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1940 - La France continue la guerre
 
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Gestion des prisonniers de l'Axe
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2025 08:33    Sujet du message: Répondre en citant

houps a écrit:

Quant à savoir si chez les méharistes se trouve un officier curieux de dessins visibles sur des roches du Sahara profond, alors là....


Je crois savoir de qui tu veux parler, un ancien de la légion que j'ai connu, à la retraite il avait un bar-restaurant à Savines-le-Lac dans les hautes-Alpes, un été (il y a plus de 35 ans de cela) j'ai été serveur dans sa gargote, il m'a raconté comment il a trouvé une grotte remplis de peintures murales.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juin 10, 2025 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

Y aurait-il un volontaire pour reprendre le sujet lancé par Canonrichelieu (lui-même, pourquoi pas) et pour le réécrire en tenant compte de toutes les observations corrections compléments etc des uns et des autres ?
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loic
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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 08:16    Sujet du message: Répondre en citant

Reprise des messages pertinents du sujet "nombre de prisonniers que la France à dans ces camps ?"

canonrichelieu a écrit:
Loïc: ne serait-il pas plus intéressant de faire le contraire ( le Canada et les USA envoyant de la nourriture par convoi)?

le bilan du GD nous donne une estimation de 6000 prisonniers ayant effectuer le GD et 500 prisonniers politique sensible.

De plus archibald nous apporte dans le sujet "saharage - waterloo des étoiles & prisonniers allemands" (page 6) une discution entre Germaine l'Herbier Montagnon et Adrienne Bolland en aout 1941 une liste des camps de prisonniers et de leur commandant respectif.

Général Maurice Gamelin, Gouverneur d'Afrique du Nord pour les Allemands Captifs (GANAC).
Tataouine, Tunisie.

Général Victor Bourret, Zinder
Général Freydenberg, Ouarzazate
Général Garchery, Mopti
Général Laure, Gao
Général Flavigny, Nema
Général Blanchard, Adrar
Général Germain, Agadez
Général Keller, Tindouf (ROGNTUDJU !!!)
Général Condé, Reggane
Général Touchon, Tamanrasset
Général Prételat, Aguemar
Général Colson, Kayes

FREGATON a écrit:
JPBWEB a écrit:
loic a écrit:
J'ai déplacé le sujet.

Juste un début de réponse : OTL, des prisonniers de guerre italiens de la guerre du désert ont été envoyés aux USA. FTL, il en sera probablement pareil, car l'AfN aura déjà du mal à nourrir l'afflux de population issu du GD.


OTL, le Queen Mary a ete amenage pour transporter les PG allemands et italiens vers le Canada. FTL, il pourrait en etre de meme du Normandie.


En fait peu importe, FTL les 2 Queen et le Normandie sont déjà aménagés en transport de troupes (AP), donc GI à l'aller et PG (plus quelques rapatriés alliés) au retour. C'est aussi valable pour les autres AP (Pasteur, Ile de France...).
La logique voudrait que seuls les PG qui peuvent utilement servir de main d'oeuvre localement restent en AFN. Cela ne concerne que les allemands captifs à haute efficacité...

Du coup Gamelin devient le Gouverneur d'Afrique du Nord pour les Allemands Captifs à Haute Efficacité (GANACHE)...
Laughing

canonrichelieu a écrit:
otl,plus de 51 000 des 425 000 prisonniers de guerre détenus aux États-Unis étaient italiens.

En septembre 1943, Mussolini est renversé. L'Italie rejoint le camp des Alliés. Cela ne change en rien le sort des prisonniers de guerre italiens qui restent internés en raison de la pénurie de main-d'œuvre au Royaume-Uni et aux États-Unis.
quand sera t il en FTL? au lieu des USA pourquoi pas l'Algérie avec ravitaillement des USA par convoi ?

DMZ a écrit:
Les prisonniers, il faut les garder ce qui nécessite des ressources. En AFN ou en GB, ils risquent de s'évader et de rejoindre l'Allemagne avec des renseignements cruciaux [1]. Donc autant les envoyer aux USA où ils auront un mal de chien à rejoindre la mère patrie et allégeront les armées locales (Royaume Uni comme France).

[1] OTL, un seul prisonnier allemand aux USA réussit son évasion et parvint à rejoindre l'Allemagne ; les renseignements qu'il rapporta sur l'organisation des convois alliés permirent d'améliorer les tactiques d'attaque des meutes. Heureusement, il était déjà bien trop tard pour que ce soit efficace.

Etienne a écrit:
Un seul?

J'ai le souvenir d'un pilote, mais ça me surprend qu'il soit le seul, il y avait bon nombre de réseaux allemands aux USA.

Le Sahara me paraît plus sûr, cf "l'enfer de Xique-Xique" de Tillieux.

DMZ a écrit:
OTL, c'est 430.000 prisonniers allemands aux USA. Impossible de gérer ça au Sahara.

Oui, un seul évadé ayant réussi à revenir en Europe. Et très peu d'évadés qui ne seront pas repris aux USA. Rendez-vous compte, il y en eu même un pour voyager à l'arrière d'un bus avec les Noirs et même à céder sa place à l'un d'entre eux... Un autre se fit embaucher dans une ferme et travailla si bien qu'il fut augmenté au dessus du seuil au delà duquel il fallait le déclarer et le shériff vint voir pourquoi ce jeune homme n'était pas recensé...

Source (de mémoire, je l'ai lu il y a une éternité) : "Les prisonniers Nazis en Amérique", Daniel Costelle, Jean-Paul Bled.

JPBWEB a écrit:
Etienne a écrit:

J'ai le souvenir d'un pilote, mais ça me surprend qu'il soit le seul, il y avait bon nombre de réseaux allemands aux USA.


Il s'agit de l'Oberleutnant Franz Xaver Baron von Werra. Officier non-orthodoxe, issu d'une vieille famille noble ...valaisanne, et serial-evadé. Fait prisonnier lors de la bataille d'Angleterre, il tente de se faire passer pour un pilote hollandais et se faire remettre un avion pour regagner le continent.

