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Balkans et Italie, Août 44
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 08:21    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé d'une certaine irrégularité dans mes posts - ça devrait aller mieux cette semaine.

25 août
La campagne des Balkans
Guerre aérienne
Au-dessus des Balkans
– Ce matin, la 1ère Division aérienne (général Louis Valin) est très occupée. En vérité, c’est toute l’aviation grecque et yougoslave qui est de sortie ! Et en sus des frappes sur les lignes de communications croato-slovènes, ainsi que de l’appui – modeste mais réel – aux Partisans des monts Žumberak, Bucéphale et Griffon, Mitchell et Baltimore frappent les lignes de la 2. SS-GebirgsArmee entre Senj et Vojnić.
A défaut d’une Luftwaffe totalement absente, car requise dans le secteur du lac Balaton, la ZNDH tente une ébauche de sortie vers Oštarije avec quatre Dornier 17Z escortés par une Schwarm de Bf 109G. Les aviateurs sont tous volontaires pour ce qui s’apparente déjà à une mission-suicide. Mal leur en prend : les P-38 de la 82e EC, dépêchés en avant pour couvrir l’effort de leurs camarades, tombent sur la formation en cours de regroupement. Et leur chef, l’inénarrable commandant Miha Ostric, trouve ici avec satisfaction une nouvelle occasion de faire parler la poudre tout en faisant parler de lui. Avec deux ailiers (son n° 4 a eu un ennui de moteur), il saute sur l’escorte puis poursuit les bombardiers. Les Royalistes ont commencé avec l’avantage de l’altitude et le commandant Ostric revendique « un Fw 190 détruit », pendant que son n° 3 s’attribue le Do 17Z n° 0401 (de l’ancienne Légion croate). Ostric l’ignore, mais en réalité, il n’a pas vraiment abattu le Gustav du Vod Antun Pleše. Non – il l’a juste haché menu ! Le Bf 109, ou ce qui en reste, réussit à rentrer à sa base, certes, mais dans un tel état qu’on renonce même à tenter de le réparer.
Au milieu de la confusion, le Dornier du Str Dragutin Žauhar, prétendant fuir les chasseurs yougoslaves, s’esquive de son côté et va se poser… à Bihać. C’est une désertion évidemment programmée ! Activiste communiste de longue date et figure de la “cellule de défection” du Boj Ivan Cvenček, Žauhar s’était porté volontaire avec enthousiasme – se sachant surveillé par la police secrète du Poglavnik, il estimait à raison ses jours comptés. Néanmoins, son évasion improvisée manque de peu de lui être fatale – ses nouveaux camarades, faute d’avoir été prévenus à temps, décident d’abord de fusiller cet Oustachi volant ! Seul le témoignage dramatique et inopiné du major Matija Pretović – lui-même récemment « échappé des lignes fascistes » lui sauve la vie en lui évitant le peloton d’exécution.
Quoi qu’il en soit, c’est un bilan désastreux de plus pour la ZNDH… Et même si la pauvre tentative oustachie sera rapportée avec irritation par qui de droit à Belgrade, l’aviation alliée dispose – comme de coutume – d’une supériorité aérienne totale. Reste la Flak, qui endommage un Mitchell et abat un Bucéphale (pilote récupéré). Négligeable…
Au sol, le fantassin allemand – et son… disons homologue oustachi – souffre donc. Comme d’habitude. Enfin, par ici, le couvert des reliefs boisés limite un peu la casse !

Vollmond – Pas encore la curée, mais déjà l’hallali ?
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie)
– Le V. SS-Gebirgs-Armee-Korps (Georg Keppler) affecte ne pas être concerné à cette heure par ce qui se joue plus au sud. Il continue avec méthode de récurer le repaire titiste.
Au nord, la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) délaisse un instant la route de Poklek et le 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) pour déboucher vers le plateau de Noršić Selo. Il s’agit de séparer son adversaire de la veille du 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder) – Brandt ignore que ce dernier s’est déjà retiré sur des positions moins exposées. L’assaut des volontaires slovènes soutenus par la 1. Polizei-Panzer-Kompanie frappe l’aile droite d’Ambrožič – 31e Division “Slovène” (Stane Potocar, Boris Kreiger) et 32e Division “de Zagorje” (Izidor Štrok, Ivan Rabić). Celles-ci sont bien incapables de résister seules, mais elles bénéficient des renseignements et de l’appui fournis par l’aviation. En sus, Rajko Tanasković ne laisse pas l’ennemi frapper ses voisins sans réagir et s’efforce de les soutenir avec son aile gauche – mais la 18e Division “Slovène” (Rado Pehaček, Janez Hribar Tone Pogačnik) est malheureusement décimée ; elle a donc du mal à apporte une aide importante. Les bombes et les roquettes des Bucéphale qui pleuvent sur les forêts pèsent bien davantage ! Cependant, allez savoir pourquoi, le commandement allié préfère envoyer des Grecs appuyer les titistes, en dépit des risques de tirs “amis” issus de la différence de langue…
Malgré tout, la Karstjäger progresse et s’empare du plateau de Noršić Selo, même si elle s’avère incapable de menacer immédiatement Jarušje. Celle-ci est l’objectif de la SS-Freiwilligen Pzr-Gr Brigade Nederland (Helmut Scholz), laquelle tâche de percer dans les reliefs autour de Brezovac Žumberački, dans une mêlée sans merci. Il faut faire monter les réservistes de la Gendarmerie-Reserve-Kompanie Alpenland-3 (Mot). En face, la 13e Division “de Primorje-Gorski Kotar” (Veljko Kovacevic, Josip Skočilić) et la 30e Division “Slovène” (Albert Jakopič, Boris Kidrich) commencent hélas à craquer… Au point que les hommes des services et les policiers de l’OZNA font à présent le coup de feu. Car il faut avouer que, si les Partisans slovènes et croates résistent bravement, leur situation devient véritablement dramatique. Ce n’est pas la première fois que ce genre d’histoire se déroule sur un plateau perdu, où l’on attend désespérément une aide qui risque de venir trop tard…

