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Itinéraire d’un romantique égaré (Christian Claudel)
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 09:38    Sujet du message: Itinéraire d’un romantique égaré (Christian Claudel) Répondre en citant

Vous appréciez (j'espère) les mésaventures de Pierre Percay, capitaine français écœuré, et celles de Dennis Kolte, caporal allemand possédé… Je pense que vous apprécierez ce nouveau souffre-douleur de Demo Dan : Christian Claudel, journaliste français, hmm… tiraillé ? amoureux ? menacé ?
Je poste ici d'abord le premier épisode, que j'avais maladroitement placé en rubrique Front russe, puis les trois suivants.


18 août 1944
Ça commence mal

Le discours prononcé aujourd’hui par Jacques Doriot à la radio allemande (discours que ses derniers courtisans qualifieront d’appel) n’aura guère d’effet, sinon sur quelques enragés, quelques fous ou quelques… malchanceux. Ce qui suit est l’histoire de l’un de ces malchanceux – mais pour la raconter, il nous faut remonter près d’un an en arrière…
(D’après le récit graphique de Michel Kœnigue (dessins) et Robert Stan Pratsky (textes) : Et Berlin sera notre tombeau – Éditions Paquet, 2014).
………
2 septembre 1943, Paris« Comme toutes les affaires pénibles (ou sentant mauvais), celle-ci commence dans un bureau sordide, où trône un imposant… bureau qui a visiblement connu des jours meilleurs. Derrière ce meuble, il y a Charles Lesca et son adjoint Pierre-Antoine Cousteau (1) – le directeur et le rédacteur en chef de la feuille de chou bien connue “Je suis partout”. De l’autre côté du bureau, il y a Christian Claudel – écrivain de seconde zone, amant d’une Russe Blanche dénommée Vorsky et portant le titre de comtesse. Elle est souvent malade et supporte mal l’air de la capitale.
Il faut reconnaître qu’en ce début septembre 1943, Paris ne se présente pas sous ses plus beaux atours. Paris est gris. Vert-de gris, en fait – et chacun grimace sous cape, dans l’espoir déjà si souvent déçu cet été d’un débarquement-Arlésienne, qui ne libérera sans doute pas la France aussi vite qu’elle est tombée, quand il viendra enfin. Du coup, le quotidien garde le dessus des préoccupations des Parisiens : nourriture, toit, médicaments parfois. Charbon aussi – il faut prévoir un nouvel hiver de privations (2).
Claudel, dans le fond, est un pragmatique. Il se tient à l’écart des plus grandes discussions politiques, accueillant avec une indifférence camouflée en réserve les nouvelles de victoires imminentes. A “Je suis partout”, on en est persuadé : bientôt, les Anglo-Saxons feront la paix et l’Allemagne se tournera franchement vers l’est pour défendre l’Europe contre l’hydre bolchévique. Mais Christian s’en fout – c’est le charbon qui l’intéresse. Afin que sa comtesse désargentée n’ait plus froid aux jambes. Mais Claudel n’est pas venu parler chauffage – on l’a convoqué.

– Je ne suis aucunement là pour faire votre procès, Monsieur Claudel. Mais il arrive qu’on s’interroge : êtes-vous bien intégré à la ligne éditoriale de notre journal ? Votre plume n’est pas dépourvue de talent. Ce n’est pas cela qui est en cause. Non – on a plus des doutes sur le contenu.
Lesca a bien appuyé sur ce dernier mot, avec la finesse d’un boucher en gros découpant un bœuf à La Villette. Enfin, quand il y avait encore des bœufs à La Villette !
La réponse ne se fait pas attendre.