Envoyé au Canada, dans un camp très loin dans l'intérieur, il profite d'une halte près de Montréal du train qui l'y emmène pour sauter d'une fenêtre et disparaître dans la nature. On est en janvier 1941, malgre la neige, il parvient a franchir le fleuve Saint-Laurent pris par les glaces et a pénétrer aux Etats-Unis, alors encore neutres. Il y est inculpé d'immigration illégale, mais le consul allemand parvient à l'exfilter par le Mexique, le Brésil et l'Espagne.

Décoré de la Ritterkreuz par Hitler et promu Hauptmann par Göring, il périt le 25 octobre 1941 lors d'un vol d'entraînement aux Pays-bas.

C'est une extraordinaire aventure, et celle d'un homme d'exception, mais elle ne fut possible que parce que les USA étaient encore neutres à l'époque. Par la suite, il y eut des tentatives d'évasion de prisonniers allemands, mais sans succes.

On a tiré un film de l'aventure de von Werra, qui fut incarné par l'excellent Hardy Krüger, et von Werra lui-même a laissé un récit de son évasion, qui fut adapté et publié sous le titre Le Prisonnier Récalcitrant par Fritz Wentzel (je me souviens l'avoir lu).

Casus Frankie a écrit:
En fait, il est évoqué quelque part que les prisonniers italiens dans leur majorité, et quelques Allemands (ils supportent moins bien la chaleur Wink, sont employés sur le chantier du chemin de fer trans-Maghreb (continuité et doublage de la voie).

JPBWEB a écrit:
demolitiondan a écrit:
Genève - celle qui dit qu'elle ne peut pas utiliser les prisonniers pour des taches liés au conflit en cours. Exit dont le matériel. Mais il reste tout le reste !
Les besoins de l'AFN en 40-41 sont immenses, et puis pour saboter un sac de ciment ou de grains faut se lever tot. Bien sûr, la main d'oeuvre ne sera sans doute pas la plus motivée. Mais une fois les purs nazis et fascistes écartés, les autres suivront mollement le mouvement : ennui, rations supérieures, tout ca ...


L'ardeur à la tâche est une constante du caractère teuton. Pour peu qu'ils se prennent au jeu, le rendement risque de faire un bond spectaculaire. Et ne dit on pas dans leur belle langue que 'Arbeit Macht Frei'?

Pour ce qui est des dockers, je crois me souvenir d'une anecdote qui veut qu'après Torch, les Américains s'étonnaient du faible rendement des dockers algériens. Ils demandèrent combien leurs employeurs français les payaient (tres peu), qu'ils convertirent en dollar (ca faisait encore moins), et ils décidèrent de doubler la paie. A partir de ce moment la, la plupart des dockers ne sont plus venus travailler qu'un jour sur deux... Very Happy

DMZ a écrit:
Quelques éléments de réflexions sur la localisation des camps de prisonniers :
- un lien intéressant :
http://memoiredeguerre.free.fr/pga/camps-francais/listecamps.htm
Il y avait donc fin 1945 :
31.000 prisonniers en Algérie (Allemands et Italiens), 13.000 en Tunisie et 17.500 au Maroc.
- Je me pose la question de savoir si on peut transférer des prisonniers à une autre nation belligérante
- Garder des prisonniers en AFN pose trois problèmes :
* la proximité de l'Espagne par laquelle ils peuvent s'évader et retourner au combat,
* la proximité des installations militaires et infrastructures de support de l'effort de guerre qui peuvent être sabotées ou espionnées,
* la nécessité de les nourrir donc d'utiliser une partie du flux d'approvisionnement au détriment de l'effort de guerre ou des populations locales.
Ceci plaide pour un éloignement des prisonniers. La première solution est en effet le Sahara mais elle ne résout pas le dernier point, elle aurait tendance à l’aggraver car les infrastructures ne sont pas forcément suffisantes et les distances augmentent les besoins de transport.
La solution d'utiliser les capacités de transport repartant à vide ou presque vers l'Amérique est plus intéressante.

DMZ a écrit:
Le livre précité montre que les Allemands refusèrent en masse les travaux aux USA (pour ce qui est des nazis) et ne furent que d'une productivité très médiocre (pour les anti-nazis)... Je ne doute pas que les Français, tout en respectant plus ou moins la convention de Genève, réussissent à les faire travailler de manière plus intensive mais il ne faudrait pas surestimer les bénéfices reçus.

Il montre également que les camps nazis (aux USA mais ça exista aussi en France) étaient régis par la terreur contre laquelle les Américains ne purent rien ; les Français réussiront-ils mieux en AFN FTL ?

Finen a écrit:
Il suffit de laisser faire les habitudes locales:

En cas de problème de discipline, faire garder le lieu par la légion et si cela ne suffit pas, délocaliser le lieu plus au sud jusqu'au moment ou le sable chaud fera régner l'ordre…
La légion dispose de traditions dans ce domaine.

DMZ a écrit:
Encore une fois, la Légion a mieux à faire que garde-chiourme et les camions plus utiles au front qu'au fin fond du Sahara. Je ne comprends pas cette obsession à vouloir affecter des ressources disproportionnées pour résoudre un problème qu'un éloignement va faire disparaître.

loic a écrit:
Les soldats allemands ou italiens affectés à certains chantiers seront 1) ceux qui ont quelques compétences techniques dans le génie civil et 2) qui ne font pas preuve d'un fanatisme à tout crin.
Pour le reste, il y a aussi la population de l'Empire à occuper.
Le reste, on les évacue.

canonrichelieu a écrit:
petit brouillon



Août 1941, Alger
lors d'une réunion interministérielle sur le sujet du traitement des prisonniers de guerre



sont présent à cette réunion :
président du conseil : Paul Reynaud
Vice-présidents du conseil:Léon Blum (SFIO) (Ministre des Affaires Étrangères)
Georges Mandel (Ministre de l’Intérieur)
Ministre de la Défense Nationale et de la Guerre: Charles de Gaulle
Ministre de la France d’Outre-Mer: Marius Moutet (SFIO)
Ministre du Travail: Jules Moch (SFIO)
Ministre de l’Agriculture: Paul Thellier (AD)
Ministre du Ravitaillement: Henri Queuille (PRS)
Ministre des Travaux publics: Louis-Oscar Frossard (USR)



