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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11884
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Posté le: Ven Avr 12, 2024 09:14 Sujet du message: |
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| Citation: | | Plus largement, on s'est pris une branlée en 1870, 1914 et 1940. La baraque tant politique que militaire a l'air d'être pourrie à chaque fois, je suis un peu inquiet si ça venait à recommencer! |
1870 je ne sais pas, le régime de Napoléon III avait l'air relativement solide.
1914 l'Union Sacrée n'a pas trop mal fonctionnée.
Par contre la France des années 30, politique et militaire... une abominable pétaudière. Bien entendu on peut se plaindre des problèmes actuels de la France. Mais quand je pense à mes grand-parents qui ont vécu cette fin crépusculaire des années 1930s: suis pas trop malheureux en 2024. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Finen
Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 2224
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Posté le: Ven Avr 12, 2024 12:23 Sujet du message: |
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Je trouve que 1870 ressemble à la situation actuelle par certains égards:
- Armée de métier formée pour les opérations extérieures
- Présence de matériel de pointe échantillonnaire
Pour le reste il faut comparer ce qui est comparable, l'ennemi n'est plus le même et son niveau d'organisation et d'équipement non plus. |
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Heorl
Inscrit le: 19 Mar 2023 Messages: 715
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Posté le: Ven Avr 12, 2024 12:33 Sujet du message: |
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| Archibald a écrit: | | Citation: | | Plus largement, on s'est pris une branlée en 1870, 1914 et 1940. La baraque tant politique que militaire a l'air d'être pourrie à chaque fois, je suis un peu inquiet si ça venait à recommencer! |
1870 je ne sais pas, le régime de Napoléon III avait l'air relativement solide.
1914 l'Union Sacrée n'a pas trop mal fonctionnée.
Par contre la France des années 30, politique et militaire... une abominable pétaudière. Bien entendu on peut se plaindre des problèmes actuels de la France. Mais quand je pense à mes grand-parents qui ont vécu cette fin crépusculaire des années 1930s: suis pas trop malheureux en 2024. |
En 1870 le régime est cependant très fragile, et Napoléon III en est conscient. Certes, il est TRES populaire (le régime, Napoléon III moins), mais il est travaillé par les royalistes d'un côté et les républicains de l'autre. Paradoxalement et contrairement à d'autres monarchies, les socialistes ne sont pas un problème et se sont attachés au régime ou ont été marginalisés en raison de la politique très saint-simonienne de l'Empereur. Les royalistes, eux, patiemment rassemblés sous sa bannière par le comte de Chambord, comptent de nombreux soutiens, et les républicains tiennent le Corps législatif. Napoléon III a perdu le soutien des industriels avec ses politiques sociales (alors qu'il leur a permis de se développer en premier lieu, ingratitude quand tu nous tiens...), les paysans ne sont pro-Empire que parce que l'Eglise les tient et que celle-ci soutient Napoléon III car il fait garder le reliquat des Etats Pontificaux par l'armée française. Il est clair cependant chez de nombreux écclésiastiques qu'un retour de la monarchie ne serait pas malvenu, pour faire dans la litote.
La grande force du régime en 1870, c'est le prince impérial : populaire, intelligent, studieux (il a 14 ans) alors que Napoléon III est malade et vieillissant. Le projet de l'Empereur est d'attendre la majorité de son fils en 1873 et d'abdiquer en sa faveur à ce moment, restant aux affaires encore un ou deux ans de plus pour le former. Mais cette force est aussi sa faiblesse : les Républicains et les royalistes sont bien conscients que si le Prince Impérial monte sur le trône, le régime s'en retrouve stabilisé sous sa forme à la fois religieuse et libérale et leurs mouvements pourraient s'étioler. Dès que la volonté de Napoléon III de se retirer devient connue, toute occasion de déstabiliser l'Empire est bonne à prendre, dont le refus de la conscription après Sadowa, le vote de la guerre alors que l'Empereur l'avait refusée, etc.
Et le pire quand on regarde les années qui suivirent, c'est la façon éhontée dont les politiciens du début de la IIIe République s'approprièrent les mérites du Second Empire. Par exemple, les lois scolaires de Ferry ne font que modifier une situation existante grâce aux lois Duruy, qui ont très rapidement développé la scolarité féminine et encouragé la gratuité de l'école primaire (et le projet initial comptait le caractère obligatoire de l'école primaire et sa gratuité). En parallèle, la répression politique est bien plus violente que sous le Second Empire : les Communards sont déportés et les royalistes ou bonapartistes exilés, par exemple, alors que dès 1958 Napoléon III avait amnistié les républicains et les royalistes et leur avait garanti liberté de parole et représentation politique.
D'ailleurs la FTL est un peu concernée par ce sujet avec Henri d'Orléans ou Louis-Napoléon ("Napoléon VI"), qui ne purent s'engager que dans la Légion sous nom d'emprunt. _________________ "Un sub' qui s'ennuie, c'est un sub' qui fait des conneries"
Les douze maximes de l'adjudant-chef
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