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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Jeu Jan 01, 2026 18:42 Sujet du message: |
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Ok, donc Utah forte mais Omaha avec le petit contingent;
Bonne santé !
(c'est quoi une REE ?) _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 12714 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Jan 01, 2026 18:52 Sujet du message: |
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Remise en état. D'une manière générale, si tu veux réduire le débarquement, décale le à l'Ouest quitte à laisser tomber tout ce qu'il y a à droite de Caen. L'Orne peut border mais c'est aussi faire une croix sur toute progression rapide sur Paris en cas de bonne surprise ... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Jeu Jan 01, 2026 19:04 Sujet du message: |
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Compris chef
De base les alliés s'attendaient à progresser lentement, avoir une bonne logistique prime sur le reste. Caen du coup servira de fixation au lieu de planche d'appel si elle est prise (a priori elle le devrait et les alliés pourront border l'Orne, vu que la 21e sera en arrière) _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Sam Jan 03, 2026 13:25 Sujet du message: |
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Alors, j'ai fait pour la guerre aérienne, en essayant de tenir compte des pilotes expérimentés, ce que cela implique sur les écoles de pilotages, le pétrole, les pertes plus légères sur des tas de choses. Bref, les chiffres que je donne sont extrêmement hauts et je présente d'avance mes excuses pour les crises cardiaques occasionnées.
Depuis la directive Pointblank du 18 juin 1943 les forces aériennes des alliés savent qu'il leur faudra détruire les capacités aériennes allemandes afin d'assurer la supériorité aérienne alliée pour les débarquements de Normandie et Provence. La bataille des Nations Unies et l'opération Husky, avec le désastre de Sicile, avaient démontré la nécessité de mettre à terre les ailes germaniques.
La première phase de ce qui serait appelée plus tard l'offensive aérienne combinée s'était achevée sur un échec tonitruant le 14 octobre 1943 lors du second raid de Schweinfurt sur les usines de roulement à billes. Dépourvus d'escorte longue portée, les bombardiers américains avaient subis la perte de 127 appareils, près de 40% de pertes, sans compter les 150 autres appareils endommagés. Loin d'avoir été affaiblie, la chasse allemande avait gardé à la fois son tissu industriel et ses crocs. L'ampleur de la défaite a été si forte qu'aucun autre raid en profondeur n'a été engagé en Allemagne. La nomination en janvier 1944 de James Doolitle et Carl Spaatz allait sonner le branle bas de combat pour le second round.
L'offensive aérienne alliée de 1944 s'appuyait sur de nouveaux apports techniques et de nouvelles doctrines. Sur la technique, l'arrivée du P 51 Mustang, le meilleur chasseur à piston des alliés de la guerre, allait permettre d'escorter les bombardiers tout le long du trajet vers les usines. Doctrinalement les changements étaient également conséquents. Les alliés escomptaient provoquer la chasse allemande dans des combats aériens d'ampleurs et surtout d'usure. Ainsi la priorité des escortes n'était plus la protection des bombardiers, mais l'anéantissement des intercepteurs allemands.
Pour cela les alliés pouvaient s'appuyer sur leurs capacités de remplacement infiniment supérieur en terme de chasse et sur leurs milliers de bombardiers. En tenant compte de la disponibilité réelle des avions déployés, les forces aériennes américaines disposaient de 1300 bombardiers et 1000 chasseurs d'escorte, avec une proportion de plus en plus grandissante de P 51. En terme de bombardier les alliés étaient prêt à perdre 200 avions par raid si cela permettait de vaincre la chasse allemande lors de cette opération.
En face l'Allemagne s'appuyait alors sur une masse redoutable de près de 1600 avions de chasse de jour pour la défense du Reich et 600 chasseurs de nuit (plus 2000 chasseurs sur tout les fronts). En plus de cette profusion d'appareils venaient des pilotes, très expérimentés pour une bonne partie, et des recrues ayant été très bien formées, même si un tier de moins d'heure d'entrainement que les alliés.
La puissance de la luftwaffe se doublait également de ses capacités de bombardement tactiques impressionnantes, plus de 3500 appareils au total. Cette force aérienne serait en mesure de peser sérieusement sur les débarquements.
La force aérienne allemande n'était cependant pas le fruit d'un développement murement pensé comme celui des alliés, mais de circonstances particulièrement favorables qui ne seront découvertes qu'à partir des années 70-80 avec de nouvelles générations d'historiens. Voici une liste des facteurs ayant favorisés l'allemagne.
-La défaite durant le débarquement de Tunisie. L'impact de la bataille des Nations Unies est essentiellement remise en cause depuis les années 90. Pour faire simple, l'échec de l'opération Scipion rendait inutile tout investissement en mediterannée, amenant l'armée allemande à redéployer ses unités en URSS dans la dantesque bataille de Stalingrad, l'opération Wintergewitter, puis ensuite les opérations défensives victorieuses de Von Manstein/Lewinski face à l'opération Saturne. N'étant pas engagée contre les alliés, la Luftwaffe s'est épargnée une campagne qui l'aurait usée entre deux fronts.
-La campagne de Sicile. Les forces de l'Axe ont fait une pause toute la première moitiée de 1943, attendant l'attaque alliée. La Regia Aeronotica, bien que surclassée, a fait masse avec les unités de la Luftwaffe et à diluer les pertes, tout en en infligeant de non négligeables aux forces alliés. Après l'armistice de Cassiblie et l'opération Achse, la luftwaffe s'est contenue à un role strictement défensif et ne s'est guère usée, si ce n'est durant l'opération Avalanche ou ponctuellement pour aider la retraite des unités allemandes sur les lignes défensives.
-La stabilisation du front est sur la ligne Panther. En diminuant drastiquement ses mouvements et en préservant ses ressources, l'allemagne a été en mesure d'allouer plus de moyens à la luftwaffe sans pénaliser ses opération terrestres. Un maintient d'une guerre de mouvement usante face à l'URSS aurait sans aucun doute créée une pénurie importante qui se serait fait ressentir.
-L'entrainement, directement lié aux causes précédentes. Des centaines de pilotes expérimentés sont allés dans les écoles de pilotages et ont pu transmettre leurs expériences du front aux nouveaux aviateurs, qui sont entrés en service avec un bagage riche et une solide maitrise de la guerre aérienne. L'entrainement a en outre pu être rallongé à plus de 80 heures, autant que la RAF. Les documents saisis après guerre montrent que l'armée de l'air germanique se préparait à réduire ses heures d'entrainements en cas de pénurie, afin de prioriser les forces terrestres.
