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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11778
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 13:04 Sujet du message: |
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Surement un coup de Mangolini ou Muskolini... _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Nonoryan
Inscrit le: 03 Mai 2013 Messages: 179 Localisation: Moulins
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 17:47 Sujet du message: |
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déjà fait, le 10 juin 1944 à Dompaire comme OTL, juste après la libération de Vittel et la capture d'un train blindé allemand dans la plaine des Vosges avant la capture d'Epinal _________________ Colonel John "Hannibal" Smith: "J'adore quand un plan se déroule sans accrocs" |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15421 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 18:41 Sujet du message: |
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2 juillet
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Brest – Le bataillon FFI Bourgoin est inséré dans le dispositif de Collins face à la ville, pendant que plusieurs de ses divisions se regroupent près de Rennes avant leur départ vers le “vrai” front.
De son côté, la 82nd Airborne All American (Matthew Ridgway) coupe les éléments allemands qui s’accrochent dans l’Ecole Navale et la base sous-marine du reste de la Festung en prenant d’assaut les positions du quai de Laninon. Un obus atteint le hangar à ballons, traverse son plancher et atterrit dans la cuve à essence, provoquant une forte explosion et projetant de nombreux débris alentour. Fort heureusement, le hangar à torpilles, pourtant très proche, n’explose pas à son tour.
Dans la soirée, les sapeurs américains parviennent à déminer les cales de radoub n° 8 et 9. A l’exception des bâtiments de l’Ecole Navale, la Festung est donc désormais circonscrite à Brest même.
Les hommes de Bourgoin commencent à reconnaître les positions ennemies sur Le Bouguen, mais sont repoussés. Cet échec est cependant riche d’enseignements : les vieux murs de la ville ont été hérissés de 75 de divers types et même de 88 mm. Rien à espérer de ce côté-là.
………
Ile Cézembre – Une force navale constituée autour du cuirassé MN Provence se présente à bonne distance de l’île, parfaitement visible en dépit de la pluie. Le vieux navire n’a plus que quatre de ses 340 mm, mais la précision de son tir compense largement cette réduction. Et la terre de se soulever de plusieurs mètres sous les impacts…
Au soir, observant à travers l’optique fêlée de ses jumelles quelques LCT se rassembler dans la rade, Seuss comprend que sa situation est désormais sans aucun espoir : les neuf dixièmes de ses hommes sont blessés, et ils n’ont plus de munitions que pour leurs armes individuelles, ou peu s’en faut. Le chef de la Festung contacte donc une fois encore Jersey par radio, mais sans aucune illusion. Il sollicite un appui ou une évacuation immédiate, faute de quoi il lui faudra « prendre toutes dispositions qui s’imposent en fonction de sa situation ». Friedrich Hüffmeier répond immédiatement : il autorise son subordonné à prendre ces dispositions. En toute hypocrisie, le mot “reddition” n’est jamais employé…
Les Festungen du Nord – Après l’opération Undergo
Pas-de-Calais – Sans que Crerar le sache, les négociations vont bon train pour savoir qui va remplacer ses divisions devant les Festungen de Boulogne et Dunkerque : sollicités, les Britanniques comme les Américains ne sont pas intéressés, les Belges comme les Polonais n’ont ni l’envie, ni les moyens, les Français ne disposent que d’une poignée de fantassins tout juste bons à monter la garde mais rien de plus. Bref, il apparaît bien vite qu’il faudra garder un certain nombre de Canadiens dans le coin.
Chez les Belges : le miroir aux Marouettes
Bruxelles – La planification continue : le rôle des différentes unités a bien été défini, reste à établir une table temporelle prévisionnelle, à prévoir les difficultés qui risquent de survenir et à jouer le plan sur table pour peaufiner tout cela avant de rédiger les premiers ordres.
Mais voici que le politique tente d’intervenir : si Berg-op-Zoom peut être libérée, alors pourquoi s’arrêter avant Bréda ? Bastin et Van Daele se rebellent immédiatement, bien soutenus par Ritchie : le but de Marouette est circonscrit au dégagement du port d’Anvers, il ne s’agit pas d’un prélude à une libération des Pays-Bas ! Le reste du Groupe d’Armées doit se consacrer à l’offensive sur Aix-la-Chapelle. Faire libérer Bréda par des troupes ponctionnées sur Nuance alors même que l’ennemi est fortement retranché, se renforce de jour en jour et possède encore quelques unités blindées capables de faire mal est tout le contraire d’une bonne idée. Les représentants du gouvernement de Sa Majesté la reine Wilhelmine demandent alors directement au 10 Downing Street de bien vouloir considérer la chose. Mais Churchill prend assez peu de gants pour leur répondre : il déclare que la libération des Pays-Bas devra attendre un mois ou deux de plus et que Nuance règlera la question en s’emparant d’Aix-la-Chapelle. Cependant, le Prime minister en profite pour demander aux généraux belges quand Anvers pourra alimenter cette offensive !
