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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Lun Aoû 02, 2010 20:12 Sujet du message: |
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| Joukov6 a écrit: |
-Le FCM 2C français est,(...) il possède un équipage pléthorique, une vitesse asmathique et une hauteur qui le rendrait vulnérable même au plus myope des artilleurs allemands. |
J'aime bien la formule, elle est assez marrante .
| Joukov6 a écrit: | -Pour les chars super lourds allemands ils partageaient les mêmes défauts, trop lourd, trop lent, trop consommateur d'essence, trop compliqué. Résultat des courses un bon nombre de ces soi-disants super chars ont du être démolis par les allemands eux-mêmes car en panne d'essence ou en avarie, sans compter la domination aérienne absolue des alliés qui rendaient aléatoire le déplacement.
Tous ces prétendus super chars se sont fracassés sur les limites du rendement décroissant, à savoir que passé un certain cap du développement les gains ne font que diminuer tandis que les coûts augmentent exponentiellement. C'est la même chose pour les cuirassés ou les canons, vouloir faire plus gros passer un certain cap n'amène pas grand chose de plus. |
Je ne dis pas le contraire, c'est juste que selon moi il s'agit d'un jugement a postériori. A l'époque des responsables politico-militaires très serieux y ont cru et on lancé des programmes qui n'ont pas abouti car l'arme blindée était une arme jeune, inaboutie sur le plan conceptuel et dont les limites technologiques étaient inconnues. La technique avait suivi au début du conflit et permis de faire monter en puissance les blindés, dans ce cadre l'idée des super-tanks était loin d'être absurde car les responsables n'avaient pas vraiment conscience de toucher aux limites du possible/faisable. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Lun Aoû 02, 2010 20:27 Sujet du message: |
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| Fantasque a écrit: |
Les seuls apports des "E" super-lourds sont:
(1) Les système de suspension à plateaux élastiques (utilisés sur les Pz-61 et Pz-68 Suisse après-guerre)
(2) L'étude de diésels pour chars..
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OK, je modifierai dès que possible.
PS. Pour information, il faudra attendre Mercredi le retour du travail écrit car le Capitaine est mobilisé demain par un évènement familial. En l'occurence, son petit frère se marie ! Le futur marié, prénommé Matthieu (28 ans) s'apprète en effet à épouser civilement et religieusement Delphine (24 ans) .
Une bringe d'enfer est prévue ensuite!  _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Aoû 02, 2010 21:06 Sujet du message: |
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J'espère que tu leur as offert notre bouquin en cadeau de mariage !  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mar Aoû 03, 2010 07:22 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | J'espère que tu leur as offert notre bouquin en cadeau de mariage !  |
Hélas non! Mon frère et sa promise sont davantage Halo, Resident Evil et Super Mario que Tolkien, Werber et Jules Verne. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Joukov6

Inscrit le: 29 Mar 2010 Messages: 455 Localisation: Lyon
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Posté le: Mar Aoû 03, 2010 10:30 Sujet du message: |
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| Capitaine caverne a écrit: | | Je ne dis pas le contraire, c'est juste que selon moi il s'agit d'un jugement a postériori. A l'époque des responsables politico-militaires très serieux y ont cru et on lancé des programmes qui n'ont pas abouti car l'arme blindée était une arme jeune, inaboutie sur le plan conceptuel et dont les limites technologiques étaient inconnues. La technique avait suivi au début du conflit et permis de faire monter en puissance les blindés, dans ce cadre l'idée des super-tanks était loin d'être absurde car les responsables n'avaient pas vraiment conscience de toucher aux limites du possible/faisable. |
Je ne pointais pas cela, je suis bien d'accord que les supers tanks en ont fait rêvé plus d'un. Ce que je nuançais c'était la réussite quasi-totale qu'était dévenue le E-100 dans le texte, qui me parais assez irréalisable. _________________ Le Lion de l'Orgueil ne connait ni rivaux ni égaux. Il trône seul au sommet de l'Univers. |
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Alias

Inscrit le: 06 Juil 2007 Messages: 812 Localisation: Dans les environs de Genève-sur-Léman
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Posté le: Mar Aoû 03, 2010 11:44 Sujet du message: |
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| Capitaine caverne a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | J'espère que tu leur as offert notre bouquin en cadeau de mariage !  |
Hélas non! Mon frère et sa promise sont davantage Halo, Resident Evil et Super Mario que Tolkien, Werber et Jules Verne. |
On ne sait jamais: il y en a qui cumulent. 8) _________________ Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
Multi-classé rôliste / historien / graphiste / fan de rock-prog / utilisateur de Mac |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mar Aoû 03, 2010 12:13 Sujet du message: |
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| Joukov6 a écrit: |
Ce que je nuançais c'était la réussite quasi-totale qu'était dévenue le E-100 dans le texte, qui me parais assez irréalisable. |
Je dirais plutôt que c'est une réussite lors des éssais " à la maison" et non" sur le front" qui ne peuvent avoir lieu pour des raisons évidentes. Sa valeur est surtout théorique et l'absence de tests en conditions réelles ne permet pas de mettre ses défauts en évidence. Qui plus est, je dirais que le E-100 était un char destiné à un rôle défensif OTL/FTL, ce qui limite le handicap d'une vitesse et d'une autonomie relativement faible. Et il n'était pas censé opérer seul sur le front mais devenir l'élément central d'un ensemble interarme comprenant des blindés moyens, des Flakpanzer et de l'infanterie mécanisé. Sa grande taille n'aurait pas été un handicap aussi évident qu'on peut le croire. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mer Aoû 04, 2010 13:09 Sujet du message: |
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Voici la version finale de mon travail, sans les changements de couleurs entres paragraphes et avec les modifications dues aux derniers commentaires.
V - Les Types E, le grand bond en avant.
A la fin de la réunion du 7 juillet, Heinrich Kniekamp mis sur la table un sujet qui, depuis le déclenchement de Barbarossa revenait souvent dans les conversations qu'il avait avec ses collègues de la section de développement des blindés. Ce sujet était celui de la complêxité des chars de la Panzerwaffe et des problèmes qui en découlaient. D'après lui et ses confrères, la maintenance et les réparations de véhicules blindés appartenant à un nombre importants de modèles différents posait de sérieuses difficultés car les pièces des différents types n'étaient presques jamais compatibles entre elles. De même, le volume de la production était limité par la complêxité technique des engins fabriqués et la faible compatibilité des engins entre eux. Et de fait, les capacités de renouvelement et d'expansion des forces blindés se voyaient limités par des contraintes matérielles qui auraient put êtres évités. Enfin, les blindés fabriqués par l'allemagne était fréquemment grevés de défauts plus ou moins graves qui auraient put êtres évités si les militaires chargés de leur future mise en oeuvre avait été impliqués dès le début du processus de conception. Malheureusement pour lui, la journée avait été chargé et les autres personnes présentes se montrèrent peu receptives à son discours. Si les militaires et les responsables du ministère marquèrent un intérèt poli, les ingénieurs firent la tête devant des perspectives d'un accroissement de leur charge de travail qui s'annoncait déja comme devant être assez lourde. Les représentants des industriels refusèrent de parler d'un sujet qui semblait empieter sur leur domaine. Et Hitler se montra indifférent à une idée qu'il jugeait sans importance devant le rétablissement de la supériorité technologique promis par les projets devant êtres lancés. Le manque d'enthousiasme des uns et des autres aidant, Kniekamp décida de ne pas insister, se promettant d'obtenir gain de cause plus tard.
