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Wil the Coyote

Inscrit le: 10 Mai 2012 Messages: 1930 Localisation: Tournai (Belgique)
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 08:53 Sujet du message: |
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question à l'équive, qui est le chef de l'Etat Major Impérial? _________________ Horum omnium fortissimi sunt Belgae |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2908 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 09:20 Sujet du message: |
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Bonjour,
Loïc a écrit :
| Citation: | | Il faut donc se pencher rapidement sur ce sujet et ajouter quelques mentions à ce sujet. Casus/Capu Rossu/Fregaton, j'avais quelques passages sur les BB anglais qui devaient évoquer le sujet. |
J'avais écrit plusieurs paragraphes sur les gros culs britanniaues après Overlord, certains ont déjà étaient publiés, d'autres sont en attente : Casus doit les intégrer au fir et à mesure dans la chrono.
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10778 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 09:29 Sujet du message: |
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| Capu Rossu a écrit: | | J'avais écrit plusieurs paragraphes sur les gros culs britanniaues après Overlord, certains ont déjà étaient publiés, d'autres sont en attente : Casus doit les intégrer au fir et à mesure dans la chrono. |
Je pensais voir une mention dans les combats de libération du Havre. OTL, les Warspite et Erebus ont participé à Astonia.
On pourrait aussi avoir un groupe léger (CA/CL, quelques DD) suivant l'avancée des troupes sur la côte pour intervenir au besoin (mais bon, il y a aussi l'aviation). _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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egdltp
Inscrit le: 07 Jan 2011 Messages: 479 Localisation: Cher
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 10:26 Sujet du message: |
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Suite à la question sur Rainier, j'ai utilisé le moteur de recherche et ai trouvé une coquille :
au 21/09/43, "bataille de France", avec la libération de Nice il est indiqué : " Le sous-lieutenant Rainier Grimaldi espère qu’après Nice viendra le tour de Monaco et qu’il pourra retrouver le fief de sa famille..."
au 10/01/44, "Diplomatie et Economie", "L’adjudant (nouvellement promu) Grimaldi Rainier, du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens, "
au 24/05/44, "Diplomatie et Economie", "Cantonnement du 7e RTA – Le sous-lieutenant (nouvellement promu) Grimaldi Rainier apprend, à une semaine de ses 21 ans, sa mise en réserve de l’Armée française. "
A toute fin utile |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1720 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 11:33 Sujet du message: |
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| Wil the Coyote a écrit: | | question à l'équive, qui est le chef de l'Etat Major Impérial? |
Alan Brooke. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 14:16 Sujet du message: |
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Merci egdltp.
C'est le problème des rédacteurs multiples !
C'est réparé.
Par ailleurs, les Allemands reculent un peu trop vite pour l'appui naval en Picardie. Mais ça va venir (même si le Rodney est HS et le Warspite en réparations). _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10778 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 14:55 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Par ailleurs, les Allemands reculent un peu trop vite pour l'appui naval en Picardie. Mais ça va venir (même si le Rodney est HS et le Warspite en réparations). |
Pas de soucis, mais pour Le Havre ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1010 Localisation: U.S.A
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 15:49 Sujet du message: |
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| loic a écrit: | | Wings a écrit: | Aucune mention du Prince Louis-Napoléon Bonaparte?
Ce cher monsieur n'a été mentionné qu'une seule fois dans la chrono et c'était en Juin 40... |
Peux-tu rappeler le passage en question ?
| JPBWEB a écrit: | | Au fait, quid du prince Rainier de Monaco? De memoire, OTL il s'etait engagé volontaire pour la campagne de 1944-45. |
Mmh, à quoi ça sert que Ducros se décarcasse à maintenir un moteur de recherche ?  |
Seul passage sur lui, le 1er Aout 1940:
"Et puis, il faut aussi compter avec les bonapartistes, quand bien même leur prétendant Louis Bonaparte (Napoléon VI), qui réside d’habitude en Suisse, se serait engagé dans la Légion Etrangère et n’est donc pas disponible pour la diplomatie allemande. Non, vraiment, la carte couronnée n’est pas la plus intéressante à jouer pour la France Occupée qui, selon les vœux du Führer, doit être docile et disponible pour toutes requêtes.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre sous le nom de Louis Blanchard, le prince Napoléon est stationné actuellement en Algérie dans la compagnie de passage n° 2 au dépôt commun des régiments étrangers, son volontariat récent pour Narvik lui ayant été refusé." _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10778 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 16:33 Sujet du message: |
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Ah oui, merci.
