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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 07:27 Sujet du message: |
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| Citation: | | RLM (Detlev-Rohwedder Haus, Berlin) |
Joli anachronisme.
| Citation: | | rebaptisé en 1992 de son nom actuel en honneur de Detlev Rohwedder, assassiné en 1991, et qui fut premier directeur de la Treuhand dont c'était le siège. |
_________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 08:57 Sujet du message: |
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4 août
Alliés occidentaux
Opération Olympique – Préparatifs alliés
Anvers – Alors même que le port commence à reprendre vraiment du service, plusieurs couloirs ayant été dragués et nettoyés de leurs mines, le Durham Victory achève sa première croisière en étant le premier grand bâtiment à entrer dans le port belge. Mais alors même que les pilotes anversois montent à bord pour diriger la manœuvre d’amarrage, une série de sifflements bien reconnaissables précèdent autant d’explosions qui secouent l’intégralité du port. Ce sont les premiers tirs d’artillerie allemands contre le port d’Anvers – la contre-batterie alliée ne tardera pas, et la RAF sera lancée sur les traces des canons importuns.
Relativement précise, la frappe endommage fortement deux quais du port, et le Durham Victory est touché par quelques éclats qui allument un petit incendie. Mais ce dernier est vite maîtrisé, car le navire est sauvé par sa cargaison : de la nourriture, des équipements de base (uniformes…), des médicaments, et surtout aucune munition.
Parmi les médicaments, des caisses entières de pénicilline. En effet, ce médicament, à l’essai au front depuis la campagne d’Italie, est en dotation permanente dans toutes les armées alliées depuis l’opération Dragon, en septembre 1943. Il a permis une sorte de miracle : la quasi-disparition de la gangrène gazeuse compliquant les blessures, responsable auparavant de presque 15 % des morts parmi les blessés évacués du front, ainsi que l’amélioration des conditions sanitaires dans les hôpitaux de campagne, et – également importante aux yeux du soldat allié – la rémission complète en 48 heures des cas de gonorrhée. La consommation de pénicilline est très importante, et la pause opérationnelle permet de remplir autant les magasins des services sanitaires que les arsenaux des troupes de ligne.
FUSAG
Opération Olympic – Préparatifs américains
État-major du FUSAG (Paris) – Le rééquilibrage de l’ordre de bataille américain est enfin terminé. Conformément aux décisions prises plusieurs semaines plus tôt, la 1st Army et la 7th Army sont passées en dotation complète d’antichars automoteurs, tandis que la 3rd Army, plus en arrière, regroupe l’intégralité des bataillons de canons antichars tractés, même si l’arrivée régulière de matériel neuf signifie qu’à court terme, ces bataillons deviendront eux aussi automoteurs. Afin de parer au plus pressé et de ne pas compliquer inutilement le commandement, la plupart des bataillons tractés des deux armées de ligne, plutôt que d’être remplacés par ceux de la 3rd Army, ont été directement motorisés, chose rendue possible par le calme plat sur le front.
Groupe d’Armées du Rhin
Opération Olympique – Préparatifs français
État-major du 15e GAA (Nancy) – La répartition des moyens est actée entre la 1re et la 2eArmée.
La 1re Armée, dont le secteur ira de Bitche à Lauterbourg, aura pour objectif de s’emparer de Spire puis de Mannheim. Elle disposera pour cela des IIIe et IVe CA. Frère explique très clairement à Montagne qu’il se fiera à sa perception pour décider du lâcher de la 1re DCP sur l’une ou l’autre ville afin d’en saisir les ponts.
La 2e Armée, pour sa part, reçoit les Ier et IIe CA, le CA Polonais (Armée polonaise de l’Ouest) ainsi que le RICM, dont les engins amphibies seront nécessaires pour franchir le Rhin. L’endroit du franchissement est laissé à la discrétion d’Audet, qui ne sera pas dépaysé : géographie compliquée (Rhin puis Forêt-Noire) et mélange de troupes de montagne et de divisions blindées. Bonne nouvelle : avec les milliers de soldats polonais libérés de façon plus ou moins officieuse de leur internement en Suisse, la 3e Division d’Infanterie Polonaise peut enfin passer à un format à trois brigades, malgré sa spécialité montagne.
