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Les armes secrètes nazies, entre mythe et réalité.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mar Juil 07, 2009 12:10    Sujet du message: Répondre en citant

Lt Bidoum a écrit:
On peut citer comme arme secrète japonaise les recherches effectuées en Mandchourie par l'unité 731. Ils ont développés d'effroyables armes bactériologiques et les ont testé sur des prisonniers
En OTL après guerre, les chercheurs furent pour la plupart récupérés par les américains.


Exact, mais avec le nombre de "projets" que je vais devoir traiter rien qu'avec les armes secrètes allemandes (autour de 95 pour l'instant), je vais laisser le versant nippon à nos homologues de la FTL anglophone.

Quand à l'avenir des menbres de l'unité 731 et de leurs homologues (unités 1644, 1855, 516, 8604 et 9420), il risque d'être très différent FTL par rapport à OTL. OTL, les savants et les travaux de l'unité 731 furent récupérés par les américains dans le cadre d'un accord conclu entre MacArthur et Hiro-Hito. FTL MacArthur n'est plus là pour se montrer "très clément" avec les japonais et son remplacant risque de n'avoir aucune envie de faire preuve de clémence. FTL également les alliés des USA, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, URSS mais aussi Chine, risquent de donner de la voie pour que les crimes de l'empire du japon soient jugés comme ceux de l'allemagne nazie. Je voie assez bien les personnels de ces unités de "guerre bactériologique" croupire en taule jusqu'à la fin de leurs jours ou pendu au bout d'une corde.
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patzekiller



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MessagePosté le: Mar Juil 07, 2009 20:25    Sujet du message: Répondre en citant

attention, en ftl c'est nimitz qui risque d'avoir la main et lui aussi était un fin politique, yamamoto est toujours vivant et aura une "carriere" apres guerre, il risque , je pense, d'y avoir le meme genre de decisions qu'en otl avec un coté un peu plus paix des braves et un procés un peu plus dur mais sans plus
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mar Juil 07, 2009 21:26    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
attention, en ftl [...] yamamoto est toujours vivant et aura une "carriere" apres guerre,


Tiens, il ne prendra pas sa retraite pour pouvoir aller jouer au casino de Monte-Carlo? (l'amiral était un joueur impénitent, et on lui prète des propos de ce genre)
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Juil 08, 2009 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Arghh! Je viens de recompter et il y a 93 entrées dans ma "liste de courses". Ca va en faire des heures de travail! Mais bon, j'ai choisi ma propre croix ce qui m'interdit de me plaindre.
Alors, aucun jouet technologique n'ayant échappé à mon attention n'a retenu la votre, gentils menbres?

D'ailleurs, pour l'U-480 à revètement en caoutchouc, les dix autres exemplaires OTL sont apparemment tombés entre les mains des soviétiques à la fin de la guerre. Certains n'avaient semblent-il pas reçus d'équipages et les autres étaients immobilisés par le manque de carburant. Ils se trouvaient à Kiel, ce qui expliquerai que les alliés n'aient jamais entendus parler d'eux et que les soviétiques aient été les premiers à poser un revètement furtif sur certains de leurs sous-marins dans les années 70 (15 ans avant l'US-NAVY).
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Juil 08, 2009 11:48    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense à mettre dans ma liste de courses les fameux "ersatz", mais je me demande si on peut considérer ces produits de substitution comme des armes secrètes? Leur existence n'était pas vraiment un mystère, mais ils étaients très innovants et on eu une grande importance dans l'effort de guerre allemand.

P.S Je pense surtout aux erdsatz de carburant (essence synthétique) et de de caoutchouc (caoutchouc buna). Mais si vous en connaissez d'autres ayant un intéret "stratégique", je suis preneur.

Votre avis sur la question?
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Ven Juil 10, 2009 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

Voici mon travail de listage de dates et évènements clés qui peuvent influencer le dévellopement des armes secrètes.


Dans le domaine de l'aéronautique (annexe 42-8-2), certaines dates et évènements sont a retenir en raison de leur influence sur mon coloriage.
-4 octobre 1942, réunion au ministère de l'air sur la question des moteurs. Conclusion, manque critique de capacitées de dévellopement.
-Janvier 1944, arrèt de la production des bombardiers/priorité aux chasseurs.

