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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15559 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 11:11 Sujet du message: Chronique aérienne |
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Notre ami RAVEN a du mal à quitter l'équipage du Jules-Verne et ses équipiers des autres grands Farman, même à présent qu'ils passent sur Glenn…
Petite chronique en forme de (bref) entracte.
Lundi 25 novembre 1940
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
Tafaraoui, Escadrille B5 – Yonnet : « Beaucoup de changements pendant que nous prenions une semaine de perm’ bien méritée.
Tout d’abord la E10 nous quitte dimanche prochain et rejoint Port Lyautey pour revenir à ses premières amours : la patrouille maritime lointaine, la chasse au sous-marin et la protection des convois. Fini pour eux les grosses bombes, ils passent à l’ASM de 150 kg en chapelets de 5 ou 10, au choix. Les équipages râlent un peu parce que, pour le moment, ils gardent leurs pétoires de 7,5 mm en tourelle. « Pas sérieux, si on rencontre des malfaisants, on est bons pour rentrer à la rame ou à la nage ! » Pour les rassurer, on leur a d’ailleurs installé une caisse avec un canot gonflable à l’intérieur, juste à côté de la porte arrière de leurs avions. Petit miracle, la caisse est moins large que la porte, mais une fois amerri, il y a de fortes chances que la porte soit sous l’eau… Enfin, ça, on ne pourra le confirmer, ou pas, qu’au premier amerrissage.
Sinon, les gars de la E14 ont bien travaillé. Non seulement ils ont ramené leurs six zincs ici, mais aussi les cinq qui manquaient, et le lot complet d’outillage et de maintenance. Ces onze avions neufs (et leurs équipages !) sont arrivés par les airs, bien sûr, et le matériel par le train, avec un complément de mécanos.
Des basiers supplémentaires ont aussi été affectés – ce qui ne nous manquait pas vraiment pour l’instant : depuis mai dernier, on a toujours appliqué le principe de paperasse minimum. Jusqu’à aujourd’hui, hormis le Livre de Bord de l’escadrille, tenu et conservé par Daillière lui-même, tout le reste rentrait dans trois ou quatre cantines “officier” et était géré par un 1er Maître fourrier, un Maître secrétaire-comptable et trois chouffes. Il est vrai aussi que, depuis mai dernier, notre effectif officiel, les 18 navigants compris, n’a jamais dépassé 40 personnes, pour servir nos trois avions d’alors, les gens de chez Farman assurant le gros boulot. Pour tout le reste (armement et munitions, essence, logement, solde, alimentation, etc.), la BAN était mise à contribution à la demande, malgré toutes les contraintes à gérer suite au Grand Déménagement sur une base tout juste mise en service, mais heureusement bien équipée et fort loin du théâtre des opérations terrestres. Elle possède même une section DCA qui ne tirera qu’à l’entrainement ! Quant au parc véhicules, outre la Peugeot 402 réquisitionnée du Commandant, il se résume toujours à la Simca 8 du fourrier-comptable, à deux camions Citroën et aux trois autochenilles Kégresse P 17 pour remorquer les Farman, “perçus” à notre arrivée ici. Le complément sera livré sur notre future base de déploiement. La BAN nous prêtera deux Traction 11 cv et deux autocars de 25 places jusqu’à notre départ.
Côté air, en plus des quinze Glenn, on a hérité de deux Caudron Goéland et d’un bon vieux Potez 25 TOE, utilisés par la E14 à Mediouna comme bonne à tout faire. Tous les zincs sont bien alignés sur deux rangées face au hangar qui servait à l’entretien des Farman, les caisses de matériel bien empilées à l’intérieur avec les bagnoles devant et six moteurs neufs de rechange en caisse. Seul le strict nécessaire a été déballé puisque nous déménagerons dès que déclarés opérationnels.
Donc aujourd’hui paperasse et formation des derniers équipages “Glenn” définitifs. Demain les choses sérieuses commencent pour nous, les chibanis, pendant que les autres continueront leur entrainement opérationnel.