-L'industrie a fait de bon choix par défaut. L'effort de guerre allemand a toujours du jongler entre les différentes priorités. Les faibles pertes en avions de bombardements, qui ont été peu utilisés face aux alliés, ont permis de constituer des stocks sans demander une grosse part de la puissance industrielle, qui de facto s'est tournée vers la chasse qui était plus sollicitée. Cette situation a permis à l'Allemagne de commencer l'année 1944 avec un stock d'avions de chasse assez important pour encaisser l'assaut allié. Cela lui a également permis de tenir assez longtemps avant l'arrivée de nouveaux avions qui lui ont permis de tenir in fine face à l'offensive de bombardement combinée jusqu'au début 1945.
A l'orée 1944 la disponibilité de la luftwaffe est très élevé. La chance lui a permis jusque la d'éviter une guerre d'atrition qui lui aurait été fatale en cassant son dévellopement. Mais cette guerre d'atrition qui arrive, la luftwaffe n'est pas en mesure de la gagner, pour plusieurs raison.
-Elle part de trop loin en terme de formations de pilotes de chasse. Même si en 1943 la luftwaffe a formé 3700 pilotes de chasse elle a du ratrapper une partie de ceux ci qui avaient été formés trop rapidement du fait d'une pénurie d'essence. Même la formation énorme en 1944 de plus de 7500 pilotes ne permettra pas, et ce en dépit des avions donnés aux centaines de pilotes hongrois, roumains, et de la RSI, de combler l'écart abyssal qui se creuse face aux alliés. Les seuls américains forment 30 000 pilotes par ans, sans compter la RAF ou la France qui réussit à former 1500 pilotes de chasse par ans
-Son industrie se disperse entre plusieurs modèles. Résultat de la féodalité nazie, les constructeurs produisent grace à leurs relations, et pas à l'efficacité réelle de leurs avions. A cela s'ajoute les lubies du chef du reich. Le me 262 est trop en avance, ses moteurs manquent de fiabilité et il demande un pilotage très élitiste. Même si le Reich réussit à produire assez de moteurs pour assurer une forte disponibilité, il ne sera pas en mesure d'introduire cet avion en masse avant la toute fin 1944. A coté de cela le Do 335 est sans doute le meilleur appareil de chasse à piston de la guerre, voire même de l'histoire, mais il demande des ressources rare et une construction compliquée. La aussi son apparition en masse ne se fera pas avant la toute fin de l'année. En ne priorisant aucun modèle l'allemagne se prive d'un engin qui aurait pu réellement briser la capacité de bombardement alliée durant le second semestre 1944.
-La réponse alliée qui sera à la hauteur du défi. Les pertes épouvantables n'empêcheront pas les alliés de maintenir leur effort et de continuer la lutte atritionelle à leur avantage. L'efficacité industrielle des alliés se traduira par la production en priorité et en masse par les anglais et les américains du Gloster Meteor. L'avion leur permettra de se remettre à niveau face aux Me 262 et aux Do 335 malgré une légère infériorité, ainsi que face aux He 162 qui arriveront par centaines à partir de février 1945.
1944 sera une année terrible qui verra les pires pertes aériennes de l'histoire. Des milliers d'appareils tomberont chaque mois, des dizaines de milliers de pilotes et personnel navigant mourront dans les cieux. L'acharnement dans les airs sera semblable à celui sur terre, avec les plus grandes opérations, les plus grandes batailles et les plus grands retournements de situation. La luftwaffe réussira à défendre les industries clés du Reich, dont sa production d'essence. Le paroxysme aura lieu en décembre lors de la double attaque Wacht am Rhein/Nordwind. Ce n'est qu'en 1945 que la luftwaffe sera enfin brisée sous le poids du nombre. A ce moment les forces de bombardement alliés auront payé le plus lourd tribus de toutes les armes.
Février 1944 :
L'opération Argument commence le 20 février. Planifiée depuis plusieurs semaines il a fallut attendre l'arrivée d'uen éclaircie pour faire décoller en masse les avions. Durant six jours, chaque jours, 1000 bombardiers escortés par 800 chasseurs d'escortes, afrontent en moyenne entre 400 et 1000 (!) chasseurs allemands avec comme ligne de mire les usines allemandes.
20 février :
1000 bombardiers escortés par 830 chasseurs frappent Leiptig, Tutow et Brunswick.
500 avions les interceptent
Les pertes sont de 78 bombardiers (les endommagés qui rentrent ne compte pas, les américains ont le stock matériel), 47 escorteurs sont détruits.
Les allemands perdent 51 intercepteurs.
21 février :
Alors que les Allemands n'ont pas encore compris le coup qu'ils venaient d'encaisser, le second raid amène 860 bombardiers escortés par 680 chasseurs sur Brunswick et Diepholz. Les allemands envoient 480 intercepteurs
Les pertes sont de 67 bombardiers et 41 escorteurs
Les allemands perdent 42 intercepteurs
22 février :
510 bombardiers américains, escortés par 460 chasseurs, attaquent Ascherleben, Bernburg, Halberstadt et Ratisbone. 180 bombardiers attaquent depuis la botte italienne. L'escorte cependant est gravement défaillante. La synchronisation avec l'Angleterre est raté et l'escorte depuis l'Italie a été engagée contre la chasse allemande/RSI, ce qui l'a usé prématurément. Cette fois le général Adolf Galland qui commande la défense du Reich est prêt et il envoie 630 intercepteurs pour la bataille.
Les alliés perdent 14 escorteurs mais 121 bombardiers, le seuil critique.
Les allemands perdent 18 intercepteurs.
23 février :
Le mauvais temps cloue les avions alliés au sol. Le raid du 22 a été un échec terrifiant, mais du à l'échec avec l'escorte. Le concept même n'est pas invalidé, au contraire même. Les allemands ont perdu plus de 100 appareils en trois jours, une usure intenable. Pas question de dévier.
Chez les allemands c'est la panique, chez Goering, et la maitrise froide, chez Galland. Le général a prit conscience de la nouvelle statégie alliée et de l'arrivée en masse des chasseurs d'escorte. A court terme il propose de dissocier escorte et bombardiers en envoyant les chasseurs attaquer les escorteurs en priorité, puis ensuite les bombardiers. Les bimoteurs lourds interviennent après, pendant la retraite des box alliés. A long terme il décide de mettre de coté les meilleurs pilotes pour les entrainer sur les nouveaux avions lourds qui doivent arriver. L'important est de ne pas se laisser submerger par la chasse quand on sera en mesure de détruire les quadrimoteurs alliés. Si cette stratégie est acceptée, elle suppose néanmoins une chose. Que la luftwaffe résiste assez longtemps, sinon elle serait contrainte d'envoyer ses formateurs au front, et d'obérer ainsi son avenir...
