Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Question aux marins: comment aménager un port
Aller à la page Précédente  1, 2, 3  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> Autres uchronies
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9007
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Dim Mar 24, 2024 21:11    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Dans With Iron and Fire, la Yakoutie, Etat sécessionniste de Sibérie orientale né de la guerre civile russe

La guerre civile russe, c'est 1917. Donc :

Capu Rossu a écrit:
J'échouerai l'Alexeiv à la plage près de l'aérodrome. e ce point il peut battre un secteur entre les azimuts 97° 60' et 169° 75 jusqu'à une distance de 20.310 m pour ses 4 x 305 mm/40 Mle1895 disposés en 2 tourelles doubles AV et AR soit le secteur bleu et 18.660 m pour ses 6 x 152 mm/45 Mle 1892 disposés en trois tourelles doubles latérales soit le secteur violet.
Le Georgii Pobedonosets serait échoué parallèlement au rivage sur la plage à l'extérieur déjà citée. Il pourrait utiliser 4 x 305 mm / 35 Mle 1886 en deux tourelles doubles AV et AR jusqu'à 10.610 m soit le secteur rouge. Si on l'échoue cap vers l'entrée de la rade, sa tourelle double tribord pourrait battre la passe sur une quinzaine de degrés.

Wiki nous dit à propos du Georgii Pobedonosets :
Citation:
She became a training ship in 1908 and her 6-inch 35-calibre guns were replaced by modern 6-inch 45-calibre guns. She was modified as a harbour guard ship in 1911 and her 12-inch guns were removed. Six more six-inch guns were added for a total of fourteen.


Il n'aurait donc plus ses 305 mm, mais 14 canons de 152 mm (ou 13 ? car il a à l'origine 7 canons, auxquels s'ajoutent 6 en remplacement des 305). Du coup, en batterie côtière, c'est un peu léger si on imagine une flotte ennemie de cuirassés ou croiseurs.

Quant au Empereur Alexandre III / Alexeiv, il est coulé à Tsushima en 1905.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 06:05    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Quant au Empereur Alexandre III / Alexeiv, il est coulé à Tsushima en 1905.

Après la perte du premier Empereur Alexandre III, un autre cuirassé portant le même nom a été lancé en 1914.

Citation:
L’Empereur Alexandre III (en russe : Император Александр III, Imperator Aleksandr III) est un cuirassé dreadnought de la classe Impératrice Maria construit pour la Marine impériale russe. Lancé en 1914, les Bolcheviques le renomment en 1917 Volya (Воля, en français « liberté »), en 1920, l'Armée blanche lui attribua le nom de Général Alekseïev (Генерал Алексеев). En raison des retards pris dans la livraison des machines par la Grande-Bretagne, ce cuirassé livre peu de combats navals au cours de la Première Guerre mondiale.

_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9007
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 07:44    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Après la perte du premier Empereur Alexandre III, un autre cuirassé portant le même nom a été lancé en 1914.

OK, vu.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
DMZ



Inscrit le: 03 Nov 2015
Messages: 2773
Localisation: France

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 07:53    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Il n'aurait donc plus ses 305 mm, mais 14 canons de 152 mm (ou 13 ? car il a à l'origine 7 canons, auxquels s'ajoutent 6 en remplacement des 305). Du coup, en batterie côtière, c'est un peu léger si on imagine une flotte ennemie de cuirassés ou croiseurs.


Quant au Empereur Alexandre III / Alexeiv, il est coulé à Tsushima en 1905.

Hendryk a écrit:
Après la perte du premier Empereur Alexandre III, un autre cuirassé portant le même nom a été lancé en 1914.

J'ai fait la même erreur en me référant à l'Empereur Alexandre III premier du nom.

Mais le remplacement des 305 du Georgii Pobedonosets par des 152 n'est pas si négatif que ça puisque ça fait passer la portée de 10.610 m à 15.000 m et que la zone est, de toutes manières, battue par les 305 de l'Alexeïev (portée 23.230 m).

On peut donc débarquer :
9 x 130 mm de 20.300 m de portée (Alexeïev)
7 x 152 mm de 15.000 m de portée (Georgii Pobedonosets)
dont une partie peut être déployée sur la côte nord.

Plus (Georgii Pobedonosets)
8 x 47 mm
10 x 37 mm

Il n'y a plus de 75 mais les 47 peuvent faire le boulot de protection des plages nord-est et est.

Et toujours les 11 tubes lance-torpille.
_________________
« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
DMZ



Inscrit le: 03 Nov 2015
Messages: 2773
Localisation: France

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 09:03    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Au fait ça représente quoi en termes de personnels, une installation comme celle-ci, en comptant les services ancillaires? En gros, quelle serait la population de la base?