J’hérite du Glenn immatriculé 5 B.5. Deschamps sera mon radio-mitrailleur de tourelle et un nouveau, le Maître Picard, mon navigateur-bombardier, chef (« liiideure » dit notre instructeur de chez Glenn-Martin) de la troisième paire de l’escadrille. Mon n° 2 sera le Maître Van Moren, sur le 5 B.6."
26 novembre
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
Tafaraoui, Escadrille B5 – Yonnet : « Dans les faits, seuls trois ou quatre équipages (nous les anciens) sont encore à former sur Glenn. Les autres, à l’instruction depuis plusieurs semaines, même s’ils n’ont aucune mission de guerre à leur actif, maîtrisent déjà la bête. Ils ont juste encore besoin de rigueur opérationnelle et d’entraînement au bombardement sur cibles navales, pendant que nous apprenons à connaître nos nouvelles montures.
Le Glenn ! Rapide (presque 500 km/h en max, 400 en croisière), solide, maniable pour ce gros bimoteur, deux moteurs PW de 1 050 cv, 2 100 km d’autonomie – mais seulement 2 x 2 pétoires… heu, mitrailleuses de 7,5 mm dans les ailes et deux autres dessus/dessous à l’arrière, et 900 kg de bombes en soute. Le gros problème : les lance-bombes ne permettent d’accrocher que des 10 ou des 50 kg. C’est bon pour attaquer des biffins ou des véhicules en rase campagne, mais limite pour attaquer des cargos et carrément inutile pour des bâtiments peints en gris. On ne risque pas de couler autre chose qu’une barcasse, si on la touche. De plus, les lance-bombes d’ailes ne sont pas montés. Et il n’y a rien pour accrocher une torpille – aucun moyen de modifier ça. Il va donc falloir nous adapter pour bien faire notre boulot avec des bombes.
Ordre du Pacha [Daillière, futur commandant du GAN] : trouvez des lance-bombes adaptés à la guerre navale ! C’est le boulot immédiat de notre nouveau chef mécano, LV Garnier. Nous on doit apprendre le Glenn. Avec l’accent atroce et le sabir de notre instructeur américain, on va faire en même temps de sérieux progrès en anglais.
Quoi qu’il en soit, nous les “vieux” (on a au moins 5 ou 6 ans de plus que nos jeunes !), nous allons devoir passer d’un percheron fidèle, le Farman, à un presque pur-sang, avec lequel « frapper vite et fort » : la formule va venir s’ajouter à notre mentalité “corsaire”. Une bonne chose pour l’instant : les zincs font partie des premiers lots commandés et ont donc été francisés. Les instruments de bord sont gradués en mètres et en km/h, le sens du mouvement de la manette des gaz est à la française… Bon, les mitrailleuses d’ailes sont des Browning, mais de calibre 7,5 mm, comme les pétoires françaises – et ça c’est dommage !
En attendant, visite de la bête.
Pour embarquer, il faut grimper sur l’aile gauche et passer par la verrière qui se rabat en deux parties sur la droite. Dedans, c’est étroit et spacieux à la fois. Les trois postes sont confortables, mais il n’y a aucune communication physique entre eux. Le poste pilote est bien équipé, fonctionnel, instrumentation complète, toutes les commandes tombent sous la main – hélas, le baquet avec parachute promet d’être inconfortable au possible, c’est encore pire sans le pépin. En même temps, on ne restera que rarement plus de 5 ou 6 heures de suite en vol. Une sacoche à cartes et documents de vol, une boite fermée pour le thermos et le casse-dalle. Le poste navigateur est bien équipé lui aussi, visibilité excellente, un peu bas de plafond, viseur seulement adapté au bombardement terrestre – pour déposer nos crottes sur des navires (italiens sans doute), on apprendra vite à n’utiliser que le collimateur pilote et… le meilleur viseur du monde, celui situé au centre du visage, en attendant le matériel US adapté. Un bon point : les radios US dans le poste arrière, on pourra parler en phonie à tout le monde… si on connait les bonnes fréquences, bien sûr !
