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Balkans et Italie, Août 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2025 17:59    Sujet du message: Balkans et Italie, Août 44 Répondre en citant

1er août
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, mais sans revers
Au sud de Zagreb
– Après s’être littéralement jetée en travers des chenilles alliées pour sauver la capitale croate, la 12. Armee (Alexander Löhr) tente à présent de redescendre la vallée de la Save en direction de Kutina. C’est le moment : une forte pluie d’été balaye toute la journée le champ de bataille – le seul avantage ennemi (du point de vue de l’idéologie nazie) est annulé, profitons-en !
C’est peut-être aussi un peu présomptueux. L’armée d’Alexander Löhr est éreintée par sa traversée au pas de charge et sous les bombes d’une Hongrie censément alliée. Elle n’est ni complète, ni même franchement en bon ordre ! Certes, elle a saisi une belle opportunité opérationnelle, mais si c’est une chose de débouler en masse sur le flanc d’un adversaire à l’offensive, c’en est une autre de forcer le passage contre des troupes réorganisées et bien équipées. Mais ce sont les ordres de Lothar Rendulic, le patron du Heeresgruppe E – pour aujourd’hui du moins. Comme ça, on ne pourra pas dire à Berlin qu’il n’a pas essayé !
Sur ce qui est désormais le flanc droit de la 12. Armee, le XXII. GAK (Gustav Fehn) tente de relancer depuis Ivanić-Grad en direction de Križ, avec la 4. GebirgsJäger (Julius Braun) et la 1. GebirgsJäger (Hubert Lanz) en tête. Mal leur en prend. Cheminant sous cette pluie si sympathique aux Allemands de 1944, les deux divisions de montagne – aux effectifs réduits et absolument pas taillées pour l’attaque en plaine – tombent, à hauteur de Johovec et Širinec, sur la brigade blindée Unité de Milutin Stefanović. Ce dernier a eu toute la nuit pour rallier ses deux régiments. D’assez mauvaise humeur après avoir échoué à prendre Zagreb, les tankistes serbes infligent une véritable correction aux présomptueux montagnards, qui sont stoppés net, faute de soutien et de perspective. Fehn est peut-être déjà en bout de course… Reste la possibilité, pour la 104. Jäger (Hartwig von Ludwiger) de s’infiltrer par les bois de Velika Hrastilnica en direction de Stružec. Partie en pointe vers Zagreb, la plus forte unité de Fehn se retrouve à présent bien mal placée pour exploiter. Dommage…
A gauche du XXII. GAK, le XXI. GAK (Ernst von Leyser) essaie de bousculer la Brigade blindée grecque (Socrates Demaratos) et le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin) à Križ et Šušnjari. Mieux concentré et avec plus de chair fraîche à jeter dans le brasier, il peut avoir des chances – d’autant plus que la SS-Nederland (Jürgen Wagner) prend au même moment les Alliés de flanc depuis Pavličani. La 2. GebirgsJäger (August Krakau) et la 42. Jäger (Walter Jost) sont toujours en tête – les 297. ID (Otto Gullmann) et la 118. Jäger (Josef Kübler) se préparent à prendre le relais une fois le premier choc passé. Et de fait, sous le poids du nombre et aussi à cause d’une certaine fébrilité alliée, ce premier choc paraît favorable ! Les Gréco-Titistes perdent leurs positions avancées de Šušnjari et Rečica Kriška. Les SS hollandais, pour peu nombreux qu’ils soient, menacent de contourner Križ, divertissant sans cesse appui et renforts, ce qui contraint l’ensemble à reculer. Leur courage impressionne même leurs ennemis. Un lieutenant grec écrit dans son journal : « Notre artillerie motorisée nous aide en frappant avec une précision impressionnante. Le Fritz, évidemment, n’aime pas trop ça, et nous offre un petit répit. Mais une fois le spectacle terminé, nous nous retrouvons à nouveau sous son feu : mortiers et tireurs isolés cachés à moins de 50 mètres. Un des SS, un malabar, tombe, blessé, au coin du chemin et en fait tout un plat. Mais ses gars, cachés dans les fourrés, ne peuvent pas le ramasser à cause de nos snipers, alors ils lui chantent Lili Marleen version berceuse. Un truc de dingue… »
C’est vrai, les tireurs d’élite des deux camps se révèlent une fois encore redoutables. L’un d’eux, le Gefreiter Matthäus Hetzenauer (de la 4. GD (1) ) fait un terrible usage de son Gewehr 43 avec ZF4 4x, le plus souvent aux dépens des officiers adverses. Lui comme ses collègues maintiennent une terrible insécurité. Dans ce chaos, la 192e DIA (Paul Jouffrault), qui marche au son du canon pour secourir ses alliés, ne peut intervenir immédiatement de façon décisive, devant zigzaguer au gré des nécessités de l’instant.
Les Alliés pourraient s’accrocher, au moins un peu – mais à quoi bon ? Au soir, Caldairou ordonne à l’ensemble de se décaler vers Velika Ludina, ce qui entraîne le décrochage des Yougoslaves royalistes vers Okoli. C’est pour les Allemands un succès inattendu… Mais Leyser a payé bien trop cher ce médiocre avantage – il va sans doute falloir engager dès à présent son second échelon.
………
« On ne dira pas que les Yougoslaves manquaient d’imagination quant à leur matériel. En témoigne ce que j’avais sur ma droite, en appui de nos fameux amis : une T3 bricolée de tous les côtés, qui avait dû passer par au moins trois mains avant d’arriver là (2). C’était sans doute amusant dans un autre monde. Mais pas ici.
Delta reculait. Pied à pied mais elle reculait. Et en face, je croyais voir un type que j’avais déjà vu. Le grand de Bihać, le tueur au couteau du chef de Rizo Šurla. Pour l’heure, nos armes automatiques et nos blindés le tenaient à distance… Et après tout, il ne nous avait rien fait de personnel. Mais mon impression restait la même : on allait se revoir. Et ce serait désagréable. C’était sûr. »