Les discussions reprirent de plus belle à la section de développement et se poursuivirent jusqu'à l'automne. A cette date, en dépit de succès initiaux, l'Opération Typhon tournait à la boucherie et le nombre de blindés disponibles dans les divisions de Panzers chuta de manière inquiétante. Kniekamp et ses collègues eurent finalement au début du mois d'octobre, la première d'une série de réunions sur les solutions à apporter aux problèmes des blindés. Il fallait modifier tout le processus. Le premier changement envisagé concernait la méthode de travail pour la conception des blindés. La nouvelle méthode changeait radicalement les habitudes. Jusque là, le ministère se contentait de produire un cahier des charges à destination des industriels qui décidaient de répondre ou non à la demande, concevaient ensuite les prototypes qui étaient alors évalués par le ministère qui décidait ou non d'en lancer la fabrication. La nouvelle méthode consistait à faire rédiger le cahier des charges par le ministère avec le concours des militaires, puis à dessiner les plans et à fabriquer le prototype en coordination avec des industriels pré-sélectionnés. Après les tests , la dernière étape consistait à lancer la fabrication en série chez des sociétés qui ne font en fait plus que de l'assemblage. Afin de ne pas perturber les programmes en cours, quatres usines furent selectionnés pour les débuts du programme, à Bad Oeynhausen, Frankfort, Karlsruhe et Ulm.
Au cour du mois qui suivit, les travaux concernèrent l'identification des défauts des blindés éxistants (ou projetés après la réunion de juillet) et leur trouver des solutions. Le premier défaut était que la compléxité et la lenteur relatives de la production étaient dues au fait que chaque type était unique et conçu indépendamment des autres, avec des équipements généralements incompatibles entres eux. La solution choisie fut de decider qu'à l'avenir, les types de blindés mis en production compteraient autants d'élements communs que possible afin de simplifier et d'accélerer la production. Un autre défaut était qu'il éxistait un grand nombre de pièces différentes pour remplir une seule et même fonction, ce qui posait de sérieuses difficultées pour la logistique et la maintenance des unités en opérations. La solution fut d'adopter un seul modèle de pièces pour chaque fonction, comme un unique modèle de moteur par type de blindés par exemple. Il y avait aussi les suspensions inadaptées qui rendaient les blindés trop hauts, et donc plus facilement repérables par l'ennemi. Les nouveaux modèles auraient donc un chassis aussi bas que possible pour rendre les chars plus discrets. Les boites de vitesses et les transmissions, habituellement placées à l'avant, étaients jugées trop vulnérables aux chocs occasionnés par les tirs frontaux ennemis. Elles seraient donc déplacées vers l'arrière aussi près que possible du bloc moteur. Cela permettait aussi de rééquilibrer les chassis ( qui avaient souvent des problèmes sur ce côté ) et de gagner de la place. Le gain de place devait permettre d'améliorer sensiblement la protection frontale et d'augmenter la capacité d'emport en munitions. Il fut également décidé de doter les futurs blindés des meilleurs stabilisateurs de canons et optiques de tirs disponibles, mais aussi de systèmes de visions infrarouges afin de permettre le combat nocturne.
Devant être conçus en étroite collaboration avec les militaires afin de bénéficier de leur expérience, les futurs blindés visaient clairement un saut technologique destiné à assurer leur supériorité sur tous leurs adversaires alliés, de la même manière qu'avec les avions à réactions ou les sous-marins Elektroboot pour la Luftwaffe et la Kriegsmarine. La création de six types de blindés fut prévue, nommés E-5, E-10, E-25, E-50, E-70 et E-90, le chiffre indiquant le poids théorique de l'engin une fois sa conception achevée. Mais doutant qu'il soit possible de respecter strictement le cahier des charges, les ingénieurs avaient prévus des marges de sécurité allant de 20 à 50% en fonction des modèles pour tenir compte des probables augmentations de poids en cour de développement. A la fin du mois de Novembre, le concept des Types-E était bien au point mais n'avait pas été approuvé officielement. Le manque d'enthousiasme pour leur projet poussa alors les menbres de la section de développement à trouver parmis les élites politico-militaires du régime un parrain prestigieux pour les Types-E. Leur choix se porta sur Heinz Guderian, l'un des pêres de la Panzerwaffe, tout antant théoricien que chef militaire de talent. Mais au moment ou le projet fut présenté à Guderian, à la mi-décembre 42, celui-ci venait d'être disgracié et mis sur la touche. Le général montra un vif intéret pour le projet, mais sa situation personelle l'empèchait d'apporter son soutien. Le projet resta ensuite en suspent plusieurs mois. Mais la contre-offensive soviétique de l'hiver 42-43 et la perte de l'essentiel des contingents des alliés de l'axe entraina une prise de conscience du tour défavorable qu'était en train de prendre la guerre à l'est. La décision de mobiliser totalement l'économie allemande, la faisant passer ainsi en économie de guerre, avait déjà été prise à la fin de l'année précédente. Afin d'augmenter le nombre de chars disponibles, il décida de réorganiser toute la production des blindés le 3 Février 43.
Décidant alors de selectionner celui qui lui semblait le plus apte à s'occuper de la production des chars, il nomma Guderian inspecteur-général des troupes blindés le 1er Mars 1943. Ce fut le moment décisif pour les Types-E qui obtinrent enfin une validation officielle le 1er Avril suivant. Le projet fut alors nommé Einheitsfahrgestell (successeurs), mais bien vite, l'usage aidant, il lui fut préféré l'appellation Entwickluntypen (Types Standart), d'ou le surnom Type-E. Les travaux pratiques purent enfin commencer, les nouveaux blindés commandés en juillet étant désormais vus comme des engins intérimaires destinés à occuper le terrain en attendant l'entrée en service de leurs véritables remplaçants.
- Le E-5, devait remplacer le Panzer II et tous ses dérivés. Prévu pour être polyvalent, il devait servir de base à toute une serie d'engins remplissant des fonctions très diverses, comme char/chasseur de char léger. Des chars lance-flammes, de reconnaissance, de transport de troupes et même radio-commandés étaient aussi prévus. Devant peser entre 5 et 10 tonnes et compter deux hommes d'équipage, son armement était censé se basé sur un canon de 80 mm pour la partie principale. Il aurait dut entamer ses essais au printemps 1944, mais fut annulé au début de l'hiver 1943. Les prototypes étaient inachevés à ce moment là, mais le E-5 était déjà considéré comme trop peu puissant et surtout trop vulnérable pour les fonctions qui auraient du être les siennes. La priorité dans le domaines des "légers" fut alors accordé au E-10, son "grand-frêre", dont l'état-major de la panzerwaffe pensait qu'il serait plus apte à remplir son rôle. Il ne devait pas survivre à la guerre, plans, dessins et chassis incomplets ayant été détruits au cour d'un bombardement à l'été 1944.