Pour la défense terrestre, je pensais à un régiment d'infanterie de marine; et pour la défense aérienne, trois groupes de chasse, un escadron de bombardiers torpilleurs, et une escadrille de reconnaissance. Est-ce que ça vous semble réaliste?

Citation:
The Yakutian military was in a reasonable state of readiness in May 1935, but the bulk of its strength was deployed in prevision of a Soviet attack rather than a Japanese one. Of the YAF’s 18 fighter groups, 11 were deployed in Kansk, throughout forward bases in the Sayan region or further north along the Soviet-Yakutian border; two in Irkutsk; one in Deede-Ude; one in Ust-Kut; and only three (minus one symbolic squadron stationed in Yakutsk) in Ayan. Bombers, observation aircraft and other types were deployed according to a similar pattern, reflecting the greater likelihood of an attack from the West in Yakutian strategic planning. Quality-wise, the Western air bases were given newer aircraft in priority, and in the course of 1934 had had most of their fighter groups reequipped with freshly imported Hawker Fury and PZL P.7, whereas in Ayan one group still flew on the older Huanlong Type 19 [copie du Wibault 72], and the other two on the more recent but hardly cutting-edge Avia BH-33E. Only the torpedo bombers—a batch of 20 Latécoère 290—and the Consolidated P2Y observation seaplanes were recent purchases. Lastly, the ground troops assigned to the defense of Ayan were understrength, consisting only of the Third Naval Infantry Regiment and a Coast Guard detachment.

En fait, je te retourne la question : quelle est la population de la Yakoutie ? Quelles sont ses ressources ? Comment finance-t-elle ses achats d'armement (18 groupes de chasse : 250 à 300 appareils au bas mot, voire plus de 600 en fonction de l'effectif des groupes...) ? Ses achats de nourriture et de marchandises (car je ne pense pas que la région puisse être auto-suffisante) ? Son développement économique (qui a coûté une famine à l'URSS) ?

À partir de là, la taille de Aïan sera plutôt dictée par les considérations économiques du pays et de la région.

Une autre manière d'approcher le problème est de la comparer à Mourmansk qui fut fondée en 1912, le port en 1915, et qui comptait 2.500 habitants en 1920 après une forte période de déclin pour remonter à 8.777 habitants en 1926. En tant qu'installation stratégique, Aïan a probablement également de 5.000 à 10.000 habitants au début des années 1920 puis 20.000 à 30.000 dans les années 1930 en fonction des conditions de développement (Mourmansk : 29.000 en 1931 et 119.000 en 1939 mais elle bénéficie du support de l'économie et de l'industrie russes).

Ensuite pour la défense, quelles sont les menaces ? Craint-on réellement une attaque par mer ? Si j'ai bien compris, la frontière avec la Russie soviétique est du côté d'Irkoutsk, ce n'est pas un danger. Qu'en est-il des Japonais ou d'autres acteurs régionaux s'il y en a ?
_________________
« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Capu Rossu



Inscrit le: 22 Oct 2011
Messages: 2554
Localisation: Mittlemeerküstenfront

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 09:05    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

A partir de 1924, la défense des ports va reposer sur deux types de batteries :

- batteries principales : 340 mm, deux réalisées Cépet et Bizerte, une en construction Cherbourg. Les autres projets Marseille, Nice et Bonifacio abandonnés pour raisons budgétaires. Ou alors 305 mm Marseille, projet validé mais qui n'a pas pu avoir de commencement d'exécution.

- batteries moyennes : 138,6 ou 164,7 mm, on en a eu tout plein

- batteries légères : 90 mm, principalement des pièces AA ou alors des 120 et 95 en attendant le nouveau canons à double usage de 90 mm

- batteries de semonce : des vieux 95

-batteries d'éclairage : des 75 adaptés au tir d'obus éclairants.

- batteries de circonstance : principalement notre bon vieux 75.

- à ces batteries fixes, il faut ajouter deux batteries mobiles de 155

Donc des 152 pour la défense d'un port n'est pas aberrant, plusieurs pays en possédait.

@+
Capu
_________________
Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

DMZ a écrit:
En fait, je te retourne la question : quelle est la population de la Yakoutie ? Quelles sont ses ressources ? Comment finance-t-elle ses achats d'armement (18 groupes de chasse : 250 à 300 appareils au bas mot, voire plus de 600 en fonction de l'effectif des groupes...) ? Ses achats de nourriture et de marchandises (car je ne pense pas que la région puisse être auto-suffisante) ? Son développement économique (qui a coûté une famine à l'URSS) ?