Du coup, il faudra parler de son cousin Joachim Murat aussi.
On a déjà une mention du Lt-colonel prince Charles Murat au 6e RCA. _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 17:48 Sujet du message: |
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| loic a écrit: | | Pas de soucis, mais pour Le Havre ? |
La question est en voie de règlement rapide… En fait, c'est surtout pour Brest que l'US Navy et ses vieux BB serait utile ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 18:01 Sujet du message: |
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5 juin
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Lorient – Situation de transition aux abords de la Festung : Collins comme ses subordonnés en sont encore à compter hommes, obus et blindés, en tentant de rallier une masse suffisante pour avancer sous la pluie.
En face, Paul Mahlmann compte lui aussi. D’abord, les munitions. Mais aussi et surtout la nourriture, car il parait désormais bien évident qu’ici –comme partout ailleurs sur la côte – les multiples redoutes ou poches qu’il commande à distance ne pourront jamais compter que sur elles-mêmes (en dépit de potentielles et forcément rares liaisons depuis Saint-Nazaire ou La Rochelle). Or, si l’ennemi arrive parfois, la cloche du repas, elle, sonne trois fois par jour !
Evidemment, le commandement allemand a prévu le coup – au moins pour ce qui le concerne de plus près. Faute d’avoir pu stabiliser une ligne englobant l’ancien terrain d’aviation de Kerlin-Bastard (Lann Bihoué), il a donc fait rafler tout le bétail possible pour l’installer un peu partout autour de la base marine. La situation qui en résulte est assez cocasse, avec des rangées de poules sur leur lit de paille sale cohabitant avec la gloire du Reich, ou avec des groupes de bovins que l’on voit errer dans l’enceinte de la base près d’un U-Boot en panne (1). Dans le centre-ville évacué par les civils, la vie s’organise. Boucherie, boulangerie (2), moulin à céréales, presse à huile, une distillerie, une brûlerie à café. Car il va falloir aussi maintenir le moral du Landser ! Ne serait-ce que pour qu’il veuille bien aller cultiver la myriade de potagers installés entre les haies et les jardins, quand ce n’est pas son tour de garde.
Et puis, tout ceci est bel et bon, mais ne concerne jamais que la poche principale. De l’autre côté du Blavet, à Locmiquélic et Quiberon, tous n’ont pas le luxe d’une pareille débauche de moyens. Or, l’attente s’annonce longue.
Cézembre (devant Saint-Malo) – L’île devient officiellement le nouveau stand de tir pour l’intégralité des artilleurs américains de toutes armes stationnant dans le nord de la Bretagne. Dans les jours à venir, des dizaines de tonnes d’explosifs tomberont sur ce rocher d’à peine 750 mètres de long sur 300 de large, le labourant complétement. Plus ou moins bien caché dans son bloc de béton secoué par les explosions, Seuss fait avec et attend de voir. Les Kamaraden des îles Anglo-Normandes ont promis d’aider.
Nord
Côte d’Opale – Temps infâme sur la Somme – le Ist Corps de la Canadian Army ne prévoit donc pas d’offensive aujourd’hui. Il engage par contre d’importantes forces légères dans des opérations de harcèlement du LXVII. ArmeeKorps – lequel ne pèse jamais ici que deux divisions et demie sur 60 kilomètres. Il a donc à cette heure quelques faiblesses.
