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Août 44 dans l'Atlantique
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 08:50    Sujet du message: Août 44 dans l'Atlantique Répondre en citant

Deux petites notes Chrono dues à Loïc pour souffler un peu ; on passe du Pacifique dans l'Atlantique. Ne vous en faites pas, d'ici peu, nous aurons du très lourd.

9 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Parti de Liverpool
– Le convoi ON-248F a quitté Liverpool le 6 pour New York. Alors qu’il est au large de l’Isle of Islay, il est attaqué par au moins deux U-Boots. L’un d’entre eux est repéré par l’escorte, qui détache deux Français : la corvette MN Dague et la frégate MN Craonne. Celles-ci obtiennent un contact ASDIC : c’est l’U-855. Mais ce dernier, hargneux, parvient à se retourner contre les deux escorteurs ! Une torpille touche la Dague en plein milieu, brisant le pauvre navire en deux. La partie arrière coule immédiatement, mais la partie avant se maintient à flot pendant deux minutes cruciales. Cela permet à 9 hommes de s’échapper du navire ; ils seront récupérés par l’escorteur USS Frament. Cependant, la Dague sombre avec 60 marins, dont son commandant, Roger Birot. Pendant ce temps, la Craonne se lance à l’attaque et venge son équipière par un grenadage vigoureux. Une heure après le torpillage de la Dague, une explosion sous-marine se fait entendre et des débris remontent à la surface. L’U-855 est perdu avec tout son équipage.
Pendant ce temps, le convoi est à nouveau attaqué ! Le transport SS Regent Panther, sous pavillon britannique, est touché par deux torpilles. Si la première ne cause pas trop de dégâts, la deuxième est fatale. Le transport reste à flot, mais son capitaine ne se fait pas d’illusions et ordonne d’abandonner le navire. Heureusement, il n’y a aucune victime, et les 71 hommes d’équipage sont récupérés par le SS James Island. Le coupable, l’U-764, s’en tire sans problème.


10 août
Torpilles sous l’Atlantique Sud
Au large de Casablanca
– Un convoi en provenance de Freetown via Dakar longe la côte marocaine lorsqu’il est attaqué par un U-Boot. C’est l’U-546, qui parvient à torpiller le cargo SS Blairdevon, qui devait rallier Alger. Le cargo britannique encaisse bien le coup, mais les dégâts sont importants. Afin de sauver son navire, le capitaine l’échoue sur la plage du Val d’Or, au sud de Rabat. Sa cargaison est ainsi récupérée intacte et son équipage est sain et sauf. Le coupable, cependant, s’en tire malgré une contre-attaque vigoureuse du patrouilleur MN Coutelas et du dragueur de mines HMS Sharpshooter.
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DMZ



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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 09:43    Sujet du message: Re: Août 44 dans l'Atlantique Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
10 août
Torpilles sous l’Atlantique Sud
Au large de Casablanca
– Un convoi en provenance de Freetown via Dakar longe la côte marocaine lorsqu’il est attaqué par un U-Boot. C’est l’U-546, qui parvient à torpiller le cargo SS Blairdevon, qui devait rallier Alger. Le cargo britannique encaisse bien le coup, mais les dégâts sont importants. Afin de sauver son navire, le capitaine l’échoue sur la plage du Val d’Or, au sud de Rabat. Sa cargaison est ainsi récupérée intacte et son équipage est sain et sauf. Le coupable, cependant, s’en tire malgré une contre-attaque vigoureuse du patrouilleur MN Coutelas et du dragueur de mines HMS Sharpshooter.

Le Maroc est dans l'Atlantique Nord.

Attaquer un convoi par des fonds de moins de 100 m, c'est gonflé. En réchapper est miraculeux mais bon, c'est possible, il faudra certainement passer 24 heures ou plus posé sur le fond.

Au niveau de Skhirat (plage des Sables d'Or), la ligne des 25 m est à un demi mille de la côte et celle des 50 m à un mille, les fonds de cent mètres se trouvent entre trois et cinq milles, c'est certainement dans cette bande que le convoi navigue.

Nota : un convoi est plus large que long ; les plus grands, d'une quarantaine de navires, faisaient typiquement neuf colonnes espacées de 1.000 yards (914 m) de quatre ou cinq cargos. Un convoi de Freetown à Alger sera probablement plus petit et aura cinq ou six colonnes (quinze à vingt navires quand même), soit 4.500 m ou deux milles et demi de large.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 10:11    Sujet du message: Re: Août 44 dans l'Atlantique Répondre en citant

DMZ a écrit:
Casus Frankie a écrit:
[b]10 août
Torpilles sous l’Atlantique Sud

Le Maroc est dans l'Atlantique Nord.