Afin de rééquilibrer les corps de la 2e Armée, la 2e DB sera rattachée au Ier CA, la 3e BMLE Veroia-Tripolis, le 607e Rgt de Pionniers et le 1er GC passant en réserve d’armée. Cependant, après cette opération, le IIe CA apparaît comme plus léger que le Ier CA ou le CA(P). Ne disposant d’une foule de divisions, le maréchal se retrouve alors conduit à se demander si la 1re DI est en état d’être intégrée au IIe CA. Contacté directement au mépris de la voie hiérarchique – la réponse de Giraud (3e Armée) ne faisant pas de doute, Larminat réagit… prudemment. Sa division est encore très en deçà du niveau du reste du corps de bataille, mais elle est désormais capable d’opérations offensives limitées et devrait atteindre les 60 % de préparation d’ici la fin août. Elle est déjà capable de mener des opérations de niveau brigade, mais éprouve des difficultés à manœuvrer à sa propre échelle. C’est peu… Cependant, ce serait déjà bien suffisant pour se charger de flanc-garder le IIe CA, dont les divisions de montagne ne peuvent occuper la même longueur de front que leurs camarades “classiques”.
Reste à surmonter le plus gros obstacle : Giraud et Collet (Ve CA), qui ne voudront sûrement pas ainsi perdre leur seule unité véritablement “bonne de guerre”.
Guerre aérienne
La chasse a été bonne
Reims/Bétheny, 03h10 – Le commandant Dieulefit pose son Breguet 700 sur la piste balisée par des tonneaux d’huile enflammés par des rampants, qui les éteignent sitôt l’avion posé. Ils réitèrent l’opération à chaque arrivée. Le bimoteur rejoint le parking indiqué par une jeep et son pilote coupe bientôt les moteurs. Descendu, il allume une cigarette et marche vers la tente-PC, d’où sort une bonne odeur de café.
Pouyade est déjà là. Il compte ses ouailles et les points.
– Alors ?
– J’ai eu le mien, trop facile, et toi ?
– Pareil. On en est à sept, et il manque encore deux équipages.
5 août
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Préparatifs belges
Bruxelles – La 1re Armée belge se remet plutôt rapidement de ses derniers combats, d’autant plus que la libération de la plus grande partie du pays permet de recompléter les unités à marche forcée ! Un grand nombre de soldats de la campagne de 1940 ayant été démobilisés sur place et n’ayant jamais mis les pieds dans un Stalag, Bastin et Van Daele peuvent rapidement donner à la 1re Armée une consistance bien plus solide que l’assemblage actuel de leurs deux corps. Cependant, il faut rééquilibrer le nombre d’unités entre les deux – or, former une nouvelle division tient en l’état actuel de la gageure.
Et puis il faudra bien construire un état-major d’armée ! Et quelqu’un devra prendre la tête de cette “véritable” 1re Armée. Par le plus grand des hasards, il se fait que depuis quelques mois, le commandement des Forces Belges en Méditerranée n’a plus trop de travail…
FUSAG
Opération Olympic – Préparatifs américains
Hôpitaux de campagne de la 3rd US Army (Verdun) – Une conclusion inattendue de la bataille de Verdun est cependant dûment notée par les états-majors : les rations K sont parfaitement insuffisantes pour nourrir le soldat pendant plus d’une semaine. Le déficit entre l’apport de ces rations et les besoins du soldat en campagne est de l’ordre de plus d’un millier de kilocalories par jour ! Les médecins, américains comme français, sont unanimes sur l’état des soldats qu’ils voient depuis Wacht am Rhein (et déjà pendant) : amaigrissement généralisé et même nombreux cas d’inanition. Il apparaît que les GI examinés ont été dangereusement sous-alimentés depuis Overlord ! Les praticiens affirment même que si l’intendance avait été mieux conçue, des centaines voire des milliers de soldats auraient eu les forces nécessaires pour survivre à leurs blessures.
Ce rapport fait l’effet d’une bombe au Quartermaster Corps, qui a défendu bec et ongles ces rations K sans les avoir testées de manière suffisante. De fait, les soldats qui les avaient consommées lors de leur évaluation n’avaient eu pour toute épreuve qu’une marche de dix-huit kilomètres par jour sur terrain plat, ou peu s’en fallait !
Groupe d’Armées du Rhin
Opération Olympique – Préparatifs français (et polonais)
2e Armée française (Colmar) – L’état-major de l’armée est d’ores et déjà en train de se (re)constituer dans la ville. Les officiers polonais sont les premiers arrivés et s’installent déjà. En tête, bien sûr, Wladislaw Anders. A défaut de commander lui-même l’armée, il sera l’adjoint d’Audet. Ce dernier n’étant pas encore arrivé – la faute aux habituelles contingences balkaniques – l’énergique général polonais imprime déjà sa marque sur ce qui, selon lui, aurait dû être son armée !
Avec les cartes d’état-major à sa disposition (quelle belle invention que le Service Géographique de l’Armée !), il peut déjà déterminer quelques pistes prometteuses et lancer des reconnaissances des berges allemandes du Rhin. Selon les premiers renseignements rapportés par les corps-francs ou les commandos, la rive est très peu gardée, quasiment vide d’ennemis !