– Vous me rassurez ! J’ai cru que vous alliez me punir à cause de ma grammaire ou de ma syntaxe.
Ce qui ne manque pas de faire immédiatement réagir Cousteau, parfait chien de garde de la ligne maison.
– Tu vois, Claudel, c’est ce ton sarcastique qui commence à m’agacer et finira par te porter préjudice, à la fin !
– Vous ironisez, Monsieur Claudel, mais vous pourriez tout de même avoir des problèmes.
– Tu nous as emmerdés l’an dernier avec l’histoire d’Harry Baur. Depuis, on t’a à l’œil. On peut pas dire que tu te sentes concerné par le problème juif ! Ni par la reconquête de l’Empire. Du coup, eh bien, on se pose des questions…
– Finalement, Baur n’était pas juif, non ? Donc j’avais raison de pas m’acharner sur lui. Et pour l’heure, je pense que les combats n’ont pas lieu dans l’Empire, mais en Italie ou en Ukraine. Et quoi que racontent les Allemands, je ne suis pas persuadé que ça se passe si bien que ça pour eux…
– Tu vois, tu manques de foi !
– Dans ces conditions, si vous souhaitez me renvoyer…
– Allons ! Nous n’en sommes pas là ! Mais… Une plus grande implication dans la politique du Nouvel Etat Français…
– Un peu plus de soutien à notre Président [du Conseil] Doriot…
– Et on serait… rassurés.
– Voilà, rassurés.
Et sur ce, Pierre-Antoine Cousteau porte l’estocade. Après la feuille du boucher de La Villette, le surin de l’apache de Clignancourt.
– C’est peut-être le monde du spectacle qui te perturbe ? Fréquenter Guitry, Arletty, Coco Chanel, ça t’emballe et t’en oublies l’essentiel ?… Ou c’est ta petite Russe Blanche, la chanteuse ? Ah ! J’ai touché un point sensible, on dirait. »

Notes
1- Frère aîné de l'océanographe Jacques-Yves Cousteau – les meilleures familles ont leurs canards boiteux, on ne le dira jamais assez !
2- Cependant, manque de charbon et manque d’essence : l’air de Paris est alors relativement sain. Comme le foie des Parisiens, qui bénéficie du manque d’alcool !


On y croyait, pourtant…
4 septembre 1943, Paris
– « La voiture noire soigneusement briquée accélère au niveau de la bouche du métro “Bonne Nouvelle” et passe en grondant devant un grand immeuble sur lequel flotte un drapeau à croix gammée. Elle frôle et dépasse Claudel, qui pressait pourtant le pas sur le trottoir du boulevard Poissonnière, avant de s’arrêter quelques mètres devant lui. Un homme aux cheveux crépus portant un complet ostensiblement négligé en émerge par la portière arrière gauche. Claudel le connait : c’est Henri Fefeu, habitué de la Rue Lauriston et tueur notoire.
– Salut Claudel. Monsieur Pierre voudrait te voir. On va faire une balade en voiture.
Pas le choix. Il suit. Le conducteur, un type jeune, un gamin qui n’a peut-être même pas l’âge du Permis, a l’air très fier de piloter une aussi belle voiture. Sur le siège arrière, à droite, un autre gars que Claudel ne connait pas et qui garde un œil sur ce qui se passe dehors, la main sous le veston – on n’est jamais trop prudent. Fefeu fait asseoir Claudel à l’arrière et ce dernier se retrouve coincé entre lui et l’autre porte-flingue… Mais Fefeu est plutôt aimable ce matin : « Ah, fais pas cette tronche ! C’est une invitation amicale. ». Sur quoi son comparse ajoute : « Et tu peux nous croire, c’est pas le cas pour la plupart de ceux qu’on ramasse. »
Puis la voiture redémarre en trombe, sans égard pour le flic posté au carrefour du boulevard Montmartre, qui manque de se faire aplatir. Les rues défilent vite, le chauffeur ne tenant aucun compte d’éventuelles priorités dont pourraient bénéficier d’autres véhicules. Direction les Champs-Élysées, puis l’Arc de Triomphe et les beaux quartiers. Si c’est Bonny, ça ira. Enfin, c’est ce que se dit Claudel. D’ailleurs, en y repensant, c’est un peu comme ça qu’ils s’étaient rencontrés.
………………………
C’était à peu près un an plus tôt, en 42, au “Petit chapiteau”, le tripot de l’hôtel Montana, deux étages sous les chambres occupées (doublement) par les invités allemands de la maison. Très pratique – Robert Moura et De la Palmira s’étaient associés pour cette affaire. Bien sûr, la Carlingue fournissait l’alcool, ramenait les clients et garantissait sa protection. Et puis, on y buvait à l’œil. Autant dire que c’était très couru…
Svetlana était là, toute pimpante, sa chevelure noire tombant sur ses épaules nues, dans la lumière du projecteur, à chanter d’une voix théâtrale un de ces airs à la mode :
« Comment ne pas perdre la tête, serrée dans des bras audacieux, Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour, quand ils sont dits avec les yeux… ». En y réfléchissant, on dirait un peu la Piaf des débuts. C’est sûrement voulu – la vraie Piaf est en tournée aux Amériques, afin de collecter de l’argent pour l’impécunieuse France Combattante.
Et Claudel est là, occupé à la regarder, sans même un verre à la main – les consommations coûtent cher et il est venu par amour, pas par soif. Il est là, planté comme un con, à l’attendre parmi les rigolards, les gigolos, les porte-flingue et les vieilles encanaillées.
« Moi qui l’aimais tant, je le trouvais le plus beau de Saint-Jean… ».
Objectivement, il s’embête un peu. Enfin, jusqu’à ce qu’une coupe apparaisse sous son nez.
« Champagne. De ma réserve personnelle. Du vrai, vous pouvez me croire. »
Le type qui lui propose si élégamment ces bulles, c’est le seul de l’assistance en uniforme SS. Une tenue bien pratique pour passer les barrages, et plus encore durant le couvre-feu.
– Monsieur Pierre. Que me vaut le plaisir ?
– Mon ami Maillebuau, ici présent, voudrait savoir si la souris qui chante sur scène, c’est bien votre… Ah !
– Sa régulière.
– Merci, Paul. Votre régulière.
– Heu… Oui, c’est exact.
Le policier défroqué émet un grognement maussade et repart se servir au bar.
– Ne vous inquiétez pas. Elle ne l’intéresse pas vraiment. Et elle ne m’intéresse pas non plus, les Russes Blancs, j’ai déjà donné avec l’affaire de l’autre escroc. Bien. Monsieur Claudel, je me suis laissé dire que vous travailliez à “Je suis Partout”, pour la rubrique culturelle. Le théâtre, le cinéma, ce genre de choses…
– Vous êtes bien renseigné, je dois l’avouer,
– C’est mon métier de tout savoir. Mais malheureusement, ce n’est pas encore tout à fait le cas. Vous le savez peut-être, mes hommes font un métier difficile et parfois, ils se sentent seuls. Ils auraient besoin de distractions. Vous avez certainement les numéros de téléphone de certaines personnes, actrices, comédiennes, chanteuses… avec qui on pourrait organiser quelques soirées agréables. Vous voyez le genre…
– Je vois tout à fait. J’ai effectivement ce privilège.
– Eh bien voilà. Nous pouvons nous arranger. Vous trouvez quelques demoiselles qui aimeraient fréquenter ces lieux. Et moi, je m’assure que votre Dame poursuive une belle carrière… tandis que mon ami Paul fait en sorte que s’il se trouve un importun pour tourner autour de votre… souris, le taquin comprenne assez vite l’étendue de son erreur. Bien sûr, vos consommations dans cet honorable établissement seront sur le compte de la maison ! Qu’en dites-vous ?
– Heu… J’en dit que je suis d’accord.
– Ah ! Je savais que vous étiez un homme intelligent.
………………………
Sur ce souvenir qui s’efface, la voiture dérape un dernier virage et ralentit en arrivant au 93 de la rue Lauriston. »