On va donc passer le reste de la semaine entre instruction au sol et dans le cockpit (pilotes et navigateurs) ou à réapprendre la MAC, sa tourelle et les nouvelles radios (mitrailleurs)… Fastidieux mais nécessaire. Notamment pour bien savoir rouler avec des bourrins qui tournent dans le même sens – un peu gênant, mais ces moteurs sont de vraies horloges."
28 novembre
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
BA Oran La Sénia - BAN Arzew, Escadrille B5 – Après deux jours à écumer les magasins et hangars où ils ont pu être stockés, le LV Garnier et son équipe réduite doivent se rendre à l’évidence : aucune trace de ces fichus “lance-bombes universels américains pour bombes de 500 à 1 000 livres”. Pourtant ils sont forcément quelque part en AFN, puisque les bombes US commencent à s’accumuler dans les dépôts… Il va falloir aller vérifier à Casa ou à Port Lyautey. « On va déjà envoyer un message général ! » pense Garnier.
A Arzew, les armuriers ont toutefois réussi à mettre la main sur des lance-bombes Alkan pour bombes navales T2 de 150 kg. Ils proviennent des vieux LeO H257/258 (désormais tous les survivants sont en école, fort heureusement !). Il y en a suffisamment pour équiper toute la flottille, avec quatre par avion et même un peu plus. C’est déjà mieux que rien mais pas encore suffisant : il faut en mettre au moins deux par avion dans les trois flottilles, a décrété le Pacha.
30 novembre
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
BAN Arzew, Escadrille B5 – Yonnet : « En grande tenue avec amiraux dorés sur tranche, invités civils et militaires, musique, dames chapeautées coincées (la faute à un certain balai, jamais invité, mais toujours présent !) et damoiselles en pamoison, rosissant devant les Guerriers que nous sommes devenus… Revue des troupes, remise des Fanions (B5, B6 [ex E14] et 3e FB).
« Les récipiendaires sortez du rang ! » Ouvrez le ban ! Lecture des citations… La Rouge pour Daillière, Comet et les quatre officiers du Flammarion et du Le Verrier. La Médaille Militaire pour moi et six autres OM. Une palme de plus sur les Croix de Guerre de tous les navigants.
Et puis, la B5 et la E14 devenue B6 forment officiellement, ce jour, la 3e Flottille de Bombardement. C’est le CC Lepeltier (l’ancien patron de l’E14, nouvellement promu) qui prend le commandement de la 3e FB. « Vous le reconnaitrez pour votre Commandant, pour le bien du service, le respect des règlements et le succès des armes de la France ! » Fermez le ban !
Défilé au son d’un martial Sambre et Meuse qui sonne bizarre, la faute aux bombardes et aux cornemuses, sans doute…
Enfin, le pot et les petits fours. Bref discours d’au-revoir du Commandant Daillière, serrage de mains chaleureux : « Je saurai vous retrouver si j’ai besoin de vous ! ». Pour finir : « La main dessus… Prêts ? Attention pour la poussière ! Envoyez ! ».
Devant cet affichage de mâle virilité, les damoiselles passent du rose au cramoisi à la deuxième anisette (cul sec !). Les matrones en chapeau, duègnes peu compatissantes, sont outrées (toujours ce fichu balai…), elles ont oublié qu’un jour (passé depuis longtemps), elles ont été….
Ah oui, j’ai oublié (certainement la faute de l’anisette ou du p’tit gris de Boulaouane, ce traître !) : le Commandant Daillière prend le commandement des trois flottilles de bombardement [3 x (12+3) Glen + (4+1) à l’état-major] regroupées dans un GAN de circonstance basé à Bizerte. On rejoindra celui-ci en début d’année, avec des détachements en fonction des besoins opérationnels.
Fort heureusement, demain c’est dimanche… Repos ! » |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1619 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 13:31 Sujet du message: |
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Lundi 25 novembre 1940
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
Tafaraoui, Escadrille B5[/b] – Yonnet : « …
Tout d’abord la E10 nous quitte dimanche prochain et rejoint Port Lyautey pour revenir à ses premières (premiers ? amour est masculin ) amours : la patrouille maritime lointaine, …
…
Petit miracle, la caisse est moins large que la porte, mais une fois amerri , il y a de fortes chances que la porte soit sous l’eau… Enfin, ça, on ne pourra le confirmer, ou pas, qu’au premier amerrissage (qu’au premier essai/qu’à la première tentative ).