Mais pour l’instant, il faut attendre la remontée du IIe CA vers le nord. Elle ne devrait plus tarder : le front italien sera bientôt stabilisé et, en tout cas, il est à présent suffisamment éloigné des frontières françaises.
Guerre aérienne
Revanche tardive
Reims/Bétheny – La lecture des journaux enthousiasme le petit mess où les équipages des chasseurs de nuit se retrouvent.
– T’as vu ça ? Mölders s’est crashé !
– Ouais, les Boches disent que son avion s’est écrasé dans la nuit du 3 au 4 au nord de Berlin… Ils parlent d’un accident, mais on sait ce que ça veut dire !
– Eh mais… C’est pas Gus qui était sur le secteur ?
– Si… Gus !
– Oui ?
– Regarde ! T’as descendu Mölders ! L’évadé du Sahara !
– Hein ?
– Lis ! Pomier-Layrargues est vengé !
– Mmm… Peux pas dire que j’en sois fier, il devait être passager, et…
– C’est le résultat qui compte ! Et ça va faire remonter notre réputation à l’état-major, ça ! Huit victoires, dont Mölders !
6 août
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Préparatifs cartographiques
Bruxelles – Signe des temps, les préparatifs de Majestic utilisent les dernières cartes du jeu GSGS 4042, qui couvre le nord de la France et le Benelux. Afin de mieux pouvoir planifier l’opération, les officiers de l’état-major du 21e GAA ont donc officiellement ouvert les cartes de la série 4346, couvrant l’Allemagne elle-même. Quant à la série 2738, couvrant la France au sud-ouest de la ligne Saint-Malo - Strasbourg, elle est définitivement remisée et renvoyée au Geographical Service du General Staff, au War Office de Londres, pour archivage…
Ce carroyage a été réalisé en coordination avec le Service Géographique de l’Armée française et l’Army Map Service américain.
7 août
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Préparatifs aéroportés britanniques
Bruxelles – L’état-major du Ist Airborne Corps britannique est installé dans la capitale belge, désormais bien encombrée, pour apporter la touche finale aux opérations aéroportées de Majestic. Elles sont d’envergure modeste comparées à celles d’Overlord, et ce déploiement devrait avoir surtout un rôle de “déception”. En effet, Sir Frederick Browning et ses officiers doivent monter une fausse opération de largage du côté de Nimègue et d’Arnhem, une fois la conquête d’Aix-la-Chapelle en bonne voie. L’objectif sera de faire croire à un épuisement des troupes britanniques engagées sur Aix et un report de l’exploitation vers le nord, alors que les véritables parachutages auront lieu juste après la prise d’Aix et de Maastricht. S’il s’avère que la prise d’Aix est effectivement trop coûteuse, l’opération de déception visera Düsseldorf et le véritable lâcher aura lieu sur Nimègue.
Consultés, les Belges trouvent ce plan quelque peu compliqué et peu pratique, mais les Britanniques ne tiennent pas compte de ces observations : l’Armée impériale est méthodique et appliquée, nul doute qu’elle pourra exécuter ce plan à la perfection.
FUSAG
Opération Olympic – Préparatifs aéroportés américains
Reims – La base aérienne de Reims a repris du service pour les Alliés depuis quelques semaines déjà, et le génie fait bon usage des installations de Junkers pour installer à cet endroit le XVIIIth US Airborne Corps, sous les ordres directs de Bradley. Ce corps regroupera sous peu les 82nd et 101st Airborne. Il sera commandé par Matthew B. Ridgway, qui transmet le commandement de sa 82nd Airborne à James M. Gavin (1).
Leur but est similaire aux Britanniques, à ceci près que les Américains ne chercheront pas à tromper l’ennemi : leur but est un lâcher massif et rapide pour s’emparer d’un ou plusieurs ponts sur le Rhin et pour les tenir jusqu’à la relève. Fort heureusement, les ponts situés hors des grandes agglomérations ne manquent pas : dans la zone prévue pour le franchissement américain, Worms, Gernsheim, Neuwied ou Remagen sont tous de bons candidats. En particulier Worms et Neuwied : ce sont de petites villes et elles possèdent toutes deux à la fois un pont routier et un pont ferroviaire.
Groupe d’Armées du Rhin
Opération Olympique – Préparatifs français
État-major du 15e GAA (Nancy) – Grâce à l’appui de Paul-Boncour (meilleur négociateur que De Gaulle, au moins avec Giraud), Frère obtient le transfert de la 1re DI au IIe CA. Collet devra s’assurer qu’elle dispose des meilleurs éléments de son Ve CA !
