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Le Front Russe, Août 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:05    Sujet du message: Le Front Russe, Août 44 Répondre en citant

Devant l'immensité du Front Russe, Demo Dan a décidé de scinder ses récits en deux : Sud et Nord (il y aura sans doute des chapitres "à cheval"). Pour l'archivage, je fondrai les deux en un seul fichier.
Nous commençons en douceur par le 1er août - Front Russe Sud.
………
Par ailleurs, envoyer du renfort à Demo Dan est évidemment envisagé (par moi notamment, mais pas seulement). Mais changer de cheval (ou de cavalier) en pleine course, même pour une fraction du front, pose pas mal de problèmes, et la situation en août FTL sur ce front est particulièrement délicate à maîtriser et à diviser.
Mais j'y reviendrai quand une période de stabilité (relative) le permettra.

_________________
Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:10    Sujet du message: Répondre en citant

1er août
La Hongrie, coûte que coûte
Opération Györ-Nitra
Trouée de Šahy
– L’offensive soviétique se poursuit, en dépit des pertes et des difficultés – la météo notamment, dont la dégradation constante gêne fortement la 17e Armée Aérienne (Vladimir Sudets), qui ne peut plus guère peser sur l’action. L’infanterie soviétique n’en continue pas moins à se frayer pesamment un chemin derrière les salves de son artillerie, afin d’ouvrir la voie aux forces d’exploitation qui patientent à présent juste derrière.
Dans le secteur de Plášťovce, la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) saigne toujours plus la 385. Volksgrenadier (Eberhard von Schuckmann) – laquelle s’accroche obstinément à ses positions. Mais le simple poids du nombre et de l’acier (multiplié par une puissante motorisation (1) ) permet à la troupe de Tsvetaev de s’emparer de Rykynčice et de commencer à contourner la ligne allemande vers Hontianske Tesáre sans que la Wehrmacht puisse rien y faire. Elle lutte déjà pour garder sa ligne… Impossible de divertir des renforts de ce côté, sous peine d’être obligée de se replier jusqu’à Horné Semerovce, sans aucune certitude de pouvoir se rétablir ! En plus, Schuckmann va devoir se débrouiller seul – il ne peut compter sur aucune aide, avec tout ce qui se passe sur sa droite.
En effet, au même moment, dans les reliefs à l’est de Veľké Turovce, la 10e Armée (Vasily Popov) achève de disloquer le dispositif de la 205. Volksgrenadier (Ernst Biehler), laquelle commence à se fragmenter, au risque de disparaitre. La 78. Sturm-Division (Hans Traut) et le 311. StuG Abt (Hauptmann Karl-Ludwig von Schönau), qui doivent pourtant déjà garantir la liaison avec la 385. Volksgrenadier, tentent de parer cette menace, bien sûr – mais ils ne peuvent tout faire. Les pertes en vétérans subies en 1943 ont été trop lourdes, les recompléments trop hâtifs… Le front chancelle du Pútnické miesto Medvedia jusqu’à quelques bois perdus, maintenant dangereusement proches de la plaine… Des unités paniquées fuient sans ordre, dévalant en courant sous la mitraille la pente des reliefs. Et le fait que la 5e Armée de Tsvetaev déborde par le nord n’arrange rien : un saillant très vulnérable est en formation.
En ces instants critiques, Bagramian comprend qu’il tient quelque chose et lance à son adjoint : « C’est l’heure ! ». Il sait bien que Popov, seul, sera incapable de percer – c’est pourquoi il ordonne à la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) de se jeter en avant, au risque de provoquer quelque confusion dans ses propres troupes, certes, mais aggravant irrésistiblement le déséquilibre des lignes allemandes. La 78. SD doit se retirer vers Tupá avant d’être enveloppée, ses sapeurs chevauchant une fois encore les engins du 311. StuG Abt.
Plus bas, dans la trouée de Šahy, la SS-Panzergrenadier Brigade Horst-Wessel (Oberführer August Trabandt) et la 178. PanzerGrenadier Division Tatra (Friedrich-Wilhelm von Loeper), supposées jouer les pompiers, sont dépassées par l’offensive de Popov puis de Moskalenko, alors que, sur la droite, la 223. Volksgrenadier (Friedrich Fangohr) montre d’inquiétants signes de faiblesses.
En fin d’après-midi, l’engagement de la 59e Armée (Ivan Korovnikov) parachève l’effondrement – toute la ligne allemande doit se retirer vers les boucles de l’Ipeľ avant d’être renversée. En soi, ce n’est jamais que 6 kilomètres de perdus – mais ces six kilomètres sont tout ce qu’il y avait avant le Hron puis la plaine danubienne (tous considèrent négligeables les collines de Demandice). Les chasseurs de chars du 654. schw. PzJ Abt (Major Karl-Heinz Noak), seuls capables de lutter contre les T-34, tiennent péniblement les Rouges à distance, sans espoir de les arrêter vraiment.
La porte parait donc forcée. Les Soviétiques commencent à rapprocher du champ de bataille la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko), afin qu’elle fonce en direction de Sikenica – une manœuvre brillante qui achèvera d’écarter les défenseurs de l’axe de progression soviétique en les rabattant vers le nord.
Pour Ivan Bagramian, c’est enfin le commencement de quelque chose. Certes, il y a eu de la casse – et c’est infiniment regrettable, au moins autant humainement que pour la suite des opérations – mais désormais, toutes les premières lignes progressent !
Pourtant, du point de vue allemand, en dépit de ce revers, on ne s’inquiète pas… trop. Les panzers arrivent ! Le mauvais temps, complice, favorisera évidemment la fameuse Deutsch Teknologie, tandis que le Renard garde confiance en sa science manœuvrière. Pour Rommel, tout devrait pouvoir s’arranger – en tout cas, l’OB Donau a encore toutes ses chances.
Et de fait, pendant que le 4e Corps Blindé (Mikhail Fomichkov) traverse l’Ipel’ sur les ponts mis en place à Šahy par ses sapeurs – direction Perőcsény et Ipeľský Sokolec – l’Armee-Abteilung Ungarn (Rudolf Koch-Erpach) et la 12. SS-Grenadier Galizien (Fritz Freitag) dépassent Demandice pour se porter vers Sazdice, soit sur le flanc de Kravchenko. Celui-ci est couvert par le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev), lequel se trouve en terrain dégagé face à des Allemands qui vont surgir des bois. Une situation défavorable, c’est vrai. Mais il est tout aussi vrai que cette menace ne pèse qu’environ 60 panzers… Dès lors, les premiers engagements ne sont pas aussi favorables aux Allemands qu’espéré.

