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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Dim Oct 20, 2024 13:06 Sujet du message: |
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Est-ce ma faute, moi, si la Latvérie du Docteur Doom (Fatalis) est précisément au niveau du Banat Roumano-serbe ?
Qu'est ce que j'en sais moi ? Si ca se trouve, Stan Lee, c'était un purain de familier de l'Europe centrale ...
 _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Dim Oct 20, 2024 13:31 Sujet du message: |
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Et pour ceux que ca intéresse, le grand serpent qui a failli boulotter Dennis (LE GRAND CHNAIKE OH), c'est Apophis, la divinité maléfique égyptienne. Laquelle se comporte ici tel l'Alien d'Alien 3 et/ou (un peu) le Basilik d'Harry Potter dans son unique bonne réplique sur 7 Tomes :
| Citation: | | Alors, j'ai ouvert la porte pour lui dire de ficher le camp et c'est à ce moment là que je suis morte.(...) La dernière chose dont je me souviens, c'est d'avoir vu deux gros yeux jaunes. Là-bas, vers le lavabo. |
Il y a des allumés américains persuadés qu'Apophis va débarquer sur terre en 2029 ... ou 2035 ça dépend de je ne sais pas quoi. Préparez vous. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 519
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Posté le: Dim Oct 20, 2024 14:13 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | Et pour ceux que ca intéresse, le grand serpent qui a failli boulotter Dennis (LE GRAND CHNAIKE OH), c'est Apophis, la divinité maléfique égyptienne. Laquelle se comporte ici tel l'Alien d'Alien 3 et/ou (un peu) le Basilik d'Harry Potter dans son unique bonne réplique sur 7 Tomes :
| Citation: | | Alors, j'ai ouvert la porte pour lui dire de ficher le camp et c'est à ce moment là que je suis morte.(...) La dernière chose dont je me souviens, c'est d'avoir vu deux gros yeux jaunes. Là-bas, vers le lavabo. |
Il y a des allumés américains persuadés qu'Apophis va débarquer sur terre en 2029 ... ou 2035 ça dépend de je ne sais pas quoi. Préparez vous. |
2029 ? Chiotte, pile au moment où on va gagner la guerre contre les ordinateurs skynet. On a pas de chance _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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ciders

Inscrit le: 16 Sep 2016 Messages: 1206 Localisation: Sur un piton
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Posté le: Dim Oct 20, 2024 15:25 Sujet du message: |
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Je suis navré, Apophis a déjà été éliminé grâce aux efforts conjugués du programme Stargate, de la Tokr'a et de plusieurs Grands Maîtres Goalu'd. _________________ - "I'm sorry. You're a hero... and you have to leave." (Fallout) |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11888
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Posté le: Dim Oct 20, 2024 17:05 Sujet du message: |
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https://fr.wikipedia.org/wiki/(99942)_Apophis _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Oct 21, 2024 23:35 Sujet du message: |
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30 juin
La campagne des Balkans
Opération Zigeunerbaron – Un dernier coup de griffe des panzers
Zigeunerbaron, secteur ouest – La 100. Jäger (Willibald Utz) et le 914. StuG Abt (Major Friedrich Domeyer) ont lutté toute la nuit dans le noir et sous la pluie pour traverser les collines de Zalai depuis Kányavár, afin de prendre à revers les positions antichars britanniques du secteur de Szentmargitfalva et Murarátka. Malheureusement pour Walter Soeth – qui insiste toujours, seul avec sa 1. Panzer en terrain découvert – ils n’y sont pas encore complètement parvenus.
De fait, au lever du soleil, de rudes combats se déroulent toujours autour du village de Kiscehi. Bien évidemment, les Écossais se doutaient que leurs adversaires allaient tenter de passer par là. Et le retour d’un temps certes couvert, menaçant… mais volable ne fait pas les affaires des Jägers d’Utz, lesquels se trouvent bien vite pris à partie par les Banshee du Sqn 213, qui font baisser la tête à tout ce qui porte une croix dans les environs. « Si ces démons n’ont pas mis le feu à la forêt, c’était juste parce que les bois étaient trop humides ! » commentera plus tard un vétéran de la 152th Brigade.