- Le E-10 était une version plus lourde du E-5 qui récupéra les attributions de son prédécésseur malchanceux et devait également devenir un canon automoteur et un char de DCA. Il était censé remplacer le Panzer 38(t) et ses dérivés à partir de l'automne 1944. L'armement variait en fonction des modèles et incluait un canon StuH 42/ 2L/ 28 de 105 mm pour la version chasseur de char. La version char était doté d'un canon de 80 mm, la version canon-automoteur d'un tube de 150 mm et la version DCA d'un double canon Mk 103 de 30 mm, ainsi que d'une MG 34 télécommandé depuis l'intérieur pour toutes les versions. Le blindage devait faire 60 mm d'épaisseur à l'avant, 50 mm à l'arrière et 30 mm sur les côtés pour 60° d'inclinaison maximum. Son poids atteignait 12 tonnes et il fut doté d'un moteur Maybach HL 101 de 550 Ch capable de le propulser à une vitesse de 80 Km/h sur route et 48 Km/h en tout-terrain avec trois hommes d'équipage à bord.
Le E-10 comportait deux innovations importantes destinés à lui permettre de remplir ses fonctions efficacement. La première était une suspension réglable doté de vérins hydrauliques, qui faisaient varier la hauteur du char d'une trentaine de centimètres entre 1, 40 mètres et 1,75 mètres. Cela devait lui permettre d'opérer en embuscade avec un net avantage sur ses adversaires. L'autre innovation était que la caisse était fixé au châssis avec le moteur, ce qui permettait en cas de besoin de les changer en quelques heures. Les essais eurent lieu en mai 1944 mais le programme fut suspendu à l'automne à cause de la pénurie de matériaux qui touchait l'industrie du reich. Il aurait dut être produit en série à une cadence théorique de 1000 unitées par mois à partir de l'hiver 44, mais au moment de l'armistice, une seule usine était avait été adaptée et elle n'avait permis d'assembler qu'une poignée d'exemplaires. Lesquels furent capturés et testés par les alliés au printemps 45, mais rejetés car les vainqueurs de l'allemagne disposait déja de matériels équivalents dans leurs arsenaux. Si les alliés firent la fine bouche, les chinois se montrèrent vivement intéréssés en la personne de l'attaché militaire de leur ambassade de Paris. Le E-10 correspondait bien aux particularismes du théatre d'opérations chinois, avec un poid limité, un moteur puissant, un blindage à l'épreuve des armes légères, un armement puissant et d'importantes facilités de maintenance (selon les normes de l'époque). Après avoir négocié jusqu'à l'automne, les alliés acceptèrent de relancer le projet et remirent au travail les ingénieurs et les techniciens allemands. Les premiers E-10 sortirent d'usine en Mars 1946, trop tard pour être utilisé contre les japonais, mais à temp pour l'être contre les communistes chinois. Il devait rendre d'inestimables services lors de la guerre civile et s'averer l'un des facteurs de la victoire nationaliste. La production fut progressivement ralentie pendant l'été 1949, puis stoppé au début de l'hiver après la sortie des derniers des 3645 exemplaires fabriqués. Il est considéré de nos jours comme l'ancètre direct des chars légers de l'armée chinoise actuelle, le E-10 ayant servit à la conception du premier vrai blindé chinois plus connu sous le nom de "Petit-Scarabé".
- Le E-25 était un char moyen censé remplacer les Panzer III et IV ainsi que leurs dérivés à partir de l'hiver 1944. Il devait également être un chasseur de char lourd, un engin de reconnaissance lourd, un canon automoteur lourd et un canon d'assaut. La version antichar était doté d'un canon KwK 42 L/70 de 75 mm et d'une mitrailleuse MG-42, la version canon d'assaut étant équipé d'un canon LeFH 43 de 105 mm et d'un canon de Flak MK 108 de 30 mm. Le blindage du modêle anti-char était de 80 mm à l'avant, 50 mm à l'arrière et 45 mm sur les côtés. En raison des spécificités de sa fonction, la version canon d'assaut avait un blindage différent, plus lourd. Celui de la partie avant était porté à 120 mm et ceux de l'arrière et des côtés diminués à 40 et 30 mm. Le E-25 était propulsé par un moteur Maybach HL 230 P30 de 700 Ch, et assisté par une boite de vitesse Voith, le rendant capable de porter les 27 tonnes de la version antichar à une vitesse de 70 Km/h sur route et 42 Km/h en tout terrain. Les 32 tonnes de la version canon d'assaut pesait sur ses performances et il n'atteignait que 57 Km/h sur route et 34 Km/h hors route.
L'innovation principale du E-25 etait que le déplacement vers l'arrière des organes de transmission permis de fusionner les éléments de la partie avant qui était dès lors constitué d'un seul bloc qui pouvait se changer en moins d'une heure si vous disposiez d'une grue et des pièces nécéssaires. La pression des évènements et la campagne de bombardement stratégique perturbèrent le développement du E-25 dont les différentes versions furent progressivement abandonnés, seuls les modèles antichars et canons d'assaut voyant finalement le jour. Les essais de ceux-ci eurent lieu en Mai 1944 et furent concluants, néanmoins il n'entra jamais en production, l'usine censé produire les premiers exemplaires ayant été détruite en juin par les bombes alliés. Faute de moyens, il n'y eu pas de tentative d'en construire ou d'en adapter une autre. Une demi-douzaine de prototypes furent capturés et testés. En dépit de résultats concluants, le E-25 fut rejeté car il ne correspondait pas aux besoins des alliés qui disposaient d'engins équivalents ou de solutions de substitutions satisfaisantes.
- Le E-50 était un char lourd qui aurait du remplacer le Panzer V et ses dérivés, devenant par la même occasion la version "légère" du char standard des forces blindés allemandes. On le destinait également aux fontions de chasseur de char, de char de DCA et d'engin de dépannage. Son armement était constitué d'un canon de 88 mm dans sa version char, d'un canon de 105 mm dans sa version antichar et d'un double canon de 55 mm pour la version DCA. La version dépannage n'était pas sans défense et possédait un canon de 20 mm pour sa protection. Le blindage était épais de 100 mm à l'avant, de 40 mm à l'arrière et de 30 mm sur les côtés. Son moteur était un Maybach HL 234 capable de propulser ses 57 tonnes à une vitesse de 60 Km/h sur route et 36 Km/h hors route. Son innovation principale tenait à son train de roulement qui comptait six galets afin de mieux repartir les efforts infligés au système de propulsion à cause du poids élevé de l'engin. Bien que très prometteur, il ne devait jamais voir le jour car son dévellopement fut régulièrement ralenti par des difficultés techniques. Le principal problème était celui de la fiabilisation mécanique de l'engin dont le poids très important causait des soucis constants aux ingénieurs. Ceux-ci furent résolus progressivement, mais trop tard pour permettre une fabrication car lors de l'armistice en europe, les prototypes commencait seulement leurs essais. Quatres exemplaires furent capturés par les grands alliés qui se les répartirent entre eux. Des Test eurent lieu dans chaque pays, mais le E-50 n'eut de descendance qu'en URSS et en Grande-Bretagne. A l'est, on lui attribue un role d'aide important dans la mise au point des chars lourds soviétiques post-guerre mondiale en général, et en particulier de celle du T-10M, le dernier d'entre eux. A l'ouest, les Britanniques devaient s'en servir pour la mise au point du FV 214 Conqueror Mk. II, conçu pour s'opposer aux chars lourds soviétiques.