24 février :
850 bombardiers alliés, escortés de 740 chasseurs, vont pour bombarder Gotha, Rostock, Schweinfurt et Steyr (par 100 avions d'Italie). Cette fois la luftwaffe est rodée et envoie tout ce qui vole, un peu plus d'un millier de chasseur. C'est la plus grande bataille aérienne de la guere à ce jour.
Pour la première fois les escorteurs alliés sont débordés. Les deux camps affichent des pertes épouvantables. La chasse allemande raye en une seule journée 89 appareils de chasse, l'équivalent d'uen escadrille détruite en un seul jour. Mais chez les alliés c'est encore pire. 168 chasseurs vont au tapis avec 153 bombardiers
Le différentiel de perte tient à une raison simple. Les appareils alliés perdus le sont en territoire ennemi. Les Allemands qui sautent eux rejoignent leur base dans les heures suivantes, ou les attendent d'autres montures.
25 février :
Les alliés retournent encore une fois au front, confortés par les pertes intenses infligés aux forces allemandes et espérant gagner à l'usure. 900 bombardiers escortés de 900 chasseurs volent vers Augsbourg, Stuttgart, Ratisbone et Furth. Une nouvelle fois Galland réussit à envoyer un millier de chasseur, mais la luftwaffe saigne sous l'effort trop grand pour elle. La nouvelle plus grande bataille aérienne de la guerre se solde par une nouvelle boucherie. Les allemands perdent 87 chasseurs, les alliés déplorent la perte de 147 appareils d'escorte et de 131 bombardiers. Cette fois Doolitle et Spaatz décrètent une pause de plusieurs jours face à l'épuisement des équipages et la nécessité de faire monter de nouveau aviateurs en ligne.
Le bilan dépasse de loin ce qui a été connu jusqu'alors. Les alliés perdent 564 bombardiers et 417 chasseurs. Les Allemands rayent de leurs listes 287 chasseurs, dont 40% de chasseurs lourds. Aucun des deux camps ne peut tenir à ce rythme, mais il n'y a pas le choix. Les alliés doivent assurer que luftwaffe ne sera pas une menace pour le débarquement, et les Allemands n'ont pas le choix, ils doivent défendre leurs industries, sans quoi leur production s'effondrera.
Les pertes alliés dépassent les 15% en chasseur et en bombardiers en moyenne, mais les allemands souffrent encore plus avec 30% de pertes. En une semaine l'Allemagne perd ce qu'elle met en ligne en un mois pour la défense du Reich.
Le mois de mars sera bien pire encore.
Mars 1944 :
Les Alliés décident de continuer leurs offensives aériennes. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et surtout maintenir l'usure. La RAF joint ses chasseurs à l'effort avec l'USAAF pour la soulager un maximum. L'objectif est Berlin afin de contraindre la chasse allemande au combat. Le rythme des opérations est extrêmement soutenus, avec un raid tout les deux ou trois jours à partir du 6 mars. Au total 12 raids sont lancés, avec à chaque fois la chasse allemande qui relève le gant. Les alliés envoient environ 900 a 1000 bombardiers par raids, soutenus par 800 a 900 escorteurs, tandis que la luftwaffe met en ligne entre 600 et 900 appareils.
6 mars :
Les alliés perdent 101 bombardiers et 104 chasseurs
Les allemands perdent 68 avions
9 mars :
Les alliés perdent 113 bombardiers et 98 chasseurs
Les allemands perdent 72 avions
11 mars :
Les alliés perdent 95 bombardiers et 101 chasseurs
Les allemandes perdent 85 appareils
14 mars :
Les alliés perdent 82 bombardiers et 94 chasseurs
Les allemands perdent 81 appareils
17 mars :
Les alliés perdent 74 bombardiers et 89 chasseurs
Les allemands perdent 83 appareils
20 mars :
Les alliés perdent 61 bombardiers et 91 chasseurs
Les allemands perdent 72 appareils
22 mars :
Les alliés perdent 55 bombardiers et 92 chasseurs
Les allemands perdent 65 appareils
24 :
Les alliés perdent 42 bombardiers et 87 chasseurs
Les allemands perdent 54 appareils
26 :
Les alliés perdent 33 bombardiers et 78 chasseurs
Les allemands perdent 47 appareils
28 :
Les alliés perdent 30 appareils, mais fait notable, seulement 3 du fait de la chasse, tout le retes vient de la DCA. Ainsi que 67 chasseurs
Les allemands perdent 31 appareils
30 :
Les alliés perdent 21 bombardiers, dont seulement 1 du fait de la chasse. Et 68 chasseurs.
Les allemands perdent 34 chasseurs
31 :
Doolitle lance un doublé. Le succès se confirme. La chasse allemande n'abat aucun des 25 bombardiers perdus ce jour la. 71 chasseurs alliés sont perdus.
Les allemands perdent 37 appareils
A la fin mars les alliés respirent. La stratégie d'atrition, bien que très couteuse, fonctionne. La luftwaffe est incapable de tenir le choc à tout les niveaux. La chasse lourdes s'est faites décimé par les escorteurs, au point que les équipages de la Nachtjagd, la chasse de nuit, ont été redéployés et ce sont fait massacrés. La décision de Goering s'avère lourde de conséquences puisque les pertes du bomber command de la RAF diminuent également par ricochet.
La chasse alliée souffre énormément mais elle peut se permettre une bataille d'usure aussi lourde. Les bombardiers lourds pourront accomplir des attaques contre l'industrie allemande ET contre les infrastructure du nord de l'Europe pour préparer le débarquement de Normandie.
La diminution des pertes allemandes n'est liée qu'à une seule chose. Il n'y a plus de chasseurs lourds à détruire. La chasse légère réussit encore à faire saigner l'escorte, mais elle ne peut pas intercepter les bombardiers en même temps. La luftwaffe passe de 1600 appareils opérationnels à 1100, avec les renforts inclus ! AU total la défense du reich raye de ses effectif initiaux 40% de ses moyens..
732 bombardiers
1040 escorteurs
729 chasseurs
Tandis que chez les alliés ont est soulagé d'enfin réussir à maitriser le ciel, chez les allemands c'est une crise très profonde qui éclate. Goering perd toute mesure et veut affecter des formateurs et des équipages de bombardiers à la chasse. Il veut même réduire le temps d'entrainement pour disposer de plus de pilotes. En l'état des choses la défense du Reich ne peut tenir que si TOUT les pilotes formés y sont affectés, ce qui est impossible, le front de l'est et le front italien n'étant pas encore assez bien tenus par les alliés du Reich.
Le conflit est extrêmement violent avec le général Kaltenbrunner qui reproche au dauphin du Fuhrer de déshabiller la chasse de nuit. Le mois de mars a vu la nachtjagd réduite d'un gros tier et les dommages aux villes ont augmentés. Acculé, le Reich est prêt à conssumer la propre substance de son aviation pour gagner inutilement un peu de temps.