…"
26 novembre
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
Tafaraoui, Escadrille B5 – Yonnet : « …
C’est bon pour attaquer des biffins ou des véhicules en rase campagne, mais limite pour attaquer (s’en prendre à/engager ?) des cargos et carrément inutile pour des bâtiments peints en gris.
…
Bon, les mitrailleuses d’ailes sont des Browning, mais de calibre 7,5 mm ( possible ? – simple question -), comme les pétoires françaises – et ça c’est dommage !
…"
30 novembre
Guerre aérienne
L’Aéronavale se réarme
BAN Arzew, Escadrille B5 – Yonnet : « …
Les matrones en chapeau, duègnes peu compatissantes, sont outrées (toujours ce fichu balai…), elles ont oublié ( ) qu’un jour (passé depuis longtemps), elles ont été….
Ah oui, j’ai oublié ( ) (certainement la faute de l’anisette ou du p’tit gris de Boulaouane, ce traître !) : le Commandant Daillière prend le commandement des trois flottilles de bombardement [3 x (12+3) Glen + (4+1) à l’état-major] regroupées dans un GAN de circonstance basé à Bizerte.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15559 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 13:57 Sujet du message: |
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| John92 a écrit: | | Yonnet : « … Tout d’abord la E10 nous quitte dimanche prochain et rejoint Port Lyautey pour revenir à ses premières (premiers ? amour est masculin )[color=darkblue] amours : |
En français, trois mots sont masculins au singulier et féminin au pluriel.
Trois mots = Amour (justement), Délice et Orgue.
C'était le cours de CM2… (c'est à cette époque que j'ai appris ça)
Bon, quant au calibre des mitrailleuses, il devrait être en pouces, genre .303, mais Yonnet traduit (approximativement) en mesure française. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3787 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 15:04 Sujet du message: |
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| Citation: | | Quant au parc véhicules, outre la Peugeot 402 réquisitionnée du Commandant, il se résume toujours à la Simca 8 du fourrier-comptable, à deux camions Citroën et aux trois autochenilles Kégresse P 17 pour remorquer les Farman, “perçus” à notre arrivée ici. |
Qu'est-ce qui a été perçu ? Ce n'est pas clair. On a l'impression que ce sont les trois autochenilles mais alors "perçues" au féminin pluriel.
| Citation: | | Pour embarquer, il faut grimper sur l’aile gauche et passer par la verrière qui se rabat en deux parties sur la droite. |
Pour le pilote uniquement. Les navigateur-bombardier et mitrailleur-radio embarquent par en dessous.
Délice, je ne savais pas. Merci.
Browning 7,5, oui, ça existe, bien sûr. _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2162 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 15:06 Sujet du message: |
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[quote="DMZ"] | Citation: | | Quant au parc véhicules, outre la Peugeot 402 réquisitionnée du Commandant, il se résume toujours à la Simca 8 du fourrier-comptable, à deux camions Citroën et aux trois autochenilles Kégresse P 17 pour remorquer les Farman, “perçus” à notre arrivée ici. |
Qu'est-ce qui a été perçu ? Ce n'est pas clair. On a l'impression que ce sont les trois autochenilles mais alors "perçues" au féminin pluriel.
Ben, si "perçus", alors, ce sont les Farman... _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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raven 03
Inscrit le: 20 Mar 2009 Messages: 1184 Localisation: loire (42)
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 15:07 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | John92 a écrit: | | Yonnet : « … Tout d’abord la E10 nous quitte dimanche prochain et rejoint Port Lyautey pour revenir à ses premières (premiers ? amour est masculin )[color=darkblue] amours : |
En français, trois mots sont masculins au singulier et féminin au pluriel.
Trois mots = Amour (justement), Délice et Orgue.
