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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Juil 28, 2024 16:22 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | | Sinon, petit mot pour vous dire que le Racoon prends comme tout le monde ses quartiers d'été. |
Réaction de Casus en l'apprenant:
 _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2909 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Dim Juil 28, 2024 18:48 Sujet du message: |
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Bonsoir,
Merci Tyler,
Puis-je suggérer cette tournure pour bien clarifier ?
| Citation: | | « Il y a à Hayranbag une centaine de soldats du 1er Bataillon à l’Académie aérienne et deux cents hommes du 2e Bataillon du 19e Régiment à l’aérodrome. Deux cents hommes du 3e Bataillon du 21e Régiment se trouvent à Guiwangmiao. Heureusement, les compagnies d’artillerie et de mitrailleuses des deux régiments sont toujours disponibles. Nous disposons aussi des élèves de l’Académie aérienne. » |
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Dim Juil 28, 2024 21:59 Sujet du message: |
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Oh Hendryk, lui aussi a sans doute besoin de congés. Tu m'excusera je suis à Belfast la, en train de boire ma tisane dans un cottage neo-victorien. En vieillissant je deviens vieux _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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LaMineur
Inscrit le: 12 Oct 2009 Messages: 471
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Posté le: Lun Juil 29, 2024 10:40 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 28 juin (3/3)
La démarche mercenaire et médiévale (1) qui est celle de l’adversaire avilit nos soldats, les mène à la colère donc à la sauvagerie – et parfois à très mauvais escient. |
La nuance est subtile, mais après tout le lieutenant-colonel Henri Morel de Foucaucourt a sans doute des lettres.... "Médiéval" est un adjectif qui a trait au Moyen-âge, sans jugement de valeur particulier. "Moyenâgeux" conviendrait mieux ici, car s'il peut avoir le même sens, il désigne aussi des choses désuètes, dépassées, barbares (et qui n'avaient pas nécessairement cours au Moyen-âge). |
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Tyler
Inscrit le: 11 Oct 2008 Messages: 842
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Posté le: Lun Juil 29, 2024 11:36 Sujet du message: |
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| Capu Rossu a écrit: | Bonsoir,
Merci Tyler,
Puis-je suggérer cette tournure pour bien clarifier ?
| Citation: | | « Il y a à Hayranbag une centaine de soldats du 1er Bataillon à l’Académie aérienne et deux cents hommes du 2e Bataillon du 19e Régiment à l’aérodrome. Deux cents hommes du 3e Bataillon du 21e Régiment se trouvent à Guiwangmiao. Heureusement, les compagnies d’artillerie et de mitrailleuses des deux régiments sont toujours disponibles. Nous disposons aussi des élèves de l’Académie aérienne. » |
@+
Capu |
A voir avec Casus mais en effet, Capu, ça me semble plus clair comme ça ! Merci !  |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Mar Juil 30, 2024 21:56 Sujet du message: |
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Tout comme Démo, départ en vacances
15 jours en Angleterre
A bientôt, soyez sages  _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Heorl
Inscrit le: 19 Mar 2023 Messages: 717
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Posté le: Mar Juil 30, 2024 23:07 Sujet du message: |
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De même !
J'espère pondre un 1er juillet, histoire de mettre le pied correctement à l'étrier, mais pour le reste, pas avant 15 jours !
Bonne vacances à toute la FTL et joyeuse bronzette ou saucée selon la région dans laquelle vous vous rendez !  _________________ "Un sub' qui s'ennuie, c'est un sub' qui fait des conneries"
Les douze maximes de l'adjudant-chef
"There's nothing more dangerous than a second lieutnant with a map"
US Army adage |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 20:28 Sujet du message: |
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Bon, hé bien, retour aux choses sérieuses…
En douceur d'abord : les 29 et 30 juin qui manquaient au front russe. Et par petits morceaux, c'est plus digeste !
29 juin (1/3)
Opération Oder
Siegfried
Prusse orientale – Front de la Baltique – On dirait bien que la 19. Waffen-Grenadier-Brigade der SS (lettische) (Oberführer SS Nikolaus Heilman) a sauvé la 217. ID (Friedrich Bayer). Avant l’aube, cette dernière abandonne Tilsit à la 4e Armée soviétique (Nikolai Gusev) et file vers Artemovka. Willibald von Langermann a pris sa décision : fidèle à sa réputation d’indépendance d’esprit (1) et de relative défiance envers sa hiérarchie, il privilégie la survie de son XXVI. ArmeeKorps au maintien d’une position proche d’être perdue et sans perspective. Car il est évident que le retrait de la 217. ID n’est jamais que le prélude au repli de l’ensemble du corps sur une ligne Golovkino-Desantnoe-Kraupiškas, s’appuyant largement sur les rivières et marais de la région – dont la Reka Rzhevka, non canalisée. La 61. ID (Gunther Krappe) et la 206. ID (Alfons Hitter) décrochent ainsi dans la soirée, tant qu’il pleut encore, que les frontovikis sont fatigués et que les T-34 du 12e Corps Blindé (Vasily Butkov) restent dispersés.