A ce petit jeu, la 1st Special Service Brigade (général Simon Fraser, 15e Lord Lovat) s’illustre particulièrement… ainsi que le 3e Groupement de Choc français du colonel André Malraux. Cependant, si les Britanniques ont pour eux l’expérience d’un chef de tradition militaire depuis deux cents ans (et les excentricités qui vont avec (3) ), Malraux, lui, n’a pas la meilleure des réputations. Les plus mauvaises langues persiflent qu’il a dû sa nomination à de hautes protections. De fait, c’est un politique, un romantique, un écrivain, un cinéaste… C’est aussi un aviateur espagnol (encore que…) (4) et un tankiste (juste un peu) (5) – mais en aucun cas un commando. De toutes façons, il se remet actuellement à Paris de la blessure reçue le 8 mai précédent. Ce sont donc ses adjoints, le lieutenant-colonel Pierre-Élie Jacquot et le commandant Brandstetter, qui commandent (au grand soulagement des Anglais).
Cette alliance de circonstance n’en réussit pas moins à saigner les Landsers extraits de leurs garnisons du Pas-de-Calais, tout en notant des zones de traversée pour plus tard.
Péronne – La 2nd Armoured (général Philip Roberts) avance sous la pluie, puissante avant-garde d’un VIIIth Corps britannique (Sidney Kirkman) qui s’enfonce là où ses glorieux ainés ont lutté pied à pied pendant quatre ans. Dans la soirée, les Cromwell approchent de Roye – donc de l’Avre. Devant, il y a encore 25 kilomètres de plaines agricoles plus ou moins piégées, puis Péronne et la Somme, que la pauvre 712. ID (Friedrich-Wilhelm Neumann) descendue de Belgique tente de défendre sur 50 kilomètres. Sur la droite, la 16. Panzer de Balck se cabre dans la région de Saint-Quentin. Et derrière, le reste des mécanisés du HG D, principalement la 26. Panzer (Smilo von Lüttwitz) et la 36. PanzerGrenadier (Egon von Neindorff), se prépare à recevoir l’assaut en dépit de l’usure, des pertes et du manque de munitions.
Pour sûr, demain sera rude. Les Anglais passent donc la journée à soigneusement planifier et à se préparer, faisant remonter du ravitaillement de Paris sur tout leur dispositif, de Contoire, Pierrepont-sur-Avre et Hargicourt jusqu’à Noyon. Pendant ce temps, leur XIIth Corps avance lui aussi sans beaucoup d’opposition, mais avec la même prudence, dans le secteur de Carlepont, visant Chauny afin de doubler (le cas échéant) Kirkman par la droite. La tâche est peu valorisée, mais assurément stratégique. Ce qui n’empêche pas William Gott, qui a combattu pas si loin de là durant le Premier Conflit, de remuer quelques vieux souvenirs.
– Savez que nous sommes en juin, cher ami ?
– En effet, mon général et donc ?
– C’est la saison des coquelicots.
Et de fait, dans les champs, sous la pluie, fleurissent des essaims de ces Red Poppies, comme autant de vies perdues dans le passé pas si lointain comme dans le proche avenir.
Meaux – La nouvelle 1ère Armée belge – comme chacun dans ses rangs l’appelle désormais, quoique ce ne soit pas officiel – lève le camp en direction de Soissons. Dans les rangs, on peste contre ces Anglais qui grillent la politesse. De fait, Gott a 60 kilomètres d’avance sur Bastin et Van Daele.
Reliquat
OKH, Bunker Maybach I (20 km au sud de Berlin) – Tandis que la situation stratégique du Reich n’en finit pas de se dégrader et que l’Italie n’est vraiment plus (si elle l’a jamais été ?) au centre des préoccupations du Reich, l’OKH acte, sur instruction du chef suprême, la dissolution du HeeresGruppe F. Il est vrai qu’avec une seule armée de faible puissance, cette structure n’avait plus guère de raison d’être.
La 14. Armee du General der Panzertruppe Heinrich von Vietinghof ira donc rejoindre (administrativement) le fameux Oberbefehlshaber Donau du maréchal Günther von Kluge – une nouvelle responsabilité qui ne manquera pas de lui faire plaisir, au vu du rythme brillant des opérations en Hongrie et Roumanie. Quant à Albert Kesselring, ci-devant chef du HG F, il prend la tête du HeeresGruppe G, censément chargé du sud de la France (et en réalité de la partie sud du front français). C’est un autre genre de promotion, mais il est vrai que Gerd von Runstedt ne va pas tout faire.