(Markus Amynthe –  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
………
Vallée de la Save (nord) – Les forces AVNOJ du secteur, encore dispersées mais désormais en voie de ralliement, commencent véritablement à tâter les défenses de Čazma. Mais le 14. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Reinhard-Heydrich (Michael Groß) et la 1ère Division d’Assaut oustachie (Ante Moškov) résistent farouchement. C’est logique, compte tenu de leur nouvelle position sur l’arrière gauche de la 12. Armee, position qui en fait une flanc-garde importante, alors que Čazma n’était auparavant qu’une redoute avancée. Or, côté titiste, le 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) a beaucoup donné lors des combats de Sarajevo. Quant au 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski), certes valeureux, il n’est pas très nombreux et surtout il reste encore un peu vert pour prétendre défaire des troupes régulières.
Ce qu’on ne peut obtenir par le choc, on peut peut-être le gagner par la manœuvre. Le 6e Corps “Slavon” (Mate Jerković, Otmar Kreacic) reçoit l’ordre d’arrêter de s’amuser pour remonter vers Ivanska. L’idée serait dans un premier temps de couper la route Čazma-Bjelovar, en mettant à profit la faiblesse insigne du Ve Corps croate (Vjekoslav Servatzy). Ensuite, on pourra faire mine de menacer Vrbovec.
………
Vallée de la Save (sud) – La bataille pour le point de passage de Stružec se poursuit. Du train où vont les choses, il est de moins en moins stratégique, mais constitue toujours un débouché sur l’arrière des Gréco-Titistes. De ce fait, il est toujours férocement défendu par le 4e RST (Georges Guillebaud), le 2e GTM (Augustin Guillaume) ainsi que par les deux corps “Prolétariens” de l’AVNOJ. C’est beaucoup – mais en face, la 4. SS-Polizei-PzGr (Karl Schümers) et la 264. ID (Otto Lüdecke) sont renforcées par les premiers éléments de la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen).
Le terrain est mauvais, le temps exécrable. L’humeur des combattants des deux camps n’incite à aucun quartier. Et les marais comme le cours de la Save se teintent de rouge, tandis que le flot charrie des corps jusqu’à Belgrade (selon une légende évidemment fausse). Globalement, l’Axe progresse peu ou pas. Il gagne certes quelques points d’appui ponctuels à proximité d’Okoki – où il va vite tomber sur les blindés serbes… – et aussi depuis Veliko Svinjičko, en direction d’Osekovo (3). Mais globalement, la porte demeure fermée et bien fermée.
………
Croatie centrale (au sud de la vallée de la Save) – Le 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Artur-Phleps (Ernst Deutsch) et la SS-Kosaken-Freiwilligen Kavallerie-Brigade (Helmuth von Pannwitz) assument à présent la défense de Sisak.
En face, le 2e Corps “de Choc” (Radovan Vukanović, Mitar Bakić) n’est pas de taille. Pas seul, en tout cas, et il le sait. Il faut donc attendre l’arrivée des renforts : le 12e Corps “de Voïvodine” (Danilo Lekic “Spaniard”, Stefan Mitrović) et le 5e Corps “Bosniaque” (Slavko Rodić, Velimir Stojnic). Le premier remonte de Hrvatska Kostajnica vers Petrinja, pour atteindre le village de Blinja en fin de journée. Quant au second, à force de suivre la Save, il pourrait bien se trouver très vite sur le flanc de la 264. ID (Otto Lüdecke), toujours occupée à se cogner la tête contre les coloniaux français.
………
Centre-ouest de la Croatie – Pas d’évolution notable dans ce secteur. Les titistes continuent de sonder la route de Glina, avec des effectifs comme des moyens faméliques – mais du côté du 1er Corps d’Armée grec (Lt-général Giorgios Kosmas), il est hors de question de quitter Novi Grad et la Save sans ordre.
………
Dans les airs – Orages d’été au-dessus de la Hongrie et de la Croatie. Les vols sont suspendus pour la journée – inutile de risquer de perdre une machine à l’atterrissage ou au décollage pour un résultat nul alors que, tout compte fait, les biffins ont la situation bien en mains.

