| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2131 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
|
Posté le: Ven Mar 21, 2025 21:23 Sujet du message: |
|
|
| FREGATON a écrit: | | loic a écrit: | L"ambiance est chaude en tout cas, ce qui occasionne une petite redite :
| Citation: | | obligeant les chauffeurs de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux à leurs deux chaudières |
|
Certes, mais en tant qu'ancien officier mécanicien et après moultes réflexions, il n'y à pas vraiment d'autres solutions de langages... Le compartiment où se situent les chaudières s'appelle une chaufferie et les mécaniciens qui les mettent en œuvre sont des chauffeurs d'où le terme "chouf" qui désigne à l'origine un quartier-maître chauffeur qui loge dans le (bien connu de certains) poste des choufs...
 |
On va le faire façon Trusk :
"obligeant à mettre bas les deux chaudières"  _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4127 Localisation: I'am back
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 07:28 Sujet du message: |
|
|
"...obligeant les [ya surement un surnom pour ces gars] de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux. " < et on supprime les chaudières, ça simplifie _________________ www.strategikon.info
www.frogofwar.org |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4127 Localisation: I'am back
|
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11794
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 09:31 Sujet du message: |
|
|
obligeant à réduire les feux des deux chaudières
Si elles mettent bas, gardez-moi un petit, j'ai du mal à me chauffer l'hiver. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15394 Localisation: Paris
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 10:26 Sujet du message: |
|
|
3 juillet
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Brest – Les paras de la 82nd All American s’emparent enfin de l’Ecole Navale. Un assaut déterminé repousse l’essentiel de ses défenseurs vers les quais et le bâtiment de la base sous-marine. Démoralisés, ceux-ci finissent par se rendre, non sans avoir au préalable fait sauter l’arsenal de la base. Le butin sera maigre pour les Américains.
C’est le seul progrès notable de la journée. Le cimetière de Saint-Pierre de Quilbignon est bien reconnu, mais il est trop proche des positions de tir de la porte de Recouvrance. A l’est, les ateliers Saint-Martin sont enfin dégagés, mais ils permettent seulement de s’approcher des points fortifiés de l’hôpital civil et militaire. C’est avec mille difficultés que les premiers fantassins entrent dans la gare, ou plutôt ses dépendances du côté est. Les cuves de gaz et les ateliers Desmarais Frères sont enfin dégagés, mais la résistance se raidit sur la rue Fenoux et la gare principale.
Les Américains ne se rendent pas compte que si les Allemands tiennent bon du côté est, c’est que la majorité de leurs forces y sont concentrées. En effet, la chute du pont National empêche Carl Püchler de faire roquer ses forces et même de ravitailler les presque 2 000 hommes qui tiennent encore les quartiers ouest de Brest. Ce qui veut dire que, de ce côté, les défenseurs de la Festung ne seraient plus capables de faire face à un assaut en règle.
………
Île Cézembre (baie de Saint-Malo) – L’Oberleutnant Seuss, commandant la Festung Cézembre, contacte les Alliés pour offrir sa reddition – laquelle est immédiatement acceptée. Les derniers GI de la région – dont la relève par des détachements ad-hoc de l’Armée française “de l’Intérieur” est en cours – débarquent sur l’île pour en évacuer environ 300 blessés et malades plus ou moins graves, et autant de morts. Seuss, qui a tout de même résisté presqu’un mois de plus que ses chefs, aura droit aux honneurs militaires avant d’être envoyé en camp de prisonniers. Dérisoire hommage à un gâchis sans nom, typique des combats de cette fin du Plus Grand Reich allemand.