Pour l’heure, Bastin et Van Daele peuvent tout de même offrir un élément de réponse concret : Marouette pourrait être lancée dès le 15 juillet au mieux, et en tout cas avant le 20. La météo sera très probablement favorable, les forces nécessaires seront prêtes et les réserves allemandes seront fixées sur le canal Albert grâce à la diversion organisée par le IIe Corps belge et le VIIth Corps britannique, qui doivent maintenir une posture menaçante.
Chez les Britanniques : tout en Nuance
Wallonie – Le Ist Corps britannique (John Crocker) stabilise enfin ses positions, tout comme les VIIth et VIIIth Corps.
Le XIIth Corps, conservé en arrière, achève de nettoyer la Belgique de toute présence allemande – un nettoyage bien nécessaire : en effet, lors de la retraite de l’Occupant, des dizaines de petits groupes épars se sont dispersés dans le paysage et se sont pour la plupart tournés vers une sorte de brigandage quand la reddition ne leur convenait pas et que le dispositif britannique sur le canal Albert leur est apparu trop dense pour pouvoir regagner leurs lignes. La tâche est compliquée par le passage des blindés américains par le secteur de Bastogne pour leur propre offensive vers Luxembourg. Mais les escadrons de circulation routière de Sa Majesté George VI sont expérimentés. Avec l’aide de la police belge, ils balisent les routes et réussissent (non sans peine !) à éviter les cafouillages et embouteillages, ainsi que les disputes et engueulades qu’ils provoquent.
N’empêche, ne peut s’empêcher de penser le général Crocker quand sa voiture doit céder la priorité (à droite !) : il ne faudrait pas que ces Coloniaux se croient tout permis, ça ne serait ni convenable ni souhaitable. Enfin… son agacement s’efface rapidement quand il songe que de vieux amis qui servent en ce moment auprès de Sir Alan Brooke lui ont fait comprendre qu’on l’appellerait bientôt Sir John – et que cette fuite a été autorisée par le Field-Marshal Brooke lui-même.
FUSAG – La bataille pour Metz
IVth US Corps, Ardennes – Les premiers tirs d’artillerie encadrent Arlon, où s’est retranchée la Das Reich. Mais si la division se prépare à se défendre, elle est épuisée par deux semaines de combats ininterrompus et commence à flancher, alors que le IVth Corps a pu se reposer et se trouve en bien meilleure forme. La résistance allemande dans la ville ne tiendra pas longtemps, c’est couru d’avance. Et l’Institut Sainte-Marie n’a pas l’air d’une forteresse inexpugnable… rien de commun avec les forts de la ceinture de Metz, en tout cas.
VIIIth US Corps (Ardennes) – Les blindés de reconnaissance de la 2nd Armored se font aligner par les gros engins du 101. SS-schw. Pz Abt, qui en détruisent plusieurs avant que les plus finauds des éclaireurs américains parviennent à utiliser les couverts pour se rapprocher. Ils sont vite appuyés par des chasseurs de char, dont les longs canons inquiètent les tankistes SS. Et surtout, la plupart des blindés US, désormais couverts, se déportent à l’ouest d’Ettelbruck d’où ils se déploient en corolle… c’est-à-dire dans le dos de la Das Reich.
Le I. SS-PzK manquant cruellement d’éclaireurs et la Luftwaffe étant désormais à peu près absente des cieux, Sepp Dietrich n’apprend ce mouvement que dans la soirée. Il en prend alors son parti et ordonne un (nouveau) repli.
En effet, la percée de la 2nd Armored offre à l’ennemi plusieurs opportunités : tenter de franchir l’Alzette ou la Sûre, plus au nord, et s’ouvrir ainsi le chemin de la frontière allemande, redescendre vers la ville de Luxembourg ou encore frapper la Das Reich. Les collines au nord et nord-ouest de la capitale sont couvertes de forêts, mais ne représentent pas vraiment une barrière insurmontable, car rien n’a été préparé pour la défense. À l’ouest de la ville, la 2. SS-Panzer ne peut s’appuyer sur aucun obstacle naturel sérieux.
La ville elle-même, que les nostalgiques appellent encore parfois la “Gibraltar du nord”, a largement perdu ses capacités militaires. Ses fortifications ont été démolies à la fin du XIXe siècle, en raison du traité de Londres de 1867. La vingtaine de kilomètres de galeries sous la cité ont servi d’abri pour la population lors de la Grande Guerre et encore très récemment, mais elles sont ouvertes à la visite du public depuis les années Trente. Seules restent utilisables quelques casemates dans la vieille ville, en surplomb de la vallée de la Pétrusse et le rocher du Bock, qui domine celle de l’Alzette, mais dont les superstructures ont été arasées. De toute façon, ces fortifications dépassées ne sont pas préparées : pas d’approvisionnement en eau, pas ou peu d’électricité, pas de stock de munitions mis à part ce que les hommes peuvent porter. Enfin, les petites rues du centre-ville historique sont impropres à la manœuvre d’une Panzer-Division, qui risque de s’y faire piéger. Et puis Luxembourg peut être contournée par le nord ou par le sud, du moment que l’Alzette est franchie ; un combat prolongé en ville n’a donc pas de sens.