Goodwill – Quand le Renard n’est pas là
Vrbovec, dans la soirée
– Alexander Löhr (12. Armee) et son chef Lothar Rendulic (HG E) sont paradoxalement bien embêtés par le succès de leur contre-attaque. Les Alliés reculent, c’est évident – c’est même agréable, on en avait perdu l’habitude. Mais l’Axe n’a ni réserve, ni plan, ni même un objectif pour poursuivre les combats. Soyons sérieux, on ne va pas redescendre jusqu’à Athènes !
Dans ce contexte quelque peu… confus, des questions demeurent. Doivent-ils engager leur dernière réserve – le XV. Gebirgs-Armee-Korps (Rudolf Lüters), en attente autour de Mostari ? Ou consolider au plus vite leurs flancs, dont il est évident qu’ils sont au moins fragiles ? Doivent-ils encore avancer et si oui, jusqu’où et dans quel but ? Le maréchal Rommel est injoignable. Très occupé, c’est sûr. C’est que les affaires ne semblent pas aller très fort en Hongrie. Quelle surprise…
Dans l’appareil militaire allemand en partie paralysé par la peur, personne n’ira prendre une initiative susceptible de déplaire. De ce fait, faute d’arbitrage, les opérations continuent, avec un discernement… modéré.

Croatie encore dans l’Axe
Le destin du pion
Zagreb –
On a retrouvé le maire de Zagreb – pardon, le Poglavnik Ante Pavelic, dont il faut bien avouer qu’il s’était fait fort discret ces derniers jours. Une rumeur tenace prétend ainsi que le glorieux chef serait parti en urgence pour une tournée d’inspection dans le secteur de Varaždin (soit à la fois vers la frontière allemande et vers la Wehrmacht). D’autres affirment qu’il aurait rejoint un QG déplacé vers Karlovac ou Novo Mesto… peu importe !
Le chef du NDH, qui n’a donc jamais déserté, est de retour en ville pour rétablir l’ordre, avec l’aide de ses amis allemands – et il compte le faire savoir. Aux Allemands, en premier lieu, tant il est évident que ce si puissant et si redoutable allié du Reich a à cœur de leur démontrer son utilité. Mais aussi, et autant que nécessaire, aux Croates eux-mêmes, voire aux dépens de ses compatriotes un peu trop prompts à fuir leur capitale. Et tant pis pour les conséquences.
C’est le problème de tous les pions aux échecs : avancer sans arrêt, jusqu’à devenir une pièce maîtresse. Ou périr.

Waldrausch – Encore quelques morts, pour la route
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie) –
La pluie qui s’abat sur les reliefs douche littéralement les combattants, ravinant les dénivelés, inondant les gorges, noyant les caves, emportant la terre qui dévale les pentes en ruisseaux de boue. Évidemment, dans ces conditions, l’Axe ne va pas se lancer tout de suite dans un assaut de grand style – pas après tout ce que ses hommes ont donné ces derniers jours. Les SS slovènes, bosniens et autres Allemands de second rang passent ainsi la journée à faire monter des caisses de ravitaillement en première ligne, dans la douleur et les jurons.
De leur côté, les titistes en profitent pour achever leur redéploiement et souffler un peu – à défaut de refaire leurs stocks, justement à cause de la météo. Mais il est vrai qu’on ne peut pas tout avoir. Comme on dit, demain il fera beau. Peut-être.

Armée titiste
Fête partisane
Gospić
– Le Groupement Sud de la Brigade blindée Fraternité est de passage dans la redoute titiste pour un événement unique : la première fête des tankistes de l’AVNOJ ! Le 1er août a en effet été choisi comme anniversaire de cette nouvelle arme. Un peu au hasard, c’est vrai – mais c’est sympathique, le mois d’août. Et puis, cela marque le deuxième mois, déjà, de l’histoire des forces blindées yougoslaves “égalitaires”. Du coup, on a sorti l’accordéon, et plus d’un pointeur ou d’un chauffeur improvise quelques pas de danse main dans la main avec l’un ou l’autre fantassin. Qui a dit que la pluie douchait la joie ?
Son verre de rakija à la main, le colonel Vojislav Voja Radić veut bien sourire et laisser sa troupe prendre du bon temps – sans oublier d’en prendre un peu lui aussi, ce n’est pas comme s’il avait quelques responsabilités. Et en parlant de responsabilités… Radić n’a pas encore les rapports précis du Groupement Nord de Lazlo Marin (ça viendra avec la pause des combats), mais il sait déjà qu’ils ne sont pas très bons. Non, en vérité, ils ne sont même pas bons du tout – sans être vraiment mauvais (ce serait trop dire), disons qu’ils sont médiocres, c’est bien assez humiliant ainsi.
Les tankistes titistes combattent avec bravoure, c’est vrai. Mais ils combattent aussi avec peu d’expérience et une tactique incertaine, sur un matériel qu’ils connaissent encore mal et avec une organisation peu éprouvée. C’est évident : des réformes s’imposent. Alors certes, le commandement voit plus loin. Et il estime qu’avec les puissants chars que les Camarades soviétiques viennent de livrer à la frontière, il sera possible de rétablir une sorte de parité avec la Brigade Unité en prévision d’une inévitable comparaison… Mais la vérité, c’est que les forces blindées de l’AVNOJ sont encore loin, mais alors très loin, du professionnalisme des tankistes royalistes formés par les Français et endurcis par les combats. Et ça, c’est une vérité très désagréable dont il faudra bien tenir compte.