À partir de là, la taille de Aïan sera plutôt dictée par les considérations économiques du pays et de la région.

En effet, ce sont des éléments pertinents. Economiquement, la Yakoutie de 1935 ne pèse pas grand-chose, on est dans l'ordre de grandeur de la Finlande. Par contre, elle dispose de divers atouts, comme les mines d'or de la vallée de la Léna, des gisements de charbon qui la rendent autosuffisante en énergie, une petite base industrielle liée à la construction récente du Transsibérien, et la présence d'une classe entrepreneuriale dynamique. Son agriculture, malgré le climat peu favorable, est également plus moderne que celle de Russie d'Europe au moment de l'indépendance: les fermiers sont presque tous propriétaires de leurs terres et organisés en coopératives, lesquelles importaient dès avant la Révolution du matériel américain.

Démographiquement, elle compte environ 5 millions d'habitants dont environ 40% de Grands-Russes et le reste constitué de minorités autochtones (Bouriates, Sakhas, etc.) et d'immigrés récents (Chinois, réfugiés kazakhs, etc.). L'essentiel de la population est concentré dans le sud-ouest, entre Kansk et Chita, avec un noyau plus petit dans la moyenne vallée de la Léna. Suite à un partage des zones d'influence avec le Japon pendant la guerre civile russe, ce dernier a pris le contrôle du Kamtchatka et du Tchoukotka, et discrètement mis la main sur les riches gisement miniers de la Kolyma.

DMZ a écrit:
Une autre manière d'approcher le problème est de la comparer à Mourmansk qui fut fondée en 1912, le port en 1915, et qui comptait 2.500 habitants en 1920 après une forte période de déclin pour remonter à 8.777 habitants en 1926. En tant qu'installation stratégique, Aïan a probablement également de 5.000 à 10.000 habitants au début des années 1920 puis 20.000 à 30.000 dans les années 1930 en fonction des conditions de développement (Mourmansk : 29.000 en 1931 et 119.000 en 1939 mais elle bénéficie du support de l'économie et de l'industrie russes).

Ensuite pour la défense, quelles sont les menaces ? Craint-on réellement une attaque par mer ? Si j'ai bien compris, la frontière avec la Russie soviétique est du côté d'Irkoutsk, ce n'est pas un danger. Qu'en est-il des Japonais ou d'autres acteurs régionaux s'il y en a ?

En terme de défense, la Yakoutie considère que la menace vient de l'irrédentisme soviétique, et c'est donc sur sa frontière occidentale qu'elle concentre le gros de ses forces. Le Japon n'est pas vraiment considéré comme un ennemi potentiel, aussi Aïan ne s'attend pas particulièrement à une attaque navale. Et à part le Japon, la zone Pacifique nord ne compte pas d'autre puissance hostile.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9007
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Le Japon pourrait être tenté d'en faire un état vassal.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 11:18    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Le Japon pourrait être tenté d'en faire un état vassal.

Ah mais c'est exactement son intention Twisted Evil J'ai besoin d'éléments sur la base navale d'Aïan précisément parce que la Yakoutie va faire l'objet d'une attaque en règle. Et la Chine aussi, d'ailleurs...
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9007
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Sachant si j'ai bien compris que la Yakoutie est état vassal de la Chine ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
DMZ



Inscrit le: 03 Nov 2015
Messages: 2773
Localisation: France

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 11:44    Sujet du message: Répondre en citant

La région de Vladivostok est-elle en Yacoutie ? Si oui, la région d'Aïan n'est pas stratégique et pourrait être oubliée, au risque de se voir attaquer par le Japon mais pour quel bénéfice ? Le Japon pourrait plutôt lorgner justement sur Vladivostok, Aïan n'étant qu'un objectif secondaire.

EDIT : quoique l'implantation japonaise dans la Kolyma (pour discrète qu'elle soit elle n'a pas dû rester complètement inaperçue) peut faire craindre une extension vers l'Ouest et en particulier la Léna.

Si Aïan est la principale base navale, alors, même si le Japon n'est pas considéré comme agressif à court terme, il serait étonnant qu'elle ne soit pas correctement protégée. En l'absence de Vladivostok, ce serait le seul lien maritime avec l'extérieur, difficile de négliger ce fait mais on a vu d'autres fautes majeures de hauts dirigeants...

Quelles sont les voies de communication avec le reste du pays ? Chemin de fer ? Route ? Piste ?
_________________
« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 12:36    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Sachant si j'ai bien compris que la Yakoutie est état vassal de la Chine ?

