Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Bataille de France, Mai 1944
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 79, 80, 81 ... 96, 97, 98  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Bataille de France
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1619
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 19:33    Sujet du message: Répondre en citant

...
En effet, trois corps d’armée américains, totalisant environ douze divisions, vont devoir remonter la Loire, et ce bien loin de leurs sources logistiques : au sud, il y a toute la plaine du bassin charentais entre la logistique venant du Midi et le IVth US Corps de Patch, et au nord, c’est le bocage normand et les forêts d’Anjou qui s’interposent entre Cherbourg et les divisions de Patton. Autrement dit, tout sauf une sinécure, surtout que les axes logistiques (Je sais c’est compliqué de se passer de logistique Very Happy. Peut-être tenté approvisonnement/intendance à la place?) venant de la Manche comme de la Méditerranée ont été orientés vers la Seine pour des raisons stratégiques.
Après délibération, il est décidé qu’étant donné la position des différentes unités , le IVth US Corps de Patch (7th US Army) va remonter la Loire vers Orléans en longeant le fleuve et en empruntant la N 10. Il sera suivi par les unités (celles?) de la 1st US Army venant du nord, puis par le VIIIth US Corps de Keyes, dont les unités sont disséminées sur le littoral atlantique. Ce dernier devra d’abord se regrouper autour de Tours, la logistique ne permettant pas de bouger autant de monde aussi rapidement, et (or? –simple suggestion-) la vitesse est essentielle.
...
Là, des officiers de renseignement français et américains sont déjà en train d’éplucher ce que les Occupants n’ont pas pu détruire. Le passage en trombe de Sander dans l’ancienne capitale bretonne a au moins permis d’empêcher d’occulter les méfaits de l’Occupant (des Huns?) par l’élimination des preuves, Sander ayant recruté en passant les hommes chargés de la destruction des archives.
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10781
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 19:58    Sujet du message: Répondre en citant

le roi louis a écrit:
attention le drapeau canadien avec la feuille d'érable date d’après la guerre.

On a une occurrence au 23 avril 44 (Italie) :
Citation:
Mais la division à la feuille d’érable a tourné plein est

A priori, la feuille d'érable est un symbole de marquage de véhicules, mais ne fait pas partie de l'enseigne officiel de la division.

Voir https://en.wikipedia.org/wiki/5th_Canadian_Division
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10781
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 20:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Ils remonteront demain jusqu’à Niort, où la SNCF s’efforce de monter un train pour Poitiers.

Il va falloir davantage qu'un train...
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10781
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 20:23    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Pendant ce temps, le 2e Corps belge continue de progresser

La 14e DI est encore rattachée au 2e CA belge, non ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10781
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 20:29    Sujet du message: Répondre en citant

A noter un épisode intéressant décrit sur cette page : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_des_T%C3%A9lots
L'établissement en question a été stratégique pour le ravitaillement en essence de la 1ère armée française.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Heorl



Inscrit le: 19 Mar 2023
Messages: 717

MessagePosté le: Jeu Sep 28, 2023 20:33    Sujet du message: Répondre en citant

John92 a écrit:
...
En effet, trois corps d’armée américains, totalisant environ douze divisions, vont devoir remonter la Loire, et ce bien loin de leurs sources logistiques : au sud, il y a toute la plaine du bassin charentais entre la logistique venant du Midi et le IVth US Corps de Patch, et au nord, c’est le bocage normand et les forêts d’Anjou qui s’interposent entre Cherbourg et les divisions de Patton. Autrement dit, tout sauf une sinécure, surtout que les axes logistiques (Je sais c’est compliqué de se passer de logistique Very Happy. Peut-être tenté approvisonnement/intendance à la place?) venant de la Manche comme de la Méditerranée ont été orientés vers la Seine pour des raisons stratégiques.
Après délibération, il est décidé qu’étant donné la position des différentes unités , le IVth US Corps de Patch (7th US Army) va remonter la Loire vers Orléans en longeant le fleuve et en empruntant la N 10. Il sera suivi par les unités (celles?) de la 1st US Army venant du nord, puis par le VIIIth US Corps de Keyes, dont les unités sont disséminées sur le littoral atlantique. Ce dernier devra d’abord se regrouper autour de Tours, la logistique ne permettant pas de bouger autant de monde aussi rapidement, et (or? –simple suggestion-) la vitesse est essentielle.
...
Là, des officiers de renseignement français et américains sont déjà en train d’éplucher ce que les Occupants n’ont pas pu détruire. Le passage en trombe de Sander dans l’ancienne capitale bretonne a au moins permis d’empêcher d’occulter les méfaits de l’Occupant (des Huns?) par l’élimination des preuves, Sander ayant recruté en passant les hommes chargés de la destruction des archives.
...