Paul Reynaud : Messieurs, nous sommes ici afin de trouver une solution à l'épineuse question des prisonniers de guerre
De Gaulle : Monsieur, le président du conseil, messieurs les ministre, comme vous le savez la France à un nombre croissant de prisonnier de guerre en ce moment dans des camps de fortune éparpillé ici et là au sein de nos colonies, la question est que devons nous en faire ?
Henri Qeuille : le problème mon général n'est pas ce que nous devons en faire mais plutôt comment allons nous les nourrir ? Le ravitaillement va être une question que nous devons résoudre dans ce dossier.
Léon Blum : Pourquoi ne pas demander à nos amis Américains de s'en charger, ils pourraient les nourrir chez eux et nous serrions dans le cadre de la convention de Genève.
Paul Reynaud :c'est une hypothèse à laquelle nous devons réfléchir mais monsieur le ministre de l'agriculture à eu une autre idée, n'est ce pas ?
Paul Thelier : oui monsieur le président du conseil. Comme vous le savez messieurs, nous somme en train de transformer l'agriculture dans nos colonies afin de pouvoir nourrir toute notre population en ce passant du plus possible de nos alliés, ce qui je le concède est une tache quasi impossible pour le moment. L'agriculture manque de tout, matériel agricole, main d’œuvre, terre disponible pour les céréales, nous avons même du faire arracher des vignes situées dans les zones convenant aux cultures vivrières.
De Gaulle : Je vous l'accorde bien volontiers monsieur le ministre que votre situation est déliquatte mais où est le rapport avec les prisonniers de guerre ?
Paul Thelier : Et bien mon Général, mes services m'ont proposer l'idée d'utiliser les prisonniers de guerre afin de combler les manque de notre agriculture, j'ai ici un rapport de mes services proposant une solution...originale.
Paul Reynaud:Originale ???
Paul Thelier : l'idée serait de verdir le désert monsieur le président du conseil
Maruis Moutet  Et comment conter vous faire ? En faisant pousser une forêt par miracle dans le Sahara ?
Paul Thelier : Non, il s'agit d'une œuvre beaucoup plus difficile monsieur le ministre, le plan consiste à planter des arbres et des haies dans les haut plateaux Algérien afin de le quadriller d'arbres car comme vous le savez sûrement une couverture forestière apporte de nombreux éléments positifs pour la population :
une protection des champs et des villages contre le vent et l'érosion.
Le mur végétal constitue un filtre à poussière qui limite l'inhalation de poussières par les populations et donc les maladies qui en découlent,
un apport d'éléments nutritifs dans un sol presque mort ; les feuilles mortes créent une litière qui protège et régénère les sols des champs lorsque celles-ci y tombent et les arbres aident également le sol à augmenter sa capacité à garder l'eau.
une augmentation de l'humidité et de la pluviométrie locale grâce à l'évapotranspiration des arbres plantés.
une réserve de fourrage de qualité pour le bétail car l'herbe pousse mieux à l'ombre des arbres.
Mais le problème pour satisfaire ce problème est humain : il faut une main d’œuvre nombreuse que nous n'avons pas, c'est le pourquoi nous avons penser aux prisonnier de guerre.
Louis-Oscar Frossard : et comment conter vous faire exactement ?
Paul Thelier ; mon cher collègue, dans le rapport que l'on vient de vous remettre ( des greffiers donnent un dossier de plusieurs centaines de pages à chaque participant de la réunion), il est expliquer que si nous voulons réussir il faudra faire appel à de la faune indigène et un dispachement des groupe de travail. Messieurs comme indiqué page 95 du dossier (chacun ouvre son dossier à la page concernée), les « pôle de verdissement du désert » sont dispatché en 19 sites différents et en trois groupe séparé :

Tombouctou, au Mail
Témera, au Mali au sein du cercle de Bourem
Gao, au Mali
Zinder, au Niger
Comme vous le voyer tous les sites au Mali sont au bord du Niger ce qui facilitera le ravitaillement en eau .
Le deuxième groupe est situé au nord du Sénégal, à la frontière avec la Mauritanie sur le bord du fleuve Sénégal et ce constitue des sites suivant :

Ballou (Sénégal)
Boghé (Mauritanie)
Niaoule (Sénégal)
Dagana (Sénégal)

Le troisième et dernier groupe part du Maroc pour s'étendre jusqu'à la Frontière de la Tunisie avec les sites suivant :
Tozeur (Tunisie)
Biskra (Algérie)
Bou Saâda (Algérie)
Hassi Bahbah (Algérie)
Taguine (actuelle Zmalet El Emir Abdelkader) (Algérie)
La Fontaine d'Or ( actuelle Aïn Deheb (Algérie)
Saïda (Algérie)
Aïn Kermes (Algérie)
Marhoum (Algérie)
Aïn Ben Khelil (Algérie)
Ouarzazate ( Maroc)

Je n'ai que deux soucis: est possible d'avoir la main d'oeuvre et les hommes pour encadrer cette main d’œuvre ?est-il possible qu'une parti du ravitaillement alliés soit détourné ?

Georges Mandel : et pourquoi ne pas rajouter à notre liste de prisonnier celle des prisonnier de droit commun et ceux politique ?
De Gaulle :Pour les encadrer, j'ai ce qui vous faut, un encadrement du tonnerre (se tournant vers Paul Reynaud) mais permettez moi d'y mettre une touche personnel.

Général Maurice Gamelin, Gouverneur d'Afrique du Nord pour les Allemands Captifs (GANAC).
Tataouine, Tunisie.
Général Victor Bourret
Général Freydenberg 
Général Garchery 
Général Laure
Général Flavigny
Général Blanchard
Général Germain
Général Keller
Général Condé
Général Touchon
Général Prételat
Général Colson

quel est l'avis des membres?

raven 03 a écrit:
heuuu .....!!! aout 1941 , les USA ne sont pas en guerre !!
donc pas moyen pour eux de "stocker "du PG sur leur territoire

JPBWEB a écrit:
demolitiondan a écrit:
Le Canada est bien pour ca.


Sinon, l'Afrique du Sud ne serait pas mal non plus. C'est aussi loin que le Canada, et développé a l'occidentale, avec une agriculture performante pour l'époque et un climat quasi-europeen, et tout autant membre de l'Empire Britannique, et donc en guerre avec l'Allemagne et l'italie.