Oui tout à fait, pas forcément de gaîté de coeur, mais parce que c'est la Chine ou Staline. Tiens ça ferait un bon slogan ça.

DMZ a écrit:
La région de Vladivostok est-elle en Yacoutie ? Si oui, la région d'Aïan n'est pas stratégique et pourrait être oubliée, au risque de se voir attaquer par le Japon mais pour quel bénéfice ? Le Japon pourrait plutôt lorgner justement sur Vladivostok, Aïan n'étant qu'un objectif secondaire.

Si Aïan est la principale base navale, alors, même si le Japon n'est pas considéré comme agressif à court terme, il serait étonnant qu'elle ne soit pas correctement protégée. En l'absence de Vladivostok, ce serait le seul lien maritime avec l'extérieur, difficile de négliger ce fait mais on a vu d'autres fautes majeures de hauts dirigeants...

La Chine a profité de la guerre civile russe pour reprendre la Mandchourie extérieure, Vladivostok comprise, d'où le choix d'Aïan comme site de la principale base navale pour la marine yakoutienne. Et effectivement, les débouchés maritimes de la Yakoutie ne sont pas nombreux: Okhotsk ne compte pas vraiment car le site est médiocre, Pétropavlovsk est sous contrôle japonais, et le reste est au-delà du cercle arctique. Il y a donc quand même des raisons de protéger l'endroit.

DMZ a écrit:
Quelles sont les voies de communication avec le reste du pays ? Chemin de fer ? Route ? Piste ?

Une route de terre relie Aïan à Yakoutsk et fait l'objet d'aménagements après l'indépendance. Une voie de chemin de fer est en cours de construction, aussi au départ de Yakoutsk, mais comme dit plus haut, n'atteint encore que Nelkan en 1935.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 12:48    Sujet du message: Répondre en citant

DMZ a écrit:
EDIT : quoique l'implantation japonaise dans la Kolyma (pour discrète qu'elle soit elle n'a pas dû rester complètement inaperçue) peut faire craindre une extension vers l'Ouest et en particulier la Léna.

Oui, le gouvernement yakoutien est au courant, mais il ne se sent pas en position de réagir autrement que par la voie diplomatique. En fait le Japon, qui devait juste exercer une influence géostratégique sur sa portion de Yakoutie, a rapidement outrepassé les termes de l'accord avec la Chine pour traiter le Kamtchatka et le Tchoukotka, puis la vallée de la Kolyma, comme des colonies de fait. Pétropavlovsk a vu sa population multipliée par dix avec l'arrivée de colons japonais, et des milliers de travailleurs plus ou moins forcés ont été amenés de Corée pour travailler dans les mines. Quant à la mer d'Okhotsk, elle est sillonnée de chalutiers industriels* et fournit une bonne partie du Japon en produits de la mer.

* Comme celui décrit dans le roman de Takiji Kobayashi Le Bateau-usine.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
DMZ



Inscrit le: 03 Nov 2015
Messages: 2773
Localisation: France

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 13:24    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
La Chine a profité de la guerre civile russe pour reprendre la Mandchourie extérieure, Vladivostok comprise, d'où le choix d'Aïan comme site de la principale base navale pour la marine yakoutienne. Et effectivement, les débouchés maritimes de la Yakoutie ne sont pas nombreux: Okhotsk ne compte pas vraiment car le site est médiocre, Pétropavlovsk est sous contrôle japonais, et le reste est au-delà du cercle arctique. Il y a donc quand même des raisons de protéger l'endroit.

Une route de terre relie Aïan à Yakoutsk et fait l'objet d'aménagements après l'indépendance. Une voie de chemin de fer est en cours de construction, aussi au départ de Yakoutsk, mais comme dit plus haut, n'atteint encore que Nelkan en 1935.

Hendryk a écrit:
DMZ a écrit:
EDIT : quoique l'implantation japonaise dans la Kolyma (pour discrète qu'elle soit elle n'a pas dû rester complètement inaperçue) peut faire craindre une extension vers l'Ouest et en particulier la Léna.

Oui, le gouvernement yakoutien est au courant, mais il ne se sent pas en position de réagir autrement que par la voie diplomatique.

Donc il y a des raisons pour non seulement faire d'Aïan une base navale mais aussi un port de commerce pour s'émanciper un peu de la tutelle chinoise (s'il y a la possibilité de le faire).

