tâches offensives.
Bien entendu, dans le grand désordre qui règne désormais le long du Danube, personne ne s’est demandé si confier un flanc stratégique à des troupes roumaines démotivées, comme jadis en d’autres lieux voire d’autres univers, était la meilleure des idées.
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (ouest) – L’arrivée en urgence de la 17. SS-Freiwilligen Kavallerie Maria-Theresa (August Zehender), au secours d’une 199. ID (Walter Wißmath) au bord de la rupture, permet de ralentir la charge de la 9e Armée (Vasily Glagolev). La Maria-Theresa est accompagnée par tout ce que le commandement germano-hongrois a pu ramasser dans le secteur, selon son habitude, tels des territoriaux hongrois et quelques éléments de la 12. Luftwaffen-Feld-Division (Herbert Kettner) – car on en trouve encore ! Il y a dans ces incessants allers-retours entre le nord et le sud de Buda comme un air de déjà vu…
Le combat dans Kelenföld se poursuit donc dans l’improvisation des deux côtés. C’est que Glagolev doit aussi tendre la main vers Ürömhegy et Csillaghegyi, au nord, afin de se relier à la 18e Armée (Andrei Gretchko). Du coup, ses forces sont quelques peu dispersées, peut-être à la recherche d’un point faible – mais sans en trouver pour l’instant. Cependant, en face, c’est la division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) qui semble en passe de reprendre le carrefour de l’Aranyhegyi-patak, soulageant plus ou moins Óbuda. Il est vrai que le 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) paraît désormais en pleine retraite… Même si Testvérhegy et Aranyhegy restent contestées par les Rouges.
Décidément, pour les deux camps, la victoire ne viendra pas de Buda.
………
Forteresse de Pest (est) – La bataille est à présent franchement entrée en ville, et l’armée soviétique continue de frapper très fort dans l’espoir de briser la ligne de l’Axe – laquelle n’en finit pas de plier, de se tordre, de souffrir et de blanchir aux jointures… sans rompre, toutefois, grâce au caractère désormais franchement urbain du terrain – et surtout au désespoir des défenseurs.
Tout au nord, la 72. ID (Hermann Hohn) a abandonné tout espoir de tenir quoi que ce soit, sinon une ligne suivant la voie du tram jusqu’à la presqu’île de Népsziget, ce qui permettra au moins, dans l’immédiat, de couvrir l’île Marguerite contre d’éventuels coups de main. En face, la 18e Armée (Andrei Gretchko) tente de pousser son avantage – mais, devant s’éparpiller largement pour finir (enfin !) de sécuriser l’île Szentendre tout en passant le Danube pour tendre la main à la 9e Armée de l’autre côté du fleuve, elle se perd un peu entre les immeubles.
Dans le secteur de l’aérodrome de Matyásfold, le drame est presque consommé. La 14e Armée (Valerian Frolov) achève de repousser définitivement dans Pestujhely ce qu’il reste de la 330. ID (Georg Zwade) ainsi que les quatre derniers engins du 228. StuG Abt (Hauptman Wilhelm von Markowitz). Du coup, le 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin) tente un coup de force vers Zugló, en contournant l’aile droite de la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer), pulvérisant dans son élan les médiocres formations de marche hongroise qu’on avait prétendu jeter devant lui… Le bataillon de sécurité du 6e CA se décompose ! Trois cents de ses membres passent spontanément à l’ennemi tandis que son commandant… se fait courageusement porter pâle et choisit de passer ces heures au fond de son lit. Avant la fin de la journée, il ne restera de l’unité que 40 hommes et 7 officiers.
Cet effondrement entraine le retrait vers Zugló et Rákosfalva de la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer), de la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) et du duo d’infortune 328. ID (Joachim von Tresckow) et 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö), tant que la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi) le permet encore. Heureusement pour l’Axe, la 3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu), supposée tenir le centre du dispositif et engagée dans des combats particulièrement violents dans Rákoshegy, manque toujours de souffle. Mais c’est une piètre consolation ! Car, une fois encore, l’infanterie de l’Axe souffre sous la mitraille. Du moins ne court-elle plus à découvert, c’est déjà ça. Avec un peu de chance – enfin, beaucoup de chance, Reinhardt, qui tente de maîtriser ce désastre, espère stabiliser sa situation entre les blocs et en suivant le talus du nœud ferroviaire de Sörgy…
Mais encore faudrait-il pour cela que le flanc sud se tienne tranquille. On en est loin. Le 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev) lutte désormais pour traverser Pesterzsebet et s’engager franchement vers le Wekerle Telep. Ici, toutefois, les Rouges s’enfoncent dans un véritable labyrinthe de petites rues pleines de gravats quadrillant des maisons ouvrières. La 376. ID (Herman Frenking) en profite pour lancer pas moins de cinq contre-attaques avec le soutien du 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller), s’estimant couverte sur ses flancs par la 225. ID (Ernst Riße) à droite et la 1ère Brigade de Montagne (Ferenc Lóskay), à gauche. En vain… Mais Ryabyshev doit tout de même renoncer à toute percée pour livrer un combat hargneux au côté de la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov). La même hargne que la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu) inflige aux Allemands et à leurs si détestés alliés locaux.