- Le E-75 aurait du être le successeur du Panzer VI et de ses dérivés, devenant ainsi la version "lourde" du char standard de la Panzerwaffe. Il devait jouer les rôles de char lourd et de chasseur de char lourd, aidé en celà par un canon de 105 mm dans sa version char et d'un canon de 128 mm dans sa version antichar. Le blindage était de 120 mm à l'avant et de 80 mm à l'arrière et sur les côtés. Les 78 tonnes du E-75 était déplacés par un moteur Maybach HL 234 dont les bielles modifiés et le système d'injection permettait de développer 900 Ch de puissance. La vitesse maximale était de 40 Km/h sur route et de 24 Km/h hors route. La règle de standardisation aidant, le E-75 était presque identique au E-50. Du chassis au moteur en passant par la ventilation, tous les composants étaients communs, sauf le blindage et l'armement. Le E-75 possédait aussi des optiques de tir et un système de stabilisation du canon optimisés pour le combat à longue distance. L'innovation majeure de ce char restant son système de vision nocturne à infrarouges de série, qui devait lui permettre d'affronter ses adversaires de nuit avec des chances de succès maximales. Comme pour le E-50, le poids très élevé du char entraina des retards de developpements et deux prototypes seulement furent assemblés. Les essais initiaux eurent lieu à l'été 1944, avec un moteur provisoire, les éssais définitifs eurent lieu après l'armistice pendant l'hiver 44/45 sous la surveillance des alliés. Bien qu'ayant fait une forte impréssion, il fut réjeté car trop fragile sur le plan de la motorisation, et surtout trop lourd et trop gourmand en carburant et en matières premières.
- Le E-90 n'eut qu'une existence très brève car il fut abandonné avant même le lancement officiel du programme. Il aurait du se substituer au Panzer VII et devenir le char super-lourd standard de l'armée allemande. Portant la double casquette de char/chasseur de char super-lourd, il devait peser à terme une centaine de tonnes et être dotés de canons de 128 et 155 mm pour les différentes versions. Les documents le concernant ayant disparus dans un incendie peu après l'armistice, il n'en reste aujourd'hui que des spécifications au mieux incertaines.
- Le E-100 devait devenir un char et un chasseur de char super-lourd et remplacer à terme le Panzer VIII "Maus". Une version DCA et une version dépannage étaient également prévus. Développé par Krupp comme concurrent du Maus à partir de novembre 1942, il pesait initialement 155 tonnes mais fut rapidement considéré comme trop lourd par rapport à son rival. Krupp revit rapidement sa copie et dès la fin de Décembre 42, proposa les plans d'un "Tigre III" pesant 130 tonnes. Krupp vit alors son projet rejeté en faveur du Maus. Il fut alors récupéré par le programme des Entwicklung et fut désigné comme le E-100, successeur du Panzer VIII dont le devis de poids ne cessait de s'accroitre et la mise au point s'avérait difficile. Afin d'alléger le char, il fut décidé de réduire l'épaisseur du blindage et les dimensions du projet initial. De même, il était prévisible qu'il serait tout aussi incapable que le futur Maus de se déplacer sur route, mais son transport par le rail serait plus facile que pour son concurrent car il serait moins large et moins haut. Après l'officialisation du programme, les travaux demarrèrent immédiatement.
Les variantes du E-100 sont strictement identiques entre elles sauf pour l'armement. Lequel armement principal était composé d'un canon KWK44 L/38 de 150 mm dans sa version char et d'un canon KWK44 de 175 mm dans sa version antichar. L'armement secondaire était composé d'un canon co-axial KWK44 L/36.5 de 75 mm ainsi que d'une MG34 de 7.92 mm. Un double canon de Flak de 88 mm était également prévu pour une version DCA qui ne vit finalement jamais le jour. Le blindage mesurait 240 mm d'épaisseur à l'avant, 120 mm sur les côtés et 150 mm à l'arrière. Pour déplacer un engin aussi lourd, un moteur Maybach HL-230 de 700 Ch fut installé pour les premiers éssais, mais il fut remplacé par un Maybach HL-234 de 1200 Ch pour les seconds éssais. Cela permettant d'atteindre la vitesse maximale de 40 Km/h sur route et 25 Km/h hors route (sur sol porteur). L'autonomie maximale était de 190 Km sur route dans des conditions optimales. Une fois assemblé, le E-100 mesurait 10.27 mêtres de long sur 4.48 mêtres de large et 3.29 mêtres de haut pour un poids global de 140 tonnes. Les changements étaient limités par rapport au projet de Krupp, seule la suspension, qui se vit adjoindre des double resorts hélicoidaux, ainsi que la tourelle qui avait été allégé et amincie étaient réellements différents.
Initialement prévu pour entrer en production à l'automne 1944, la mise au point fut plus difficile que prévu à cause du poids considérable du E-100 qui faisait peser de lourdes contraintes sur toutes les parties mécaniques. Les performances réelles en matière de vitesse et d'autonomie devaients êtres divisés par deux afin d'éviter des pannes nombreuses et brutales. L'entretien était lourd et pointilleux pour les mêmes raisons. Les difficultés furent résolus peut à peu au point qu'il fut considéré comme raissonnablement fiable mais au moment de l'armistice les éssais officiels n'avaient pas encore eu lieu. Deux prototypes complets furent capturés, un de chaque version, mais on ne retrouva pas la trace du modèle dépannage qui fut vraisemblablement annulé en cour de développement. Les éléments les plus innovants du E-100 sont le système de suspension à plateaux élastiques et le diesel spécial qui devait lui servir de carburant. Le système de suspension avait été mis au point afin de doter le char d'une suspension aussi efficace que possible en dépit du formidable poid de l'engin, tandis que le diesel l'avait été pour améliorer l'alimentation un moteur fortement sollicité.
Les prototypes ne soulevèrent pas l'enthousiasme des alliés qui voyait dans le E-100 un gouffre financier et logistique. Les soviétiques laissèrent les exemplaires existants aux occidentaux, lesquels firent proceder aux tests prévus du printemps à l'automne 1945. Les prévisions initiales des allemands furent confirmés et les performances conformes à ce qui était prévu par les ingénieurs. Les éssais de tirs devaient stupéfier les alliés, le E-100 s'avérant capable de détruire n'importe quel char allié du premier coup à des distances supérieures à quatre kilomêtres. Le E-100 n'eut qu'une brève descendance aux USA, car les américains demandèrent à se voir confier les exemplaires existants afin d'aider à la mise au point du T-28 leur propre char super-lourd. L'expérience gagné sur le char allemand permit de corriger l'essentiel des défauts de son homologue américain, notamment la motorisation et l'armement trop faible, ainsi que l'absence de tourelle rotative.