C'était le cours de CM2… (c'est à cette époque que j'ai appris ça)
Bon, quant au calibre des mitrailleuses, il devrait être en pouces, genre .303, mais Yonnet traduit (approximativement) en mesure française. |
§M 19
pas d'erreur ,ce sont bien des Browning M 1919 en calibre 7,5 fabriquées par Colt , qui founissait aussi bien en 7,62 US qu'en 7,5 mm .
ce sont d'ailleurs les armes des Curtiss H 75 .
en fonction de la doc disponible on trouve les Glenn armés dans les ailes avec des Browning , des MAC 34 et meme ..... des Darne ( là j'ai un serieux doute).
Pour moi il est logique que ce soit des Browning ....mais avec les "paperassiers tatillons franchouillards" d e l'epoque....
Pour memoire FN Herstal les fournissait en 7,92 , 7,62 ou 7,5 quant aux anglais ,BSA (entre autres ) les fournaissait chambrées en.303 anglais .
par contre , je ne sais pas si il y a une difference entre le 7,62 US et le .303 anglais ..
les 1 iere series d e Glenn "francisées " ( grosso-modo les 230 premiers construits )sont armés en 7,5mm... aprés le GD , c'est une autre histoire .
Houps , les vehicules ont été "perçus ".....  |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15559 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 15:10 Sujet du message: |
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| DMZ a écrit: | | Citation: | | Quant au parc véhicules, outre la Peugeot 402 réquisitionnée du Commandant, il se résume toujours à la Simca 8 du fourrier-comptable, à deux camions Citroën et aux trois autochenilles Kégresse P 17 pour remorquer les Farman, “perçus” à notre arrivée ici. |
Qu'est-ce qui a été perçu ? Ce n'est pas clair. On a l'impression que ce sont les trois autochenilles mais alors "perçues" au féminin pluriel.
| Citation: | | Pour embarquer, il faut grimper sur l’aile gauche et passer par la verrière qui se rabat en deux parties sur la droite. |
Pour le pilote uniquement. Les navigateur-bombardier et mitrailleur-radio embarquent par en dessous. |
On va dire "Le tout perçu à notre arrivée".
Et puis, c'est le pilote qui écrit, donc il se soucie d'abord de lui…
Bon = Pour embarquer, je dois grimper sur l’aile gauche et passer par la verrière qui se rabat en deux parties sur la droite. Le navigateur-bombardier et le mitrailleur-radio embarquent par en dessous. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2162 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 16:16 Sujet du message: |
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| raven 03 a écrit: | [
Houps , les vehicules ont été "perçus ".....  |
Ok, mais DMZ a raison : il y a ambigüité, si ce sont les chenillettes, alors "perçues", si c'est "perçus" seul, ça renvoie aux Farman, et si ce sont tous les véhicules, il serait bon alors de préciser "... (tous) véhicules".
Bon, c'est que je propose, hein.... on va pas couper les plumes en quatre non plus ...
Mais quand même....
edit : croisé avec le maître des lieux _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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DMZ

Inscrit le: 03 Nov 2015 Messages: 3787 Localisation: Le Creusot, France
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 17:13 Sujet du message: |
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Pour éviter la répétition de "embarquer", je propose :
Pour embarquer, je dois grimper sur l’aile gauche et passer par la verrière qui se rabat en deux parties sur la droite. Le navigateur-bombardier et le mitrailleur-radio passent directement par en dessous.
ou
(...) accèdent directement à leur poste par le dessous de la carlingue. _________________ « Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi |
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Etienne

Inscrit le: 18 Juil 2016 Messages: 3217 Localisation: Faches Thumesnil (59)
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Posté le: Ven Déc 20, 2024 17:28 Sujet du message: |
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| Citation: | | Les trois postes sont confortables, mais il n’y a aucune communication physique entre eux. |
Au moins une com physique entre pilote et bombardier-navigateur, car le siège dudit bombardier se positionne entre les jambes du pilote pour qu'il puisse grimper dans le zinc. Pour la nav, le siège coulisse vers l'avant.