-Dans le domaine des sous-marins (annexe 43-1).
-juin 1943, décision de construire le type XXIII.
-Mai 1943, décision d'appuyer fortement le dévellopement des Elektro-Boote.
-Février 1944, premier essais du type XXI, quelques patrouilles avant armistice.

Dans le domaine des blindés (annexe 44-2).
-7 juillet 1942, réunion de rastenburg sur l'évaluation des déficiences de l'arme blindé.
-Panzer VII, Projets Henschels et Porsche, présentation du prototype en mars 1943.
-Décembre 1942, priorité aux chasseurs de chars.

Dites-moi si j'ai oublié quelque-chose!

P.S. J'ai d'ailleurs un problème avec cinqs de "mes" avions (le Me-262, le Me-163, l'Arado-234, l'Heinkel-162 et le Junkers-287), dont le développement est déja raconté dans l'annexe 42-8-2. A votre avis est ce que je doit reprendre les textes existants et en faire un résumé?, ou bien est-ce-que je dois les laisser de côté et laisser à l'auteur de l'annexe l'exclusivité de l'histoire de ces modèles?
P.P.S. Si l'auteur de cette annexe pouvait me donner lui-même son avis, ce serait bien car se sont des modèles importants pour mon coloriage!
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loic
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MessagePosté le: Ven Juil 10, 2009 11:51    Sujet du message: Répondre en citant

À mon avis, tu as déjà bien assez à faire avec le reste des armes nazies. Rien que l'affaire des V1/V2 peut prendre pas mal de temps à adapter à la FTL.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Ven Juil 10, 2009 17:46    Sujet du message: Répondre en citant

Voici le premier jet de mon début de coloriage. Il y a deux clins d'oeil pour les amateurs de BD.

Annexe XX-XX-XX
Armements
1944-45: Les Armes secrètes nazies, entre technologie de pointe et propagande.
Source: Colloque "La science et la guerre" à l'Ecole Polytechnique, 2004.

Extrait de la communication, "Hitlerian Germany and arms race", par le Professeur Philip Mortimer, Mac Gregor éd, Edinburgh, 2006.


Il y a de celà soixante ans s'achevait la seconde guerre mondiale, le conflit le plus meurtrier et destructeur que le monde ait jamais connu. Le nombre particulièrement élévé de victimes était du non seulement à l'extension planétaire du conflit, à la brutalité délibérée des bélligérants et aux crimes de masse contre les civils, mais aussi en bonne partie à la modernisation des armements, devenus plus performants par rapport au conflit précédent. Lors de la grande guerre, l'art de la guerre avait connu des évolutions dues à l'apparition de nouvelles armes, inédites à ce moment. Il s'agissait de l'aviation, des sous-marins, des blindés et des gaz de combats. Rapidement mises en oeuvre, elles étaient vues comme le triomphe de la science et du patriotisme, qui devaients permettre de raccourcir la duréede la guerre et de diminuer le nombre de morts (pour son propre camp). Le seul résultat fut un conflit extrèmement dur, synonime de boucherie inutile dans bien des langues. Le "plus jamais ca" des années vingts devait toutefois s'affaiblir, puis disparaitre devant la montée des dictatures en europe durant les années trentes. Au cour de la décénnie qui précéda la guerre, les dirigeants des pays les plus belliqueux cherchèrent à se doter du plus grand avantage possible en matière d'armements. Ils voulaient s'assurer les victoires les plus faciles possibles en usant des armes les plus puissantes et les plus efficaces. Dans tous les pays, la recherche scientifique, les savants et les ingénieurs furents mis à contribution afin de doter les armées nationales des équipements les plus modernes. Parmis tous les bélligérants, l'Allemagne fut de loin le pays dont les ingénieurs eurent l'imagination la plus débordante, et dont les travaux concernèrent les domaines les plus divers, certains inconnus jusque-là. Certaines des technologies inventées alors continuent de se devellopper aujourd'hui et d'influencer les activitées du genre humain. Je ne parlerai pas ici du sujet de la bombe atomique qui sera traité par mon collègue le professeur Miloch Georgevitch. Je parlerai uniquement des éléments les plus avancés et innovants des programmes d'armements nazis.