Les Entwicklungtypen ne devaient jamais voir leur développement s'achever et être mis en production, sauf le E-10 sous couleurs chinoises. Arrivés trop tard dans le déroulement du conflit, il n'eurent aucune influence sur le conflit. Ils auraient dut permettre d'allier la superiorité technologique des blindés allemands à une production véritablement industrielle, tout en éliminant l'essentiel des défauts de conception et les problèmes de production. Leur mise au point fut trop longue et complexe pour pouvoir entrer en service avant la fin des hostilités. Ils étaients néanmoins très en avance sur leur temps et annonçaient les blindés modernes d'après guerre, qui allaient allier mobilité, puissance de feu et protection. La conception modulaire des blindés et la standardisation maximale des composants allaient devenir la norme, ainsi que la présence de moteurs aussi puissants que possible, liés à des canons de gros calibres à forte vitesse initiale et des blindages épais. Bien que prématurement interrompus, les travaux de développement des ingénieurs allemands ne fuurent pas perdus pour tout le monde. Les études, ainsi que les prototypes et les ingénieurs , devaient êtres récupérés et exploités par les différents vainqueurs de l'allemagne. Si les USA et l'URSS se taillèrent la part du lion, la Grande-Bretagne et la France ne furent pas en restes et eurent droit à leur part du gateau, que ce soit par la négociation ou la ruse.
Normalement, demain j'entame la correction des différentes fautes d'orthographe ou de grammaire. Et si cela ne me prend pas trop de temps, qu'expédierai mon oeuvre à qui de droit pendant le week-end. Et normalement, j'entamerai la semaine prochaine un autre supplément à propos du Panzer VIII. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce.
Dernière édition par Capitaine caverne le Jeu Aoû 05, 2010 13:36; édité 2 fois |
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galileo

Inscrit le: 13 Avr 2010 Messages: 263 Localisation: Lunel
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Posté le: Mer Aoû 04, 2010 21:52 Sujet du message: |
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C' est un détail, mais un armistice est cité à plusieurs reprises comme référence temporelle. Hors, les Alliés, ont exigé une reddition inconditionnelle en OTL, et ce sera sans aucun doute le cas en FTL. _________________ " L' histoire est un mensonge que personne ne conteste" (Napoléon) |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mer Aoû 04, 2010 22:08 Sujet du message: |
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| galileo a écrit: | | C' est un détail, mais un armistice est cité à plusieurs reprises comme référence temporelle. Hors, les Alliés, ont exigé une reddition inconditionnelle en OTL, et ce sera sans aucun doute le cas en FTL. |
Les alliés, enfin surtout les USA puis l'URSS. En fait historiquement FDR a forcé la main de ses alliés occidentaux en déclarant lors d'une interview/conférence de presse en 1943 OTL que seule une réddition inconditionelle serait accepté. Il avait juste "oublié" de prevenir ses alliés qu'il ferait une déclaration de ce genre. Les Britanniques n'avait pas vraiment les moyens de faire valoir un éventuel désaccord public et la france libre encore moins. En FTL, il est peu probable que les Britanniques et les français se laissent faire tranquillement. Ils savent pertinnement qu'une déclaration publique de ce genre ne peut que renforcer le fanatisme des nazis et durcir la fin du conflit en fermant la porte à une solution négocié. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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galileo

Inscrit le: 13 Avr 2010 Messages: 263 Localisation: Lunel
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Posté le: Jeu Aoû 05, 2010 11:28 Sujet du message: |
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Ne serait-ce que pour satisfaire Staline, les Alliés occidentaux devraient exiger une capitulation sans condition.
Mais, dès le début de 1943 FTL, les Alliés sont sûrs de l' emporter. Dans une telle position de force, il est douteux que même Français et Britanniques veuillent négocier quoi que ce soit avec les criminels Nazis.
De plus, lorsque les Soviétiques libèreront la Pologne, je doute que les découvertes macabres qu' ils y feront n' influenceront pas les Alliés. _________________ " L' histoire est un mensonge que personne ne conteste" (Napoléon) |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Dim Aoû 08, 2010 19:43 Sujet du message: |
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Ca y est, j'ai réussi à envoyer mon texte à Casus. Cela n'a pas été sans difficultées. Si tout va bien d'ici quelques jours, j'aurai une réponse quand à l'avenir de mon travail et peut-être une date de publication. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mar Aoû 10, 2010 09:26 Sujet du message: |
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Bonne nouvelle, Casus a lu mon texte et m'a envoyé la version revue et corrigé. Si tout va comme je l'éspère, j'aurai une date de publication d'ici quelques jours.
En attendant, voici en avant-première le résultat! Quelques retouches pourraient cependant encore avoir lieu.
V – Les Types E : projets avortés et idées fécondes
A la fin de la réunion du 7 juillet, Heinrich Kniekamp mit sur la table un sujet qui, depuis le déclenchement de Barbarossa, revenait souvent dans les conversations qu’il avait avec ses collègues de la section de développement des blindés : la complexité des chars de la Panzerwaffe et les problèmes qui en découlaient. D’après lui et ses confrères, la maintenance et les réparations de véhicules blindés appartenant à de nombreux modèles différents posaient de sérieuses difficultés car les pièces des différents types n’étaient presque jamais compatibles. De même, le volume de la production était limité par la complexité technique et la variété des engins fabriqués. De ce fait, les capacités de renouvellement et d’expansion des forces blindées se voyaient limitées par des contraintes matérielles qui auraient put être évités. Enfin, les blindés fabriqués par l’Allemagne étaient fréquemment grevés de défauts plus ou moins graves qui auraient pu être évités si les militaires chargés de leur mise en œuvre avait été impliqués dès le début du processus de conception.
Malheureusement pour lui, la journée avait été chargée et les autres participants se montrèrent peu réceptifs à son discours. Si les militaires et les responsables du ministère marquèrent un intérêt poli, les ingénieurs firent la tête devant des perspectives d’un accroissement de leur charge de travail qui s’annonçait déjà fort lourde. Les représentants des industriels refusèrent de parler d’un sujet qui semblait mettre en cause leur indépendance. Et Hitler se montra indifférent à une idée qu’il jugeait sans importance devant le rétablissement de la supériorité technologique promis par les projets évoqués auparavant. Devant le manque d’enthousiasme des uns et des autres, Kniekamp décida de ne pas insister – pour l’instant.
………
Les discussions reprirent de plus belle à la section de développement et se poursuivirent jusqu’à la fin de l’année. A cette date, en dépit de succès initiaux, l’opération Typhon tourna à la boucherie et le nombre de blindés disponibles dans les Panzerdivisions chuta de manière inquiétante, soulignant la nécessité d’accroître la production des usines allemandes.
Kniekamp et ses collègues eurent au début du mois de décembre la première d’une série de réunions sur les solutions à apporter à ce problème. Il fallait modifier tout le processus. Le premier changement envisagé concernait la méthode de conception des blindés. Leur proposition bouleversait les habitudes. Jusque là, le ministère se contentait de produire un cahier des charges à destination des industriels qui décidaient de répondre (ou non) à la demande et fabriquaient alors des prototypes qui étaient ensuite évalués par le ministère qui décidait (ou non) d’en lancer la fabrication. Selon la nouvelle méthode, le cahier des charges devait être rédigé avec l’aide des utilisateurs (les militaires), et les rédacteurs de ce cahier devaient dessiner les plans en coordination avec des industriels pré-sélectionnés, qui pouvaient alors fabriquer des prototypes. Après les tests, la fabrication en série pouvait être lancée dans plusieurs usines à la fois.
………
Au cours du mois qui suivit, les travaux de la section de développement des blindés concernèrent l’identification des défauts des engins existants (ou projetés après la réunion de juillet) et les solutions à leur apporter pour les futurs blindés ainsi conçus.