Cézembre reste aujourd’hui en grande partie interdite d’accès, pour raison de sécurité. Le déminage de la plage n’a été achevé qu’en 2008, après une purge techniquement inédite sur trois mètres de profondeur (1). Mais un seul sentier est aujourd’hui officiellement sécurisé : un “parcours de mémoire” menant à l’unique restaurant du cru, Le Repaire des Corsaires – on y déguste une très bonne araignée de mer, mais sur réservation uniquement. Curieusement, il semble que le fait d’être plus ou moins situé au milieu d’un champ de mines assure à l’établissement une clientèle nombreuse…
Chez les Belges : le miroir aux Marouettes
Bruxelles – Une fois n’est pas coutume, le Flamand Van Daele se retrouve à faire une promesse de Gascon aux Bataves pour les calmer : si l’opération de dégagement d’Anvers est un succès retentissant, on essaiera d’aller jusqu’à Bréda. Mais, in petto, il en doute fort : la présence dans le secteur de deux divisions blindées (la 26. Panzer de von Lüttwitz et la 36. PanzerGrenadier de von Neindorff) rendrait la partie très difficile, pour un gain stratégique… mineur. Et puis, l’offensive britannique en préparation vers Aix-la-Chapelle devrait logiquement libérer Maastricht dans la foulée, alors de quoi se plaignent les Hollandais ?
FUSAG – La bataille pour Metz
IVth US Corps, Luxembourg – La Das Reich a fichu le camp du secteur d’Arlon, nul besoin donc de faire redescendre la 2nd Armored Hells on Wheels sur ses arrières. Les tankistes ont beau grommeler, ils opèrent donc un demi-tour… et tombent sur le râble du 101. SS-schw. PzAbt, qui se pensait tiré d’affaire. Trois Tiger sont détruits ou mis hors de combat, dont celui du désormais célèbre Hauptstürmführer Michael Wittman. Gravement blessé, ce dernier est évacué, pendant que les restes du bataillon se retirent au-delà de la rivière Sûre vers la frontière allemande, profitant des couverts pour tenir en respects les chars yankees trop présomptueux.
Plus au sud, la Das Reich et la Leibstandarte reculent en bon ordre vers l’est. La 3rd Armored Spearhead, la 36th Infantry Texas et la 1st Infantry Big Red One suivent avec précaution, une embuscade étant toujours possible, Wacht am Rhein l’a amplement démontré.
Theodor Wisch et Heinrich Kling s’estiment finalement heureux que les Américains refusent de foncer tête baissée : étant donné le rapport de forces, il serait impossible de les arrêter, surtout sans avoir la suprématie aérienne. Certes, le ciel chargé empêche les avions alliés de se joindre aux opérations aujourd’hui – c’est heureux, mais ça ne durera pas.
Faute de reconnaissances aériennes, de nombreux éclaireurs américains, soutenus par plusieurs bataillons de fantassins, nettoient systématiquement les couverts, explorent les maisons à la recherche de chausse-trappes et n’hésitent jamais un instant à faire ensevelir sous les obus les positions qui leur semblent douteuses. Avec toutes ces précautions, bien sûr, les “Amis” avancent lentement.
Ce que les deux généraux allemands ignorent, c’est que si le IVth Corps procède ainsi, c’est tout simplement… qu’il commence à manquer d’essence. De plus, la “faim des munitions” commence à se faire sentir, car le ravitaillement peine à apporter les obus nécessaires en quantités suffisantes. Déjà, des rapports indiquent que plusieurs tonnes de munitions attendent à Reims qu’on puisse les acheminer jusqu’aux positions de tir.
Sepp Dietrich fait prévenir Kesselring : Luxembourg ne pourra pas être tenue longtemps, il s’agit juste d’assurer le repli des derniers éléments qui arrivent encore à s’extraire des combats à Metz. L’hôpital du I. SS-PanzerKorps, installé à l’hospice de Pfaffenthal, commence à devenir trop exposé ; il faut l’évacuer, et aussi vite que possible.
En fin de journée, la décision prise la veille par les militaires finit par atteindre le Gauleiter Gustav Simon, qui quitte immédiatement la ville, avec sa famille et son personnel. Les jours suivants, plusieurs milliers de collaborateurs luxembourgeois et leurs familles, réalisant brutalement la précarité de leur situation, vont fuir en catastrophe vers le Reich.
