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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 16:56 Sujet du message: |
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| FREGATON a écrit: | Sans compter que d'autres nombreux français lorgnent d'ores et déjà sur la fameuse cave à vin du Berghof...  |
Je pensais plutot à la belle et grande collection de soutien-gorge de Goering  _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
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Capitaine caverne

Inscrit le: 11 Avr 2009 Messages: 4543 Localisation: Tours
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 17:00 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: | | LaMineur a écrit: |
- la révélation du fait que des contrôles de math, latin ou grammaire sont donnés aux prisonniers,
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... je comprends mieux comment les Américains obtenaient des confessions de leurs prisonniers. Moi aussi je révélerais mes crimes de guerre si on me menaçait de me faire passer un contrôle en latin (surtout avec la professeure que j'avais en 5ème... elle pouvait compter jusqu'à moins trois points pour une seule faute... certains élèves dans ma classe n'avaient plus la moyenne passée la première ligne et ma moyenne était de 7/20). |
Moi, ca me rappelle un de mes profs d'histoire médiévale à la Fac de Tours au début des années 2000. Terreur de ses étudiants en raison de la sévérité radicale de sa notation. C'est simple, au moment ou j'y suis entré il venait de se faire remonter les bretelles par le Doyen pour n'avoir pas donné la moyenne à aucun des ses élèves l'année précédant en 2000. Et avait été prié de recorriger lui-même toutes les copies des examens de ses étudiants en tenant compte des pratiques standards de ses collègues de l'époque. Du coup, ce salaud se vengeait sur les étudiants de son groupe de TD. C'était la première fois que je voyais des gens se mettre à suer de peur à la perspective de rendre un TD ou à finir en larmes à la fin de celui-ci. Toujours très calme, jamais un mot plus haut que l'autre mais un art consommé de transformer la critique d'un TD en séance d'humiliation publique pour le malheureux ou la malheureuse dont c'était le tour d'y passer. _________________ "La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce. |
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Wardog1

Inscrit le: 29 Aoû 2015 Messages: 1248 Localisation: Puy de Dome,France
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 17:31 Sujet du message: |
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en tout cas les belges semblent motivé pour aller s'emparer a eux seul de Berlin, la population de la ville leur en seraient sans doute reconnaissante!Ei si hitler et himmler pouvaient servir de serpillere pour les char belge ca serai pas une grande perte...
Et j'ai de la peine pour les tankiste belge qui doivent se contenter de véhicules leger a detruire, pas un panzer4 ou tigre, tout se perd ma bonne dame! _________________ "You and I are opposite sides of the same coin. When we face each other, we can finally see our true selves. There may be a resemblance, but we never face the same direction."
Larry Foulke |
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JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5472 Localisation: Thailande
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 18:03 Sujet du message: |
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| Wardog1 a écrit: | | en tout cas les belges semblent motivé pour aller s'emparer a eux seul de Berlin. |
C’est un peu le problème avec les calmes et les timides : il ne faut pas les énerver, car après, on ne peut plus les arrêter....  _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4080 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 18:42 Sujet du message: |
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| Wardog1 a écrit: | | en tout cas les belges semblent motivé pour aller s'emparer a eux seul de Berlin, la population de la ville leur en seraient sans doute reconnaissante!Ei si hitler et himmler pouvaient servir de serpillere pour les char belge ca serai pas une grande perte... |
Je dois dire que les exploits belges sont particulièrement intéressants à lire. On a effectivement envie de les voir pousser aussi loin que possible en territoire allemand. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12058
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Posté le: Lun Aoû 03, 2026 20:07 Sujet du message: |
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Non mais en fait le mot caché c'était "encavé" ben comme Hitler en somme(lier). _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 435 Localisation: Nantes
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 00:44 Sujet du message: |
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| le poireau a écrit: | | Le Berghof lui-même est directement connecté à un double réseau : une première galerie où ont été aménagées une série de pièces devant servir d'appartement au Führer ; et une deuxième galerie encore plus vaste qui conduit à un PC souterrain complètement équipé, qui doit permettre à Hitler de continuer à gouverner le Reich et à commander ses armées depuis sous la montagne comme si de rien n’était ! |
On se dirige donc vers un truc du genre Alpenfestung ? _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11984
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 06:38 Sujet du message: |
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OTL, Hitler avait l'intention de créer dans les Alpes un truc appelé le "réduit national", un endroit défendu par les irréductibles nazis qui résisterait encore et toujours à l'envahisseur… OTL l'endroit a été 'défendu' par des adolescents mal armés qui ont déposé les armes dès l'arrivée des alliés. Il n'y a presque pas eu de combat.