Plus si grand Reich
Nouvelle idée brillante
Adlerhost
– Dans la continuité de ses efforts pour mettre en ligne un peu tout le monde et (surtout) n’importe qui, le Reichsführer-SS Himmler tente d’approcher son Führer vénéré à propos de son projet d’armée russe au service du Reich. Cette fois, il lui soumet un rapport mettant « adroitement » en perspective l’importance du réservoir humain disponible chez les prisonniers russes, donc l’économie de sang allemand qu’on pourrait en tirer. Il est vrai que le second devient rare… Mais en ce qui concerne le “réservoir humain”, sa motivation comme sa santé (sans parler de son origine raciale supposée !) restent des sujets… à débattre.
Quoique, de toute manière, on n’ira pas jusqu’à discuter ces détails. Découvrant ce document pourtant barré du fameux “Streng Geheim” (Très secret), Hitler réagit violemment. Lui qui a consacré sa vie (et dépensé celle de beaucoup d’autres) à l’extermination des Slaves comme à la conquête de l’espace vital nécessaire à l’Allemagne, il ne va tout de même pas se ridiculiser en armant des singes ! C’est donc un refus – net, précis et catégorique.
Informé, Himmler ne pousse pas plus loin sa chance. Pas sans une figure de proue derrière qui s’abriter et sans un avis technique précis pour argumenter. De toute façon, il n’y a jamais vraiment cru ! A moins, bien sûr, que quelqu’un dans son cabinet lui prouve le contraire…