La lenteur de la production globale étant due au fait que chaque type était unique et conçu indépendamment des autres, avec des équipements généralement incompatibles entres eux, la solution choisie fut de décider qu’à l’avenir, les types de blindés mis en production compteraient autant d’éléments communs que possible. De même, il existait un grand nombre de pièces différentes pour remplir une seule et même fonction, ce qui posait de sérieuses difficultés pour la logistique et la maintenance des unités en opérations. La solution fut d’adopter un seul modèle de pièces pour chaque fonction, comme un unique modèle de moteur par type de blindés par exemple.
Les suspensions utilisées rendaient les blindés trop hauts, donc plus facilement repérables par l’ennemi. Les nouveaux modèles auraient donc un châssis aussi bas que possible pour rendre les chars plus discrets.
Les boîtes de vitesses et les transmissions, habituellement placées à l’avant, étaient trop vulnérables aux chocs des tirs frontaux ennemis, même si ces derniers ne perçaient pas le blindage. Elles seraient donc déplacées vers l’arrière, aussi près que possible du bloc moteur. Cela permettait aussi de rééquilibrer le châssis et de gagner de la place. Ce gain de place devait permettre d’améliorer sensiblement la protection frontale et d’augmenter la capacité d’emport en munitions.
Il fut également décidé d’améliorer le système de stabilisation du canon et les optiques de tir, mais aussi de doter les blindés de systèmes de vision dans l’infrarouge pour permettre le combat nocturne.
………
Devant être conçus en étroite collaboration avec les militaires afin de bénéficier de leur expérience, les futurs blindés visaient clairement un saut technologique destiné à assurer leur supériorité sur tous leurs adversaires alliés, de la même manière qu’avec les avions à réaction ou les sous-marins Elektroboot pour la Luftwaffe et la Kriegsmarine. La création de six types de blindés fut prévue, nommés types 5, 10, 25, 50, 70 et 90, le chiffre indiquant le poids théorique de l’engin une fois sa conception achevée. Néanmoins, doutant qu’il soit possible de respecter strictement le cahier des charges, les ingénieurs avaient prévu des marges de sécurité allant de 20 à 50 % en fonction des modèles, pour tenir compte des probables augmentations de poids en cour de développement.
A la fin de l’année, le concept était bien au point mais n’avait pas été approuvé officiellement. Le manque d’enthousiasme pour leur projet poussa alors les membres de la section de développement à chercher parmi les élites politico-militaires du régime un parrain prestigieux. Leur choix se porta sur Heinz Guderian, l’un des pères de la Panzerwaffe, tout autant théoricien que chef militaire de talent. Mais au moment où le projet fut présenté à Guderian, début janvier 1943, celui-ci venait d’être disgracié et mis sur la touche. Le général montra un vif intérêt pour le projet, mais sa situation personnelle l’empêchait de lui apporter son soutien. Le projet resta alors quelque temps en suspens.
Mais la contre-offensive soviétique et la décision de mobiliser totalement l’économie allemande pour la “guerre totale” allaient changer la donne. En février 1943, le Dr Fritz Todt prit la décision de réorganiser la production des blindés. Dans ce but, il fit nommer Guderian inspecteur-général des troupes blindées le 1er mars 1943. Ce fut le moment décisif pour le projet, qui fut validé officiellement le 1er avril suivant. Le projet fut alors nommé Einheitsfahrgestell (successeurs), mais bien vite, l’usage aidant, il lui fut préféré l’appellation Entwickluntypen (Types Standard), d’ou le surnom “Types E”. Les travaux pratiques purent enfin commencer, les nouveaux blindés commandés en juillet 1942 étant désormais vus comme des engins intérimaires destinés à tenir en attendant l’entrée en service de leurs véritables remplaçants. Afin de ne pas perturber les programmes en cours, quatre usines furent sélectionnés pour ces travaux pratiques, à Bad Oeynhausen, Francfort, Karlsruhe et Ulm.
– Le E-5 devait remplacer le Panzer II et tous ses dérivés. Prévu pour être polyvalent, il devait servir de base à toute une série d’engins remplissant des fonctions très diverses, comme char/chasseur de char léger. Des chars lance-flammes, de reconnaissance, de transport de troupes et même radio-commandés étaient aussi prévus. Devant peser entre 5 et 10 tonnes et compter deux hommes d’équipage, son armement devait comporter un canon de 80 mm. Il aurait dû entamer ses essais au printemps 1944, mais le projet fut annulé au début de l’hiver 1943-44. Les premiers prototypes étaient presque achevés, mais le E-5 était déjà considéré comme trop peu puissant et surtout trop vulnérable pour les fonctions qui auraient dû être les siennes. La priorité dans le domaine des “légers” passa E-10, dont l’état-major de la Panzerwaffe pensait qu’il serait plus apte à remplir son rôle. Plans, dessins et châssis incomplets du E-5 furent détruits au cour d’un bombardement mi-1944.
– Le E-10 était une version plus lourde du E-5, qui récupéra les attributions de son prédécesseur malchanceux et devait également devenir un canon automoteur et un char de DCA. Il était censé remplacer le Panzer 38(t) et ses dérivés à partir de l’automne 1944. L’armement variait en fonction des modèles et incluait un canon StuH-42/L28 de 105 mm pour la version chasseur de char. La version char était dotée d’un canon de 80 mm, la version canon-automoteur d’un tube de 150 mm et la version DCA de deux canons jumelés Mk 103 de 30 mm. Une MG 34 télécommandée de l’intérieur était prévue pour toutes les versions. Le blindage devait faire 60 mm d’épaisseur à l’avant, 50 mm à l’arrière et 30 mm sur les côtés pour 60° d’inclinaison maximum. Son poids atteignait 12 tonnes, avec un moteur Maybach HL 101 de 550 Ch capable de le propulser à une vitesse de 80 km/h sur route et 48 km/h en tout-terrain avec trois hommes d’équipage à bord.
Le E-10 comportait deux innovations importantes. La première était une suspension réglable dotée de vérins hydrauliques, qui faisaient varier la hauteur du char d’une trentaine de centimètres entre 1,40 et 1,75 mètre. Cela devait lui permettre d’opérer en embuscade avec un net avantage sur ses adversaires. L’autre innovation était que la caisse était fixée au châssis avec le moteur, ce qui permettait en cas de besoin de les changer en quelques heures.
Des essais eurent lieu en mai 1944, mais le programme fut suspendu à cause de la pénurie de matériaux qui touchait l’industrie du Reich. Le E-10 aurait dû être produit en série à une cadence théorique de 1 000 unités par mois à partir de l’hiver 1944-45, mais au moment de l’armistice, une seule usine était avait été adaptée et elle n’avait permis d’assembler qu’une poignée d’exemplaires. Ces derniers furent testés par les Alliés occidentaux fin 1944, mais sans suite.
En revanche, les Chinois se montrèrent vivement intéressés, en la personne de l’attaché militaire de leur ambassade à Paris. Le E-10 correspondait bien aux particularismes du théâtre d’opérations chinois, avec un poids limité, un moteur puissant, un blindage à l’épreuve des armes légères, un armement puissant et de grandes facilités de maintenance (selon les normes de l’époque). Les Américains acceptèrent de relancer le projet et remirent au travail les ingénieurs et les techniciens allemands. Les premiers E-10 sortirent d’usine au début de 1946, trop tard pour être utilisé contre les Japonais, mais à temps pour participer à la lutte contre les communistes chinois. La production fut progressivement ralentie en 1949, puis stoppée à la fin de l’année après la sortie du dernier des 3 645 exemplaires fabriqués.