Agreement – Union : diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie
– A 6h30, comme on pouvait s’y attendre et avec une rigueur toute britannique, l’artillerie grecque – entraînée sous la férule des spécialistes de Sa Majesté britannique – ouvre le feu sur les positions du 1er Corps croate (Johann Mickl), du XVIII. Gebirgs-Armee-Korps (Julius Ringel) et de la 173. ID (Franz Fehn), de l’OB Adriatique. Un corps croate, un corps allemand renforcé des débris d’un autre corps croate – défunt, et une division allemande : tout ça peut faire illusion sur la carte, mais ne représente pas la force d’un seul corps allemand de naguère.
L’attaque n’est pas vraiment une surprise. Les Allemands sentaient bien qu’il flottait dans l’air depuis quelque temps comme une odeur de poudre – d’ailleurs, les désertions oustachies semblaient encore plus nombreuses qu’auparavant. Mais comme toujours, ce n’est pas parce qu’on voit arriver une avalanche qu’on a les moyens de l’arrêter ou de l’esquiver…
A l’est du front – l’aile droite alliée – la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas) remonte de Slunj vers Krnjak par la route sinueuse et contrainte desservant Blagaj et Velunj. Un axe d’offensive si difficile qu’on pourrait se demander pourquoi les Alliés l’ont choisi. Mais les Grecs sont des montagnards entraînés et surtout – du fait justement de la difficulté du terrain – le secteur n’est gardé que par quelques médiocres unités croates, regroupées autour de la 2e DI Vrbaska (colonel Mirko Greguric). Cette troupe, déjà très abîmée, ne peut absolument pas tenir le choc – surtout que, devant les Grecs, les hommes et femmes du 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin) progressent vivement – leur unité est elle aussi bien usée, mais elle est autrement plus motivée ! Et comme, sur leur flanc, se trouvent aussi les repentis de la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić), qui ont hâte de montrer la force de leur conversion, l’ensemble de la ligne oustachie chancelle et se retire, voir part en déroute. Les résistances (il y en a…) sont vite réduites et les désertions, souvent par sections entières, se multiplient. Or, le seul renfort croate disponible dans le secteur se trouve être la 1ère Division de Montagne (Matija Čanić). Cette unité, que l’on qualifiera pudiquement de… passée, ne peut qu’accompagner la 2e DI dans sa fuite vers Veljun et improviser une ligne de recueil – ce, alors que l’on commence à peine ! Derrière, les Grecs auraient presque de la peine à suivre… Koča Popović, ravi, n’est pas long à ordonner au Groupement blindé Sud (Periša Grujić) de se porter en avant avec de l’infanterie chevauchant “à la soviétique” ses blindés d’origine pourtant occidentale (en majorité)… Puisque tout va bien et que, tout compte fait, on n’a pas besoin d’appui !
Vingt-cinq kilomètres de forêts boisées plus à l’ouest, c’est un peu différent. Au carrefour très stratégique (pour la région…) de Josipdol, la 13e DI (Charalambos Katsimitros) et l’aile droite du 4e Corps “Croate” (Ivan Gosnjak, Veeslav Holjevac) se cognent à la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen). Celle-ci est venue « renforcer » – suppléer serait sans doute un terme plus juste – la 369. ID Vražja divizija (Eduard Aldrian). Car la Division du Diable a tout de même perdu un peu de sa flamme ! Les deux divisions, quoique de qualité incertaine, résistent malgré tout. C’est aussi que Johann Mickl n’est pas loin, et il descend carrément sur le front haranguer les survivants de ses légionnaires, les houspiller si besoin, voire carrément les menacer.
Avant la nuit, la bataille n’est pas tranchée – mais les lignes fascistes sont déjà bien entamées. Les Partisans multiplient les tentatives de débordement par les bois, appuyés par de curieux engins joyeusement bricolés, mais qui font forte impression sur les Allemands. Par exemple, cette collection de châssis de M7 portant des mortiers, un Flak Vierling ou même un Pak 40 ! Ces canons automoteurs improvisés apportent un appui-feu mobile bienvenu aux titistes. Les défenseurs doivent appeler des renforts : la 264. ID (Otto Lüdecke) va venir de Vrbovsko.
Mais au même moment, à l’aile gauche de Gosnjak, la 8e Division Kordun (Vlado Cetkovic, Arthur Turkulin) et la 37e Division “du Sandzak” (Zarko Vidovic, Milo Jovicevic) tentent de déborder par Jasenak, mettant à profit leur légèreté proverbiale… Le flanc droit de l’Axe est essentiellement tenu par la 2e Division de Montagne (Antun Prohaska), pas franchement flamboyante malgré son rattachement au XVIII. GAK.
Enfin, non loin de l’Adriatique, la 5e DI (Georgios Stanotas) entame sans trop forcer les lignes du 173. Infanterie Rgt (Oberst Hans-Georg Schramm) de la 173. ID (Franz Fehn) dans la descente de Senjska Draga. Les Grecs ne prennent pas de risques inutiles : la 173. ID est sans doute ce que les Allemands ont de mieux dans le coin, et seul le 13e Corps d’Armée (Ljubo Vuckovic, Vasilije Smajević), encore assez vert, est sur place pour leur apporter un certain soutien.
Au soir, la situation de l’Axe n’a rien de catastrophique. Certes, à Blagaj, la 2e DI Vrbaska et la 2e Division de Montagne ont craqué, mais il faudra encore 30 kilomètres de très mauvaise route avant que les supplétifs de Wall Street et les Bolcheviques locaux débouchent vers Karlovac. D’ici là, on pourra trouver des renforts – et au pire, pour gagner du temps, on demandera à Gustav Fehn (XXII. GAK) de prêter la 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz)… En résumé, pour Walter Krüger, l’ennemi a attaqué là où il était relativement le plus fort – mais sans pouvoir faire quelque chose d’utile. Faut-il y voir le signe que les précédents combats dans la Save lui ont coûté bien plus cher que prévu ? Ou peut-être les prémisses d’un désengagement anglais du théâtre d’opérations ? Ce qui serait logique, hélas, vu ce qui se passe sur le Rhin.
De fait, le chef de la 2. SS-Gebirgs-Armee se retrouve confronté à une offensive dont le sens stratégique ne lui apparait pas encore clairement. Erwin Rommel, dont on connaît les intuitions, aurait peut-être un avis sur la question – malheureusement, il est retenu en Hongrie par une urgence rouge !
………
« “Bon, Markus, apparemment c’est pas pour nous !” Gaïos , notre lutteur, avait ses gros yeux d’enfants en me regardant avec le sourire soulagé de celui qui n’irait pas tout de suite au casse-pipe. Je ne lui en voulais pas – peu importe ce qu’écrivent aujourd’hui les gratte-papiers, personne n’est pressé d’aller se faire trouer la peau. Mais Delta n’était pas dupe !
– Patience, mon ami. On va y avoir droit, sinon ça vaudrait pas le coup de nous faire tout préparer à nous étourdir les cou…lles. De toute façon, on a déjà trop donné, autant en finir.
– Ouais, et on va boire leur sang !

Ça c’était Nikos. On était proche de son anniversaire de fiançailles avec Maria. »
(Markus Amynthe –  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)

Grappillages partisans
Chien lâché !
Ile de Krk
– La nuit est belle et la lune montante sur l’Adriatique. On voit passer au loin quelques dauphins, les timoniers auraient presque envie de pêcher au lamparo… mais ce n’est ni la plaisance ni la pêche qui conduit dans le secteur la flotte des Partisans. Celle-ci apporte dans ses cales et sur ses ponts l’équivalent d’un petit régiment qui doit aller libérer la dernière grande île aux mains des fascistes.
Avant l’aube, les titistes prennent donc pied à Baška, seul point de mouillage de la rive est, balayant la garnison du coin – une section ! Autant dire que l’affaire, ici, est déjà réglée.
A l’ouest et, malheureusement, une heure plus tard, un bataillon prend pied au sud de Punat, un petit havre de pêche au fond d’une belle rade fermée et non défendue (8), à moins de quatre kilomètres du port de Krk. Mais si Punat tombe, l’assaut brusqué qui suit en direction de Krk échoue, faute de coordination avec l’affaire de Baška, dont les défenseurs ont déjà sonné l’alarme. Alors, bien sûr, la très faible garnison de Krk ne risque pas de contre-attaquer seule – il lui faudrait pour cela des renforts de Malinska et Omišalj. Mais l’action risque d’être plus longue que prévu.