Mortifié, Collet doit faire avec les unités restant à sa disposition pour assiéger les Festungen de l’Atlantique – seulement, car les Canadiens ont accepté, finalement, de se charger tout seuls de Dunkerque et Boulogne. Il reste donc Quiberon – gênante pour ses canons, mais dont la garnison ne risque pas de faire une sortie – La Rochelle – où la trêve tient toujours – et Saint-Nazaire. La meilleure solution est de faire garder les deux principales forteresses par la 23e DI et la 25e DI, tandis que le gardiennage de Quiberon et la garnison de Lorient seront confiée à une série de régiments d’infanterie récemment recréés : les 51e, 57e, 110e et 170e RI (2), renforcés par le 1er BILF. Le commandement de cette force hétéroclite et certes pas apte au combat est confié à… personne : l’état-major de Collet s’en chargera en direct depuis Nantes.
8 août
21e Groupe d’Armées Allié
Un nouveau chef pour la 1ère Armée belge
Bruxelles-Melsbroek – Le DC-3 venant de Paris qui atterrit au nouvel aéroport de Bruxelles (la ville à la curieuse habitude de faire construire ses aérodromes par les Allemands qui l’occupent, comme Haren durant la Première Guerre mondiale !) est accueilli par le général Van Strijdonck de Burkel, avec garde d’honneur.
Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit le nouveau chef de la 1re Armée belge ! Maurice Keyaerts vient en effet de recevoir sa nomination à la tête de cette grande formation. Mais toujours, bien sûr, au nom du Roi, ce qu’il ne manque pas de rappeler dans une conversation anodine le soir-même au général Van Overstraeten.
Westheer
Inquiétudes et replâtrages
Westheer – La pause opérationnelle ne profite pas qu’aux Occidentaux, loin de là ! Depuis plusieurs semaines, les divisions allemandes se réorganisent, tentent de retrouver un certain nombre de capacités perdues, et reçoivent des compléments en hommes et en matériels. Mais ceux-ci illustrent bien la décrépitude de la Westheer : nombre des bataillons intégrés au sein des divisions sont des Magentruppen – ils sont composés d’hommes souffrant de maux divers, notamment digestifs (ulcères) qui les rendaient auparavant inaptes au service. Dans certaines divisions, les personnels issus des troupes de forteresse, ceux des régiments d’instruction et ces fameux Magentruppen sont plus nombreux que les rescapés des combats d’avril à juillet ! On est loin des belles unités de naguère, capables de tenir tête aux divisions des Alliés.
Tant pis, c’est avec ces unités que von Rundstedt, Manstein et Kesselring réorganisent la défense du Reich à l’ouest. C’est peu dire que les changements sont radicaux.
Toutes les Panzerbrigaden, qui ont montré leur peu d’utilité, sont dissoutes pour accélérer la reconstitution de la 2. Panzer, de la 21. Panzer et de la 3. PzGr. Les deux premières, avec le 504. Schw Pz Abt, permettent de reformer le LXXX. AK, sous la direction cette fois de Traugott Herr, sorti de la réserve. Ce corps fera partie de la 5. Panzer-Armee, nouvellement créée. A sa tête, Heinrich Eberbach, qui laisse le commandement du PanzerGruppe West (rebaptisé LXVI. PzK) à Gerhard von Schwerin. La 5. PzA comprend aussi le LXXXVIII. AK (Hans-Wolfgang Rheinhard), subtilisé à la 15. Armee. Afin de remplacer Erich Straube à la tête du LXXXV. AK, Curt Gallenkamp est également rappelé de sa courte retraite, et ce corps est musclé par l’ajout de la 91. Luftlande, elle-même remplacée comme réserve d’armée par la 3. Panzer-Grenadier. Enfin, Gustav-Adolf von Zangen, dont l’état-major du LXXXIV. AK ne disposait plus d’aucune troupe, doit commander le front du Rhin face aux Français, avec les seules 545. et 546. VGD – pour l’instant.
Début septembre, von Rundstedt devrait récupérer la 553. VGD et la 556. VGD, ainsi que la 6. Fallschirmjäger. Leur affectation aux différents corps ne saurait tarder.
9 août
FUSAG et Groupe d’Armées du Rhin
Opération Downfall/Déluge – Retour d’Italie
Alpes – Alors que les états-majors du FUSAG et du Groupe d’Armées du Rhin travaillent d’arrache-pied à la mise en œuvre de Downfall/Déluge, des troupes françaises et américaines reviennent d’une difficile mais victorieuse campagne d’Italie. Le IIe CA français passe les Alpes par le col de Montgenèvre et la vallée briançonnaise, alors que le IInd US Corps, plus lourd, passe par la côte.
