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Asie-Pacifique, Juin 1944
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loic
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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 08:00    Sujet du message: Répondre en citant

mikey1983 a écrit:
Seeing as Allied aircraft are operating out of Dili, what sort of arrangement, if any, have the Allied powers reached with Portugal? Salazar was very careful about Portuguese neutrality throughout the war, not least because of the danger posed by Japan to Macao. Historically, when the Dutch-Australians occupied Portuguese Timor in 1941, Portugal protested to the Allied governments, and the Portuguese governor declared himself a prisoner to preserve the appearance of neutrality.

OTL, Dili was occupied by the Japanese until the end of the war and the airport was bombed by the Allies several times.
FTL, if the Allies liberate Dili, there must be indeed some kind of agreement with Portugal.
_________________
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mikey1983



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
OTL, Dili was occupied by the Japanese until the end of the war and the airport was bombed by the Allies several times.
FTL, if the Allies liberate Dili, there must be indeed some kind of agreement with Portugal.


Also, OTL right before the Japanese invasion of Timor the British and Portuguese had reached an agreement whereby the Allies would withdraw their forces from Portuguese Timor in exchange for Portugal sending in a military force from Mozambique.

In FTL, with the Allies liberating Timor, I can see Salazar reminding Churchill about their agreement.

Regarding any agreement with Portugal in using facilities in Dili and elsewhere in Portuguese Timor, the closest OTL analogue that I can think of is the 1943 Luso-British agreement that leased bases in the Azores to the British. Of course, the situation in the Azores, far from any active war fronts, is rather different from that of Portuguese Timor, which is amidst the Dutch East Indies, still mostly occupied by the Japanese.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

1st of November, 1943 FTL : the Allies take East-Timor.

Les Portugais, propriétaires “officiels” de Timor-Est, ont fait savoir aux Alliés qu’ils n’avaient rien pu faire contre l’intrusion japonaise en février 1942, mais qu’ils avaient fait de leur mieux pour soutenir la résistance des Hollandais, qu’ils s’étaient toujours opposés, avec un certain succès, aux velléités des Japonais de fortifier la ville et le port et qu’ils ne demandaient pas mieux que de soutenir une opération destinée à chasser les Nippons. Mais discrètement… Et surtout si cette opération ne devait pas abîmer leur ville.

Indeed, we may add a precision :
A ces conditions, un accord très discret entre Lisbonne et Londres a prévu une sorte de location de la partie portugaise de l'île par les Alliés jusqu'à la fin de la guerre.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 10:56    Sujet du message: Répondre en citant

2 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Biak et Noemfoor
Biak
– On se bat pour la partie centrale du système défensif japonais. De l’essence est injectée dans les cavernes, avant qu’on y mette le feu. Cette tactique s’avère horriblement efficace, puisqu’elle permet de… nettoyer les principales galeries des cavernes et d’écraser les dernières positions défensives.
………
Noemfoor – Après avoir subi plusieurs jours de bombardement, les Japonais de la poche de Wansra lancent une charge banzai, qui est anéantie – 97 morts et 12 blessés. C’est la fin de toute résistance organisée sur Noemfoor. Une quinzaine de Japonais résisteront quand même jusqu’au 16 juin.

Opération Cornwall
Mer d’Arafura
– Le groupe du Duke of York a profité de la nuit pour franchir le cap… York, pointe nord de l’île-continent, au sud de la Nouvelle-Guinée. Le cap est maintenant au 280 en direction du cap Wessel et de ses bases aériennes.

Campagne de Malaisie
Opération Stoker
Lhoseumawe
– Les B-25 des 490th et 491st BS et du Sqn 18 RAAF attaquent à basse altitude différentes pistes autour de la ville. Les défenses sont débordées et les bombardiers repartent avec juste quelques dégâts dus à la DCA. Si le raid a aussi bien réussi, c’est que les P-47 des 88th et 89th FS ont dégagé la zone des chasseurs en patrouille, abattant quatre appareils sans perte pour eux. Le 24e Sentai a de plus en plus de mal à défendre coûte que coûte le nord de l’ile : les effectifs sont loin d’être nominaux et la moitié des pilotes sont des novices.

La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Province du Henan (Kogo) –
Trois jours après la 93e Division, les 49e et 55e Divisions de la 6e Armée arrivent à Nanyang, mais ce n’est que pour constater à quel point la situation a évolué en défaveur des Chinois. Au nord, la 93e Division n’a pu que retarder momentanément la 15e Division japonaise, dont les avant-gardes sont signalées à une douzaine de kilomètres de la ville. Au sud, la 3e Division nippone est retenue à grand-peine par les 119e et 147e Divisions, mais celles-ci ont subi de telles pertes que, très bientôt, elles n’auront plus le choix qu’entre battre en retraite ou voler en éclats sur place. Au moins la plupart des civils ont-ils pu évacuer la ville.
Les nouvelles sont encore plus mauvaises dans l’est de la province, où les 40e et 116e Divisions japonaises font leur jonction sur la voie ferrée Zhengzhou-Wuhan. Les éléments de la 68e Armée pris au piège dans la poche de l’est du Henan perdent toute cohésion ; quelques-uns parviendront à rejoindre les maquis environnants au cours des semaines suivantes.
………
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2) – A Huizhou, la situation reste bloquée après une nouvelle nuit de combats. Les Japonais ont choisi un axe d’attaque différent. Ils ont d’abord cru avancer plus facilement avant de se rentre compte que ces nouveaux adversaires (nouveaux sur ce théâtre) préféraient le feu au contact et, embusqués dans des tranchées et autres abris, dirigeaient sur les assaillants un feu meurtrier. Bientôt, les Nippons ont dû se rendre à l’évidence : ils affrontaient, non des Chinois, mais des Yankees !
Au petit jour, alors que les Japonais viennent de regagner leurs lignes, une force de 12 B-25 couverts par 10 P-51 surgit à basse altitude et, bravant la DCA, se déchaîne sur les arrières des 17e et 70e Divisions. Un dépôt de munitions explose dans une gigantesque boule de feu qui détruit l’un des attaquants. Plusieurs membres de l’état-major du lieutenant-général Uchida sont tués lorsque son poste de commandement est pris pour cible par un B-25 “nez-plein” ; Uchida lui-même n’est que légèrement blessé, mais il reste profondément ébranlé. Si un autre bombardier américain est abattu par la DCA, ses équipiers laissent derrière eux une scène de dévastation. De surcroît, un P-38 de reconnaissance a abondamment photographié les lignes japonaises : ses clichés feront le bonheur des officiers d’artillerie de la 41e DI-US et de la 38e Division chinoise.
………
A Shenzhen, une nouvelle tentative de la 23e Armée japonaise de faire avancer ses troupes au nord de la ville est de nouveau stoppée net par un impitoyable matraquage de l’artillerie chinoise et un raid de 17 B-25 (8 de la ROCAF et 9 de l’USAAF). En face, une tentative de soutien aérien par huit Ki-51 et six Ki-43 du 9e Sentai tourne à la déroute : les Japonais sont d’abord accrochés par quatre P-51 en patrouille, lesquels rameutent douze autres Mustang de la base de Baiyun. Trois “Sonia” et cinq “Oscar” sont abattus contre un seul Mustang. Les pilotes américains s’offrent même le luxe de venir mitrailler le destroyer Kaii et la canonnière Okitsu, qui sont entrés dans Deep Bay pour soutenir les forces terrestres de leur artillerie. Le Kaii (qui avait récemment reçu des réparations de fortune) s’en tire avec plusieurs tués, mais un incendie se déclare sur l’Okitsu et devient bientôt incontrôlable ; le petit bâtiment doit être évacué par son équipage avant d’être achevé au canon.