………
Forteresse de Buda (sous le mont Gellért) – A la nouvelle de l’offensive réussie (selon Radio Berlin) du maréchal Rommel, la perspective d’une sortie – pardon, d’une jonction avec les glorieux panzers – paraît toute proche. Les panzers en question ne sont plus si loin, toujours si l’on en croit les augures…
Avec quelque perfidie fielleuse, Georg-Hans Reinhardt et Hans-Jürgen von Arnim s’en vont donc trouver leur cher compatriote Karl Pfeffer-Wildenbruch afin d’évoquer cette manœuvre, aujourd’hui possible, c’est sûr… mais qui impliquerait sans doute, comme certains Hongrois l’ont déjà soufflé, l’abandon total de la Festung Pest pour un repli sur le Danube. En soi, cela ne serait pas une mauvaise chose : la Festung Buda continuerait de servir, en immobilisant une bonne partie du 4e Front Biélorusse de ce trop fameux Tolboukhine. Et puis, du train où vont les choses, la rive gauche (Pest) est visiblement condamnée.
Cette fois-ci, Pfeffer-Wildenbruch se laisse convaincre de transmettre au moins la proposition à l’OKH. Sans insister, cependant…
………
Radio Berlin – « Avec une foi inébranlable en la Victoire et un héroïsme fanatique, la Festung Budapest a encore une fois rejeté l’ennemi, lui infligeant des pertes considérables pour des gains sans aucune valeur. »
Espèce en voie de disparition
Au-dessus de la Hongrie – Plusieurs patrouilles de Pumas rouges vont survoler la rive nord du lac Balaton, afin d’appuyer la progression de Corvinus. Le pilote Szentgyörgyi Dezső et l’adjudant Géza Lója revendiquent un Il-2 et un La-5, surpris au ras du sol. Et sans pertes !
De la suite dans les idées
Sonderzug Steriermark (près d’Orianenburg) – On ne le dira jamais assez – le chef de l’OB Oder n’est peut-être pas le plus compétent ni le plus expérimenté des chefs militaires, mais il a de la suite dans les idées. C’est ainsi que, constatant la misère absolue des effectifs qu’il est supposé commander, le Reichsführer-SS ordonne à son état-major d’établir un rapport faisant le (long) décompte des besoins en hommes pour mener la prochaine contre-offensive décisive… En parallèle, il intime à son propre cabinet militaire l’ordre de trouver dans les Stalags suffisamment de Russes pour répondre à ces besoins. Un exercice bien sûr parfaitement théorique… Et ce, à tous les sens du terme. Mais il faut bien commencer quelque part !
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Combat urbain
Dans Pápa – « Le Russe s’accroche. Il ne comprend visiblement pas qu’il a perdu la bagarre, au moins ici et aujourd’hui. Quelqu’un a dû oublier de lui dire. Du coup, nos vagues de Landsers perdent beaucoup de temps… et de monde pour aller le lui expliquer.
Notre IV. Abteilung est entré en ville. Avec la première vague, évidemment – comme toute bonne unité disciplinaire. Décidément, même au Brandenburg, les traditions ne se perdent pas ! Néanmoins, le Hauptmann Kriegsheim paraît vouloir me garder à l’arrière. On manque de bons sous-officiers, voire d’officiers – j’en sais quelque chose, avec Weiss c’est le troisième en trois mois. Certains diraient que le chef m’a à la bonne. Mais c’est surtout qu’il n’a aucune confiance dans les gars qu’on lui envoie, et qu’il tente donc simplement de sauvegarder un vague noyau de compétence, pour plus tard peut-être.
La preuve – ma supposée faveur n’empêche pas qu’on m’envoie comme tout le monde à l’assaut de ce foutu château d’un traître français (1). En seconde ligne, certes. Mais il faut croire que le Feldwebel n’a pas apprécié que je me paie sa tête sur la route de ce trou perdu.