Ainsi, les choses restent peu ou prou bloquées jusqu’en fin d’après-midi. A ce moment, une forte pluie revient de l’ouest, ce qui permet aux Allemands de relancer plus facilement leurs opérations. Et au soir, Szentmargitfalva, devenue objectivement intenable, finit par être abandonnée. Quant au bouchon de Murarátka, il est désormais très largement contesté par la 1. Panzer – laquelle doit cependant avancer à pas comptés, pour l’heure, tant le secteur reste dangereux et les antichars nombreux. Or, la division ne dispose pas de centaines d’engins opérationnels ! Quelques dizaines, plutôt – en ce moment, une quarantaine, sans doute, pas davantage.
Mais pour Walter Soeth, lassé d’attendre l’infanterie, la décision est prise. Demain, il faudra passer, de gré et (surtout) de force.
………
Zigeunerbaron, secteur centre – Comme c’était prévu, la 6. Panzer (Oberst Hans-Otto von Bermuth) a rallié le combat durant la nuit, prenant ainsi le relais de la 7. Panzer (Karl Mauss) dans le secteur de Pölöskefő, ce qui a permis à Mauss de renforcer sa pointe vers Zalaszentbalázs. Le village est dégagé est milieu de journée. Il est aussi ravagé par les projectiles de l’artillerie et de l’aviation alliée – les deux s’en donnent à cœur joie sur les éléments allemands qui le traversent, les Boston de Tedder ont à peine besoin de viser.
Tandis que la 7. Panzer tente d’avancer sous les bombes et les obus, von Bermuth tâche, quant à lui, de forcer le front allié à la jonction des 153rd et 154th Brigades, afin de marcher droit vers Újudvar contre l’artillerie britannique. Problème : le terrain ne s’y prête absolument pas. Canaux et champs humides parsèment la vallée au sud d’Hahót, et l’infanterie allemande “provisoirement motorisée” (c’est-à-dire qu’elle est sur camions civils, car elle attend toujours ses semi-chenillés…) a bien du mal pour progresser. Pour sûr, il va falloir du renfort…
Ça tombe bien : derrière, la 8. Panzer (Gottfried Frölich) a enfin fini par arriver. Par contre, elle a renoncé à rejoindre son point de départ théorique et les engins qui lui restent (une trentaine à peine) marchent au canon depuis Szentpéterúr.
C’est donc finalement sous le seul poids de leur masse, en dépit des pertes et dans un style très… soviétique (enfin, selon l’image qu’on se fait à Berlin de l’Armée Rouge !) que le III. Panzerkorps échoue dans la soirée sur une ligne Magyarszerdahely – Gelsesziget. Sept kilomètres en une journée, au prix de 20 à 25 panzers au total pour les trois divisions – trois blindés par kilomètre, une progression absolument misérable ! C’est que, faute de moyens pour déborder ou dépasser, les blindés d’Herman Breith en sont réduits à un pénible nettoyage du terrain chaque fois qu’ils rencontrent le moindre village. Ils tirent sur les maisons en descendant à partir du toit, pour qu’elles s’effondrent sur leurs défenseurs. Ça ne pourra pas durer bien longtemps comme ça – pour les Allemands comme pour les Britanniques, qui encaissent aussi des pertes sensibles et voient la pluie revenir avec une vive inquiétude.
………
Zigeunerbaron, secteur est – La 19. PanzerGrenadier Brandenburg (Josef Irkens) continue de ramer, face à l’aile droite de la 154th Brigade – laquelle gagne toujours très efficacement du temps dans les lagunes sur la route de Zalakomár, l’objectif intermédiaire des Brandebourgeois. Nagyrada est dégagée, mais la présence dans cette zone d’un vaste plan d’eau, le Kis-Balaton (1), scinde naturellement l’effort – pourtant déjà mesuré – en deux axes menant respectivement à Garabonc et Balatonmagyaród, avant de se rejoindre à Zalakomár.
Evidemment, la branche ouest (celle de Garabonc) progresse plus vite que la branche est, obligée de suivre un chemin étroit et dangereux. Mais alors que la nuit tombe, les deux régiments dispersés dans les lagunes n’ont toujours pas refait leur jonction. Le Petit Balaton coupe encore la division en deux…
Et plus au sud, l’infanterie mécanisée de la 1st Armoured australienne se prépare à prendre le relais des Ecossais pour défendre Zalakomár, en attendant les Indiens et les Néo-Zélandais.