Dans la villa Pauly, l’antenne locale de la Gestapo brûle ses archives avant de prendre la route vers l’Allemagne. Les prisonniers politiques séquestrés à l’abbaye de Neumünster sont embarqués manu militari pour la même destination, sauf quelques malheureux jugés sans intérêt, qui sont abattus sommairement.
QG du Heeresgruppe G, Francfort – Kesselring prévient immédiatement Obstfelder, qui transmet à ses commandants de corps. La bataille de la Moselle est perdue, il faut se retirer sur la frontière. C’est le Führer qui ne sera pas content… Heureusement, la Festung Metz devrait donner du fil à retordre aux Américains et couvrir le retrait.
VIIIth US Corps (Ardennes) – Les Américains entrent dans Arlon, sans gloire ni fracas, mais les éclaireurs n’arrivent pas à recoller à l’ennemi dans la journée, en raison des nombreuses chausse-trappes semées derrière elle par la Das Reich.
Hélas, pièges et mines ne sont pas les seules traces laissées par la division SS : les arbres du bois au nord de Steinfort sont sinistrement décorés… La veille au soir, mécontents d’être forcés de reculer, les Allemands ont pendu tous les gens du village qu’ils ont pu trouver. On dénombre une trentaine de victimes allant de 6 à 74 ans.
VIth US Corps, Meurthe-et-Moselle – Guentrange est désormais silencieux. Les éclaireurs qui s’en approchent notent tout de même que ses abords sont encore bien couverts par des nids de mitrailleuse éloignés des murs du fort et donc épargnés par les bombardements. Le retour de la pluie gêne les tirs de mortiers, mais les positions de MG42 sont désormais découvertes, leur tranquillité (relative) est finie.
Profitant de la pluie, les GI du 15th Infantry Rgt percent le dispositif jusqu’à Thionville même. Une section de la Baker Coy arrive même jusqu’aux piles du vieux pont de pierre, dit des Alliés, détruit en juin 40 par les sapeurs français devant l’avance allemande, et à côté duquel la Wehrmacht a construit en 1941 un ouvrage provisoire. Un M10 Wolverine s’engage sur ce pont, suivi par trois M3. Alors que les véhicules commencent à se déployer devant la gare, le Wolverine est détruit par un PaK-38 embusqué et les soldats groupés autour des M3 sont mitraillés. Le sergent Antonak ordonne alors aux mortiers de tirer autour de leur position, mais il leur faudra près de quarante minutes pour commencer à toucher les positions allemandes.
Le feu ennemi se rapprochant, la Baker Coy doit se replier, couverte par l’un des M3, mais son conducteur est tué. Le sergent Murphy – quoiqu’il souffre encore de sa blessure au talon reçue quelques jours plus tôt – grimpe sur le Wolverine qui brûle toujours, mais dont la mitrailleuse est utilisable, et arrose les façades des bâtiments, forçant les Landsers à s’abriter. Tous les hommes valides de la section peuvent ainsi se retirer, mais un Allemand plus hardi que les autres profite d’un moment d’hésitation de Murphy pour tirer et le touche au bras, ce qui ralentit le tir et l’empêche d’utiliser son Garand. Antonak, qui rechargeait la mitrailleuse du M3 dont le conducteur avait été tué, s’élance pour tirer d’affaire Murphy qui, outre son bras blessé, a reçu deux balles dans la cuisse, et le jette à l’arrière du M3. Antonak, qui a lui-même trois balles dans le corps, dont une lui a cassé un bras, parvient à conduire le M3 sur 800 mètres pour rejoindre leurs camarades. Murphy reçoit alors un éclat dans le dos. Les deux hommes sont rapidement évacués. L’action a duré 42 minutes.
Les Allemands font alors sauter le pont de 1941, empêchant tout franchissement de la Moselle dans le secteur jusqu’à nouvel ordre. Au moins le fort de Guentrange est-il désormais encerclé.