3 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Biak
Biak
– A l’aube, une contre-attaque désespérée des Japonais est repoussée. Deux autres suivront dans la journée avec le même résultat. Sachant la bataille perdue, le colonel Naoyuki ordonne à ses soldats de se disperser dans la jungle avant d’aller rejoindre ses ancêtres. Le commandant des forces navales de la zone, le contre-amiral Senda, ne tarde pas à l’imiter.

Opération Cornwall
Mer d’Arafura
– Le Duke of York et son escorte continuent leur route vers l’ouest à travers le golfe de Carpentaria. Il bénéficie à présent d’une solide couverture aérienne.

Opération T-Go contre… Noemfoor
Manille
– C’est tôt le matin qu’une rafale de messages bouleverse le QG de l’amiral Toyoda. Tokyo a été scandalisé par les malheurs des garnisons de Biak, Noemfoor et autres, et par l’incapacité de la Marine à leur porter secours, ne serait-ce que pour les évacuer. Les responsables semblent être les bases aériennes installées par les Colonialistes à Wakde et Mokmer, ainsi que l’insuffisance des moyens engagés par la Marine. La conclusion est évidente : il faut que la Marine fasse quelque chose de vraiment significatif ! Et vite…
Autour de Toyoda, une brève réflexion suffit : après tout, on dispose d’une force toute prête à appareiller. Il suffit de modifier sa cible ! Quant à Timor, on s’en occupera ensuite, il n’y a pas encore de quadrimoteurs là-bas. L’escadre de Nishimura Shoji, au lieu de plonger vers le sud à travers la mer des Moluques, filera vers le sud-est, cap au 100, pour pénétrer dans l’océan Pacifique entre les îles de Mindanao et de Pulau Karakelong. Là, elle gagnera un point “A” différent, à 120 nautiques dans le 320 de Noemfoor, pour poursuivre à 23 nœuds. Les porte-avions et leur escorte rapprochée ne devront pas dépasser un point situé à 200 milles dans le 90 de la pointe nord de Pulau Karakelong, pour rester à l’abri de toute intervention aérienne alliée. T-Go aura donc pour objectifs les positions et aérodromes américains autour de Noemfoor. Le calendrier n’est qu’à peine modifié ! En revanche, on remplace le grand Hiryu par le petit Nisshin, qui sera bien suffisant et trouvera là un excellent entraînement.

Campagne de Malaisie
Opération Grey
Balikapan
– Les sirènes hurlent dans la nuit peu de temps avant que retentissent les premières explosions dans le secteur du port. Cette attaque est l’œuvre de Wellington australiens (Sqn 115) et néo-zélandais (Sqn 75) basés maintenant au Timor. Cette première mission se déroule sans perte. La situation évoluant favorablement en Europe, on assiste à un retour progressif des squadrons du Commonwealth dans leur patrie en vue de l’effort final contre le Japon.

La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Province du Henan (Kogo)
– Le général Liu ordonne la retraite des restes des 119e et 147e Divisions, sans s’être concerté avec le général Gan, qui avait l’intention de les faire relever le lendemain par la 55e Division pour gagner un peu de temps. La décision de Liu s’explique : ses troupes, décimées et démoralisées, étaient de toute façon au bord de la rupture, mais leur repli ouvre grand la porte à la 3e Division japonaise. Celle-ci talonne les soldats chinois et, en fin de journée, arrive en vue de Nanyang.
………
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2) – Ici, les Japonais ont raté leur coup. Le général Tanaka ne peut que faire le constat de l’échec définitif de l’opération Togo-2. Avec l’accord du gouverneur-général Isogai, lequel est soucieux de conserver suffisamment de troupes pour défendre Hong Kong à défaut de reconquérir Canton, il ordonne le repli de la 23e Armée vers la ligne Kin-Yama. Ce mouvement s’effectue en bon ordre à la faveur de la nuit.
Pour les lieutenants-généraux Uchida et Sakai, à Huizhou, le repli de la 23e Armée est une très mauvaise nouvelle, car il n’y a plus d’espoir de voir les défenseurs de Canton pris de flanc. Ils décident ensemble de tenter le tout pour le tout : une nouvelle attaque nocturne vise la jonction entre Chinois et Américains ! Mais l’assaut tourne à la catastrophe quand les forces sino-américaines, sur le qui-vive, déclenchent immédiatement un barrage d’artillerie d’une rare intensité pour ce théâtre de la guerre. Cette fois, les soldats du Tennô, pris pour cible à découvert par les pièces de 37 mm et 75 mm et par les mortiers des deux divisions alliées, ne parviennent même pas jusqu’aux tranchées adverses Pendant ce temps, les pièces lourdes chinoises et américaines pilonnent les arrières japonais en réglant leur tir en fonction des photos aériennes obtenues la veille. Ecœurés, Uchida et Sakai ordonnent la retraite.


4 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Opération T-Go
Brunei, 16h30
– L’escadre de bombardement japonaise lève l’ancre et met le cap au nord-est en formation en trois colonnes, le Yubari, le Hyuga et le Yamashiro au centre, les Naganami, Isokaze et Shiranui à tribord et les Onami, Amatsukaze et Hagikaze sur bâbord. Deux hydravions Kawanishi H6K (Mavis) se relaieront pour assurer une veille anti sous-marine jusqu’à l’entrée de la mer de Célèbes, où les appareils de Kakuta prendront la suite. Pour économiser le mazout, on ne zigzaguera qu’en cas d’alerte sous-marine. C’est que les effets de la guerre contre les convois japonais commencent à se faire sentir. Les pertes en pétroliers ont porté un rude coup à l’approvisionnement de l’Empire et obligent à contingenter les dépenses en mazout.
Pour les Japonais, la mission commence sous les meilleurs auspices. L’appareillage est passé inaperçu des reconnaissances aériennes alliées. Quand il sera connu, les états-majors alliés penseront d’abord à un retour vers le Japon. Et aucune alerte sous-marine ne vient troubler la suite de la traversée d’approche. Par un heureux hasard, aucun sous-marin allié ne patrouille sur la route de l’escadre. A bord de leurs navires, les marins nippons y voient un heureux présage : les Kami sont avec eux !

Biak
Biak
– Les premiers P-40 commencent à opérer depuis Mokmer. Cependant, si la bataille pour Biak est terminée, la sécurisation complète de l’île demandera encore du temps.

Opération Cornwall
Mer d’Arafura
– Le cap a été mis au nord-nord-ouest. La “Force Duke” ne va donc pas tarder à quitter la protection des avions basés à terre en direction de l’ennemi. Pour l’instant tout se passe bien : aucune reconnaissance ennemie n’a été détectée. Si les Japonais ont eu vent de l’appareillage quelques jours plus tôt par des espions, ils doivent croire que le cuirassé file vers Darwin.

