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L'infanterie en gros plan, par CRIXOS
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FREGATON



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MessagePosté le: Dim Juin 26, 2011 17:02    Sujet du message: Répondre en citant

clausewitz a écrit:
Pour la suite, je vois bien Terropi et O'Neil créer un équivalent du SAS au sein de l'armée française. Après tout "qui ose gagne" serait une devise qui leur sierait à merveille non ?


D'autant que parmi les anciens de la section 3, il doit bien y avoir un certain Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite Nunchaku.

C'est lui qui a plus tard déssoudé Lucien le Cheval, devant une taule de Bien-Hoâ, pas très loin de Saïgon, les "volets rouges" ca s'appelait, et la taulière je pense que c'était Lulu la Nantaise, une blonde commaque... Drapeau blanc
_________________
La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Juin 26, 2011 17:24    Sujet du message: Répondre en citant

Les tontons flingueurs !
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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bonatti



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MessagePosté le: Dim Juin 26, 2011 19:07    Sujet du message: L INFANTERIE Répondre en citant

pour la section reco sergent MarcelLabrume évadé des géoles de Franco affecté a ce régiment pour avoir tendance a mener une guerre personnelle
supportant mal les " structures hiérarchiques puis capturé a Bir Hakeim s évade rejoint seul les troupes anglaises affecté au SAS
source Michelluzzi Attilio BD A la recherche des guerres oubliées grand prix d Angouléme en 1983 , moins connu que Hugo Pratt mais dans la méme veine
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ladc51



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MessagePosté le: Dim Juin 26, 2011 19:51    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
C'est bien que tu réagisses ici, Laurent, parce que ton assistance est demandée pour quelques compléments et précisions, voire corrections concernant les opérations générales (numéros de division, dates, lieux précis... parfois mais non toujours indiqués par des "XX" dans le texte).


Ok, pas de souci, avec plaisir...
J'avais prévu de réagir sur ces sujets, mais il fallait attendre un peu pour voir quel parcours notre corps franc allait mener. Là, je commence à avoir de quoi, je vais regarder et vous faire des propositions.
Mais je crains déjà que trouver une unité qui ait fait les Voges pendant l'hiver, puis Stonne en mai et la Somme début juin soit un peu coton...
Je regarde et je vous dis !
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Laurent
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Juin 26, 2011 20:10    Sujet du message: Répondre en citant

ladc51 a écrit:
Mais je crains déjà que trouver une unité qui ait fait les Voges pendant l'hiver, puis Stonne en mai et la Somme début juin soit un peu coton...


Pas très grave, sur ces points, je te demande juste de vérifier la cohérence des dates.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 13:01    Sujet du message: Répondre en citant

La suite...