XIXth US Corps, Moselle – La 11th Regimental Combat Team donne l’assaut sur le petit fort d’Orny à l’est de Verny, identifié comme le point faible de la ceinture. LeRoy Irwin voit ses hommes s’élancer sous le couvert d’obus fumigènes, puis la fusillade éclate et le fort est masqué par la pluie et la fumée. De la même façon, la 2nd RCT part à l’assaut du fort de Chesny.
Ces positions sont sommaires, peu fournies en artillerie et occupées par des soldats qui sont loin d’être la crème de la Wehrmacht. Ceux-ci n’en résistent pas moins plusieurs heures, ralentissant les attaquants, n’hésitant pas à faire des sorties meurtrières par les rares chemins à travers les champs de barbelés, dans la plus pure tradition des Sturmtruppen de l’Autre Guerre. C’est que certains des vieillards de la forteresse ne sont pas que des pères de famille ou des mobilisés tardifs !
QG de la Festung Metz, fort de Plappeville – L’évacuation de la 255. ID continue, mais doit se faire de façon prudente étant donné la domination aérienne alliée et l’absence de couverture de Flak importante une fois la ceinture de forts passée. De plus, la perte de Thionville signe à moyen terme la fermeture de la poche, Schwalbe ne l’ignore pas. Il prend donc ses dispositions, évacuant d’abord le gros de son état-major. Aucune raison de tomber aux mains des Américains tout de suite !
La 245. ID pourra tenir la poche toute seule – avec le 38. SS-PzGr et le médiocre mais surprenant Volkssturmbataillon de Metz, qui a si vaillamment tenu au sud de la Feste “Freiherr von der Goltz” (ci-devant Groupe Fortifié La Marne).
1ère Armée française – Sarrebruck
IIe Corps d’Armée polonais (Sarre) – Bohusk-Szusko tient parole : la 334. ID est repoussée au-delà de la Viktoriastrasse, et les bâtiments de la gare au-delà ne sont plus que ruines – comme le reste du quartier. La 106. PzBr, qui n’a toujours pas récupéré du massacre de Dompaire, ne peut rien pour l’empêcher. Pire, elle est repoussée jusqu’à la Kaninchenberg (la colline des lapins), perdant les quelques pâtés de maisons repris aux Polonais.
Wetzel n’est pas satisfait, mais il n’a pas dérogé : la 3e DI polonaise a encaissé de lourdes pertes pour s’emparer de la plus grande partie de Sarrebourg, et tout le quart nord-ouest de la ville est encore dans des mains allemandes. En face, Anders ordonne la relève de la 3e DI par la 5e DI dès que possible.
IIIe Corps d’Armée (Moselle) – La 5e DB essaie bien de rattraper les fuyards de la 91. Luftlande, mais les épaisses forêts des Vosges du nord rendent la chose impossible. Consterné, de Lattre rappelle ses troupes. Nul besoin de risquer de précieux équipages dans un milieu propice aux embuscades antichars. Il ne se doute pas que certains, plus au sud, ont suivi l’évasion réussie de la 91. Luftlande et pensent pouvoir l’imiter.
Ier Corps d’Armée (Vosges) – Les reconnaissances commencent enfin à donner une image un peu plus précise de ce qui se terre dans la poche de Gérardmer. Il y a là l’intégralité du LXXVI. AK de von Knobelsdorff (84. ID, 165. ID, 232. VGD), plus les deux dernières divisions du LXXXV. AK de Straube (41. ID, 2. FJD). Toutes ces divisions ont été localisées par les reconnaissances terrestres ou aériennes, à l’exception d’une seule : la 2. FJD, et c’est de loin la plus dangereuse. Pas bon, ça. Même les Tabors n’ont pas pu la retrouver, et les commandos du 113e RI n’ont réussi qu’à prouver qu’elle était passée par Gérardmer il y a cinq jours.