Langermann ne sera pas sanctionné pour cette initiative. Heureusement pour lui, elle ne fait jamais que devancer un ordre tombé de Berlin, pour une fois cohérent avec l’état du front : le HG Nord abandonne ses premières positions de défense de la Prusse Orientale et se retire sur sa seconde ligne fortifiée. Laquelle suit un arc Kreuzingen-Insterbourg-Lötzen, puis Arys-Johannisburg-Ortelsburg. Pour la 16. Armee de Christian Hansen, peu de changement, donc… sauf qu’elle va sans doute devoir se décaler vers l’ouest pour défendre Allenstein et Elbing avec les débris de la 3. PanzerArmee d’Herman Balck. La manœuvre s’annonce longue et d’autant plus compliquée qu’elle est improvisée – il faut pourtant l’exécuter dans l’urgence. Mais la Heer commence à avoir l’habitude, surtout qu’elle n’a pas à gérer les civils. Cependant, pour se retrancher, elle peut compter sur tout ce que la région compte de mobilisables – les gauleiters ont donné leur parole, l’aide arrive ! On verra bien…
Tous ces mouvements font cependant les affaires de certains. Par exemple, de la 7e Armée soviétique (Alexey Krutikov), qui constate en fin d’après-midi que son adversaire le I. AK (Otto Wöhler) se fait beaucoup moins mordant que de coutume. Serait-il en passe d’abandonner Lasdehnen ? C’est un fait : l’infanterie allemande, fatiguée mais toujours combative, se retire vers Insterbourg. Elle gagnera là une nouvelle position fortifiée… mais en abandonnant aussi un terrain très couvert qui lui avait pourtant bien servi jusqu’alors. On ne peut tout avoir !
Le repli allemand rend également service aux défenseurs de Gumbinnen – lesquels commençaient à vraiment souffrir sous la pression de la 42e Armée (Ivan Morozov) et filent à présent vers l’ouest. La 226. Volksgrenadier (Franz Sensfuß) se retire vers Novostroevo, tandis que la 59. Volksgrenadier (Rudolf Sperl) vise les bois de Karpovka. Malheureusement pour Sensfuß, l’injection des premiers éléments du 15e Corps Blindé (Fiodor Rudkine) à hauteur de Yarovoe perturbe un peu ce mouvement. En vérité, les T-34 taillent carrément des croupières aux Volksgrenadiers jusqu’à Mayakovskoe, où le rétrécissement du terrain et les quelques blindés allemands égarés venus de Goldap contraignent les Russes à la précaution – avec les nouveaux antichars portatifs dont les Allemands font grand usage, en prenant tous les risques. Rudkine doit donc lâcher sa proie. Mais ce n’est que pour aujourd’hui, le temps de reconcentrer sa pointe.
A Goldap aussi, il était temps de partir. Menacés d’enveloppement par la 7e Armée de la Garde (Nikolai Berzarine) au nord et par la 34e Armée (Anton Lopatine) au sud, tandis que le 10e Corps Mécanisé (Nikolai Vedeneyev) menace de percer, les défenseurs se dégagent dans un certain désordre. C’est notamment le cas de la 1. Luftwaffen-Feld-Division (Rudolf Petrauschke) : soumise à une rude pression de la part de l’infanterie du 2e Corps Aéroporté (M. Tikhonov), à la limite de la déroute, elle recule jusqu’à Angerapp, son ancien cantonnement. La 64. Volksgrenadier (Fritz Warnecke) la borde et la soutient par la droite vers Groß Budschen. Et dans les deux cas, une fois encore, les StuG III du 185. StuG Abt (Major Fritz Glossner) font le taxi… ou plutôt le bus pour les piétons. Au sud, la 254. ID (Alfred Thielmann), mieux couverte par le terrain, décroche de façon plus ou moins ordonnée jusqu’à Boćwinka, la 96. ID (Ferdinand Nöldechen) assurant la liaison vers Widminnen, au travers des bois et lacs de la région (2). Evidemment, Vedeneyev tente de poursuivre. Mais ses forces ne sont pas prêtes et le terrain est très défavorable aux blindés, tandis que les pertes se multiplient dans des embuscades tendues par des éléments motorisés ou non. Pas cette fois, Camarade !
………
Les Rouges arrivent !
Königsberg (Gau de Prusse Orientale) – A la capitale du Gau Ostpreußen, c’est la panique – et pas seulement en raison de la désorganisation liée à l’incompétence chronique des administrateurs. Erich Koch, qui gère depuis mars dernier une province engorgée de réfugiés – les colons de l’Est, plus les habitants de la bande de 50 kilomètres qu’il a fallu évacuer le long du front – vient de recevoir un ordre d’évacuation de l’ensemble des civils vers le Vaterland !
Individu fat, inapte à ses missions, corrompu et menant grand train, Koch est un lâche, mais il s’est toujours opposé à l’idée même de préparer un transfert de population au nom de la « détermination nationale-socialiste à résister jusqu’au bout et à ne pas céder la moindre portion du Reich » – et ce en dépit des suggestions de l’Armée. Aussi, faute de la moindre anticipation, devant l’ordre reçu de Berlin, Koch s’avère totalement incapable de diriger pareille opération. Et ses services ne risquent pas de la mettre en œuvre pour lui. Il va pourtant bien falloir s’en occuper !
Au même moment, à Dantzig, le Reichsgau Danzig-Westpreußen doit lui aussi déplacer vers l’Oder des dizaines de milliers de civils. Mais le gauleiter Albert Forster n’a rien prévu, lui non plus, et le chaos le plus total règne…
………
Que reste-t-il de la Kriegsmarine de surface en Baltique ?
Shell-Haus (Tiergarten) – Au même moment, à Berlin, la Kriegsmarine sait déjà que la flotte allemande va devoir largement compenser les insuffisances des transports terrestres : motorisés (rares, l’essence devenant rationnée), ferroviaires (sans cesse bombardés) et… autres (soyons sérieux !).
L’état-major a passé la nuit à faire le point. Pour ce qui est des navires de guerre opérationnels, ses effectifs sont limités, mais restent tout de même respectables :
– BB Tirpitz (vice-amiral Oskar Kummetz) [Il lui manque une tourelle de 38 cm et une de 15 cm.]