FTL avec le "plus grand génie militaire et diplomatique de tous les temps" à la tête du réduit, on peut s'attendre à une défense de la région nettement plus mordante. Quoique le résultat final ne sera guère différent... _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1768 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 07:44 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: | OTL, Hitler avait l'intention de créer dans les Alpes un truc appelé le "réduit national", un endroit défendu par les irréductibles nazis qui résisterait encore et toujours à l'envahisseur… OTL l'endroit a été 'défendu' par des adolescents mal armés qui ont déposé les armes dès l'arrivée des alliés. Il n'y a presque pas eu de combat.
FTL avec le "plus grand génie militaire et diplomatique de tous les temps" à la tête du réduit, on peut s'attendre à une défense de la région nettement plus mordante. Quoique le résultat final ne sera guère différent... |
L’Alpenfestung tient largement du fantasme, produit avant tout de la propagande de Goebbels et avalé un peu trop facilement par les S-R alliés.
En réalité pratiquement rien de concret n'avait été entrepris pour sa constitution.
FTL, avec l'effondrement encore plus rapide du Reich, nous sommes dans une tendance largement similaire. Même si l’idée germe, le temps et les moyens matériels comme humains pour la mettre effectivement en œuvre manquent drastiquement.
Le depart d'Hitler pour le Berghof FTL a en réalité très peu à voir avec la constitution d’un hypothétique "réduit alpin". Maintenant que l’Adlerhorst est menacé à l'Ouest et Berlin à l’Est, ce que recherche le Führer avant tout c’est un nouveau QG qui soit à la fois sûr et disposant d’un centre de commandement pleinement opérationnel et largement doté en moyens de communication. A ce stade de la guerre le Berghof est le dernier à remplir ses deux critères.
Hitler veut continuer à commander pleinement les derniers débris de ce qu’il reste d'armées dans les derniers recoins de ce qu’il lui reste de Reich ; pas se terrer dans un réduit. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 08:38 Sujet du message: |
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J'ai du mal à voir Himmler se planquer à Berlin. OTL, la fin du régime, tous les caciques commencent à jouer une partition personnelle pour tirer leurs marrons du feu. Et celui qui se retrouve à défendre Berlin, c'est une sentence de mort. Et Himmler, du moins OTL, n'a pas l'air d'être un homme particulièrement courageux, en se planquant dans le nord de l'Allemagne, loin des combats.
Et c'est le deuxième du cercle intime (après Hess) à officiellement trahir le régime en prenant langue avec les alliés.
Mais Pour Hitler, Goebbels et la propagande, que le Fuhrer fuit la capital, la Berlin du reich éternel, c'est quand même un coup dur pour l'image. Comment le petit bonhomme moustachu en ai arrivé à cette conclusion ? _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13633 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 08:56 Sujet du message: |
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Oh mais n'anticipe pas la fin d'Himmler. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 08:57 Sujet du message: |
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Hitler n'a pas "fui" Berlin, il n'y était déjà pas quand les Russes sont devenus menaçants.
Sinon, la réponse à ta question est dans le texte tel que posté et dans le post de Mathieu, qui dit à peu près la même chose, je cite :
"Maintenant que l’Adlerhorst est menacé à l'Ouest et Berlin à l’Est, ce que recherche le Führer avant tout c’est un nouveau QG qui soit à la fois sûr et disposant d’un centre de commandement pleinement opérationnel et largement doté en moyens de communication. A ce stade de la guerre le Berghof est le dernier à remplir ses deux critères.
Hitler veut continuer à commander pleinement les derniers débris de ce qu’il reste d'armées dans les derniers recoins de ce qu’il lui reste de Reich ; pas se terrer dans un réduit." _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 09:03 Sujet du message: |
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16 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Westphalie, IIe Corps belge – Quelques heures de combat retardent d’une journée la prise de Münster, mais ont raison du Korps Feldt. Le général Recknagel rassemble les derniers éléments encore cohérents – voire simplement correctement armés – pour défendre la ville et « refaire Kolberg ». Cependant, il n’a plus que 3 000 hommes à peine sur les 30 000 d’il y a quelques jours, quelques 20 000 autres survivants étant dispersés dans la campagne.