Tant pis. Moyennant un jour de plus pour préparer quelques stocks en piochant dans ce qui reste au IIIe et au IVe CA, et Juin pourra lancer quelques opérations annexes pour rapetisser la poche. Ensuite, l’ennemi sera tellement entassé qu’il en deviendra impotent et qu’on pourra donner le coup de grâce.
QG du 15e Groupe d’Armées Alliées (Lyon) – Le général Aubert Frère a convoqué une réunion d’état-major au grand complet pour la réorganisation de son groupe d’armées. Les deux derniers mois ont été une franche réussite, une grande victoire même ! C’est donc une pelletée d’étoiles qui se pressent dans les vieilles pierres du fort de Montluc : Frère est assis entre son adjoint, le divisionnaire Mer, et Montagne (« Comme à Nice ! » dira-t-il…). Autour de la table sont présents Juin, de Lattre, Anders, Kœltz, ainsi que les divisionnaires et brigadiers importants. Béthouart et Collet ont également été convoqués et sont présents, tant pis pour l’orgueil de Giraud : leur logistique et leur équipement provient bien du 15e GAA, non ? Bien sûr, c’est Frère en personne qui ouvre les débats, tâchant de parler lentement afin que le traducteur à côté d’Anders ait le temps de bien faire son travail, même si, avec le temps, le Polonais a acquis quelques solides bases en français (un peu de politesse, tout de même – de plus, il s’agit du premier commandant allié à s’être emparé d’une ville allemande, voilà qui mérite quelques égards).
« Messieurs, tout d’abord bravo pour la réussite flamboyante de Marguerite, que nous pouvons à présent considérer comme terminée. Je n’anticiperai pas les lauriers que ces messieurs de Paris ne manqueront pas de nous tresser dans onze jours, je leur fais confiance pour cela. Aujourd’hui, j’attends de vous un état de vos unités et une évaluation du temps nécessaire pour la reprise des opérations. Alfred, à vous l’honneur. »
Montagne se lève à son tour et trace un portrait assez révélateur des unités directement subordonnée à la 1re Armée : la 2e DB est une division de valeur mais fatiguée par les récents combats ; il est peu probable qu’elle montre son allant habituel dans les combats autour de Gérardmer, et ce serait d’ailleurs du gâchis sur ce terrain peu propice aux blindés. Le général Marteau, commandant des blindés de la 1re Armée, opine : il a manifestement bien renseigné son chef. Un à un, tous les chefs de corps d’armée se plient à l’exercice.
Au bout d’une heure de rapports, discussions, questions-réponses, il est clair que la 1re Armée, le IIe Corps polonais et le IIe Corps d’Armée sont incapables de monter une action offensive de grande ampleur dans le mois qui vient, en dehors des opérations en cours ou en préparation, comme dans les Alpes. Tout le monde est simplement trop fatigué. Les divisions les plus touchées sont la 10e DI, durement entamée pendant le siège de Belfort, la 3e DI polonaise, qui a souffert durant le passage de la Moselle et que son engagement à Sarrebruck a fini d’épuiser, et la 27e DAlp, qui récupère peu à peu de l’opération Suzette. La 1re DCP est reposée, mais elle est prévue pour Déluge, pas question de l’engager contre Gérardmer !
Vers midi, Frère conclut les débats en annonçant que Paris a décidé de conduire jusqu’au bout le projet d’Armée B. En effet, les Anglo-Saxons comptent lancer dans le nord de la Péninsule (et, bien sûr, avec l’appui des Italiens), une grande offensive destinée à fermer ce front. En conséquence, Béthouart reçoit l’ordre de préparer ses troupes à se ruer sur les positions ennemies délaissées si jamais le LI. AK devait retraiter spontanément. Nul doute qu’il recevra des instructions de Paris sur ce sujet… Collet, de son côté, ne reçoit aucun ordre : sa mission ne change pas, mais on lui fait comprendre qu’il pourrait bientôt changer de chef lorsque l’Armée B sera vraiment créée et qu’il faudra – au moins administrativement – la porter à trois corps d’armée. Ce qu’il accueille avec intérêt : Giraud n’a certes pas un caractère facile, mais il reste un chef respecté et de valeur.