Sepp Dietrich prend finalement la solution la plus logique : ses deux divisions doivent se replier derrière la Sûre (au nord) et l’Alzette (d’Ettelbruck jusqu’à la frontière française), de façon à pouvoir préparer la destruction des ponts sur la frontière du Vaterland (rivières Our, Sûre et Moselle) et à maintenir la liaison entre Trèves et Metz le plus longtemps possible.
La Leibstandarte devra tenir derrière l’Alzette, à l’est et au sud de Luxembourg, tout en laissant dans la ville des éléments pour retarder l’ennemi au maximum et saboter les infrastructures qui pourraient lui servir. La Das Reich se redéploiera au nord de la ville, derrière la Sûre.
Fort heureusement, une nouvelle division de Volksgrenadiers, la 546. VGD, est en train de s’installer sur le Westwall, entre Trier et Bitburg. Elle fait partie de la deuxième vague de renforts pour le Front de l’Ouest, avec la 545. VGD, partie barrer la route aux Britanniques, et la 547. VGD, qui doit défendre Landau face aux Français. La défense des frontières du Luxembourg aura duré trois jours.
VIth US Corps, Meurthe-et-Moselle – Le fort de Guentrange commence à donner des signes de faiblesse : sous la pluie d’obus, deux des tourelles pivotantes de 105 mm ont été sorties de leur chemin de roulement, ce qui réduit fortement leur efficacité. Et la cadence de tir atteinte par les équipes de canonnier est moins élevée, aussi.
Mais ce n’est pas encore assez pour pouvoir donner l’assaut. Il faut que les sapeurs dégagent des chemins d’accès, déminent, coupent les barbelés, etc. Ça demande du temps, mais ça sauve des vies.
XIXth US Corps, Moselle – Le fort de Verny et les ouvrages situés plus à l’est, possédant peu d’artillerie, se sont tus après une série de barrages qui ont enfin réussi à atteindre des points sensibles. Cependant, Middleton doit donner à Stroh le temps de prendre les commandes de sa division (il est arrivé la veille par avion !) et décide de reporter l’attaque, du moins pour l’instant.
Pour gagner du temps, un officier est envoyé négocier avec les garnisons. Les Allemands reconnaissent le drapeau blanc, c’est déjà ça, mais éconduisent le représentant. Au retour, débriefé, l’officier insiste sur le fait qu’il n’a vu aucun homme dans la force de l’âge, que des vieux aux uniformes plutôt disparates et quelques jeunes certainement sortis tout droit des Jeunesses hitlériennes. Middleton décide donc de profiter du silence sans doute temporaire du fort de Verny pour donner l’assaut. Dès demain, la 5th Infantry Red Diamond de LeRoy Irvin passera à l’attaque.
QG de la Festung Metz, fort de Plappeville – Un fort réduit au silence, un autre sur le point de flancher. Ce n’est pas bon, mais c’était à prévoir, se dit Felix Schwalbe : une bonne partie des ouvrages sont garnis par de la Volkssturm, ils n’ont pas de troupes d’intervalles et ils ne pouvaient résister bien longtemps à une force nettement supérieure.
Schwalbe décide de commencer à lâcher du lest. Le moment venu, Metz pourra être défendue avec une unique division : il commence donc à dégager la 255. ID, unité de valeur. La 243. ID, moins bien équipée, sera moins utile pour la suite.
1ère Armée française – Sarrebruck
IIe Corps d’Armée polonais (Sarre) – Les combats s’éternisent dans Sarrebruck, mais la partie est pliée, et les Allemands comme les Polonais le savent. Il est simplement hors de question pour Wilhelm Wetzel d’être le premier général allemand à abandonner une ville déjà allemande avant-guerre, et la 334. ID s’accroche donc de son mieux. La 106. Pz Br est même jetée dans une attaque de flanc qui ravage les quartiers est de la ville, sans autre effet.
Cependant, le II. SS-PzK menace toujours au nord-ouest, et Anders ne prend pas de risques. S’emparer de Sarrelouis serait satisfaisant, mais à l’heure qu’il est, il n’a pour cela ni les hommes ni les moyens. Le reste de son corps d’armée est fermement installé en défense, et devrait le rester pendant un bon moment. Bohusk-Szusko signale qu’il devrait pouvoir sécuriser l’essentiel de Sarrebruck demain, en élargissant son dispositif. Bien.
Et ces Français qui lui promettent une division en renfort une fois la pause décidée ! On dirait une mauvaise blague, après qu’il s’est vu commander une armée.