La 4e DI, qui a pris l’habitude de jouer à saute-frontière, libère Hengelo puis Almelo sans autre contretemps autre que la liesse des habitants, puis prend la route 213 jusqu’au canal Dortmund-Ems, où quelques centaines d’hommes d’origines variées tentent de saboter le pont qui donne accès à la ville de Lingen. Le bouchon est vite balayé et Roger Libbrecht peut annoncer que la route de Brême est ouverte ! Ce qui est pour le moins… optimiste : la logistique alliée a toutes les peines du monde à soutenir la percée des Belges ! Libbrecht reçoit l’ordre de tomber en garde et d’attendre : d’abord, que le reste du corps ait pris à la fois Münster, Osnabrück et Bielefeld, ensuite et surtout, que la logistique l’ait rejoint avant d’envisager toute nouvelle poussée !
Bastin lui explique même par le menu que, du coup, la ruée vers Hambourg aura sans doute une semaine de retard : on n’y sera peut-être pas avant octobre, d’autant plus que le IIe Corps doit désormais prendre en charge les milliers de prisonniers alliés (des Français en majorité, mais il y a aussi un certain nombre de Néerlandais, Polonais et Italiens) libérés des camps des alentours et des fermes locales où ils étaient employés comme main d’œuvre bon marché. Le regroupement des captifs est heureusement accéléré grâce à une unité du “30th Assault Unit” du Renseignement britannique, qui a à sa tête un jeune Ecossais recommandé par l’aide de camp de l’amiral Godfrey, de la Naval Intelligence Division (Admiralty War Staff).
De plus, toute la 2e DI doit continuer à flanc-garder la progression face au saillant de Duisbourg.
………
Gueldre, Ier Corps belge – La 1ère Armée belge est contrainte dans sa manœuvre par les élongations logistiques – non seulement les siennes, mais également celles des autres armées ayant passé le Rhin, qui captent une bonne partie de la ressource en camions. Vaille que vaille, le Ier Corps peut cependant terminer son franchissement du Rhin et se déployer dans son intégralité face à Arnhem, où Friedrich-Wilhelm Neumann se demande comment diable il va pouvoir tenir !
Opération Majestic – Varsity
Secteur de Duisburg, Ist Corps canadien – La 3rd Canadian Infantry parvient enfin à repousser la 558. VGD jusqu’à Wanheimerort, mais la division ennemie, enhardie par la présence de nombreux supplétifs et le terrain qui l’avantage, tient bon. En bref, Rod Keller n’a gagné qu’à peine 1,3 km en deux jours.
La situation n’est guère meilleure pour la 5th Canadian Armoured et la 2nd Canadian Armoured Brigade, qui parviennent à nettoyer Lintorf et à percer jusqu’à l’Autobahn, mais la forêt regorge encore d’ennemis et Ratingen est trop bien défendue. La défense allemande se serait-elle encore une fois ressaisie ?
En réalité, Hans von Salmuth fait surtout feu de tout bois pour tenter d’endiguer le flot ennemi, et ses arrières sont de plus en plus vides de troupes au fur et à mesure qu’il doit compenser les pertes. Déjà, tout ce qui n’est pas Flaktruppen doit quitter Wuppertal, Solingen et Remscheid pour marcher au canon et rejoindre le front.
En face, Harry Crerar ne va pas mieux, mais sur le plan personnel : ses maux empirent ! En fin de journée, le médecin de l’état-major a enfin un diagnostic, c’est une dysenterie responsable, en outre, d’une anémie !
Enfin, une bonne nouvelle pour compenser : Guy Simonds (IInd Corps) est sur place, avec la 1st Canadian Infantry et le 1st AGRCA. Laissant la 1st Canadian Armoured Brigade seule face à Boulogne (c’est à son avis bien assez), il prend temporairement la tête de toutes les troupes canadiennes présentes sur zone, jusqu’à ce que Crerar soit en état de reprendre son rôle ou qu’un remplaçant soit désigné.
Opération Majestic – Undertone
D’Aix à Düsseldorf, VIIIth Corps britannique – Les défenseurs ont perdu le parc Moltke, au sud, et le bunker de la rue Goffart tout comme le château Frankenberg, derrière, sont ciblés par des canons embusqués de l’autre côté de la voie ferrée. Les dernières positions tenues par Gericke en centre-ville s’effondrent avec la prise du théâtre et le repli forcé des Allemands au-delà de la Kaisersplatz.
La Festung Aachen compte désormais moins de 1200 combattants valides sur moins d’un kilomètre carré. Gericke n’a d’ailleurs plus que deux jours de munitions, et encore en rationnant. Ce qui ne démoralise pas ses hommes, bien au contraire ! Les journaux de marche des bataillons anglais au contact des derniers défenseurs d’Aix décrivent de jeunes adolescents courant dans les rues pour vider les poches des Tommies tombés au feu et ramasser leur arme afin de les rapporter aux combattants allemands. Ce n’est là qu’un pis-aller, cependant. D’ailleurs, à l’écart des lignes logistiques alliées et n’ayant pratiquement pas d’artillerie (la Flak du quartier a depuis longtemps épuisé ses munitions), Gericke ne fait rien d’autre qu’immobiliser une division britannique, et Auchinleck n’en manque pas.