I) L'armement terrestre.
1) Les véhicules blindés.
-Le "Dicker Max".
Ce blindé est la première tentative allemande de construire un chasseur de char lourd, bien que destiné originellement à servir comme blindé anti-bunkers.
Le dévellopement de ce blindé commence au printemps 1939. A ce moment, l'armée souhaitait disposer d'un blindé pour engager les bunkers de la ligne Maginot au delà de la portée de tir des bunkers eux-mêmes. Mais les travaux commencèrent trop tard et durèrent trop longtemps, car lorsque la france fut enfin vaincue au début du mois d'Aout 1940, le projet n'avait toujours pas abouti. Il fut alors décidé de le transformer en chasseur de char lourd, un type d'équipement dont ne disposait pas la Wehrmacht à cette époque. 2 prototypes furent commandés, qui furent terminés en janvier 1941. Les essais se déroulèrent à la fin du mois de mars, Hitler assistant même à la session du 31. Il décida à cette occasion que si les essais en conditions réelles étaients satisfaisants, la production serait lancé au printemps 1942.
Avant d'être envoyé sur le front pour essais, l'engin d'origine avait subit de nombreuses transformations. Au départ, le "Dicker Max" était un basé sur un chassis de Panzer IV .E dont on avait rétiré la tourelle. A la place, on avait installé une structure ouverte pout loger l'arme principale. Le blindage avait également évolué. Dans sa version anti-bunker, les ingénieurs avaient placé un unique blindage frontal à 15° d'angle de 50 mm d'épaisseur, mais aucun sur les autres faces ( le blindé anti-bunker étant censé combattre uniquement "de face"). Après la décision d'en faire un chasseur de char, on rajouta un blindage de 20 mm à l'arrière pour une meilleure protection en cas d'attaque aérienne, mais apparemment personne ne pensa à en placer sur les côtés. Le blindage couvrait également les rangements de munitions, placés sur le dessus du blindé. Le moteur aurait du être un Maybach HL120 V-12, mais il fut jugé trop lourd et remplacé par un Maybach HL66P. Un ajout un peu étrange était un compartiment conducteur factice placé sur le coté droit du véhicule pour camoufler le vrai, qui se trouvait sur la gauche et à l'avant. Le canon, censé engager frontalement les engins ennemis, n'avait qu'un angle de rotation latéral de 8°, et des angles e 15° vers le bas et 10° vers le haut, ce qui devait poser de nombreux problèmes. Afin de reduire la force du recul et pour sécuriser l'arme pendant les mouvements, on monta un frein de bouche et une barre de blocage. Le chef de char avait un périscope binoculaire à disposition pour voir à l'extérieur et les servants du canons devaient utiliser des prériscopes latéraux montés sur des bras pivotants pour pouvoir "travailler". Il était apparement prévu d'utiliser la suspension et le système de roulement du Panzer III afin d'améliorer les qualités de route du "Dicker Max".
Achevé, le "Dicker Max" pesait 22 tonnes et mesurait 5.8 mètres de long sur 2.86 mètres de large et 2.53 mètres de haut. Un équipage de 5 hommes était nécéssaire pour utiliser l'engin. Le blindage fesait 50 mm d'épaisseur à l'avant et 20 mm à l'arrière mais était absent sur les cotés. L'armement principal était un Schwere Kanone 18 de 105 mm, avec 26 obus en stock. L'armement d'auto-protection de l'équipage était un pistolet-mitrailleur de calibre 9 mm avec 576 cartouches en réserve. Le blindé était propulsé par un moteur Maybach HL66P refroidi par eau de 6.6 litres / 6 cylindres dévellppant 180 Ch. Le tout ayant une autonomie de 170 Km à une vitesse de 27 Km/h.
Il était normalement prévu de tester les prototypes lors du lancement de Barberousse en 1941, mais l'extension du conflit aux balkans entraina le report d'un an de l'opération et il ne devait voir le feu qu'en 1942. Tout le projet en fut décalé d'autant, la production étant alors prévue pour le printemps 1943. Cela laissa le temps de construire six exemplaires de pré-production qui s'ajoutèrent aux prototypes pour les essais en conditions réelles. Au 17 mai 1942, les 8 "Dicker Max" présent au sein du bataillon anti-char 521 s'élancèrent vers les lignes soviétiques pour faire leurs preuves.
Un mois plus tard, ce fut la douche froide pour les ingénieurs en charge du projet. Un rapport défavorable daté du 22 juin, produit par le commandant du bataillon venait de leur parvenir. Les conclusions étaient sévères, à savoir que bien que le système de motorisation soit très satisfaisant, l'engin était insuffisament manoeuvrable pour servir dans une unité d'avant-guarde. L'angle de rotation de l'arme était trop faible et nécéssitait de faire pivoter tout le véhicule pour suivre une cible. Cela prenait beaucoup de temps, surtout hors-route, car le blindé était trop lourd et sous-motorisé. Le blindage était également jugé trop mince et son absence sur les côtés rendait le "Dicker Max" très vulnérable à une attaque sur les côtés et l'arrière. L'arme elle-même était jugé inadaptée. Bien que considérée comme puissante et efficace, son tir générait systématiquement un énorme nuage de poussière à chaque coup et rendait obligatoire la présence d'en artilleur familier de l'arme et de l'équipage à l'extérieur du véhicule pour jouer le rôle d'observateur. Les périscopes censés faciliter le travail de l'équipage étaient inéfficaces.
Le commandant du bataillon envisageait de restreindre les possibilités d'engagement des projectiles HE au tir indirect et recommandait à l'avenir de disperser les exemplaires au sein des unités anti-chars pour qu'ils puissent agir de manière coordonnée avec des engins d'autres modèles, et réduire ainsi leur vulnérabilité.
C'est pourquoi lors de la réunion du 8 juillet 1942, l'ensemble du projet fut annulé, laissant l'armée sans chasseur de char lourds. L'échec du programme devait toutefois rendre possible le lancement d'un nouveau projet, celui du "Sturer Emil", qui lui devait réussir. Au soir du 8 juillet 42, trois exemplaires avaient étés perdus. L'un par explosion de ses propres munitions, l'autre par une frappe ennemie latérale. Le dernier fut sabordé par son équipage qui subissait une attaque et n'était pas parvenu à le désembourber d'un marais ou il s'était enlisé. Ils furent malgré tout maintenus en service jusqu'à l'automne 1943. Les trois exemplaires restants furent alors retirés des unités et envoyés aux écoles pour servir à l'entrainement des équipages des Sturer Emil qui devait bientot sortir des usines. Ils furent capturés intacts par les américains en 44, mais leurs défauts étaients tels qu'ils furent rejétés et férraillés par les allemands.