Oups, ma faute - un copier-coller distrait.
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loic
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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

C'est de moi ça ? Think
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En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 12:20    Sujet du message: Répondre en citant

Heu… il me semblait… mais ce mois d'août 44 est un tel puzzle…
Alors, sinon, Wings ?
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Wings



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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 15:28    Sujet du message: Répondre en citant

L'Atlantique c'est de moi, Loic est passé dessus pour changer les numéros de U-Boot.
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Monomaker



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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 18:14    Sujet du message: Re: Août 44 dans l'Atlantique Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

10 août
Torpilles sous l’Atlantique Sud
Au large de Casablanca
– Le coupable, cependant, s’en tire malgré une contre-attaque vigoureuse du patrouilleur MN Coutelas et du dragueur de mines HMS Sharpshooter.


Le Sharpshooter a été coulé le 21 janvier 1942 à Singapour. On peut le remplacer par le Salamander.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 29, 2025 21:00    Sujet du message: Répondre en citant

Salamander, OK.

Sinon, il me restait quand même un peu de mémoire dans ma confusion !
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Déc 22, 2025 10:53    Sujet du message: Répondre en citant

Une dizaine de jours de plus…

11 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de l’Irlande du Nord
– Le convoi UC-33 à destination de New York est intercepté par l’U-764, opérant maintenant seul. Le sous-marin est assez efficace. Une torpille explose dans le sillage du SS Sweepstakes, qui s’en sort dans trop de dégâts. Ce n’est pas le cas du cargo SS Exceller, foudroyé, qui sombre en une dizaine de minutes, emportant la moitié de son équipage. Les survivants sont récupérés par la corvette MN Arquebuse, qui ne sait pas où donner de la tête ! En effet, une deuxième salve vient toucher le SS Robin Sherwood, qui coule lentement (seuls trois hommes d’équipage sont perdus). Trop occupé à secourir les survivants avec le cargo SS James-Lykes, l’Arquebuse ne peut donner chasse au sous-marin, et les recherches des appareils de la RAF qui couvrent le convoi ne donneront rien.

Torpilles sous la Baltique
Golfe de Finlande
– Le front a beau être loin, quelques U-Boots obstinés pénètrent encore jusqu’aux abords de Leningrad. L’U-745 intercepte ainsi un gros et lent navire. Trois torpilles ont raison de ce bâtiment, qui chavire rapidement. Le grand dragueur de mines T-33 Korail était tout juste sorti de réparations dans les chantiers de Tallinn : c’était l’ex-Lituanien Prezidentas Smetona… et ex-Allemand (de la Première Guerre) M59 !


12-13 août


14 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de la Nouvelle-Ecosse
– Le convoi HX-303 à destination de Liverpool comporte 99 navires marchands et 30 escorteurs. C’est donc une cible de choix pour les U-Boots, mais une cible difficile à approcher. Néanmoins, l’U-802, qui commence sa première patrouille, s’y risque ! L’U-Boot est récompensé.
A cause du temps pluvieux, les MAC-ships du convoi ne peuvent lancer leurs Swordfish, ce qui facilite la tâche de l’Allemand, dont la première salve fait deux victimes. Le SS Blackheath est foudroyé et coule, mais ne perd qu’un seul membre d’équipage. Le SS Losada encaisse assez bien sa torpille, mais sa vitesse diminue. Pour l’achever, l’U-802 lance une nouvelle salve qui coule ce cargo et frappe aussi le SS Léopold L.D., un Français, qui coule lui aussi, faisant quatre victimes. Les survivants des trois navires sont récupérés par les HMCS Atholl et Lethbridge, le HMS Loch Dunvegan et la MN Scarpe.
Mais le sous-marin ne s’en tire pas à si bon compte. Traqué par l’escorte, principalement par les Canadiens Saskatoon et Winnipeg, l’U-boot est finalement coulé, emportant avec lui son équipage entier (56 hommes).
Un jour comme un autre dans la bataille de l’Atlantique…


15 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de Terre-Neuve
– Nouvelle alerte ASM pour le HX-303. Cette fois-ci, les navires du convoi ne courent aucun risque, car la météo permet de lancer les Swordfish des MAC-ships Empire MacAlpine et Empire MacMahon. Ceux-ci repèrent et coulent un U-Boot en surface. Six survivants sont recueillis par le HMT Lady Madeleine et confirment la perte du U-518.