Note
8- Les Allemands n’ont plus guère de bateaux à cacher ; ils tiennent les points de débarquement potentiels d’unités importantes… et encore.
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 08:50    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Ce n’est pas la première fois que ce genre d’histoire se déroule sur un plateau perdu, où l’on attend désespérément une aide qui risque de venir trop tard…

Hélas... Crying or Very sad
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John92



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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 09:02    Sujet du message: Répondre en citant


25 août

Agreement – Union : diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie
– A 6h30, comme on pouvait s’y attendre et avec une rigueur toute britannique , l’artillerie grecque – entraînée sous la férule des spécialistes de Sa Majesté britannique – ouvre le feu sur les positions …

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loic
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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 16:37    Sujet du message: Répondre en citant

Répétition :
Citation:
une nouvelle occasion de faire parler la poudre tout en faisant parler de lui.

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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 16:42    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Répétition :
Citation:
une nouvelle occasion de faire parler la poudre tout en faisant parler de lui.

Euh... dans ce cas, je pense que cette répétition est une alitération, une manière de renforcer et lier le sens du texte à son expression.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Mai 31, 2026 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

Mais oui !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 06:24    Sujet du message: Répondre en citant

concernant la note 8, il faut y voir une conséquence de l'opération Walrus, quand les beaumont, beaufighter et autres banshee du front italien venaient quotidiennement "peigner" les cotes de l'adriatique au début 44 Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 08:09    Sujet du message: Répondre en citant

26 août
La campagne des Balkans
Guerre aérienne
Au-dessus des Balkans
– Les frappes de la 1ère Division aérienne se poursuivent avec impunité tout le long du front de l’opération Union. Faute du moindre chasseur croate, seuls quelques avions sont endommagés par la DCA. Mais il va falloir en finir…
………
Autour de Zagreb – Après sa mésaventure de la veille, la ZNDH décide de démontrer qu’elle existe encore, et tente d’organiser une sortie de grand style en mobilisant des effectifs suffisants pour peser – au moins un peu – sur le cours de la bataille. Malgré un pénible manque de renseignements sur la situation au sol et l’absence de toute coordination avec les forces terrestres, les ailes croates doivent se montrer !
Toutefois, cette noble ambition se heurte à plusieurs difficultés. Non seulement les effectifs ont fondu, mais encore les appareils restants sont dispersés sur une multitude de terrains secondaires (bien obligé, pour éviter de se faire massacrer !) tandis que le moral des équipages est dans les abysses : la plupart des navigants ont suffisamment de jugeote pour savoir ce qu’il en est de leurs chances de victoire et même de survie… En sus, si on ne manque pas de lubrifiants et même de carburant, on manque de pièces de rechange. Ce qui se traduit (c’est nouveau) par un accroissement notable du taux d’accidents pour la moindre sortie d’entraînement.
A moins que cet accroissement s’explique par le fait que le personnel au sol de la ZNDH, tout comme ses pilotes, cherche à survivre… Et une suspicion étouffante règne entre les alvéoles où sont réfugiés les avions. Le Str Ivan Baltić : « De mon point de vue, le plus gros problème restait la maintenance de nos machines. Les équipes au sol (mécaniciens, armuriers et autres) étaient devenues en grande partie hostiles au NDH. Soutenant désormais le nouveau régime installé à Belgrade, elles se livraient à toutes sortes de sabotages. Il est vrai qu’elles avaient acquis de l’expérience sur ce sujet, depuis le début de la guerre… En août, il y a eu au moins trois accidents, et je me souviens nettement de deux d’entre eux. Le premier, c’était le crash du poručnik Martin Korbelik, dont le Bf 109G s’est vautré au décollage sur le terrain de Lučko quand une de ses jambes de train s’est brisée ! Le piston, soi-disant – on a réparé l’appareil, mais Korbelik, blessé, n’a plus pu voler jusqu’à la fin de la guerre. Quant à Desimir Furtinović, une des roues de son 109 s’est carrément détachée après le décollage, tandis que l’autre jambe de train refusait de rentrer dans son logement. Eh bien, ne pouvant se poser sur le ventre, il a tenté et réussi un atterrissage parfait sur une roue – son chasseur n’a subi que des dommages légers ! »

Vollmond – Pas de doute, c’est l’hallali
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie)
– Pour les Partisans slovènes, cela sent de plus en plus le brûlé, et même le sapin brûlé. De fait, leur commandement commence vraiment à se demander s’il n’est pas préférable d’ordonner la dispersion – tous pour un, chacun pour soi, et tant pis pour le reste, on se reverra au défilé de Victoire ! Malheureusement, il est déjà un peu tard pour ça : les SS de la Prinz-Eugen et les cosaques campent désormais dans la plaine en contrebas – certes, ils sont au repos et en seconde ligne, mais l’expérience prouve qu’ils n’attendent sans doute que l’occasion d’une petite partie de chasse pour se détendre.
Il faut donc tenir ! Tenir et combattre jusqu’au dernier, en s’aidant du terrain, de l’appui de l’aviation grecque et du ravitaillement chichement distribué par les biplans de prise, voire par quelques Lysander de provenance incertaine (9). Les pilotes de ces avions n’hésitent d’ailleurs plus à tenter d’atterrir dans la moindre clairière vaguement praticable pour embarquer un blessé. Il n’y en a malheureusement pas beaucoup – des clairières ! Les blessés, par contre, sont plus communs.
Au nord, le 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) a bien compris le danger qui guettait les camarades du 9e Corps. Et il fait tout ce qu’il peut à partir de Poklek et des reliefs de Kostanjevec Podvrški pour ralentir la progression de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) et laisser le temps à Rajko Tanasković et Jože Brilej de se retirer. Mais le 9e Corps est décidément en grande difficulté, coincé entre la Karstjäger et la 1. Polizei-Panzer-Kompanie qui descendent du plateau de Noršić Selo, au nord, et la SS-Freiwilligen Pzr-Gr Brigade Nederland (Helmut Scholz), au sud. Les réserves engagées la veille s’avèrent très insuffisantes – Brezovac Žumberački tombe et les Partisans sont violemment repoussés au-delà du vallon de Jarušje vers Slapnica et Šipački Breg.
Il ne reste donc plus que 7 ou 8 kilomètres jusqu’au filet tendu par la SS Handschar, laquelle attend tranquillement en bas, telle Charybde après Scylla. Sept kilomètres de très mauvais terrain, certes. Mais, au fil des combats, les unités du 9e Corps, décimées, commencent à perdre toute cohérence, et leur chaîne de commandement craque. Un début de chaos s’installe… Il faut vraiment espérer que les camarades arrivent bientôt du sud, sinon, les titistes risquent bien de connaitre leur plus grande défaite depuis au moins un an !