Le reste du VIIIth Corps, d’ailleurs, s’étale de Neuss à Dormagen en attendant que les Canadiens finissent d’ouvrir la voie.
………
Secteur de Cologne, Ist Corps britannique – Gerhard von Schwerin commence à faire passer ses divisions de l’autre côté du fleuve par le pont Hohenzollern et ordonne la destruction de tous les autres ouvrages. La défense allemande se fait donc plus faible, et dans l’après-midi, la 7th Armoured parvient à faire passer un peloton de chars jusqu’au quartier sud de la vieille ville. Non sans dommages : deux Panther II en embuscade détruisent trois des chars. Mais les fantassins qui suivent les chars prennent le fort de la Severintor.
Plus au nord, la 3rd Infantry s’empare de Mauenheim et de Nippes, sans pouvoir pour l’instant passer le môle installé autour de la gare. Enfin, la 15th Infantry Scottish finit de nettoyer le parc de Lindenthal et Klettenburg avant de s’engager dans Sülz et le bourg de Lindenthal.
………
Secteur de Bonn, XIIth Corps britannique – Les Tommies parviennent à pénétrer dans Poppelsdorf, dernière étape avant Bonn même, mais la progression est lente. La 1st Infantry parvient tout de même à resserrer l’étau jusqu’à Rheindorf. C’est alors que, dans une série d’explosions suivies d’un grincement assourdissant, le Klaus-Clemens Brücke s’abîme dans le fleuve, ses travées détruites. Du coup, la garnison de Bonn, pressée de toutes parts et privée de tout soutien logistique, se rend en grand nombre. Quelques irréductibles affichent une volonté de se battre jusqu’à la fin, mais ils sont rares, éparpillés, donc rapidement réduits.
De ce fait, Reade Godwin-Austen peut entrer dans une ville relativement intacte (seuls 30 % des bâtiments sont détruits : bien moins qu’à Aix, Cologne, Krefeld ou bien d’autres villes).
FUSAG
Opération Downfall – Lumberjack – “The Yanks are coming”
Neuwied, 82nd Airborne. A la pointe de l’aube, une foule d’avions lâchent des parachutistes et déposent des planeurs Horsas. La seule unité de garnison de la ville, le 463. Infanterie-Ersatz-Bataillon, n’est qu’une entité administrative pratiquement vide, mais elle est soutenue par la Volksturm locale et le 839. Pionier-Ausbildungs Btn de Bendorf, soit au total près de… 400 hommes. Autant dire que malgré la dispersion dans la nuit des troupes américaines, les 5 000 aéroportés sont loin d’être dépassés : ils s’emparent rapidement de la ville après un baroud d’honneur de la garnison.
Malheureusement, ils ne sont pas assez rapides pour empêcher la mise à feu des charges de destruction du pont, qui endommagent son tablier métallique. Déjà affaibli déjà par des bombardements, l’ouvrage manque de peu de s’effondrer, mais désormais, seuls des hommes à pied pourront s’y aventurer avant que le Génie intervienne.
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de Coblence, IVth US Corps. La 36th Infantry Texas, la 7th Infantry Bayonet et le 744th Tank Btn doivent maintenant foncer pour rejoindre les camarades parachutistes qui se battent pour Neuwied et son précieux pont. Le LXXXVI. AK, bien que meurtri, ne l’entend pas de cette oreille et retarde de son mieux l’avancée des GI. Quoique la ligne de crête soit prise et Mayen sur la ligne de feu, les Alliés ne sont pas près de rejoindre la 82nd Airborne All American. Le constat n’est pas meilleur face au I. SS-PzK, dont le secteur a suffisamment diminué pour permettre le désengagement de la 2. SS-Panzer Das Reich vers Coblence. Cependant, Fritz Kraemer n’ira pas risquer ses précieux blindés pour Neuwied, d’autant plus qu’avec un peu de chance, le pont aura sauté bien avant que Heinz Lammerding arrive sur place. La 1. SS-Panzer LAH tient donc seule une ligne Polch-Münstermaifeld, qu’elle ne tardera d’ailleurs pas à abandonner.