Campagne de Malaisie
Opération Stoker
Dumai
– Les opérateurs radars japonais détectent une grosse perturbation de leurs signaux, témoignant qu’un raid massif est en approche. L’alerte est donnée et ce qui reste du 24e Sentai – dix appareils opérationnels ! – décolle pour affronter vaillamment l’ennemi. En arrivant en altitude, les pilotes japonais commencent à apercevoir des points dans le lointain : l’ennemi approche. Rapidement, quelque chose ne colle pas, ce ne sont pas les habituels quadrimoteurs américains avec leur escorte à double queue, mais plus de 60 chasseurs alliés : des P-38, mais aussi ce nouveau chasseur avec son énorme moteur en étoile. Complétement surclassés, les Japonais perdent neuf appareils sur dix, contre un seul abattu côté allié. Un seul Hayabusa peut rallier sa base en filant à basse altitude pour témoigner du piège tendu par l’ennemi.

La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Province du Henan (Kogo)
– La 15e Division japonaise arrive à son tour en vue de Nanyang et effectue sa jonction avec la 3e Division quelques kilomètres à l’ouest de la ville. Les défenseurs chinois sont à présent encerclés.
………
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2) – Alors que les soldats japonais épuisés regagnent leurs lignes, les tirs d’artillerie venus de Huizhou reprennent de plus belle, pendant que neuf B-25 escortés de six P-51 arrivent de Canton pour un nouveau raid. Cinq Ki-43 du 9e Sentai accourus de Hong Kong sont pris à partie par les Mustang et deux sont détruits pour un B-25 abattu.
Bombardement d’artillerie et raid aérien sont le prélude à un assaut en règle de la 41e DI-US, renforcée par le 112e Régiment de la 38e Division chinoise, resté jusqu’alors presque entièrement en réserve. Les deux forces sont motorisées et leur avance rapide prend de court les arrière-gardes des 17e et 70e Divisions, dont le dispositif déjà en plein flottement est rapidement enfoncé. Les forces japonaises subissent de lourdes pertes avant de retrouver un semblant de cohésion et de raidir leur défense. Chinois et Américains, qui n’envisageaient de toute façon pas une charge à outrance, se replient vers Huizhou sous le couvert de leur artillerie.


5 juin
Campagne du Pacifique central
Mariannes du Nord – Opération Forager
Saipan
– Une puissante flotte américaine se présente devant les côtes de la grande île et commence aussitôt un bombardement naval et aérien. Les Japonais baissent la tête et se réfugient dans leurs abris souterrains.
………
Manille et Davao – La flotte japonaise se prépare à appareiller mais ne bouge pas. Il faut attendre un débarquement de forces terrestres pour être sûr qu’il ne s’agit pas d’une feinte et ne pas gaspiller de carburant.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Opération Cornwall
Darwin
– La TF-57.2, centrée sur l’Implacable et l’Indefatigable, appareille et met rapidement cap au nord. C’est pour l’Indefatigable sa première sortie de combat. Les Firefly décollent très rapidement pour une série de sweeps contre les installations de la Marine Impériale à Saumlaki, sur l’île de Yamdena et les autres îles Tanimbar.
………
Île Christmas – A la nuit, les G4M japonais du 761e Kokutai tentent à nouveau leur chance contre la piste en construction sur le plateau de l’île. Une fois de plus les pilotes nippons se contentent de larguer leurs projectiles d’une manière plus qu’approximative. En effet, les tirs de DCA sont très nourris et dans l’obscurité, les bimoteurs dévient peu à peu vers des zones moins dangereuses pour lâcher leurs œufs. Au sol, on observe une grande dispersion des cratères, et surtout très peu de dégâts contre les infrastructures de l’aérodrome naissant.

Campagne de Malaisie
Opération Boomerang
Bornéo
– Les B-29 arrivés récemment en Inde attaquent le port de Banjarmasin. Ils ont décollé de Mandalay où, jusqu’à une date récente, Halifax, Wellington et autres Manchester opéraient pour le compte du Far East Bomber Command britannique. Le choix de cette base s’est fait car les terrains autour de Cheng Du, en Chine, ne sont pas encore tout à fait prêts. La logistique chinoise peine à terminer les travaux et à sécuriser le secteur, alors pourquoi ne pas profiter de cette base tout à fait adaptée, en rendant service à l’allié britannique ?
Au sol cependant, les résultats sont mitigés, les Américains découvrant à leur tour les aléas du bombardement de très haute altitude.

La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Province du Henan (Kogo)
– Nanyang est à présent assiégée. Pour la défendre, le général Liu ne peut compter que sur les 49e et 55e Divisions (6e Armée), relativement fraîches mais de second ordre ; sur les restes de la 93e Division (6e Armée) et des 119e et 147e Divisions (68e Armée), sous-équipées et durement malmenées par les combats récents ; ainsi que sur la 27e Brigade, dont la valeur militaire est incertaine au mieux. Il a reçu confirmation qu’aucun soutien aérien n’est à espérer, et son parc d’artillerie consiste en matériel datant d’avant 1937, mélange d’importations allemandes et de production locale, le tout dans un état d’usure préoccupant. Seul point positif, tout relatif : les murailles d’enceinte de la ville avaient été refaites… au siècle dernier, et sont encore en relativement bon état.
Liu a de quoi être amer. « Quand on pense que nous sommes dans la ville natale de Kong-Ming (5), le Dragon Embusqué lui-même, dit-il à Gan. Combien pitoyables nous devons lui sembler, alors que lui a vaincu les attaquants de Xicheng rien qu’en jouant de la cithare (6) ! Allons au moins nous recueillir dans son temple pour qu’à défaut de la victoire, il nous offre son pardon. » Et les deux généraux, accompagnés de leurs officiers, se rendent au temple du Marquis de Wu faire des offrandes solennelles devant la statue du stratège à l’éventail de plumes blanches.
En fin de journée, les Japonais lancent leurs premiers coups de sonde à la recherche des points faibles du dispositif chinois.
………
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2) – C’est un bilan accablant que tirent les lieutenants-généraux Uchida et Sakai. Non seulement ils ont totalement échoué à percer les défenses sino-américaines à Huizhou et à atteindre Canton, mais leurs troupes ont subi des pertes insupportables et les frappes aériennes à répétition, dans un secteur où les planificateurs japonais ne s’attendaient pas à un fort déploiement de l’USAAF, ont laminé leur logistique. Les deux divisions dont ils avaient la charge sont en lambeaux : ils ont lamentablement échoué dans la mission que le haut commandement leur a confiée. Uchida, après avoir scrupuleusement rédigé un rapport détaillé puis écrit une lettre à son épouse et une brève note destinée à Sakai, congédie son aide de camp et se tire une balle dans la tête.
Sakai, informé, accourt et prend connaissance de la note. « Je m’excuse, a écrit Uchida, en choisissant la voie aisée, de vous en avoir privé. Vous allez devoir endurer l’insupportable et renoncer à la mort si légère pour subir le poids du déshonneur. Il va vous falloir vivre pour diriger la retraite de nos forces. » Le visage défait, Sakai ordonne que les 17e et 70e Divisions se préparent à battre en retraite.