Ça change un peu la donne : il faudrait créer des quais ou au moins des estacades et pousser le chemin de fer à partir de la côte. Il y a 210 km entre Aïan et Nel'kan dont la moitié à travers la chaîne montagneuse côtière et la moitié le long des vallées plus praticables, c'est peut-être une priorité.
https://www.google.fr/maps/dir/56.4671312,138.1420818/57.6574391,136.1985826/@57.1344101,135.8885172,8.31z/data=!4m2!4m1!3e0!5m1!1e4?entry=ttu

Vis-à-vis des Japonais, Aïan doit être protégée et reliée à l'arrière pays car sa chute entraînerait celle de tout le littoral de la mer d'Okhotsk et un risque majeur sur Irkoutsk. Un régiment est probablement insuffisant mais, encore une fois, la Yakoutie en a-t-elle les moyens ?

D'un autre côté, créer une ville prospère est agiter un beau fruit défendu devant les narines nippones.

Dans tous les cas, il faut fortifier la ville pour en rendre sa prise extrêmement coûteuse, les 130 mm et 152 mm en casemates y participeront.
_________________
« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3240
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mar 25, 2024 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

DMZ a écrit:
Vis-à-vis des Japonais, Aïan doit être protégée et reliée à l'arrière pays car sa chute entraînerait celle de tout le littoral de la mer d'Okhotsk et un risque majeur sur Irkoutsk.

Oui, la stratégie japonaise va être de neutraliser le littoral pour concentrer ses moyens contre la Chine, puis s'occuper tranquillement du reste de la Yakoutie ensuite, quitte à partager les dépouilles avec l'URSS qui évidemment ne va pas rester les bras croisés.

Concernant l'économie yakoutienne, j'avais pondu cet appendice pour le futur tome 2.

Citation:
A Solid State, Not A Vacuum: The Birth of Yakutia's Academic-Corporate Research Complex

Although Yakutian culture, rather like the American one, places a large emphasis on rugged individualism and self-reliance, the country's first-rate R&D sector is as much the result of institutional cooperation as it is one of talented individuals acting on their personal vision. The process took place over a decade and a half and involved several public and private entities working in synergy.

It all began in 1919, when the Provisional Siberian Government hired Vladimir Zworykin to head the specially-created Office of Telegraphy, Telephony and Wireless Transmissions (TTRB), headquartered in Chita. Zworykin, an electrical engineer, former employee of Russian Marconi and veteran of the signal corps, had escaped to the US via Siberia at the beginning of the Russian Civil War, but returned the following year and sought to put himself at the service of the PSG. The TTRB’s primary mission statement was to provide the Siberian Whites’ signal corps with needed equipment and trained personnel, but also, in a longer-term vision, to oversee the development of a telecommunication infrastructure throughout Eastern Siberia. The latter task was of daunting scope, but Zworykin surrounded himself with talented collaborators, the most notable being Aleksandr Chernishev, Vasily Khrushchev and Ilya Muromtsev. Chernishev, a graduate of Saint Petersburg Polytechnical Institute who had specialized in electrical engineering, had worked in the US at Westinghouse and General Electric between 1913 and 1919; Khrushchev was a former electrical engineering professor at Tomsk Technological Institute; as for Muromtsev, he was an old acquaintance of Zworykin’s, whom he had hired on his teaching staff at the Officers’ Radio School four years earlier.

In order to address the TTRB’s urgent need for skilled technicians, Zworykin obtained from the PSG Minister of Transports and Communications Leonid Ustrugov the creation of an Electrical Communications School to provide crash courses in telegraph, telephone and radio operation and maintenance. As its director, Ustrugov chose Nikolai Skritsky, a leading Russian authority on radio engineering who was overseeing the construction of a long-range radio station in Vladivostok when the civil war began, and had then been appointed at the head of a naval ministry radio school for the Far Eastern Flotilla in December 1918. The new school, located like the TTRB in Chita, started providing courses in September 1919 and churned out its first batch of graduates in February 1920. It continued to operate as an independent institution under the purview of the PSG and then the Yakutian communications ministry until 1925, when the TTRB was allowed to take it over after lengthy bureaucratic foot-dragging; Skritsky, who was in poor terms with Zworykin, resigned and became professor of radio engineering at the Irkutsk Technological Institute.

Meanwhile, the TTRB had received a further infusion of talent when the “Crimeans”, as the Southern White refugees called themselves, arrived after the collapse of the Markov government in 1921: among them were some experts such as Lutonin Timochenko, formerly dean of the department of civil engineering at Kiev Polytechnical School, who joined Zworykin’s management team.

His managerial duties did not prevent Zworykin from working on his pet projects, such as improvements to the Belinograph, which the Chinese were using intensively for official communications and had introduced to Yakutia: thanks to Zworykin, by 1926 the transmission of a full page of text was reduced to a single minute. In 1929 he also patented a system of live image transmission via cathode ray tube, one of the world's first television prototypes.