IIIe Corps d’Armée (Moselle) – La 14e DI arrête sa progression à Sainte-Marguerite. L’une de ses brigades avance encore vers le nord pour rattraper les fuyards de la 91. Luftlande, mais la collecte est maigre. Paradoxalement, la mécanisation des divisions françaises avantage les Allemands, qui s’évanouissent par des chemins de traverse et autres sentiers inaccessibles aux véhicules et faciles à piéger. L’opération Waldfest a les a aussi servis : réduits à l’impuissance par les déprédations d’Isselhorst, les maquisards locaux ne peuvent empêcher le repli de ce qu’il reste de la division. La moitié de la 91. Luftlande se regroupe donc tant bien que mal à Haselbourg, quoique sans matériel lourd et presque sans véhicules…
Dans la nuit, les Landsers utilisent quelques-uns des Panzerfaust qu’il leur reste pour éliminer ou repousser les blindés français qui reconnaissent la route de Danne, et près de 6 000 hommes s’élancent pour échapper à la captivité. En trois heures, la 91. Luftlande s’évanouit dans les Vosges du Nord, sans que les Français puissent les rattraper.
Ier Corps d’Armée (Vosges) – Pas d’attaque sur Gérardmer pour l’instant. Les divisions récupèrent, la logistique peut souffler… Bref, avec le soleil d’été, on se croirait presque en villégiature… si ce n’était les supérieurs qui gueulent dès qu’on n’est pas au bon endroit, les reconnaissances avec les potes qui reviennent plus ou moins amochés, et le fait qu’on sue dans les tenues 41 de mi-saison maintenant qu’il fait chaud et qu’on n’a pas encore eu l’autorisation de ranger les vareuses. Enfin, on reçoit l’ordre de passer en tenue d’été et on peut se plaire à écouter les grillons des environs, le fusil posé à côté de soi dans son trou de combat.
IVe Corps d’Armée (Alsace) – Même situation que dans les Vosges : après un mois et demi d’offensive continue, le premier repos autorisé est le très bienvenu. Aussi fatigués que leurs hommes, les officiers ont bien du mal à continuer de leur offrir l’image « énergique et exemplaire » que les nouveaux manuels exigent d’eux. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15421 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 18:47 Sujet du message: |
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2 juillet
Préparations
Base aérienne de Manston – Les moteurs grondent. Mosquito et Typhoon belges s’alignent – ils seront couverts par les Spitfire hollandais. Gonnay a donné ses ordres, très simples : « Vous observez, et si vous voyez des Boches, vous les démolissez ! »
– Clair, net et précis ! commente “Cheval”. Les copains de la terrestre nous ont demandé de nous occuper particulièrement de l’artillerie ennemie. Avec nos roquettes, on fera des dégâts. Donc, à vos montures les gus !
………
Au-dessus de la Hollande – En l’air, la section Bleue se dirige vers le secteur de Vlissigen/Middelburg avec “Wil” Wilmet à sa tête.
– Section Bleue, on y va, les recos aériennes ont repéré des pièces d’artillerie, alors ouvrez l’œil.
– Roger ! répondent Bladt, Engelen et Brahy.
Cela change des missions contre les trains, qui étaient depuis deux mois le quotidien des Typhoon, avec le harcèlement des troupes ennemies en retraite.
– Bleu 1, de Bleu 4, cibles repérées à 2 heures.
– Bleu 4, vas-y Bobby, Will te suit. Chris et moi on reste plus haut, on essaie de repérer la flak.
Et Bladt de faire un break à droite puis de plonger. Dans sa tête, “Bobby” déroule fait sa check list d’attaque : roquettes et canons armés, master sur on… La cible se centre dans le collimateur… Un léger coup d’œil à droite, OK, “Smoke” est bien là, on peut lui faire confiance !
Plus haut, Brahy et Will observent, cherchant cette saloperie de flak, mais pour le moment, rien.
Au sol, les artilleurs ont vu les avions approcher et tentent d’alerter leur flak – « Achtung, Alarm ! »
Les avions se rapprochent tandis que les servants de la Flak se réveillent. Les roquettes du premier Typhoon partent et labourent le terrain sur près de 15 mètres. Peu de dégâts, mais ce n’est que partie remise, car Smoke soigne sa visée et deux obusiers, déployés trop près l’un de l’autre, sont enveloppés d’explosions.
– Smoke, Bobby, break à gauche, la flak !
Les deux pilotes obéissent et partent vers la gauche, manette à fond, poursuivis par des traçantes. Erreur des Allemands, qui négligent les deux autres avions, de l’autre côté.
– Chris, tu me suis.
– Reçu !
Wil plonge – gardant ses roquettes, il utilise ses 20 mm, qui s’occupent de leurs collègues des Vierlings boches, ou plutôt de leurs servants !
– Section Bleue, on se regroupe ! Tout le monde est là ?
– Smoke ok – j’ai été touché mais rien de grave…
– Bobby ok.
– Chris ok.
– Reçu, on a encore des roquettes, on poursuit la mission.
La section Bleue ne retournera à Manston qu’après avoir détruit plusieurs véhicules, dont deux SdKfz.
………
Breskens – Au sol, les officiers belges ont pu observer toute la journée le manège des avions aux cocardes noir-jaune-rouge. Un seul, touché et crachant une fumée noire, s’est écrasé dans la mer, mais le pilote a réussi à sauter et il a atterri pas très loin du 3e d’Artillerie.