Notes
5- Nom de courtoisie de Zhuge Liang (181-234), considéré comme le deuxième plus grand génie militaire de la Chine après Sun-Tzu.
6- Le “piège de la ville vide” est le 32e des Trente-Six stratagèmes. Selon le Roman des Trois Royaumes, Zhuge Liang a repoussé les attaquants en faisant ouvrir toutes les portes de la ville et en jouant ostensiblement de la cithare à l’entrée principale. Les forces ennemies ont soupçonné un piège et renoncé à attaquer.
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loic
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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
A Huizhou, la situation reste bloquée après une nouvelle nuit de combats. Les Japonais ont choisi un axe d’attaque différent. Ils ont d’abord cru avancer plus facilement avant de se rendre compte que ces nouveaux adversaires (nouveaux sur ce théâtre) préféraient le feu au contact et, embusqués dans des tranchées et autres abris, dirigeaient sur les assaillants un feu meurtrier. Bientôt, les Nippons ont dû se rendre à l’évidence : ils affrontaient, non des Chinois, mais des Yankees !


Citation:
La situation évoluant favorablement en Europe, on assiste à un retour progressif des squadrons australiens dans leur patrie en vue de l’effort final contre le Japon.


Doublon :
Citation:
Et aucune alerte sous-marine ne vient troubler la suite de la traversée d’approche. Par un heureux hasard, aucun sous-marin allié ne patrouille sur la route de l’escadre.

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houps



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

2 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2)


"...A Shenzhen, une nouvelle tentative de la 23e Armée japonaise de faire avancer ses troupes au nord de la ville est de nouveau (1) stoppée net par un impitoyable matraquage de l’artillerie chinoise et un raid de 17 B-25 (8 de la ROCAF et 9 de l’USAAF). En face, une tentative (2) de soutien aérien par huit Ki-51 et six Ki-43 du 9e Sentai tourne à la déroute : les Japonais sont d’abord accrochés par quatre P-51 en patrouille, lesquels rameutent douze autres Mustang de la base de Baiyun...."

Je verrais bien "encore une fois" en (1) et "une amorce" en (2)

4 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Opération T-Go
Brunei, 16h30
– "... Pour économiser le mazout, on ne zigzaguera qu’en cas d’alerte sous-marine. C’est que les effets de la guerre contre les convois japonais commencent à se faire sentir. Les pertes en pétroliers ont porté un rude coup à l’approvisionnement de l’Empire et obligent à contingenter les dépenses en mazout.

Poil à....

combustible ?
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John92



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 14:32    Sujet du message: Répondre en citant

...
Ils ont d’abord cru avancer plus facilement avant de se rentre compte que ces nouveaux adversaires (nouveaux sur ce théâtre) préféraient le feu au contact et, embusqués dans des tranchées et autres abris, dirigeaient sur les assaillants un feu meurtrier.
...
4 juin
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Opération T-Go
Brunei, 16h30
...
Deux hydravions Kawanishi H6K (Mavis) se relaieront pour assurer une veille anti sous-marine jusqu’à l’entrée de la mer de Célèbes, où les appareils de Kakuta prendront la suite. Pour économiser le mazout, on ne zigzaguera qu’en cas d’alerte sous-marine .
...
Le cap a été mis au nord-nord-ouest. La “Force Duke” ne va donc pas tarder à quitter la protection des avions basés à terre en direction de l’ennemi . Pour l’instant tout se passe bien : aucune reconnaissance ennemie (adverse?) n’a été détectée.
...
L’alerte est donnée et ce qui reste du 24e Sentai – dix appareils opérationnels ! – décolle pour affronter vaillamment l’ennemi . En arrivant en altitude, les pilotes japonais commencent à apercevoir des points dans le lointain : l’ennemi approche. Rapidement, quelque chose ne colle pas, ce ne sont pas les habituels quadrimoteurs américains avec leur escorte à double queue, mais plus de 60 chasseurs alliés : des P-38, mais aussi ce nouveau chasseur avec son énorme moteur en étoile. Complétement (Complètement ) surclassés, les Japonais perdent neuf appareils sur dix, contre un seul abattu côté allié. Un seul Hayabusa peut rallier sa base en filant à basse altitude pour témoigner du piège tendu par l’ennemi.
...
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 21:59    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Frank, au 1er juin lors de la description de l'escadre positionnée à Brunei, il faut remplacer la phrase suivante et ses notes :

Citation:
Avec l’appui de l’escadron du contre-amiral Nakawago Ko, croiseur léger Yubari (3) et six destroyers de classe Kagero (4), les Akigumo, Amatsukaze, Hagikaze, Hayashio, Kagero, Shiranui, cette force navale est basée en baie de Brunei, au nord de l’Indonésie.

3- Yubari : mis en service en juillet 1923, refondu en 1943. 3 141 t, 33 nds – IV x 140 mm, II x 127 mm AA, XI x 25 mm AA, IV TLT de 610 mm avec une recharge.
4- Classe “Kagero” : mis en service en 1939, refondus en 1943. 2 490 t, 35 nds – IV x 127 mm, XIV x 25 mm AA, VIII TLT de 610 mm avec une recharge.


Par celle là avec une note supplémentaire pour tenir compte du changement de destroyers

Citation:
Avec l’appui de l’escadron du contre-amiral Nakawago Ko, croiseur léger Yubari (3) et six destroyers, quatre de classe « Kagero » (4), les Amatsukaze, Hagikaze, Isokaze, Shiranui et deux de la classe « Yugumo » (5) Naganami, Onami, cette force navale est basée en baie de Brunei, au nord de l’Indonésie.

3- Yubari : mis en service en juillet 1923, refondu en 1943. 3 141 t, 33 nds – IV x 140 mm, II x 127 mm AA, XI x 25 mm AA, IV TLT de 610 mm avec une recharge.
4- Classe “Kagero” : mis en service en 1939, refondus en 1943. 2 490 t, 35 nds – IV x 127 mm, XIV x 25 mm AA, VIII TLT de 610 mm avec une recharge.
5- Classe « Yugumo » : mis en service en 1942, refondus en 1943. 2520t, 35 nds – IV x 127 mm, XV x 25 m AA, VII TLT de 610 mm



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mikey1983



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2024 23:57    Sujet du message: Répondre en citant

With the naval and merchant shipping losses that Japan has sustained so far, and with the fuel shortage already kicking in, the IJN will only have enough strength for two more large naval battles at most; the second battle will be when the US landing at the Philippines is imminent, with the IJN assembling all the available naval vessels they have left to defeat the invasion. After that, anything that is left will be reduced to a fleet in being, only capable of mounting suicide sorties like Ten-Go.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 00:16    Sujet du message: Répondre en citant

Excellente évaluation, Mikey !
Coming are a small battle, then a big one… and, later, the last big one.
Not sure if there will be enough units for anything after that.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

6 juin
Campagne du Pacifique central
Mariannes du Nord – Opération Forager
Saipan
– Le bombardement américain se prolonge jour et nuit. Mais les résultats sont… inégaux et loin des espoirs des planificateurs.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Opération Cornwall
Mer de Banda
– Le véritable objectif de Cornwall se dévoile. Longeant les îles les plus orientales de la mer de Banda, le cuirassé et son escorte matraquent toute une série d’installations de la Marine Impériale signalées par les coastwatchers ou les reconnaissances. Ainsi, un dépôt de ravitaillement pour hydravions dans les îles Kei est-il mis à mal pendant plus d’une heure, ainsi que l’aérodrome de Tual (Kei Dulah). La surprise est totale et les dégâts au sol sont sévères, le tir étant guidé par un Kingfisher de la Jeanne d’Arc, qui opère sans opposition.
Pendant ce temps, les Firefly, les Tarpon et les Seafire de la TF 57.2 continuent d’écumer l’est et le sud de la mer de Banda, balayant les Zéro basés à Saumlaki.