Mais plus au nord, une grande nouvelle inattendue bouscule tous les plans de Bradley : longeant le fleuve, les hommes du 1st Ranger Btn et du 191st Tank Btn ont vu le pont Ludendorff de Remagen secoué par une série d’explosions à leur approche… mais ont eu la surprise de voir qu’il était encore debout après ! N’hésitant pas un instant, le colonel Darby, commandant le 1st Ranger, s’empare de la ville avec l’appui du 191st et deux compagnies franchissent le pont pour le sécuriser – leurs hommes deviennent ainsi les premiers soldats américains à franchir le Rhin. La nouvelle est immédiatement transmise à Crittenberger, qui fait remonter jusqu’à Bradley, lequel ordonne tout de suite à Simpson de foncer sur Remagen aussi vite que possible.
Si le pont de Neuwied comme celui de Remagen sont restés debout, c’est en raison d’une chute importante de la qualité des explosifs de l’armée allemande à l’été 44, due au fait que de nombreuses usines avaient été bombardées, perturbant de façon permanente leur production, et que beaucoup d’ingénieurs avaient été envoyés au front et ne pouvaient donc diriger les réparations.
………
– Secteur de Kirchberg, VIIth US Corps. Le II. SS-PzK bat en retraite comme prévu, mais les Américains sont accrocheurs et les pertes sont à l’avenant : au total, le corps ne compte plus qu’à peine 150 chars opérationnels. Malgré tout, les SS parviennent à se retirer le long d’une ligne Brodenbach-Boppard.
………
– Secteur de Rheinböllen, VIIIth US Corps. La nouvelle de la prise du pont de Remagen fait l’effet d’un coup de tonnerre à l’état-major de Keyes. Après discussion avec Patch, le VIIIth US Corps marche immédiatement sur Remagen, à la suite de la 3rd Army. Dans des zones déjà nettoyées de tout ennemi, ce mouvement ne devrait pas prendre plus de deux jours.
Arrières américains, 3rd US Army
– Derrière le front des Ardennes. On a pris un pont (à peu près) intact à Remagen ! Un ordre de mouvement d’urgence est transmis à tout le IInd Corps, pendant que le Vth Corps met un peu plus de temps à se mettre en branle. Il ne faut que deux heures pour que la 9th Armored Phantom, la 34th Infantry Red Bull et la 35th Infantry Santa Fe soient en chemin pour Remagen avec la 91st Infantry Wild West et la 104th Infantry Timberwolf sur les talons, tandis que la 26th Infantry Yankee est la seule du Vth Corps à pouvoir rapidement entamer son mouvement, le reste du corps suivant lentement. Simpson est cependant plus que satisfait : la 9th Armored Phantom pourrait être sur place dans la nuit et la 35th Infantry Santa Fe à l’aube, ce qui sera largement suffisant pour pouvoir mettre en place une véritable tête de pont.
Front de la Sarre, 1st US Army
– Secteur de la Sarre (ouest), VIth US Corps. Quand Karl Sachs passe enfin le Rhin à Rüdesheim, son corps est à l’agonie : la 85. ID et la 327. ID sont à moins de 50 % de leurs capacités théoriques et la 541. VGD (plus faible au départ) fait à peine mieux avec 60 %. Le LXIV. AK laisse derrière lui des milliers de blessés, morts et disparus sur ces 50 derniers kilomètres, et Sachs ne se fait aucune illusion sur ses capacités à tenir.
En face, John Lucas atteint enfin le Rhin à la sortie de la forêt de Morgenbachtal, mais Bingen est trop loin pour qu’il puisse empêcher les rescapés du LXIV. AK de franchir le fleuve.
………
– Secteur du Palatinat (nord), XIIth US Corps. La 550. VGD, malgré la poignée de supplétifs rassemblés autour d’elle, se trouve bien seule face aux trois divisions qui lancent un assaut que l’on espère final. Celui-ci ne se passe malheureusement pas sans accident. Alors qu’il commence à installer des positions d’artillerie sur la petite colline à l’ouest du village de Pfaffenschwabenheim, le commandant de l’artillerie de la 80th Infantry Blue Ridge, le brigadier-général Edmund W. Searby est victime… d’une bombe américaine non explosée lâchée lors des bombardements des jours précédents. Secouée par le passage de la Jeep de commandement de l’officier et les premiers tirs des canons, elle détone, tuant une douzaine d’artilleurs, dont le général.
La 550. VGD vit pourtant ses dernières heures : dépassée à l’ouest par la 7th Armored Lucky Seventh et par l’est par la 80th Infantry Blue Ridge, Rolf Scherenberg doit diviser ses maigres forces et réduire son périmètre, piètre expédient qui montre ses limites lorsque la 94th Infantry Neuf-Cats repart à l’assaut et réduit toutes ses positions jusqu’au périmètre de Bad Kreuznach même. Scherenberg sait que sa division n’existera plus avant demain soir, mais il lui faut tout de même acheter quelques précieuses heures au profit de Karl Sachs.