First US Army Group (FUSAG)
Paris – Omar Bradley prend officiellement le commandement du First United States Army Group, qui regroupe la 1st US Army et la 7th US Army. Les Etats-Unis reprennent donc le contrôle de la moitié du Front de l’Ouest sans interférence des deux autres grandes puissances occidentales. D’ailleurs, à Washington, on a tendance à considérer de moins en moins le Royaume-Uni et la France comme des grandes puissances, moins encore comme des “Grands” tout court… Certes, on les laissera apposer leur signature sur des actes importants en entretenant la fiction d’une collégialité des décisions, mais nous ne sommes plus en 1943. La dépendance des Français est évidente, et l’incapacité des Britanniques à agir seuls est de plus en plus criante.
Pour se consoler, les soldats de George VI pourront regarnir le 21e GAA avec la 1ère Armée belge en cours d’unification. Quant aux Français, ils feront comme ils pourront : Washington s’en lave les mains.
1st US Army : Thunderstrike pour Metz
Champagne – Patton a choisi, peut-être un peu tardivement, le nom de son offensive sur la Lorraine. Ce sera Thunderstrike. Déjà, son état-major, aussi diligent que son chef est énergique, commence à développer le plan de libération de la Lorraine.
Le Vth US Corps, que la 29th Infantry ne devrait pas tarder à rejoindre, lancera une attaque secondaire vers Metz en suivant la trajectoire Châlons-Verdun pour menacer directement le nord de la ville. Nul doute que les Allemands essaieront de le stopper au niveau de Verdun pour l’empêcher de déborder la Festung Metz par le Luxembourg. Pendant ce temps, l’effort principal sera fourni par le XIXth US Corps, qui va foncer sur Saint-Dizier et Bar-le-Duc avant de mener un assaut frontal contre la forteresse. Du point de vue de la conception et de l’exécution, Thunderstrike s’annonce comme une opération purement américaine : une attaque secondaire pour dérouter les réserves et une attaque principale qui devrait l’emporter grâce à la supériorité des feux et l’écrasement de l’adversaire sous les obus. C’est d’ailleurs pour ça que deux des trois divisions blindées de la 1st Army ont été concentrées au sein de ce corps. Objectif : prendre Metz d’ici le 15.
Les divisions se déploient, avancent et tâchent de retrouver les lignes allemandes. Le Vth US Corps quitte les bords de Seine et se déploie entre Esternay et Sézanne. Pendant ce temps, le XIXth US Corps achève de franchir la Seine avec les appuis de l’armée, qui seront essentiels pour pouvoir écraser les fortifications de Metz.
En face, les Allemands se préparent : habitués à la suprématie aérienne alliée, des tactiques de camouflage ont été déployées, les unités ont pris des positions avancées qui serviront à harceler les pointes américaines, et ce qui reste de la 1. Armee se positionne sur la Marne. La 9. Panzer de Jolasse devra éviter le combat avec les unités blindées ennemies et plutôt harceler les divisions d’infanterie pour réduire leur potentiel offensif. Malgré les pertes, malgré la supériorité de l’ennemi, le ressaisissement moral est évident : on ne se bat plus pour défendre des conquêtes où la population rêve d’égorger le courageux Landser dans son sommeil, on défend désormais les marches de l’Allemagne elle-même.
7th US Army : Patch retourne au front
Orléans – Alexander Patch hérite officiellement du commandement de la 7th US Army. Il confie le IVth US Army Corps à Crittenberg, qui prend ses fonctions. Le premier ordre, reçu d’Ike et contresigné par Bradley, qui vient de prendre la tête du FUSAG, est le retour au front ! Le IVth et le VIth US Corps prennent donc la route du nord, pendant que le VIIIth finit de se rassembler.
15e Groupe d’Armées Allié
QG du 15e GAA, Marseille – La nouvelle tombe comme un couperet : la 7th US Army quitte le Groupe d’Armées. Frère savait que ça allait arriver un jour ou l’autre, mais le fait qu’Eisenhower n’ait même pas daigné lui accorder un préavis témoigne de l’unilatéralité croissante des décisions au sein du commandement allié. Les Etats-Unis ne sont pas encore vraiment hégémoniques, mais ils en adoptent déjà le comportement.