Opération Zigeunerbaron, du côté des Alliés
Théâtre aérien – La Balkans Air Force de l’Air Marshall Tedder a fait toute la journée ce qu’on attendait d’elle, en particulier dans le secteur ouest (Nagykanizsa) : frapper, pilonner, matraquer et – en un mot – annihiler par le feu toute tentative allemande de percer rapidement et sans payer un prix très élevé.
Face à cette avalanche de roquettes (2) et de bombes, la Luftwaffe se tient coite, ou peu s’en faut. Les aviateurs de Göring n’ont plus beaucoup d’avions d’appui au sol à risquer, ici comme sur le front de l’Est, tandis que la Jagdwaffe a bien du mal à exister face à la masse alliée – elle ferait pourtant de son mieux, n’eût été les pénuries qui la frappent. Un officier de maintenance au JG 4 raconte : « Obtenir du carburant pour les chasseurs n’était pas tant une opération logistique qu’une opération de renseignement. On envoyait des camions-citernes en tournée, récupérant 5 000 litres à un endroit, 2 500 litres ailleurs ; parfois, cela pouvait prendre une semaine pour réunir les 20 tonnes nécessaires à une seule sortie de chasseurs. »
En définitive, seule la Flak, une fois encore – dont les fameux Vierlings si redoutés des pilotes – tente de faire obstacle aux frappes alliées. Elle prélève quatre Banshee et deux Boston. Mais sans rien empêcher, en définitive.
………
QG de Montgomery (Kaspovár) – Il va falloir prendre une décision. Les Huns continuent d’attaquer sur tout le front – c’est contrariant – tandis que, dans les airs, ces fichus aviateurs indiquent que, tout compte fait, ils ne seront peut-être pas là demain. Ils partent en week-end, ou quoi ?
Alors ? Où porter la “Balkans Armoured Force” ? Après d’intenses réflexions, et alors que – en définitive – la situation sur le flanc ouest parait la moins critique, Bernard Law Montgomery décide personnellement d’envoyer ses Horaces dans la vallée d’Hahót, où les reconnaissances ont montré que les panzers étaient les plus nombreux et où ils progressent « sensiblement ». Comme le dira Brian Horrocks, en transmettant ses ordres : « Les jeux sont faits ! ». En espérant, bien sûr, que l’Empire ait mis ses jetons sur la bonne case. Bon, au pire, on tâchera de corriger après – ce qui n’est pas vraiment possible à la roulette !
………
Sur la route de Nagyrécse – Les 120 engins de la Balkans Armoured Force reçoivent l’ordre d’accélérer pour se positionner au nord de Nagykanizsa, dans une zone qui deviendra plus tard le quartier industriel “Palin”. Derrière eux, avec l’infanterie motorisée de la 10th Armoured, le dessinateur Ronald Giles, du Daily Express. ce correspondant de guerre n’est pas gêné par les cahots, même quand il doit se servir de sa plume ou de son appareil photo.
………
De Novi Sad à la Voïvodine – Après la 6th Indian de B.H. Chappel, c’est au tour de la 2nd New Zealand (Robert Freyberg) d’abandonner Sombor à l’infanterie d’Illija Brasic pour remonter vers l’ouest et le champ de bataille. Le 1er Corps yougoslave commence tout de même à être un peu étiré : 200 kilomètres de lignes environ à garnir face aux Allemands (et notamment… du point de vue serbe).
En toute logique, Brasic engage le redéploiement de la brigade blindée de Stefanović depuis le Banat “protégé” jusqu’à Temerin, au nord de Novi Sad. Il faut bien quelqu’un pour faire la charnière entre ses deux divisions d’infanterie.