-Le Flakpanzer IV Kugelblitz.
Cet engin très innovant est le premier vrai véhicule blindé anti-aérien de l'histoire, dévellopé comme prototype de ce qui aurait du être le blindé anti-aérien standart des divisions blindés allemandes. C'était un blindé fermé équipé d'une tourelle rotative, innovation de l'époque.
Le dévellopement de ce blindé spécialisé remonte à la fin de l'année 1942, lorsqu'il devint évident, tant en Russie qu'en Grèce, que la Luftwaffe était de moins en moins capable d'assurer la protection des forces terrestres contre les aviations ennemies. L'idée apparue alors de construire un véhicule anti-aérien sur une base de Panzer IV. Un premier projet nommé "Mobelwagen" put être concu et fabriqué à partir d'Octobre 1943. Mais il s'agissait d'un bricolage nettement inadapté, l'armement de 37mm était trop faible par rapport aux avions alliés du moment, l'équipage était exposé et la tourelle carrée (et ouverte) n'était pas rotatitive. En dépit du manque de performances lors des essais ménés sur le front russe, 300 exemplaires environ furent fabriqués comme mesure intérimaire.
Son successeur immédiat, le "Wirbelwind" n'était guère plus adapté à sa fonction, car équipé d'une modeste DCA de 20mm, et laissait son équipage toujours aussi exposé. Il avait toutefois une tourelle octogonale rotative qui ne put être close en raison des risques de suffocations dues aux fumées du moteur. L'engin devait toutefois acquérir une certaine popularité auprés de la troupe en tant qu'arme de soutien d'infanterie improvisé. Une centaine d'exemplaires furent malgré tout fabriqués à partir de janvier 1944.
Le troisième modèle basé sur un chassis de panzer IV était "l'Ostwind". Porteur des mêmes tares que son prédécésseur, il était toutefois plus crédible dans son rôle officiel car possèdant un canon anti-aérien de 37mm monté sur une tourelle hexagonale rotatitive. Il fut toutefois utilisé de manière plus fréquente contre les vehicules légers et les fortifications légères. Une cinquantaine d'unités furent construites à partir d'avril 44, jusqu'a qu'un modèle parfaitement adapté puisse être mis au point. Tous ces véhicules blindés possaidaient une MG 34 en guise d'armement secondaire dans le chassis.
Le "Kugelblitz" fut l'aboutissement du programme visant à construire un blindé anti-aérien réellement efficace. La première proposition consistait à adapter sur le chassis d'un panzer IV une tourelle destiné initialement aux sous-marins. L'armement était un canon de Flak double de 30mm MK 303 Brunn. Cette idée fut abandonné car l'arme n'était pas au point et toute la production de tourelles fut réservé à la marine. A la place, un canon de flak jumeau de 30mm Zwillingsflak 103/38 fut proposé et accepté. L'arme, normalement destiné au Heinschel Hs 129 et au Dornier Do 335, avait une cadence de 450 coups par minute. Le Kugelblitz avait le chassis et la structure de base d'un Panzer IV et possèdait une tourelle close spécialement concue pour lui qui assurait une protection intégrale des servants à 360°. Il était semble-t-il prévu de tester une adaptation du concept sur un chassis de Panzer 38 (t), mais rien ne fut tenté dans de sens.
Le résultat final des travaux donnait un véhicule de 23 tonnes, mesurant 5.92 mètres de long sur 2.95 mètres de large et 2.40 mètres de haut. L'équipage comptait cinq menbres, avec un chef de char, un pilote, un radio et deux artilleurs. Le blindage faisait 80mm au maximum, avec un armement principal un Zwillinsflak 103/108 de 30 mm et en armement secondaire une MG 34 de calibre 7.92 mm. Le moteur lui, était un Maybach HL 120 TRM à 12 cylindres refroidis par eau de 11.9 litres fonctionnant à l'essence. Il pouvait emporter 1200 cartouches de 7.92 et 192 de 9mm pour le pistolet-mitrailleur en dotation. Le réservoir pouvait contenir 470 litres de carburant, donnant à l'engin une autonomie d'environ 200 kilomètres à une vitesse de 38 Km/h.
Sur le plan opérationnel, une dizaine d'exemplaires furent fabriqués et engagés dans le siège de Berlin, et il en restait six lors de la signature de l'armistice. Les exemplaires survivants furents repartis entre les alliés, avec un pour les USA, un pour la Grande-Bretagne, un pour la France et trois pour l'URSS. Si les alliés occidentaux devaient finalement décider qu'ils n'avaient pas vraiment besoins d'un blindé de ce type, les soviétiques lancèrent des études qui après la guerre donnèrent naissance à partir de 1964 aux véhicules de la gamme connue sous le nom de ZSU-23-4, équipé d'un blindage léger et de 4 canons automatiques de 23 mm. Les Français eux, dévellopèrent l'AMX-30 DCA équipé d'un blindage de 80 mm et équipé de 4 canons automatiques de 40 mm, et considéré comme sans rival sur le marché depuis sa sortie des usines en 1968. Aujourd'hui, trois exemplaires complets du Kugelblitz subsistent, au musée des blindés de Saumur, au musée des blindés de Munster en Allemagne et au musée des blindés de Kubinka en Russie.