Heureusement pour les aildes allemandes, le général Galland garde la tête froide. Il devine que les alliés consentent aussi à des pertes majeures et qu'il faut préserver la chasse allemande. Près de 400 pilotes, les meilleurs, s'entrainent avec ce qu'on nomme déjà wunderwaffen, les me 262 à réaction et les Do 335. Quand ils seront disponible il infligeront des dommages intolérables aux bombardiers alliés, mais pour cela il faut attendre. Chaque mois quelques dizaines d'appareils arrive. Si ce noyau est gaché, alors il sera impossible de faire cesser les raids. Il préconise de continuer à lutter contre l'escorte pour ne surtout pas permettre un renforcement des alliés et d'attendre la mi juin pour engager les escadrilles spéciales. De manière plus pragmatique encore, préconise l'arrêt de la défense aérienne sur les sites les moins importants. Il faut laisser aux machines et aux homme le temps de souffler un minimum et/ou délaisser totalement les bombardiers. Il est aidé en cela par Albert Speer qui fournit une liste. En tête, le pétrole. Les objectifs symboliques n'ont plus aucune importance.
Bien entendu le Reichsmarschall Goering ne l'accepte pas. Mais Galland est persuadé d'avoir les choses bien en main et saute son supérieur pour aller parler directement au Grofaz. D'abord réticent aux plans de Galland, Hitler est finalement convaincu par Speer. Il désavoue un peu plus son dauphin qui l'a gravement déçu depuis Stalingrad. Néanmoins il ordonne que les forces allemandes sur le front italien reviennent défendre le reich dès que possible. Comme à son ordinaire il louvoie pour maintenir son pouvoir.
Avril 1944 :
Après les gigantesques pertes des mois précédents, les alliés et nottament les américains prenennt leur revanche. 15 raids aboutissent à des destructions importantes sur des usines de flak et les chantiers navals. La capitale du Reich elle même est matraquée de jour à plusieurs reprises. Chaque raid voit en moyenne 20 bombardiers et 70 escorteurs tomber, pour 40 chasseurs allemands. Les combats les plus intenses ont lieu au dessus des sites des usines d'aviations et de roulements à bille. Le 20 avril, jour anniversaire du Furher, un raid de 1000 bombardiers escortés par 1000 appareils se heurte à une réaction très forte, 930 intercepteurs allemands. La batailel qui se déroule en trois grosses phases se solde par des dommages modérés aux usines, mais plusieurs semaines de productions sont néanmoins perdues. Symbole fort, si les alliés perdent dans ce pic 150 escorteurs, ils ne perdent que 28 bombardiers et infligent aux allemands 78 chasseurs perdus. La nuit appartient de plus à la RAF qui voit ses pertes diminuer avec la chasse de nuit réduites aux efficaces, mais rares, Heinkel 219 Uhu. Cet appareil, pourtant efficace, est produit par Heinkel. Hors il se trouve que le responsable du moment, Ehrard Milch, déteste Heinkel après plusieurs échecs, et refuse de lui accorder le moindre crédit pour favoriser ses concurrents, qui pourtant n'arrivent pas à mettre en ligne un avion de nuit correct !
Au final le mois d'avril voit 333 bombardiers américains au tapis, 921 escorteurs mais surtout 624 appareils allemands. La luftwaffe est totalement incapable de se renforcer avec des pertes aussi élevés et ne peut que se maintenir à niveau, sans être en mesure d'arrêter les bombardement. Les alliés comprennent l'ampleur de leur succès. La chasse allemande est bloquée, incapable d'intervenir en France, où les bombardements vont bon train. Début mai le général Spaatz décide de donner le coup de grace en frappant les industries pétrolières allemandes. Les bombardiers étant désormais libre, il convient de les employer à bon escient. La destruction des usines de carburants synthéthique allemandes paralyserait ses forces au moment où prise entre les doubles offensives alliées et soviétique elle devrait réagir le plus. L'opération est programmé pour le 12 mai.
Mai 1944 :
12 mai : The Darkest Day
Après une grande semaine de pause Spaatz et Doolitle envoient une force d'une ampleur. 1300 bombardiers avec 1200 escorteurs, plus des centaines d'avions anglais qui vont faire l'escorte jusqu'à la frontière allemande. La plus puissante armada de l'histoire va frapper au coeur du IIIe Reich.
A ce moment la luftwaffe dispose de 1200 appareils de chasse. Elle ne dispose d'aucun chasseur lourd dans ses effectifs ordinaire. Dès que le raid est détecté Galland comprend qu'il est face à une crise qui va éclipser toutes les autres. Il téléphone à Speer en urgence pour savoir si il peut poursuivre la stratégie normale où si il faut défendre les raffineries du Reich avec les moyens spéciaus. Il ne dispose que de 300 Me 262 et Do 335, les escadrilles ne sont pas pleines. Speer lui enjoint de tout lancer dans la défense. Si le pétrole se tarit, alors le Reich n'aura plus la moindre chance nulle part.
Galland ordonne alors le décollage de toutes les unités de jours et des escadrilles spéciales. 1500 avions allemands, le plus haut chiffre de toute la guerre jusque la, décollent. La plus grande bataille aérienne de l'histoire commence. En une seule journée, 4000 appareils vont s'affronter au dessus du Reich...
Efficacement dirigés par les meilleurs équipes, les escadrilles spéciales arrivent au dessus des box alliés alors que les combats entre les chasseurs atteignent une intensité rarement vu. La luftwaffe se jette toute entière dans la bataille. La victoire aérienne alliée semble sur le point de se parachever.
11h29,
Un Messerchmitt 262 aux mains du pilote Walter Murnau effectue la première attaque aérienne de l'histoire sur un B-24 et l'abat. Le monde entre dans l'ère du jet.
Les messages d'urgences et d'appels à l'aide cascadent. Des avions si rapide qu'il est impossible de les voir arriver déciment les formations de bombardements. Des box entiers sont anihilés. Devant les appels de détresses de leurs camarades, de nombreux pilotes de chasses se détournent de leurs cibles pour couvrir les quadrimoteurs, en vain, pire, plusieurs d'entre eux sont détruit par des Do 335 dont les pilotes voient l'opportunité de tester l'avion au maximum. La bataille aérienne vire au carnage, l'inpunité des avions spéciaux est quasi totale. 18 Me 262 et 11 Do 335 sont détruits. Les dégats infligés aux raffineries et aux usines d'essence synthétique sont minime. Les bombardiers de la 15e air force en Italie reçoivent l'ordre de faire demi avant d'arriver en territoire allemand.