Hun/Kraut/Fritz font partie des surnoms des Allemands chez les anglophones façon Boche.
_________________
"Un sub' qui s'ennuie, c'est un sub' qui fait des conneries"
Les douze maximes de l'adjudant-chef

"There's nothing more dangerous than a second lieutnant with a map"
US Army adage
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 09:54    Sujet du message: Répondre en citant

27 mai
Libération
Paris libéré, mais pas encore nettoyé…
Paris et Ile-de-France
– Le joyeux désordre qui s’est emparé depuis déjà une semaine de Paris et de sa couronne continue – au rythme des défilés, prises de possession et autres redditions des derniers ouvrages fortifiés tenus par quelques obstinés.
Hélas, si certains n’ont pas obéi à l’ordre du général Kittel, c’est aussi parce qu’ils ne s’estimaient pas concernés par ce dernier. Ce notamment parce qu’ils ne bénéficiaient pas du statut de soldats réguliers allemands, qui les aurait normalement protégés contre le risque de représailles. C’est bien sûr le cas d’un certain nombre de… pieds nickelés ou de fanatiques du NEF – entre bêtise, inconscience et engagement politique sincère (lesquels ne s’excluent nullement !), il s’en trouve encore un grand nombre cachés dans l’agglomération parisienne.
Evidemment, la situation – déjà confuse – se trouve encore aggravée par l’anarchie ambiante, le manque d’effectifs des forces de l’ordre, les dénonciations vraies ou fausses, voire les règlements de compte… L’Occupation, hideuse parenthèse de quatre longues années qui a vu beaucoup de mauvaises personnes prendre d’aussi mauvaises décisions, connaît l’exutoire final de sa violence avec ce que l’on appellera plus tard « l’épuration sauvage » (par opposition à l’épuration légale menée par la Justice). On assiste donc à de véritables chasses à l’homme, des échanges nourris de coups de feu, voire des assauts improvisés suivis de “pillage patriotique” – le tout fera en quelques jours pas moins de 300 morts (alors que les combats pour Paris avaient déjà fait, jusqu’au 27 mai, environ 2 500 morts et 3 500 blessés). Les prisonniers faits lors de ces épisodes sont ensuite entassés dans des conditions déplorables, le plus souvent dans la grande salle de la Conciergerie, dans l’attente d’une inculpation puis d’un procès. Lequel attendra bien souvent 1945, voire 1946.
………
« L’affaire Bordas, vous vous souvenez ? L'assassinat, chez elle, un soir de 1943, de Bernadette Bordas, une ancienne pharmacienne de Meymac, par les séides de la Légion Nord-Africaine. L'ouverture en septembre 1944, devant la cour d'assises de Corrèze, du procès dans lequel comparaissaient un officier accusé d’être le responsable du groupe mais criant son innocence, Arnaud Sorel de Neufchateau, un voisin fatigué et jaloux de la victime, Etienne Hansien, et un auxiliaire analphabète, Karim Mohand, qui reconnaissent avoir été, pour l’un la cause, pour l’autre l’auteur de l'assassinat. Le spectaculaire rebondissement d’audience avec la découverte d’une tentative de subornation de témoin, qui a obligé à renvoyer le procès. Puis sa réouverture, en janvier 1945. Ces quatre semaines d'une audience terriblement tendue. Cette plaidoirie exceptionnelle de liberté. Et enfin, la condamnation d’Arnaud Sorel de Neufchateau à la perpétuité, de Karim Mohand à 30 ans et de Etienne Hansien à 8 ans, avec l’indignité nationale.
Depuis le 7 novembre, les trois hommes sont réunis dans le box de la cour d'assises de Tulle pour le procès en appel. Arnaud Sorel de Neufchateau a changé d’avocat : Me Jean Denviralde, qui avait jeté l’éponge après l’affaire de subornation de témoin, est revenu.
Dans la vie d’un(e) chroniqueur judiciaire, il arrive qu’une affaire criminelle marque plus que les autres. Celle-ci en fait partie. J’y reviendrai un jour, longuement, après le verdict d’appel attendu pour la fin novembre. D’un (trop) rapide séjour à Tulle, mardi et mercredi, je veux juste vous faire partager cette scène d'audience.
Karim Mohand est une montagne. La prison l’a épaissi. Elle a gommé les rares angles de son visage, accentué la fixité placide de son regard. Le 8 novembre, c’était son tour de se lever et de faire devant la cour et les jurés, avec son peu de mots, le récit de sa vie. Une vie subie que l’on avait racontée ici.
Pour finir, il a dit :
– De toute façon, j’ai jamais rien réussi.
Avant qu’il ne se rassoie sur le banc des accusés, le président Jean Michel lui a demandé :
– Monsieur Mohand, c'est bien votre père qui est dans la salle ?
La voix a hésité.
– Oui.
Le président s’est tourné vers l’homme en costume gris sombre assis seul, avec son chapeau sur les genoux, au milieu des bancs du public.
– Pouvez-vous venir à la barre, Monsieur ?
L’homme s’est avancé.
– Voulez-vous nous parler de votre fils ?