Piégés !
Le XX au matin, en descendant des contreforts du Morvan et en se préparant à rouler vers l’Auvergne, ils se virent bloqués par les colonnes en marche de la Wehrmacht. Il fallait trouver un moyen de passer. Repliés sous le couvert, les soldats se préparèrent à une action aussi courte que brutale. De *** voulait engager tout son monde, mais à bon escient. Il connaissait Camerone et Bazeilles, mais même glorieuses c’était des défaites et il détestait toujours perdre (trait de caractère qui lui rendait difficile de trouver des partenaires au bridge). Il voulait préserver un maximum de monde pour continuer la lutte, ce pour quoi il était prêt à aller jusqu’aux Kerguelen s’il le fallait. Opinion partagée par tous, y compris le quartier-maître qui avait brûlé tous ses papiers et se baladait maintenant avec un mousqueton, qu’il mettait en œuvre avec adresse, et une musette de grenades.
On expédia donc quatre équipes aux renseignements pour trouver une faille dans le dispositif adverse.
En attendant le retour des éclaireurs, les cadres firent le point des moyens. Ils disposaient de suffisamment de matériel roulant, essentiellement des camions et des motos. La question était : est-ce qu’on parviendrait à passer avec tous ?
L’effectif présent des cinq sections s’élevait à presque 70 hommes pour chacune. Les blessés graves avaient été laissés dans des hôpitaux civils après avoir été très officiellement démobilisés. Les blessés légers étaient restés avec leurs camarades. On disposait en moyenne de quatre unités de feu. L’équipement était fatigué, les hommes l’étaient tout autant par la tension des nuits de voyage suivies d’accrochages journaliers et beaucoup portaient des chaussures civiles voire des espadrilles, mais le moral de tous était au beau fixe. Chaque mètre avait été payé très cher par l’ennemi. Mais maintenant il fallait retrouver une troupe un peu organisée avec une logistique qui fonctionne. À force de marauder des fruits pas encore mûrs, presque tout le monde avait la courante.
Après deux heures de réflexion (ils étaient Français quand même, tout le monde donnait son avis et cela pris du temps), De *** arrêta le plan suivant.
Il voulait rejoindre un front cohérent, dont il semblait qu’il se rétablissait (pour le moment) à la hauteur de Lyon et de l’Auvergne. Pour cela, il fallait traverser la zone entre le Morvan et les contreforts d’Auvergne. Si possible sans se faire repérer, sinon en combattant.
Les spécialistes de l’infiltration de la 4 allaient chercher des chemins possibles et essayer de situer les Allemands dans un rayon de 20 km, ils avaient le reste de la journée pour cela. Le reste de la compagnie s’installerait en hérisson dans les sous-bois, prête à faire face, mais se camouflant le mieux possible. Les chauffeurs feraient le plein des véhicules. Si on n’avait pas assez d’essence pour tous, on ne garderait que les camions en meilleur état, les autres seraient vidangés, on ferait ensuite tourner les moteurs pour les faire serrer. Chaque homme prendrait toute la munition possible, deux bidons, sa capote et une couverture pour deux hommes (faut pas être le troisième) ainsi que deux jours de vivres (si il y en avait). Il fallait envisager d’abandonner les tubes de mortiers et les canons de 25 mm.
La composition du convoi serait la suivante. En tête trois des cinq motards, des gars fonceurs et déterminés, on pouvait compter sur eux. Puis la section 1 sur camions débâchés afin de pouvoir en sortir plus vite au cas. Elle serait suivie du capitaine et de la 3. L’artillerie se mettrait au centre (on devait remarquer plus tard qu’elle avait refusé de laisser ses tubes derrière elle), puis la 4 et enfin la 2 pour fermer le convoi. Deux motards fermeraient la marche à 10 minutes d’intervalle en sonnette arrière. On chercha à se procurer des cartes de la région, finalement il fallut envoyer un détachement dans les villages alentour pour se procurer des cartes Michelin. Comme il n’y en avait pas assez pour tous les chauffeurs, les motards, le capitaine et le camion de tête furent prioritaires, les autres reçurent une feuille avec la litanie des noms de villages jusqu’au but final, St-Etienne. Les phares jaunes des véhicules permettaient une identification facile par rapport aux phares blancs des Allemands.
À la tombée de la nuit, consignes et ordres étaient donnés, les éclaireurs de la 4 étaient de retour, signalant que les Allemands s’arrêtaient pour la nuit. Il y avait des trous dans le dispositif, les motards n’avaient qu’à prendre des passagers pour les aider à les trouver.
Le convoi démarra vers 23 heures (heure française). Dans les camions, les soldats étaient accroupis derrière la ridelle, braquant leur arme vers l’extérieur. Les chauffeurs roulaient à peine à 20 km/h pour éviter de faire trop de bruit. Au total, 19 camions qui roulaient en feux de black-out. À chaque carrefour, un motard indiquait la direction, avant de remonter en tête du convoi. L’un deux se tua contre un arbre en faisant un dépassement dans le noir. « Roulez, roulez, on s’arrête pas ! » ordonnèrent les chefs de bord en tournant la tête. Le reste de la bande des deux roues ne devait jamais leur en vouloir, « c’était la mission. » L’un des deux motards de queue passa en tête.