Ce n'est que durant l'après midi que le commandement prend réellement conscience du massacre. Des groupes entiers ne reviennent pas, certains aérodromes sont quasi vides d'appareils. Des centaines de pilotes de chasses sont choqués, ayant été plongés dans une impuissance totale. Des centaines de personnels navigants sont traumatisés. En une seule journée, les forces aériennes américaines ont perdus 158 chasseurs. Ils ont infligés en retour 127 pertes aux allemands qui sont alors sur le point de craquer. Mais 437 bombardiers stratégiques ont été détruits. Plus de 40% de pertes.
Le soir même Doolitle et Spaatz mettent fin aux opérations diurnes au dessus de l'allemagne, toute la planification est stoppée. La 8e air force est brisée.
Le 12 mai est une des dates clé de la seconde guerre mondiale, mais elle a suscité de nombreux mythes qui ont eu la vie dure. Tout d'abord, si la 8e air force a été brisée, elle n'est pas détruite pour autant. Trois mois plus tard ses pertes seront comblées et l'augmentation des escortes de chasse permettra d'assurer un minimum de protection.
Egalement, si la supériorité technique de l'aviation allemande a joué, ce n'est pas la seule raison de l'ampleur des pertes. La DCA était particulièrement puissante autour des usines d'essences, et de nombreux intercepteurs classiques ont attaqué les quadrimoteurs. La désorganisation aussi a eut un role. Les escortes étaient en plein combats quand les Do et les Me sont intervenus, rendant difficile de se mettre en couverture. Enfin, l'inexpérience des pilotes face des avions aussi rapides est certes un défaut à court terme, mais cette situation a déjà eut lieu durant la guerre avec d'autre belligérants, ce qui ne les a pas empêché de mener des actions aériennes.
Enfin, la luftwaffe est tout de même cassée dans son expansion. L'écart entre les forces alliés et les siennent se creusent de manière spectaculaire. En s'adaptant les alliés vont poursuivre les combats aériens et l'empêcher de représenter une véritable menace. La très faible disponibilité des avions spéciaux et la production anémique jusqu'à la fin de l'année les cantonnent à la défense des industries les plus critiques du Reich.
Il faut aussi préciser d'autres informations que n'avaient pas les alliés à cette époque. La chasse allemande était sur le point de craquer et l'a fait d'une certaine manière. Les meilleurs pilotes ont été tués au cours des combats aériens les plus violents. 100% de la chasse présente en janvier 1944 a été détruite. Certes une partie sont les nouveaux pilotes qui terminait leur formation, mais les vétérans très expérimentés ont subis des coupes sombre. A cela s'ajoute l'élitisme requis pour piloter les avions spéciaux. L'effort consentie par la 8e air force aura déjà un impact notable en donnant de meilleures chances de survies aux pilotes alliés. L'équilibrage des pertes accéllérera leur montée en puissance.
Autre information que n'avaient pas les alliés, les avions spéciaux ont eu des problèmes massifs. Les versions du Do 335 étaient encore des préséries sujettes à problèmes, et les Me 262 ont eu des problèmes moteurs. Maintenir ces appareils à haute disponibilité est couteux et difficile. Il n'est pas certain que l'Allemagne eut pu tenir ne serait ce que deux raids de plus. Pour les alliés cependant, ce prix à payer aurait peut être été de trop.
Ce qui compte véritablement, c'est que l'allemagne garde sa mobilité et sa capacité à former ses équipages. Elle se donne les moyens de continuer la guerre avec des chances de succès, mais en rien l'assurance de la victoire. Seul l'échec des débarquements aurait pu réellement donner au 12 mai 1944 une valeur décisive.
La défaite a des conséquence à long terme. Les alliés découvrent la puissance du jet et que les projets d'avions à piston sont dépassés. Un programme en particulier va disposer de moyens beaucoup plus grand, le Gloster Meteor. Il fera ses premières passes d'armes en décembre 1944 et sera le conquérant des cieux allemands en 1945. La prise de conscience des alliés d'un certain retard technologique les amènera à se questionner sur la pertinence de leurs armes. Le Sherman, qui montre toute ses limites face au panther et même au panzer IV sera quant à lui remplacé pendant l'hiver par le M 26 Pershing. La réaction des alliés sera d'accélérer leurs programmes. Finalement l'avance technologique allemande mourra au printemps 1945 et il n'en restera qu'un dernier feu avant l'éttoufement. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Flavien, dit le Colisée
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Posté le: Lun Jan 05, 2026 20:07 Sujet du message: |
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Ca y est, voila genèse de l'opération Paladin, un petit rappel des forces, les doctrines allemandes, et une petite MAJ de l'armée française. Au menu, débarquement allié le 5 juin 1944 et méga panique coté allemand quand celui de normandie suivra le 6. Une fois que vous m'aurez corrigé (range ce fouet je t'ai vu), je m'attaque aux opérations proprement dites.
Les Débarquements, génèse de la plus ambitieuse opération alliée.
La planification des débarquements remonte à longtemps. Dès l'entrée en guerre des Etats-Unis. Le plan d'origine ne prévoyait qu'un seul débarquement dans le nord de l'Europe, en France, afin de profiter d'un chemin court vers l'Allemagne. Le premier ministre Winston Churchill s'était opposé à cette idée et avait convaincu les américains d'aller d'abord achever la bête en Afrique. Le retour de la France dans la guerre et ses apports non négligeables avaient par la suite mené à continuer les opérations en Italie pour affaiblir d'autant plus le 3e Reich. Politique qui avait prit fin après la capitulation de l'Italie.
La France, qui avait jusque la soutenue l'idée de casser le maillon italien, s'était ensuite totalement ralliée du coté américain, et pas forcément par patriotisme. Bien sur il était le coeur, la libération de la patrie obsédait tout les militaires et tout les politiques. Politiques qui justement étaient encore sous le choc de la défaite de 1940, défaite qui devait être lavé par une avancée française sur le sol français. A cela s'ajoutait, bien que ce fut peu important, la pression américaine. L'armée française était totalement dépendante des américains et ne souhaitaient surtout pas se les mettre à dos. C'était un secret de polichinelle que Roosevelt n'aimait guère les français et ne les soutenait que parce que cela épargnait du sang américain. Et que l'opinion américaine, plus l'armée, était ravie de les voir combattre à nouveaux. Le 4e et dernier mandat de Roosevelt en 1944 aurait pu s'annoncer comme celui d'un sacré coup de baton selon certains historiens.
La planification de l'opération était en premier lieu confiée au général Eisenhower qui avait largement gagné son statut de commandant en chef des forces alliés grâce à son excellente gestion des campagnes et de la politique. Il était de plus soutenu par les français qui voyaient en lui leur meilleur allié pour leur propre ambitions, ce que le général américain sut exploiter jusque dans sa future présidence.