C’est la première fois que le père de Karim Mohand est invité à s'exprimer. Le président le sait, qui a pris tout le monde de court, et ça lui plaît.
L’homme parle de lui, d’abord, de cette Algérie qu’il a quittée en 1914 parce qu’il était militaire et qu’il avait choisi de servir le drapeau français. De sa femme et de ses deux enfants, dont Karim, alors âgé de 4 ans, qu’il avait laissés derrière lui dans un village de Kabylie. De la promesse de l’Armée française, à laquelle il avait cru, que tout serait fait pour l’aider après la guerre. De l’opprobre qui, là-bas, a pesé sur son fils et sur sa fille parce que leur père était “un vendu”. Il dit : “Les enfants d’indigènes, en fait, de mon temps, c’était comme s’ils avaient pas leurs droits civiques, ils n’avaient pas le droit d’aller à l’école”.
De l’attente déçue, des requêtes vaines à la Croix-Rouge et des obstacles rencontrés pour retrouver sa famille. Du temps qui passe et sépare. De la vie qui se reconstruit malgré tout. De l’éducation à la dure pour rattraper la trop longue absence – “J’ai essayé de lui donner le respect, la tolérance, le goût du travail”. Des petits boulots dans le bâtiment ou l’agriculture – “Mon fils, il n'a jamais arrêté de travailler”. De la première fiancée qu’il lui a trouvée, de l’échec, du mariage, des enfants, de l’échec encore. De la déception et de la fâcherie entre le père et le fils qui s’en est suivie. Puis de ce jour où, son fils étant devenu majeur, on lui a fait parvenir son courrier de mobilisation, à l’été 1939. De l’arrivée en France de ce gaillard analphabète qui ne parle que le kabyle. Des cours du soir pour lui enseigner les rudiments de français. Des exercices pour le dégrossir. Et enfin de ce jour de 1944 où il apprend “à la radio” que son fils a tiré à bout portant sur Bernadette Bordas. De son incompréhension. De sa culpabilité qu’il ne dit pas.
Mais ce que l’on sent alors, c’est que l’important, à ce moment-là, dans ce lieu-là, est autant dans les mots qu’il prononce que dans tout ce que cet homme montre. Dans son regard droit qui affronte, alors que celui de son fils reste baissé. Dans sa voix ferme et forte quand les mots de Karim Mohand sont rares et humbles. Dans ce rôle de père qu’il endosse et qui le grandit, mais qui écrase celui qui est dans le box. “Ce qu’il a fait, c’est terrible. Mais c’est mon fils. On ne renie pas son fils”.
On connaît bien ces moments-là, dans les cours d'assises. Une sorte de dédoublement des mots. La cour et les jurés, les procureurs, les avocats, le public écoutent un homme parler de son fils. Mais un fils écoute son père parler de lui, devant les autres.
Plus il parle, plus Karim Mohand s’affaisse. La tête rentre dans le cou. Le cou s’enfonce dans les épaules. Les épaules arrondissent le dos. Le dos plie et se tasse.
Le président feint d’apercevoir soudain un fil rouge au revers de la veste du père.
– Monsieur, vous avez une distinction à la boutonnière, qu’est-ce que c’est ?
– C’est la Légion d’Honneur.
Le banc a englouti le fils. »
(Roberte-Pascal Diard, article paru dans Le Temps du 10 novembre 1945)
………
Evidemment, tout cela est bien regrettables. Mais le gouvernement français ne va pas pleurer sur des imbéciles égarés, et tant pis s’il se trouve quelques innocents dans le tas. De toute façon, il n’a aucun moyen de mettre fin à cette épuration. Alors, il consacre plutôt ses efforts à poursuivre la lutte sur le front – la crédibilité de la France rétablie dans ses meubles est à ce prix.
Sans perdre de temps, la 2e DB achève donc d’extraire ses engins et le gros de son infanterie du centre de la capitale et reprend sa marche vers Gonesse et Aulnay-sous-Bois, au nord-est. Il s’agit de s’emparer du Bourget afin de pouvoir y baser des chasseurs tricolores à même de défendre le gouvernement et la capitale.
Idée judicieuse : dans la soirée, comme elle l’a fait à Bucarest, la Luftwaffe lance sur la capitale une petite centaine de bombardiers récupérés çà et là – He 111, He 177 Greif, Ju 188… – tous péniblement rassemblés sur les aérodromes d’Amiens et de Metz. L’attaque ne prétend pas avoir le moindre but militaire – c’est un bombardement de terreur. Mais nous ne sommes plus au temps de Varsovie, de Rotterdam, de Coventry ou de Belgrade. Rendue très difficile par la pénurie de carburant et la saignée subie lors de Boddenplate, le raid ne cause pas grand dommage. Les bombes tombent un peu au hasard sur le nord de la capitale (une fois encore, le Sacré-Cœur et la butte Montmartre attirent les projectiles…). La chasse de nuit, et notamment le GCN II/8, prélève 11 appareils lors de cette futile tentative de vengeance. Par contre, les Beaufighter perdent l’un des leurs, surpris par l’un des quelques Bf 110 de la Nachtjagd qui tâchaient d’escorter les bombardiers. Signe que l’on s’approche du Reich…