DMZ a écrit:
JPBWEB a écrit:
Sinon, l'Afrique du Sud ne serait pas mal non plus.

Si on peut profiter d'un passage mais il y a moins de trafic vers l'Afrique du Sud que vers le Canada. C'est une destination intéressante mais ça restera marginal.

solarien a écrit:
Pour la surveillance, on peux imaginer les soldats blessées en incapacité de reprendre par aux combats, et pourquoi pas des jeunes officiers et sous officier pour une courte durée le temps de leur donner une expérience du commandement.

Quand au PG, Il y aura forcement un premier trie entre officier, sous off et soldat.
Ensuite, PG a problème ou fanatique et PG plus collaboratif, l'armée française et anglaise a de l'expérience depuis la WWI.
Assez facile, tu envoie un sous off d'AFN faire les papier admin, les fanatiques le prendront mal, les autres, ben, c'est un sous off, un supérieur, ont lui doit le respect. (pour la soldatesque)
Quand au problème de l'Espagne, jusqu'en 1942, le Rif espagnol sera fortement surveiller par l'armée française par crainte d'une attaque surprise espagnol et pour aussi "inciter" le gouvernement espagnol à faire les bons choix pour le futur.

Enfin, même parmi les PG italiens ou allemands, ils y en aura certainement plusieurs qui ne seront pas contre le fait de collaborer ou d'aider, soit par haine du fascisme, nazisme, soit simplement parce qu'il pourront mieux s'en sortir ou qu'il auront des liens avec des français.

loic a écrit:
L'Afrique du Sud, c'est délicat, car une frange de la population blanche a un certain penchant pour le Reich. Il faudrait donc se limiter aux PG italiens.

demolitiondan a écrit:
Et même avec les italiens ... Praetoria est suspecte jusqu'en 42, après les choses se calmeront. Dans l'attente, je déconseille l'Afrique du Sud.

Wil the Coyote a écrit:
Le Congo Belge est assez vaste pour y envoyer des prisonniers.

loic a écrit:
Le texte est un bon début, mais le problème des PG de guerre italiens va se poser dès la fin 1940 ; les Allemands en nombre croissant à partir de 1941 (en 1940, on n'évacue que la crème des Aryens).
Le problème alimentaire sera donc très présent dès l'hiver 1940-41 et en plus, comme il y a une implantation italienne assez marquée en AfN, il sera difficile d'en accueillir trop.
Et donc impossible de solliciter les USA avant le début 1942.
Donc répartition dans l'empire français et l'empire britannique.

canonrichelieu a écrit:
petit extrait d'un récit (imaginaire) d'un ancien prisonnier de guerre Allemand

18 mai 1972, Dagana ( Sénégal)
Kurt Scultz est là, assis sur son rocking-chair à regarder le progrès parcouru ces 32 dernières années.Qui aurait imaginé que lui, Kurt Scultz sergent de l'armée Allemande capturé lors de la bataille d'Abbeville, serait à la tête d'une des plus grande exploitations agricole du nord du Sénégal.
Il se souvenait de son ballottage au sein des unités française lors de leur grande retraite vers le sud, son embarquement à Marseille, le choix qui lui avait été offert lors de son arrivé à Alger :la légion étrangère ou le camp de prisonnier; lui qui avait été élever dans le pur modèle Prussien ne se voyait pas combattre contre d'autre Allemands alors il décida qu'il ne s’engagerait jamais dans une armée ennemi donc ce fut le camp de prisonnier. Dans un premier temps en Algérie puis vers fin septembre 41, avec l'arrivé massive de prisonniers italiens venu des colonies italienne vaincues, son transfert avec beaucoup d'autre vers le Sénégal. Son arrivé au camp de Dagana avait été pour lui un choc : Le désert était partout, seul le fleuve Sénégal apportait un peu de vie dans ce paysage. Le premier jour fut pour lui une descente au enfer sans fin ; les soldats comme lui était parqué par plusieurs centaine dans des logement en bois fabriqués par des locaux avant leur arrivé. Chaque baraque était dirigé par un soldat Français, le sien était un vétéran de 14-18 à l'humour quelque peu douteux, la première chose qui leur fit faire fut de planter devant la baraque un poteaux directionnel indiquant « Berlin 4727 km »et « Rome 3875 km », histoire selon lui de leur prouver qu'une tentative d’évasion signifierais l’échec assuré.Le travail démarra dès le lendemain matin à l'aube, ils était dispatché en petit groupe commandé par des sous officiers indigène en fin de formation (histoire de leur apprendre à commander leur avait dit l'un d'eux) pour planter des milliers d'arbres. Le travail était arasant, il fallait en premier lieu creuser une tranchée sur des centaines de mètres puis par petit groupe organisé (un dépose l'arbre, le deuxième le plante, le troisième rebouche la tranchée) ils plantait des arbres. La première parcelle avait été la plus facile (elle se trouvait dans la boucle du fleuve Sénégal) mais le suivantes furent un calvaire, des dizaine d' homme étaient victime d'insolation.
Puis ce fut le jour où le calvaire devint un véritable enfer sur terre, le 20 mars 1943, on vit arrivé un nouveau commandant en second du camp, un commandant d'aviation muté ici car son esprit «  trop casernier » lui avait coûte son commandement d'une base car il s'était pris de bec avec un as de l'armée de l'air (un fameux pilote arborant un énorme 14 jaune parait-il). La diffusion par la presse cinématographique d'un reportage vidéo sur notre « travail » rendait nos encadrant hilare, nous étions devenu pour les officiers et sous officiers en fin de formation « l'armée des plantes vertes dirigé par la « Ganache » (Groupement d'Afrique du Nord - Administration des Camps et Hébergements pour Ennemis Emprisonnés).

Capu Rossu a écrit:
Bonjour,

Loïc a écrit :

Citation:
Il est assez peu probable qu'un sergent allemand fasse partie du GD, un lieutenant, peut-être ?


Notre témoin déclare qu'il a été fait prisonnier à Abbeville (27 mai au 4 juin).
Il y alors deux possibilités :

- 1) l'homme est un spécialiste de l'arme blindée et autant l'envoyer de suite en Algérie plutôt que de le retrouver dans une Pzd soit après une évasion rapide soit après la libération par la Wh d'un camp en région parisienne ou ouest.