-Le Landkreuzer P. 1000 Ratte.
L'histoire de ce projet extravagant remonte à l'été 1942 et à une étude menée par Krupp sur les chars lourds soviétiques capturés. Celle-ci inspira au directeur-adjoint Grote, en charge de la construction des sous-marins, l'idée de construire un "croiseur terrestre" de 1000 tonnes. Le 18 Mai 1943, il presenta son projet à Hitler, qui eut un "coup de foudre" pour celui-ci et ordonna son dévellopement par Krupp. Il devait être équipé de canons d'artillerie navale et être si lourdement blindé que seules des armes aussi puissantes pourraient en venir à bout. Afin de compenser son poids collosal, le P. 1000 devait être doté de trois chenilles de 1.2 mètres de large de chaque côté de la coque. Cela devait aider à la stabilité de l'engin et à la bonne répartition du poids, mais la charge représenté par les 1000 tonnes du Ratte aurait sans doute détruit les routes et rendu impossible la traversée des ponts. Cette question ayant été très partiellement prise en compte, il était prévu de lui faire traverser la plupart des fleuves et rivières par ses propres moyens. Le 23 Decembre 1943, le projet avait terminé le stade de la planche à dessin et devait donner lieu ensuite à une maquette. Il fut néanmoins annulé à cette date, car Guderian (devenu inspecteur-général de l'arme blindée) fit remarqué à Hitler que le poid de l'engin lui interdisait dans les faits de franchir une quelconque rivière, d'utiliser une seule route et qu'il serait très vulnérable à une attaque aérienne.
Méné à terme, le Ratte aurait été un "super-char-lourd" de 1000 tonnes, mesurant 35 mêtres de long sur 14 mêtres de large et 11 mêtres de haut. L'équipage aurait compté une vingtaine de menbres, protégés par un blindage allant de 360 mm sur le devant à 150 mm sur les côtés. L'armement principal devait être deux canons navals SK C/34 de 280 mm montés sur une tourelle modifié destiné au départ aux navires de la classe Scharnhorst/Gneisenau. L'armement secondaire devait se composer d'un canon antichar KwK 44 L/55 de 128 mm, de huits canons Flak38 de 20 mm et de deux autocanons MG 151/15 de 15 mm. La motorisation devait se composer de quatres moteurs de U-boat Diesel MAN V12Z32/44 de 24 cylindres de 8500 Ch chacun,ou bien de huits Daimler-Bentz MB 501 de 20 cylindres de 2000 chevaux chacun. Le choix n'était semble-t-il pas fixée au moment de l'annulation. La motorisation devait toutefois dévelloper au minimum les 16000 chevaux jugés nécéssaires pour deplacer le mastodonte à une vitesse de 40 Km/h.