Campagne de Malaisie et d’Indonésie
Opération Stoker
Dumai –
Le coup de balai des jours précédents était destiné à ouvrir la route aux B-24 qui arrivent aujourd’hui, avec comme objectifs le port et l’aérodrome. Cependant, l’intérêt américain des jours précédents a donné à réfléchir aux Japonais. Se doutant que les sweeps antérieurs pouvaient précéder un raid important, ils ont renforcé le 24e Sentai dans ce secteur et fait monter en ligne le 87e Sentai. Les Liberator et les P-38 tombent donc dans une véritable embuscade. Les Américains perdent pas moins de six chasseurs et quatre bombardiers, plus sept autres avions endommagés à des degrés divers. Parmi les appareils abattus, on note l’as numéro un du 459th FS, le captain Walter Duke (16 victoires). En revanche, le major Glenn, bien que rentrant avec un Lightning à l’état d’épave, aligne une huitième victoire.
Les Japonais peuvent donc se targuer d’un grand succès… mais celui-ci a été obtenu au prix fort : douze appareils perdus, dont celui de l’as du 24e Sentai Chijoyi Saito (28 victoires) et du leader du 87e Sentai, le major Kunio Yamada, grièvement blessé alors qu’il pilotait l’unique Ki-45 Otsu à canon de 40 mm de son escadrille.
Au sol, si les dégâts sont modérés dans le secteur du terminal pétrolier, l’aérodrome principal est si endommagé que les appareils japonais doivent atterrir ailleurs.

La guerre sino-japonaise
Opération Ichi-Go
Province du Henan (Kogo)
– Douze Ki-21 du 9e Sentai effectuent à la mi-journée un raid sur Nanyang. Dans la nuit, les 3e et 15e Divisions japonaises lancent une attaque conjointe. Celle-ci est repoussée, mais au prix de pertes sensibles parmi les défenseurs ; la 55e Division chinoise, placée en première ligne, est particulièrement éprouvée.
Pendant ce temps, les 40e et 116e Divisions japonaises entreprennent de “pacifier” l’est de la province. Elles ne rencontrent quasiment aucune résistance organisée, les Partisans comme les soldats dispersés préférant éviter tout engagement, mais elles n’en massacrent pas moins les populations de quelques bourgades, simplement à titre d’exemple.
………
Vallée de la Rivière des Perles (Togo-2) – Les survivants démoralisés des 17e et 70e Divisions japonaises entament leur retraite vers Shantou. A Chongqing, Tchang Kai-chek tente de convaincre Wedemeyer de les poursuivre et de libérer Shantou sur la lancée, mais celui-ci est peu enthousiaste à l’idée d’une manœuvre hasardeuse sans préparation logistique adéquate : la 41e DI-US a dépensé en moins d’une semaine l’essentiel de sa dotation en munitions, et il subodore à juste titre que les stocks de la 38e Division chinoise sont dans le même état. Le Généralissime obtient tout de même que l’USAAF harcèle sans trêve les Japonais pour qu’ils ne s’attardent pas en chemin.


7 juin
Campagne du Pacifique central
Saipan – Opération Forager
Côte ouest
– Les Marines de la 2nd US Marine Division Silent Second (général Thomas E. Watson) et de la 4th US Marine Division Fighting Fourth (général Harry Schmidt), sous le commandement du Lt-General Holland M. Smith (Vth Amphibious Corps) débarquent dans la matinée sur les plages de l’ouest de Saipan.
En face d’eux, les forces japonaises sont d’autant plus prêtes à les recevoir qu’il y a deux jours qu’elles sont bombardées par la flotte américaine et son aviation : elles s’attendaient pleinement à cette invasion. Les 25 000 hommes de la 43e Division (général Yoshitsugu Saito) disposent du renfort de 5 000 hommes de la Marine, menés par l’amiral Chuichi Nagumo en personne. Et celui-ci a prévu de jouer des tours sournois aux Américains. Ainsi, les Japonais ont disposé des drapeaux dans l’eau, pour guider leur artillerie. Lorsque les LVT Américains s’en approchent, le tir de barrage commence, déjà bien réglé… et c’est un vrai massacre. Plus d’une vingtaine de ces engins sont détruits dès les premiers instants de la confrontation.
Sur les plages, ce n’est pas mieux. Les Marines font face à un véritable déluge de feu qui les cloue sur place, au milieu d’un réseau massif de barbelés, de nids de mitrailleuses, de mines et autres défenses. Ils sont forcés de n’avancer que très lentement et très prudemment. Pourtant, en moins d’une heure, 8 000 Marines prennent pied sur les plages. Mais l’intensité du feu japonais et les nombreux obstacles font qu’ils ne peuvent guère quitter ces plages, qui sont vite remplies d’hommes et d’équipement. Pour les Japonais, il devient très facile de faire payer chaque mètre aux Américains.
Cependant, malgré cette féroce résistance, les Marines vont parvenir à s’extirper de ce cauchemar et à émerger des plages en fin de soirée. La 4th Marine Division s’en sort mieux que la 2nd, qui a été débarquée par inadvertance un peu plus au nord que prévu : elle parvient à s’emparer de Charan Kanoa, s’assurant ainsi de la jonction avec la 4th.
A la nuit tombée, les Marines tiennent un périmètre certes petit, mais solide. En revanche, leurs pertes s’élèvent à plus de 2 000 hommes. Mais malgré l’obscurité, les renforts continuent d’arriver, et à minuit, ce sont environ 15 000 hommes qui tiennent le terrain.