Au bureau de tir de la 1ère Batterie, on vient de recevoir les ordres pour le lendemain : « Mon capitaine, observe un adjudant, les coordonnées reçues sont en limite de portées de nos 7.2 pouces ! »
– Je sais, adjudant, mais ce sont les ordres. Et puis, même en limite de portée, un obus de 183 mm pesant près de 90 kg, cela fait du dégât !
– En effet, mon capitaine.
– En fait, on ne cherche pas vraiment la précision, ici. On fait juste de la saturation et du harcèlement. Quand nos bombardiers sont passés, on attend 15 minutes, chez les Boches ça doit être plus ou moins la fin d’alerte… Puis on tire pendant 20 minutes, ça fera quand même pas mal d’obus ! Ensuite, on les emmerde en tirant un ou deux obus toutes les 30 minutes pendant la journée et toutes les 20 minutes pendant la nuit.
– Ah oui ! On les empêche de dormir et on tape un coup au moral…
– Oui, et si en même temps on démolit leurs retranchements, cela fera plaisir à l’infanterie.
Près des pièces, on commence à se préparer. On désigne celles qui ouvriront le feu demain après le passage des bombardiers, on désigne aussi les pièces qui vont tirer la nuit prochaine – à la grande joie des équipes des autres pièces…
Interférences
Bruxelles – Au sein de l’EM de Bastin et Vandaele, on vérifie et re-vérifie les ordres, pendant qu’Arthur Lambert joue l’avocat du Diable avec ses « Et si… » (ou « What if… » comme diraient les Britanniques). Soudain, l’officier radio tousse avec l’air embarrassé qui laisse prévoir des em…bêtements : « Mon général [Van Daele], un message du gouvernement… ».
– Du… Hum, bon. Et que veulent-ils ? grogne Van Daele.
– Hum… Bréda…
– Quoi ? Bréda ? s’étrangle Bastin, tandis que Lambert arrache presque le message des mains de l’officier des Transmissions : « Rogntudju ! Dyle-Breda ne leur a pas suffi, on dirait ! Ah mais ! »
– Du calme, Arthur, tempère Van Daele. Je pense que cela fait suite à une demande des nos alliés bataves.
– Oui mais non ! reprend Bastin. Le but de Marouette est de dégager le port d’Anvers, pas de lancer une cavalcade à travers les Pays-Bas !
– Et puis, ajoute Lambert (assez méchamment…), s’ils avaient mieux tenu le coup en 40, on n’en serait pas là !
– Radio, répondez, hum, sobrement, que Breda n’est pas l’objectif de l’opération en préparation. Ah, et mettez le général Ritchie en copie.
Un peu plus tard, le gouvernement belge reçoit la réponse « sobre » du duo Bastin/Van Daele (qui a dû convaincre Lambert de ne pas envoyer de message de son cru…).
La réponse de Ritchie, qui suivra peu après, sera nettement plus… ferme. Il est vrai que le général anglais supporte déjà les interférences du Prime minister, alors s’il lui fallait en plus accepter celles des Hollandais et autres Belges ! |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1568 Localisation: Ile de France
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 20:28 Sujet du message: |
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2 juillet
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Brest –
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Un obus atteint le hangar à ballons, traverse son plancher et atterrit dans la cuve à essence, provoquant une forte explosion et projetant de nombreux débris alentour. Fort heureusement, le hangar (nos marins auront surement un mot ad hoc pour éviter la répétition – arsenal/armurerie ??? ) à torpilles, pourtant très proche, n’explose pas à son tour.
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Les Festungen du Nord – Après l’opération Undergo
Pas-de-Calais –
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… les Français ne disposent que d’une poignée de fantassins tout juste bons à monter la garde mais rien de plus. Bref, il apparaît bien vite qu’il faudra garder (conserver/laisser ?) un certain nombre de Canadiens dans le coin.
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Chez les Britanniques : tout en Nuance
Wallonie –
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… en effet, lors de la retraite de l’Occupant, des dizaines de petits groupes épars se sont dispersés dans le paysage et se sont pour la plupart tournés vers (, pour la plupart, ont opté/choisi ) une sorte de brigandage quand la reddition ne leur convenait pas …
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N’empêche, ne peut s’empêcher (répétition voulue, je suppose ? )de penser le général Crocker quand sa voiture doit céder la priorité (à droite !) : …
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VIIIth US Corps (Ardennes) – Les blindés de reconnaissance de la 2nd Armored se font aligner par les gros engins du 101. SS-schw. Pz Abt, qui en détruisent plusieurs avant que les plus finauds des éclaireurs américains parviennent à utiliser les couverts pour se rapprocher. Ils sont vite appuyés par des chasseurs de char, dont les longs canons inquiètent les tankistes SS. Et surtout, la plupart des blindés US, désormais couverts (protégés sur leur flanc ?), se déportent à l’ouest d’Ettelbruck d’où ils se déploient en corolle…
…
Elle fait partie de la deuxième vague de renforts pour le Front de l’Ouest, avec la 545. VGD, partie barrer la route aux Britanniques, et la 547. VGD, qui doit défendre (garder/défendre/tenir – c’est présomptueux, non ? se positionner/ s’arcbouter ?) Landau face aux Français. La ( )défense des frontières du Luxembourg aura duré trois jours.