Et ledit bombardier-navigateur dispose d'une double commande (un truc stupide inventé par l'administration française...) _________________ "Arrêtez-les: Ils sont devenus fous!" |
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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5182 Localisation: La Baule
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Posté le: Sam Déc 21, 2024 10:35 Sujet du message: |
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| raven 03 a écrit: | | par contre , je ne sais pas si il y a une difference entre le 7,62 US et le .303 anglais .. |
Le 7,62 US (30.06) a un étui à gorge, le .303 british un étui à bourrelet. _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11872
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Posté le: Sam Déc 21, 2024 12:55 Sujet du message: |
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| FREGATON a écrit: | | raven 03 a écrit: | | par contre , je ne sais pas si il y a une difference entre le 7,62 US et le .303 anglais .. |
Le 7,62 US (30.06) a un étui à gorge, le .303 british un étui à bourrelet. |
Je me doutais de quelque chose comme ça depusi que j'ai découvert qu'il était impossible de faire entrer une balle "9mm Russian" dans un pistoler allemand chambré en "9mm Luger" ou qu'il était impssible d'utiliser des obus de 75mm japonais sur des canons français de 75 mm... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?! _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2908 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Sam Déc 21, 2024 13:37 Sujet du message: |
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Bonjour,
Anaxagore a écrit :
| Citation: | | il était impossible d'utiliser des obus de 75mm japonais sur des canons français de 75 mm... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?! |
Pour le matériel français, les obus pour canons de 75 mm Mle 1897 et et Mle 1908 n'étaient pas interchangeables : la longueur de leurs douilles, et donc de la chambre de tir, n'étaient pas la même
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11872
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Posté le: Sam Déc 21, 2024 13:53 Sujet du message: |
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oui, je savais cela les uns sont des obus de l'armée, les autres de la marine et en dépit du calibre identique n'ont absolument pas le même rôle. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15559 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Juin 06, 2025 09:12 Sujet du message: |
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Alors l'ami Raven me dit : "Oh j'ai oublié ce texte au fond d'un tiroir" (électronique je suppose)… "Qu'en dis-tu ?"
Moi : Que du bien !!!
Allez, on redécolle avec le Jules-Verne et ses copains.
27 juillet 1940
Des marins au-dessus du désert
Tafaraoui, 10h00 – Yonnet : « Ça sent encore le coup bizarre. Pendant qu’un trio d’artistes peintres et deux chaouchs “hameçonnent” nos cocardes, nos armuriers et les gens de chez Farman finissent de bricoler sous le ventre de nos trois avions. Ils y sont depuis hier matin ! Ils ont démonté six des huit lance-bombes – chose relativement aisée, juste débrancher les câbles de commande et desserrer les longues vis spéciales, en laissant seulement les deux à l’avant. Ils ont ajouté à intervalles réguliers 3 x 2 traverses entre les deux longerons qui supportent les lance-bombes. Ils fixent dessus trois rangées de quatre râteliers pour bombes de 50 kg (récupérés dans on ne sait quel magasin à Arzew ou Oran), puis tirent et connectent de nouveaux câbles au tableau de bombardement du poste avant. On devra larguer ces 50 kg par deux ou quatre au minimum.
– Décollage à 13h00. On va à Bizerte pour un jour ou deux. Prévoyez en conséquence ! nous prévient le Pacha. »
………
Karouba, 16h30 – Après un vol sans problème les six Farman de la B5 et de la E 10 se posent. Trente minutes plus tôt, deux des désormais incontournables F-224 TT les ont précédés, avec les échelons volants et leur outillage. Pendant que les mécanos et les armuriers font leur travail, les équipages s’installent à l’escale.
18h30 – Yonnet : « Explication du coup. Décollage 02h30. Mission, sonner le réveil au petit jour dans un patelin paumé en Lybie appelé Fortino – ou Fort Tino ? Après deux semaines à leur courir après, les copains au sol sont plus que fatigués et les Italiens se sont retranchés pour s’accrocher à leur bout de désert. A nous et à nos gros oiseaux noirs d’impressionner suffisamment les défenseurs pour qu’ils se rendent ou déguerpissent. C’est assez étrange de nous utiliser pour faire ce genre de boulot, de jour en plus, mais les copains de l’Armée de l’Air sont à fond depuis trop longtemps. On avait évité la Lybie jusqu’à présent, « Pas besoin de nous là-bas ! » avait répondu le Pacha à une question de Comet. Mais il récupère toutes les missions qu’il peut, même les plus improbables. A nous, à présent, d’improviser et de prouver que nous sommes vraiment tout-terrain ! Faire gaffe cette fois, ils ont encore une bonne dizaine de 20 mm pour nous accueillir. Mais on devrait avoir quelques spécialistes de l’AdA pour nettoyer la zone.