Guerre psychologique
Rancune
Hambourg
– Walther von Seydlitz-Kurzbach aurait peut-être dû réfléchir avant son adresse du 29 juillet appelant ses compatriotes à la désertion. Outre sa dégradation et sa condamnation à mort par contumace pour haute trahison – prévisibles… – le Reich décide de se venger sur sa famille. Son épouse, Ingeborg, est ainsi arrêtée et envoyée à Ravensbrück avec ses filles aînées, Mechtild et Dietlind (2). Les cadettes, Ingrid et Ute, jugées trop jeunes, sont confiées aux bons soins du foyer pour enfants de Borntal, pas loin du Mittelbau Dora.
Ce sera la seule conséquence notable du (point trop) fameux appel du 29 juillet. Dommage que ce soit des gens n’ayant rien demandé qui en paient le prix…



Hongrie soumise
Enfants soldats – Tactiques de combat
Briqueterie Bohn, dortoir du bataillon Vannay, Óbuda
« Un motocycliste me conduit à la briqueterie Bohn, dans Óbuda. Je me présente au lieutenant Kovács, qui me renvoie vers le sergent Lovass. Le sergent prend la peine de m’expliquer les tactiques vannistes de combat urbain.
– Deux hommes forment une paire, mais la plus petite unité tactique est une escouade de quatre hommes, basée sur le système Bácsi (3). Cela signifie que l’on assigne trois jeunes volontaires à un vétéran, ou “oncle”, qui sera personnellement responsable de leur entrainement et par suite de leur survie.
– En attaque comme en défense, une escouade se déplace en formation losange. L’homme de pointe est un jeune poids plume armé uniquement d’un pistolet et de grenades. Il est suivi à l’aile gauche et à l’aile droite de deux fusiliers, armés de pistolets-mitrailleurs. L’oncle forme l’arrière-garde, porteur d’un fusil de précision et d’un Panzerfaust lance-grenades [sic].
– L’homme de pointe est le premier à entrer dans un tunnel, une cave ou une pièce, à grimper à un paratonnerre ou à une gouttière pour atteindre le toit, avant de tirer les autres membres de l’escouade ainsi que leur matériel,
– En retraite, l’oncle sert d’arrière-garde à moins qu’il ne soit touché. S’il est blessé, deux jeunes doivent le tirer à l’abri et c’est l’homme de pointe qui assure l’arrière-garde,
– Sauf en cas de mission de reconnaissance, les raids sont menés par une demi-section de 16 hommes, agissant en quatre escouades disposées en losange. La dernière escouade de chaque demi-section porte une mitrailleuse MG-42 ou un mortier de 50 mm. S’il s’agit d’un mortier, chaque homme de la demi-section doit porter deux obus en complément de ses munitions. Si c’est une mitrailleuse, ils doivent porter des boîtes à bandes pleines de munitions. Chacune de ces boîtes pèse 13,5 kg !
– Lors de l’attaque d’un bâtiment à plusieurs niveaux, la première escouade sécurise le toit, la seconde pénètre dans la cave, la troisième s’assure du rez-de-chaussée, la dernière du second étage. Dans le cas d’un bâtiment à plus de deux niveaux ou fortement défendu, d’autres demi-sections seront déployées par vagues de 64 à 80 hommes – soit la force moyenne d’une compagnie.
………
Le parcours d’obstacle fait environ 200 mètres, soit la longueur d’un bloc. La première tâche est d’escalader l’une des grandes toitures SHED de la briqueterie, puis d’avancer en équilibre sur le bord, avant de descendre en rappel. La seconde épreuve consiste en en un gros tuyau de béton, à moitié inondé, qui doit être traversé en nageant comme un chien,
En sortant de ce tuyau, l’équipe est confrontée à la carcasse d’un T-34 et doit lancer une grenade dessus à une distance de 30 mètres, avant de courir le long du tank. Ensuite, l’oncle tire un coup de petit Panzerfaust [sic] sur un mur de briques situé à 50 mètres, les fusiliers devant abattre plusieurs cibles déplacées par de petites poulies telles des décors de théâtre,
Sur le chemin du retour, l’homme de pointe doit escalader le char, courir sur la tourelle, en sauter et prendre la position d’arrière-garde pendant que l’oncle, présumé blessé, sera tiré au travers du tunnel puis le long des SHED, jusqu’au point de départ.
Le sergent me laisse observer les escouades en compétition pour le meilleur temps. Les hommes reviennent trempés et couverts de boue. Ils vont immédiatement à la douche avant d’aller étendre leurs combinaisons Drillich dans le local de séchage. De là, ils se rendent ensuite nus au sauna, et avant de mettre des vêtements propres, on leur traite les pieds au talc. En guise de chaussettes, on utilise des chiffons de laine nommés Kapca. Chaque homme a reçu une paire de botte de pompiers et une paire de chaussures de gymnastique, à mettre au dortoir comme au mess.
Dans l’après-midi, plusieurs demi-sections font encore la course au parcours d’obstacle. Les vagues partent à 17 minutes d’intervalles. Franchir tous les obstacles prend environ une demi-heure. Le second passage à la douche est suivi d’une instruction théorique, de l’entretien des armes et de l’inspection.
Au diner, l’équipe gagnante reçoit une bouteille de vin. Quartier libre, ensuite, pour écrire des lettres, etc. Extinction des feux à 21 heures. »