Mais ça ne s’arrange pas
4 septembre 1943, Paris
– « S’il était une chose qui ne changeait pas en France, c’était la picole.
– Allez, on s’en reboit un petit.
En plus, c’était Monsieur Pierre qui servait. Alors, comment refuser ? Et pour plus de convivialité, c’était même lui qui allumait les cigarettes – vieux truc de flic pour gagner la confiance de la cible.
– On ne peut pas dire que vous ayez fait forte impression à votre direction. Et vous n’avez visiblement pas beaucoup d’admirateurs dans l’équipe. Du coup, voilà que mes services reçoivent un message me demandant, je cite, de vous tenir à l’œil. Des fois que vous soyez un gaulliste infiltré ou un sympathisant bolchevique. Heureusement que je lis toutes les dépêches !
La cigarette tourne en fumée au-dessus du bureau.
– Depuis le temps que nous nous connaissons, je crois que nous pouvons nous montrer sincères, Claudel. Soyons francs : je n’ai pas que ça à faire. J’ai déjà les Allemands sur le dos, ça me suffit. Et puis vous êtes réglo, comme on dit. Vous avez rempli votre part du contrat. Alors disons que je n’ai rien reçu. Mais à votre place, je ferais attention. Ils ne lâcheront pas l’affaire comme ça. Alors, mon conseil : faites-leur plaisir, écrivez-leur un article mitonné aux petits oignons qui raconte ce qu’ils veulent lire.
– Ils m’en veulent parce que je n’ai pas chargé Harry Baur quand on l’accusait d’être Juif. Je leur ai proposé de me virer, ça n’a pas eu l’air de les intéresser. J’ai besoin de ce travail, mais au pire je leur collerai ma démission. Ils n’ont rien contre moi ! Je ne leur servirai pas de bouc émissaire.
– Bien bien. Rentrez chez vous voir votre souris. Le petit Jean va vous raccompagner. Luchaire doit venir à une soirée que j’organise. Je verrai ce qu’il en pense.