Bataille aéronavale des Mariannes – Opération A-Go
Manille
– La Marine Impériale voudrait bien s’interposer face à ces Américains qui débarquent à leur guise partout dans le Pacifique. Et, suprême humiliation, voilà qu’ils s’attaquent aux terres sacrées du Japon, dont Saipan fait partie ! L’ennui, c’est qu’après le désastre des îles Marshall, la Marine a perdu de sa splendeur. Il faut réagir, oui, mais avec quelles armes ? Car il faut du temps pour compléter correctement les groupes aériens des porte-avions – et pour l’Unryu, dont la construction s’achève, il faudra attendre le mois d’août, au mieux ! Or, l’Amirauté ne veut pas sacrifier ses pilotes et ses navires pour rien, et même pour Saipan !
Mais si la Marine ne fait rien, l’Armée va sûrement utiliser ce prétexte pour la décrédibiliser. Alors, il faut faire quelque chose. Ce sera l’opération A-Go.
Ordre est donc donné à l’amiral Takeo Kurita d’appareiller pour une « frappe de diversion ». Kurita, basé à Davao, ne dispose que de quatre porte-avions dits d’escorte : les Kaiyo, Shinyo (amiral), Chuyo et Unyo. Ceux-ci seront escortés par le croiseur léger Naka et sept destroyers. En théorie, leur objectif est de prendre la Marine américaine par surprise et de détruire le plus possible d’avions ennemis avant de se replier vers Luçon. En pratique, il s’agit d’une mission de sacrifice destinée à attirer vers le sud le maximum de forces aéronavales américaines, et chacun, à commencer par Kurita, en est conscient. C’est pourquoi les quatre petits bâtiments sont armés presque uniquement de chasseurs A6M Zéro – en tout, une centaine d’appareils, auxquels s’ajoutent quelques B5N “Kate” pour des missions de reconnaissance et de couverture ASM. Comme les Chuyo et Unyo ne disposent pas de brins d’arrêt, ils attendront pour lancer leurs chasseurs que de nombreux attaquants soient signalés… La petite flotte appareille de Davao vers 17h00, cap sur un point situé à une centaine de nautiques dans le 100 de Guam. Sans oublier de zigzaguer (le péril sous-marin est constamment à l’esprit des Japonais), elle devrait y parvenir le 11 vers 05h00.
Pendant ce temps, la flotte principale, le Kido Butai proprement dit, commandé par l’amiral Jisaburo Ozawa, devrait avoir le champ libre pour attaquer les navires de débarquement américains, qui auront été laissés sans défense face aux avions japonais, et – assurément – faire un massacre. Si Kurita dépend techniquement d’Ozawa, les deux groupes opéreront indépendamment l’un de l’autre. Le Kido Butai est composé des grands porte-avions Shokaku, Taiho (amiral) et Hiryu, des porte-avions légers Zuiho, Nisshin et Kurama (8), escortés par les cuirassés Yamato et Musashi, le croiseur lourd Tone, les croiseurs légers neufs Agano, Noshiro et Yahagi, et seize destroyers. Ainsi décrite, la Flotte Combinée a encore belle allure ! Elle appareille de Manille vers 18h00. Sans doute lui manque-t-il les navires de Kakuta qui sont allés soutenir l’opération T-Go, mais ils rejoindront en mer, le 9 en début de journée. D’ici là, les navires d’Ozawa auront le temps de faire un large détour pour dérouter d’éventuels repérages.

Campagne d’Indonésie
Opération T-Go
Au nord-ouest de la Nouvelle-Guinée, 19h00
– La chance est versatile. Une demi-heure après avoir passé le point “A” et la dernière patrouille de couverture à peine partie, l’escadre japonaise est aperçue par un PBY-5 de la RAAF qui revient d’une mission de reconnaissance sur les îles Palaos. Hors de portée de la DCA, l’hydravion effectue un cercle autour de l’escadre japonaise en notant sa composition et sa route. A court de carburant, il s’éloigne tout en lançant l’alerte par radio.
Or, à ce moment, un convoi de deux transports de troupes, deux cargos et un pétrolier vient de ravitailler Noemfoor et a commencé à longer vers l’est la côte nord de la Nouvelle-Guinée. Compte tenu de la valeur de la cargaison (et de la présence de bons citoyens australiens sur les transports), l’amirauté australienne lui avait donné une forte escorte : un croiseur lourd, HMAS Canberra (9), un croiseur léger, HMAS Brisbane (10), un porte-avions d’escorte, HMS Empress (11), huit destroyers, les HMAS Warramunga (12), Napier, Nepal, Nizam et Norman (13), Quadrant, Quality et Queensborough (14) et les sloops HMAS Swan et Warrego (15). Cette escadre est placée sous le commandement du contre-amiral John Augustine Collins, dont la marque flotte sur le croiseur de commandement HMAS Hobart (16).
Après quelques minutes de réflexion et d’échanges avec ses officiers, l’amiral Collins décide de laisser le convoi (à présent vide) sous la garde des deux sloops et du porte-avions d’escorte. Les autres navires feront route à l’ouest à 30 nœuds, puisqu’il apparaît clair que la flotte japonaise veut s’en prendre aux bases alliées comme naguère elle bombardait Henderson Field à Guadalcanal. Le plan de Collins est de tendre une embuscade à cette escadre bien avant qu’elle n’atteigne sa cible. Il espère la prendre en tenaille pour permettre aux destroyers de mener une attaque à la torpille efficace, et pour réussir cette interception, il compte sur la supériorité des radars de ses navires – et en particulier de ceux du Hobart, qui sont le dernier cri de la technologie dans ce domaine. La lune descendante et la nébulosité devrait, un peu, pénaliser les vigies japonaises, tandis que les vigies et les opérateurs radars australiens ne sont plus aussi inexpérimentés que lors du début de la guerre : ils ne sous-estiment pas la valeur de leurs ennemis et tous seront aux aguets du plus infime changement d’allure ou de route des navires japonais, annonciateur d’une attaque avec les redoutables Longues Lances.
………
22h40 – Les navires de Collins ralentissent brutalement pour réduire leur lame d’étrave quand les radars du Hobart détectent la formation japonaise à dix milles sur tribord avant, route au 160. L’amiral Collins fait venir ses croiseurs au 270 pour barrer le T aux bâtiments japonais. Peu après, les Warramunga, Quadrant, Quality et Queensborough remontent en allure, cap au 250, pour passer sur l’avant de l’escadre japonaise avant de remonter le long de son flanc tribord. Les quatre classe “N”, eux, viennent au 340 pour la prendre par le flanc bâbord
………
22h47 – Les vigies japonaises détectent le groupe du Warramunga, qui entame son virage au 340, sur tribord avant du Naganami. Avec un parfait ensemble les trois colonnes japonaises viennent sur tribord au 270 pour, en présentant l’avant à la menace, parer les torpilles que ne vont pas manquer de lancer ces importuns. Le Yubari et les trois destroyers de la colonne tribord montent en allure pour les engager. Avec un léger décalage, l’Onami et ses deux serre-files mettent eux aussi le cap sur l’ennemi. Voyant amorcée la prévisible manœuvre japonaise, les croiseurs australiens ouvrent le feu sur la ligne des cuirassés qui suit désormais une route parallèle à la leur, sur tribord avant.
………
Sur la passerelle du Hyuga, la surprise est totale. Ni Nishimura Shoji, ni aucun autre officier japonais n’avaient envisagé la présence d’une escadre ennemie aussi puissante au large de Timor – encore heureux que, d’après les gerbes, il n’y ait là que des croiseurs ! Se basant sur la lueur du départ des coups, les deux cuirassés ripostent. Si le tir australien est, radar oblige, plus précis, les 8 et 6-inch sont insuffisants pour leur causer des dégâts importants. Les deux navires japonais ne souffrent que de dégâts mineurs : des embarcations détruites, deux ou trois affûts de 25 mm démontés et la catapulte du Yamashiro démolie par un coup direct de 6-inch. En revanche, les Japonais ne parviennent pas à toucher leurs adversaires et les croiseurs australiens ne subissent que des avaries légères par des éclats d’obus chanceux.
Pendant que cuirassés et croiseurs échangent de la sorte, les quatre destroyers australiens du premier groupe, en nette infériorité numérique, sont sérieusement malmenés. Le Yubari et les trois premiers destroyers japonais abattent sur tribord et lancent une salve de torpilles avant d’ouvrir le feu. En voyant l’abattée des bâtiments ennemis, le Cder E.F.V. Dechaineux, sur le Warramunga, ordonne de venir sur bâbord pour présenter la poupe aux assaillants. La manœuvre réussit pour les trois premiers navires. Placé en serre-file, le Queensborough est le dernier à réagir et deux, voire trois Longues Lances crucifient le malheureux destroyer qui coule en moins de deux minutes. Et la parade qui a permis, dans un premier temps, de sauver trois navires, les expose à un nouveau danger. Ils présentent désormais le flanc au deuxième groupe japonais qui vient de rallier le site de la bataille. Les nouveaux venus ne se posent pas de question et une nouvelle salve de Longues Lances est lancée contre les navires australiens, qui n’ont pas le temps de manœuvrer. Les Warramunga et Quality sont respectivement touchés par trois et deux torpilles. Le Warramunga chavire sur bâbord tandis que le Quality se brise en trois tronçons. Le Quadrant, lui, vient d’être encadré par le tir du Yubari. Pour dérégler ce tir, il a commencé à manœuvrer violemment et cette manœuvre évasive lui a permis d’échapper aux torpilles qui lui étaient destinées et passent sur son arrière. Touché par deux obus de 140 mm qui mettent hors de combat ses deux pièces de 4,7-inch arrière, il se dérobe dans la nuit. L’obscurité l’enveloppe et les Japonais perdent sa trace. Ils ne tentent pas de le poursuivre, car les deux cuirassés appellent à l’aide !
Passés inaperçus des Japonais, handicapés par les piètres performances du radar de veille surface du Hyuga et l’inexpérience de ses opérateurs, les quatre destroyers de classe “N”, après avoir contourné par l’est la ligne de bataille japonaise, la remontent par tribord en route parallèle plus au nord. Les Japonais sont d’autant plus surpris que toute leur attention se porte sur l’échange d’artillerie avec les croiseurs sur bâbord arrière et sur le combat entre bâtiments légers sur l’avant. Ce n’est qu’au moment où les quatre destroyers lancent leurs quarante torpilles qu’ils sont repérés par le radar du Hyuga !
Nishimura Shoji ordonne de venir de 90° sur bâbord pour présenter l’arrière à la menace. Le Hyuga obéit instantanément et il est assez heureux pour voir peigner le sillage de nombreuses torpilles, sur tribord comme sur bâbord. Le Yamashiro hésite un instant entre suivre le Hyuga et virer de son côté ! Hésitation fatale : il est touché par trois torpilles à tribord. Les avaries sont sérieuses : une chaufferie et la chambre des machines avant sont noyées, provoquant l’immobilisation des hélices centrales. Les entrées d’eau provoquent une gite d’une quinzaine de degrés, qui doit être combattue par le remplissage de compartiments bâbord. La troisième torpille brise la chaise d’arbre de la ligne extérieure tribord. Ne pouvant plus naviguer qu’avec une seule hélice, le vieux cuirassé, incapable de dépasser 3 nœuds, est pratiquement immobilisé.
Leur lancement effectué, les classe “N” font demi-tour et se fondent dans l’obscurité, poursuivis par quelques salves de 140 mm du Hyuga, qui parvient à toucher de trois obus le Norman, en queue de la formation. Bien que ses avaries soient sérieuses, avec notamment une forte voie d’eau à hauteur de l’affût double de 4,7-inch arrière, ce dernier parvient à suivre tant bien que mal ses partenaires.
Au signal émis par le Napier signalant le lancement des torpilles, Collins a fait abattre sur bâbord ses trois croiseurs. Cette manœuvre a un double intérêt : s’éloigner du Hyuga, qui se dirige désormais vers eux, et présenter une cible réduite aux torpilles lancées par ses propres destroyers qui auraient manqué leurs cibles. Précaution inutile – les croiseurs se seront assez éloignés quand elles exploseront en bout de course.
………
23h00 – Les deux adversaires font le point. L’amiral australien a perdu trois destroyers, plus deux autres assez gravement endommagés. Il préfère replier ses forces pour pouvoir intervenir à nouveau si l’ennemi décide de poursuivre vers Noemfoor. Mais avec quoi ? Il est à court de torpilles, seul le Brisbane n’a pas lancé !
Son homologue japonais n’est pas plus souriant. Il se retrouve avec trois destroyers plus ou moins avariés, mais encore en état de combattre, et surtout un cuirassé en très piteux état. Sur le plan tactique, il a perdu le bénéfice de la surprise et surtout, il pense que si les Colonialistes ont attaqué avec si peu de moyens, deux croiseurs et huit destroyers d’après ses comptes, c’est pour le retarder en attendant l’arrivée de navires de ligne, peut-être ceux qui se trouvaient au sud de Sumatra les mois précédents. Et demain, il y aura des avions, c’est sûr ! Pour lui, le Yamashiro est perdu. Il faut à l’évidence le saborder puis remettre cap au nord-ouest et s’éloigner au plus vite afin de bénéficier de la protection des Zéro de l’amiral Kakuta avant de sortir du rayon d’action des avions alliés.
Minuit – Après que le portrait de l’Empereur et l’équipage du cuirassé avarié ont été transbordés sur d’autres navires, le Yubari donne le coup de grâce au Yamashiro par deux torpilles qui font mouche dans la salle des machines arrière. Les navires japonais s’éloignent cap au 315, dans une formation quasi identique à celle de l’approche… mais avec un cuirassé en moins !