Au téléphone, Ike se veut diplomate et rassurant : la reprise de la 7th US Army par le FUSAG n’est pas un prélude à l’intégration de la 1ère Armée française au sein du groupe d’armées américain. Cependant, il explique que certains à Washington auraient bien vu une “mise au pas” des Français de cette manière. Un peu plus rudement, et en tout cas franchement, Frère rétorque avec vivacité : « Dwight, vous n’êtes pas en train de me dire que ces têtes de lard ont cru un seul instant que nous aurions laissé faire ça ? »
– Pour tout vous dire, Aubert, si. Ils y ont cru.
– Le simple fait qu’ils aient pu considérer cette idée me fait douter de leurs capacités de diplomates, de chefs militaires… et même de leur bon sens !
– Je sais. Dites-vous bien que leur première idée était de faire sauter le 15e GAA dans son intégralité ! J’ai dû beaucoup batailler avec Marshall pour lui faire entendre raison. Pas un instant ils n’ont pris en compte les difficultés et les retards qu’auraient occasionnés le remplacement des services du 15e GAA par le FUSAG tout juste créé. Nous avons beau avoir le plus grand nombre de troupes, notre corps de cadres est limité, d’autant plus que beaucoup de nos officiers supérieurs étaient encore des subalternes il y a à peine un an et demi. Et c’est sans compter les pertes, que nous avons autant de difficultés que vous à combler de manière convenable.
– Compris. Dès lors, quid du 15e GAA ? Son existence ne se justifie plus avec une seule armée.
– Quid ?
– Sorry, vieux tic de latiniste. Que devient donc mon groupe d’armées ?
– Je le maintiens ! Vous devez couvrir le front des Alpes en plus des Vosges, et ni les Britanniques ni nos diplomates ne sont intéressés par la gestion des forteresses de l’Atlantique. Une fois vos nouvelles divisions organisées et déployées sur l’Atlantique, je vais sans doute les placer sous votre commandement. Avec le Havre libéré, la logistique du 21st AAG devrait moins dépendre de Cherbourg et je compte placer la Bretagne sous votre responsabilité. Tout ça simplifiera les choses du point de vue diplomatique et accélèrera le rétablissement de l’administration légale.
– J’ai du mal à comprendre le sens de la manœuvre.
– Voyons, Aubert, vous n’êtes pas sans savoir que votre président du Conseil voulait vous faire nommer commandant en chef du front français ?
– Je croyais cette idée enterrée depuis votre arrivée sur le continent en mai.
– Et bien, De Gaulle ne l’a pas abandonnée. Confier les responsabilités des arrières du front au 15e GAA est une manière de le calmer tout en évitant à Washington de faire une crise cardiaque en nommant un non-Américain à la tête du front français. D’autant plus que, sans la 7th US Army, le rôle de chef du 15e GAA devrait être moins lourd… et que les arguments de De Gaulle ne sont pas sans fondements. Il faut effectivement quelqu’un d’expérimenté pour commander l’ensemble du front, en tout cas de plus expérimenté que moi. Le seul officier général envisageable à ce poste, c’est vous. Mais pour des raisons géopolitiques dont nous sommes les dépositaires et non les responsables, le chef, ce ne peut être que moi. Je compte donc prendre votre avis sur certaines décisions à venir. Avis détaché de toute question de guéguerre politicienne entre nos gouvernements, évidemment.
– Vous pouvez compter sur moi, Dwight.
– Je n’imaginais rien d’autre !
Une fois le téléphone raccroché, Frère ne peut s’empêcher d’avoir un sourire en coin. Ike est un redoutable diplomate : il l’a parfaitement brossé dans le sens du poil afin d’éviter une crise de nerfs façon Monty tout en ne cédant rien d’important. Des avis, ça ne mange pas de pain… et il doute que les divisions américaines faisant face aux Festungen de Bretagne seront vraiment détachées de leurs corps américains, le cadeau d’Ike sera plutôt une charge supplémentaire pour le 15e GAA.