Groupe d’Armées du Rhin
Opération Olympique – Retour des Balkans
Mulhouse – La 2e Armée s’est reformée plus que rapidement. Cependant, le remplacement des officiers d’état-major grecs, mais aussi yougoslaves et britanniques par des officiers polonais conduit à un certain nombre de retards, d’ailleurs attendus. Fort heureusement, le IIe Corps polonais, désormais placé sous le commandement du général Józef Ludwik Zając puisqu’Anders est devenu l’adjoint d’Audet, a déjà combattu sous commandement français et les rapports sont cordiaux.
L’arrivée du général Sylvain Audet se fait donc dans la sérénité et la concentration que l’on attend d’hommes rodés au combat interarmes. Audet appréciera beaucoup de s’éloigner de l’atmosphère kafkaïenne de haines interethniques qu’il a trop respirée en Yougoslavie.
10 août
Libération et Libérateurs
Les Festungen de l’Atlantique
Lorient – Port-Louis est tombé, mais il reste des éléments de la Festung Lorient qui interdisent d’utiliser le port.
A la base de la presqu’île de Quiberon, la batterie du Bégo comporte III x 340 mm Schneider 1912 sur affût ALVF. Ces pièces, servies par le Marine Art Abt IV/264, occupent trois cuves de 36 mètres de diamètre (une quatrième n’est pas armée). Elles sont protégées par 60 blockhaus et 10 pièces de 75, qui barrent l’accès à la presqu’île. Cependant, les grosses pièces ne peuvent tirer contre la terre sans d’importants travaux, que les Allemands vont entamer et que les Français (et les Françaises) vont faire traîner jusqu’à la fin.
Les Françaises, car la batterie est régulièrement la cible du premier Groupe de Chasse exclusivement féminin, commandé par Marcelle Choisnet et baptisé (officieusement) GC Claire-Roman. Ses vieux P-39 vont braver la flak pour interrompre les travaux. Le GC féminin harcèle aussi de temps en temps Saint-Nazaire, histoire de montrer les cocardes, mais il épargne La Rochelle et ses dépendances, trêve oblige.
Cependant, tout près de Lorient, Graves irrite le général Boivin, de la 23e DI. Elle empêche la population de Lorient (ou ce qui en reste) de dormir tranquille et gêne le nettoyage et le début de la reconstruction du port.
Comme Port-Louis, la presqu’île manque de ravitaillement, mais elle aligne IV x 105 mm sous casemate dirigés vers la mer et III x 105 sur plate-forme, qui peuvent tirer vers la ville. Tous sont servis par le Marine Art Abt III/264. De plus, Graves est soutenue par la batterie du Grognon, hors d’atteinte sur l’île de Groix, qui est armée de VI x 138,6 mm 1924 (3). Enfin, l’île possède une flak légère et, sur le littoral, IV x 105 mm et VI x 75 destinés à interdire un débarquement. La batterie du Grognon pourrait d’ailleurs interdire l’accès de Lorient à elle toute seule, d’où l’inutilité d’une action contre Quiberon.
Pour s’emparer de Graves, il faut neutraliser Groix le temps que les meilleurs éléments de la 23e DI attaquent la presqu’île et obtiennent sa reddition. Dans ce but, l’Armée a carrément obtenu l’aide de l’Armée de l’Air et de la Marine !
Certes, le cuirassé Lorraine ne servait que de ponton-école à Mers-el-Kébir, mais en l’absence de toute Luftwaffe, son équipage a pu être complété a minima : les élèves canonniers et leurs instructeurs arment les deux tourelles de 340 en état et quelques casemates de 138. Le surplus a été débarqué. Pour la conduite de tir, les élèves ont été débarqués (sauf les deux meilleurs, pour qui c’est une récompense jalousée !) et les instructeurs servent les télépointeurs et télémètres. Le PC Artillerie a été dépanné par le Colbert (désarmé à Toulon). Un complément de chauffeurs, mécaniciens et électriciens a été trouvé dans les dépôts pour avoir des quarts normaux à la mer, sans oublier gabiers, manœuvriers, timoniers, radios et détecteurs pour la même raison. Quelques bâtiments ASM au repos entre deux convois servent d’escorte.
Entre deux séries de salves de la Lorraine, les P-39 de Marcelle Choisnet doivent arroser les moindres créneaux de Groix. La puissance de feu de ses appareils risquant d’être un peu faible, la “patronne” du GC Atlantique (nom officiel du GC Claire-Roman) a sollicité un coup de main du Coastal Command, qui a accepté. Non sans étonnement, le Squadron Leader Alfred Kitchener Gatward, du Sqn 404 (RCAF), prévenu de sa mission mais non du sexe des pilotes qu’il devait soutenir, a donc vu arriver sur son terrain une jeune femme dans un Airacobra fatigué (mais toujours vaillant). Les ordres du Coastal Command parlaient en effet du “Squadron Leader Marcel Choisnet”… Mais c’est bien Marcelle Choisnet qui a expliqué la situation aux aviateurs britanniques lors d’un briefing spécial (4), puis a menés quelques-uns d’entre eux jusqu’à Groix pour reconnaître leur future cible.