Opération Overlord
La libération de la Bretagne
Bretagne
– La 90th Infantry Tough Ombres poursuit une chevauchée que plus rien n’arrête. Enlevant la bonne ville de Lannion d’un revers de son aile droite (le 359th Inf Rgt), Jay MacKelvie atteint Plouigneau ; ses hommes ne sont plus qu’à une dizaine de kilomètres de Morlaix. Hélas, celle-ci a été ravagée par les détachements de la 343. ID (Erwin Rauch) en retraite : dépôt de munitions de la Madeleine, portes des écluses du port, viaducs du Ponthou, de Guimiliau, à Lanmeur, à Plougasnou ou à Plouigneau – tout a été détruit. Puis les Allemands ont fui par la N 12 – en se méfiant, car les « terroristes » (le maquis Justice commandé par Eugène Le Luc, notamment) multipliaient les embuscades.
A présent, la ville se réveille d’un long cauchemar. « C’était fou ! Tout le monde criait, riait, chantait, les gens s’embrassaient, certains pleuraient ! » racontera un témoin. Ou comment essayer d’oublier les malheurs de la guerre, les bombardements aériens comme celui du viaduc (qui avait touché l’école Notre-Dame-de-Lourdes, hélas, faisant 70 victimes), le massacre de 15 otages de Saint-Pol-de-Léon ou encore la rafle de 60 personnes prises au hasard et déportées en Allemagne le lendemain de Noël 43.
Dans ce contexte de fête, une personnalité locale fait parler d’elle : la comtesse Araxe de Kersauson, hôtesse agréable à tous égards, qui fera donner banquet en sa demeure à un parterre choisi d’officiers qu’elle charmera – et étonnera – par ses longs récits des guerres chouannes, apparemment hérités de sa famille. Comme le dira un Américain enthousiaste : « Cette lady raconte des choses incroyables et terrifiantes, à croire qu’elle y était ! ». Rien d’étonnant – entre elle et son aïeule, dont le portrait trône dans le grand hall de son manoir, il semble n’y avoir que l’épaisseur de la toile et du coup de pinceau…
………
Plus au sud, la 79th Infantry Cross of Lorraine (Ira Wyche) commence à serrer le collet autour de la Festung Lorient de Paul Mahlmann. Les Alliés arrivent à Hennebont, Quimperlé et Plouay, pour ce qui s’annonce déjà, d’évidence, comme un long siège. C’est logique : le port n’abrite-t-il pas la plus grande base sous-marine de l’Atlantique, devant Brest et Bordeaux ? Les Résistants locaux font état de plus de 20 000 soldats déployés de Guidel à Quiberon (pour les batteries côtières). Sans parler de dizaines de milliers de civils. Fataliste, Wyche envoie ses escadrons de reconnaissance… mais il semble déjà acquis que l’ennemi a largement eu le temps de se préparer. En fait, on attend que la 4th Armored arrive de Vannes – voire la 9th Infantry Varsity (Manton Eddy). Les deux ne seront vraiment là qu’en fin de soirée, retardées par des problèmes de carburant et par de rudes combats dans le secteur d’Auray, entre quelques retardataires enragés et des maquisards bien trop enthousiastes. Quand il s’agit e combattants ! Dans certains villages de la route de Vannes à Lorient, des inconscients avaient accueilli plusieurs convois de l’armée allemande avec des drapeaux tricolores, pensant voir venir à eux leurs libérateurs ! Alors, représailles, mitraillages, maisons incendiées… Le secteur n’est certes pas le plus difficile – mais une fois encore, il faut régler ces “détails” pour passer. Et cela prend du temps.
………
Enfin, dans la région de Nantes (toujours moins euphorique qu’ailleurs), la 4th Infantry Ivy (Raymond Barton) – désormais libérée par l’avancée du VIIIth Corps depuis la Gironde – entreprend de border les défenses de Saint-Nazaire, avant de se regrouper et de se ravitailler. C’est que l’affaire promet d’être pénible, face à des défenses aussi fortes. Or, pour l’heure, Barton reste seul – comme peut-être, bientôt, Wyche ou Eddy. De fait, Patton a été clair auprès de Collins : pas question de garder une division blindée pour un siège, et encore moins de l’expédier au bout du monde – enfin, de la Bretagne ! Soit les Huns cèdent tout de suite, soit le reste sera l’affaire de l’infanterie – et uniquement de l’infanterie, car la place de Wood est dans la course au Rhin. Aux GI de dégager le port…
………
Bah – peut-être que ce ne sera pas trop long. La preuve, à Saint-Malo, la montagne Saint-Joseph se rend : faute de munitions, comme le pressentait Taylor. Seuls les points fortifiés de Saint-Ideuc et du fort d’Arboulé tirent encore, par intermittences. Si, dans quelques jours, ces derniers n’ont pas le bon goût de tomber, Collins prévoit déjà de demander une intervention de la Navy, dans le style qui a si bien réussi à Cherbourg. En face, la pointe de la Varde n’a que des pièces légères sous casemate… La Festung du colonel von Aulock serait-elle une coquille vide ? C’est bien possible. Instruit des projets américains, les FFI envoient de nombreuses escouades en reconnaissance vers la citadelle, au cœur de la nuit. Toutes ne reviendront pas, bien sûr… mais un bon nombre, tout de même, rapporteront des informations des plus instructives.
………
Enfin, tout à l’est, la 82nd Airborne All American (Matthew Ridgway) conclut elle aussi son périple en touchant la Loire à Angers, achevant de boucher le coin entre la 7th Army de Bradley – remontant vers Orléans – et la 1st Army de Patton – cavalant en Ile-de-France. Le pont de chemin de fer de Pruniers, sur le Maine, tombé entre les mains des Résistants puis des parachutistes, il a été très facile de déferler en ville depuis le sud. L’action des locaux y est pour beaucoup ! Citons, parmi bien d’autres, le jeune Louis Bordier : éclaireur des plus enthousiaste, il guide ses visiteurs par-delà les obstacles adverses (le plus souvent abandonnés), la tour de la Baumette, sa voie ferrée, le polygone du Génie, les ruines du pont du chemin de fer de Segré, la tranchée antichars de la Doutre… faisant ainsi gagner beaucoup de temps aux parachutistes.
Avant midi, la gare et la mairie sont atteintes. Angers est libérée ! Et pour la All American, il semble bien que les opérations sur la Loire soient terminées.