(Boy Soldier – Budapest 1944, par Ervin Iván Galántay, Militaria 2007)


Notes
1- Les publications germanophiles sur le conflit entre le Reich et l’URSS oublient systématiquement de mentionner la forte motorisation de l’Armée Rouge, qui avait pourtant impressionné même les Allemands de 1939. Évidemment, en août 1944, elle est très largement supérieure à celle de l’Ostheer – si les photos d’archives montrent d’immenses colonnes de fantassins à pied, c’est parce que les effectifs engagés sont considérables !
2- Ingeborg ne s’en sortira qu’en signant une déclaration condamnant sans ambiguïté son mari, accompagnée d’une lettre de divorce. Jugé signé sous la contrainte, ce document sera annulé après la guerre, mais les retrouvailles attendront la mort de Staline.
3- Oncle.


Dernière édition par Casus Frankie le Dim Nov 23, 2025 18:26; édité 2 fois
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:16    Sujet du message: Répondre en citant

On ne remerciera jamais assez Demo Dan du travail de titan qu'il a accompli pour FTL.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:31    Sujet du message: Répondre en citant

Visiblement, il en manque. Crying or Very sad
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Tyler



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:33    Sujet du message: Répondre en citant

Et du coup que devient Vlassov FTL ? Je crois que sa dernière mention était en Slovaquie au début de l'été.
Est ce que la mare et la pantalon vont le rattraper FTL?
Je pose la question vu qu'il est indirectement fait mention de lui dans le texte... Wink
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Wings



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:38    Sujet du message: Répondre en citant

Plášťovce = Palást
Rykynčice = Rakonca
Hontianske Tesáre = Teszér
Veľké Turovce = Nagytúr
Pútnické miesto Medvedia = Medve-Kut
Tupá = Kistompa
Demandice = Deménd
Sikenica = Peszektergenye
Šahy = Ipolyság
Ipeľský Sokolec = Sakáloš
Sazdice = Százd
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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 18:55    Sujet du message: Répondre en citant

Vlassov n'a jamais été capturé et se porte très bien à la tête de sa 1ère armée de choc. Cool
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste


Dernière édition par demolitiondan le Dim Nov 23, 2025 20:08; édité 1 fois
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Il est suivi à l’aile gauche et à l’aile droite de deux fusiliers, armés de pistolets-mitrailleurs.

A ce sujet, je vois que la Hongrie avait son propre modèle de mitraillette (Danuvia 43M) mais qu'il n'a pas été produit en très grande quantité. Quels autres modèles l'armée hongroise a-t-elle à sa disposition?
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loic
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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 19:15    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
pas loin du Mittelbau Dora

Peut-être plus simplement camp de concentration de Dora ?