- 2) A cette date on a encore la possibilité d'évacuer les prisonniers allemands, on n'en a pas fait des tonnes, loin de la zone des combats.

@+
Alain

Finen a écrit:
Si vous voulez une bonne raison pour traiter un sous officier de façon particulière, il peut être une ordonnance ce qui fait qu'il à pu être capturé en possession de document d'importance (procédure de liaison sol air, organisation du commandement, livres de codes... la liste peut être longue) et que l'on ai voulu l'écarter rapidement pour éviter que l'information sur cette capture de document ne remonte aux allemands.

Fantasque a écrit:
En fait, s'il n'y a pas de Pzd à Abbeville, il y a des unités de reconnaissance allemandes. Ce sous-of peut être un des hommes de ces unités. Il aurait pu être fait prisonnier entre Hallencourt et Fontarne par la 2ème DLC le 27 mai ou capturé par la 4ème DCR lors de l'attaque du 28 mai (où il y eut 300 prisonniers allemands).

canonrichelieu a écrit:
bon, je me lance

"Récit d'un Soldat de l'armée des plantes vertes" partie 1

la journaliste Française était là, le moment était venu de raconter sa vie.
Kurt Schultz la recevit dans le salon, lui offrit du thé puis lorsqu’elle lui demanda comment son histoire avait commencé, il lui répondit
« Je suis né à Munich le 6 juin 1889, j'ai été élevé dans la pure tradition prussienne de mon père qui fut officier dans l'armée prussienne ( ma famille n'est pas originaire de Bavière mais de Prusse orientale), mon enfance fut comme celle de beaucoup d'autres. Le destin me frappa pour la première fois le 28 octobre 1914, alors que j'étais affecter en tant que simple soldat dans le régiment List (16e régiment d'infanterie de réserve bavarois ) fut décimé ; sur 3600 hommes, nous ne fîmes que 611 à s'en réchapper. Avec quelques camarades, je fut nommer soldat de première classe et l'on me nomma estafette comme un soldat qui deviendra plus tard l'homme le plus détesté de l'histoire, c'est là que j'ai appris un peu le français (j'arrivais à le comprendre mais pas à le parler correctement). J'ai fini la première guerre mondiale avec le grade de Gefreiter.J'ai continué ma carrière dans l'amée
Allemande durant l'entre deux guerre en me spécialisant dans les transmitions ».
Journaliste: Et comment commence votre aventure avec la France?
Kurt Schultz: « Le 31 mai 1940, j'était affecté à la 57 ème division bavaroise du général Blümm, nous étions positioné à Abbeville pour combattre les alliées. C'est là que je fut capturé, lorsque mon vehicule fut touché par un obus d'un char français, mon lieutenant et deux autres soldats furent tué sur le coup , moi je fut sauvé car le corp d'un soldat fit barrage entre moi et les eclats. Le choc me fit tomber en inconscience et lorsque je me reveilli, mon uniforme était en miette (on ne pouvait plus distingué mon grade) deux soldats français mon tiré du vehicule alors que d'autre fouillait le véhicule. je me suis débatu et je hurlais au soldat francais de secourir mon lieutenant ( pour moi, il était toujours en vie) mais un soldat francais m'assoma avec la crosse de son fusil. A mon reveil je fut présenté à un colonel francais (grand de taille, l'air sévere) qui me demanda l'état de nos troupes, leurs déplacements, leurs niveau de ravitaillement et plein de questions sur notre armée. Au bout de quelque heures voyant que je refusai de coopérer, le colonel me dit:“écouter lieutenant, il vaudrait mieux pour vous de coopérer car sinon je vous envoi dans un camp de prisonnier si loin que vous ne reverrez jamais ni votre famille ni votre pays“, c'est la que j'ai compris qu'il me prenait pour un lieutenant (Un des soldat que me sorti du vehicule n'avait compris que “ lieutenant“ dans mes propos et comme ils ne pouvait pas voir mon réel grade vu l'état de mon uniforme, il avait supposé que j'était un lieutenant ) ».
Journaliste: Ce fameux colonel, connaissez vous son nom?
Kurt Schultz: « Il a été président de la République française, il me semble ».
Journaliste: Mais comment êtes vous arrivé au Sénégal?
Kurt Schultz: Dès le moment au je fut tranferer en tant que prisonier dans la grande transumance de l'armée francaise, je compris que nous allions partir pour un camp de prisonnier de l'autre coté de la méditerannée, pour certains officiers (des vrais officiers, pas comme moi) qui avait été capturé, nous allions etre envoyer à Ouarzazate au Maroc francais, pour d'autre c'était Tataouine en Tunisie. Alors quand nous arrivames à Alger par la mer, un choix était offert à tout soldat Allemands: rejoindre l'armée Française dans la Légion étrangère ou partir en camp de prisonnier, le choix pour moi fut facile. Je décidai de partir en camp de prisonnier et de m'évader (dans ma têtes, il ne suffirais de s'enfuir et de rejoindre nos alliés Italien si nous étions à Tataouine ou de rejoindre l'armée allemande par le Maroc franquiste. Mais la décéption fut grande lorsque l'on appris que notre camp de prisonniers était situé à Tiaret (en plein milieu de l'Algérie).Nous y somme rester jusqu'en septembre 1941, j'avais tenté plusieur fois de m'echapper mais à chaque fois je fut rattrapper . Je fut transferé à Dagana en tant qu'officier rebel, à mon arrivé là bas ce fut un véritable choc: le désert partout, seul le fleuve Sénégal apportait de la fraicheur au lieu. Les Barraquements était au nombre de 16 étaient situé à l'ouest de Dagana. Les Barraquement étaient battis de tel facon que les officiers logeaient dans le meme lieu que les soldat et les sous officiers, seul les conditions de logements étaient différentes (les logement des officiers étaient situé à l'extremité sud de chaque barraquements, les officiers étaient loger deux par deux alors que le reste des troupes étaient logé dans le reste du batiment).