– CL Nürnberg
– CL Emden
– 4e Flottille de Zerstörer : DD Z-23, Z-30 [tous deux légèrement endommagés]
– 7e Flottille de Zerstörer : DD Z-31, Z-32, Z-33, Z-37
– 1ère, 2e, 3e, 5e et 8e Flottilles de torpilleurs : T-1, T-7, T-8, T-11 ; T-3, T-9, T-15, T-16 ; T-10, T-17, T-18 ; T-2, T-4, T-14 ; T-5, T-12, T-13
[La plupart des torpilleurs de classe 1935/1937, T-1 à T-18, ont été rappelés en Baltique, d’abord pour servir à l’entraînement puis, devant l’aggravation de la situation, pour assurer l’escorte du trafic marchand.]
– 1ère, 2e et 3e Flottilles de S-Boots
– Quelques escorteurs ASM spécialisés (Geleitboot et Kanonenboot).
Il faut y ajouter quatre bâtiments à peine entrés en service, les Zerstörer Z-36 et Z-43 et les grands torpilleurs T-30 et T-31, ainsi que le T-28, seul navire replié de France, à peine réparé.
Les grands torpilleurs T-32 et T-33 sont à l’entraînement à Elbing.
Quant aux vieux cuirassés Schlesien et Schleswig-Holstein (déjà âgés lors du conflit précédent), ils ne pourront guère servir que de batterie d’artillerie pour appuyer les troupes au sol.
C’est peu… Surtout au vu de l’intense activité des Bolcheviques ces derniers temps, qu’il s’agisse de leurs sous-marins, de leurs vedettes rapides ou du récent engagement de croiseurs modernes devant Memel. Heureusement, le Slave reste un exécrable marin… Et timoré, en plus !
Bref ! Bon an mal an, les services de Dönitz pensent pouvoir tenir en respect la flotte rouge à distance. Reste donc “simplement” à réunir le tonnage civil nécessaire pour évacuer 900 000 personnes. Une gageure ! Depuis la nuit dernière, on appelle toutes les capitaineries pour rafler la moindre coquille de noix civile. A terme, la KM espère réunir au moins un millier de navires. Vraiment ? Mais oui : en mai 40, les Anglais et les Français y sont arrivés, non ?
Prusse orientale et Pologne – 1er Front Biélorusse – Tandis que l’aile droite de Kyrill Meretskov continue de maintenir une certaine pression – réelle mais insuffisante pour percer – sur une 16. Armee qui se prépare à bouger, ce qui subsistait de défenseurs sur la route de Dantzig s’effondre – validant, si besoin en était, la nécessité de se préparer à défendre la Prusse Orientale.
Depuis Neidenburg – pas encore complètement sécurisé, mais ce sera l’affaire de l’infanterie qui suit – le 6e Corps Mécanisé (V.V. Koshelev) commence à remonter vers la Baltique, repoussant sur sa droite les restes de la 208. ID (Hans Piekenbrock). Exercice plus coûteux qu’il n’y parait ! De fait, sur la route d’Osterode in Ostpreußen – désormais la prochaine cible de Koshelev – le terrain se fait difficile, entre les bois et les lacs du secteur d’Allenstein, qui contraignent notablement l’attaquant. Mais fort heureusement, les Allemands sont en pleine retraite vers le nord. Tout ce qu’ils conservent de forces cohérentes – essentiellement le LII. ArmeeKorps (Hans-Karl von Scheele), moins la 38. Volksgrenadier (Friedrich-Georg Eberhardt) – paraît s’écarter de l’axe de progression soviétique pour se retirer vers les zones humides entre Ortelsburg et Allenstein. D’évidence, les fascistes ont reçu de nouveaux ordres…
Cela arrange bien la 1ère Armée de la Garde (Ivan Chistiakov), qui fait justement face à von Schelle et pour qui Gedwangen ne paraît pas si loin. Quinze kilomètres à peine ! On devrait y arriver, avec de la volonté et de la méthode… comme dans les Carpates. Au même moment, à Hohenstein in Ostpreußen justement, Herman Balck, achève de transférer son QG vers Allenstein – signe qu’il prévoit de s’accrocher à cette localité. D’évidence, le secteur sera farouchement disputé dans les jours à venir !
Par contre, les ordres de repli arrivent trop tard pour certains, et d’abord pour la 38. Volksgrenadier (Friedrich-Georg Eberhardt). Coincée dans Neidenburg alors que la 3e Armée de la Garde (Ivan Zakharkine) arrive du sud, environnée de blindés rouges, cette unité tente à présent de remonter vers le nord et de percer en direction de Napiwoda jusqu’aux lignes de von Scheele. Faute de moyens motorisés et face à l’écrasante supériorité numérique et de feu de l’adversaire, il est douteux qu’elle y parvienne… De fait, c’est perdu d’avance. Seuls quelques groupes épars rejoindront la sécurité relative des bois. Eberhardt, pris blessé, n’est pas parmi eux.
C’est donc sans adversaire sur ses arrières que le 10e Corps Blindé (Alexei Popov) file lui aussi vers Osterode in Ostpreußen, jusqu’à la hauteur de Wysoka Wieś, tentant visiblement de doubler Koshelev par la droite. Ce faisant, Popov se fait lui-même rattraper sur sa propre droite, dans une certaine confusion aggravée par la pluie, par la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz), dont quelques éléments motorisés jouent les hussards. Rien de grave cependant.
N'empêche – la résistance allemande se raidit notablement au fil de la journée. L’infanterie fasciste reste certes en désarroi : les reliquats des 167. ID et 267. ID, désormais sous le seul commandement d’Hans Hüttner, tentent toujours péniblement de se rallier vers Grunwald pour se diriger vers le nord. En revanche, le XLI. PanzerKorps d’Hellmuth Weidling – qui a pris personnellement le commandement des restes de la 20. Panzer – gagne désormais du temps dans une suite d’embuscades d’importance variable, favorisées par la pluie. Et sur le flanc soviétique, le XLVII. PanzerKorps (Hans von Funck), qui se replie de Lautenburg vaincu, décimé et sans gloire, n’a pas dit son dernier mot… Il va tout faire pour échapper aux mâchoires des 1er et 2e Fronts Biélorusses.