Frère en réfère aussitôt à l’Etat-Major Général, qui rend compte à de Gaulle. Lequel, réaliste, estime s’en tirer à plutôt bon compte : les Britanniques semblent vouloir jouer cavalier seul sur plusieurs tableaux et sans eux il était impossible de faire admettre Frère comme commandant en chef du front français. Au moins le commandement français d’un groupe d’armées est-il sauf, même si ce groupe tend à devenir théorique. Et puis, Eisenhower ayant installé son quartier général à Paris et Versailles, tout comme celui du FUSAG, il sera bien plus facile d’influencer leurs choix une fois les institutions de la République complètement réinstallées dans leurs meubles, ce qui ne saurait tarder.
En revanche, à Londres, on ronge son frein : comme chez les Français, on se doutait que le FUSAG serait créé un jour ou l’autre, mais le fait que les Américains n’en aient pas profité pour y mettre la 1ère Armée française alimente bien des suspicions au 10 Downing Street ainsi qu’au Foreign Office. Le maintien du 15e GAA est perçu comme une fleur faite par les Américains aux Froggies sans raison valable, indépendamment des raisons logistiques, qui sont parfaitement valides. En effet, le FUSAG va dépendre à près de 75 % des apports de la ligne logistique Sud pendant encore deux semaines au moins, et cette ligne alimente aussi en grande partie la population française. Quant au ravitaillement venant de Normandie… Comme le titrait si bien Zola, Paris a un ventre, et ce ventre absorbe une très grande partie de la ligne logistique Nord, ce qui réduit d’autant les capacités de l’intendance des divisions alliées dans la partie nord du front. Il est de plus en plus urgent d’ouvrir de nouveaux ports sur la Manche ! Le tout alors que le triumvirat occidental vire de plus en plus au Consulat et que la place de brillant second va devenir disputée…
1ère Armée française – Opération Marguerite
Lorraine, IIIe CA – De Lattre a confié aux 14e et 19e DI la tâche de pérenniser le franchissement de la Marne et de repousser les Allemands sur la Meuse. C’est pratiquement chose faite, et si la logistique est tendue, le général reçoit cependant des nouvelles encourageantes de la part de Montagne : la raffinerie des Télots (6), relativement épargnée par les combats, a repris une activité réduite mais régulière, qui devrait lui fournir de quoi atteindre Epinal puis Nancy. Kœltz aura moins besoin d’essence, son corps devant bientôt faire le siège de Belfort.
Montsabert et Kœnig investissent donc prudemment les forêts entre Marne et Meuse, travail plus lent que difficile, à cause des nombreuses unités allemandes dispersées délibérément sur place pour ralentir leur avancée. C’est un combat d’escarmouches où les compagnies sont imbriquées les unes dans les autres, où la forêt couvre les manœuvres et gêne les blindés et l’artillerie – l’ensemble est loin d’être une sinécure. Grâce à un nettoyage systématique des couverts, les troupes françaises parviennent cependant à avancer.
Sudre et Vernejoul, eux, réussissent à percer à Contrexéville ! Opérant conjointement le long des coupures boisées, les deux divisions blindées parviennent à forcer le dispositif du LXXXVI. AK, qui abandonne ses positions au sud de Joinville et Neufchâteau. Désormais, entre la 5e DB et Epinal, il n’y a plus que la 91. Luftlande et le 341. StugAbt, laissés en couverture alors que le reste du XC. AK se déploie au niveau de Charmes pour défendre Nancy.
Doubs, IVe CA – La 10e DI (Etcheberrigaray) roque avec la 9e DIC (Pellet) qui, bien plus fraîche, pourra avancer davantage. La 9e DIC va donc partir de Vesoul et Villersexel pour s’emparer des hauteurs de Faymont et s’assurer de l’absence de troupes allemandes notables dans les bois entourant la colline. Dans le cas contraire, il faudra investir, nettoyer, s’assurer du contrôle et ensuite progresser, bref la “routine”. La 10e DI va de son côté déloger les éléments retardateurs laissés près de la frontière suisse, donc s’emparer des abords sud du secteur fortifié de Belfort-Montbéliard.
