Hendryk

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Posté le: Dim Mai 19, 2024 19:06 Sujet du message: Une "Jeep" française après-guerre? |
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OTL, quand l'Armée française chercha un fabriquant national pour un véhicule de type "Jeep" après la guerre, elle se tourna vers Delahaye. Mauvaise pioche: habitués à concevoir des voitures de luxe, ses ingénieurs sortirent un 4x4 bien trop délicat pour un usage militaire. Mais un autre industriel s'était porté candidat qui ne fut pas retenu: Mathis. Exilé aux Etats-Unis pendant la guerre (avec les plans de son usine pour que les Alliés puissent la bombarder avec plus de précision), il revient au pays dès 1944 et relance son activité en réparant des Jeep pour le compte de l'Armée. Il lui en vient l'idée de construire une version française qui n'inclut pas les défauts de l'originale: ce sera la VLR 86. Et si c'était celle-ci qui avait emporté le marché?
D'ailleurs, dans les circonstances différentes de FTL, Mathis ne pourrait-il pas se joindre au Grand Déménagement plutôt que de partir outre-Atlantique?
| Citation: | Quand Mathis apprend que l’armée française souhaite disposer d’une Jeep à la française, le constructeur strasbourgeois veut y prendre part et lance le développement de sa propre voiture. Même si l’armée française a missionné Delahaye, Mathis pense avoir ses chances par sa connaissance acquise dans la restauration des Jeep pour en proposer une alternative française. Pour Mathis, cette « Jeep » est vitale, l’entreprise est en difficulté, et comme ce constructeur souhaite sortir la berline « Mathis 666 », cette Jeep reprendra une grande partie des éléments mécaniques de cette voiture afin de réaliser des économies d’échelles.
C’est pourquoi elle en reprend son moteur, un six cylindres à plat de 80cv refroidit par eau, lequel dérive d’un moteur d’aviation développé par Mathis. Celui-ci est alimenté par deux carburateurs Zénith. La boite de vitesses comporte trois vitesses, un sur-multiplicateur permet de disposer en tout de six rapports, trois rapports « petites vitesses » et trois autres « grandes vitesses ». Pour le tout-terrain, la voiture dispose d’un blocage de différentiel situé sur le pont arrière, le pont avant quant à lui n’en est pas équipée mais est conçu afin d’en être équipé à la demande de l’armée.
Pour concevoir sa Jeep, Mathis liste tous les défauts de la Jeep américaine et va construire sa voiture pour les éviter. L’inconfort et la tenue de route sont les éléments à combattre. Ainsi, la voiture s’équipe de suspension indépendante sur chaque roue avec deux ressorts hélicoïdaux et un amortisseur télescopique. |
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