………
– Secteur du Palatinat (est), XIXth US Corps. A Kaiserslautern, il semble que ce soit aussi le chant du cygne de la 544. VGD : la 5th Infantry Red Diamond, après de rudes combats, parvient à s’emparer du musée de l’Industrie du Palatinat, en ruines, et on se bat à l’est dans le Volkspark et le cimetière. Plusieurs des longues barres de maisons qui entourent la ville à l’ouest sont également éventrées et on se bat dans leurs ruines.
Le reste du XIXth Corps, lui, atteint le Rhin. La 8th Infantry Golden Arrow fait jonction avec la 5e DB à Worms, dont le pont est bien sûr détruit, tandis que la 5th Armored Victory et la 6th Armored Super Sixth foncent sur Mayence et atteignent Alzey dans la soirée.
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique
Front du Palatinat, 1ère Armée française – Ils ont traversé le Rhin !
– Palatinat, IIIe CA – L’arrivée des Américains au nord signifie à brève échéance l’abandon des positions actuelles. Seule restera en place pour l’instant la 5e DB, face à Mannheim. Le reste du corps franchira le fleuve à Spire, une fois le IIe CA polonais de l’autre côté.
A Frentsheim, les soldats entrant le Stalag local ont la surprise de trouver celui-ci déjà libéré par… une mutinerie des prisonniers, depuis la fuite des gardiens, plusieurs jours plus tôt. A leur tête, un ensemble baroque de légionnaires, capturés lors des combats de Grèce : l’Espagnol Lope Villalobos, le Turc Kader Yilmaz et les Français Armand Maupertuis et Eusèbe Leblanc.
………
– Bade, IVe CA – La 83e DIA passe le Rhin à la suite du reste du corps, laissant la place aux Polonais qui pourront s’occuper de Karlsruhe. La 3e DB, en conséquence, ne se préoccupe pas de la ville et se dirige vers l’est, afin de s’enfoncer le plus loin possible dans les lignes allemandes pour empêcher tout rétablissement ennemi. Suivant la voie ferrée, elle s’empare d’Eppingen et de Hirlsbach après une résistance très modérée. Elle peut désormais pointer ses canons sur Heilbronn, apparemment très peu défendue.
A Schwetzingen, la 9e DIC fixe la 552. VGD, qui ne peut empêcher la ruée de la 10e DI sur Heidelberg, prise sans coup férir. La Volkssturm locale a en effet déjà été ponctionnée pour renforcer les défenses de Mannheim et les quelques hommes encore valides n’ont pas été assez fous pour s’opposer aux milliers de soldats français qui leur fonçaient dessus.
………
– Karlsruhe, IIe CA polonais – Franchissant le fleuve dans la soirée, la 5e Brigade “de Wilno” vient épauler la 3e DB et la relever face au sud. Dans la nuit, le reste de la 5e DI rejoint la 5e Brigade. Dès demain, la division pourra effectuer son retour au feu.
Front du Rhin, 2e Armée française
– Forêt Noire, Ier CA – Avec le rétablissement de la logistique et comptant sur le torrent d’hommes qui passent maintenant le Rhin, Alphonse Juin décide de reprendre l’offensive, pendant que la 27e DA et la 10th Mountain Climb to Glory finissent de franchir le fleuve pour laisser la place au IIe CA.
La 36e DI pourchasse la 546. VGD en déroute vers Neustadt et le Titi See, forçant les bouchons retardateurs les uns après les autres. Alfred Philippi risque de se retrouver bientôt à court d’hommes à jeter en travers de la route de ces damnés Französen !
Au sud, la 1re DIM assène de rudes coups à la 545. VGD qui doit reculer en direction de Schönau, abandonnant les troupes de forteresse et les quelques Volkssturmkompanien locales, dispersées sur toute la vallée du Rhin jusqu’à la Suisse.
La 2e DB, enfin, n’a plus à ronger son frein et les chars de Hauteclocque font littéralement éclater la 553. VGD, qui se disperse en quatre petits Kampfgruppen. L’un d’entre eux est écrasé par la brigade Maître sur le chemin de Kehl, qui est atteint – et pris – en fin d’après-midi, au terme d’une folle cavalcade de près de 45 km en 10 heures ! La brigade Girot de Langlade, elle, avec le reste de la division, court sus aux trois autres Kampfgruppen jusqu’à Zall, mais sans pouvoir les rattraper : Hans Bruhn a réussi à glisser le gros de ce qui subsiste de sa division par la vallée de Wolfach et à mettre en place un bouchon au carrefour de Freudenstadt.