On se serre la main, on prend congé. Il a toujours son bel uniforme noir. »


Non, ça ne s’arrange vraiment pas
5 septembre 1943, Paris
– « La soirée de la veille avait été difficile pour Claudel. En rentrant, il s’était surpris à raser les murs. Et à détailler ses voisins, chose qu’il ne faisait jamais jusqu’alors.
Tiens, elle est nouvelle celle-là. Le même regard bizarre et inquiet que ceux qui doutent de lui au journal. Elle est brune, des yeux vairons. Une moucharde ? Aucune idée – mais de toute façon, il faut aller turbiner. Ne pas laisser le champ libre à ceux qui exigent un engagement total pour le Reich. Et en revenant du boulot, une berline bien connue, toujours aussi noire et aussi lustrée, l’avait ramassé.
– Désolé de vous avoir récupéré comme ça, mais j’ai une soirée de prévue, et je devais vous voir rapidement. Ah, ne faites pas cette tête. Vous pensez qu’on va vous coller une balle dans la nuque au milieu du bois de Vincennes ?
– J’avoue que cette idée m’a traversé l’esprit.
– Ça peut s’arranger si tu veux, Claudel !
– La ferme, Loutrel. Et toi Jean, regarde devant. Claudel est mon invité, nous avons à causer.

La voiture freine et s’arrête place de l’Hôtel de Ville.
– Commencent à m’emmerder avec leurs barrages, les Boches, M’sieur Bonny ! râle le jeune conducteur.
– Silence. Bref, Claudel, vous êtes mal barré, comme on dit. En parlant à qui de droit, j’ai eu le sentiment que votre cas était déjà réglé. Je crains qu’ils ne souhaitent faire un exemple avec vous. C’est qu’ils veulent du personnel très impliqué ! Oui, Ausweiss, voilà.
La vitre se referme à grand renfort de manivelle.
– Connard… Donc, je vous préviens avant qu’on nous oblige à aller vous chercher. Un conseil : foutez le camp. Partez au soleil, le plus loin possible. Ou mieux encore, tiens – le Feldgrau vous irait bien. Engagez-vous dans la SS, ils n’iront pas vous y chercher !
Sur ce, la voiture de Bonny stoppe brièvement dans le XVIIIe, pour le déposer après cet ultime trajet amical. Immobile, elle ronronne un instant, puis accélère et s’éloigne pour disparaitre dans la nuit.
………
Svetlana, bien sûr, avait son idée sur la question.
– Il faut qu’on parte. On devrait essayer de passer en Suisse. Ou en Espagne. De là, on partirait plus loin encore.
– Et ta carrière ?
– Quelle carrière ? Elle n’a pas commencé. Ici ou là, de toute façon ! Je chanterai ailleurs. Et toi tu écriras ailleurs aussi. Monsieur Pierre pourrait nous aider à partir…
– Je n’ai pas plus confiance en lui qu’en les autres. Quelque part, il est même pire qu’eux.
– Je pourrai vendre mes bijoux, alors…
– Je te l’interdis ! C’est tout ce qu’il te reste de ta famille !
– Alors qu’est-ce que tu vas faire ? Imagine qu’ils te fassent arrêter demain !
– Demain, je leur proposerai encore une fois de démissionner. S’ils acceptent, on verra ce qu’on fera. Il y a toujours une solution.
»
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 09:49    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui – vous aurez bien sûr reconnu la guest star qui joue un petit rôle dans certains épisodes. Cool
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

Précisons que tout ceci n'est qu'un teaser. On verra CLaudel beaucoup plus longuement à la fin ... hé bien à la fin de tout en fait. De sa propre personne jusqu'à celle de la FTL en Europe.
Ca fait bizarre d'écrire ca.
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Le Chat



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 12:21    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore le fait que l'épaisseur (dans tous les sens du terme) prise par la FTL-Universe autorise de plus en plus ce genre de chassé-croisé entre les Fabrice(s) que nous avons appris à connaître, à apprécier... ou à adorer détester ! Applause Applause Applause