(à suivre)
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loic
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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques remarques sur le timing :
Citation:
- Il dirigea sa troupe vers la Loire, il leur fallut 8 jours pour y arriver.
- Le 13, ils étaient en Bourgogne [...]
- Le XX au matin, en descendant des contreforts du Morvan et en se préparant à rouler vers l’Auvergne, ils se virent bloqués par les colonnes en marche de la Wehrmacht.

Dans ce timing, ils précèdent confortablement les colonnes allemandes. Je rappelle que la percée allemande à Saint Dizier date du 15/6, avec une arrivée sur la Saône le 18 au soir. Plus à l'ouest, le 16e PzK est à Auxerre le 17 au matin et en fin d'après-midi le 18 au nord-ouest d'un axe Dijon-Beaune, donc encore au nord du massif du Morvan. Le 19, les avant-gardes allemandes ont contourné le massif du Morvan (de part et d'autre) en direction du Canal du Centre et de la Saône plus à l'est. Le 20 juin, le XXVI.AK commence à ratisser le Morvan et on peut dire que le 22, toute la région est quadrillée. La progression allemande redémarre, avec le franchissement des voies d'eau, le 23 à Digoin (jonction Loire - Canal du Centre) et le 24 plus à l'est (Canal du Centre et Saône).

Donc :
1) étant le 13 en Bourgogne, nos amis n'ont absolument aucune difficulté pour aller vers le sud. Ils peuvent même se permettre une visite de toutes les bonnes caves à vins de la région (Beaune, Nuits-Saint-Georges, ...) et finir par une bonne table gastronomique à Lyon :-&.
2) si on veut les faire passer par le Morvan et les diriger sur l'Auvergne (ce que j'approuve au niveau du récit), il vaut mieux les faire partir un peu plus tard pour qu'ils aient vraiment du mal à passer, alors que les Allemands sont déjà sur la Loire (rappel : le 17 juin dans le secteur Gien - Sully - Orléans, le 18 dans le secteur Briare - Cosne - La Charité).

Le timing suivi serait alors grosso modo celui-ci :
- le 19 au matin, nos amis constatent que les avant-gardes allemands descendent vers le sud de part et d'autre du Morvan (récit ci-dessus), ils se planquent en attendant les résultats des reconnaissances - note : à mon avis, un petit saut à Château-Chinon devrait résoudre le problème des cartes routières.
- dans la nuit du 19 au 20, le convoi démarre.
- il passe le Canal du Centre, par exemple à Génelard (il vaut mieux éviter Montceau-les-Mines), dans la matinée du 20, avec les Allemands aux fesses et les défenseurs du Canal (ici le 82e régiment régional avec des vieux de 14-18 ) qui vont sans doute tirer quelques coups de feu avant de laisser passer.

Au final, la troupe ne se dirige pas vers la Loire, il faudrait le mentionner, ainsi que préciser la durée (les 8 jours, c'est de quand à quand ?).

Remarque : ils seront sans doute priés ou tentés de donner un coup de main sur le Canal du Centre avant de poursuivre leur repli.

Autre remarque au passage : il me semblerait logique qu'ils rencontrent d'autres retardataires de la IVe Armée tentant de se faufiler entre les avant-gardes allemandes. Les véhicules à roues de la 3e DCR seront d'ailleurs passés dans le même secteur le 18, ils peuvent donc trouver quelques épaves sur leur trajet pour illustrer le récit.
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 15:47    Sujet du message: Répondre en citant

Euh, Loic, là tu fais "mon" boulot... enfin, le travail que Casus m'a demandé de faire... Embarassed mais tu le fais très bien, je suis 100% d'accord avec toi ! Wink

Je poursuis mes recherches pour identifier la division de nos amis et son parcours de septembre 39 à début juin 40... laissez-moi jusqu'à ce soir !