De la Manche à la Loire
Côte d’Opale
– La 3rd Canadian Infantry (Rod Keller) achève enfin de sortir du secteur de Rouen pour rallier Dieppe – où elle prend le relais de la 4th Canadian Armoured (George Kitching). Celle-ci peut donc quitter un terrain urbain ne lui étant point trop naturel pour se redéployer vers Saint-Saëns – au sud de la forêt d’Eawy, entre Varennes et Béthune, vaste étendue marécageuse par nature impropre à toute offensive mécanisée.
En face, la 26. Panzer, toujours dramatiquement isolée (même si Smilo von Lüttwitz a enfin un peu de monde sur sa droite) se prépare de son mieux au prochain choc. Las ! Le LXXXI. ArmeeKorps (Adolf Kuntzen), qui défendait jadis le secteur, est désormais en miettes. Quant au LXVII. ArmeeKorps (Walther von Weikersthal), en charge du Pas-de-Calais, il a bien reçu l’ordre de se mettre en défense, mais sur une ligne partant du Tréport, soit derrière la Bresle puis le Thérain. En réalité – et même si, pour l’heure, personne au QG du Front de l’Ouest ne veut l’avouer – nul ne croit à la défense de la Côte d’Opale. Désormais, c’est le secteur de Beauvais qui est en jeu. Et sans doute bientôt celui d’Amiens, soit la Somme. Autant de raisons pour von Lüttwitz de ne pas trop se retrancher ici, mais plutôt d’attendre l’excuse d’un inévitable débordement vers le sud pour filer vers le Tréport ou Blangy-sur-Bresle.
Cette excuse devrait d’ailleurs se présenter assez vite, même si les Canadiens ne semblent plus aussi agressifs qu’il y a encore une semaine. En fait, le Ist Canadian Corps d’Harry Crerar est surtout en plein redéploiement ! La 5th Canadian Armoured (Guy Simonds) se trouve à Auneuil – devant Beauvais – et la 2nd Canadian Infantry (Charles Foulkes) à Gournay-en-Bray. Tous laissent leurs camarades anglais passer devant. Au pire, si les Huns ne se replient pas, ça fera une poche face à la mer, qu’il sera facile d’anéantir : eux n’ont pas de flotte pour leur sauver la mise !
Dans cette grande transition, une seule unité fait parler d’elle aujourd’hui : la 4e Division d’Infanterie polonaise du général Gustaw Paszkiewicz, laquelle achève de descendre la N 15 jusqu’aux hauteurs du Havre, vers Harfleur et Tancarville. Le grand port est encore défendu : un peu comme Saint-Malo, par une garnison improvisée et sacrifiée menée par le colonel Eberhard Wildermuth, lequel a sous ses ordres environ 4 000 hommes, dont bon nombre d’artilleurs du Mur de la Manche et divers personnels de la Kriegsmarine. Avec ça, il ne peut prétendre tenir toute la ville – hélas, il n’en pas besoin : de vastes étendues marécageuses inondées depuis le début du mois défendent pour lui les approches est, ouest et sud. Seule la voie du nord est carrossable – elle est aussi barrée d’un fossé antichar large de 3 mètres, profond de 6 et couvert par les champs de tir de bunkers dont les voies d’accès sont largement minées.
Les Polonais de Paszkiewicz – et les Alliés en général – aimeraient beaucoup que ce Wildermuth ne joue pas à l’imbécile et accepte de se rendre. Mais ils n’ont guère d’illusions sur le sujet. Un plénipotentiaire est tout de même envoyé dans la nuit, afin de tenter de faire entendre raison aux nazis. Signe de la bonne entente franco-polonaise (plus si bonne, par contre, avec le Commonwealth – même si les Polonais n’ont rien de spécial contre les Canadiens !), l’émissaire est accompagné d’un officier de liaison français. Lequel a reçu des instructions pour tenter d’éviter au Havre un sort funeste en négociant avec l’ennemi.