Note
1- Purge pourtant insuffisante – des projectiles apparaissent encore régulièrement lors des grandes marées. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15394 Localisation: Paris
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 10:31 Sujet du message: |
|
|
3 juillet chez les Belges / Merci Wil Coyote
Préparations
Base aérienne de Manston – Les B-25 et les Beaumont belges ont reçu leurs ordres de mission. Les navigateurs ont marqué les cartes. On décolle, d’abord vers le sud, puis, à hauteur de Boulogne sur mer, vers l’est jusqu’à la verticale de Namur puis plein nord jusqu’à Turnhout, ensuite plein ouest…
– Et on lâche nos œufs sur les Boches – ceux du secteur de Westkapelle pour notre groupe, commente Hernould.
– Pourquoi un si grand détour ? demande Petit Luc, le mitrailleur de queue du Warrom Niet ?.
– Pour prendre au dépourvu les Moffen ! Ils penseront que l’on rentre d’un bombardement sur l’Allemagne. C’est une idée des terriens !
– Pourquoi pas… Mais je préfère compter sur notre escorte !
– Elle sera assurée par les Mustang du I/41 et les Spitfire du 350.
Les bombardiers décollent, avec la charge maximum de bombes vu la courte distance à parcourir. Le vol est calme, pour une fois. A la verticale de Turnhout…
– Cap au 273, indique le navigateur.
– Reçu ! A tous, nous sommes au dessus du territoire contrôlé par l’ennemi, gare à la Flak.
Anvers est passé par le nord et les avions arrivent au dessus de la rive nord de l’Escaut. Jusqu’à présent, très peu de DCA… « Les Typhoon et P-47 ont fait du bon boulot… » pense Hernould.
– Cible en vue.
– A toi la main, Groote Luc !
– Tout droit… un peu à gauche… attention… Bombes larguées !
Au sol, les Landsers sont pris un peu au dépourvu. Pendant plusieurs minutes, les bombes pleuvent. La Flak réagit un peu, mais trop tard.
………
Sur la rive sud, à Breskens notamment, les observateurs de l’artillerie, jumelles sur les yeux, voient les avions faire le job – et ce sont des Belges, de surcroît. Ça va être leur tour – plus que 15 minutes à attendre.
………
A Westkapelle, les soldats allemands attendent la fin de l’alerte aérienne. A ce moment, les ordres fusent : « Vérifier les retranchement et les barbelés ! Schnell ! ».
………
Mais à Breskens : « 3e d’Artillerie, à toute les pièces – Feu ! ».
Les 7.2 inch tonnent. Les servant alimentent les tubes pour un tir de barrage de 20 minutes au total, qui ne plaît pas à tout le monde.
En effet, à Westkapelle, les soldats sont sortis des abris quand l’alarme résonne à nouveau. Des avions ? Non, de l’artillerie….
– Mais d’où tire-t-elle ? Il y a des navires au large ? interroge le Major Pluskat.
Hé non ! Les canons alliés sont situés derrière les défenseurs, sur la rive sud de l’Escaut.
– Mais c’est impossible, nous somme trop loin !
– Sauf pour des obusiers lourds, Herr Major ! |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 3965 Localisation: Paris
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 10:36 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | | Mais un seul sentier est aujourd’hui officiellement sécurisé : un “parcours de mémoire” menant à l’unique restaurant du cru, Le Repaire des Corsaires |
Un concurrent du Pirate échoué?