Opérations Valuable et Goodwill – Dernier effort (pour tous)
Podgorica – Le général Sylvestre Audet relance le GQG de Belgrade quant aux futures opérations envisagées en Dalmatie puis Slavonie. Sa demande est courtoise mais sans trop d’énergie : évidemment, avec tout ce qui se passe plus au nord, le Français – qui parle ici aussi au nom de ses amis grecs, dont Alexandros Othonaios – ne s’attend pas à une réponse rapide. Et pourtant, cette dernière tombe dès la fin d’après-midi : « Valuable et Goodwill maintenues, a priori selon dates décidées, à confirmer selon situation générale. Prendre toutes dispositions. ».
En définitive, la 2e Armée française reçoit donc ici l’ordre de se tenir prête à toute éventualité. Ce qui veut dire tout et son contraire !
« Delta était prête. La compagnie était prête. Le régiment était prêt. La brigade était prête. Restait simplement à se jeter en avant et aller on ne savait où pour tendre la main aux Yougoslaves, finir le boulot puis enfin rentrer à la maison. Un dernier coup de collier, avant la taille des oliviers. Comme disait Bías, toujours le plus visiblement méfiant mais aussi le plus sage de la troupe : “Bon, bon, bon ! Qu’on en finisse !”. »
(Markus Amynthe – [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
Opération Obole – Un petit tour en Adriatique
Port de Kotor – La marine des Nations-Unies a rarement aussi bien porté son nom –l’opération destinée à la prise de Šolta va engager des bateaux britanniques, grecs et yougoslaves. Cependant, le commandement allié prévoit de recourir ici exclusivement à de petits bâtiments, autant pour des raisons de moyens que de prudence. Inutile d’aller risquer un destroyer dans ces eaux traitresses, il risquerait de sauter sur une mine pour rien. Ou si peu !
En résumé, Obole fait la part belle à la flotte des Partisans (coordinateur : Josip Cerni). Ceux-ci fourniront le plus gros des troupes d’assaut, seulement renforcées par une compagnie de la 234th Brigade amphibie – laquelle, de son côté, naviguera en DUKW.
C’est presque trop, car on ne craint guère la réaction de l’Axe : il doit rester une centaine de Croates et de Germains sur Šolta, au mieux ! N’empêche, pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les Alliés ont choisi de procéder à une reconnaissance préalable menée par une troupe d’un genre très particulier : l’unité du Major Ralph Bagnold.
Ce dernier est un excentrique au sens britannique du terme, donc au superlatif. En juin 1940, envisageant la possibilité d’une guerre longue dans les étendues désertiques de Tripolitaine et de Lybie, il a créé de sa propre initiative un groupe autonome d’une centaine d’hommes capables d’opérations d’infiltration et de sabotage en passant par le désert profond. Cependant, après Scipion et Alma, la guerre du désert n’avait pas duré. Quand l’Axe avait été chassé d’Afrique, la N° 1 Long Range Patrol Unit n’avait eu le temps d’exécuter qu’une unique patrouille, aux environs de Marawa. Ce qui n’avait pas découragé Bagnold : troquant leurs camions Chevrolet contre des caïques et de petites embarcations démontables, ses hommes, opérant au sein de la Special Boat Section (SBS) commencèrent à semer le chaos sur les côtes italiennes puis croates.
Mi-1943, le Long Range Naval Group (Lt-colonel John “Jake” Richard Easonsmith) possède une identité propre et même affirmée. Opérant en autonomie, il a parfois du mal à respecter la hiérarchie, c’est vrai… mais le courage de ses membres et l’audace de leurs actions inspirent à tous le respect, y compris aux titistes, avec lesquels il a de longue date d’excellentes relations professionnelles. Le LRNG enverra bientôt en reconnaissance sur Šolta une patrouille de 22 hommes, la R2 (lieutenant J. M. Sutherland).
Retour à la maison
Forteresse de Kalemegdan (Belgrade) – Le général Antoine Béthouart fait ses adieux au théâtre des Balkans, après un peu plus de six mois en fonction. En France, il se sentira sans doute mieux mis en valeur, et plus utile à son pays. En France… ou ailleurs, qui sait !
En Yougoslavie, Béthouart n’est pas remplacé. Désormais, la théorique 2e Armée française sera commandée de Podgorica (où se trouve Audet). Elle est donc toujours subordonnée au 18e GAA (où Audet conserve des fonctions), mais aussi isolée de la splendide campagne impériale sur le Danube.