Yvelines – La 50th Infantry Northumbrian (Douglas Graham) traverse le Vexin jusqu’à Saint-Sulpice – donc face à Beauvais, et enfin sur la droite des Canadiens. En face, la 36. Panzergrenadier de von Neindorff se retranche comme elle peut en ville, dans l’intention de tenir juste le temps nécessaire à l’état-major d’ordonner son repli, rendu inévitable de par la prise de Paris. Entre elle et von Lüttwitz vers la côte, la 4. Fallschirmjäger tente d’exister – on demande tout de même aux parachutistes d’Heinrich Trettner de faire de la figuration sur 90 kilomètres ! Un bon point, toutefois, pour les défenseurs : la 16. Panzer d’Hans-Ulrich Back tient fermement le secteur entre Clermont, au nord, et Creil, au sud. Cette unité n’a pas eu à se jeter sur les lignes alliées à Caen, elle ! Heureusement, car elle n’a pas vraiment eu l’occasion de récupérer des pertes de l’opération Lüttich…
Plus à l’est, la 15th Infantry Scottish (Gordon MacMillan) entre en fanfare (de cornemuse, évidemment) dans Pontoise, tandis que la 6th Airborne (Richard Gale) se répand dans les charmants petits villages parisiens de Franconville et Taverny, afin de sécuriser la forêt de Montmorency. Le coin est charmant : vert, calme, bucolique ! On aimerait que ça ne change jamais !