………
Tankiste (Evgueni Bessonov)
Rencontre troublante
« Le Régiment, un peu usé par les combats de la veille, est passé sur le flanc sud pour offrir au second échelon l’occasion de marcher en tête. Les combats se font confus, pénibles, compliqués à suivre. Le problème avec la déroute de l’adversaire, c’est qu’on ne sait plus bien où sont les lignes !
Un tir de la gauche ! Nous obliquons comme un seul char vers la menace. L’adversaire est inhabituel. Ou peut-être un peu trop habituel. Nous savons depuis longtemps, et de douloureuse expérience, que les Allemands ont souvent recours à des engins capturés pour semer le désordre et prendre en traître nos colonnes. Mais cette fois, ils sont nombreux. Et les éclairs des bouches à feu s’estompent vite pour faire place à des fumigènes de couleur.
– Andrei, c’est qui ces zasranets ?
– Aucune idée, mais ils font de belles cibles. Sasha, un perforant.
Je monte à l’épiscope, le temps de constater que c’est désormais le chef de peloton qui lance des fusées, au milieu des tirs qui se prolongent.
– Attends un peu…
Un de nos insignes ? Une étoile rouge ? Une devise à la gloire du maréchal Staline ? Non, rien de tel.
– Canon chargé !
– Pointage paré, camarade chef de char.
– Fiodor, stop, paré au tir.
Stalingradskiy s’immobilise et va pour tirer quand j’entends à la radio l’ordre de cesser le feu. Nouvelle observation. Blin (3) ! Un damier !
– STOP ! Halte au feu !
– Quoi encore ?
– Des Polonais !
Nos engins, qui ne s’étaient pas présentés, sortent de leurs couverts respectifs pour se croiser en vitesse au beau milieu des champs. Ambiance un peu étrange, entre ces nouveaux camarades visiblement très sincères et très contents d’affronter les nazis et nous, leurs adversaires d’hier… enfin, d’avant-hier. Pas le temps de traîner, toutefois. Chacun regagne sa position et en avant ! »
(Tankiste ! – Jusqu’au cœur du Reich avec l’Armée Rouge, Evgueni Bessonov, Skyhorse 2017)
Vers la Vistule et la Poméranie – 2e Front Biélorusse – La 3e Armée de Choc (Mikhaïl Purkayev) n’a plus à se préoccuper de son flanc droit. Elle progresse désormais plein ouest, en direction de la Vistule et sans doute de Graudenz, pour atteindre Niechłonin en fin de journée. Devant, le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) tente de cavaler vers Żuromin, mais se trouve retardé par la pluie et la médiocrité du terrain. Ce faisant, les Soviétiques – hypnotisés, comme leur chef, par la course entre les Fronts et entre les armées – laissent ici à Hans von Funck un précieux répit, dont il saura faire bon usage.
En effet, sur la carte, Purkayev et Kirichenko paraissent avoir du retard. Car le 13e Corps Blindé (Boris Bakharov) entre déjà dans Lubicz Dolny, soit la périphérie de Toruń ! La ville est, bien sûr, en état de siège, grouillant de bataillons de marche de valeur très variable et de miliciens de la Volksturm auxquels on distribue force armes de seconde main, mais aussi des Panzerfaust. Bakharov ne prévoit pas de forcer le passage en territoire urbain – ce serait coûteux et stupide, non. Il commence plutôt à envelopper la ville par le nord, visant Łysomice, sans oublier de mettre les points de passage sur la Vistule sous le feu de ses pièces mobiles. Certes, ce sera plus long – mais les événements à Kutno prouvent qu’il peut se le permettre, a fortiori après une cavalcade de 200 kilomètres, qui a mis son matériel comme son personnel à rude épreuve. Surtout que, derrière, la 15e Armée (Georgiy Zakharov) atteint Skępe et touche enfin Lipno, ce qui achève de rassurer Bakharov quant à la vulnérabilité de ses flancs…
A Kutno, justement, le LXXII. ArmeeKorps (Anton Grasser) n’en finit pas de souffrir sous les tirs de la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov), laquelle continue de l’envelopper par le nord et le sud, dans une ébauche de Kessel de plus en plus menaçante. Kuznetsov, commandant compétent et valeureux, sait manœuvrer ses troupes et son adversaire. Seul une supériorité numérique relativement faible (trois contre un, au mieux) l’empêche d’étouffer véritablement l’Allemand. En face, Anton Grasser sait que la défense de Kutno est devenue sans objet. Mais il ne peut à cette heure que demander en urgence à se replier par Krośniewice. De toute façon, il ne contrôle déjà plus la route de Toruń…
Au nord de Litzmannstadt, ce n’est guère mieux. Le XL. PanzerKorps (Eberhard Rodt) ne s’accroche plus que du bout des ongles à Stryków, alors que le flanc droit de la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) continue à glisser vers Gieczno, menaçant la 123. ID (Louis Tronnier) de dislocation, faute de soutien. Un quasi-désastre, pourtant déjà un miracle au vu de la disproportion des forces. Le retour du mauvais temps en fin d’après-midi, qui limite les frappes de la 15e Armée aérienne (Nikolai Papivine), y est sans doute pour quelque chose, au moins autant que la performance de la quinzaine de Panzer IV et StuG III survivants.