Chernishev, meanwhile, continued to visit the US regularly. In 1926 he brought Zworykin’s attention to the fact that America’s rising dominance in advanced technologies was largely due to the close links between the academic and business worlds, which provided corporations with a large pool of skilled specialists, and that such a model could be applied in Yakutia with the right impetus from the government. The two men approached both Minister of Transports and Communications Boris Ostrumov and Minister of Science Vasily Nikiforov, but neither expressed much interest in the idea. The project languished for several years, but in 1933, Chernishev, Zworykin and Vasily Slesarev, director of the Irkutsk Technological Institute, appealed directly to incoming Prime Minister Radola Gajda, who proved more receptive. Gajda, who was determined to use public spending to pull Yakutia out of the Great Depression, rightly saw in the idea a way to spur economic growth in a sensitive field. Thus in January 1934 the Yakutian National Committee on Advanced Technologies was created, with Zworykin as its director—reporting directly to Gajda himself—while Chernishev succeeded him at the head of the TTRB. Within months the Committee was funneling subsidies to the scientific and engineering departments of the main Yakutian universities, providing scholarships and research grants, acting as intermediary between job-seeking graduates and Yakutian companies such as Bryner and Kamov, and directly funding private research that it considered to have potential. The effects of these policies were compounded by the fact that the first cohorts of Yakutian youths to benefit from the educational reforms of the early post-independence years were then beginning to graduate from high school.

One of the Committee’s first beneficiaries was Oleg Losev. The son of a retired Tsarist officer who had found refuge along with his wife and children in PSG-controlled Eastern Siberia, Losev had joined the TTRB in 1922 as a (largely self-taught) radio technician, and started conducting his own research on the side. By 1924 he was beginning to publish his papers in scientific periodicals, catching the attention of Alexey Lushnikov, then head of the Irkutsk Technological Institute, who offered him a faculty position in the Department of Electricity and Electronics. Focusing on semiconductors and light-emitting diodes, he patented the Crystodyne, the world’s first solid-state circuit. With Committee funding, Losev was able to set up his own laboratory within the ITI. Crystodynes, which are easy and cheap to manufacture, began to replace vacuum tubes in the early 1940s.

Another notable beneficiary was Georgy de Bothezat, director of the ITI's Department of Aeronautical Engineering. Like Chernishev, he had experience with the American system, having been hired by the US National Advisory Committee for Aeronautics in June 1918, just after his escape from revolution-wracked Russia (he had added the aristocratic particle to his name upon reaching America's shore). He had conducted research on rotorcraft on behalf of the US Army and built a helicopter prototype, but the project was cancelled in 1923. Having received a job offer from the ITI, he moved to Irkutsk. One of his students was Mikhail Mil, who went on to found Mil Engines, a manufacturer of aircraft powerplants. The Committee hired de Bothezat to head its Aeronautical Laboratory, which was set up at Kultuk, a town some 100 km south of Irkutsk at the western tip of Lake Baikal; its brand new facilities included an airfield and a full-scale wind tunnel, the largest in the country. De Bothezat, who was replaced in his previous position by Stepan Nozdrovsky, brought with him fellow ITI members Nikolai Michelson and Mikhail Strukov. He wasted no time in resuming research on his pet project, vertical lift, sharing ideas, expertise and funds with start-up rotorcraft manufacturer Kamov; the first result of their cooperation was the coaxial helicopter prototype K-VP, the forerunner of a long and successful series.

The Committee poached yet another academic in the person of Nikolai Semyonov, director of the Department of Physics at Irkutsk University, who was hired to head its Radiological Institute. An enthusiastic Semyonov convinced his friend and former classmate Pyotr Kapitsa, then working at the Cavendish Laboratory in Cambridge, to come to Yakutia instead of chancing a return to Stalin's USSR. The two men, together with Semyonov's former student Anatoly Aleksandrov, built Yakutia's first cyclotron in 1937. More physicists joined the Institute in the following years, such as Arseny Sokolov and Yevgeny Zavoisky, both of them children of White Russian refugees, and especially Leonid Kirensky, the first Sakha to earn a doctorate in physics, and later Semyonov's successor as director of the Institute. The resulting team would go on to form the core of Yakutia's nuclear program after the war. The institute was renamed the Kirensky Nuclear Energy Institute after the latter's passing in 1973.

***

In 1935, as the war against Japan began, a military offshoot of the Committee was created in turn, the National Office on Research and Development, and Zworykin protégé Georgy Ostrumov appointed as its director. It would rapidly become an incubator of engineering and scientific talent.