« Rien à craindre de la chasse italienne ! Et au cas où, mes copains et moi savons aussi chasser si nécessaire. Quelques Messer en ont fait l’expérience amère le mois dernier en France… » nous explique un lieutenant pilote plutôt mal fagoté, avec des airs de Professeur Nimbus. Il pilote un joli petit bimoteur, un Breguet inconnu de nous et qui ressemble à un exocet. Il s’est posé juste après nous avec son poisson volant et un ailier. Ils repartiront quelques minutes après la fin de la réunion vers le sud-sud-est.
Pour nous, 2 400 km aller-retour environ, pas même besoin de remplir les quatre réservoirs de cabine. On a une tonne de crottes de 10 kg à la place, rangées par cinq à la verticale, têtes vers le haut, dans des caissettes alignées dans l’espace libre entre les réservoirs et la paroi de la cabine avant. Ce sera bien plus facile pour enlever les sécurités avant de les passer par-dessus bord avec leurs caisses. De plus, deux de nos armuriers sont volontaires pour aider Deschamps et Corneillet à la manutention. Nous aurons 2 x 250 kg et 12 x 50 kg sous le fuselage. Pareil pour le Flammarion et le Le Verrier. Les trois F-222/2 de la E10 sont chargés au max, avec 4 x 250 kg et 30 x 50 kg.
28 juillet 1940
Des marins au-dessus du désert
Karouba, 02h30 – Yonnet : « C’est parti. Le Jules s’arrache du sol. On est vraiment légers pour un départ en mission ! Les autres suivent, à une minute environ. Prise d’altitude au-dessus de la Méditerranée. On monte à 1 500… 2 000 mètres. Regroupement à la lumière des feux de position. Virage à plat, on repasse au-dessus de Bizerte en formation assez lâche, selon Deschamp, depuis l’astrodôme. On a environ 4 heures et quelques de vol avant d’être sur zone et de tâcher de trouver au milieu du sable un trou perdu dont on ne connait que les coordonnées géographiques approximatives ! Mais ça, c’est le boulot de Comet. Il a fait plus dur comme nav’ !
Première étape : direction Sfax, 300 km, cap au 165.
03h45 – Deuxième étape : virage à l’est-sud-est au-dessus de la Méditerranée, puis direction Misuratah, 500 km au 124.
05h30 – Toujours au-dessus de l’eau. Comet nous a fait dépasser la ville, facilement repérable, d’en haut, avec les traçantes, les explosions et les obus éclairants de notre artillerie avant de virer à tribord vers la côte. Postes de combat ! Le Pacha descend à sa place. A l’arrière, Corneillet et Deschamp ouvrent la porte.
06h00 – A l’est, les premières lueurs du soleil levant, en dessous le désert. On contourne l’objectif de loin pour arriver soleil dans le dos, par surprise. On descend à 1 500 mètres, puis à 1 000. Derrière, ça suit ! Comet nous fait avancer au cap et à la montre, selon son habitude.
06h20 – « Au top, tu prends à l’ouest, on est à 20 km. »
Au sol, la lumière rasante laisse deviner à tribord une… disons une sorte de route qui court est-ouest et se trouve bien encombrée de véhicules. « Tu la suis ! »
Au sol, quelques kilomètres droit devant, des lueurs et des explosions. Une demi-douzaine de moucherons virevoltent au-dessus. Soudain, nos deux “exocets” se mettent en formation avec nous à bâbord et la radio “chasse” s’anime. Après les politesses d’usage, ça donne : « Objectif droit devant, normalement la DCA est neutralisée, on vous montre le chemin. Taiaaaaut ! » Le petit lieutenant est moins lunaire que je le croyais ! Et les voilà qui partent dans un plongeon vertigineux.