Dans le texte en bleu, il y a des virgules qui terminent certaines phrases.
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ChtiJef



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 19:53    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:
pas loin du Mittelbau Dora

Peut-être plus simplement camp de concentration de Dora ?

En fait, c'est l'inverse : Dora-Mittelbau
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Nov 23, 2025 20:05    Sujet du message: Répondre en citant

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_World_War_II_weapons_of_Hungary
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John92



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MessagePosté le: Lun Nov 24, 2025 08:44    Sujet du message: Répondre en citant

1er août
La Hongrie, coûte que coûte
Opération Györ-Nitra
Trouée de Šahy

...
Mais le simple poids du nombre et de l’acier (multiplié par une puissante motorisation (1) ) permet à la troupe de Tsvetaev de s’emparer de Rykynčice et de commencer à contourner la ligne allemande vers Hontianske Tesáre sans que la Wehrmacht puisse rien y faire. Elle lutte déjà pour garder sa ligne (ses positions ?)
...
Celui-ci est couvert par le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev), lequel se trouve en terrain dégagé face à des Allemands qui vont surgir des bois. Une situation défavorable, c’est vrai. Mais il est tout aussi vrai que cette menace ne pèse qu’environ 60 panzers… Dès lors, les premiers engagements ne sont pas aussi favorables aux Allemands qu’espéré.
...
Hongrie soumise
Enfants soldats – Tactiques de combat
Briqueterie Bohn, dortoir du bataillon Vannay, Óbuda
« ...
La seconde épreuve consiste
en en (doublon ) un gros tuyau de béton, à moitié inondé, ...
...»

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Nov 24, 2025 10:01    Sujet du message: Répondre en citant