Since its earliest days, the TTRB had had a secret department dedicated to research on radio-based intelligence work, cooperating closely with the PSG Internal Security Bureau, later renamed the Yakutian Intelligence Service; it was referred to, misleadingly, as the Supplies Department. Its first director was Khrushchev, but when the Office was created, it was absorbed by the new organization and became the Electronic Intelligence Laboratory, headed by Khrushchev’s former assistant Timofei Gorbachev, and relocated in new facilities in Zhilkino on the outskirts of Irkutsk. In 1936 Gorbachev invented the Transparency Device: a precursor of the laser microphone, it was an eavesdropping system that worked by using a low power infrared beam from a distance to detect the sound vibrations in glass windows.

What would become in later decades the Yakutian space program started as a department of the Office, the Special Artillery Center, which was founded in 1937 and set up its research facilities and testing grounds in Borgoy, a settlement in the Buryatian steppe near the Chinese border. As its director, Zworykin appointed Vladimir Yurinsky, an Irkutsk native, ITI graduate and former gunnery officer, who was entrusted with the development of rocket artillery. Yurinsky started with organizing a visit by his team of China's Fire Dragon Institute, which had recently relocated in Chongqing: pooling research with China had taken place arguably since before Yakutia's very foundation, was officialized in general terms by the 1922 Protocol on Military Cooperation, and provided with a more practical regulatory framework in 1935 with the Sino-Yakutian Treaty on Technical Research and Development. In exchange for the Fire Dragon Institute being allowed use of the Borgoy testing ground, the Special Artillery Center gained access to Chinese data, and regular conferences enabled each side to keep abreast of the other's progress. In 1940 it was renamed the Reaction Propulsion Center.

In the course of the war, one of its engineers, Aleksandr Shargei, developed the Type B, a remarkably accurate air-to-ground rocket, and started work on the TR-1, a short-range ballistic missile. Shargei, who had arrived in Eastern Siberia in 1919, had been employed by the Chita Locomotive and Rolling Stock Works before joining aircraft manufacturer TTC in 1934, and moving on to the Special Artillery Center in 1938. He had been a minor celebrity in the small world of rocketry enthusiasts since the self-publication in 1925 of his book Conquest of Interplanetary Space, which speculated on rocket-based space travel and colonization. Hans Liepmann, a key figure of the future Yakutian space program, joined the Reaction Propulsion Center in 1944: he had first arrived in Yakutia in 1934, his family having been among the first to take up the offer of immigration to European Jews facing persecution in their home countries. After graduating from the ITI in 1937 with a physics degree, he went to MIT and then to Caltech, where he conducted research at the Jet Propulsion Laboratory under the direction of Theodore von Karman—and where he formed what would grow into a lifelong friendship with another student of von Karman’s, Qian Xuesen. Liepmann joined the team working on the TR-1; and though the war against Japan ended while it was still at the prototype stage, it did lay the groundwork for the later development of the Alaz missile family (named after the god of fire in the Tengriist pantheon). In 1961 Yurinsky became director of the Yakutian Space Agency, while Liepmann succeeded him at the head of the Reaction Propulsion Center.

In 1941, Zworykin, who pulled double duty as Committe director and National Office advisor, told Ostrumov to set up a new department, the Radio-Guided Vehicle Laboratory, and had another collaborator of his, Lev Gustov, appointed as its head. This enabled Zworykin to provide impetus for the development of a prototype for a remote-controlled, camera-equipped strike drone. It did not enter production, but its successor was deployed operationally as the Anatra A-21 on a small scale in the last months of the war: it was a twin-engine unmanned aerial vehicle that could be armed with either a one-ton bomb or an aerial torpedo.

In 1943, an Office research team led by Nikolai Romanov and Mstislav Keldysh built MANTRA, Yakutia's first functional computer, also one of the first in the world to use crystodynes rather than vacuum tubes. The project, codenamed Kodar, was based near Deede-Ude, in a former sanatorium at Pitatelevsky Spring, where a small, specially built geothermal plant provided the necessary power. Two of the team's members, graduate students Anatoly Kitov and Moishe Rybakov, would go on to become respectively the director of Deede-Ude University's School of Cybernetics, and the founder of Yakutian Electronic Machines, a company specializing in the manufacture of advanced electronic equipment.