Plus bas, on se bat dans Litzmannstadt même. Le LXII. ArmeeKorps (Carl Rodenburg), renforcé du 226. StuG Abt (major Herbert Keysler) a fini de fuir la mitraille en plaine et défend la périphérie de la ville contre la 54e Armée (Sergei Roginski), qui commence à déployer ses canons. Les lotissements de Bahuty sont bien sûr particulièrement visés – les nombreux clochers du secteur aident notablement au pointage des 152 mm.
Au sud de la ville, le LXIII. ArmeeKorps (Ernst Dehner), lui, tente d’arrêter la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) et les premiers éléments de la 29e Armée (Alexander Gorbatov). Ici, les nombreuses constructions autour de Nw Chojny et les quelques canaux du coin permettent d’espérer tenir. Au moins un temps.
Enfin, à l’ouest, le XLVI. PanzerKorps (Franz Westhoven), réduit au reliquat de deux Panzerdivisions et d’un StuG Abt, s’efforce désormais de contenir vers Pabianice pas moins de deux corps blindés soviétiques : 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich) et 7e Corps Blindé (Alexei Panfilov), lesquels commencent tous deux à déborder dans les bois de Przygoń – la route de Łask – sans que le Rhénan puisse véritablement s’y opposer. Problème : après Łask, il n’y a jamais que 30 kilomètres jusqu’à Sieradz, sur la Warta. Que la localité tombe – avec Kutno, mais là c’est pratiquement fait – et les défenseurs de Litzmannstadt n’auront plus qu’une échappatoire pour traverser la rivière, à Uniejów, sauf à faire un détour au nord de la Ner par Dąbie et Chelmo.
Au-delà de la Vistule – 3e Front Biélorusse – Pavel Rybalko a tenu parole : le reste de sa 3e Armée de Chars a rejoint le 2e Corps Blindé de la Garde (Ivan Vovchenko) à Piotrków Trybunalski, achevant de saisir les ponts sur la Pilica et arrachant les positions les plus favorables à des Allemands en pleine retraite.
La 18. Panzer (Erwin Menny) semble désormais partir en déroute vers Bełchatów, tandis que la 108. Panzerbrigade (Oberst Friedrich-Heinrich Musculus) et le 501. schw. Pz Abt (Major Erich Löwe) fuient vers Kamieńsk en dépit de tous les obstacles, de la boue et d’une coupure humide, la petite Luciąża. Encore plus au sud, Rozprza étant déjà prise, la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) comme le 905. StuG Abt (Major Jobst Veit Braun) visent maintenant Kamieńsk et par Gorzkowice. Ils sont toujours poursuivis par la 50e Armée (Konstantin Golubev) et la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko), retardées par le terrain et les premières difficultés logistiques.
Dans ce secteur, l’ensemble du dispositif allemand a bel et bien été tourné par la droite, grâce à l’action déterminée de Rybalko et de son subordonné Ivan Vovchenko. Cependant, cette manœuvre a peut-être aussi permis à une partie des forces ennemies de s’échapper… pour l’instant. Reste désormais à exploiter… Ce qui n’a rien de facile, dans ce secteur bien encombré, où l’on voit des officiers couverts de boue pousser leur propre voiture enlisée. Et il faut aussi faire passer la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) et la 10e Armée de la Garde (Vasily Chuikov).
Cet embouteillage retarde bien sûr un peu l’Armée Rouge – mais de vingt-quatre heures, pas plus, le temps de rallier les pointes, puis l’on repartira vers l’ouest. Le 2e Corps Blindé de la Garde envoie déjà des éléments vers Wadlew, au nord, à la recherche de l’aile de Rokossovski ! Un détail – en attendant de bondir vers Wieluń en direction de Breslau (ce n’est pas l’objectif de Joukov, mais s’il pouvait, par inadvertance bien sûr, griller la politesse à certains camarades…).
Georgui Joukov, justement, est arrivé dans le secteur de Keltz tôt très tôt ce matin. Et il n’est guère satisfait que Mikhail Katukov n’ait pas beaucoup progressé, quand bien même il sait que ce dernier fait de son mieux – et d’ailleurs il le fait très bien. En vérité, le problème n’est pas là. Disons-le tout net : le maréchal est las de perdre son temps, sinon sa réputation, à devoir faire sauter tous les points de résistance fascistes, tandis que ses collègues Koniev et Rokossovski cavalent tranquillement sur les flancs. Alors il vient surveiller et pousser ses hommes – les houspiller aussi, si nécessaire, car Joukov a son prestige à défendre. Fort heureusement pour les subordonnés en question, les Allemands ici ne demandent plus qu’à partir et à permettre aux Soviétiques d’avancer. Mais avancer n’est pas seulement ce que demande Joukov – ce dernier veut détruire le cœur blindé allemand. En l’espèce, il a face à lui la Panzerdivision GrossDeutschland (Hasso von Manteuffel), en pleine retraite par le nord de Keltz à hauteur de Strawczyn.
Les relations entre Katukov et le maréchal sont complexes – sans être mauvaises. Le premier a une tendance bien connue à exagérer le risque que les choses tournent mal, ce qu’il compense en planifiant le plus possible en amont (4). Sur le principe, cela va bien à Joukov – mais il ne faudrait pas qu’une sensiblerie excessive fasse perdre aujourd’hui une occasion historique, et coûte encore plus de vie demain, ici ou ailleurs. Alors, le maréchal fait envoyer en avant au plus vite le 1er Corps Blindé de la Garde (Trofim Tanachichine) dans les bois de Łopuszno – il devra fixer le maximum de fascistes, et notamment leurs réserves, le temps pour le 21e Corps Blindé (A. Kukushkine) leur tombe sur le flanc depuis le sud. Et ça marche ! Au prix de pertes notables, la fameuse GrossDeutschland se retrouve à devoir lutter pour sa cohésion et disparait vers Krasocin et Włoszczowa, sur un terrain malheureusement favorable à la défense. Les locaux en savent quelque chose…
La manœuvre, pour efficace qu’elle soit, a un coût : elle laisse le 11e Corps Mécanisé (Viktor Obukhov) se débrouiller seul face à la Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath) et au 102. SS-schw. Pz Abt (Anton Laackmann), en route pour Szczekociny par Jedrzejow. Les blindés allemands se révèlent bien trop fort pour être arrêtés, même avec l’appui de la la 60e Armée (Ivan Kreyzer). Ils peuvent à présent filer vers l’ouest et Częstochowa, en emmenant les débris de la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke).