En passant, j'imagine que toute l'auguste assemblée connaît l'exceptionnelle bédé "Il était une fois en France..." de Fabien Nury :

https://www.bedetheque.com/serie-16395-BD-Il-etait-une-fois-en-France.html
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John92



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 12:38    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à signaler
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Hendryk



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 13:51    Sujet du message: Répondre en citant

Partir, voilà un conseil avisé. Comme un joueur dont la chance a commencé à tourner, il faut savoir abandonner la partie avant d'y laisser sa chemise ou pire.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Visiblement ce personnage plait à Casus. Il a rajouté quelques finasseries de sa belle composition.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 18:35    Sujet du message: Répondre en citant

@ Le chat : évidemment. Et ca a servi lorsque jai écrit mes plus belles années. Mais, sachez ici que " Berlin sera notre tombeau" existe aussi.
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Monomaker



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 19:41    Sujet du message: Re: Itinéraire d’un romantique égaré (Christian Claudel) Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
On y croyait, pourtant…
4 septembre 1943, Paris
– « La voiture noire soigneusement briquée accélère au niveau de la bouche du métro “Bonne Nouvelle” et passe en grondant devant un grand immeuble sur lequel flotte un drapeau à croix gammée. Elle frôle et dépasse Claudel, qui pressait pourtant le pas sur le trottoir du boulevard Poissonnière, avant de s’arrêter quelques mètres devant lui. Un homme aux cheveux crépus portant un complet ostensiblement négligé en émerge par la portière arrière gauche. Claudel le connait : c’est Henri Fefeu, habitué de la Rue Lauriston et tueur notoire.
– Salut Claudel. Monsieur Pierre voudrait te voir. On va faire une balade en voiture.
Pas le choix. Il suit. Le conducteur, un type jeune, un gamin qui n’a peut-être même pas l’âge du Permis, a l’air très fier de piloter une aussi belle voiture.


Alors loin de moi l'idée de critiquer ce très sympathique texte, mais si le jeune type en question fait référence à un certain Jean Martin, il n'est sans doute pas très enthousiaste du fait de certaines affaires familiales en juillet 1943 de même qu'il ne serait même plus à Paris en septembre 1943.

Appendice Fabrice septembre 1943 :
Citation:
A partir de l’été 1943, nous n’avons pu retrouver aucune trace de Jean Martin. Aucune inscription à la Police Secrète d’Etat. Aucune mention dans les listes des réfractaires du SONEF qui furent exécutés, déportés ou tout simplement exclus.
Nos recherches nous permirent cependant de relever différentes rumeurs courant en France, en Allemagne ou en Pologne. Il y était question d’un Français, errant sans se soucier des combats en brandissant la photo écornée d’une jeune fille et en demandant partout de ses nouvelles. Il aurait visité des camps de concentration en se faisant passer pour un représentant du gouvernement Doriot !


Mais peut-être est-ce une toute autre personne ?
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"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 19:44    Sujet du message: Répondre en citant

C'est parfaitement compatible. La Carlingue se disloque avec le débarquement du 6 septembre - vers le 10/15 y a plus personne. C'est dans 'Nos plus belles années'. Or, l'été c'est jusqu'au 21 septembre.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 16, 2026 19:46    Sujet du message: Répondre en citant

Sinon, au pire, ca peut sans doute être décalé vers fin aout. La date n'est pas claire, délibérément.
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loic
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MessagePosté le: Ven Avr 17, 2026 08:23    Sujet du message: Répondre en citant

Contradiction ?

Citation:
Et puis, on y buvait à l’œil. Autant dire que c’était très couru…

Citation:
Et Claudel est là, occupé à la regarder, sans même un verre à la main – les consommations coûtent cher

_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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John92



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MessagePosté le: Ven Avr 17, 2026 08:55    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Contradiction ?

Citation:
Et puis, on y buvait à l’œil. Autant dire que c’était très couru…

Citation:
Et Claudel est là, occupé à la regarder, sans même un verre à la main – les consommations coûtent cher

Non Loic, ce n'est pas au même moment.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Avr 17, 2026 09:33    Sujet du message: Répondre en citant

Prix a la tête du client. J'ajouterai- on y buvait sans restrixtion.
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loic
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MessagePosté le: Ven Avr 17, 2026 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Ben pourtant, c'est dans le passage "un an plus tôt, en 42, au “Petit chapiteau”"
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