Torpilles sous l’Arctique
Mer de Norvège
– L’opération Victual associe deux convois : l’un à destination de Mourmansk, l’autre qui en revient (ce sera la dernière opération de ce type de la guerre). Ces convois sont sérieusement escortés. L’U-344 ne parvient pas à approcher des navires marchands, mais il existe d’autres cibles. Son commandant aperçoit – un peu par chance – la silhouette caractéristique d’un porte-avions, et il n’hésite pas ! Il envoie une salve complète de torpilles et file sans demander son reste.
Une de ces torpilles frappe le CVE HMS Trumpeter. Le petit bâtiment est durement atteint. Dix hommes sont tués, le système de propulsion est gravement endommagé et le Trumpeter est vite ingouvernable. Cependant, son commandant, Kenneth Colquhoun, pense pouvoir le sauver s’il est pris en remorque. Pendant que des escorteurs traquent le sous-marin, qui parvient cependant à s’échapper sans dommages, l’opération de sauvetage s’organise et le navire blessé parviendra à rejoindre l’Islande. Le lendemain. Radio-Berlin fera grand bruit de cette attaque, assurant avoir coulé « un porte-avions de classe Illustrious ».
Quant au Trumpeter, les dégâts étant importants et leur réparation n’apparaissant pas urgente, il ne sera pas réparé. A la fin du conflit, le petit porte-avions sera officiellement retiré du service. La ferraille l’attend alors – mais il sera finalement retransformé en transport civil et connaîtra une nouvelle carrière, bien plus calme que la précédente, durant plusieurs années.


16 août


17 août
Torpilles sous l’Arctique
Mer de Norvège
– Encouragé par le succès de l’U-344, l’U-363 tente sa chance contre le convoi de l’opération Victual. Cependant, l’escorte a reçu le renfort de huit destroyers soviétiques, qui sont particulièrement agressifs et éloignent l’intrus. Frustré, l’U-boot se passe les nerfs sur eux. Une torpille foudroie le Derzkyi (ex-USS Philip (1) ), qui coule en entraînant 117 hommes sur 124.
Mais l’U-363 est poursuivi pendant près de quatre heures par le reste de l’escorte. Vers 19h30, les efforts des HMS Venus, HMCS Algonquin et MN Vauquois donnent enfin des résultats. Une explosion retentit et des débris remontent à la surface. L’U-363 sombre avec la totalité de son équipage.


18 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Western Approaches
– L’U-480 patrouille ce secteur très fréquenté par les convois alliés. Cependant, ces deux derniers jours ne lui ont permis d’apercevoir que des convois avec au moins deux escorteurs, et le sous-marin n’a pas pu s’approcher des transports. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas réussi à couler quoi que ce soit ! Le 16, la corvette HMS Kingcup a été envoyée par le fond, et hier le dragueur de mines HMS Ready a été éliminé.
Mais cette fois, l’U-boot entend bien s’adjuger un transport. Et il trouve du gibier ! Une torpille suffit à couler le SS Yokefleet, un petit cargo de 844 GRT. Cependant, l’U-boot a poussé sa chance trop loin. Les corvettes HMCS Baddeck et MN Oise contre-attaquent violemment. Endommagé, l’U-480 est forcé de faire surface. Il est coulé au canon, laissant 22 survivants.


19-20 août

Note
1-Les destroyers anciens USS Conway, Stockton, Philip et Sigourney sont devenus les Dejatelnyi, Doblestnyi, Derzkyi et Dostojnyi, de la Flotte du Drapeau Rouge.
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John92



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MessagePosté le: Lun Déc 22, 2025 12:36    Sujet du message: Répondre en citant

...
9 août



10 août
Torpilles sous l’Atlantique Sud
Au large de Casablanca
– Un convoi en provenance de Freetown via Dakar longe la côte marocaine lorsqu’il est attaqué par un U-Boot. C’est l’U-546, qui parvient à torpiller le cargo SS Blairdevon, qui devait rallier Alger. Le cargo britannique encaisse bien le coup, mais les dégâts sont importants.






(souci de mise en italique du nom des bâtiments )
11 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de l’Irlande du Nord[/b] –



12-13 août


14 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de la Nouvelle-Ecosse


Pour l’achever, l’U-802 lance une nouvelle salve qui coule ce cargo et frappe aussi le SS Léopold L.D., un Français, qui coule lui aussi (sombre/va par le fond ? ), faisant quatre victimes.



15 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de Terre-Neuve


Ceux-ci repèrent et coulent un U-Boot en surface. Six survivants sont recueillis par le HMT (HMS ??) Lady Madeleine et confirment la perte du U-518.