-Le Landkreuzer P. 1500 Monster.
Ce projet est une évolution directe du P. 1000 Ratte. Lorsque celui-ci fut annulé, Krupp proposa à Hitler un projet consistant à construire un blindé de 1500 tonnes destiné à servir de plateforme mobile pour les canons Dora de 800 mm. Approuvé par le Führer, le projet devait permettre au super-canon (un autre produit Krupp) de tirer un projectile de 7 tonnes à 37 kilomètres de distance sur des cibles lourdements fortifiées. Achevé, l'ensemble blindé+canon devait peser 2500 tonnes, et mesurer 42 mètres de long sur 18 mêtres de large et 7 mêtres de haut, couverts par un blindage frontal de 250 mm. La défense rapproché de l'engin devait être assurée par deux Howitzers sFH 18/1 L/30 de 150 mm et un nombre indeterminé d'autocanons MG 151/15 de 15 mm. Le monstre devait posséder un équipage de plus de 100 hommes propulsé à 15 Km/h par quatres moteurs diesels MAN M9v 40/46 de 2200 chevaux chacun et destinés normalement aux sous-marins.
Les problèmes de transports impossibles et de vulnérabilité aux attaques aériennes posés par le P. 1000 Ratte étaient encore plus accentués sur le P. 1500 Monster. Cela devait inciter Albert Speer, ministre de l'armement , a annuler l'ensemble du projet au début de l'été 1944. Contrairement au Ratte, dont on possède encore les plans, il ne reste aujourd'hui rien du "Monster" à part des spécifications techniques.