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IIIe Corps d’Armée (Moselle) –
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L’opération Waldfest a (à supprimer ) les a aussi servis : réduits à l’impuissance par les déprédations d’Isselhorst, …
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2 juillet
Préparations
Base aérienne de Manston –
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Au-dessus de la Hollande –
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Et Bladt de faire un break à droite puis de plonger. Dans sa tête, “Bobby” déroule [color=red fait] (à supprimer ?)[/color] sa check list d’attaque : …
…
Plus haut, Brahy et Will observent, cherchant cette saloperie de flak , mais pour le moment, rien.
Au sol, les artilleurs ont vu les avions approcher et tentent d’alerter leur flak – « Achtung, Alarm ! »
Les avions se rapprochent tandis que les servants de la Flak se réveillent.
…
Wil plonge – gardant ses roquettes, il utilise ses 20 mm, qui s’occupent de leurs collègues ( ?????? ) des Vierlings boches, ou plutôt de leurs servants !
…
Interférences
Bruxelles –
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– Du calme, Arthur, [/i]tempère Van Daele. [i]Je pense que cela fait suite à une demande des (de ) nos alliés bataves.
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15421 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 19, 2025 23:27 Sujet du message: |
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@ John - c'est vrai que c'était un peu obscur, mais les "collègues" des 20 mm des Typhoon sont… les 20 mm de la Flak (un Vierling est un affût quadruple, de 20 mm ici). _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Pendjari

Inscrit le: 06 Juin 2018 Messages: 1303 Localisation: Nantes
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Posté le: Jeu Mar 20, 2025 09:28 Sujet du message: |
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"Rogntudju !"... marrant, j'imagine Lambert avec la tête de Prunelle
Ah quand les Politiques de mêlent d'affaires militaires, ce n'est jamais bon signe pour le troufion. _________________ "J'ai glissé Chef !" |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15421 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Mar 20, 2025 11:00 Sujet du message: |
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Un ajout au 1er juillet, par Capu Rossu.
Brest – Dans la foulée, le point fort de l’église Saint-Pierre tombe, ouvrant la voie à un assaut en règle contre l’Ecole Navale… et la base sous-marine. Las, l’artillerie n’en peut mais : les rares obus tombant sur les abris de béton armé ne font qu’égratigner l’immense bâtiment sans le mettre hors d’usage.
Dans la base, le contre-amiral Kähler, commandant les derniers éléments de la Kriegsmarine en Bretagne, est informé que l’U-256 (1) ne sera pas en mesure d’appareiller avant deux ou trois semaines. L’officier ne se fait aucune illusion : la Festung ne tiendra pas jusqu’à cette date, et de beaucoup. En réponse, il donne l’ordre de détruire le sous-marin.
L’Oberleutnant zur See Wilhelm Brauel fait alors embarquer une dizaine de grenades ASM de 35 kg empruntées à la 7. Vorpostenflottille du Korvettenkapitän Dr Ludolf Jacobi. A 14h45, l’explosion des grenades démantèle l’U-boot. Pour faire bonne mesure, Brauel a aussi fait sauter le bateau-porte de l’alvéole n° 12, qui abritait son bâtiment. Les Français ne pourront récupérer que les débris bons pour la ferraille de ce qui fut un des Loups-Gris de la Kriegsmarine.
Note
1- Bien que dépourvu de schnorchel, l’U-256 avait tenté de pénétrer en Manche par l’ouest pour couler quelques-uns des navires qui faisaient la navette entre la Grande-Bretagne et la Normandie pour ravitailler les armées alliées. Surpris par un Liberator du 224 Sqn RAF/M, il avait pu regagner Brest malgré de graves dommages. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15421 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 09:43 Sujet du message: |
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Et un autre ajout de Capu Rossu, celui-ci au 2 juillet. On ne dira pas qu'on n'a pas nettoyé dans les coins !
BREST
00h15 – La 7. Vorspotenflottille n’est plus ce qu’elle était : ses effectifs ont fondu comme peau de chagrin sous les coups des forces aéronavales alliées. Elle a compté jusqu’à vingt-cinq patrouilleurs, il n’en reste que quatre ! De la passerelle du V 717 Alfred III, le plus gros des quatre, le Korvettenkapitän Dr Ludolf Jacobi observe les trois autres se préparer à prendre la mer.
La veille au soir, le contre-amiral Kähler lui donné l’ordre de rallier la Festung Saint-Nazaire pour renforcer les moyens locaux. La situation à Brest est intenable pour la flottille. Dans l’après-midi d’ailleurs, le V 725 Petit Poilu, mal protégé par l’écran de fumée que les trois derniers Nebelträger (1) s’efforçaient de tendre sur le port lors de l’alerte aérienne, avait été coulé au quai de Laninon par un bombardement de la Royal Air Force.