Torpilles sous l’Arctique
Mer de Norvège


Le lendemain .(, ??) Radio-Berlin fera grand bruit de cette attaque, assurant avoir coulé « un porte-avions de classe Illustrious ».
Quant au Trumpeter, les dégâts étant importants et leur réparation (la remise en service ?? ) n’apparaissant pas urgente, il ne sera pas réparé .

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DMZ



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MessagePosté le: Lun Déc 22, 2025 13:05    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
11 août
Torpilles sous l’Atlantique Nord
Au large de l’Irlande du Nord[/b] – Le convoi UC-33 à destination de New York est intercepté par l’U-764, opérant maintenant seul. Le sous-marin est assez efficace. Une torpille explose dans le sillage du SS Sweepstakes, qui s’en sort dans trop de dégâts.

Sans cesser son sillon sinueux, le SS Sweepstakes s'en sortira.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Lun Déc 22, 2025 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

@ John,

Les Britishs étant très logiques, enfin suivant leurs critères, ont décidé que les chalutiers armés n'étaient pas des HMS mais des HMT ou, si on développe, des Her Majesty Trawler.

@+
Capu

PS : @ Frank et Loïc, je note les pertes mentionnées au 18 août pour la corvette et le dragueur. J'enverrai une correction de l'annexe sur les pertes de la RN quand la chrono aura avancée de quelques mois encore.
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Monomaker



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MessagePosté le: Lun Déc 22, 2025 16:36    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
17 août
Torpilles sous l’Arctique
Mer de Norvège
– Frustré, l’U-boot se passe les nerfs sur eux. Une torpille foudroie le Derzkyi (ex-USS Philip (1) ), qui coule en entraînant 117 hommes sur 124.
Mais l’U-363 est poursuivi pendant près de quatre heures par le reste de l’escorte. Vers 19h30, les efforts des HMS Venus, HMCS Algonquin et MN Vauquois donnent enfin des résultats.

Note
1-Les destroyers anciens USS Conway, Stockton, Philip et Sigourney sont devenus les Dejatelnyi, Doblestnyi, Derzkyi et Dostojnyi, de la Flotte du Drapeau Rouge.


- on s'est entendu pour translittérer tous les noms de navires soviétiques en -y à la fin et pas en -yi.

- Le destroyer HMS Venus est en Extrême-Orient depuis octobre 1943 pour escorter l'Eastern Fleet. On peut le remplacer par le HMS Volage de la même classe.
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"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 29, 2026 10:58    Sujet du message: Répondre en citant

Et pour conclure les ultimes notes "jusqu'au 20 août 44" (ouf), cette gâterie poétique de Frégaton, tout à fait dans le style de l'époque.