Agreement – Union : diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie
– Au sud, les camarades de la 2e Armée AVNOJ font pourtant tout ce qu’ils peuvent… Et leurs alliés grecs aussi, à leur manière.
A l’est d’Union, la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas) avance toujours avec difficulté mais détermination en direction de Krnjak. Les Grecs sont ici précédés – c’est nouveau – par les engins du Groupement blindé Sud (Periša Grujić), qui devancent tout le monde avec de l’infanterie portée, pour l’essentiel fournie par la 35e Division Lika (Stanko Perhavec, Šime Balen). Et ça marche : les blindés partisans culbutent ce qui restait de la 2e DI Vrbaska, qui part carrément en déroute – son chef, le colonel Mirko Greguric, est porté disparu. Avec l’appui du reste du 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin) et de la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić) juste derrière, les Partisans s’essaient ainsi à une forme de Blitzkrieg (!)… pour s’emparer finalement du fameux carrefour de Krnjak en milieu d’après-midi, en dépit d’une intervention parfaitement futile de la 1ère Division de Montagne (Matija Čanić). Celle-ci, manquant (entre autres choses) d’équipements antichars, ne peut rien faire face aux bricolages titistes. Seul un M7 est incendié…
Cependant, en face, tout ce remue-ménage a attiré l’attention, et la 2. SS-Gebirgs-Armee envoie des renforts. La 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz), à l’est, arrive de Vojnić. La 162. ID (Ralph von Heygendorff), au nord, vient de Zagreb. Elles seront sur place respectivement cette nuit et demain soir. Et Walter Krüger leur a ajouté le Sonderkommando Dirlewanger, parti en avant pour jouer les trouble-fête.
La situation est beaucoup moins fluide dans le secteur de Josipdol, où la 13e DI (Charalambos Katsimitros) et le 4e Corps “Croate” (Ivan Gosnjak, Veeslav Holjevac) continuent d’affronter violemment – très violemment – la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen) et la 369. ID Vražja divizija (Eduard Aldrian). Celles-ci se voient même renforcées de la 264. ID (Otto Lüdecke), descendue de Vrbovsko… et pour l’heure, la ligne tient. Mais cela permet aussi aux Grecs d’attendrir les défenses et de démolir des Goths sans prendre trop de risques – puisque les partisans sont volontaires pour en prendre !
Cependant, comme de juste, les Oustachis donnent d’inquiétants signes de flottement. Par exemple, sur le flanc droit, dans le secteur de Jasenak, la 2e Division de Montagne (Antun Prohaska) s’avère incapable de retenir les voltigeurs (et voltigeuses) de la 8e Division Kordun (Vlado Cetkovic, Arthur Turkulin) et de la 37e Division “du Sandzak” (Zarko Vidovic, Milo Jovicevic). Ceux-ci, appuyés par quelques engins ad-hoc, parviennent à avancer vers le mont Klek. Le flanc allemand étant maintenant menacé, Julius Ringel se trouve obligé de faire intervenir sa 264. ID de façon fractionnée, alors qu’il aurait préféré l’engager d’un coup à Otok Oštarijski pour appuyer Lungerhausen avant que celui-ci ne soit submergé…
A l’est du carrefour de Josipdol, à Skradnik, la 369. ID Vražja divizija (Eduard Aldrian) tient toujours, péniblement et sans grande conviction… mais elle reste solidement tenue en ligne par les mains de fer de son chef et de Johan Mickl en personne. Pour Walter Krüger, c’est évidemment la preuve que la défense statique fonctionne bien ici et que toute cette opération alliée est d’une bêtise sans nom, sans doute destinée, pour les gens de la City, à faire tuer des Bolcheviques. Néanmoins, un coup du sort (semble-t-il) vient ternir sa satisfaction : dans la soirée, Johan Mickl, qui se dirigeait vers la gare d’Oštarije pour inspecter une position, reçoit une balle en pleine tête – un tireur isolé, assurément. A l’agonie, il est évacué vers l’hôpital de Zagreb, mais le pronostic est pis que réservé… Un augure bien inquiétant !
Cependant, du côté de Senjska Draga, le 173. Infanterie Rgt (Oberst Hans-Georg Schramm) tient toujours avec maîtrise tactique – mais aussi avec des pertes notables – contre la 5e DI (Georgios Stanotas) et le 13e Corps d’Armée (Ljubo Vuckovic, Vasilije Smajević). Il est vrai que ces deux formations ne sont guère motivées pour foncer, quoique pour des raisons fort différentes.
………
Entretien avec un Oustachi
« – Avec le démarrage de l’offensive alliée, il a fallu réviser tout à la fois notre dispositif et … nos relations avec autrui.
– Vous n’étiez pourtant pas directement concernés, je me trompe ?
– Vous vous trompez. Les Allemands ne discutaient plus stratégie avec nous depuis longtemps. Mais nous voyions bien à quel point leurs lignes étaient peu garnies, leurs camps vides, leurs convois espacés. Qui aurait pu croire que les Italiens allaient leur manquer ? Comme quoi ! Même un singe peut…
– Revenons au sujet, s’il vous plaît.
– Ah, ne soyez pas désagréable !… Enfin… On nous a ordonné de constituer des patrouilles mobiles, destinées à prendre le relais des unités allemandes défendant Sisak. Dans des secteurs supposés peu stratégiques. Dans les faits, des unités… sacrifiables, qu’on nous demandait de… hé bien, de sacrifier, c’était logique, et au bénéfice d’étrangers, en plus.
– Vous avez désigné des hommes en sachant qu’en cas de problème, ils ne reviendraient pas ?
– Comme bien des commandants ont dû le faire. J’ai donné suite. Quel choix avais-je ? Mais je crois que vous simplifiez la chose… Peut-être même que vous l’inversez, en fait. En tout cas, il y avait un besoin, et il y avait des volontaires. Il y avait même des imbéciles ! Comme le petit copain de Renata, qui criait partout qu’il y avait plein de choses qui brillaient dans notre camion ! Juste sous le nez des officiers allemands de Gerd Tobien. Il voulait se battre ? Parfait, je l’ai exaucé. »

(Robert Stan Pratsky, Dans la tête du monstre – Conversation avec un officier oustachi, Flammarion 1982)

Grappillages partisans
Chien lâché !
Ile de Krk
– Après leur tentative brusquée la veille, les Partisans de… disons de l’infanterie de marine de l’AVNOJ lancent un assaut en règle afin de s’emparer du port de Krk, encore tenu par une garnison allemande. Celle-ci, ridiculement faible, au milieu d’une population hostile et sans espoir de secours, n’insiste pas et se retire vers Vrh avant d’être encerclée. Là, elle pourra rejoindre les renforts descendus de Malinska.
L’Axe ne se fait aucune illusion ici – il n’a pas les moyens de tenir la grande île. Simplement, il cherche à faire payer sa prise le plus cher possible, voire à conserver le contrôle de sa pointe nord, du moins tant que ce sera pertinent. C’est qu’il lui faut couvrir les arrières de la 173. ID jusqu’à Fiume…

Forces spéciales alliées
Mosquito Lake
Fonyód (Hongrie occupée par les forces britanniques)
– Le lieutenant-colonel John “Jake” Richard Easonsmith a toujours aimé les grands espaces : le désert (un peu, pas longtemps – dommage !), la mer, les îles grecques autrefois. Du coup, il se sentirait presque à l’étroit sur ce « minable plan d’eau » – pourtant un des plus grands lacs d’Europe ! – infesté de moustiques, aux rives bordées de villas pompeuses et cerné d’unités Huns.
Cela dit, la modestie a aussi ses avantages. Ainsi, il se murmure que le chef aurait déjà emmené une section « de l’autre côté (10) », à Balatonederics, histoire de reconnaître quelques voies d’approche. Tout cela est si près ! Même si, évidemment, la rumeur est fausse – la preuve, la Danubian Strike Force vient à peine de recevoir ses vedettes. Et quant aux commandos qui exhibent quelques plaies et bosses, ce n’est rien : ils auront glissé en descendant dans une source d’eau chaude, voilà tout…