Deux hommes en particuliers tiennent un role prépondérant dans la préparation des débarquement. Bernard Montgommery, le vainqueur de Rommel, et Antoine Bethouart, l'homme qui a sauvé l'AFN.
C'est à la fin 1943 que Montgommery fut affecté à la préparation d'Overlord. Churchill comprennant que le front italien serait gelé, il décida finalement de mettre le meilleur officier de l'empire sur le front qui deviendrait le plus important. Il remodela profondément Overlord. L'opération initiale comprennait trois plages pour débarquer, une seule division en réserve, une seule division de para plus une brigade. Une force bien trop petite pour assurer la victoire, mais le maximum compatible pour une attaque concomittente avec le sud en mai. La nouvelle mouture de Overlord se composa de quatre plage.
-Juno qui devait prendre Caen et border l'Orne pour assurer la protection est des forces alliées.
-Gold, qui devait permettre d'avancer rapidement dès le premier jour et gagner de l'espace pour débarquer les renforts et jouer de la supériorité numérique et matérielle alliée.
-Omahah, la plage la plus faiblement dotée avec une seule brigade américaine, bien que renforcée. Son role était simplement d'assurer la liaison entre Golg et la quatrième plage.
-Utah, à l'ouest du Canal de Carentan. Cette plage devait permettre d'établir une tête de pont rapide pour ensuite aller se saisir de la péninsule du Cotentin et du port de Cherbourg, qui permettrait de régler les problèmes logistiques alliés qui ne manqueraient pas.
Deux division para américaine et une britannique étaient de la partie. La 82e airbone devait sauter en avant de Utah. La 101e sautait elle derrière Omaha, pour densifier encore plus l'attaque. Et enfin la 6e allait sauter à l'ouest de Juno. L'objectif était de retarder les forces allemandes et de se saisir des ponts sur le canal de Caen, Pegasus Bridge, et celui sur l'Orne, Horsa Bridge, puis d'ensuite attendre les renforts venus de Juno.
Cette opération allait être couverte par dix-milles appareils alliés. Cinq milles chasseurs pour dominer le ciel, trois milles bombardiers lourds pour frapper les plages, ainsi que des centaines de bombardiers moyens pour des opérations d'interdiction. Ainsi que près de 700 navires de guerre pour l'appuie d'artillerie, la chasse anti sous marine et le tir direct, qui s'avère indispensable comme l'ont montré les débarquements en mediterannées.
Le matériel lourd est aussi adapté, avec les Hobbart's Funnies, des chars modifiés pour répondre à des besoins précis sur les plages (déminer, porter des fascines, lance flamme, etc). Très prisés par les anglais, ils sont d'abord boudés par les américains avant que Eisenhower ne les impose sans autre forme de procès après avoir été convaincu de leur potentiel par le général Bethouart.
Antoine Bethouart est l'un des hommes les plus cruciaux des débarquements. Eisenhower se tourne très régulièrement vers lui pour les décisions à prendre. Il est également l'homme qui planifie l'opération en provence, l'opération Paladin.
Le nom de l'opération viendrait d'un officier qui, apprenant que l'opération du nord s'appelerait Overlord, Suzerain, a trouvé que le thème médiéval était bon à prendre. Le paladin étant le défenseur des faibles et le porteur des plus hautes vertues humaines le nom a rapidement plut....Le mot Camelot avait été aussi proposé, mais trop connoté déjà.
Le débarquement de Provence se distingue par l'audace dont les français font preuves. Deux zones de débarquements ont été choisies, Alpha et Omega. Alpha s'étend de la Ciotat au Cap Nègre, à l'ouest de Toulon. Omega s'étend de Saint Maxime à Hyère. L'objectif est de prendre Toulon en machoire pour la dégager rapidement tout en fonçant sur Marseille dans la foulée pour se saisir des ports.
Deux divisions d'infanteries sont dévolues à Alpha, une division d'infanterie plus une brigade renforcée à Omega. De nombreuses opérations aéroportées sont prévues avec le régiment francs parachutiste commandé par le colonel, et bientot général, Bigeard. Leur mission est de faire de la guérilla et des opérations dans le style commando des anglo saxons, ainsi que de prendre langue avec les résistants locaux. On note ici une utilisation très différente. Il ne s'agit pas de tenir des zones, mais simplement de faire du dégât.
Déjà sur place, les forces FFI du général Joseph Darnand attendent leur heure. Largement réorganisée sous son autorité écrasante, elles sont devenus des forces de harcèlement efficaces. La mise au pas des différents groupes et la généralisation d'un entrainement militaire plus poussé leur permet d'atteindre un certain degré d'efficacé dans le cadre de la guérilla. Plusieurs groupes francs sont spécialisés dans les assauts et surclassent les troupes allemandes. Ces unités, rares et précieuses, auront de nombreuses missions à accomplir. Au total environ 14 000 résistants se trouvent en Provence.
Les flottes françaises et anglaises de mediterannées assureront la couverture navale. La couverture aérienne sera assurée par l'ensemble des forces disponibles, soit pas moins de 6000 appareils, dont une bonne partie français (300 chasseurs, 1400 chasseurs-bombardiers, 300 bombardiers tactiques).
L'Allemagne de son coté s'attend aux assauts des alliés, mais elle fait face à plusieurs handicaps. Tout d'abord les défenses en général sont très éparses et faibles. La ligne Panther ayant demandée beaucoup de ressources, les bunkers et obstacles sont rares hors des ports qui ont bénéficié de la priorité absolue. Il n'y a que dans le pas de calais et le benelux que l'on trouve des défenses sérieuses sur les plages. Le sud de la France est ouvert au quatre vents. Les défenses à Marseilles sont éparses et Toulon n'a pas été renforcées depuis novembre 1942. Les soldats allemands seront, de manière globable, nus sur les plages. Les tranchées et bunker de terre ne pouvrant absolument pas résister aux canons de l'artillerie navale.
La défense aérienne allemande sera surtout assurée du fait la DCA. La supériorité alliée est écrasante dans le nord de la France, et au sud l'armée de l'air de la RSI parvient tout juste à protéger ses usines, bien loin des ambitions que les allemands voulaient lui prêter.
Sur le point des unités de l'armée de terre, la situation semble plutot très favorable. Au nord les divisions d'infanterie sont globalement bien entrainées et bien armées, avec de bons noyaux de vétérans et un encadrement expérimenté. La situation est tout aussi bonne pour les panzerdivision qui sont au repos depuis au moins six mois et ont réceptionné des nouveaux matériel, le Panther particulièrement équipe totalement de nombreuses divisions. Le seul point noir est bien sur le sud de la France. Les unités d'infanteries du Heeresgruppe G sous le commandement du général Blaskowitz ne sont pas toutes a pleine capacités, et celles qui le sont sont concentrées à l'ouest dans le Languedoc. La 242 e et la 244e division d'infanterie sont de plus concentrées sur Marseille et Toulon.