Notes
1- Il a échappé à la destruction de la 3. Gebirgsjaeger Division au nord du lac Ohrid.
2- Très possible, en effet : mains grecques, italiennes et croates, avant de finir chez les titistes…
3- Là se trouve aujourd’hui un belvédère en bois, le Vidikovac Tradicionalni Ribolov, attraction touristique locale.

Derniers éléments du 1er août demain.


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Jan 28, 2026 11:18; édité 1 fois
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John92



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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2025 19:57    Sujet du message: Répondre en citant

Pas grand chose à signaler, du coup j'ai chipoté ... Very Happy
...
1er août
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, mais sans revers
Au sud de Zagreb


Cheminant sous cette pluie si sympathique aux Allemands de 1944, les deux divisions de montagne – aux effectifs réduits - (à ajouter )et absolument pas taillées (le – précédent permettra de lever la confusion sur l’accord : ce sont les divisions qui ne sont pas taillées plutôt que les effectifs ) pour l’attaque en plaine – tombent, à hauteur de Johovec et Širinec, sur la brigade blindée Unité de Milutin Stefanović.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2025 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

Comme promis…

1er août
Dans les ruines du NDH
Shoah à la croate
Jasenovac
– La police militaire britannique entame l’examen des ruines d’un curieux site fermé par un long mur d’enceinte, dont les titistes ont déjà commencé à extraire des matériaux pour effectuer des travaux de terrassement, voire pour les offrir à la population (enfin, à une partie choisie de la population) à des fins de reconstruction. En soi, le lieu – médiocre et marécageux, en bord de Save – n’attire pas vraiment l’attention. Mais, tout de même, même par comparaison au reste de la Yougoslavie, c’est étonnant tous ces baraquements incendiés, la masse de débris qu’on y trouve et surtout ces très nombreuses fosses communes pleines d’ossements (dont des crânes, qu’on dirait d’ailleurs brisés à coups de barre de fer). En plus, ici, la cendre pue comme nulle part ailleurs.
Ces décombres, c’est tout ce qu’il reste de Jasenovac – l’abattoir, l’usine de Mort où l’on estime que plus de cent mille personnes ont péri (4). Des Juifs, bien sûr. Des Roms, aussi – toute la communauté de la région. Des Serbes, évidemment. Et en sus, des Bosniens et même des Croates réputés opposants au régime du NDH.
Après la guerre, le lieu gagnera très vite une réputation aujourd’hui légendaire, entre témoignages terrifiants (et terrifiés) ou vantardises effroyables.
Témoin, le général Edmund Glaise-Horstenau : « À Crkveni Bok, environ cinq cents voyous de 15 à 20 ans ont fait irruption dans ce lieu infortuné sous la conduite d'un lieutenant-colonel oustachi, et ont commis toutes sortes de meurtres. Des femmes ont été violées puis torturées à mort, des enfants ont été tués. J’ai vu flotter dans la Save le corps d’une jeune femme, les yeux crevés et un pieu planté dans ses parties génitales. Cette malheureuse avait tout au plus vingt ans lorsqu’elle est tombée entre les mains de ces monstres. Le long du fleuve, des cochons dévoraient des êtres humains sans sépulture. Les prisonniers les plus “chanceux” avaient été amenés au camp dans d’effroyables wagons de marchandise ; beaucoup de ces voyageurs involontaires s’étaient ouvert les veines pendant le transport. »