Sarthe – La 83rd Infantry Thunderbolt (Robert Macon), partie de Dinant il y a cinq jours déjà, arrive dans le secteur de Chartres – elle rallie ainsi son Vth Corps d’origine après un détour breton qui n’aura sans doute pas servi à grand-chose. En tout cas, il n’aura pas servi les plans d’Old Blood and Guts, lequel voit bien que Leonard Gerow perd petit à petit son rythme, tandis qu’il se disperse dans la plaine française. Pour son subordonné – couvert en cela par Ike – la solution est sans doute de se regrouper, avant de repartir. Mais pour Patton, ce serait plutôt l’inverse : sa solution, c’est d’avancer et de continuer à culbuter l’ennemi jusqu’au Rhin. L’élan vient en courant, pas en s’arrêtant. Et le chef de la 1st Army, qui passe déjà une bonne partie de son temps dans sa Jeep partout sur la ligne de front, à houspiller et pousser ses hommes (au point de faire parfois lui-même la circulation !), doit ronger son frein, en guettant une occasion !

(27 mai suite et fin demain)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
ChtiJef



Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 4414
Localisation: Agathé Tyché

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:03    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Depuis le 7 novembre, les trois hommes sont réunis dans le box de la cour d'assises de Tulle pour le procès en appel.
Un procès criminel en appel en 1945 ? Vraiment ? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
_________________
Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

OTL, ce fut le cas en 46. FTL, la date semble pouvoir être (un peu) avancée.
L'essentiel de l'article est OTL.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 4023
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Dans ce contexte de fête, une personnalité locale fait parler d’elle : la comtesse Araxe de Kersauson, hôtesse agréable à tous égards, qui fera donner banquet en sa demeure à un parterre choisi d’officiers qu’elle charmera – et étonnera – par ses longs récits des guerres chouannes, apparemment hérités de sa famille. Comme le dira un Américain enthousiaste : « Cette lady raconte des choses incroyables et terrifiantes, à croire qu’elle y était ! »

Elle les a peut-être un peu menés en bateau.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:37    Sujet du message: Répondre en citant

J'avoue que j'ai laissé Demo Dan donner libre cours à son… affection pour des personnalités… particuières.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
FREGATON



Inscrit le: 06 Avr 2007
Messages: 5183
Localisation: La Baule

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:38    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Dans cette grande transition, une seule unité fait parler d’elle aujourd’hui : la 4e Division d’Infanterie polonaise du général Gustaw Paszkiewicz, laquelle achève de descendre la N 15 jusqu’aux hauteurs du Havre, vers Harfleur et Tancarville. Le grand port est encore défendu : un peu comme Saint-Malo, par une garnison improvisée et sacrifiée menée par le colonel Eberhard Wildermuth, lequel a sous ses ordres environ 4 000 hommes, dont bon nombre d’artilleurs du Mur de la Manche et divers personnels de la Kriegsmarine. Avec ça, il ne peut prétendre tenir toute la ville – hélas, il n’en pas besoin : de vastes étendues marécageuses inondées depuis le début du mois défendent pour lui les approches est, ouest et sud. Seule la voie du nord est carrossable – elle est aussi barrée d’un fossé antichar large de 3 mètres, profond de 6 et couvert par les champs de tir de bunkers dont les voies d’accès sont largement minées.