The war also created other employment opportunities for young mathematicians, several of whom were hired by the Yakutian Army's Department of Coding to conduct classified cryptanalysis. The head of the department was Ivan Sokolnikov, who had first joined the Russian Navy at the beginning of the Revolution, swiftly taken sides for the Whites, and was deployed in the Kurile Islands when Yakutia became independent. At that point he had decided to return to civilian life in order to get a doctorate in mathematics, but joined again the military in 1935 and was put in charge of codebreaking operations. One of his first recruits was Stepan Warschawski, a half-Russian German who had recently arrived in Yakutia from Nazi Germany. The top secret Yakutian cryptanalysis project, codenamed Colossus, operated out of nondescript wooden buildings in Ust-Ordynsky, a town some 60 km northeast of Irkutsk.

More controversially, the National Office set up in 1935 a secret facility for research into chemical warfare, in spite of the fact that Yakutia was signatory to the 1925 Geneva Protocol, which banned the use of chemical and bacteriological weapons. Some small-scale research had already been taking place in Army laboratories since the 1920s, but the new complex built near the settlement of Kumora, some distance to the northeastern tip of Lake Baikal, allowed for the development of a full-fledged chemical weapons program. Its first director was Yevgeny Biron. Although the existence of the facility was long suspected, it was only officially acknowledged in 1967, and remains a restricted area to this day.

Conversely, the pioneering research conducted by Aleksandr Poniatov in air-cushion lift failed to attract government support until most of the groundwork had been done. Poniatov's misfortune was that he assembled his first prototype in late 1935, at a time when funds were being allocated in priority to projects deemed useful to the war effort; the concept of ground glider was not perceived back then to have possible military applications. It was only after the publication of Richard Halliburton's book The Road to Yakutia, which contained a glowing assessment of the ground glider, that the Office corrected its mistake and starting subsidizing Poniatov. Considering that his company was working on a shoestring budget, this support, however belated, made all the difference, and by 1942 the first production models were being assembled. But the Yakutian military did not even at that point display interest in ground gliders, so Poniatov simply retrofitted them for civilian use and started selling them on the open market. After years of austerity and with other luxury goods still rationed, they became a coveted symbol of social status: his first customers included movie star Nikolai Okhlopkov and mining tycoon Afanasy Khristoforov. Ultimately the military did realize the potential of a vehicle that can move on any type of even surface, but by then the war had practically ended and their actual deployment only occurred in peacetime. In the following decades their use would spread from the Yakutian upper class to the upper middle and eventually the middle class, turning into the country's iconic mode of transportation. In the late 1950s a monorail-guided version for collective passenger transport was developed, and over the following two decades a Yakutia-wide monorail network built for it.

Another important avenue of research which the Office neglected was that of electronically-based aircraft detection. Indeed, as late as the beginning of the war, the Yakutian Air Force mostly relied on the tried-and-tested, but less reliable, method of acoustic detection. TTRB technicians had been aware for years that the presence of large objects interfered with the diffusion of radio waves, but had not conducted any further investigation of the phenomenon—a possible consequence of TTRB director Vladimir Zworykin’s single-minded focus on the use of wireless technology for sound and image transmission, to the exclusion of other potential applications. The only radio detection technology used in Yakutia until 1942 was imported from China: there, Xu Enceng, a graduate of Carnegie Mellon who had gone on to work as an electrical engineer for the Aeronautical Committee of the Ministry of Aviation, had founded the Electronic Detection Department in 1931. With his collaborators Liu Jinyu and Hu Xiyuan, he had developed Tu’er (“Rabbit Ears”), a primitive bistatic radar emitting an unmodulated continuous wave; by using two fixed-site or truck-mounted receivers spaced about 35 km apart, a crude estimate of the range of detected aircraft was possible through triangulation. However, his research had not proceeded further due to Chinese industry’s inability to develop a reliable magnetron. The bistatic radar method was shared with Yakutia in 1934, and the YAF was beginning to implement it when the war started. Within months the acoustic method was discarded and replaced with Rabbit Ears, but neither Yakutia nor China would have a “true” radar until 1942, when the two countries, by then recipients of Lend-Lease supplies, were issued with US-made SCR-270 and SCR-271 systems. The Chinese and Yakutians immediately set up a joint team tasked with reverse-engineering those; joining Xu, Liu and Hu were TTRB engineers Mikhail Yangel, Bavasan Abiduev and Guennadi Dagurov, who were transferred to the Office’s newly created Radio Detection Laboratory. Their combined efforts resulted in the development at the end of 1943 of Zhusi (“Cobweb”), a close copy of the SCR-271, but the Chinese and Yakutians did not fully catch up with Allied research in radio-detection until 1945 and remained largely dependent on US-supplied equipment throughout the rest of the war.

_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> Autres uchronies Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3  Suivante
Page 2 sur 3

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com