Vantard, l’inénarrable Vjekoslav “Maks” Luburić : portant un toast à la redoutable efficacité de l’installation, il proclamait lors d’un banquet en 1942 : « Nous avons massacré ici, à Jasenovac, davantage de personnes que l’empire ottoman a pu le faire pendant son occupation de l’Europe ! »
Évidemment, tout le monde en Croatie était au courant. Et il est impossible de passer ici sous silence l’immense hypocrisie de l’Église catholique croate – pourtant bien informée par le dominicain Juraj Paršić, curé de la paroisse, qui subissait la confession de ses ouailles concentrationnaires et avait courageusement écrit au cardinal Alojzije Stepinac. La réaction de celui-ci avait été de… verser une petite larme avant d’écrire une lettre bien sentie à Pavelic, ah mais. Pendant ce temps, Mgr Augustin Juretić (théologien de son état) écrivait « Le camp de concentration de Jasenovac est un véritable abattoir » – sans en tirer la moindre conséquence.
Demain, le monde entier sera au courant. La commission d’enquête sur les crimes de guerre oustachis y veillera. Son travail sera certes très critiquable, notamment du point de vue de la méthodologie, car reposant quasi exclusivement sur des témoignages oraux, mais il est intéressant de reproduire ici sa conclusion: « Une telle façon de torturer et de massacrer un peuple, préméditée et inhumaine, est sans précédent dans l'histoire. Les criminels oustachis ont suivi scrupuleusement le modèle de leurs maîtres allemands, exécutant consciencieusement tous leurs ordres et ce, dans un seul but : exterminer le plus grand nombre possible de nos concitoyens pour se réserver un “espace vital” aussi vaste que possible. La dépendance totale des Oustachis envers leurs maîtres allemands, la fondation du camp pour y enfermer d’abord les “déloyaux”, la mise en œuvre brutale des théories nazies racistes d’Hitler, la déportation vers le camp des “impurs” racialement et nationalement puis leur extermination, l’application des mêmes tortures et des mêmes atrocités que dans les camps allemands (avec quelques variantes mineures liées à la cruauté oustachie), la construction de fours en briques (de type Picilli) et l’incinération des victimes : tout porte à croire que Jasenovac et les crimes qui y ont été commis ont été préparés selon une recette allemande et conformément à un ordre hitlérien allemand, exécuté par leurs serviteurs, les Oustachis. Par suite, la responsabilité des crimes de Jasenovac incombe à parts égales aux maîtres allemands et aux bourreaux oustachis. »
Ce disant, la nouvelle RSFY faisait peser la responsabilité de ces crimes sur Berlin, à des fins de réconciliation nationale… En attendant l’inévitable mémorial (5). Mais l’exploitation politique n’a pas attendu. Ainsi, en apprenant la découverte du fameux camp, Pierre II aurait eu cette phrase pleine d’empathie : « Enfin les Européens arrêteront de pleurer sur ces pauvres petits Croates ! ». Ce qui augurait déjà bien de l’avenir… Pour les Oustachis d’abord, pour bien d’autres ensuite (6).