Pour les approches est, ok il y à les marais, mais les approches ouest et sud??
A l'ouest c'est la Manche et au sud c'est l'estuaire de la Seine alors c'est forcément inondé... Question
_________________
La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1619
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 10:59    Sujet du message: Répondre en citant

...
Evidemment, tout cela est bien regrettables (regrettable? ).
...
Quand il s’agit e (de?) combattants !
...
Instruit (Instruits?) des projets américains, les FFI envoient de nombreuses escouades en reconnaissance vers la citadelle, au cœur de la nuit.
...
Yvelines – La 50th Infantry Northumbrian (Douglas Graham) traverse le Vexin jusqu’à Saint-Sulpice – donc face à Beauvais, et enfin sur la droite des Canadiens. En face , la 36. Panzergrenadier de von Neindorff se retranche ...
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Guimar



Inscrit le: 24 Avr 2016
Messages: 131
Localisation: Région Parisienne

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 12:02    Sujet du message: Répondre en citant

La 83rd infanterie ne serait pas passée par Dînan plutôt que par Dinant ?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 13211
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Sam Sep 30, 2023 12:31    Sujet du message: Répondre en citant

Je crains d'être sous écrous de mariage ce week-end...
- l'article vous plaît ? Inspiré de la grande Pascale Roberte Diard, font Je vous recommande chaudement les écrits. Le contexte FTL n'a bien sûr rien à voir ... mais j'ai trouvé ceci tellement triste, tellement beau, tellement ... bien écrit aussi que je ne pouvais pas faire l'impasse,
- Cette chère Araxe de Kersauson. De très vieille famille, dite de Keracio. L'ancêtre eut été peut être agente de la République ayant contemplee de loin les massacres de Vendée puis les chouanneries. Ca ne lui a pas forcément porté immédiatement chance quand le commissaire Barrés est passé à son domaine pour l'arrêter avec une escouade de 20 hommes,apparemment elle traînait avec un chef réactionnaire,un certain sorcier. Mais bon, vu que tout le monde a fini massacre dans une embuscade (sauf madame, évidemment très choquée...).
Plus tard, on la retrouve vaguement amourachée d'un capitaine bleu déserteur- c'est à cette époque que Sorcier finit arrêté et exécuté jour de ses Noces, trahi par l'un des siens. Le même traître qu'on retrouva d’ailleurs égorgé dans une auberge, où il aurait eu rendez vous avec madame. Pourtant jusqu'à sa mort, l'aubergiste Jura avoir vu le fantôme de Sourcier être venu se venger, son uniforme encore troué par la fusillade qu'il avait subi ...
Plus tard encore, on retrouve le bleu retourné à faire l'arrière garde dans l'évacuation de Quiberon - laquelle vit la flotte anglaise sortir un milliers de personnes d'une mort certaine. C'était une sale guerre, la République ne faisait pas de prisonniers. Elle les noyait à la limite. En face, les chouans attachaient leurs captifs par paquets de trente avant de les eventrer. Ca faisait un rosaire.
Bref - capturé, libéré puis de nouveau capturé en allant chercher refuge au château de la comtesse (absente ce jour), l'ancien bleu finit fusillé avec ses camarades. Plus loin dans la cours, on retrouva le peloton éventré comme par des animaux sauvages. Encore les chouans, bien sûr.
Aujourd'hui, la famille De Kersauson n'a plus d'attache en Bretagne. La descendante a acheté une maison de ville vers Denfert-Rochereau, dont elle ne sort guère. L'époque semble ennuyeuse.
- approches, bien sûr. Donc suivre la Seine ou la Manche n'a guère de sens.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Bataille de France Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 79, 80, 81 ... 96, 97, 98  Suivante
Page 80 sur 98

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com