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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 09:08    Sujet du message: Répondre en citant

Réflexions concernant l'éloignement des prisonniers de guerre de l'Axe des théâtres d'opération :
- OTL, il y eut plusieurs camps en AFN concernant un nombre relativement faible (par rapport aux besoins FTL) de prisonniers
- FTL, jusqu'au début 1943, il y a moins de 50.000 prisonniers en AFN et de 100.000 à 200.000 en Libye, côté français
- FTL, la très grande majorité des prisonniers sont italiens jusqu'au début 1943
- FTL, il n'y a plus d'opération en Libye dès la fin 1940 et probablement très peu de logistique
donc la gestion des prisonniers ne pose pas de trop gros problèmes pendant cette période car ils sont relativement peu nombreux et loin des centre stratégiques en AFN, de même en Libye, le pays peut rester un camps à ciel ouvert où la main d'œuvre sera bon marché.

À partir de 1943, les Allemands vont commencer à arriver en nombre et susciter plus de craintes donc il faut les disperser et les éloigner.

Une solution pourrait être de les envoyer en Guyane, au moins pour les plus dangereux ou récalcitrants, il y a le bagne et c'est déjà une terre de relégation (dans des conditions plus épouvantables encore que le bagne) des nationalistes indochinois. Le Brésil est pro-alliés et va bientôt entrer en guerre contre l'Allemagne (ou est-ce déjà fait ?). La jungle amazonienne vaut le Sahara (« L'enfer de Xique-Xique », « Papillon »...) Les cargos repartant à vide vers l'Amérique vont transporter à peu de frais cette « marchandise ». Pas besoin de transférer les prisonniers aux Américains et la nourriture viendra pour partie du travail des prisonniers (ici aussi : « Vous mangerez ce que vous produirez ! »), pour partie d'Argentine ou du Brésil.

Les autres seront bien dans le Sud pour autant qu'il y ait suffisamment d'eau pour une telle quantité d'hommes. Ce qui milite pour une localisation aux alentours de Ourzazate, au pied de l'Atlas marocain, loin de la côte et des villes importantes.

Ceci pourrait conduire à proposer de construire une retenue de terre sur l'oued Dadès, préfiguration du barrage El Mansour Addahbi de 1971 OTL, prélude à un aménagement hydroélectrique de la région mais je n'ai pas trouvé de documentation sur ce programme, je ne sais pas encore quel était son degré de maturité à l'époque.
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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 09:18    Sujet du message: Répondre en citant

Attention, les Alliés peuvent (théoriquement) craindre un retour ennemi en AfN début 1941 suite à la perte de la Sardaigne, sachant que l'Italie en AOI tient encore.
Donc garder tout ce monde dans les camps en Libye n'est pas forcément une option, sachant qu'il faut les nourrir (on parle de centaines de milliers) avec une logistique qui repose sur l'avion et surtout le trafic côtier depuis l'AfN, vulnérable aux sous-marins italiens.
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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 13:22    Sujet du message: Répondre en citant

Début 1941, le risque d'un débarquement en AFN est plus que proche de zéro, les Français se sont suffisamment renforcés, les Anglais n'ont aucune menace crédible à l'horizon, ni en Grande-Bretagne ni en Égypte. Les Italiens n'ont aucune capacité de débarquement et ce ne sont pas trois divisions aéroportées italo-allemandes (bien décaties après l'opération Merkur...) qui peuvent changer la donne en l'absence de maîtrise du ciel et de la mer et de possibilité de renforcement maritime.

En revanche, nourrir les prisonniers est un vrai enjeu. Reprenons les petits calculs de coin de table :
- 500 kg/homme et par an
- 150.000 hommes en Libye
=> 75.000 t/an = 6.250 t/mois : un ou deux cargo
Pour ne pas encombrer le trafic ferroviaire de l'AFN, l'approvisionnement en nourriture de la Libye passera par voie maritime jusqu'à Tripoli sous la protection de la Croix Rouge.

L'ensemble des prisonniers jusqu'en 1943 devrait nécessiter de l'ordre de 10.000 t/mois en provenance d'Amérique du Sud. Il sera probablement difficile de faire protéger de tels transports dans l'Atlantique car difficile de les différencier des autres, une grande croix rouge sur la coque ne serait pas visible la nuit, par exemple, mais on peut essayer. En revanche, le long des côtes nord-africaines de Casablanca à Tripoli ou Benghazi, un cargo isolé dûment marqué et signalé comme tel aux autorités de l'Axe ne devrait rencontrer aucun problème.

À noter que l'établissement de camps de prisonniers en Guyane pour 100.000 à 200.000 hommes (où mettre ailleurs les prisonniers des Français ?) ne va pas aller de soi et nécessitera autant d'achat de nourriture à l'étranger, voire plus si on peut compter sur une certaine auto-suffisance en Libye.

On pourrait se dire que la production alimentaire économisée en Libye pourrait être ré-acheminée vers l'AFN, économisant de la logistique à travers l'Atlantique mais c'est échanger une route plus longue contre une route beaucoup plus risquée, les navires ne bénéficiant d'aucune protection humanitaire en Méditerranée dans ce cas.

Ce qui renforce la décision politique d'employer la main d'œuvre disponible localement dans l'agriculture pour diminuer un peu la pression logistique, que ce soit pour les prisonniers eux-même ou pour la population.
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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 13:40    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour tous vos commentaire
Pour savoir si je dois continuer le sujet, je dois savoir ce qui est validé ou pas :

utilisation des prisonniers dans l'agriculture (1940-1945)
utilisation des prisonniers pour la reforestation (1940-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction de logement civil (1941-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction d'usine civil (1941-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction du canal de Tunisie (1941-1945)


Pour la construction de logement civil, j'ai proposé l'achat de maison préfabriqué au USA puis acheminé par cargo et construction par des entreprises civil avec utilisation de prisonniers de guerre.

Pour la construction d'usine civil, j'ai proposé un regroupement des effectifs des différent constructeurs automobile et poids lourds. Il s'agirait de simple bureaux d’étude et d'atelier ( de quoi travailler sur les protos et pouvoir répondre au défaut des modèles existant.