De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Bricage
Velika Ludina (vallée de la Save)
« “Avant l’honneur est l’humilité” disent les textes saints (11). J’avais tout loisir de méditer cette maxime tandis que le monde passait devant moi, sur le Rhin, le Danube, la Meuse et même – c’était nouveau – en Croatie. Décidément, ma carrière ici aurait été jusqu’au bout celle d’un nettoyeur de caniveaux. Bien sûr, le commandant Meyer était passé me voir, pour évoquer notamment quelques bons souvenirs de son Alsace, justement. Je lui trouvais l’air d’estimer avoir assez donné – la planque était bonne, et il avait fait son devoir autrefois. Lui peut-être, mais moi ? Mais nous ?
– Vous êtes dur, Capitaine, il y a de bons westerns. Je me rappelle un film où il éclate la bouteille de whisky planquée dans le pantalon de son sergent en gueulant “Et le bar est ouvert !”.
– Possible, possible. Bon maintenant, si vous me disiez pourquoi on nous fait réviser les niveaux de nos Gazelle tous les jours ?
– Pierre, vous n’êtes pas idiot. Si vous me posez cette question, c’est que vous connaissez déjà la réponse. Ça va venir… un jour.
– Un jour prochain ?
– Vous êtes pressé ?
– Pas vous ?
– De rentrer à la maison ? Si. Comme vous. Quoique… Je ne sais pas ce qui m’y attendra.
– Moi non plus. Mais je ne suis pas à ma place ici. La tradition française veut que…
– La tradition ? Le monde a changé, Pierre. La France a changé. Et elle va encore changer quand toute cette boucherie sera finie. Elle a eu lieu, elle s’achève – les gentils ont gagné, certes. Comme dans les westerns. Mais, écoutez mon conseil : ne croyez pas que tout reviendra comme avant, entre dimanche matin à la messe et sortie au parc Montsouris l’après-midi.
– Alors, à quoi bon ?
– Les gens qui n’y connaissent rien disent qu’on se bat pour quelque chose. C’est faux. On se bat contre quelque chose, ou quelqu’un. Contre l’ennemi, pour ne pas crever. Contre l’Allemand, pour ne pas devenir Allemand. Contre le nazi, pour avoir le droit d’engueuler son maire. Et puis… c’est ce qu’on tient qui compte.

Il considérait d’un air las son verre qu’il tenait de ses trois doigts.
– Vous voyez. En fait, logiquement, vous avez tort.
– Possible. Mais je connaissais un gars qui pensait comme vous. Ça ne lui a pas porté chance.
– Qui ça ?
– Le général Weygand. Il est mort sur la Loire avec des galons de colonel, et moi on m’a évacué d’Orléans in extremis. [Regard éloquent.] Va falloir un jour me prendre au sérieux, comme on dit. Bon, c’était bien de
rachter (12), mais faut que je file, j’ai à faire. Et vous aussi.
Il repartit, toujours appuyé sur sa canne. En le considérant, je me demandais ce que cet outil supportait le plus – un pied mutilé ? Ou le poids des ans ? Je n’eus pas le temps d’approfondir ces modestes considérations. Au parc matériel, on entendait Messaoudi d’assez loin…
– Achraf, espèce de mécanicien de souk, fais quelque chose de correct ou ne fais rien ! Achraf ! Notre royaume, il a fait des sultans, et puis il t’a fait toi ! La honte ! »


Notes
9- Pour certains d’entre eux au moins, des avions de liaison “oubliés” sur place par les unités françaises, polonaises ou tchèques à leur départ pour leurs patries respectives.
10- Beyond the Pale – selon un commando originaire d’Irlande… enfin, d’Ulster !
11- Proverbes, 15:33.
12- Expression alsacienne signifiant bavarder.
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Le Chat



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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 08:49    Sujet du message: Répondre en citant

Le Racoon m'a fait m'a matinée (heureusement, ça m'est arrivé durant une heure de perme) avec la dernière réplique de Messaoudi !!! Laughing Laughing Laughing

Dans mes mauvais jours, je pense que je pourrais la recycler :

"Casseburnéo ! La France a fait Pasteur, Jeanne d'Arc, Louise Michel, Claude Monet, Clémenceau, Jaurès, Marie Curie; et elle t'a fait toi ! La honte ! "
_________________
"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)


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John92



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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 09:36    Sujet du message: Répondre en citant

...
26 août
...
RAS
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
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Archibald



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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 13:17    Sujet du message: Répondre en citant

La hchouma avec un grand H.
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Juin 01, 2026 15:06    Sujet du message: Répondre en citant

Souvenir, en vérité, d'une partie en ligne avec un indien énervé face a un japonais quil jugeait indolent. Ce qui a donné cette saillie.

Citation:
ROTARY DO SOMETHING ! ROTARY YOUR COUNTRY MADE SAMURAIS THEN IT MADE YOU ! DEAL WITH IT !

_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Monomaker



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MessagePosté le: Mar Juin 02, 2026 00:40    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
25 août
La campagne des Balkans
[b]Agreement – Union : diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie

Certes, à Blagaj, la 2e DI Vrbaska et la 2e Division de Montagne ont craqué, mais il faudra encore 30 kilomètres de très mauvaise route avant que les supplétifs de Wall Street et les Bolcheviques locaux débouchent vers Karlovac.


1ère division de montagne si j'ai bien suivi
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"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juin 02, 2026 08:40    Sujet du message: Répondre en citant

27 août
La campagne des Balkans
Guerre aérienne
Au-dessus des Balkans
– Les agaceries oustachies de ces derniers jours doivent cesser. Pour s’en assurer, la 1ère Division aérienne du général Vallin lance une nouvelle série de raids sur tous les terrains repérés comme pouvant servir à la ZNDH. Mais la plupart tombent dans le vide – soit que les appareils aient été déplacés de longue date, soit qu’il ne s’agisse plus que de pièces de musée ou de leurres, voire carrément d’épaves.
Une frappe de quatre P-38G de la 82e EC Mišar, couverts par autant de NA-102 de la 80e EC Kolubara, lancée très tôt le matin contre l’aérodrome de Lučko (au sud de Zagreb), trouve toutefois quelques objectifs. Le St Valdimir Kreš, de la ZNDH, raconte cette mauvaise surprise matinale…
« A cette époque, Lučko était devenu la principale base allemande du NDH. Pleso était nettement plus petite. Et toutes deux étaient férocement défendues par de nombreuses pièces de Flak de petit calibre. Évidemment, nous autres Croates nous reposions beaucoup sur cette défense, ainsi que sur le système d’observation et d’alerte avancée allemand, qui avait montré une certaine efficacité après le fiasco du 7 mai. Mais ce système échoua tout autant que le nôtre quand des “diables à deux queues” serbes nous ont attaqués le 27 août à l’aube avec le soleil dans le dos, avant même que nous installions les appareils pour la journée. L’alerte était venue trop tard, la Flak elle-même n’a pas eu le temps de réagir.
Une dizaine
[sic] de chasseurs royalistes lâchèrent autant de bombes incendiaires. Au moins deux tombèrent sur une position couverte en bordure de l’aérodrome, où le personnel au sol préparait une douzaine d’appareils avant une sortie. La plupart de ces avions étaient des Bf 109 G, mais il y avait aussi deux MS 406 et même deux SM 79 tous juste livrés d’Italie ! Ils se trouvaient sur le tarmac, devant leurs abris. Les mécanos ont réussi à atteindre les tranchées à temps, avec juste quelques blessés. A ce moment, nous autres pilotes étions au centre de commandement, à 200 ou 300 mètres de nos machines, parquées, au sud-est de Lučko. Je venais de préparer le plan de vol avec le Satnik Bencetić et le Poručnik Simčič. Nous avons nous aussi sauté dans une tranchée aussi vite que possible.
Après le bombardement et le mitraillage qui a suivi, nous avons rejoint l’aire de parking. Essentiellement du fait des bombes, mais aussi en raison d’explosions secondaires, trois de nos Gustav et un Morane avaient été détruits. Deux autres 109, l’autre Morane et les deux SM 79 étaient plus ou moins endommagés. Ailleurs sur l’aérodrome, les retombées des projectiles de la Flak avaient légèrement atteint deux Fiat G50 et un Bf 108. Quant aux Allemands, de l’autre côté de l’aérodrome, ils avaient perdu deux Fw 190 en transit et plusieurs autres appareils avaient été touchés : deux autres Fw 190, un Junkers 188 ainsi que plusieurs He 126 d’entrainement ou d’appui au sol. Une chance que leurs avions aient attiré une bonne partie des projectiles serbes !
Alors que nous considérions les dommages infligés, le commandant allemand de l’aérodrome, le major Hermann Holtmann, est arrivé avec son escorte dans sa belle Steyr 1500 pour ordonner au Satnik Bencetić de dégager le plus vite possible les épaves et les appareils endommagés, car il craignait qu’un appareil de reconnaissance confirme le succès de l’attaque de ce matin, ce qui aurait encouragé une seconde passe… Ce fut vite fait : en deux heures, nos équipes avaient nettoyé la zone et déplacé tous les appareils, épaves ou non, dans une zone reculée et bien camouflée, ne laissant qu’un béton noirci par les flammes. Et effectivement, avant midi, un P-38 de reconnaissance vint survoler l’aérodrome. »