2 août
La Hongrie, coûte que coûte
Opération Györ-Nitra
Trouée de Šahy
– Les forces de l’Armee-Abteilung Ungarn (Rudolf Koch-Erpach) ont commencé à tomber sur le flanc de la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) bien avant minuit, avec l’ambition de trancher la tête de ce serpent rouge qui prétend sortir des montagnes. En théorie, les circonstances tactiques sont des plus favorables à la Wehrmacht : nuit claire, pluie allant en s’estompant, lune ascendante, forces concentrées sortant de reliefs boisés face à un adversaire dispersé en plaine. Est-ce à dire que la partie est jouée ? En d’autres temps, peut-être – mais les choses ont bien changé sur l’Ostfront. Le serpent rouge en question a les écailles solides et un corps… colossal. Vraiment immense. Il faudra beaucoup de force pour le trancher !
De Sazdice, les panzers attaquent vers Vyškovce nad Ipľom, au sud-est. Ils visent la route directe de Šahy, en profitant d’un lacet de l’Ipeľ qui leur offre un promontoire favorable. Autrefois, on aurait envoyé une division panzer plus au nord, à Hrkovce, afin de sécuriser le flanc. Mais l’état de la 17. Panzer (Karl-Friedrich von der Meden), de la 19. Panzer (Hans Källner) et du 560. schw. PzJ. Abt (Major Rudolf Markowz) est désormais tel que ces formations ne peuvent plus prétendre opérer individuellement avec efficacité. Koch-Erpach se contentera donc de se couvrir de ce côté avec la seule 12. SS-Grenadier Galizien (Fritz Freitag).
L’effort de l’Armee-Abteilung Ungarn porte ainsi sur le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev), lequel ne se trouve pas immédiatement en difficulté, mais perd tout de même une ou deux douzaines de T-34 sous les tirs de Nashorn, voire de Panther, qui les alignent à longue portée en progressant. Conformément aux instructions de son chef, Savelyev fait face à l’ennemi en direction du nord-ouest et transmet l’information au QG de la 5e Armée de Chars – donc au 16e Corps Blindé (Andrei Getman), lequel arrive juste derrière lui. La menace parait réelle, certes, mais point vraiment écrasante – Kravchenko en a vu d’autres, lui qui a toujours impressionné par son calme et son flegme (3). De fait, le Soviétique ne voit pas le problème – il est censé pousser vers Bratislava : qu’il affronte les réserves fascistes ici ou ailleurs ne change rien.
Bagramian ne risque pas de le contredire – surtout si cela permet aux autres de continuer en direction de Györ, par exemple le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev), lequel vient de s’engager dans la trouée de Šahy.
Le 16e Corps Blindé tourne donc ses chenilles plein est depuis Preseľany nad Ipľom et frappe droit vers Sazdice, soit peu ou prou à la jonction entre la 19. Panzer (Hans Källner) et la SS-Galizien. Pendant ce temps, Savelyev tient toujours occupé le gros des panzers vers Vyškovce nad Ipľom, tirant par-dessus l’Ipeľ, franchissant et refranchissant en un terrifiant ballet tactique un cours d’eau dont il est vrai qu’il est large mais peu profond (4). Pendant ce temps, le 4e Corps Blindé (Mikhail Fomichkov) menace de tourner carrément le champ de bataille vers Lontov. On le comprend, cette situation met vite Koch-Erpach en difficulté… Pourtant, il lui est impossible de lâcher prise – Erwin Rommel est sur le terrain et observe directement la situation, donnant d’ailleurs par-dessus son subordonné des instructions tactiques sans aucun doute valides, mais qui risquent à chaque fois de créer la confusion.
Finalement, dans la journée, l’évolution de la situation plus au nord va sortir Koch-Erbach de son embarras. La ligne de l’Ipeľ achève de craquer, sous une pluie redoublée qui rend la scène encore plus dramatique. Du nord au sud, la 205. Volksgrenadier (Ernst Biehler) continue de se désagréger, la 78. Sturm-Division (Hans Traut) et le 311. StuG Abt (Hauptmann Karl-Ludwig von Schönau) sont débordés, tandis que la SS-Panzergrenadier Brigade Horst-Wessel (August Trabandt) et la 178. PanzerGrenadier Tatra (Friedrich-Wilhelm von Loeper) – dont les Beutepanzers sont dépassés par les T-34/85 – fuient face à la pression conjuguée des troupes soviétiques.
Quant à la 385. Volksgrenadier (Eberhard von Schuckmann), menacée d’enveloppement puis d’extermination dans les décombres de feu la petite Plášťovce, elle est finalement obligée de se replier vers Horné Semerovce et Hokovce, ne serait-ce que pour maintenir une liaison avec la 94. Infanterie (Georg Pfeiffer), qui s’étire désespérément depuis Hontianske Nemce. Schuckmann n’a pas à rougir : ses hommes ont tenu tête, seuls ou presque, à la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) pendant quatre jours. Pour la 385. VG, cela n’a rien d’une contre-performance, même si c’était au prix de son propre sacrifice : la division s’est fait presque littéralement incinérer sur place… Sans doute précisément ce qu’on attend, ici comme ailleurs, des grenadiers du peuple en ce terrible été 1944.
En face, la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev), usée par cette lutte, parvient à peine à entrer dans Horné Semerovce ? La belle affaire : la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) frappe fort, prend le relais et atteint Dolné Semerovce, bousculant sans faire de quartier une Galizien déjà en difficulté en dépit du soutien dérisoire de la 223. Volksgrenadier (Friedrich Fangohr) comme de celui du 654. schw. PzJ Abt (Major Karl-Heinz Noak). La Wehrmacht est violemment repoussée, rejetée en direction des reliefs de Demandice.
L’Armee-Abteilung Ungarn ne peut donc que suivre ce mouvement, encore accentué par l’arrivée sur le champ de bataille des troupes de la 59e Armée (Ivan Korovnikov) – cependant, celles-ci se marchent un peu dessus et doivent, en sus, céder la priorité aux T-34. C’est d’ailleurs sans doute ce qui sauve les Allemands !
Ivan Bagramian est donc encore plus satisfait que la veille. Son intuition s’est avéré payante : la porte est irrémédiablement défoncée et il ne reste plus qu’à progresser, avec rigueur mais sans obstacle, jusqu’à Komárom et Nitra, pour commencer !
En face, le Renard des Balkans doit admettre qu’il n’a pas gagné. Mais il est loin d’avoir perdu. Il estime qu’il a au moins dévié l’effort ennemi en le forçant à l’affronter… Il ignore que, dans la nuit, le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) traverse en colonne Kemence, direction Vámosmikola. De là, il ne sera qu’à une vingtaine de kilomètre du Danube, du camp d’Esztergom… et des arrières du XXVII. ArmeeKorps (Paul Völckers), à Párkány. Völckers, qui est supposé défendre les boucles du Danube, commence justement à s’inquiéter !