Deux infos cependant :
- il sera sans doute difficile de conserver le passage par Stonne... de mémoire, aucune DI n'a été en Sarre puis à Stonne puis sur la Somme
- il sera sans doute plus réaliste de remplacer le passage dans la bataille de la Somme début juin par la bataille de l'Aisne (IV ou VIe armée ?) ; on aura alors sans doute des combats en retraite sur l'axe du GA 4 (Aisne, Marne, Seine)

Mais ce ne seront (seraient ?) que des corrections de détails sur une fresque magnifique !
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Laurent
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crixos75



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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 15:52    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous,

j'avoue que ce qui me préoccupe le plus c'est d'essayer de présenter une vision assez terre à terre du combat fantassin. Modifiez donc allègrement les emplacements pour les rendre plus véridiques, je n'en voudrai à personne. de même pour les dates. Je me suis basé sur la progression allemande en OTL j'avoue. le blocage du corps-franc en repli, devrait avoir lieu entre le 17 et le 19 juin. je laisse intentionnellement des flous pour rendre le texte adaptable.
Mea culpa j'étais persuadé que les PM récupérés sur les républicains espagnols étaient des MP 28.
je pense que mettre dans la bande, les tontons flingueurs, koinski et labrume (bravo pour la culture cinéma et bd dont je suis également fan), est-ce que ça ne ferait pas un peu beaucoup de caractères. faut pas abuser, mais je vais y penser.
amicalement Crixos
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loic
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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 16:05    Sujet du message: Répondre en citant

Etant donné que j'avais encore en mémoire cette partie de la campagne de France, il m'était facile de réagir. Pour les unités, c'est plutôt toi le boss et d'ailleurs je suis assez d'accord avec ta remarque sur Stonne. Smile
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 18:15    Sujet du message: Répondre en citant

Pour vous remercier de votre aide, voici un nouvel épisode (déjà redaté).