Considéré de nos jours comme le père de tous les blindés chinois, le E-10 est connu en Chine sous le nom de Petit-Scarabée, qui lui fut attribué par les Chinois en raison notamment des changements d’allure qu’il doit à sa suspension à vérins.
– Le E-25 était un char moyen censé remplacer les Panzer III et IV et leurs dérivés à partir de l’hiver 1944. Il devait également être un chasseur de char lourd, un engin de reconnaissance lourd, un canon automoteur lourd et un canon d’assaut. La version antichar était dotée d’un canon KwK-42/L70 de 75 mm et d’une mitrailleuse MG-42, la version canon d’assaut étant équipée d’un canon LeFH-43 de 105 mm et d’un canon de Flak MK 108 de 30 mm. Le blindage du modèle anti-char était de 80 mm à l’avant, 50 mm à l’arrière et 45 mm sur les côtés. La version canon d’assaut avait un blindage différent. Celui de la partie avant était porté à 120 mm et ceux de l’arrière et des côtés diminués à 40 et 30 mm.
Le E-25 était propulsé par un moteur Maybach HL 230 P30 de 700 Ch avec une boîte de vitesse Voith, le rendant capable de propulser les 27 tonnes de la version antichar à 70 Km/h sur route et 42 Km/h en tout terrain. Les 32 tonnes de la version canon d’assaut pesaient sur ses performances et il n’atteignait que 57 Km/h sur route et 34 Km/h hors route.
L’innovation principale du E-25 était que le déplacement vers l’arrière des organes de transmission avait permis de fusionner les éléments de la partie avant, constituée d’un seul bloc que l’on pouvait changer en moins d’une heure… si l’on disposait d’une grue et des pièces nécessaires.
La pression des événements et la campagne de bombardement stratégique alliée perturbèrent le développement du E-25 dont les différentes versions furent progressivement abandonnées, seuls les prototypes des versions antichar et canon d’assaut voyant finalement le jour. Les essais eurent lieu en mai 1944 et furent concluants, néanmoins le E-25 n’entra jamais en production, l’usine censée produire les premiers exemplaires ayant été détruite en juin par les bombes alliées.
Une demi-douzaine de prototypes furent capturés et testés. Là encore, les Alliés estimèrent disposer d’engins équivalents ou de solutions de substitution satisfaisantes.
– Le E-50 aurait dû remplacer le Panzer V Leopard et ses dérivés et devenir le char moyen standard des forces blindées allemandes. On le destinait également aux fonctions de chasseur de char, de char de DCA et d’engin de dépannage.
Son armement était constitué d’un canon de 88 mm dans sa version char, d’un canon de 105 mm dans sa version antichar et d’un canon de 55 mm jumelé dans sa version DCA. La version dépannage possédait un canon de 20 mm pour sa protection. Le blindage était épais de 100 mm à l’avant, de 40 mm à l’arrière et de 30 mm sur les côtés. Le moteur était un Maybach HL 234 capable de propulser ses 57 tonnes à 60 Km/h sur route et 36 Km/h hors route.
L’innovation principale tenait au train de roulement, qui comptait six galets afin de mieux répartir les efforts infligés au système de propulsion par le poids élevé de l’engin.
Bien que très prometteur, le E-50 ne devait jamais voir le jour car son développement fut régulièrement ralenti par des difficultés techniques. Le principal problème était celui de la fiabilisation mécanique de l’engin, dont le poids causait des soucis constants aux ingénieurs. Ceux-ci furent résolus progressivement, mais trop tard pour permettre sa fabrication : lors de la fin de la guerre en Europe, les prototypes commençaient seulement leurs essais.
Chacun des quatre grands alliés put essayer un prototype, mais le E-50 n’eut de descendance qu’en URSS et en Grande-Bretagne. A l’Est, on lui attribue un rôle important dans la mise au point des chars lourds soviétiques d’après-guerre, et en particulier dans celle du T-10M. A l’Ouest, les Britanniques devaient s’en servir pour mettre point le FV 214 Conqueror Mk. II, justement conçu pour s’opposer aux chars lourds soviétiques.
– Le E-75 aurait dû être le successeur du Panzer VI Panther et de ses dérivés et devenir le char lourd standard de la Panzerwaffe.
Il devait jouer les rôles de char lourd et de chasseur de char lourd, avec un canon de 105 mm dans sa version char et un canon de 128 mm dans sa version antichar. Le blindage était de 120 mm à l’avant et de 80 mm à l’arrière et sur les côtés. Les 78 tonnes du E-75 étaient (en théorie) déplacés par un moteur Maybach HL 234 dont les bielles modifiées et le système d’injection permettait de développer 900 Ch. La vitesse maximale calculée était de 40 Km/h sur route et de 24 Km/h hors route.
La règle de standardisation aidant, le E-75 était presque identique au E-50. Du châssis au moteur en passant par la ventilation, tous les composants étaient communs, sauf le blindage et l’armement. Le E-75 possédait aussi des optiques de tir et un système de stabilisation du canon optimisés pour le combat à longue distance.
L’innovation majeure de ce char était son système de vision nocturne à infrarouges en série, qui devait lui permettre d’affronter ses adversaires de nuit avec des chances de succès maximales.
Comme pour le E-50, le poids très élevé du char entraîna des retards de développement et deux prototypes seulement furent assemblés. Les essais initiaux eurent lieu à en juillet-août 1944, avec un moteur provisoire. Les essais avec le moteur définitif furent effectués par les Américains pendant l’hiver 1944/45. Bien qu’ayant fait alors forte impression, le E-75 fut rejeté car trop fragile sur le plan de la motorisation, et surtout trop lourd et trop gourmand en carburant et en matières premières.
– Le E-90 n’eut qu’une existence très brève car il fut abandonné avant même le lancement officiel du programme. Il aurait dû succéder au Panzer VII Tiger comme char ou chasseur de char “super-lourd”. Il devait peser à terme une centaine de tonnes et être dotés d’un canon de 128 ou de 155 mm. Les documents le concernant ayant disparu dans un incendie peu après l’armistice, il n’en reste aujourd’hui que des spécifications au mieux incertaines.
– Le E-100 – char, chasseur de char, char de DCA et char de dépannage – fut initialement développé par Krupp à partir de novembre 1942 pour concurrencer le fameux Panzer VIII Maus. Pesant 155 tonnes, le projet fut considéré comme trop lourd par rapport à son rival. Krupp revit sa copie, mais le “Tigre III” pesant 130 tonnes fut lui aussi rejeté. Il fut alors récupéré par le programme des Entwicklung et désigné E-100, d’autant plus que le devis de poids du Maus ne cessait de s’accroître et que son échec était prévisible. Afin d’alléger le char, il fut décidé de réduire l’épaisseur du blindage et les dimensions du projet initial. De même, il était évident qu’il serait tout aussi incapable que l’éventuel Maus de se déplacer sur route, mais son transport par le rail serait plus facile, car il serait moins large et moins haut. Après l’officialisation du programme, les travaux démarrèrent immédiatement.