-Le Panzerkampfwagen VIII Maus.
L'histoire de ce blindé, qui reste le plus puissant et le plus lourd jamais fabriqué (devant le T-28 américain et le Tortoise brittanique), commence lors de la réunion du 2 juillet 1942. La décision de lancer la fabrication de nouveaux modèles avait incité Porsche a concourir pour le futur panzer VII, mais aussi à prendre de l'avance en lui cherchant un successeur. Ayant obtenu l'aval de Hitler, porsche se lanca dans la conception du super-char. En Juin 1943, les plans du prototype était prèts, celui-ci étantalors baptisé "Mäuschen" (petite souris) après s'être appelé "Mammoth". Une production de cinq exemplaires par mois était prévue une fois les essais terminés et la surcharge de travail aidant, Krupp et Alkett se partagèrent la fabrication. Le premier s'occuppant du chassis, de la tourelle et des armes, le second s'occupant de l'assemblage final.
Les plans originaux faisiaent du panzer VIII un blindé d'environ 100 tonnes équipé d'un canon de 128 mm pour l'armement principal et d'un canon co-axial de 75 mm pour l'armement secondaire. Une maquète en bois fut alors présenté à Hitler qui approuva le concept et passa une commande de 150 exemplaires. Mais ayant trouvé l'armement principal ridicule pour un blindé aussi imposant, il ordonna de remplacer celui-ci par un cannon de 150 mm. Le char se retrouva à peser 188 tonnes dans cette configuration. Le dévellopement se poursuivi jusqu'en novembre 1943, lorsque Hitler annula sa commande avant d'ordonner l'arrèt du dévellopement le mois suivant. Il autorisa toutefois Porsche a poursuivre le travail sur les prototypes.
Le premier prototype fut terminé en janvier 1944, doté d'une tourelle provisoire. On l'appella "Maus" (souris). Différents problèmes apparurent lors des éssais. Le plus important était le faible ratio poid/puissance qui faisait qu'aucun moteur n'était capable de propulser l'engin à une vitesse de 20 Km/h comme le prévoyait le projet. Le moteur sélectionné, un Daimler-Benz MB 509 modifié, ne permettait pas de dépasser 13 Km/h et encore, dans des conditions idéales. La suspension dut également être refaite pour supporter le poid très élevé du blindé. Un autre problème de taille fut qu'il s'avéra impossible de lui faire traverser un pont car il était trop lourd. Une solution originlae fut alors adopté pour lui permettre de traverser fleuves et rivières par ses propres moyens. On le dota d'un Schnorchel et d'une alimentation électrique externe par cable afin qu'il puisse rouler sur le fonds d'un cours d'eau, et ce jusquà 13 mêtres de profondeur.
En avril fut livré le second prototype, qui comportait un générateur électrique embarqué et une tourelle définitive. Celle était revenue à la première idée, à savoir su'elle portait un canon KwK 44 L/55 de 128 mm et un canaon co-axial KwK 44 L/36.5 de 75 mm, accrus d'une MG 34 de 7.92 mm en guise de DCA. En juillet, alors que plusieurs exemplaires étaients en cour de fabrication, Krupp recu l'ordre d'arreter la production et de détruire les coques, un mois avant que toute activité soit stoppé. Les éssais du Maus se poursuivirent jusqu'en septembre 1944. A ce moment là, les prototypes utilisaient un moteur Daimler-Benz MB 517, une nouvelle transmission électrique et un ensemble roues/chenilles de chez Skoda. Une plate-forme férroviaire spéciale avait été fabriqué pour le transport des prototypes et il était prévu de fabriquer une version anti-aérienne équipé de canons jumeaux de 88 mm montés sur une tourelle spéciale.
Le panzer VIII Maus ne fut jamais utilisé au combat, l'armistice en europe arrivant peu après l'achèvement des essais. Les deux exemplaires existant furent repartis entre les alliés. L'un fut offert aux soviétiques, l'autre aux états-unis. Ils servirent à la mise au point à l'est, du T-54/55, et à l'ouest du T-28. Les Français et les Britanniques n'en avaient pas voulu, les premiers faute de moyens et les seconds car ils avaient déjà un projet similaire bien avancé. La coque du panzer VIII mesurait 10.09 mêtres de long, 3.67 mêtres de large et 3.63 mêtres de haut avec un équipage de 6 hommes. Le blindage avait une épaisseur variable entre 60 et 240 mm en fonction des zones à protéger. Pour être plus précis, le blindage était de 200 mm sur l'avant de la coque, de 180 mm sur les cotés et 160 mm sur l'arrière. La tourelle avait un blindage de 240 mm sur l'avant, de 200 mm sur les côtés et l'arrière et 60 mm sur le toit. Propulsé par un moteur Daimler-Benz Diesel MB 517 de 1200 Ch. Il possaidait une autonomie théorique de 160 Km sur route et 62 Km hors route à une vitesse maximale de 13 Km/h, mais en réalité de 6 Km/h pour limiter les efforts du moteur et l'usure des pièces.
Sa valeur militaire reste des plus incertaines, elle aurait au mieux été celle d'une formidable forteresse mobile particulièrement efficace en défense, mais sa taille énorme et sa lenteur l'aurait rendu très vulnérable aux attaques aériennes. Après la guerre froide, il apparut que le Maus avait influencé le dévellopement des chars soviétiques, puis russes. En effet, le char lourd IS-3 était armé d'un canon de 122 mm, même s'il pesait moins de 50 tonnes. Le T-54/55, qui entra en production en 1947, possède (certains exemplaires sont otujours en service) 200 mm de blindage frontal sur la tourelle, 120 mm de blindage frontal sur la coque et 100 mm de blindage pour protéger l'armement principal. Les deux seuls "Maus" jamais fabriqués sont aujourd'hui visibles aux musées des blindés George Patton et de Kubinka.