Tant pis ! On ne peut pas courir tous les lièvres à la fois. Tout ceci permet à Mikhail Katukov, un peu agacé par l’encombrante tutelle de son chef, lequel souhaite montrer qu’il est à la fois un grand stratège et un brillant tacticien, de lui déclarer : « L’ennemi est en déroute, camarade maréchal ! Toutes nos premières lignes progressent. » Joukov finit par sourire : « Bon travail camarade général. Faites venir mon convoi. » Ouf ! Avec un peu de chance, il laissera à présent Katukov œuvrer tranquillement.
Au même moment, la 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) s’empare formellement de Kielce, déjà en partie contrôlée par les hommes de la 26e DI polonaise (colonel Michał Stempkowski “Barbara”) – qui ouvrent ses portes aux Rouges, puisqu’ils en ont reçu l’ordre. La première préoccupation de Stempkowski sera toutefois de dissoudre au plus vite ses unités, afin de tenter d’échapper à l’enrôlement sous le drapeau rouge.
Indifférent ou inconscient de cette ambiance maussade, Vassily Grossmann fait le tour de la ville. Il en fera quelques jours plus tard un compte-rendu d’un optimisme parfois excessif…
« Kielce. Cinq cents usines et fabriques. Les directeurs et propriétaires ont pris la fuite. Pour l’instant, ce sont les ouvriers qui les font marcher.
La station électrique, le tramway, le chemin de fer fonctionnent à plein [On peut en douter]. Un vieux machiniste me dit : « Je conduis des trains depuis cinquante ans, je serai le premier à conduire un train à Berlin ! »
La Gestapo. L’édifice est intact, tout est en place. Sur la chaussée traînent des portraits pleins de magnificence des chefs du parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands. Des enfants en bottes de feutre dansent sur les visages de Göring et Hitler.
Trois usines d’un certain type fabriquaient chaque jour des centaines de munitions pour l’armée allemande. Deux d’entre elles ont été anéanties par l’aviation anglaise en Allemagne, la troisième est celle que nous voyons aujourd’hui à Kielce. Dans la cour, parallèlement aux ateliers, courent des tranchées.
Dans les ateliers, d’énormes banderoles en allemand : « Tu n’es rien, ton peuple est tout. »
Une gigantesque machine-outil pour la production de torpilles – on l’a installée au début de l’année, mais elle n’a pas été mise en route jusqu’à présent. Un ouvrier polonais me dit « Le temps que j’en fasse huit [torpilles], un Allemand en faisait quarante-cinq. » Journée de douze heures de travail.
Les tables des cantines de l’usine. Au-dessus de certaines tables, des affichettes : « Pour les Allemands seulement. » Deux cuisines pour la cantine des ouvriers : une allemande et une polonaise. Deux cartes d’alimentation : une allemande et une polonaise.
Les châtiments : si tu es en retard, si tu as laissé tomber un outil, si le contremaître a l’impression que tu n’en faisais pas assez, c’est un coup sur la gueule et le cachot (les cachots se trouvent au sous-sol des ateliers). »
Par la suite, ses pas ramèneront vite Grossmann sur le chemin de Varsovie.
………
Un peu tard
Silésie – Poursuite du déploiement des renforts allemands venus de partout en Europe encore occupée. Théoriquement toujours affectés à la 1. SS-PanzerArmee de Hausser – qui ne devrait peut-être pas tarder à reculer jusqu’à eux – Panzers et Volksgrenadiers commencent à former une ligne de recueil ou d’arrêt (c’est selon) sur un arc Kępno-Kluczbork-Kandrzin-Koźle-Troppau. Un futur front de 150 kilomètres, donc, encore assez peu garni à cette heure. Or, les Soviétiques sont déjà à Katowice – ce n’est pas si loin.
Entre les Carpates, la Vistule et la Dunajec – 3e Front d’Ukraine – L’aile droite de Koniev passe la Nida. Faute d’obtenir la révision de la fameuse “ligne de démarcation” tant réclamée ces jours-ci – mais il continue d’y travailler… – le maréchal fait avancer la 5e Armée (M.I. Potapov), la 9e Armée de la Garde (N.P. Pukhov) et le 3e Corps Aéroporté (V.A. Glazunov) vers Wodzislaw et Miechów, sur les traces de la 4e Armée de Choc. Il ne menace donc aucunement le carrefour de Jedrzejow, par où doit passer la Hermann-Göring en retraite. Puisque ce ne sont pas ses ordres !
Dans Katowice, la situation reste péniblement confuse – quoiqu’évidemment sans espoir pour l’Axe. Pressée avec une certaine insistance par la 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess), venant de Zawiercie, la 4e Armée de Choc (Ivan Maslennikov) doit relâcher un temps son emprise sur le centre de la localité, tandis qu’elle peine toujours à nettoyer le faubourg de Sosnowiec. L’appui du 5e Corps Mécanisé (Ivan Sukhov) permet de tenir en respect les SS : ceux-ci progressent un peu partout, souvent de quelques kilomètres, avant de devoir s’arrêter, faute d’effectifs suffisants pour exploiter.