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« Naturellement, la capitale hongroise n’allait pas nous faire le meilleur accueil ni la meilleure impression. C’est bien sûr une nouvelle guerre, pénible, froide et sale qui commence ici, faite de coups de main, d’actions de tireurs isolés et de cette foule de petites attentions mortelles qu’on fait à son adversaire personnel, un peu comme les élèves d’une classe se jouent des tours pendables derrière le dos du professeur.
A ceci près qu’ici, les conséquences sont autrement plus saignantes qu’une correction. Un tir de sniper, c’est un camarade trop confiant qui part. Un obus de mortier qui tombe sur une cantine mal camouflée, c’est le déjeuner qui change de couleur. Nous avons déjà perdu 11 des nôtres comme cela dans la section, depuis notre arrivée. Dur apprentissage, nécessaire sacrifice !
Heureusement, face à nous, tout le monde n’a plus foi en l’idéal fasciste. Il y a certes les montagnards et les Allemands de la 225e division, aisément reconnaissables à leur équipement (ou leur uniforme) tout à la fois récent, bien adapté et… très sale ou usé. Ceux-là sont peu nombreux – on les trouve dans les zones stratégiques à défendre en priorité. Mais partout ailleurs, et notamment dans les plus mauvais coins, ce sont des gendarmes, des réservistes, voire des étudiants mélangés avec des anciens. Leur moral est terriblement bas. Les camarades soviétiques installent des haut-parleurs pour leur faire prendre conscience de la Vérité et de l’absence d’issue à leur lutte.
Le lieutenant-commissaire Palariar :
« Ordre de ramener systématiquement les captifs vers l’arrière pour interrogatoire, compris ? ». Évidemment. Quelle autre idée pourrions-nous avoir ? »

(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)


Hongrie soumise
Enfants soldats – Pluie fraîche, douche froide
Briqueterie Bohn, dortoir du bataillon Vannay, Óbuda
« Lever à 6h00. Gymnastique suédoise sous la pluie. Petit-déjeuner : pains chauds, beurre, marmelade, café-chicorée.
Parade, discours d’encouragement par le lieutenant Kovács. Apparemment, une offensive allemande a commencé sur l’Oder et une grande action aurait fait courir les Yankees vers la Manche. Un second Dünnkirchen est possible, qui sera suivi d’un cessez-le-feu puis du transfert de l’ensemble des armées allemandes vers l’Est pour défaire les Soviets. D’ici là, nous devons persévérer (5) !
Dans la matinée, je subis une instruction particulière. J’ai de grandes difficultés à monter sur le toit, mais je me débrouille mieux à la grenade. Après le second parcours, je suis complétement épuisé.
Après-midi : mon premier parcours dans une escouade. Je manque me noyer dans le conduit inondé. Je suis trop faible pour traîner l’oncle “blessé”. Notre équipe fait le pire temps. Beau déjeuner : grosses portions de mouton, sauce Lecsó, patates.
Durant le cours théorique, nous apprenons à démonter et assembler diverses armes, dont des PPsh et des Tokarev soviétiques. J’excelle dans ce domaine et gagne une bouteille de vin. Du coup, mon équipe et moi-même nous réconcilions. »

(Boy Soldier – Budapest 1944, par Ervin Iván Galántay, Militaria 2007)