Hongrie conquise
Difficultés légales à trancher très vite
Pécs
– Bernard Montgomery a bien reçu le “petit” mémo de Londres relatif au trio de prisonniers allemands en uniforme soviétique. Le maréchal a cependant d’autres soucis en ce moment – on le comprend. On comprendra donc aussi que cette histoire minable de commandos pris sous uniforme ennemi – pardon, allié, l’agace.
C’est un fait, Monty n’a jamais aimé les communistes. Lesquels le lui rendent bien, en dépit de tentatives régulières de séduction à base d’honneurs et de cadeaux, selon la pratique russe traditionnelle. Mais, si le sujet est certes insignifiant, Montgomery, lui, n’est pas non plus d’humeur à faire des cadeaux – lesquels pourraient, demain, coûter à ses hommes. Dès lors et puisque Londres lui laisse le choix, il n’est qu’une solution.



L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Nouveaux amis
Pas très loin de Zalaapáti – mais loin du QG régimentaire (Hongrie) –
« – Vous ne nous avez toujours pas dit ce que voulait le Hauptmann Kriegsheim, Alasid.
C’était vrai. Cela faisait déjà quatre jours et quatre nuits que j’évitais soigneusement cette petite question. Mais bon, ce n’était pas comme si c’était vraiment important.
– Il m’a demandé conseil sur le positionnement tactique de la section.
– Y’a pas un Leutnant pour ça ? Un Feldwebel, aussi ?
– C’est vrai, Olaf. Mais faut croire qu’ils pèsent moins que moi du point de vue… technique. C’est vrai que le premier nous a été envoyé par les services administratifs de Berlin, tandis que le second surveillait des ambassades.
– Pas des soldats, quoi.
– Pas des Brandebourgeois, en tout cas.
– Alors, que le Hauptmann se fie à vous. C’est rassurant.