Dans un rare exemple de sous-évaluation par les attaquants des dégâts infligés, les Yougoslaves ne revendiqueront que deux Bf 109 et un Junkers 88 détruits, plus « deux monomoteurs inconnus probablement détruits ». Le tout en échange d’un P-38 très endommagé – le pilote pourra se parachuter au-dessus des lignes alliées sur la Save. Les Croates peuvent s’estimer relativement satisfaits. Et réfléchir toujours plus fort à la suite…

Vollmond – Pas de doute, c’est l’hallali
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie)
– Le 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder), toujours plus en difficulté, craint à présent d’être broyé entre la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) accompagnée de la 1. Polizei-Panzer-Kompanie – au nord – et la SS-Freiwilligen Pzr-Gr Brigade Nederland (Helmut Scholz) accompagnée de la 18. Polizei-Gebirgsjäger Rgt – au sud. Les positions (très improvisées !) de Slani Dol et Šipački Breg sont désormais franchement menacées. Bientôt ce sera Draganje Selo et la source de la Lipovačka Gradna, tout près de Samobor et des lignes de la SS-Handschar (Desirius Hampel). La coupure en deux du réduit slovène semble imminente…
Pour conjurer ce sort funeste, les camarades du 9e Corps ne maîtrisant visiblement plus rien, le 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) passe la journée à se glisser vers le sud sous les obus et les roquettes, cherchant à passer de Poklek vers Grdanjci – pour se porter au secours du 9e Corps dans le secteur de Smerovišće mais aussi pour s’ouvrir un passage vers un hypothétique salut. Cette manœuvre s’effectue en partie carrément dans la ligne de tir des Allemands et face aux plus grandes difficultés. Et derrière, il faut tout abandonner : matériel et blessés, dans des grottes qu’on espère bien camouflées…
C’est désormais évident : les monts Žumberak vont tomber. Après une lutte épique et glorieuse, mais ils vont tomber. Il n’y a plus qu’à tenter de s’échapper vers la sécurité, comme jadis en Bosnie face à l’opération Schwarze. Ces derniers temps, l’AVNOJ en avait un peu perdu l’habitude. Mais les vieux réflexes se retrouvent vite…

Agreement – Union : diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie
– L’arrivée de la 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz) à Krnjak – soit sur la droite de l’avancée du Groupement blindé Sud (Periša Grujić) – constitue une mauvaise surprise pour les blindés titistes. Ceux-ci, aventurés un peu gaillardement devant leur infanterie, font face à leur tour – comme bien d’autres avant eux – aux redoutables antichars allemands. Bien sûr, la pauvre division “à l’Edelweiss”, jadis si glorieuse, ne peut prétendre briser toute seule l’avance alliée. En tout cas, pas tout de suite, ni dispersée comme elle l’est. Son seul soutien, plus à l’est, est le Sonderkommando Dirlewanger, qui… fait semblant d’exister… Bien vite, l’arrivée de la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas) et du reste du 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin) permet donc de stabiliser le flanc des Alliés, lesquels peuvent repartir de l’avant. Les Partisans ont quand même perdu trois engins, dont deux précieux M7.
Pendant ce temps, la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić) affronte avec vigueur – il n’est pas trop tard ! – la 1ère Division de Montagne oustachie (Matija Čanić) dans le secteur de Ponorac, repoussant les Oustachis les plus obstinés le long de la Korana, vers Šćulac. Ce pénible effort est sans doute inutile. Au moins le flanc gauche est-il couvert, lui.
Les Partisans reprennent donc leur avance vers Karlovac, aiguillonnés par le désir de porter secours aux camarades slovènes. Malheureusement, ils ne vont pas bien loin… En effet, sitôt arrivés à Brezova Glava – autre carrefour le long de la Radonja, presque au confluent avec la Korana – la 35e Division Lika (Stanko Perhavec, Šime Balen), qui marche en tête, se heurte à la 162. ID (Ralph von Heygendorff), survenue entre temps ! Il faut une fois encore réduire les positions sous les roquettes, perdre du temps et des hommes… Décidément, la route de Karlovac est encore longue. Pourtant, les Partisans connaissent bien le coin ! Par exemple les ruines de la petite ville de Vojnić – en aval de la Radonja, autrefois un fort bastion du 4e Corps “Croate”, qui y avait même installé un hôpital. Mais ça, c’était avant (11)… La fenêtre de tir pour une percée paraît déjà se refermer – a-t-elle seulement jamais existé ?
Du côté du carrefour de Josipdol aussi, la situation reste coincée… quoiqu’en évolution sensible. L’arrivée de la 264. ID (Otto Lüdecke) sur le flanc droit, à Ogulin et Otok Oštarijski, n’a pas complètement résolu le… petit problème d’effectif de l’Axe. Et la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen) doit même se décaler vers l’est pour suppléer, avec quelques difficultés, à la défaillance désormais évidente de la 369. ID Vražja Divizija (Eduard Aldrian), qui vient de perdre son patron, le charismatique Johan Mickl. Quant à la 5e DI Bosanka (colonel Roman Domanic), accourue ici de l’arrière, elle ne sert à rien, soyons sérieux ! En face, la 13e DI grecque (Charalambos Katsimitros) et le 4e Corps “Croate” (Ivan Gosnjak, Veeslav Holjevac) continuent de pousser avec détermination sur un axe principal – Karlovac par Tounj – et un secondaire – Vrbovsko par Ogulin, en multipliant les prises de flanc par des éléments partisans, avec force appui d’aviation et d’artillerie… Les deux divisions allemandes, déjà pas franchement la fleur de la Wehrmacht, encaissent et commencent à reculer. Oh, petit à petit, certes ! Mais qui pourra les soutenir ?
Ce n’est pas la 173. ID (Franz Fehn) qui va voler à leur secours – elle doit déjà tenir Senjska Draga et en général couvrir Fiume contre la 5e DI grecque (Georgios Stanotas), le 13e Corps de l’AVNOJ (Ljubo Vuckovic, Vasilije Smajević)… voire tout ce qui peut venir de la mer ou des montagnes. L’Obergruppenführer Walter Krüger ne peut que se gratter sous sa casquette : si les bolcheviques enjuivés persistent, il va falloir rappeler Friedrich-Wilhelm Krüger et son III. SS-GAK bien plus tôt que prévu… Et comme un mauvais présage, Fiume appelle dans la nuit : le général Mickl vient de décéder (voir appendice 2).