 _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2131 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 10:50 Sujet du message: |
|
|
| patzekiller a écrit: | "obligeant à mettre bas les deux chaudières"
elles mettent bas?  |
Ben, c'est du Trusk, faut pas s'attendre à de la grande littérature.
itou _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11724
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 11:12 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | obligeant les chauffeurs de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux à leurs deux chaudières |
" Obligeant les marins* de la chaufferie concernée à éteindre les feux de leurs deux chaudières "
Qu'en pensez vous ?
alternatives:
*les matelots
*les techniciens
Juste une question pour être sur: il y a bien deux chaudières dans la chaufferie, et les deux sont éteintes ? _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2905 Localisation: Mittlemeerküstenfront
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 13:16 Sujet du message: |
|
|
Bonjour,
Frank, voici une liste de corrections sur mes deux textes.
Au 1er juillet :
| Citation: | | Les Français ne pourront récupérer que des débris bons pour la ferraille de ce qui fut un des Loups-Gris de la Kriegsmarine. |
Au 2 juillet :
| Citation: | | Dans l’après-midi d’ailleurs, le V 725 Petit Poilu, mal protégé par l’écran de fumée que les trois derniers Nebelträger (1) s’efforçaient de tendre sur le port lors de l’alerte aérienne, avait été coulé au quai de Laninon lors du bombardement de la Royal Air Force. |
| Citation: | | Connaissent-ils le dicton local qui affirme « Qui voit Sein voit son sang ! » et le sinistre nom de la baie qui borde la pointe du Raz, la baie des Trépassés ? (3) |
| Citation: | | Note (3) : Pas forcément très familiers de la langue française et de l'accent brestois, les matelots allemands ont plus ou moins compris le dicton breton disant "Qui voit Sein voit sa fin, qui voit Ouessant voit son sang !". |
La Note 3 devient la note 4.
| Citation: | | Pendant ce temps, le V 713 Leipzig est parvenu à toucher son adversaire d’un obus de 8 cm qui détruit la cheminée avant, obligeant les stokers à mettre bas les feux au deux chaudières Babcock et Wilcox de la fire room avant. (4). |
| Citation: | | Note (4) : Dans l'US Navy, les chauffeurs sont appelés "stokers" et la chaufferie "fire room". |
La Note 4 devient la note 5.
Voilà, voilà, c'est-y plus clair ?
Archi, il y a deux chaudières par chaufferie et la destruction de la cheminée et des conduits de fumée obligent le personnel ) les éteindre sous peine de voir la fumée envahir le compartiment en plus des problèmes de tirage.
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11724
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 14:23 Sujet du message: |
|
|
Merci Capu ! du coup penses tu que ma suggestion fait sens ?
| Citation: |
Obligeant les marins* de la chaufferie concernée à éteindre les feux de leurs deux chaudières |
_________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2905 Localisation: Mittlemeerküstenfront
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 14:39 Sujet du message: |
|
|
Rebonjour Archi,
J'en ai tenu compte dans mes corrections postées à 13h16.
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 977 Localisation: U.S.A
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 15:35 Sujet du message: |
|
|
Petite remarque qui vaut pour plusieurs textes: la 2nd Armoured c'est Hell on Wheels. Pas de "s" a Hell. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1559 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 16:06 Sujet du message: |
|
|
…
3 juillet
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Brest –
…
A l’est, les ateliers Saint-Martin sont enfin dégagés , mais ils permettent seulement de s’approcher des points fortifiés de l’hôpital civil et militaire. C’est avec mille difficultés que les premiers fantassins entrent dans la gare, ou plutôt ses dépendances du côté est. Les cuves de gaz et les ateliers Desmarais Frères sont enfin dégagés , mais la résistance se raidit sur la rue Fenoux et la gare principale.
…
FUSAG – La bataille pour Metz
IVth US Corps, Luxembourg –
…
De plus, la “faim des munitions” commence à se faire sentir, car le ravitaillement peine à apporter les obus nécessaires en quantités suffisantes. Déjà, des rapports indiquent que plusieurs tonnes de munitions (projectiles/obus ?) attendent à Reims qu’on puisse les acheminer jusqu’aux positions de tir.