La bataille de Rivas (20 juin 1940)
Roulant ainsi toute la nuit, chauffeur et navigateur se relayant toutes les heures, ils arrivèrent vers 4 heures du matin à 2 km du village de Rivas. C’est là qu’ils devaient traverser la Loire pour rejoindre sa rive gauche. De *** voulait éviter Saint-Etienne, craignant de se retrouver englué dans une grande ville. Il désirait la tourner par l’ouest avant de rejoindre la route du Rhône.
C’est en s’approchant du village que le camion de tête ramassa un obus entre moteur et habitacle. Chance ou mauvaise fabrication, la charge n’explosa pas, mais tua sur le coup chauffeur et navigateur, stoppant net le camion. Les passagers, légèrement engourdis et assoupis, mirent un instant à réagir puis sautèrent dans le fossé. Toute la colonne s’arrêta au bruit de la déflagration du canon. Il y eut un instant de silence expectatif, on attendait pour savoir. Les motards de tête arrivèrent à fond de train. En face, il y avait plusieurs automitrailleuses allemandes accompagnées de fantassins. Il restait en gros deux heures de nuit puis les foutus avions allaient revenir, dans deux heures ils devraient être de l’autre côté ruminait de ***. Pour le moment personne ne tirait du côté français, la discipline de feu restait la plus forte. En face, un Fritz devait peut-être se demander sur quoi il avait tiré, ou alors le manque de réaction de ses victimes l’intriguait.
C’est alors que De *** se maudissait de ne pas avoir d’artillerie que le chef des mortiers lui demanda où il devait mettre ses pièces en batterie. Il y a des indisciplines auxquelles tout peut être pardonné quand elles amènent le succès. Dopé par ce signe du destin, le capitaine décida très vite. Les sections 1, 2 et 3 devaient se préparer pour prendre Rivas d’assaut, tous les FM regroupés en un détachement ad hoc pour fournir un appui-feu. Avec eux, le chasseur au fusil à lunette engagerait toutes les cibles de valeur comme les cadres, les radios, les chefs de chars. L’artillerie fournirait l’appui et la 4 protègerait les tubes. La compagnie avancerait en ligne, les tubes portés à bras d’hommes, on se rapprocherait autant que possible, dès qu’on serait découverts il faudrait bourrer à fond.
Courbés en deux, les hommes du corps franc avancèrent vers le village. Terropi était parmi eux, l’humidité de la nuit déposée sur les blés et le fourrage des prés trempait le bas de leurs pantalons, tout les fusiliers avaient mis baïonnette au canon et s’étaient barbouillés le visage de terre avec de la poussière et de l’eau pour mieux se camoufler. Dans l’attente, leur esprit n’était tendu que vers l’assaut. Les yeux exorbités et les narines frémissantes, leur pas s’accélérait au fur et à mesure qu’ils voyaient de plus en plus nettement les maisons de Rivas. Le caporal ***, originaire du Forez, était suivi par les quatre Sénégalais. Il avait trouvé en eux des paysans comme lui quoique venant de plus au sud, ils le reconnaissaient pour chef mais lui avaient extorqué la promesse de venir au village pour devenir un des leurs et découvrir les ancêtres. Tous les cinq avaient le bolo à la ceinture et contenaient difficilement leur impatience.
Les premiers coups de feu furent presque une libération. Les Allemands avaient fini par apercevoir cette ligne mouvante qui barrait l’horizon, reconnaître des soldats français et ouvrir le feu. Mitrailleuses de l’infanterie et des blindés légers crachaient tout ce qu’ils pouvaient, mais sans bien savoir sur quoi.
Toute la ligne française répondit, les FM déclenchèrent un feu d’enfer sur tous les objectifs visibles, plusieurs tirant souvent sur la même cible à cause du stress. Les mortiers s’arrêtèrent pile et moins d’une minute plus tard, ils commençaient à arroser d’obus la lisière du village. Les deux petits canons de 25 se dévoilèrent sur la gauche et entamèrent un travail de démolition sur les automitrailleuses. Trois d’entre elles restaient immobiles – on devait retrouver leurs commandants frappés d’une balle alors qu’ils avaient dû mettre le nez dehors pour s’orienter, le fusil à lunette avait démontré son utilité. Les trois sections en ligne, progressant en tirailleurs, se rapprochèrent à distance d’assaut. La végétation, les larges espaces séparant les hommes et le feu d’enfer déclenché par les appuis leur permirent d’y arriver avec des pertes faibles, une demi-douzaine de tués ou blessés graves seulement.
Enfin à distance d’assaut, presque 200 hommes furieux se lancèrent à l’attaque contre la position allemande. Celle-ci était constituée de deux compagnies de reconnaissance motorisées, sans doute plus de 200 hommes, mais qui se demandaient ce qui leur tombait dessus. Les hommes du corps franc avancèrent en tirant sur tout ce qui bougeait, réduisant à la grenade les postes de mitrailleuse et les véhicules. Les petits canons de 25mm détruisaient tout ce qui roulait, mais ils durent stopper leur feu, ainsi que les mortiers, quand l’infanterie arriva au contact.
Fusiliers, voltigeurs, Sénégalais, ils emportèrent tout devant eux. Les maisons furent nettoyées l’une après l’autre par un détachement équipé de PM et de fusils de chasse (interdiction d’employer les grenades à l’intérieur au cas où il y aurait eu des civils). Un landser frappé mortellement s’écroula debout contre un mur. Il y resta coincé et tous ceux qui passèrent par là lui tirèrent dessus (38 impacts) ou lui mirent un coup de baïonnette (7 impacts seulement).
Le caporal *** et ses Sénégalais traversèrent le village par une rue, puis revinrent par une autre sans tomber sur un seul Allemand. Ils se demandaient comment c’était possible quand quatre feldgrau passèrent en courant devant eux à moins de 15 mètres. Une décharge les faucha sauf un. Le survivant, un jeune, épaula son fusil pour tirer et on entendit un petit clic. Il réarma et de nouveau ce petit clic, et ainsi encore et encore. Un des Sénégalais s’approcha de lui et lui flanqua une énorme gifle en lui enlevant presque paternellement son fusil avant de le réprimander : « Ça tu dois charger, sinon ça tire pas ! » Ce fut le seul prisonnier de l’assaut.
Terropi et une partie de la 1 progressaient vers une position à demi enterrée. Ils en étaient à portée de grenade quand il sentit sa jambe droite qui se dérobait sous lui. Une balle venait de lui fracasser le tibia. Il était assis en train d’observer les dégâts quand entra dans son champ de vision une grenade à manche (modèle 24, connue sous le surnom de presse-purée volant). Terropi bascula pour se protéger tout en pensant « Aujourd’hui j’ai bien fait de mettre un casque », puis la grenade explosa et il s’évanouit.
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bonatti



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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 20:57    Sujet du message: l infanterie Répondre en citant

merci merci de parler du combat a la base un nom pour le lieutnant de ... de LA Motte modeste mais noble correspond pour moi bien au personnage
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 21:47    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

me voici de retour...