Concernant les unités blindées, elles sont à l'intérieur des terres. Conformément aux plans établis par le generalfeldmarschall Gerd von Rundstedt du Heeresgruppe B, le général Von Arnim devra commander une puissante contre-attaque mobile une fois les alliés à l'intérieur des terres, loin de l'artillerie navale. Hitler lui a donné autorité sur les réserves, attendu qu'il ne les gaspille pas dans des actions de détails inutiles.
Blaskowitz dispose de trois unités blindés. La 11e panzer, la 9e panzer et la 2e SS Das Reich. Il dispose également de la 17e SS mécanisée, Gotz von Berlichingen. Une force redoutable mais disperséeentre la façade atlantique et la façade mediteranéenne. Son objectif est de pareillement menée une contre offensive mobile face aux français s'ils attaquent. En cas d'impossibilité il devrait tenir le sud de la France en s'appuyant sur le relief, et tenir le temps que les forces alliées au nord soient vaincus avant un retour offensif.
Cette planification, plutot rationelle dans l'idée, souffre cependant de plusieurs biais. Les Allemands surestiment les forces alliées du double au triple, calquant leurs propres capacités de mobilisation et d'organisation. Ils prêtent aux alliés le double au triples de leurs forces, y compris pour les divisions blindées et parachutistes. Ce biais est accentué par leur médiocrité dans les affaires logistiques. A cause de cela les allemands imaginent que les alliés feront plusieurs débarquement avant le "vrai" dans le pas de calais.
L'opération Fortitude des alliés, qui vise à éloigner les allemands des plages et de leur donner de fausses pistes. Des débarquements en Norvège, en Grèce, en aquitaine et même en Italie sont suggérés. Les allemands ne tombent pas dans le piège de tous bien sur, mais ils seront quand même égarés. Au niveau de la Normandie ils s'attendront jusqu'à très tardivement à un assaut dans le Pas de Calais. Au niveau de la Provence, plusieurs indices les amène à croire qu'un débarquement aura lieu non pas en France, mais en Italie. Cela sera fortement induit par les bombardements d'interdictions alliés qui, tout en frappant partout, visent un peu plus fort les alentours de Gêne et de Calais. Cela bloquera des renforts, dispersera des moyens et plus important, maintiendra la crainte de débarquements supplémentaires. Mais dans l'immédat cela n'aura pas d'effet sur le sud de la France qui s'offre d'évidence, les français ne vont surement pas débarquer en Italie avant d'avoir repris une partie de leur sol natal.
A tout cela s'ajoute une dernière vulnérabilité, l'attaque soviétique. Les Allemands savent que les rouges attaqueront en même temps que les alliés pour profiter de l'incapacité à envoyer des renforts de par et d'autre. L'armée allemande à l'ouest ne pourra compter que sur ses moyens propres pendant longtemps. Et les unités en Italie ne seront pas disponible en renfort avant d'avoir été remisent d'applomb. Le raidissement de la défense allemande à l'automne viendra entre autre des renforts de l'est une fois que le front russe sera sécurisé pour de bon.
Forces de terre française :
A la fin 1943 l'armée française pouvait s'appuyer sur 14 divisions d'infanteries, deux mécanisées, deux blindées et trois divisions d'infanterie espagnole. Au 1er juin 1944 l'afflux espagnol ne se tarit pas, autant des français qui passent par l'espagne que les espagnols qui viennent de partout (l'Argentine par exemple envoie des milliers d'hommes "s'engager volontairement" pour acquérir une maitrise de la guerre moderne) et c'est avec 14 divisions d'infanterie, 2 divisions mécanisées, 2 divisions blindés, 5 divisions d'infanterie espagnole et 1 division mécanisée espagnole, sans compter les nombreuses unités de soutients et les 300 chasseurs bombardiers affiliés, qui vont débarquer, soit 24 divisions, presque autant que l'empire britannique.
Le secteur Alpha sera attaqué par la 3e division et la 3e division espagnole. Le secteur oméga sera attaqué par la 7e division et un régiment blindé.
Enfin, grand détail notable, la 7e armée du général Patch se mettra dans l'ordre de bataille du Groupe d'Armées F (désignation officielle de la partie de front dirigé par Verneau après le débarquement). A l'origine le général Devers devait la commander, mais il était un rival de Eisenhower qui s'est arrangé pour le priver de commandement sur le terrain. Le général Patch est un vétéran du pacifique qui s'est illustré avec Guadalcanal. En le mettant sous subordination française, Eisenhower écarte la aussi un rival futur.
Ce qui ne portera pas à préjudice. Le général américain sera très apprécié des français qui éviteront soigneusement toute vexation ou tout malentendu diplomatique. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2462 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Jeu Jan 08, 2026 17:15 Sujet du message: |
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Attention dans la planification. Utah est passé sans trop de casse parce que le débarquement s'est fait au mauvais endroit ("la guerre commence ici" Théodore Roosevelt, magnifique henry Fonda dans le Jour le plus long), à 2km au sud du site désigné , heureusement moins fortifié et défendu par des troupes en convalescence. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Jeu Jan 08, 2026 22:29 Sujet du message: |
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Merci ! Compris. Heureusement j'avais pas l'intention de trop m'attarder sur le débarquement du 6 juin en détail
Quoique, faudrait que je le fasse tient, ça serait intéréssant de bien montrer toutes les différences
A priori rien ne devrait changer dans les lieux de débarquement initiaux. Et si la plnification est correcte ça changera rien non plus. Les plages sont très peu fortifiées globalement et les débarquements en europe se distinguent par des destroyers en appuis très rapprochés (héritage des opérations en Tunisie et en Sicile).
Au passage, avec la doctrine de rundsterdt adoptée, combien de temps mettraient les divisions blindées à se rassembler en normandie pour contre attaquer ? _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2462 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Ven Jan 09, 2026 02:01 Sujet du message: |
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Bah tout dépend de l'efficacité de ton opération Fortitude. Si même efficacité, même résultat.
IRL, sur le front ouest, tout mouvement de Pzd devait avoir l'autorisation explicite du Führer.
Et HH, comme GVR, était persuadé que l'invasion aurait lieu au PdC.
Au matin du 6, le Führer dort paisiblement grâce à des somnifères et personne n'a le courage de le réveiller. Aucune raison que cela change. Les boites de métal n'interviendrons pas dans les premiers jours, le temps que HH et l'OBW comprennent le sérieux de l'affaire et autorisent les autres formations blindées à se mettent en marche.
Seule la 21ème Pzd, la 12ème SS Pzd seront au combat dès le 7.