Notes
1- Le Petit Balaton sert de filtre naturel pour le lac et de réservoir à assainir pour les agriculteurs. Cet usage manquera de peu de lui être fatal jusqu’à la mise en place de mesures de protection dans les années 70.
2- Au contraire de l’image qu’elles ont laissée, les roquettes antichars alliées étaient individuellement peu efficaces, car fort peu précises, surtout dans le tir contre les blindés – le taux de coup direct avec ce type de munitions ne dépassant pas un pour cent. Mais, d’une part, l’aviation alliée tirait plusieurs centaines de projectiles par frappe, d’autre part, pour l’infanterie et les véhicules non blindés, même une roquette qui ratait sa cible pouvait se révéler très meurtrière ! |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Oct 21, 2024 23:38 Sujet du message: |
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30 juin
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour vers l’abîme
A l’est du Kis-Balaton (Hongrie) – « Nous suivons une route qui file droit ou presque vers le sud, jusqu’à un canal (3). Et cette route traverse le canal par un pont, un pont évidemment gardé. Pas besoin de mon Anschauungsvermögen (enfin, ce qu’on prétend qui en tient lieu chez moi) pour savoir que l’obstacle s’annonce dangereux.
Bien entendu, le panzer de tête refuse d’avancer. Il prétend qu’il ne craint pas les antichars, mais les mines. « Un engin aussi coûteux à la flotte, ça ferait mauvais genre, non ? » explique le chef de char à l’attention de notre lieutenant. Enfin, je présume qu’il lui tient ce genre de discours, au vu de l’allure du sergent Vogt quand il revient.
– Félicitations, les bouseux, c’est à nous ! Nous allons prendre ce pont tout seuls, juste avec l’appui des chars.
– De face ? risque un homme de la troupe, bien planqué derrière,
– Non, de dos, imbécile. Qu’est-ce que c’est que cette question ! Kolte !
– Herr Feldwebel ?
– Vous avez déjà pris d’assaut un pont ?
– Non, Herr Feldwebel.
– Moi si. Alors puisque vous ne savez rien, vous m’obéissez au doigt et à l’œil, compris ?
Le sergent commence à nous faire progresser en tirailleurs sous les fumigènes, tandis que, derrière, les panzers tirent quelques coups au hasard. La fumée protège le groupe… jusqu’à la sortie du nuage, où un tir de mortiers, peu dense, mais bien trop précis à notre goût, nous tombe dessus. Quelques gars roulent au sol, les uns parce qu’ils sont touchés, et d’autres, tels Olaf et moi, pour ramper en direction d’une ligne d’arbres sur la droite.
– Sale… ! Pour bien faire, une action comme ça, c’est de nuit ! Comme les écluses de Herr Grabert !
Nous atteignons plus ou moins notre objectif quand Youcef nous rejoint avec deux hommes : « Bon, Alasid, on fait quoi ? »
Au loin, le sergent répond pour moi – pas à Youcef spécifiquement, mais à tous. Et quand il gueule, il gueule fort l’animal.
– On y va…
Dos courbé, à fond de train vers un petit monticule, dernier relief avant le pont. On n’a même pas atteint la ligne adverse. Je suis sûr que, derrière le canal, les Tommies boivent du thé en nous tirant dessus.
– Pas question de courir sur le tablier !
– Non, en effet. A la nage. Vous passez, je vous couvre.
Le premier gars supposé se mettre à l’eau hésite. Le fusil bien haut au-dessus de sa tête, il finit par se lancer, pour être cueilli par un tir que j’identifie immédiatement comme celui d’un Lee-Enfield. Tout le monde se planque à nouveau de son mieux. Plus loin sur notre droite, montent des tirs d’armes automatiques : Kurt essaie de nous aider tous à passer en force.
– A deux heures, Obergefreiter !
– Vu.
Et un fusilier de plus qui ne verra pas la nuit. Son corps tombe dans le canal, rejoignant notre camarade. Les deux partent vers la gauche, se tenant presque la main, dans un élan d’affection sinistre.
– Il faut réessayer.