Hongrie “libérée”
Inventaire avant saisie
Debrecen
– A force d’insistance, de suppliques et d’évidente bonne volonté, le Magyar Kommunista Párt – ou plus exactement, il est important de le préciser, sa composante représentée par Mátyás Rákosi – obtient l’autorisation de rafler du personnel dans les rangs des multiples déserteurs rattrapés.
Il semble en effet que de tels transfuges infestent véritablement les arrières de l’Axe, puis tentent parfois de fuir vers la campagne, isolément ou par petits groupes, une fois la région conquise par l’Armée Rouge. Il s’agit le plus souvent de miliciens des unités KISKA, voire de réservistes terrifiés poussés vers la boucherie à coups de crosse… Bien sûr, la plupart du temps, ils sont capturés assez vite puis conduits dans un camp de prisonniers – mais pas toujours… Des instructions sont donc données dans un sens plus compréhensif, afin que les camarades hongrois puissent faire leur marché dans ce fatras.
En revanche, en ce qui concerne les unités constituées au-dessus de l’escouade, le NKVD (voire dit-on, Staline lui-même) a été intraitable : ces gens-là doivent partir en camp ! Mais c’est un début déjà encourageant.

Slovaquie “libérée”
Replâtrage
Zvolen –
Depuis qu’elle a été charitablement secourue par l’Armée Rouge, la 1ère Armée tchécoslovaque de Ján Golian continue de panser ses plaies, de reconstituer ses forces (voire de les constituer tout court…) et aussi de rafler à peu près tout ce qui traîne comme matériel plus ou moins militaire en Slovaquie dite libérée et que les Soviets n’ont pas déjà récupéré. Épaves de LT-40, Panzer III en panne, camions Opel abandonnés, carcasses d’avions abattus… absolument tout y passe. On essaie même de bricoler une vague chaîne pour armer des Tatra 57K – l’usine de base est certes à Kopřivnice, mais ce ne sont pas les châssis qui manquent, tant le véhicule a été apprécié par l’Occupant (6). Des expédients, des bricolages… mais il faut faire avec, car le complément promis par les Soviétiques tarde : les rares matériels livrés le sont à dose homéopathique.
Pourtant, il faut réussir à équiper au plus vite tous les hommes de l’armée : ils sont désormais 85 000 environ, depuis l’arrivée de la 1ère DI venue de Yougoslavie. Car Golian se doute bien qu’on lui demandera d’être présent à Bratislava, voire à Prague – et ce à n’importe quel prix militaire, pour un bénéfice purement politique. Surtout avec tout ce qui se passe plus au sud.


Notes
3- Son chef d’état-major, le major-général lvanovich Stromberg (grand théoricien, Docteur en sciences militaires) racontera plus tard : « Je n'ai jamais observé le commandant de l’armée confronté à un danger extrême sans être surpris par son sang-froid et sa philosophie sereine face à la mort. Il aimait à répéter : « Un lâche meurt mille fois, mais un héros vit après sa mort. ».
4- Rarement plus de 2 mètres, et les gués sont légion !
5- Persévérer : « Kitartás ! » – le salut Croix-Fléchées.
6- Un peu trop d’ailleurs… Le directeur technique de Tatra, Hans Ledwinka, inventeur autrichien attaché avant tout au progrès technique et responsable notamment de la Tatra 57K “Wehrmacht” (6 000 exemplaires) fera six ans de prison pour Collaboration avant de réussir à se faire expulser vers l’Autriche.
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loic
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MessagePosté le: Lun Nov 24, 2025 10:19    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Un second Dünkirchen est possible


Mais par ailleurs, comment dit-on/écrit-on Dunkerque en hongrois ?
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Nov 24, 2025 10:39    Sujet du message: Répondre en citant

Erwine étant bilingue (la haute de Budapest ...), c'est écrit comme ca dans son journal. Le reste du texte en hongrois a été traduit en francais, adapté par vos serviteurs. La présence d'un unique mot allemand dans cet ensemble a un sens dans le contexte, d'où notre choix de le conserver ainsi .
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