18 août
Vers le Pacifique
De Port-Saïd à Djibouti
Article paru dans l’hebdomadaire Cols Bleus du 18 août 1944.
De notre envoyé spécial en mer Rouge
– Il y a quelques jours, j’embarquai sur le bâtiment transport logistique Bien Hoa mouillé devant Port-Saïd. Ce navire, chargé de pièces de rechanges, de munitions et de consommables divers, doit rallier le Pacifique pour y ravitailler la force française rassemblée autour du porte-avions Jean-Bart et du puissant cuirassé Richelieu. C’est l’occasion de rappeler l’importance des navires du train d’escadre, sans qui nos fiers vaisseaux de haut-rang ne pourraient tenir le rôle admirable qu’ils jouent aux côtés de nos alliés, dans la lutte implacable que nous livrons contre l’empire du Japon.
En quittant Suez, route au sud, apparaissent les côtes brunes et arides de l’Afrique, les plages sablonneuses et mornes de l’Arabie. La mer Rouge est d’un bleu magnifique, un bleu spécial dont seul Pierre Loti possède le secret sur sa palette de peintre-écrivain. L’étrave du Liberty Ship soulève des écumes, semblant fleurir les eaux huileuses d’où s’échappent par bandes de cinq et plus de curieux poissons aux ailes d’oiseau. Une voix, dix, vingt voix de jeunes gens, à leur premier voyage au long cours, s’étonnent des passages rapides autour du bateau d’une redoutable équipe de requins. Nous en frissonnons encore aujourd’hui.
Ainsi durant quatre longs jours les éternelles scènes de cette mer à l’étroit distrairont l’équipage et les passagers malgré la chaleur suffocante, de plus en plus insupportable à mesure que nous approcherons de la Porte des Pleurs.
La Porte des Pleurs ! C’est le détroit du Bab-el-Mandeb. L’îlot de Périm en surveille étroitement l’échappée, cependant qu’à quelques milles à l’ouest, Doumeirah, île française objet de tant de convoitises, témoigne une fois encore aux cargos qui la doublent que la France, puissance charitable et pacifique, ne désire aucunement entraver le trafic des nations étrangères.
Le détroit est enfin franchi. Il fait chaud, excessivement chaud. Sur les côtes basses ou montagneuses de la Somalie, que nous suivrons désormais jusqu’à notre arrivée à Djibouti, les mirages succèdent aux mirages en de vaporeuses transpirations terrestres qui masquent les lointains. On croise un groupe d’îles, les Sept Frères ou le Djeziret Seba, bien connu des boutriers du Yémen, audacieux navigateurs à la voile dont nous aurons l’occasion de conter les merveilleuses aventures. Le golfe de Tadjourah est grandiose, impressionnant. Sur notre droite, des montagnes, devant nous des montagnes ; il semble dès lors que l’on pénètre dans un goulet. Mais bientôt la tour blanche du phare de l’île de Maskali invite les passagers aux préparatifs de l’escale prochaine. Des flamants roses pêchent sur les petites plages de l’île où, parmi les palétuviers, une famille de pélicans chasse l’imprudent poisson.
Voici Djibouti, mollement étendue sur ses plateaux de madrépores, Djibouti-la-Blanche, pays des éternelles touffeurs, avec ses maisons rases à façades neigeuses. Alors le voyageur songe au grand port de Marseille, cette partie de France sur laquelle il fixa pour la dernière fois ses yeux humides. Il songe à cette terre aimée et déjà si lointaine où les siens poursuivent leurs travaux quotidiens comme si rien d’anormal ne s’était passé, et attendent la réunion familiale de midi pour parler du voyageur, l’envier ou le plaindre peut-être, l’aimer et le sentir là, tout près, à sa place coutumière désormais déserte et vide… Ce sont là, invariables, les impressions profondes que tous ressentent, que tous n’osent traduire au moment où ils aperçoivent Djibouti-la-Blanche.
Djibouti ! Djibouti ! Ce nom évoque dans nos imaginations des paysages exotiques agrémentés de longues palmes de dattiers, un soleil éclatant, des femmes indigènes vêtues d’amples robes multicolores et des Noirs dont les torses luisant de sueur brillent sous les lumières ardentes du matin. La multitude grouillante, coquine et souvent miséreuse des petits yaou-leds (enfants) psalmodiant interminablement « Bakchich, bakchich ! » vient égayer nos yeux et les enchanter.
Nous pensons alors au grand frère colonial en surveillance à quelque poste-frontière de la brousse ou gardant quelque riche point d’eau, au marin embarqué réparant sa machine sous une température dépassant cinquante degrés… Nous entrevoyons quelque fortin à terrasse blanche, trop blanche sous l’azur irréel, aux murs épais à l’ombre desquels la patrouille des méharistes est venue cette nuit, entre deux courses policières, chercher le repos réparateur. Et nous songeons encore à l’ermitage de Bernard, au-delà de Dikhil, jeune administrateur dont la voix s’est tue pour répondre à l’Appel du Silence.
Ah ! cet appel du silence dans les brousses, nous voudrions que vous puissiez l’entendre et le comprendre, car avec lui naît et grandit le véritable Amour de la France. Allons donc écouter le langage mystérieux des Issas armés de la lance traditionnelle. Nous converserons avec quelques artisans du bled ou avec quelques pasteurs nomades transhumant leurs troupeaux. Nous admirerons au passage les belles femmes indigènes, celles des brousses désertiques et de la ville, celles des oueds et des puits, des paillottes et des caravanes chamelières.
Enfin, fatigués, rompus, nous nous reposerons dans quelque petit baraquement construit en pleine brousse par les tirailleurs sénégalais, dans cette maison de bled où la fraîcheur nous redonnera les forces nécessaires pour affronter d’autres jours de touffeur. Quand déclinera le soleil au-dessus du pays des Adaëls, de l’autre côté de Tadjourah, nous assisterons au merveilleux départ de l’astre insensible. Et non loin des minarets, nous écouterons les prêtres de l’Islam appeler les fidèles à la prière du soir : « Allah akbar. Allah akbar. Achadou ilaah ilalah »
Djibouti sera aussi pour moi l’occasion de rencontrer le commandant Rochefort, adjoint Marine et héros de 1940, et peut-être même son « ami Henry ». Dans notre dernier échange épistolaire, il m’a promis quelques visites pittoresques et un dîner autour d’un wat éthiopien au restaurant “L’étoile de Kokeb”.
P-J L, correspondant de guerre naval.
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Le Chat



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MessagePosté le: Dim Mar 29, 2026 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

Le premier jour du Bien Hoa en mer Rouge, colorisé :


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"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
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