L’officier sait que la partie ne sera pas facile : une escadre américaine patrouille au large d’Ar Men et bombarde régulièrement les positions allemandes, sans craindre une riposte depuis que la batterie Graf Spee est tombée. N’importe lequel de ses destroyers a une puissance de feu supérieure à celle de ses quatre patrouilleurs réunis ! Et comme si ça ne suffisait pas, selon les maigres renseignements qu’ont pu lui donner les opérateurs radio de la base de la Kriegsmarine, il semblerait qu’un groupe de la Royal Navy ait pris position au large du phare d’Eckmühl, certainement pour interdire d’éventuels échanges maritimes entre Brest et les autres Festungen.
00h30 – Les quatre bâtiments allemands embouquent le Goulet à 10 nœuds, vitesse des deux moins bons marcheurs. Le V 717 Alfred III est en tête, suivi en ligne de file par les V 712 Chemnitz, V 722 Loodsboot XIII et V 713 Leipzig (2).
En sortie du Goulet, la petite formation double la pointe du Toulinguet et met le cap sur le Raz de Sein. Fidèle à sa réputation, celui-ci secoue les quatre bâtiments, mais les marins qui les arment y sont habitués, après des mois de séjour en Bretagne. Connaissent-ils le dicton local qui affirme « Qui voit Sein voit son sang ! » et le sinistre nom de la baie qui borde la pointe du Raz, la baie des Trépassés ? Ils devraient : au large de la baie d’Audierne, le contre-amiral Deyo a détaché trois de ses destroyers, les USS Ellyson, Hambleton et Tillman (3).
03h25 – Les bâtiments américains, grâce à leurs radars efficaces, détectent les premiers leurs adversaires allemands. A petite vitesse (pour eux), cap à l’ouest, sur le parallèle de la pointe de Lervilly, ils barrent le T à la formation du Korvettenkapitän Jacobi.
Grâce à la clarté de la lune (qui sera pleine le 6), les veilleurs de l’Alfred III signalent les destroyers ennemis quelques secondes avant qu’ils ouvrent le feu. Précision du radar et qualité des télémètres américains font que la première salve encadre l’Alfred III. Après une minime correction des paramètres de tir, la deuxième salve est mortelle : six ou sept obus de 127 explosent à bord du patrouilleur, déclenchant un incendie dans les superstructures arrière, ravageant la passerelle et tuant tous ses occupants dont le Korvettenkapitän Jacobi et l’Oberleutnant zur See (Res) Girardet Friedrich Karl, commandant du navire. De plus, au moins un obus a frappé la soute des obus de 8 cm. L’explosion de celle-ci détruit l’avant et le V 717 Alfred III s’engloutit en quelques secondes avec presque tout son équipage. Après la bataille, le Tillman ne retrouvera qu’une dizaine de survivants, tous blessés.
Le commandant du V 712 Chemnitz, le Leutnant zur See Erich Wulff, officier le plus gradé des trois commandants restants, ordonne à ses sectionnaires de s’enfuir vers Brest tandis qu’il interpose bravement son navire entre eux et les Américains. Manœuvre désespérée mais qui va rapidement se révéler inutile. En effet, venant en route au nord-ouest, les destroyers américains peuvent maintenant engager chacun un des bâtiments allemands : Ellyson contre Leipzig, Hambleton contre Loodsboot XIII et Tillman contre Chemnitz. La dizaine de minutes suivantes ressemble plus à une école de tir sur cible quasi immobile qu’à un combat naval !
Avant de succomber sous les coups du Tillman, le Chemnitz parvient à placer deux obus sur son adversaire. Le premier détruit l’affût double de 40 mm sur l’avant des deux tourelles de 5” arrière. Il n’y a aucun survivant parmi l’équipe de pièce. Le second explose à la base de la tourelle 4. S’il n’y a aucun blessé dans l’armement de la tourelle, celle-ci est bloquée en direction et ne peut plus participer à la suite du combat. Mais les trois canons de 5 pouces opérationnels sont plus que suffisants pour transformer le patrouilleur en un brûlot flottant qu’une torpille achève. Cassée en deux, l’épave en feu du V 712 Chemnitz s’engloutit avec tout son équipage.
Pendant ce temps, le V 713 Leipzig est parvenu à toucher son adversaire d’un obus de 8 cm qui détruit la cheminée avant, obligeant les chauffeurs de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux à leurs deux chaudières Babcock et Wilcox. Avarie qui ne trouble guère les canonniers américains, qui criblent le Leipzig de projectiles. De nombreux incendies dévorent le petit navire, dont l’équipage se jette à la mer. L’Ellyson va recueillir une quarantaine d’hommes. L’Oberleutnant zur See der Reserve Klaus Grassohoff, commandant du Leipzig, repêché grièvement blessé, décèdera à bord du destroyer en fin de matinée. Il sera immergé dans l’après-midi avec les honneurs.