Il est donc clair que la menace n’est pas sérieuse. La 1ère Armée de Chars de la Garde (Serguei Bogdanov) et la 4e Armée de Chars (Dimitri Lelioushenko), qui se sont rejoints à Gliwice, continuent d’encercler Katowice. Elles cèdent à présent certaines positions aux renforts qui arrivent – en l’espèce, le 7e Corps Mécanisé (Ivan Tutarinov). Il leur faudra bien quelques jours avant de repartir à l’assaut. Le temps pour le train de rattraper les forces en pointe, après une cavalcade de 175 kilomètres. Mais désormais, un seul objectif occupe tous les esprits : Breslau.
Pour cela, il faudra de l’infanterie. En conséquence, la 65e Armée (Ivan Boldine) – qui se contentait pour l’heure de border virilement le repli de la 6. Armee (Erhard Raus), commence à glisser vers Tychy, au sud de Katowice. Elle laisse ainsi au seul 2e Corps de Cavalerie (Andrei Selivanov) la tâche ingrate de poursuivre le reliquat de troupes nazies dans les Tatras.
Terre brûlée
Wolfsschanze (Rastenburg) – Dans les bureaux abandonnés de l’ancien QG du Führer, les heures passent sous la pluie dans un calme sépulcral. La salle de conférence n’a jamais été réparée depuis les ravages de l’attentat du 15 mars, ses ruines ajoutent au côté sinistre de la scène. Les guérites ne sont plus occupées que pour la forme – quoiqu’aujourd’hui, elles paraissent vides.
Il est deux heures du matin. L’explosion de dix tonnes d’explosifs secoue le bunker principal et fait s’envoler les corbeaux. L’ancienne Tanière du Loup vient de sauter ! Feue la forteresse vide… Aménagée pour résister à tous les bombardements et même à un raid de commandos, véritable labyrinthe de passages, chambres et salles, elle n’aura finalement jamais servi. De fait, l’URSS ignorait jusqu’à son existence ! Quant aux Alliés occidentaux, si d’aventure ils en avaient entendu parler, ils avaient bien d’autres sujets à traiter (5).
Notes
1- Outre ses critiques répétées et écrites quant à la gestion logistique de Barbarossa et des affrontements pour Smolensk, Langermann est célèbre dans la Heer pour sa manière d’avoir “snobé” Hitler, qui venait pourtant de lui remettre en personne les Feuilles de Chêne, s’en allant sans même le remercier. Rattrapé dans le couloir par Rudolf Schmundt, il avait cinglé : « S’il n’a même pas le tact de me dire un mot sur la mort de mon fils unique, je ne veux rien savoir de lui. »
2- Lesquels forment aujourd’hui la réserve naturelle Lipowy Jar.
3- “Crêpe”… Il est très mal vu de jurer en Union Soviétique – et plus encore à l’écrit, quand on veut se faire publier. Ici, Bessonov a sûrement remplacé un juron bien senti par un très convenu “Crêpe”, euphémisme bien connu. A la même époque, les jeunes Françaises de bonne famille préféraient s’exclamer “Miel” plutôt qu’un autre mot commençant par M.
4- On constate ici – et mis à part les habitudes de l’Armée Rouge – que Katukov se sent responsable de la survie des hommes sous ses ordres. Lors des combats contre Friedericus II autour de Wisznice et Jabłońn, ils avaient subi de lourdes pertes face au I. SS-PzK, et leur chef s’en était beaucoup voulu.
5- Les forces du 2e Front Biélorusse s’empareront des ruines au fil de leur progression, courant juillet. Le terrain, abondamment miné (on parle de 54 000 dispositifs !), ne les incitera guère à s’attarder. La Tanière deviendra bien plus tard, après la chute du communisme, une sorte d’attraction touristique un peu morbide, où le devoir de mémoire et de pèlerinage le disputera à une curiosité malsaine. De fait, aujourd’hui marche ici sur les squelettes d’hier. Littéralement : en 2024, les squelettes mutilés de toute une famille (trois adultes, un adolescent et un bébé), tous amputés de leurs membres et impossibles à identifier, seront découverts sous la résidence destinée à Göring. On ne peut guère que faire des conjectures sur ce sinistre mystère.
Dernière édition par Casus Frankie le Ven Aoû 23, 2024 20:45; édité 2 fois |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 20:33 Sujet du message: |
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Oui messieurs, ca bosse. Même pendant les congés ! _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 20:49 Sujet du message: |
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J'ajoute qu'avec Loïc, nous avons "digéré" les nombreuses et nécessaires corrections apportées par Monomaker à… plein de choses et notamment aux citations des navires soviétiques (il y avait plein de doublons, de coquilles………) et par Capu Rossu à la sous-marinade française (des problèmes d'organisation……) - entre autres. Merci à eux deux pour ces travaux de bénédictin ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 20:50 Sujet du message: |
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Dommage, on ne délivre pas de décorations pour "devoir accomplis dans la rédaction de la FTL" pourtant vous faites votre devoir face à des ennemis terribles et enragés tel que la canicule, les filles en maillots de bains, et les chaises longues au bord de la piscine près d'un coktail avec un petit parasol et uen paille...