Je les retrouve loin devant, au ras des pâquerettes ou plutôt des roses des sables, ici, le nez illuminé par leurs départs de tir. Au sol, quelques baraques et sur le côté, un fortin carré qui semble être la cible de tous les attaquants.
« Descente rapide… Stabilisez à 300 mètres ! » me crie le Pacha. Ailes à plat, je pique à 25° et on est vite à 350. La lampe rouge clignote une fois, deux fois… Vert et rouge… Lààà… Dans les rétros, j’aperçois les cinq autres zincs qui nous suivent en file à 150/200 mètres d’intervalle. En bas, des types et même quelques chameaux giclent dans tous les sens ! Les 250 kg larguées, le Jules fait un bond vers le haut ! Surpris, je manque de lâcher le volant. Dans les rétros, deux geysers de sable et de poussière d’où surgit un Farman volant pourtant un peu plus haut que nous. Juste le temps de s’apercevoir que quelques rafales rageuses nous poursuivent.
Le Pacha : « A bâbord 90°, montez à 800 mètres… »
En dessous, plusieurs colonnes de véhicules à l’arrêt. Des points qui bougent, des soldats qui, j’imagine, font de grands signes. Ce doit être quelque chose de voir surgir nos baleines noires du soleil levant, dans la fureur des explosions…
Pendant que les zincs de la E10 s’écartent un peu, on y retourne, en noria. Trois passes chacun notre tour. Les 50 kg tombent en chapelet de quatre. A l’arrière, Deschamp et les trois autres se démènent comme des diables avec les 10 kg, mais ils ont du mal à jeter plus de trois ou quatre caissettes à chaque fois. Une dernière passe pour virer les dernières crottes, et on remonte orbiter à 800 mètres, tandis que le Flammarion puis le Le Verrier nous imitent.
Ensuite, c’est au tour de la E10 de faire ses trois passes. Comme nous, ils en ajoutent une quatrième, mais cette fois tout sorti, à 100/150 mètres sol, et avec les mitrailleuses en action ! Ils ont dû la répéter et la tester discrètement, celle-là, pas la moindre fausse note dans l’exécution de la manœuvre ! Vu du sol, ça doit avoir une certaine gueule ! Dommage de ne pas avoir la liaison avec les biffins (1).
Signe négatif et impératif du Pacha à un suppliant « Commandant ? » de Deschamps apparu dans l’encadrement de la porte de cabine – non, on n’y retourne pas !
Au sol, c’est le chaos total dans le village et le fortin. De la fumée et de la poussière partout… Difficile de voir si on a détruit quelque chose d’essentiel, mais on a dû les secouer.
On grimpe à 1 000 mètres, la E10 rassemble sur nous, les Breguet (dix en tout) nous rejoignent. « Au 320, Tripoli 250 km » dit le petit papier.
Il est 07h30, on en a pour une petite heure.
08h25 – Tripoli, au-dessus de l’aérodrome de Castel Benito. Encadrés par les Breguet et les Curtiss de la patrouille de protection de l’aérodrome, venus renifler ces gros oiseaux qui leur sont inconnus, on remonte les pistes en formation serrée. Tout ce joli monde nous abandonne bientôt, pendant que nous prenons un cap presque plein ouest.
« On rentre à la maison direct, viens au 284, monte à 2 000 m, 1 300 km. Que Scour [le radio] prévienne Bizerte » dit le petit papier.
13h15 – Tafaraoui ! Au parking, alignés face aux hangars, cales en place, moteurs coupés. Le calme… Poussés par un petit vent d’est, on a tenu un bon 290 km/h de moyenne sur presque tout le parcours. Pas mal ! « On a même le temps d’aller manger un morceau, le carré doit encore être ouvert. » commente le Pacha.
Demain les mécanos remonteront les lance-bombes de 250 kg, mais en laissant les câblages des 50 kg en place – on ne sait jamais. »
Note
1- Pour la postérité, un photographe de Life Magazine accompagnant les biffins en question a immortalisé la scène d’une dizaine de photos, en plus de celles des bombardements eux-mêmes. |
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