Pour l'agriculture les camps agricole seront vite remplis, je m'explique : Le gouvernement pourrait exiger la construction d'usine de fabrication de matériel agricole ( Renault et Citroën avait déjà dans leur catalogue des tracteur agricole).La construction des usine pourrait être terminer mi 1942 et les premiers modèles sortir en fin 1942. La mécanisation forcé de l'agriculture Algérienne va pouvoir mi 1943 libéré des prisonniers sur des secteurs en manque de bras.

Pour la reforestation, les chiffres des planteurs pourrait être au départ minimum et augmenterai avec l'arrivé des plants en quantité par la suite

Pour la construction des canaux :
Canal Égyptien de la Mer Méditerranée à la dépression de Quattara, la longueur est de 100 km et les effectifs « prisonniers » servirai de main d’œuvre « basique »  sous supervision d'entreprise Égyptienne sous supervision du gouvernement Égyptien lui sous supervision Anglais.
Canal Mer Méditerranée à la Mer Morte : canal gravitaire sur 7 km puis galerie en charge sur 67 km puis canal gravitaire jusqu'à la Mer morte (3km). Le travail le plus dur étant la galerie en charge.
Canal de Tunisie : creusement d'un canal gravitaire sur 240 km et une profondeur de 20 m.
C'est le plus pharaonique des projet car demandant le plus d'effectifs. Si on y rajoute le creusement du Jott El Jerid sur une profondeur de 20m ( il est à + 15 m et l'objectif est d'arrivé à – 5 m). Certes c'est un projet pharaonique mais la main d’œuvre y est gratuite et peut être en constante évolution. L'entreprise Poclain pourrait profiter de ce chantier pour se développer dans l'empire et inventer la première pelleteuse hydraulique moderne en 1944 (au lieu de 1949 OTL). Berliet pourrait développer son T100 plus tôt (disons mi 1943) pour les traveaux sur le canal et la prospection pétrolière en Algérie et en Libye.

Pour l'utilisation de prisonniers pour des fouilles dans l'empire, il pourrait s'agir d'officier volontaire ayant signer un contrat ( pas de tentative de fuite contre la possibilité de faire des fouilles).
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MessagePosté le: Mer Juin 11, 2025 14:43    Sujet du message: Répondre en citant

My two cents

canonrichelieu a écrit:
Merci pour tous vos commentaire
Pour savoir si je dois continuer le sujet, je dois savoir ce qui est validé ou pas :

utilisation des prisonniers dans l'agriculture (1940-1945)
utilisation des prisonniers pour la reforestation (1940-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction de logement civil (1941-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction d'usine civil (1941-1945)
utilisation des prisonniers pour la construction du canal de Tunisie (1941-1945)


Pour la construction de logement civil, j'ai proposé l'achat de maison préfabriqué au USA puis acheminé par cargo et construction par des entreprises civil avec utilisation de prisonniers de guerre.

L'industrie du bois en AOF, AEF est à l'arrêt ou quasiment. Il vaut mieux la relancer pour fournir des baraques Adrian ou équivalentes (un certain nombre de modèles différents ont été conçus pendant la Grande guerre).

Un ou deux camps de prisonniers en Côte d'Ivoire ?

canonrichelieu a écrit:
Pour la construction d'usine civil, j'ai proposé un regroupement des effectifs des différent constructeurs automobile et poids lourds. Il s'agirait de simple bureaux d’étude et d'atelier ( de quoi travailler sur les protos et pouvoir répondre au défaut des modèles existant.

Comme d'autre intervenants, je ne crois pas à une industrie civile dans l'Empire avant la fin de la guerre, il y a déjà assez à faire sans ça et les moyens ne sont pas extensibles à l'infini.

canonrichelieu a écrit:
Pour l'agriculture les camps agricole seront vite remplis, je m'explique : Le gouvernement pourrait exiger la construction d'usine de fabrication de matériel agricole ( Renault et Citroën avait déjà dans leur catalogue des tracteur agricole).La construction des usine pourrait être terminer mi 1942 et les premiers modèles sortir en fin 1942. La mécanisation forcé de l'agriculture Algérienne va pouvoir mi 1943 libéré des prisonniers sur des secteurs en manque de bras.

Une usine de tracteur est probablement la seule exception envisageable en tant qu'industrie civile mais :
- ça va demander du temps pendant lequel la main d'œuvre ne sera pas disponible dans les champs ;
- ça va demander des ressources (matières premières, pièces, équipements...) qui devront venir d'Amérique alors que la logistique est déjà tendue à mort.
Je n'y crois pas.

canonrichelieu a écrit:
Pour la reforestation, les chiffres des planteurs pourrait être au départ minimum et augmenterai avec l'arrivé des plants en quantité par la suite

Il faudrait chiffrer les possibilité de reboisement et les effectifs nécessaires, je n'ai pas trouvé de données mais je pense qu'il ne doit pas s'agir de beaucoup de monde.

canonrichelieu a écrit:
Pour la construction des canaux :
Canal Égyptien de la Mer Méditerranée à la dépression de Quattara, la longueur est de 100 km et les effectifs « prisonniers » servirai de main d’œuvre « basique »  sous supervision d'entreprise Égyptienne sous supervision du gouvernement Égyptien lui sous supervision Anglais.
Canal Mer Méditerranée à la Mer Morte : canal gravitaire sur 7 km puis galerie en charge sur 67 km puis canal gravitaire jusqu'à la Mer morte (3km). Le travail le plus dur étant la galerie en charge.
Canal de Tunisie : creusement d'un canal gravitaire sur 240 km et une profondeur de 20 m.
C'est le plus pharaonique des projet car demandant le plus d'effectifs. Si on y rajoute le creusement du Jott El Jerid sur une profondeur de 20m ( il est à + 15 m et l'objectif est d'arrivé à – 5 m). Certes c'est un projet pharaonique mais la main d’œuvre y est gratuite et peut être en constante évolution. L'entreprise Poclain pourrait profiter de ce chantier pour se développer dans l'empire et inventer la première pelleteuse hydraulique moderne en 1944 (au lieu de 1949 OTL). Berliet pourrait développer son T100 plus tôt (disons mi 1943) pour les traveaux sur le canal et la prospection pétrolière en Algérie et en Libye.