Quant au Loodsboot XIII, s’il peut tenir honorablement le rôle de bateau-flak léger, il ne fait pas le poids face à un destroyer moderne. Son commandant, l’Oberleutnant zur See der Reserve Nicolai Schubert, en est parfaitement conscient. Afin de sauver son équipage, il fait mettre le cap sur la plage de Saint-Tuger, distante de sept nautiques, pour jeter son bâtiment à la côte. A 13 nœuds, il lui faut une demi-heure. C’est peu mais c’est trop quand votre adversaire peut marcher à 37,5 nœuds ! L’Hambleton ne lui laisse pas une chance et le malheureux patrouilleur, rapidement victime d’une voie d’eau dans la salle des machines, commence à donner de la bande sur tribord. Schubert ordonne alors l’évacuation. Ses matelots ont juste le temps d’exécuter l’ordre quand le Loodsboot XIII se couche sur tribord avant de couler. Les Américains peuvent sauver la quasi-totalité de l’équipage, puisque cinq hommes seulement sont portés disparus après l’appel à bord de l’Hambleton.
Le radio du Loodsboot XIII, le Matrosenobergefreiter Karl Haager, est l’un des cinq. Il a émis un message pour signaler à l’amiral Kähler que la flottille était engagée par l’ennemi – message qui s’est interrompu quand le V 722 Loodsboot XIII a chaviré, emportant avec lui le radio, qui n’a pu s’extraire de son local.
04h00 – A Brest, les opérateurs radio ont tenté de reprendre contact avec le Loodsboot XIII ou un des autres bâtiments. Mais leurs efforts sont restés vains. Le contre-amiral Kähler, qui a parfaitement interprété le silence de ses Vorposten, leur donne alors l’ordre de cesser leurs appels : la 7. Vorspotenflottille n’existe plus.
Auf einem Seemannsgrab blühen keine Rosen (4)…
Notes
1- Petites embarcations de pêche, type caseyeur ou pointu, équipées d’un dispositif émetteur de fumée.
2- V 717 Alfred III (JB : 1 133 tx – une machine alternative à triple expansion développant 1 300 CV – 12 nds – I x 8 cm – II Flak Vierling – III x 2 cm) ; V 712 Chemnitz et V 713 Leipzig (JB : 245 tx – une machine alternative à triple expansion développant 450 CV – 10 nds – I x 8 cm – I x 2 cm) ; V 722 Loodsboot XIII (JB : 451 tx – une machine alternative à triple expansion développant 1 000 cv – 13 nds – 1 x 3,7 cm – 4 x 2 cm).
3- Classe Bristol : 2 395 tonnes pc – 50 000 CV – 37,5 nds – V x 5” DP – 10 TLT de 21” – plus I x .1” et V x 20 mm (Ellyson et Hambleton) ou II affûts doubles x 40 mm et V x 20 mm (Tylman).
4- « Sur la tombe d’un marin ne fleurit pas la rose » (chant traditionnel du répertoire marin allemand). |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1568 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 10:00 Sujet du message: |
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Rien à signaler _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5123 Localisation: La Baule
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 10:13 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | « Qui voit Sein voit son sang ! » |
C'est "Qui voit Sein voit sa fin" et "Qui voit Ouessant voit son sang", foi de marin breton! Mais avec l'accent brestois, les allemands ont peut-être mal traduit... En tout cas ils n'auront pas atteint Lorient où ils auraient pu dire "Qui voit Groix voit sa croix".
 _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 12952 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 11:54 Sujet du message: |
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Elégant, forcément élégant. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2907 Localisation: Mittlemeerküstenfront
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 12:42 Sujet du message: |
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Bonjour,
@ Frank : on peut rajouter la note suivante :
| Citation: | | En fait, le vrai dicton, que les marins allemands peu familiers de la langue bretonne ont mal traduit, est "Qui voit Sein voit sa fin - Qui voit Ouessant, voit son sang". |
@ Hervé ; tu sais moi, dans le Levant, je reste fidèle au "Que Dieu protège les marins qui sont à terre et que ceux qui sont en mer, qu'ils se démerdent".
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10672 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 13:53 Sujet du message: |
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L"ambiance est chaude en tout cas, ce qui occasionne une petite redite :
| Citation: | | obligeant les chauffeurs de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux à leurs deux chaudières |
_________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5123 Localisation: La Baule
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Posté le: Ven Mar 21, 2025 20:55 Sujet du message: |
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| loic a écrit: | L"ambiance est chaude en tout cas, ce qui occasionne une petite redite :
| Citation: | | obligeant les chauffeurs de la chaufferie correspondante à mettre bas les feux à leurs deux chaudières |
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Certes, mais en tant qu'ancien officier mécanicien et après moultes réflexions, il n'y à pas vraiment d'autres solutions de langages... Le compartiment où se situent les chaudières s'appelle une chaufferie et les mécaniciens qui les mettent en œuvre sont des chauffeurs d'où le terme "chouf" qui désigne à l'origine un quartier-maître chauffeur qui loge dans le (bien connu de certains) poste des choufs...
 _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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