C’est ainsi que, ce matin, pendant que la vieille Lorraine pilonne les casemates de Groix côté océan, les Beaufighter britanniques attaquent le Grognon à la roquette de l’autre côté, avant que “les filles de Marcelle” (Marcelle’s Girls pour les hommes du Sqn 404) viennent raffiner en effectuant une démonstration de tir de précision au 37 mm. Démonstration si précise et de si bas, d’ailleurs, que le Squadron Leader Gatward juge nécessaire, pour l’honneur de la RAF, de revenir arroser au 20 mm tout ce qui pourrait encore bouger…
Ces attaques mettent la batterie hors de combat pour un bon moment, bien assez longtemps pour que l’infanterie française monte avec succès à l’assaut de la pointe de Graves. Les jours suivants, les Allemands de Groix n’essaieront pas de se venger sur ce qui reste de Lorient…
Lorient, qui est enfin débarrassée de la menace des 105 mm de Graves. Il semble qu’après avoir assisté à la triple correction infligée à Groix, le moral des défenseurs de la presqu’île se soit écroulé, au point qu’ils n’aient pas opposé une résistance trop farouche… même si ce n’est pas exactement ce que rapportera le bulletin de victoire de la 23e DI. Par la suite, le gros de celle-ci sera mis en ligne du côté de Saint-Nazaire.
FUSAG
Des “colored” trop bien intégrés
Mettlach (Sarre) – De façon complètement inattendue, sans préparation d’artillerie ou d’aviation, des positions de la LAH sont assaillies par des GI… un peu inhabituels, qui profitent de leur surprise pour s’emparer du hameau d’Orscholz. En fait, cet assaut a été ordonné par Crittenberg pour tester les qualités des soldats colored récemment affectés dans plusieurs bataillons de la Big Red One. En effet, sur ordre d’Ike et de Bradley, des sections de soldats noirs ont été intégrées dans près de 30 compagnies de combat de bataillons en ligne, afin de remplacer les fantassins perdus lors des combats de mai et juin. Les Européens faisant grand usage de leurs troupes coloniales et en étant très satisfaits, il paraissait difficile aux grands chefs de l’US Army de considérer que leurs negroes américains (malgré tout !) étaient moins aptes au combat qu’un tirailleur sénégalais ou qu’un chamelier du Somaliland. Le comportement des Buffalo Soldiers de la 92nd Infantry sur le front italien aurait pu suffire à la démonstration, mais une expérience sur le front principal de la guerre a quand même semblé nécessaire.
L’attaque conforte les grands chefs dans leurs espérances – et dans leurs craintes. Aucun des soldats noirs n’a fait défaut personnellement dans cette attaque mineure : tous étaient volontaires et venus d’armes de soutien, ce qui contrastait avec leurs camarades blancs, pour la plupart des conscrits manquant d’expérience. Mais leur collaboration avec leurs frères d’armes a été loin d’être parfaite, parfois à cause des préjugés des Blancs… mais la plupart du temps en raison de la volonté des soldats colored de bien faire, voire de trop bien faire ! C’est ainsi qu’un officier a dû arrêter in extremis une trentaine de soldats noirs qui allaient s’élancer seuls et sans appuis à l’assaut du château de Montclair, pourtant situé de l’autre côté du fleuve.
Dans l’immédiate après-guerre, les sondages au sein des divisions américaines sur le déploiement de soldats noirs dans des unités de combat à majorité blanche montreront un très net déclin des préjugés parmi les GI ayant eu l’occasion de combattre côte à côte avec des volontaires noirs ou même en ayant seulement entendu parler.
Notes
1- Celui-ci n’a que 37 ans, ce qui en fait le plus jeune général américain à la tête d’une division depuis la guerre de Sécession.
2- Les quatre “régiments” sont en réalité des bataillons de marche formés et commandés par des FFI à qui l’on a attribué un numéro régimentaire. Ils sont pour la plupart encore équipés de fusils MAS-36 ou Lebel et leurs uniformes sont également obsolètes : casques Adrian Mle 1935 pour la plupart, et tenues 41 mâtinées de brêlages de 1940. Bien plus tard, ces tenues atypiques feront le bonheur des collectionneurs.