Je propose que nos "experts soient issus du 113e RI de la 45e DI avec l'historique suivant (OTL issu des GUF) :
- mis sur pied le 2/9/39
- concentration 11-14/9/39 dans la région de Sarrebourg
- 30/9/39 : relève de la 2e DI dans le secteur défensif de la Sarre ; le 113e RI est dans le secteur d'Oermingen
- 25/11/39 : relève par 24e DI ; regroupement dans secteur de Lunéville et instruction
- 23/1/40 : relève de 24e DI dans secteur Sarre Est
- 18/3/40 : relève par 52e DI et regroupement dans région de Nomény (instruction et repos)
- 15/4 : mouvement région de Delme et Morhange, et instruction
- 20-22/5 : mouvement vers 6e armée (Aisne, région de Reims)
- 24/5/40 : déployée en position de repli, sur le canal de l'Aisne à la Marne (113e RI à Reims)
- 3/6/40 : montée en ligne sur l'Aisne, 113e RI en ligne, recos au nord de l'Aisne
- 9/6/40 : attaque généralisée ennemie
- 10/6 : l'ennemi a percé à l'ouest, repli sur ordre
- 11/6 : repli sur la Marne
- 12/6 : attaque ennemie sur la Marne, repli sur forêt de Vassy, fin de la DI en tant que GU


Je pense que la vie de notre corps franc peut se calquer sur ces grandes lignes OTL : qu'en dis-tu ?

NB : il faut encore que je vérifie ces deux dernières dates en FTL...

Amitiés,

Laurent
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loic
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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 22:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ce RI me semble un bon candidat.
Par contre, pour le 20 juin à Rivas, ça ne colle pas. D'une part, le 20 ils sont encore dans le Morvan et les Allemands n'arrivent dans le secteur au nord de St Etienne que le 27. Mieux encore, s'ils persistent à trouver des Allemands devant eux, c'est qu'ils sont vraiment à la bourre (étant donné qu'ils sont motorisés comme l'ennemi). Ils ont donc franchi au plus tard le Canal du Centre le 23 juin en même temps que les Allemands (je ne vois pas comment ils auraient pu le faire après).
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clausewitz



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MessagePosté le: Lun Juin 27, 2011 23:04    Sujet du message: Répondre en citant

FREGATON a écrit:
clausewitz a écrit:
Pour la suite, je vois bien Terropi et O'Neil créer un équivalent du SAS au sein de l'armée française. Après tout "qui ose gagne" serait une devise qui leur sierait à merveille non ?


D'autant que parmi les anciens de la section 3, il doit bien y avoir un certain Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite Nunchaku.

C'est lui qui a plus tard déssoudé Lucien le Cheval, devant une taule de Bien-Hoâ, pas très loin de Saïgon, les "volets rouges" ca s'appelait, et la taulière je pense que c'était Lulu la Nantaise, une blonde commaque... Drapeau blanc


-Tu sais pas ce qui me rappelle, c'est espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Bien Hoa, les volets rouges et la taulière une blonde comaque, comment qu'elle s'appelait non de dieu
-Lulu la nantaise
-T'as connu ?
-.........
-Eh bien c'est devant chez elle que Lucien le cheval s'est fait déssoudé
-Et par qui
-Bah vla que j'ai pu ma tête
-Par Teddy de Montreal un fondu qui travaill qu'à la dynamite
-Toute une époque

Désolé pour le flood mais j'ai pas pu m'en empêcher Embarassed
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