Guerre sous-marine
Est de Tawi-Tawi
– Le destroyer japonais Hayanami est coulé par le sous-marin néerlandais HrMs O-23. 208 marins japonais perdent la vie ; seuls 45 sont récupérés par des dragueurs de mines. Mais l’O-23 ne s’arrête pas là : quelques heures plus tard, il envoie par le fond le destroyer Minazuki au large de Tawau. 45 survivants sont repêchés par le Wakatsuki.

Opération Cornwall
Mer de Banda
– Le groupe du Duke of York rejoint avant l’aube le cuirassé King George V, escorté par deux destroyers, au sud de Saumlaki. Ensemble, ils bombardent le port et l’aérodrome de la Marine Impériale pendant presque deux heures. La réaction japonaise est des plus modestes. Deux vedettes rapides qui tentent de quitter le port pour une charge désespérée sont impitoyablement éradiquées. De la même façon, les quelques Zéro qui ont survécu aux raids des jours précédents et réussissent à décoller sont éliminés par les Seafire de couverture envoyés par l’Implacable et l’Indefatigable.
Les deux navires de ligne et leur escorte mettent alors le cap à l’ouest, vers le Timor. Plus au sud, les deux porte-avions de la TF-57.2 prennent une route parallèle à celle des cuirassés.

Campagne de Malaisie
Opération Mary
Golfe de Thaïlande
– Les Beaufighter et les Beaumont des Sqn 27, 47, et 84 ont écumé toute la journée les eaux à l’est de Singapour sans rien trouver à se mettre sous la dent : la mer est désespérément vide. Soudain deux points à basse altitude : il s’agit d’hydravions E 13 "Jake" de la Marine. Le Tally-Oh est donné et bientôt deux zones de débris enflammés jonchent la surface de la mer. Si le premier appareil a été abattu par un Beaufighter de couverture, l’autre l’a été par un Beaumont du Sqn 84 piloté par le Wing-Cdr Arthur Murland Gill. Il n’y avait plus eu de victoires au squadron depuis ce jour de 1940 où, alors que l’escadrille volait encore sur Blenheim, un SM-82 avait été abattu lors du convoyage vers l’Egypte.