Ou pas, mais une chose était certaine. De toutes les âmes damnées de ce coin, j’étais en passe de devenir la favorite du Hauptmann. Et j’en étais assez fier. De quoi faire oublier la vraie raison de ma convocation : la mort du gros Vogt et de cet imbécile de Leutnant, qui continuaient de me poursuivre alors que je n’y étais pour rien, dans les deux cas. Kriegsheim voulait savoir. Et moi, je voulais savoir aussi comment on se défend d’un crime que l’on n’a pas commis. »


De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Problème de boîte de vitesses…
Au sud de Donja Gračenica (plus au nord de Lonja
, mais toujours dans les marais de la Save) – « Nouveau mois, nouveau départ. C’était ce que me disait mon jésuite de surgé, quand il allait lever une punition. En attendant, c’était effectivement un nouveau mois, mais pas exactement un nouveau départ : nous faisions, globalement, la même chose mais plus en amont : nettoyer des bois boueux et des bosquets piégeux d’Allemands en retraite.
Enfin, c’était ainsi jusqu’au détour d’un sentier où nous tombâmes, non pas sur une poignée de Boches essorés, mais sur une section complète de Waffen-SS parfaitement aptes et motivés. Leurs uniformes n’étaient pas ceux de leurs bravaches de prédécesseurs – leurs armes automatiques non plus. « Marche arrière ! Vite ! » Et là, Garifullina, qui tenait le volant, nous fait bondir en avant sous les balles ! Le véhicule dérape dans la boue et zigzague entre les arbres, tandis qu’Achraf et moi nous retrouvons à mitrailler dans tous les sens. « Mais qu’est-ce que vous foutez, Bon Dieu ? »
Un miracle plus loin, tandis que Bonhreil signalait à la radio cette infiltration, je demandai à notre Tatar survivant la raison de cette soudaine envie de déserter à nouveau, laquelle m’avait tout de même causé quelque frayeur et de nombreux trous percés par les balles dans la carrosserie.
– Heu… J’ai respecté la formation Camion, mon capitaine…
Achraf, doucement, derrière moi, en bon camarade (et chauffeur professionnel) : « C’est ma faute, mon capitaine. J’aurais pas dû lui laisser le volant. »
– Pourquoi ça ?
– Ben, vous savez : sur ces américaines, la 1ère, c’est la marche arrière. Enfin, l’inverse, vous me suivez.
– Compris…

C’était aussi ma faute, quelque part. Je leur en demandais sans doute trop.
Quelques minutes plus tard, Augagneur, avec son groupe : « Un problème, mon capitaine ? ». Non, ça allait. La routine de cette sale guerre, en somme. »