Les changements étaient limités par rapport au projet de Krupp, seule la suspension, qui se vit adjoindre des doubles ressorts hélicoïdaux, ainsi que la tourelle, allégée et amincie, étaient réellement différents. Les éléments les plus innovants étaient le système de suspension à plateaux élastiques et le carburant diesel spécial qui devait améliorer l’alimentation d’un moteur fortement sollicité.
Le E-100 mesurait 10,27 m de long sur 4,48 m de large et 3,29 m de haut ; il pesait 140 tonnes. L’armement principal était composé d’un canon KWK-44 L38 de 150 mm dans la version char et d’un canon KWK-44 de 175 mm dans la version antichar. L’armement secondaire était composé d’un canon co-axial KWK-44 L36,5 de 75 mm (!) ainsi que d’une MG34 de 7,92 mm. Un jumelage de Flak de 88 mm (!) était également prévu pour une version DCA. Le blindage mesurait 240 mm d’épaisseur à l’avant, 120 mm sur les côtés et 150 mm à l’arrière.
Pour déplacer un engin aussi lourd, un moteur Maybach HL-230 de 700 Ch fut installé pour les premiers essais, mais il fut vite remplacé par un Maybach HL-234 de 1200 Ch. Le monstre atteignit la vitesse maximale de 40 Km/h sur route et 25 Km/h hors route (sur sol porteur). L’autonomie maximale était de 190 Km sur route dans des conditions optimales.
Le poids considérable du E-100 faisait peser de lourdes contraintes sur toutes les parties mécaniques. Les performances réelles en matière de vitesse et d’autonomie devaient être divisées par deux sous peine de pannes nombreuses et brutales et l’entretien était lourd et pointilleux. Ces difficultés furent résolues peu à peu, mais au moment de l’arrêt des combats, les essais officiels n’avaient pas encore eu lieu.
Deux prototypes complets furent capturés, un char et un antichar. Ils ne soulevèrent pas l’enthousiasme des Alliés, qui virent tout de suite dans le E-100 un gouffre financier et logistique. Les Soviétiques laissèrent même les deux exemplaires aux occidentaux, lesquels firent procéder aux tests prévus du printemps à l’automne 1945. Les prévisions initiales des Allemands furent confirmées et les performances conformes à ce qui était prévu par les ingénieurs. Les essais de tirs devaient stupéfier les évaluateurs, le E-100 s’avérant capable de détruire n’importe quel char allié du premier coup à des distances supérieures à quatre kilomètres.
Les Américains demandèrent à récupérer les deux exemplaires existants pour aider à la mise au point du char super-lourd T-28. Mais si le programme du T-28 y gagna, il ne s’en termina pas moins en impasse.
Les Entwicklungtypen ne furent donc jamais produits en série, en dehors du E-10 aux couleurs chinoises. Arrivés trop tard, ils n’eurent aucune influence sur le conflit en raison d’une mise au point longue et complexe. Ils étaient néanmoins très en avance sur leur temps et annonçaient les blindés modernes, alliant mobilité, puissance de feu et protection. Les études, les prototypes et les ingénieurs furent récupérés et exploités par les vainqueurs de l’Allemagne. La conception modulaire des blindés et la standardisation maximale des composants devaient devenir la norme, ainsi que des moteurs aussi puissants que possible, des canons de gros calibre à forte vitesse initiale et des blindages épais et inclinés. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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delta force
Inscrit le: 07 Juin 2009 Messages: 580 Localisation: france Gironde
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Posté le: Mar Aoû 10, 2010 09:50 Sujet du message: |
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| Capitaine caverne a écrit: |
Mais la contre-offensive soviétique et la décision de mobiliser totalement l’économie allemande pour la “guerre totale” allaient changer la donne. En février 1943, le Dr Fritz Todt prit la décision de réorganiser la production des blindés. Dans ce but, il fit nommer Guderian inspecteur-général des troupes blindées le 1er mars 1943. C. |
Euh....Frizt TODT OTL est mort en février 1942.....y a t il des raisons qu'il soit toujours en vie en FTL en février 1943 ? Si c'est le cas je ne crois pas qu'il obtiendra les mêmes résultats spectaculaires que son successeur OTL à savoir Albert SPEER.
OTL Guderian a été nommé par le Führer dans le cadre d'une mission spéciale début 1943 (il était en ligne directe avec Hitler sans passer par le filtre de l'OKH ou OKW). Ceci intervient OTL après un an de disgrâce d'"Heinz le rapide".
FTL je vois mal une nomination à ce poste par quelqu'un d'autre qu'Hitler, et compte tenu de l'échec sanglant de Typhon - dont Guderian est le principal prometteur- pas sûr que Heinz soit retenu.
Fin 1942 début 1943 on peut supposer qu'il va y avoir une "hécatombe" (mise à pied et autre mise à la retraite) de généraux" allemands (comme OTL mais avec un an de retard) |
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4503 Localisation: Tours
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Posté le: Mar Aoû 10, 2010 10:36 Sujet du message: |
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| delta force a écrit: |
Euh....Frizt TODT OTL est mort en février 1942.....y a t il des raisons qu'il soit toujours en vie en FTL en février 1943 ? Si c'est le cas je ne crois pas qu'il obtiendra les mêmes résultats spectaculaires que son successeur OTL à savoir Albert SPEER. |
La "survie" de Todt est l'une des mdifications apportés par Casus. Sachant qu'historiquement il est mort dans un accident d'avion, en FTL on dirait qu'il a eu plus de chance. Quand aux résultats FTL qu'il sera amené à donner, on ne peut en juger par rapport à ceux de Speer OTL, car il est mort depuis un an historiquement quand la décision de passer en économie de guerre est prise.
| delta force a écrit: | OTL Guderian a été nommé par le Führer dans le cadre d'une mission spéciale début 1943 (il était en ligne directe avec Hitler sans passer par le filtre de l'OKH ou OKW). Ceci intervient OTL après un an de disgrâce d'"Heinz le rapide".
FTL je vois mal une nomination à ce poste par quelqu'un d'autre qu'Hitler, et compte tenu de l'échec sanglant de Typhon - dont Guderian est le principal prometteur- pas sûr que Heinz soit retenu. |
Possible mais historiquement, à ce moment Hitler à pris personnellement en main la conduite des opérations militaires depuis plus d'un an, après l'echèc du "Typhon" OTL. Il s'agissait en l'occurence de l'OKH, dernier cercle de pouvoir majeur n'étant pas totalement sous contrôle. Après 1941 OTL, plus rien ne peut se decider sans lui. En FTL, l'échec de "Typhon" est suffisamment récent pour que la prise de controle ne soit pas effective (voir que la décision ne soit pas encore prise) et que des responsables nazis puissent prendrent des décisions autonomes sans l'aval d'Adolf. Qui plus est Todt est un loyal serviteur qui n'a jamais déçu et bénéficie de la confiance d'Hitler.
| delta force a écrit: | | Fin 1942 début 1943 on peut supposer qu'il va y avoir une "hécatombe" (mise à pied et autre mise à la retraite) de généraux" allemands (comme OTL mais avec un an de retard) |
Peut-être (et vraisemblable) mais c'est l'affaire de la chrono principale, pas de mon travail sur les Types-E. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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