La guerre sino-japonaise
Qu’il est bon d’avoir des Alliés !
Chongqing
– C’est un Généralissime fort satisfait qui convoque ce matin une réunion d’état-major. Loin de tenir rigueur à Wedemeyer pour avoir, la veille, refusé de poursuivre les Japonais vers Shantou, il ne tarit pas d’éloges pour la 41e DI-US qui – au côté des ses propres forces, bien sûr – a efficacement brisé la contre-offensive des envahisseurs nippons. Après le général américain, c’est son homologue britannique qui a droit à des louanges ostentatoires : Tchang explique en effet à Crane à quel point il est impatient de voir à l’œuvre la Commonwealth Expeditionary Force in China, actuellement en cours de constitution sous le commandement du général Scoones. Le sous-entendu n’échappe pas à l’officier de Sa Majesté : la CEFC a intérêt à faire aussi bien que la division américaine si les Britanniques veulent continuer à être pris au sérieux par les Chinois…
Mais Crane n’est pas le seul à se sentir visé par les propos onctueux du Généralissime. Le général Casseville a compris de son côté que les Chinois sont en train de faire monter les enchères auprès de leurs alliés : à présent que la division d’infanterie des Américains a donné et que les Britanniques jetteront sous peu dans la balance tout un corps expéditionnaire, les Français risqueraient de perdre la face en ne contribuant pas à l’effort commun !
Dès la réunion terminée, Casseville informe Catroux. « Parlez-en à Salan, laisse tomber le général-ambassadeur. Il a le chic pour les négociations délicates. » Le colonel Salan reçoit donc mission de « se débrouiller » pour que des forces françaises au moins symboliques soient envoyées à Canton le plus rapidement possible.
Le temps d’obtenir une communication avec Dien-Bien-Phu, d’échanger avec Mast quelques messages chiffrés, Salan a confirmation, malgré quelque réticence du commandant en chef en Indochine, de ce dont il se doutait déjà : l’évolution des opérations au Tonkin ne justifie plus le maintien sur place du 1er REP et le 1er RIMP. Salan se fait convainquant et finit par arracher l’accord de Mast pour un transfert des deux régiments par avion vers Canton… sous condition, bien sûr, de l’accord, non seulement de l’Etat-Major, mais du gouvernement !
Salan informe immédiatement Casseville et Catroux (il est vrai que leurs bureaux ne sont qu’un et deux étages plus haut que celui de Salan… le fait de n’avoir qu’un seul bâtiment pour loger les représentations militaire et diplomatique françaises a du bon). Catroux approuve aussitôt et transmet la demande à Marseille – non, à Paris ! – à l’attention du Général (tout court) en personne. Commençant à connaître son De Gaulle, Catroux ne manque pas d’insister sur l’importance de l’affaire pour le maintien du prestige français en Asie orientale. Il omet cependant de signaler le rôle joué par Salan – celui-ci lui a en effet signalé : « le Président du Conseil ne m’apprécie pas, j’ignore pourquoi. »


Notes
8- Mis sur cale en tant que croiseur lourd, le Kurama vient d’être achevé en porte-avions léger. Il porte 50 avions.
9- Classe Baltimore, 1943. 17 070 t, 33 nds. IX x 8 in., XII x 5 in., XLVIII x 40 mm, XXIV x 20 mm – 4 hydravions Kingfisher.
10- Classe Colony, 1941, ex HMS Jamaica. 8000 t, 33 nds. XII x 6 in., VIII x 4 in., IX x 12 pdr, VIII x 20 mm, VI TLT de 21 in., III hydravions Walrus.
11- Classe Ruler, 1943, ex USS Carnegie. 11 420 t, 17 nds. II x 4 in. AA, XVI x 40 mm, XX x 20 mm – 8 Martlet, 8 Avenger et 8 Swordfish.
12- Dérivé de la classe “Tribal”, 1942. 1 927 t, 36 nds. VI x 4.7 in., II x 4 in., IV x 2 pdr, VIII x .5 in., IV TLT de 21 in.
13- Classe “N”, 1940 ou 1941. 1 695 t, 36 nds. VI x 4,7 in., IV x 2 pdr, II x 20 mm, VIII x .5 in., X TLT de 21 in.
14- Classe “Q”, 1941 ou 1942. 1 705 t, 36,75 nds. IV x 4,7 in., IV x 2 pdr, VIII x 20 mm, VIII TLT de 21 in.
15- Classe “Grimsby”, 1936 et 1940. 1 060 t, 16,5 nds. III x 4 in., IV x .5 in.
16- Classe “Leander” : 1934, refondu en 1943. 7 105 t, 32,5 nds. IV x 6 in., IV x 5 in., XX x 40 mm, X x 20 mm – 2 conduites de tir Mk.37, 1 radar de veille air SK, 2 radars de veille surface SG, 1 radar d’altimétrie SM, moyens de transmissions HF, moyens de transmissions V/UHF.
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John92



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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 12:10    Sujet du message: Répondre en citant


7 juin
Campagne du Pacifique central
Saipan – Opération Forager
Côte ouest
– …
Sur les plages, ce n’est pas mieux. Les Marines font face à un véritable déluge de feu qui les cloue sur place, au milieu d’un réseau massif de barbelés, de nids de mitrailleuses, de mines et autres défenses. Ils sont forcés de n’avancer que très lentement et très prudemment. Pourtant, en moins d’une heure, 8 000 Marines (d’entre eux ? ) prennent pied sur les plages.

La guerre sino-japonaise
Qu’il est bon d’avoir des Alliés !
Chongqing
– C’est un Généralissime fort satisfait qui convoque ce matin une réunion d’état-major. Loin de tenir rigueur à Wedemeyer pour avoir, la veille, refusé de poursuivre les Japonais vers Shantou, il ne tarit pas d’éloges pour la 41e DI-US qui – au côté des (de) ses propres forces, bien sûr – a efficacement brisé la contre-offensive des envahisseurs nippons.

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Ne pas confondre facilité et simplicité
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houps



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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 12:32    Sujet du message: Répondre en citant

Bataille aéronavale des Mariannes – Opération A-Go
Manille


"...Ordre est donc donné à l’amiral Takeo Kurita d’appareiller pour une « frappe de diversion ». Kurita, basé à Davao, ne dispose que de quatre porte-avions dits d’escorte : les Kaiyo, Shinyo (amiral), Chuyo et Unyo. Ceux-ci seront escortés par le croiseur léger Naka et sept destroyers..."

Si c'étaient des girls...
Ceux-ci seront accompagnés

"...C’est pourquoi les quatre petits bâtiments sont armés presque uniquement de chasseurs A6M Zéro – en tout, une centaine d’appareils, auxquels s’ajoutent quelques B5N “Kate” pour des missions de reconnaissance et de couverture ASM. Comme les Chuyo et Unyo ne disposent pas de brins d’arrêt, ils attendront pour lancer leurs chasseurs que de nombreux attaquants soient signalés…."

Voilà que ça se corse. Very Happy "...ils attendront pour lancer leurs appareils..."
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"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin."
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loic
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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

On reparle de Kurita alors qu'on n'avaita plus parlé de lui depuis la fin 1942...
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En principe (moi) ...
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2024 13:23    Sujet du message: Répondre en citant

Sakai était en froid avec pas mal de monde...
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