3- Les Allemands ont récupéré ces pièces à Lorient, où elles étaient inutilisées, le plan d’armement des croiseurs auxiliaires qu’elles devaient équiper n’ayant pas été achevé en 1940.
4- Selon le journal de marche du Sqn 404, le silence était tel pendant que la Squadron Leader Choisnet parlait qu’on se serait cru dans une église ou un temple… |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 09:06 Sujet du message: |
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Précisons que l'épisode sur la presqu'île de Graves, Groix, etc, est dû à ma plume, avec un considérable coup de main de Capu Rossu. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4033 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 10:26 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | 4- Selon le journal de marche du Sqn 404, le silence était tel pendant que la Squadron Leader Choisnet parlait qu’on se serait cru dans une église ou un temple… |
On sent en effet qu'elle commande l'attention.
 _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3829 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 10:28 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 4 août
Alliés occidentaux
Opération Olympique – Préparatifs alliés
Anvers – Alors même que le port commence à reprendre vraiment du service, plusieurs couloirs ayant été dragués et nettoyés de leurs mines, le Durham Victory achève sa première croisière en étant le premier grand bâtiment à entrer dans le port belge. Mais alors même que les pilotes anversois montent à bord pour diriger la manœuvre d’amarrage, une série de sifflements bien reconnaissables précèdent autant d’explosions qui secouent l’intégralité du port. Ce sont les premiers tirs d’artillerie allemands contre le port d’Anvers – la contre-batterie alliée ne tardera pas, et la RAF sera lancée sur les traces des canons importuns. |
Comprends pas : normalement, les obus sont supersoniques, on n'entend le sifflement qu'après l'impact, non ?
Et puis le front est si proche qu'Anvers soit à portée de l'artillerie allemande ? _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 10:46 Sujet du message: |
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1) Sifflements, explosions : Tout dépend où se trouve celui qui écoute. Si vous êtes assez loin de l'explosion pour assurer votre sécurité, c'est le sifflement d'abord…
2) Pas si loin que ça ! Les gros calibres peuvent atteindre le port. Problème, bien sûr : les gros calibres font de grosses cibles pour l'aviation. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5202 Localisation: La Baule
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 10:49 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: |
2- Les quatre “régiments” sont en réalité des bataillons de marche formés et commandés par des FFI à qui l’on a attribué un numéro régimentaire. Ils sont pour la plupart encore équipés de fusils MAS-36 ou Lebel et leurs uniformes sont également obsolètes : casques Adrian Mle 1935 pour la plupart, et tenues 41 mâtinées de brêlages de 1940. Bien plus tard, ces tenues atypiques feront le bonheur des collectionneurs.
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S'il s'agit de la tenue Mod 41 FTL, elle n'a rien d'obsolète (cf annexe B Y1):
https://1940lafrancecontinue.org/images/?q=image/434-1942-tenue-mod-41-base
| Citation: | Les premières tenues, officiellement baptisées “tenues modèle 41” et officieusement “tenues
CREPA” furent distribuées début 1942, d’abord aux unités partant combattre dans le
Péloponnèse, puis aux troupes se préparant pour Torche. Il fallut cependant plus de deux ans,
jusqu’au milieu de 1944, pour rééquiper l’ensemble de l’armée avec la nouvelle tenue. |
La tenue mod 41 OTL (armée d'armistice) n'a jamais existé FTL et pour cause. Dans le cas présent on peut plutôt parler de tenue mod 38 et d'équipement mod 35 qui étaient les standards de l'infanterie en 39/40.
Je sais, je pinaille...  _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 10:58 Sujet du message: |
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N'hésite pas à pinailler !  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Jilos
Inscrit le: 29 Déc 2019 Messages: 195 Localisation: Soissons
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 11:03 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: |
Notes
2- Les quatre “régiments” sont en réalité des bataillons de marche formés et commandés par des FFI à qui l’on a attribué un numéro régimentaire. Ils sont pour la plupart encore équipés de fusils MAS-36 ou Lebel et leurs uniformes sont également obsolètes : casques Adrian Mle 1935 pour la plupart (...). |
D'après les annexes concernant les uniformes, j'avais compris que le casque Adrian 1935 (en fait modèle 1926) restait en dotation toute la guerre FTL. Or cette note suggère que non, puisqu'il fait partie d'un équipement "obsolète". Ce ne serait pas plutôt des modèles 1re GM (modèles 1915 ou 1918) ? |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4033 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 11:41 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | L’arrivée du général Sylvain Audet se fait donc dans la sérénité et la concentration que l’on attend d’hommes rodés au combat interarmes. Audet appréciera beaucoup de s’éloigner de l’atmosphère kafkaïenne de haines interethniques qu’il a trop respirée en Yougoslavie. |
Ah, coquille: Sylvain au lieu de Sylvestre.