Youcef enlève son casque et plonge, nageant entre deux eaux jusqu’à la rive opposée. Une fois là-bas, je le vois sortir un poignard et grimper jusqu’aux buissons qui bordent le canal. Deux feuillages agités plus tard, il réapparait et fait signe qu’on peut y aller. Je couvre le groupe de mon mieux tandis que les gars traversent en marchant sur le fond, trempés jusqu’au cou, en tenant leurs armes hors de l’eau… Je les suis – apparemment, il n’y avait dans ce secteur que le type que j’ai abattu et les deux que Youcef a éliminés.
Une fois le canal passé, que faire ? Selon le manuel, il faut prendre le contrôle de l’aboutissement du pont. Nous nous déployons en éventail pour progresser plus vite. Mais en face, l’adversaire, qui nous a vus, tente à présent de se retirer, sous la protection d’une mitrailleuse nichée quelque part, qui fauche encore deux ou trois de nos hommes. D’un coup, Olaf bondit en avant, fusil pointé, et vide son chargeur vers une futaie que j’avais cru impénétrable. Dedans, deux corps s’effondrent autour de leur Bren. Un troisième Tommie tente dans un ultime effort – méritoire mais futile – de reprendre l’arme.
– Oh non, pas question !
Mon tir ne le manque pas.
Tout le groupe progresse et, devant nous, l’ennemi décroche désormais franchement. La culée tombe vite entre nos mains et une autre section déboule en courant sur le tablier. L’ouvrage, quant à lui, est intact. A déminer, mais intact. Quelque chose a dû foirer dans la mise à feu des charges, ça arrive à tout le monde, aujourd’hui la chance était dans notre camp…
Contre toute attente, nous avons réussi à passer, à prendre le contrôle de ce fichu pont et à mettre l’ennemi en fuite. Grâce à Olaf, qui l’eût cru ? C'est le destin des médiocres : quand ils surprennent, c'est toujours agréablement. »
Note
3- NdT – La Zala, selon toute vraisemblance. |
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Jilos
Inscrit le: 29 Déc 2019 Messages: 193 Localisation: Soissons
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 07:01 Sujet du message: |
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La chrono du mois de juin étant finie dans les Balkans, j'ai mis à jour la carte "Yougoslavie 44".
J'ai aussi un peu modifié la dernière carte du front russe en conséquence. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 07:43 Sujet du message: |
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30 juin
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Zigeunerbaron, secteur centre –
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Le village est dégagé est (en ?) milieu de journée.
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Sept kilomètres en une journée, au prix de 20 à 25 panzers au total pour les trois divisions – trois blindés (engins/machines ?) par kilomètre, une progression absolument misérable ! C’est que, faute de moyens pour déborder ou dépasser, les blindés d’Herman Breith en sont réduits à un pénible nettoyage du terrain chaque fois qu’ils rencontrent le moindre village.
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Sur la route de Nagyrécse –
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Derrière eux, avec l’infanterie motorisée de la 10th Armoured, le dessinateur Ronald Giles, du Daily Express. ce (Ce ?) correspondant de guerre n’est pas gêné par les cahots, même quand il doit se servir de sa plume ou de son appareil photo.
…
30 juin
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour vers l’abîme
A l’est du Kis-Balaton (Hongrie) –
…
Rien à signaler
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 688
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 08:05 Sujet du message: |
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Alors là, le Long RangeNaval Group, il fallait le trouver !
Verra-t-on, 80 ans plus tard, une série adapter leurs aventures sous le titre de Rogue Sailors ?[/i]  _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 09:15 Sujet du message: |
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N'est-ce pas le prédécesseur du SBS (Special Boat Service, équivalent maritime du SAS)? _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 13:30 Sujet du message: |
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Le SBS est un service à part qui chapeaute. Mais si vous vous rappelez les derniers bouquins que j'ai chroniqué ...
Attention Jilos, le LXV.PzK attaque aussi ! _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1010 Localisation: U.S.A
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 16:24 Sujet du message: |
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J'avais promis une surprise pour finir Juin, non?
https://youtu.be/Jb1j34ttXI0?si=UfCcp6Cr0YAcrf7i _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 16:46 Sujet du message: |
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 _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Finen
Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 2224
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Posté le: Mar Oct 22, 2024 17:08 Sujet du message: |
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Excellent! |
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