La Panzer Lehr gardé initialement en réserve sera engagée dès le 8 Juin.
Das Reich part le 8 Juin du sud de la France, va entamer sa remonté sanglante et ne sera pas sur le théatre d'opération avant Juillet.
La Leibstandarte positionnée au Nord de la Seine est arrivée le 27–28 Juin
La 9ème Pzd, stationnée près de Nime, arrive en Aout et se jette en pleine poche de Falaise...
La 2ème Pzd, stationnée en Aquitaine, met une semaine et arrive aux alentours du 12.
La Hohenstaufen ne sera engagée que le 26 Juin, La Frundsberg en Juillet. Le 101ème bataillon SS Panzer le 12 juin et le 102ème en Juillet. Le 116 Pzd en Aout. Le Schwere Panzer-Abteilung 503 le 7 Juillet. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Lun Jan 12, 2026 23:11 Sujet du message: |
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Ok. Du coup vu la concentration l'arrivée des premiers renforts devrait être un peu plus tardif le temps qu'ils arrivent, mais ce sera plus uniforme. Comme OTL l'Allemagne gardera des réserves en attendant le vrai débarquement dans le pas de calais.
Concernant le sud, je vois bien blaskowitz autorisé à mener un combat de retardement à la kesselring. Il a la profondeur, il doit avant tout économiser les unités, et les français seront chassés une fois le vrai débarquement dans le nord repoussé. De plus ici le fuhrer a encore une certaine confiance dans ses généraux après le succès de la stabilisation à l'est.
Du coup les anglo saxons devraient s'offrir moins de souffrances dans le bocage vu que de toute façon le ravitaillement arrivera au compte goutte pour les allemands, même avec des pzd superbement prêtes.
Du coup ça veut dire plus de baston dans le nord de la france...ouaip on va bien rigoler.
Du coup je commence l'opération Paladin, la libération de l'Europe qui commence le 5 juin 1944 avec le débarquement français de Provence. (au menu, du bigeard épique, du darnand qui fait tout péter, des sénégalais qui cassent du teuton comme on les aime et De Gaulle qui explose en sanglot) _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 505
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Posté le: Jeu Jan 15, 2026 01:33 Sujet du message: |
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Ca y est, à ce stade je crois que j'ai terminé une partie de mon uchronie. J'ai commencé ça il y a un an et demi et...pfouuu...ça fait plaisir, merci la friction et la météo
2 juin 1944 :
Une fourmillière géante s'anime de l'AFN à la corse. Des colones sans fin de soldats embarquent pour un "exercice", qui n'a rien d'inhabituel. Seuls les chefs savent ce qu'il en retourne véritablement, pour l'instant.
Le message tant attendu est finalement venu de Londre et du commandant en chef des forces alliés. Le débarquement initialement prévu le 2 juin mais repoussé à cause de la météo aura finalement lieu. La météo donne une marge de manoeuvre. Les forces françaises embarquent en avance, ayant un trajet plus grand à couvrir. Les forces de chasses maintiennent un parapluie étanche sur la mediterrannée et engage les forces aériennes de la RSI pour la clouer en Italie.
En France occupée, un seul homme connait le lieux exact du débarquement. Et il attend devant sa radio les mots que tout les résistants attendent. Les cigarettes s'entassent longtemps dans le bunker camouflé quand enfin Joseph Darnand entend les vers les plus célèbres de la Seconde Guerre Mondiale.
21h15, France occupée
"France, Mère des armes, des arts et des lois...Je remplis de ton nom les antres et les bois"
Son fidèle équipier Santorini est juste à coté pour l'entendre soupirer posément. Puis il tourne vers lui ses yeux emplit de larmes.
-On y est. Dis aux gars de se tenir prêt.
3 juin 1944 :
La flotte française traque le moindre sous marin fasciste entre les baléares et la cote italienne. Quasiment tout les destroyers de mediterannées disponibles sont présents. Ce genre d'opération a déjà eu lieu lors d'exercices géants, mais pour le contre amiral (qui ne sera jamais promu formellement amiral) Auphan, cette fois est particulière. Depuis le pont du Strasbourg il emprunte en sens inverse une route qu'il n'a jamais oublié et qu'il s'était toujours promis de faire de nouveau en sens inverse.
Aucun sous marin allemand ne sera détecté. Car aucun ne survit encore dans les eaux françaises.
4 juin 1944 :
Les bombardements cessent totalement aujourd'hui. Toute l'aviation hormis la chasse se tient au repos pour frapper au maximum. Depuis la Corse le général Romatet règle les derniers préparatifs. Son ile natale est devenu le plus grand aérodrome du monde. Pour lui aussi la tension est grande. Mais pas le doute. Car il le sait, l'aviation française est prête à faire son devoir. Bientot le ciel de France appartiendra de nouveau à ses enfants.
Il se retourne pour voir une dernière fois le colonel Bigeard avant qu'il ne monte dans son avions de transport. Il envie les francs parachutistes. Ils seront les premiers à retrouver le sol de la patrie.
18h,
Le général De Gaulle ne peut pas travailler en ce moment. Ni Mandel, ni Blum ou Daladier. Il n'y a qu'à attendre. Est ce que Winston Churchill est aussi anxieux alors que les forces alliés embarquent en Angleterre ?
Il n'y a pas de discussion, juste l'attente lancinante à travers le soleil qui se couche lentement. Le général a peut être un sens plus aigu des choses. Bientot presque 4 ans qu'il a quitté son pays. L'exil vous marque un homme.
Toc toc
"Entrez" dit Mandel d'une voix tendue.
C'est le général De Lattre qui arrive. Il a les yeux qui brillent. Incapable de parler il tend une envelloppe avec dedans une lettre manuscrite, signée du général Verneau lui même. Il repart aussitot avec un bruit fort peu militaire.
Mandel ouvre la lettre, la lit, la relit, pâlit, la tend à Blum. La clef de voute de l'ancien Front Populaire tousse et la donne à Daladier qui s'étrangle et la pose sur la table basse. Charles de Gaulle la ramasse à son tour et la lève pour la lire distinctement.
L'énormité de l'évènement le dépasse. Il sent des vertiges, il réussit à rester debout. Les larmes lui montent aux yeux et il ne parvient pas à les freiner. Peut être en récompense ou en pardon pour toutes les souffrances subies, la France vient de recevoir le coup de pouce du destin. Celui qui n'arrive qu'une fois dans l'histoire des nations.
Charles de Courson ose lire la lettre enfin à son tour.
"Des intempéries ont ralentie de vingt-quatre heures les forces anglo-américaines. Elles débarqueront le 6 juin. Opération Paladin maintenue sans changement.
Jean-Edouard Verneau" _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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