Mais ça fait plaisir de le voir revenu en France, après tout ce qu'il a dû endurer dans les Balkans. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3829 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 12:02 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | 1) Sifflements, explosions : Tout dépend où se trouve celui qui écoute. Si vous êtes assez loin de l'explosion pour assurer votre sécurité, c'est le sifflement d'abord… |
Le texte parle de l'embarquement des pilotes, nous sommes donc d'un point de vue subjectif dans leur environnement immédiat, sur le Duhram Victory ou à proximité, on pense tout de suite à leur perception. Donc vision des explosions suivi du son des explosion, suivi du sifflement des obus. Il faudrait, en effet, être assez loin pour avoir l'effet inverse (et de préférence sous la trajectoire) et il n'est pas sûr qu'on puisse voir les explosions ou entendre les sifflements d'un lieu situé à une telle distance et dans une telle direction.
D'autre part, si les pilotes anversois montent à bord, le navire est encore loin des quais, il ne peut être touché par une frappe qui les vise. Si on est à quelques kilomètres on peut en effet avoir une perception des sifflements légèrement avant celle des explosion mais après leur vision (ce dernier point dans tous les cas). Mais je me demande si les pilotes belges ne font pas également le pilotage depuis l'embouchure, je pense que ce sera certainement le cas à ce moment de la guerre, les Néerlandais n'étant absolument pas en mesure de déjà remettre en place ce service alors que Flessingue vient seulement d'être libérée.
| Casus Frankie a écrit: | | 2) Pas si loin que ça ! Les gros calibres peuvent atteindre le port. Problème, bien sûr : les gros calibres font de grosses cibles pour l'aviation. |
Le seul gros calibre que j'ai trouvé qui puisse le faire (hormis l'artillerie sur voie ferrée mais je ne pense pas que ce soit envisageable) sont les 17 cm K-18 qui ont une portée de 29.600 m (le front est, au plus près, à quelques vingt kilomètres et les pièces ne peuvent pas être à moins d'une dizaine de kilomètres de celui-là). Comme 338 exemplaires seulement ont été produits OTL, il ne peut y en avoir beaucoup. _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Jilos
Inscrit le: 29 Déc 2019 Messages: 195 Localisation: Soissons
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 12:51 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Précisons que l'épisode sur la presqu'île de Graves, Groix, etc, est dû à ma plume, avec un considérable coup de main de Capu Rossu. |
Ça ne serait pas Gâvres, plutôt que Graves (dans le Médoc) ? |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 13:05 Sujet du message: |
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1) Le Durham Victory est en effet assez loin pour percevoir les sifflements avant les explosions.
Du coup, c'est un obus égaré qui va être responsable des légers dégâts sur le navire.
2) Les canons sont peu nombreux, c'est sûr.
3) Bien sûr, Gâvres. Désolé de cette contamination viticole.
Je précise / corrige tout ça. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1728 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 13:06 Sujet du message: |
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| Jilos a écrit: | | Casus Frankie a écrit: |
Notes
2- Les quatre “régiments” sont en réalité des bataillons de marche formés et commandés par des FFI à qui l’on a attribué un numéro régimentaire. Ils sont pour la plupart encore équipés de fusils MAS-36 ou Lebel et leurs uniformes sont également obsolètes : casques Adrian Mle 1935 pour la plupart (...). |
D'après les annexes concernant les uniformes, j'avais compris que le casque Adrian 1935 (en fait modèle 1926) restait en dotation toute la guerre FTL. Or cette note suggère que non, puisqu'il fait partie d'un équipement "obsolète". Ce ne serait pas plutôt des modèles 1re GM (modèles 1915 ou 1918) ? |
En fait "obsolète" n’est peut-être pas le bon terme.
Il faut plutôt comprendre dépareillé ou bariolé, des éléments modernes (tenue 41) côtoyant des effets de récupération. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 21, 2025 13:12 Sujet du message: |
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1) Le Durham Victory est en effet encore assez loin des quais, d'où le fait que les sifflements sont entendus avant les explosions.
C'est d'ailleurs un obus égaré (ça arrive, allô allô, le petit obus de 17 cm attend son K-18 à l'arsenal…) égaré, donc, qui va tomber près du navire.
2) Les canons sont peu nombreux (ce n'est pas dit, mais il n'est pas dit non plus qu'il y en a beaucoup ! Si c'était le cas, les dégâts seraient plus importants).
3) Merci Jilos - quoique j'aurais attendu cette correction de la part d'un certain habitué de la rocade de Bordeaux……
Désolé pour cette contamination viticole !
Je corrige / précise ces trois points. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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