…
En fin de journée, la décision prise la veille par les militaires finit par atteindre le Gauleiter Gustav Simon, qui quitte immédiatement la ville, avec sa famille et son personnel. Les jours suivants, plusieurs milliers de collaborateurs luxembourgeois et leurs familles , réalisant brutalement la précarité de leur situation, vont fuir en catastrophe vers le Reich.
…
VIth US Corps, Meurthe-et-Moselle –
…
Le retour de la pluie gêne les tirs de mortiers, mais les positions de MG42 sont désormais découvertes, leur tranquillité (relative) est finie.
Profitant de la pluie (du crachin/des ondées ?), les GI du 15th Infantry Rgt percent le dispositif jusqu’à Thionville même.
…
Le sergent Antonak ordonne alors aux mortiers de tirer autour de leur position , mais il leur faudra près de quarante minutes pour commencer à toucher les positions (retranchements ?) allemandes.
…
… mais un Allemand plus hardi que les autres profite d’un moment d’hésitation de Murphy pour tirer et le touche au bras, ce qui ralentit le tir et l’empêche d’utiliser son Garand. Antonak, qui rechargeait la mitrailleuse du M3 dont le conducteur avait été tué, s’élance pour tirer (sortir ?) d’affaire Murphy qui, …
…
L’action a duré 42 minutes (peut-être ajouter une note « nda » pour indiquer que cette action a valu à ces deux braves une décoration ? pour des US, je ne connais pas la médaille, pour des UK ca serait une Victoria Cross, non ? ).
…
QG de la Festung Metz, fort de Plappeville – L’évacuation de la 255. ID continue, mais doit se faire de façon prudente étant donné la domination aérienne alliée et l’absence de couverture de Flak importante une fois la ceinture de forts passée. De plus, la perte de Thionville signe à moyen terme la fermeture de la poche, Schwalbe ne l’ignore pas. Il prend donc ses dispositions, évacuant d’abord le gros de son état-major. Aucune raison de tomber aux mains des Américains tout de suite !
…
1ère Armée française – Sarrebruck
IIe Corps d’Armée polonais (Sarre) – Bohusk-Szusko tient parole : la 334. ID est repoussée au-delà de la Viktoriastrasse, et les bâtiments de la gare au-delà ne sont plus que ruines – comme le reste du quartier. La 106. PzBr, qui n’a toujours pas récupéré du massacre de Dompaire, ne peut rien pour l’empêcher. Pire, elle est repoussée jusqu’à la Kaninchenberg (la colline des lapins), perdant les quelques pâtés de maisons repris aux Polonais.
…
Ier Corps d’Armée (Vosges) –
…
… et les commandos du 113e RI n’ont réussi qu’à prouver qu’elle était passée par Gérardmer il y a cinq jours .
Tant pis. Moyennant un jour (24 heures ?) de plus pour préparer quelques stocks …
…
QG du 15e Groupe d’Armées Alliées (Lyon) –
…
Montagne se lève à son tour et trace un portrait assez révélateur des unités directement subordonnée (subordonnées ?) à la 1re Armée : …
…
3 juillet chez les Belges / Merci Wil Coyote
Préparations
Base aérienne de Manston –
…
– Reçu ! A tous, nous sommes au dessus (au-dessus ?) du territoire contrôlé par l’ennemi, gare à la Flak.[/i]
Anvers est passé par le nord et les avions arrivent au dessus de (à ?) la rive nord de l’Escaut.
…
Les servant (servants ?) alimentent les tubes pour un tir de barrage de 20 minutes au total, qui ne plaît pas à tout le monde.
…
– Mais c’est impossible, nous somme (sommes ?) trop loin !
– Sauf pour des obusiers lourds, Herr Major ! _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15394 Localisation: Paris
|
Posté le: Sam Mar 22, 2025 19:55 Sujet du message: |
|
|
@ John – "L’action a duré 42 minutes (peut-être ajouter une note « nda » pour indiquer que cette action a valu à ces deux braves une décoration ? pour des US, je ne connais pas la médaille, pour des UK ca serait une Victoria Cross, non ? )."
Attends demain !  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|