Croatie mise au pas
Tangage
Palais du gouvernement (place Ban Jelačić, Zagreb)
– Les résultats parvenus à Zagreb de la bataille en cours dans le sud ont beau ne pas encore être exhaustifs, le général Slavko Štancer peut déjà informer son maître, Ante Pavelić, qu’ils ne sont pas très bons – en tout cas pas pour les forces croates ! Et surtout qu’il est absolument nécessaire d’envoyer des renforts dans le secteur de Karlovac. A défaut, seuls les Allemands assureront la défense de cette région… et l’on a déjà vu que leurs intérêts ne coïncidaient pas toujours parfaitement avec ceux des locaux.
Si Pavelić n’a aucune compétence militaire, il sait lire une carte. Perdre Karlovac, c’est ouvrir la route de Zagreb et de la Slovénie. Cela déclenchera plus que probablement l’évacuation des forces allemandes… donc la fin de son œuvre – la Croatie fasciste et indépendante – mais aussi (et surtout) sa fin personnelle ! Il lui faut encore gagner du temps. Il donne donc l’ordre à sa seule réserve valable, le Corps du Poglavnik (Ante Moškov), de partir pour Karlovac. Ce corps “d’élite” devra toutefois s’attacher à rester sur une prudente défensive : on risque d’avoir bientôt besoin de lui pour autre chose. De toute façon, ce ne sont pas les Allemands qui se plaindront – ils n’ont même rien demandé !

Grappillages partisans
Chien lâché !
Ile de Krk
– La prise du port de Krk – hélas, du port seulement – ne résout pas les difficultés de l’AVNOJ. La garnison allemande est certes inférieure en nombre, mais elle peut néanmoins faire durer le plaisir depuis ses redoutes d’Omišalj et Malinska. Sur la côte nord, celles-ci couvrent toujours les approches de Fiume – un secteur où les marines alliées répugnent à s’engager pour faire de l’appui-feu, de peur des mines et peut-être de possibles batteries côtières.
L’avance des titistes se poursuit malgré tout, au fil de coups de main et autres sanglants petits affrontements menés dans des lieux boisés paradisiaques. Vrh tombe, évacuée par l’Axe. Garica suit. Mais les Partisans sont dispersés et peinent à se rallier. Faute d’avoir emporté rapidement la décision, pour l’heure, le problème de Krk reste entier !

Forces de l’AVNOJ
Générosité internationaliste
Un aérodrome près de Banja Luka
– Le transfert des 20 MiG-3 si généreusement et si fraternellement offerts par l’Union soviétique à l’AVNOJ se poursuit, malgré quelques contingences matérielles comme le regrettable incident du 22 août, qui a fait tomber leur effectif à 18. Le problème, comme avec d’autres glorieux engins offerts par le Paradis des Travailleurs, c’est que ces merveilleuses machines sont fournies sans pièces de rechange ni mode d’emploi. Du coup, on compte déjà quatre avions cloués au sol pour de mesquines révisions. Un quart de l’effectif hors service, avant même la première mission ! A Moscou, le général Velimir Terzić s’en ouvre bien sûr à ses correspondants. C’est qu’on demandera bientôt à ces avions d’aller frapper l’ennemi – en être incapable ferait désordre, à coup sûr…

Note
11- Quasiment rasée lors des opérations de répression au début de 1943, la localité sera reconstruite pratiquement ex nihilo par le nouveau régime après la guerre, pour raisons politiques. Mais elle ne compte aujourd’hui qu’un peu moins de 8 000 habitants.


Dernière édition par Casus Frankie le Mar Juin 02, 2026 10:24; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar Juin 02, 2026 08:45    Sujet du message: Répondre en citant