Quel dévouement.  _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 20:58 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | J'ajoute qu'avec Loïc, nous avons "digéré" les nombreuses et nécessaires corrections apportées par Monomaker à… plein de choses et notamment aux citations des navires soviétiques (il y avait plein de doublons, de coquilles………) et par Capu Rossu à la sous-marinade française (des problèmes d'organisation……) - entre autres. Merci à eux deux pour ces travaux de bénédictin ! |
Ah oui d'ailleurs, j'ai fini de vérifier mon dossier sur la marine soviétique. Je vous ai envoyé une mise à jour à toi et Loïc . |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 21:05 Sujet du message: |
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Je ne vois pas de mention de Langermann avant mars 1944. Donc Smolensk ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 21:38 Sujet du message: |
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A un poste subalterne. S'il fallait mentionner tout le monde... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Aoû 23, 2024 22:06 Sujet du message: |
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29 juin (1/3)
Opération Oder
Siegfried
Prusse orientale – Front de la Baltique[/b] – On dirait bien que la 19. Waffen-Grenadier-Brigade der SS (lettische) - (Lettische ?) (Oberführer SS Nikolaus Heilman) a sauvé la 217. ID (Friedrich Bayer).
…
Cependant, pour se retrancher, elle peut compter sur tout ce que la région compte de mobilisables – les gauleiters ont donné leur parole, l’aide arrive ! On verra bien…
Tous ces mouvements font cependant (néanmoins ?) les affaires de certains. Par exemple, de la 7e Armée soviétique (Alexey Krutikov), qui constate en fin d’après-midi que son adversaire le I. AK (Otto Wöhler) se fait beaucoup moins mordant que de coutume. Serait-il en passe d’abandonner (de concéder ?) Lasdehnen ? C’est un fait : l’infanterie allemande, fatiguée mais toujours combative, se retire vers Insterbourg. Elle gagnera là une nouvelle position fortifiée… mais en abandonnant) aussi un terrain très couvert qui lui avait pourtant bien servi jusqu’alors.
…
Au sud, la 254. ID (Alfred Thielmann), mieux couverte par le terrain , décroche de façon plus ou moins ordonnée jusqu’à Boćwinka, la 96. ID (Ferdinand Nöldechen) assurant la liaison vers Widminnen, au travers des bois et lacs de la région (2). Evidemment, Vedeneyev tente de poursuivre. Mais ses forces ne sont pas prêtes et le terrain (secteur/zone ?) est très défavorable aux blindés, …
…
Que reste-t-il de la Kriegsmarine de surface en Baltique ?
Shell-Haus (Tiergarten) –
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Reste donc “simplement” à réunir (rassembler ?) le tonnage civil nécessaire pour évacuer 900 000 personnes. Une gageure ! Depuis la nuit dernière, on appelle toutes les capitaineries pour rafler la moindre coquille de noix civile. A terme, la KM espère réunir au moins un millier de navires.
…
Prusse orientale et Pologne – 1er Front Biélorusse – Tandis que l’aile droite de Kyrill Meretskov continue de maintenir une certaine pression – réelle mais insuffisante pour percer – sur une 16. Armee qui se prépare à bouger, ce qui subsistait de défenseurs sur la route de Dantzig s’effondre – validant, si besoin en était, la nécessité de se préparer à défendre (d’entamer la défense de ?) la Prusse Orientale.
Depuis Neidenburg – pas encore complètement sécurisé (sécurisée ?), mais ce sera l’affaire de l’infanterie …
…
Par contre (En revanche ?), les ordres de repli arrivent (sont reçus -parvenir étant utilisé infra) trop tard pour certains, et d’abord pour la 38. Volksgrenadier (Friedrich-Georg Eberhardt). Coincée dans Neidenburg alors que la 3e Armée de la Garde (Ivan Zakharkine) arrive du sud, environnée de blindés rouges, …
…
Vers la Vistule et la Poméranie – 2e Front Biélorusse –
…
Kuznetsov, commandant compétent et valeureux, sait manœuvrer ses troupes et son adversaire. Seul une supériorité numérique relativement faible (trois contre un, au mieux) l’empêche d’étouffer véritablement l’Allemand. En face, Anton Grasser sait (réalise/prend conscience ?) que la défense de Kutno est devenue sans objet.
…
Au-delà de la Vistule – 3e Front Biélorusse –
…
Georgui (Konstantinovitch – à ajouter ?)Joukov, justement, est arrivé dans le secteur de Keltz tôt (à supprimer ?) très tôt ce matin.
…
Alors il vient surveiller et pousser ses hommes – les houspiller aussi, si nécessaire, car Joukov a son prestige à défendre. Fort heureusement pour les subordonnés en question, les Allemands ici ne demandent plus qu’à partir et à permettre aux Soviétiques d’avancer. Mais avancer n’est pas seulement ce que demande Joukov (qu’il demande ?)– ce dernier veut détruire le cœur blindé allemand.
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…– il devra fixer le maximum de fascistes, et notamment leurs réserves, le temps pour que (à ajouter ?)le 21e Corps Blindé (A. Kukushkine) leur tombe sur le flanc depuis le sud.
…
Entre les Carpates, la Vistule et la Dunajec – 3e Front d’Ukraine –
…
La 1ère Armée de Chars de la Garde (Serguei Bogdanov) et la 4e Armée de Chars (Dimitri Lelioushenko), qui se sont rejoints (rejointes ??) à Gliwice, continuent d’encercler Katowice. Elles cèdent à présent certaines positions aux renforts qui arrivent – en l’espèce, le 7e Corps Mécanisé (Ivan Tutarinov). Il leur faudra bien quelques jours avant de repartir à l’assaut. Le temps pour le train de rattraper les forces en pointe, après une cavalcade de 175 kilomètres. Mais désormais, un seul objectif occupe tous les esprits : Breslau.
Pour cela, il faudra de l’infanterie (l’infanterie sera nécessaire ?).
…
Notes
…
5- …
les squelettes mutilés de toute une famille (trois adultes, un adolescent et un bébé), tous amputés de leurs membres et impossibles à identifier, seront découverts sous la résidence destinée à Göring. On ne peut guère que faire des conjectures sur ce sinistre mystère (une explication SVP, je n’ai pas la référence ).[/quote] _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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