Notes
4- Le chiffre précis reste hélas sujet à discussion, les Oustachis ayant – pour une fois – fort efficacement camouflé leurs crimes et détruit toutes les archives. Le dernier décompte du mémorial s’établit à 83 145 morts certains, dont 23 474 femmes et 20 101 enfants de moins de 14 ans. Ces chiffres sont considérés comme valables à 10 ou 20 % près. Malheureusement, ce genre de données est toujours influencé par l’idéologie, ce qui fait que d’autres décomptes vont de la complète négation à l’exagération manifeste. Certains soit-disant historiens croates oseront ainsi parler de seulement 2 238 morts, en prétendant de surcroît que le camp était « géré par les Juifs, le NDH ne faisant qu’en assurer la garde » ! A l’opposé dans tous les domaines, un historien serbe avancera pour sa part le chiffre de 700 000 victimes serbes – ce qui est crédible, mais à l’échelle de la totalité du conflit.
5- Il faudra attendre 1965, notamment pour la préservation des ruines et des rails. Les anciennes emprises seront marquées par des vides, les sites de fosses communes et d’exécution par des pyramides inversées. Au milieu, un “Spomenik” typique : une fleur de béton de Bogdan Bogdanovic. « Signe d'éternel renouveau – un édifice comme une superstructure orientée dans deux directions – vers le bas et la crypte des victimes, où ses racines et sa couronne sont ancrées, et vers le haut, en une sorte de coupole inversée tournée vers la lumière et le soleil : symboliquement, vers la vie et la liberté… » A ses pieds, une plaque gravée d’une strophe de “La Fosse”, du Partisan poète Ivan Goran Kovačić : « Ce bonheur simple, l’éclat sur la fenêtre ; Gourmandise et jeunesse, ou la douceur du jardin emportée par le vent ; Vers où ? – L'inclinaison paisible du berceau ? ; Ou, sur le seuil, le soleil à mes pieds ? ».
6- Historiquement, Jasenovac reste au centre de très pénibles polémiques. Cependant, en dépit des tentatives révisionnistes et du vandalisme des guerres récentes, le mémorial vit toujours – difficilement hélas, car il est désormais à cheval entre deux pays. Il a même fallu transférer ses collections aux États-Unis et en Israël…
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Archibald



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MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2025 18:14    Sujet du message: Répondre en citant

Quand les haines recuites balkaniques rencontrent la folie nazi, voilà ce que ça donne...
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Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2025 21:21    Sujet du message: Répondre en citant

Explication facile, et c'est bien ce que j'écris. Confused
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2025 21:23    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui le Spomenik - que je trouve réussi.





Et je vous épargne mon album photo sur le camp.
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Monomaker



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 00:53    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
1er août
Dans les ruines du NDH
Shoah à la croate
Jasenovac
– Ce disant, la nouvelle RSFY faisait peser la responsabilité de ces crimes sur Berlin, à des fins de réconciliation nationale…


C'est plutôt le nouveau RFSY, non ? Vu que c'est le Royaume Fédéral socialiste de Yougoslavie. A moins qu'il y ait ensuite une République fédérative socialiste de Yougoslavie ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 00:55    Sujet du message: Répondre en citant

Non, en effet, c'est le nouveau.
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John92



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 05:27    Sujet du message: Répondre en citant

Monomaker a écrit:
Casus Frankie a écrit:
1er août
Dans les ruines du NDH
Shoah à la croate
Jasenovac
– Ce disant, la nouvelle RSFY faisait peser la responsabilité de ces crimes sur Berlin, à des fins de réconciliation nationale…


C'est plutôt le nouveau RFSY, non ? Vu que c'est le Royaume Fédéral socialiste de Yougoslavie. A moins qu'il y ait ensuite une République fédérative socialiste de Yougoslavie ?

Pour ma part, rien de plus à signaler.
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loic
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 06:47    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
divertissant sans cesse appui et renforts

Détournant (?)

Citation:
Quant au 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski), certes valeureux, il n’est pas très nombreux

ses effectifs ne sont pas très importants
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 08:29    Sujet du message: Répondre en citant

La Yougoslavie me donne toujours la même envie... me retourné me coucher... m'enfouir la tête sous les oreillers et fermer les yeux en espérant qu'à mon réveil cette partie du monde aura cessé d'exister. Crying or Very sad
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 08:35    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:
divertissant sans cesse appui et renforts

Détournant (?)


"Détourner", c'est justement la signification de "divertir". Une diversion, c'est ce qui détourne (l'attention).
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 08:42    Sujet du message: Répondre en citant

Je maintiens cette expression, parfaitement française et compréhensible. Licence littéraire !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 08:54    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Licence littéraire !


Nulle licence là-dedans (sinon peut-être une licence de lettres… Wink
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 08:59    Sujet du message: Répondre en citant

Rolala flatteur va. Alors toi tu es agrégé.
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