Appendice 2
Un général autrichien au purgatoire en Croatie


« Johann Mikl (Mickl), 1893-1944, général allemand.
Né Mikl en Styrie (Autriche actuelle) d’un père fermier et d’une mère au foyer, l’homme a sans doute une ascendance slovène – il parle en effet slovène aussi bien qu’allemand (et hongrois, au titre de la Double Couronne !). Il fait son service comme cadet dans la Landwehr, à l’académie impériale de Vienne, avant d’être accepté à la prestigieuse Theresianische Militärakademie de Wiener Neustadt en 1911. A cette date, son physique – 1,92 m de muscles ! – fait déjà forte impression. Le 1er août 1914, il rejoint le 4e RI de Carinthie (22e DI, III. Korps) des prestigieuses troupes de montagne.
Johann Mikl commence le Premier Conflit mondial sur le front de Galicie. Blessé dès son premier engagement sur la Zolota Lypa, il est hospitalisé puis, pendant sa convalescence, devient instructeur jusqu’au 15 avril 1915. Il apprend à cette époque la mort de son frère jumeau Aloïs, tué à Lemberg, également en Galicie.
Il rejoint ensuite son régiment dans le secteur de Kolomyia, où son unité assure l’arrière-garde face à la poussée russe lors de la retraite sur le Prout. Il y récolte la Militärverdienstkreuz III. Klasse und Kriegsdekoration. Nommé Oberleutnant, il passe dans les Alpes Juliennes contre l’Italie, où sa 2. Kompanie enchaine les coups de main – dont la capture d’un piton de 2 208 m, le Cuklahöhe, point d’observation tenu par les Alpini et réputé imprenable. Il reçoit alors le Kaiserlicher Orden der Eisernen Krone de 3e classe puis descend en avril 1916 vers le Tyrol du Sud, pour participer à la vaste offensive qui repousse largement le Regio Esercito. Au Monte Cengio, il gagne la médaille militaire Pour le Mérite en bronze. Puis il retourne avec son unité en Galicie face à l’offensive Brusilov, laquelle menace de percer vers le Danube… avant un nouveau départ pour l’Italie, pour les 8e, 9e, 10e et 11e batailles de l’Izonso. A nouveau blessé (et décoré du Pour le Mérite en argent), Mickl se retrouve instructeur jusqu’en juillet 1917. Nommé chef d’une compagnie de mitrailleuses, il prend part à la bataille de Caporetto. Passant la Piave en tête d’un groupe d’assaut, il récolte un nouveau ruban pour son Pour le Mérite.
L’armistice le trouve à nouveau sur le front de Galicie, alors qu’il se préparait à retourner à l’académie de Vienne pour être nommé à un poste d’officier supérieur.
Quand il rentre dans sa Styrie, il constate que cette province est désormais divisée entre la nouvelle Autriche et la toute neuve Yougoslavie… mais que personne n’a véritablement tracé la frontière ! Devenu adjudant dans la milice de la Volksheer, Mikl fait le coup de feu face aux Slovènes pour libérer sa ville natale de Radkersburg, sans y parvenir… Pire, le gouvernement provisoire autrichien, refusant de cautionner ses actions, émet un mandat d’arrêt contre lui.
Radkersburg sera finalement attribuée à l’Autriche par le traité de Saint-Germain-en-Laye. Le Hauptmann Mikl intègre alors la nouvelle Bundesheer, au 11. Alpenjäger Rgt puis au 5e Btn Cycliste, où il se confronte (sans grande violence pour une fois…) aux Hongrois, lors du transfert du Burgenland.
En 1922, il change de patronyme pour un Mickl jugé plus germain. C’est à cette époque qu’il épouse la jeune Helene Zischka, qui lui donnera un fils unique, Manfred.
En 1923, il est major. En 1925, il passe à l’état-major général. En 1930, il est fait citoyen d’honneur de Radkersburg. En 1934, après 15 ans au 5e Btn Cycliste, il rejoint l’état-major de la 3. Brigade à Sankt Pölten. Il est promu Oberst en 1936, peu avant que son fils rejoigne l’académie militaire d’Enns.
Le 14 mars 1938, après l’Anschluss, l’Oberst Mickl est logiquement absorbé dans la nouvelle Wehrmacht, mais comme officier de terrain. Il passe à la II. Panzertruppenschule de Wünsdorf, puis rejoint le 42. Jagdpanzer Abteilung de la 2. Leichtedivision (Georg Stumme) à Gera en Thuringe.
C’est dans cette unité que Johann Mickl participe à la campagne de Pologne et notamment aux violents affrontements pour Kielce et Radom, puis jusqu’à Modlin sur la Vistule. Une fois encore, l’homme se distingue et récolte la Croix de Fer de 2e classe. La 2. Leichtedivision devient ensuite la 7. Panzer Division, qui va jouer un rôle majeur dans l’invasion de l’Europe de l’Ouest, sous le commandement d’un certain Rommel…
Confronté aux Matilda britanniques lors de la bataille d’Arras avec des 37 mm (inefficaces au point d’être surnommés Panzeranklopfgerät – heurtoirs de porte pour chars !), son 42. JPz Abt est submergé et connait une des rares défaites allemandes de l’époque, n’étant sauvé que par l’intervention des Stuka et d’une batterie de 88 mm. La campagne se poursuit ensuite pour Mickl jusqu’aux abords de la Méditerranée, où il redevient enfin Oberst et récolte la Croix de Fer de 1ère classe. Devenu chef du 7. Infanterie Rgt (toujours dans la 7. Panzer), l’homme passe la fin de l’année en garnison avant d’être rappelé en Allemagne pour former le nouveau 155. Infanterie Rgt. C’est avec ce régiment qu’il est engagé en Grèce, bien rapidement et dans les plus mauvaises conditions de terrain comme d’équipements. Cette fois, Mickl fait face aux goumiers marocains. Malgré cette opposition de valeur, il est à la tête du premier Kampfgruppe à entrer dans Athènes. Rommel le recommande alors pour la Croix de Chevalier. Cependant, blessé à la tête et à la main (ce qui ne l’avait pas empêché de commander !), il est de nouveau contraint de rentrer en Allemagne.
Toutes ses blessures l’empêchent de prendre part à Barbarossa. Après un passage dans la Führerreserve, au lieu d’être envoyé chercher la gloire ou la mort dans l’Est bolchevique, Johann Mickl est expédié au mois de mai 1942 en Croatie pour aider l’armée du nouvel état dans sa lutte anti-Partisans, d’abord comme commandant intérimaire d’unités allemandes ad-hoc, puis sous l’étiquette « conseiller technique ». Finalement, au premier semestre de 1943, considéré comme un expert de cette région « barbare », il doit mettre sur pied la 392. ID Plava Divizija, nouvelle unité de “légionnaires” croates, formée à l’allemande mais devant à terme opérer sous commandement oustachi. Cette gageure devrait évidemment n’être que temporaire, pour un homme qu’on affirme apte à commander une Panzerdivision ! Mais en pratique, du fait des défaillances déjà bien connues du NDH, le Generalmajor Johann Mickl – qui vient par ailleurs de recevoir la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne – va rester en place beaucoup plus longtemps que prévu.
En 1943, la 392. ID est une unité mixte, avec environ 2 500 Allemands – officiers, sous-officiers et spécialistes – encadrant 8 500 Croates, presque tous du rang. Sa formation n’étant toujours pas achevée en novembre, elle reste à l’écart de la campagne de Serbie et de l’opération Market-Garden, qui voit les Alliés rentrer dans Belgrade. Pendant ce temps, entre ponctions régulières au profit de la Wehrmacht et nécessités du théâtre – la lutte contre les Partisans – la 392. ID s’éloigne déjà de ses ambitions initiales, en moyens comme en expertise. Elle se trouve déployée au Monténégro face aux Franco-Gréco-Yougoslaves avec ses deux unités-sœurs, les 369. et 373. ID. Cependant, alors qu’il se voit sans doute repartir (enfin) vers d’autres contrées, Johann Mickl se trouve bombardé à la tête d’un corps d’armée… hélas, il s’agit du Kroatian Legion Armee Korps, et il est “conseiller” de son chef officiel, le notoirement incompétent Ivo Herenčić. Il a alors la charge des trois divisions de légionnaires, qui passent alors pour les meilleures troupes du NDH.
En 1944, après de pénibles règlements de compte en mars face au Corps de Volontaires Monténégrins de Pavle Đurišić – une affaire qui s’achèvera par le massacre d’anciens partenaires – le KLAK affronte, sans résultats décisifs, l’élite de l’armée titiste et notamment le 2e Corps “de Choc” de Peko Dapcevic. Puis, en avril 1944, il doit encaisser l’opération Veritable autour du lac Scutari. Cette fois, le fameux 2e Corps polonais du général Anders s’empare du mont Rumija et détruit le meilleur des unités de légionnaires oustachis.
N’ayant plus guère de goût à son affectation et méprisant ostensiblement ses hôtes si décevants, Johann Mickl demande alors sa mutation. Hélas, le 8 juin 1944, il est renvoyé à la 392. ID Plava Divizija, pour reformer cette troupe perdue au bord de l’Adriatique. Pour compléter cette malédiction, il reste conseiller d’Ivo Herenčić – et de plus en plus commandant effectif du KLAK.
C’est alors que se déclenche un nouveau coup de boutoir allié : l’opération Valuable. Elle verra la perte de la Dalmatie et la destruction quasi-totale des forces croates engagées, ravagées par les pertes et les désertions.
Bombardé à la tête du “nouveau” Ier Corps croate, le général Mickl est chargé de rebâtir une force présentable avec tout ce qui reste de troupes vaguement valables dans l’armée du NDH. Cette promotion empoisonnée le plonge dans une dépression qui s’aggrave, coincé qu’il est avec de trop rares Allemands – dont Eduard Aldrian, compagnon d’infortune – et surtout chargé de mener une bataille que ses hommes n’ont aucune envie de livrer. L’été 1944 voit en conséquence de nombreuses exécutions disciplinaires dans le Ier Corps croate… ce qui ne fait qu’encourager les désertions.
C’est finalement le 26 août 1944, alors qu’il inspecte avec sa petite escorte les lignes de la 369. ID Vražja Divizija près de la gare d’Oštarije, menacée par l’offensive Union des Gréco-Yougoslaves, que Johan Mickl tombe, victime d’un tireur jamais identifié. Atteint à la tête, il est transporté dans un état désespéré à l’hôpital de Fiume, où il décède le lendemain.
Bien plus tard, un petit hommage lui sera rendu par l’armée autrichienne – non sans provoquer une polémique ! – quand un bâtiment militaire à Bad Radkersburg sera baptisé de son nom. Au titre de personnalité locale, évidemment… »

(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)
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