Non, la main d'œuvre n'est pas gratuite :
- elle doit être gardée et nourrie ;
- elle est payée si elle travaille (Convention de Genève).
Les travaux sont bien pharaonique pour des résultats totalement hypothétiques.

canonrichelieu a écrit:
Pour l'utilisation de prisonniers pour des fouilles dans l'empire, il pourrait s'agir d'officier volontaire ayant signer un contrat ( pas de tentative de fuite contre la possibilité de faire des fouilles).

Ça restera totalement marginal et informel, ça peut faire l'objet d'un coloriage sympa mais ça ne remontera jamais au delà des limites du camp, sauf dans une soirée mondaine à Alger où son pauvre commandant pourra enfin se faire mousser...
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MessagePosté le: Dim Juin 15, 2025 13:45    Sujet du message: Répondre en citant

OTL, des scaphandriers italien prisonnier de guerre furent libérés et employé au renflouement des épaves de la gironde, Nous pourrions aussi voir ce genre de situation se produire. Tout comme les prisonniers de guerre de la bataille de Brest ou de Saint Malo - Ile de Cézembre pourraient servir au déblaiement et au déminage du secteur afin de commencer la reconstruction. Nous pourrions voir aussi des équipes de prisonniers être employer sur divers chantier de reconstruction (pont, chemin de fer, immeuble...).
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MessagePosté le: Lun Juin 16, 2025 08:48    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rappel sur les décisions concernant les infrastructures prises le 18 janvier 1941 :
Citation:
C’est l’aîné du Club, Verlant, qui décrit aux ministres très attentifs le Projet Trans-Maghreb.
D’abord, d’importantes améliorations du réseau ferroviaire d’Afrique du Nord sont à prévoir ; ce volet du plan a reçu le nom de Projet Carthage. Les voies déjà existantes de l’Artère Impériale (Casablanca – Oran – Alger – Tunis), qui parcourent les possessions françaises sur plus de 3 000 km, devront être modernisées. Chaque port d’une certaine importance, que ce soit sur la façade atlantique ou sur la façade méditerranéenne, devra leur être relié. Des voies (étroites ou normales) devront être construites pour réduire les temps de chargement et déchargement. Sur les tronçons stratégiques, les voies étroites devront être remplacées par des voies normales. Les zones voies étroites/voies normales, dites zones de triage, devront être limitées à une dizaine pour toute l’Afrique du Nord afin de perdre le moins de temps possible en réorganisation pour changer de moyen de transport. La voie normale devra être doublée, à terme, sur toute la longueur du trajet Casablanca – Tunis. Il faudra que du matériel débarqué à Casablanca puisse arriver à Tunis sans rupture de charge.
Enfin, l’Artère Impériale doit être prolongée jusqu’à Tripoli.

Petites remarques préliminaires :
- L'ensemble de l'artère Marrakech - Casablanca - Oran - Alger - Tunis est à voie normale en 1940, ce sont certains embranchements qui sont à voie étroite ou métrique. Il n'y a pas de rupture de charge de Casablanca à Tunis.
- Tous les ports sont bien reliés au réseau global mais souvent par des voies étroites pour les moins importants.
- Le doublement de l'artère principale est extrêmement difficile dans tous les passages montagneux ou resserrés (en particulier les gorges de Palestro), une très grande partie de l'axe Alger - Constantine - Tunis est concerné.
- Il existe une voie normale entre Tripoli et la frontière Tuniso-Libyenne et une voie étroite de Tunis à Gabès, il y a 200 km entre Gabès et la frontière.

Citation:
Comme pour la Voie Sacrée en 14-18, des contingents de la Territoriale devront être déployés à intervalles réguliers tout le long de l’ensemble Trans-Maghreb pour assurer des réparations rapides en cas de besoin.

Donc il y a une opportunité majeure d'employer des PG pour :
- Le doublement de la voie entre Casablanca et Alger (1.200 km quand même, quand ce sera fait, on pourra voir venir).
- Le raccordement en voie normale de Gabès à la frontière.
- Le passage de Tunis - Gabès en voie normale.
À mon humble avis, les deux derniers points sont peut-être plus importants que le premier car cela permettrait de récupérer la production agricole de la Libye pour l'AFN, la prolongation vers Benghazi compléterait le dispositif mais on entre dans la zone contrôlée par les Britanniques... Le doublement des voies pourrait être avantageusement remplacé par une modernisation de la signalisation et l'achat de matériel roulant aux États-Unis permettant une augmentation du trafic moins importante mais à beaucoup plus court terme.

Cela étant, l'emploi de PG italiens sur des infrastructures en Tunisie n'est peut-être pas idéal.

Citation:
Hélas, jusqu’à la fin de l’été 1941, la France ne pourra récupérer que deux locomotives sud-africaines et trois portugaises (venant du Mozambique et d’Angola). Il faudra pour faire mieux attendre les grands contrats américains de la fin de l’année.

J'ai un peu de mal à voir pourquoi la France ne pourrait acheter en urgence une douzaine de Pacific et deux ou trois cents wagons de marchandises aux Américains mais bon...

Citation:
Le nom “Projet Kabylie” sera retenu et le Conseil des ministres validera le passage du projet Trans-Maghreb à l’étape suivante : celle du rapport détaillé de faisabilité.

Alors que la Kabylie n'est quasiment pas concernée par l'ensemble des projets d'infrastructure... Laughing

Edit : 18 janvier, pas le 12. My bad.
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Dernière édition par DMZ le Lun Juin 16, 2025 09:01; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun Juin 16, 2025 08:53    Sujet du message: Répondre en citant

Au vu de ce que tu écris, il y a quelques corrections à apporter au passage du 12 janvier. Casus ?
Par ailleurs, il faudrait nuancer l'expression "les possessions françaises", le Maroc et la Tunisie n'en étant pas.
Pour le doublement des voies dans les secteurs difficiles, il peut être atténué en positionnant des voies de garage de part et d'autre, mais évidemment des saboteurs s'en prendront toujours à la section en voie unique, qu'il conviendra de garder fortement.
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MessagePosté le: Lun Juin 16, 2025 09:12    Sujet du message: Répondre en citant

En dehors des expressions "projet Kabylie" et "possessions françaises", DMZ : pourrais-tu remanier directement les paragraphes en question ?
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MessagePosté le: Lun Juin 16, 2025 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

Je vais faire une proposition.
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