La 3e DB de Rabanit, elle, finit de déboucher en plaine et s’installe sur la ligne Onans-Beutal. Avec l’appui de la 10e DI, elle devra conquérir le fond de la vallée du Doubs et mettre sous le feu les fortifications tenues par les Allemands. Pour ce faire, Kœltz choisit d’assigner en appui de la 3e DB la 12e Brigade d’Artillerie de Corps d’Armée, conservant auprès de lui la 3e BMLE et la 13e DBLE, épuisées, ainsi que le 108e RALCA, dont les canons ne tonneront qu’une fois les positions ennemies clairement identifiées, afin d’annihiler toute résistance sur les points fortifiés.
Ironie de l’Histoire : Belfort et Montbéliard ont été successivement fortifiées par Vauban, Haxo puis Séré de Rivières pour défendre ces deux villes contre les Allemands, mais la plus grande épreuve que ces fortifications connaîtront seront avec des défenseurs allemands face à des canons français !
Notes
1- Au plus fort de leur Festung, les Allemands disposeront d’un élevage comptant pas moins de 7 200 bœufs et 400 veaux.
2- 1,5 million de pains seront produits durant le blocus.
3- Lord Fraser ne se déplace jamais sans son Mannlicher-Schoenauer de prise conquis à Dieppe en 1942, et persiste contre toutes les règles à faire jouer son piper Bill Millin durant la bataille. Quand on lui oppose le règlement militaire britannique, l’intéressé corrige : « règlement anglais », et fait remarquer que lui et Millin sont Ecossais…
4- Ce n’était pas l’avis d’Antonio Camacho Benitez, chef de l’aviation républicaine : « En ce qui concerne l’attitude et l'action de Monsieur Malraux, il conviendrait de prendre une de ces trois mesures : le réduire à la discipline, l’expulser ou le fusiller. »
5- Incorporé le 14 avril 1940 comme dragon au 41e Dépôt de cavalerie motorisée.
6- Les Télots sont une mine de schiste bitumineux, d’abord dotée d’une usine de distillation du pétrole, puis d’une raffinerie (pour obtenir les différents carburants). |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 18:05 Sujet du message: |
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Les Belges !
5 juin
Le chemin du Pays
Meaux – Les troupes belges lèvent le camp. Direction, le nord… et la Belgique ! En tête du dispositif, la Tancrémont ouvre la route. Derrière elle, la 1ère DB de Piron. Ce dernier râle tant et plus, car les Britanniques ont de l’avance ! En bon cavalier, il ordonne à ses hommes de cravacher. Le Lion a fait mettre en tête, avec son ancienne brigade, le 3e Lancier équipé de Cromwell : sa rapidité fait de ce dernier fait un excellent char de reconnaissance. Les Lanciers pourront épauler les Cyclistes.
Dans les transporteurs, les fantassins profitent des derniers instants de repos. Beaucoup sont songeurs… Si les expérimentés de la 4e DI savent ce qui les attend, pour les autres, hormis les membres du 3e Chasseur, qui ont connu la Sicile, cela va être le baptême du feu. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 18:52 Sujet du message: |
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Au sujet de l'utilisation de cuirassés contre les Festungen - quelqu'un peut-il nous préciser cet engagement OTL ? _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10778 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 18:53 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | La question est en voie de règlement rapide… En fait, c'est surtout pour Brest que l'US Navy et ses vieux BB serait utile ! |
Et ceux de la RN contre Le Havre  _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 20, 2024 18:59 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | La situation qui en résulte est assez cocasse, avec des rangées de poules sur leur lit de paille sale cohabitant avec la gloire du Reich, ou avec des groupes de bovins que l’on voit errer dans l’enceinte de la base près d’un U-Boot en panne (1). Dans le centre-ville évacué par les civils, la vie s’organise. Boucherie, boulangerie (2), moulin à céréales, presse à huile, une distillerie, une brûlerie à café. Car il va falloir aussi maintenir le moral du Landser ! Ne serait-ce que pour qu’il veuille bien aller cultiver la myriade de potagers installés entre les haies et les jardins, quand ce n’est pas son tour de garde. |
Lorient sous occupation allemande (colorisé).
 _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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