La progression par le nord-ouest, pour éviter un centre-bourg ruiné et mortel, se fait bien sûr longue et pénible. Nous arrivons finalement en vue de l’objectif, qui reste tout de même séparé de nos positions réputées à couvert par une large rue, un mur d’enceinte et même un bout de jardin dégagé. Spitzeder : « Vous savez à quoi que pense ? » – « Ouais, pourquoi on doit le prendre au juste, ce putain de château ? » – « Non, Gefreiter. Combien au juste ils sont là-dedans, à attendre qu’on vienne danser sous leurs fenêtres ? »
Karl complète : « Et pas d’artillerie ou de canon d’assaut, bien sûr. Les Panzermänner vont pas risquer de salir leurs châssis ! »
Objectivement, traverser la rue serait déjà du suicide. Alors je vise la première baie à la pointe de ma lunette. Un calot d’officier qui passe. Un tir – il saute. Au second calot, ça bouge. Quelques tirs imprécis partent en direction de la bâtisse à moitié démolie qui nous abrite. Je change de position pour reprendre un peu plus loin, contre une autre aile. Mes instructeurs me l’ont assez rabâché lors des cours à Gut Quenzsee : on garde l’initiative en éliminant les choix que l’adversaire pourrait faire. S’il ne peut plus nous attendre, il doit se cacher ou riposter. Évidemment, étant plus nombreux et peut-être mieux armé ici, il choisit la riposte. Classique… C’est le moment que choisit une de nos sections sur ma droite pour avancer. Ça reste du suicide – ils sont sans doute en infériorité, tout en étant déjà à découvert.
– On essaie de les couvrir !
J’aligne un type équipé d’un Tommy Gun qui sort le buste d’un œil de bœuf – Olaf a bien fait son travail… Mais j’encaisse immédiatement deux impacts de fusil sur l’embrasure devant moi. Un bout de plâtre me vole dans l’œil. « On dégage ! » En descendant, je constate que la section de droite a perdu quatre gars, mais semble être passée. Devant, deux autres groupes montent à l’assaut.
– On fait quoi, Alasid ?
– On avance avant que le Feldwebel nous voie et nous accuse de traîner.
Spitzeder avait raison.
Alors, on se rue en avant. Cent cinquante mètres jusqu’à un mur d’enceinte en ruines. Reprise de souffle. Casque plaqué contre le front. Je jette un nouveau coup d’œil du bout de mon miroir de poche – bang, il saute. Pas maladroit, le Rouge ! « On fait le tour. » Le groupe glisse par un trou dans les briques au nord, puis d’arbre en arbre, et nous nous retrouvons finalement face à l’édifice dans un genre de parc arboré… visiblement en plein sur la trajectoire des renforts ennemis. En tout cas, c’est comme ça que j’identifie la trentaine de fantassins qui montent vers nous, tirant de toutes leurs armes et me forçant à me jeter dans les buissons comme tout le monde, en espérant qu’ils passent leur chemin.
Manque de chance, encore – c’est moi qu’ils veulent. Bon, faut dire aussi que je suis celui qui riposte le plus. Feu leur officier pourrait en témoigner en enfer. Et j’ai beau serrer mon beau poignard, je me vois déjà lardé de coups de baïonnette… quand un gémissement aigu et familier de scie circulaire monte de la bâtisse derrière nous pour coucher tout ce monde. Puis, une éternité plus tard, une voix bien connue lui succède, dominant le vacarme des détonations.
– J’ai entendu tirer au coup par coup, calmement. Alors j’ai su que c’était toi !
– Putain, Kurt, j’ai jamais été aussi content de te voir, toi et ta patte folle ! »
Note
1- NdT – Ici, Kolte pèche par ignorance. Le château Esterhazy appartenait effectivement à une noble famille hongroise liée à un commandant de l’armée française, devenu trop fameux un demi-siècle plus tôt. En réalité, le personnage en question n’était que le fils adoptif du médecin de cette famille, et se prévalait d’un titre comme d’un nom qu’il n’avait pas le droit de porter. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Jeu Avr 30, 2026 09:46 Sujet du message: |
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21 août
La Slovaquie, prochaine étape !
Changement de programme
A l’est de Bratislava –
…
Sur le Danube, justement, Vyacheslav Tsvetaev commence à descendre vers le fleuve, passant derrière la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) et à la suite de la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) – ce qui ne manquera pas d’encombre (d’encombrer) toujours plus les points de passage !
…
Forteresse de Pest (est) –
…
Trois cents de ses membres passent spontanément à l’ennemi tandis que son commandant… se fait courageusement porter pâle et choisit de passer ces heures au fond de son lit.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Jeu Avr 30, 2026 09:50 Sujet du message: |
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| Citation: | et surtout au désespoir des défenseurs.
Tout au nord, la 72. ID (Hermann Hohn) a abandonné tout espoir de tenir quoi que ce soit |
| Citation: | | Évidemment, étant plus nombreux et peut-être mieux armés ici |
_________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
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Posté le: Jeu Avr 30, 2026 11:30 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 21 août
Forteresse de Buda (sous le mont Gellért) – En soi, cela ne serait pas une mauvaise chose : la Festung Buda continuerait de servir, en immobilisant une bonne partie du 4e Front Biélorusse de ce trop fameux Tolboukhine. |
- 4e Front Ukrainien. _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
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