Dernière édition par Casus Frankie le Mer Aoû 05, 2026 00:54; édité 2 fois |
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Joukov6

Inscrit le: 29 Mar 2010 Messages: 457 Localisation: Lyon
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 09:04 Sujet du message: |
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Ce serait donc les Français qui auront "l'honneur" de mener l'ultime assaut sur le bunker d'Hitler et d'y capturer son cadavre (car je doute qu'Hitler ait plus envie d'être capturé par ces Français qu'ils détestent tant que OTL par les Soviétiques qu'ils méprisaient tant). Ca laisse augurer d'ultimes crises de colère contre ces maudits Français incapable de voir qu'ils avaient été battus en 1940...
Maintenant que j'y pense... il y a également les Polonais dans le coin. Est-ce que l'on va avoir une de ces délicieuses ironie de l'Histoire ? Avec ici la guerre en Europe qui commence avec la question de Dantzig, et qui finit avec la capture du Berghof par les Polonais ? Un petit lot de consolation pour les Polonais qui ont perdu leur pays face aux soviets. _________________ Le Lion de l'Orgueil ne connait ni rivaux ni égaux. Il trône seul au sommet de l'Univers. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15846 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Aoû 04, 2026 09:10 Sujet du message: |
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16 septembre chez les Belges
La laisse de la logistique
IIe Corps – Sur son Centaur, Jacobs observe Jacobs le terrain où le 1er Grenadiers avance vers Munster. Soudain, une mitrailleuse se découvre, fauchant quelques fantassins !
– A 2 heures, près de la maison, un nid de mitrailleuse ! Explosif ! Dès que prêt, feu !
– Canon chargé !
– Cible vue ! Feu !
– Bon boulot… Mais des copains sont à terre, commente sombrement Jacobs.
La Tancrémont et la 1ère DB avancent. Chaque fois qu’apparaît un semblant de résistance, lignards et grenadiers nettoient le terrain avec le soutien des blindés. C’est un travail long et pénible, car les Boches s’accrochent… Mais au bout de quelques heures, la porte de Munster est ouverte. La prise de la ville ne sera pas encore pour aujourd’hui, mais pour demain… Oui, demain.
………
Piron observe la carte : « En prenant Munster, on ouvre l’accès au nord de l’Allemagne, et les Boches n’ont plus de blindés à mettre en face de nous ! ».
– Nous serons la division la plus au nord du dispositif allié.
– Non, car la division de Libbrecht sera dans le secteur de Lingen, si tout va bien. Que nos troupes de reconnaissance avancent vers le nord de Munster, mais sans chercher le contact.
………
Au PC de la Tancrémont, De Troyer observe lui aussi les cartes, quand arrive le commandant du 2 Cy.
– Ah, Jean ! Comment vont nos “Recos” ?
– Mes hommes, surtout ceux qui sont pères, ont envie de mettre des calottes à certains prisonniers !
– Comment ça ?
– Des gosses ! Oui, des gosses, certains ont 14 ans ! Mes gars ont été stupéfaits ! Par exemple, ils ont pris un groupe de cinq garçons qui démolissaient des panneaux indicateurs, le plus vieux avait 17 ans ! Certains tremblaient devant mes hommes, mais l’un a balancé quelques injures en boche. Manque de chance pour lui, un des voltigeurs est bûcheron à Eupen dans le civil, et il a compris.
– Et ?
– Il l’a attrapé et lui a mis une calotte en lui disant qu’il allait le rendre à ses parents, mais qu’avant, il lui apprendrait à ne plus injurier les Belges ! On les a embarqués tous les cinq dans un camion et on les a ramenés chez leurs parents.
– Les vieux sont plus raisonnables ?
– On a beaucoup d’anciens de 14-18 en face de nous. Eux ne résistent pas beaucoup. Certains disent que c’est la deuxième fois qu’ils sont faits prisonniers.
– Pas de doute, l’Allemagne craque, conclut De Troyer.
………
Lambert et son 7e Ardennais suivent les blindés en attendant leur heure. Le général observe les prisonniers : des jeunes, des vieux…
Un groupe d’anciens discute : « Les Belges m’avaient déjà fait prisonnier en 16 ! »
– Tu étais où ?
– Sur l’Yser. Une nuit, j’étais de garde dans une tranchée de première ligne, quand une patrouille ennemie nous est tombée dessus ! Avant de pouvoir réagir, on a été pris. J’ai fini la guerre dans un camp…
– Tu penses qu’ils vont nous garder prisonniers longtemps ?
– Peut-être… Quand même, encore prisonnier de guerre à 58 ans !
………
Plus au nord, la 4e DI continue son avance, libérant les Pays-Bas et envahissant l’Allemagne successivement. Par moment, les hommes ne savent pas s’ils sont en Hollande ou en Allemagne ! Hengelo puis Almelo sont libérés dans la liesse Oranje…
– Bert, tu comprends ce qu’ils racontent ?
– Avec difficulté, mon capitaine. Ils ont un accent à couper au couteau, encore pire que les habitants de Flandre-Occidentale !
– Ah oui, tu es du Limbourg.
– Zekker, mon capitaine.
………
Libbrecht et son CEM, Charlier, donnent leurs ordres : « Il faut atteindre le canal qui passe à Lingen avant que les Allemands fassent sauter les ponts ! »
– Que le 2e Chasseurs à Cheval fonce par la route 213. C’est une mission pour eux ! La 1ère et la 2e Brigade suivent, la 3e assure les arrières !
………
Le 1er Escadron fonce, accompagné de quatre Au-75 et de quatre half-tracks Mo 81. Les M8 arrivent enfin en vue du pont qui enjambe le canal.
– Ici Vert 8, nous voyons le pont ! Mais des hommes tentent de le saboter.
– Vert 8 de Vert 1, on se déploie et on donne l’assaut. Marteau, de Vert 1, que les mortiers fassent un tir d’appui, mais celui qui touche le pont ira voir à Elisabethville si je m’y trouve !
– Ici Marteau 1, reçu, on évite d’abîmer le pont.
Les voltigeurs se déploient, couvert par les M8. Les mortiers de 81 ouvrent le feu, en évitant soigneusement le pont – personne ne veut visiter le Congo ! Les Allemands une fois réduits au silence, une section du génie vérifie l’état du pont, puis le 2e Chasseurs prend Lingen.
………
Libbrecht prend contact avec Bastin : « Mon général, Lingen est pris, la route de Brême est ouverte ! »
– Merci Roger, mais… mauvaise nouvelle : la logistique ne suit plus. Vous gardez vos positions. Nous devons d’abord prendre Munster, Osnabruck et Bielefeld.
– Mais, mon Général…
– Je sais, Roger, mais non, je ne peux pas t’autoriser à continuer ! Notre ravitaillement ne suit plus, et tu es la division la plus au nord des Alliés, ne l’oublie pas ! La poussée vers Brême et Hambourg devra attendre. De plus, nous devons aussi gérer les prisonniers que nous libérons des Stalags.
– Je vois, mon général. Je donne les ordres, nous passons en défensive.
– Bien sûr, j’autorise des patrouilles pour reconnaitre les lignes ennemies.
– A vos ordres, soupire Libbrecht.
………
Ier Corps – Le long du Rhin, la 3e DI et le 1er Ardennais continuent leur avance, couverts par les Squadrons 347 et 348. Les Typhoon harcèlent en permanence les Landsers, qui ont le moral bien bas.
– Mon général, la 1ère DI a franchi le Rhin !
– Très bien. Qu’elle se déploie sur le flanc droit des Ardennais. On continue d’avancer sur Arnhem !
En l’air, le Cirque continue…
Ciel de Hollande – Les Mosquitos belges ont reçu pour mission de bombarder la gare d’Utrecht, tandis que les B-25 doivent attaquer celle d’Apeldoorn.
Au-dessus de la mer du Nord, les box de l’escadre Rois des Belges volent vers les Pays-Bas.
– Démolir les gares, c’est pour empêcher les Boches d’envoyer des renforts, commente Albert, le co-pilote.
– Tu penses vraiment qu’ils ont encore beaucoup de troupes à envoyer ? interroge Hernould.
– Cible dans 15 minutes ! On passe la côte !
– Reçu ! Groote Luc, arme les bombes ! A tous, soyez attentifs, la Luftwaffe peut encore se montrer, même si nos Spit ne sont pas loin.
– Bombes armées !
Les minutes passent et…
– Cible dans 2 minutes !
– Groote Luc, à toi la main ! Soute ouverte !
– Reçu. Comme ça. Comme ça… Cible en vue… Bombes larguées !
Soute fermée, on vire à gauche et on accélère.
– De mitrailleur de queue. Bien visé !
Une mission réussie de plus pour le Waarom Niet ? et son équipage…
Dernière édition par Casus Frankie le Mar Aoû 04, 2026 13:07; édité 1 fois |
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