-Les Panzerkampfwagen IX et X.
Ces deux modèles de blindés étaients des projets purements théoriques dévellopés par les allemands au pintemps 1944 pendant la phase finale de la guerre à la suite des panzers VII et VIII. Ils étaients censés porter les dernières évolutions en matière de technologie des blindés et être mis en service en 1946-47. Ils n'ont jamais dépassés le stade de la planche à dessin et on a donc aucune idée de leur apparence réelle. Ils devaients êtres plus puissants mais plus légers que le "Maus" et êtres armés d'un canon de 88 ou de 128 mm. Il apparut après la guerre à la lecture du journal de Goebbels qu'il s'agissait en fait d'une opération de propagande à destination des alliés pour les leurrer à propos de l'état réel du dévellopement des blindés allemands. Bien que les alliés n'y ait pas vraiment crus, la prudence leur dicta de pousser leur propres recherches dans le domaine des super-blindés-lourds. Les USA, en particulier, décidèrent de se lancer dans le projet du T28, destiné aux combats sur le sol japonais ou ...contre les futurs super-blindés soviétiques (qui ne furent jamais construits).

-Le Panzerkampfwagen E-100.
Ce super-blindé-lourd fut dévellopé en parralléle du Maus par Porsche. Concu pour partager autant de composants que possible avec son "frère" dans un but de standardisation des pièces, le projet atteignit le stade du prototype mais fut annulé en faveur du Maus au moment ou les alliés parvenaient aux frontières de l'allemagne. Il faut dire que le débarquement des alliés à l'ouest en 1943 avait provoqué un ralentissement net du programme. N'ayant jamais fait ses essais, le prototype fut abandonné et découvert dans une usine à l'automne 1944. Il fut offert aux brittaniques pour évaluation et essais mais fut rejetté car jugé trop lourd et trop cher à construire. L'engin assemblé pèse 140 tonnes, mesure 10.40 mêtres de long sur 4.48 mêtres de large et 3.23 mêtres de haut, le tout animé par un équipage de six hommes. Le blindage mesure entre 240 et 60 mm selon les parties du blindé et l'armement est impréssionnant. L'armement principal est un canon Km44/L38 de 150 mm et l'armement secondaire un canon co-axial Kw44/L36.5 de 75 mm, appuyé par une MG 34 de calibre 7.92 mm. Le moteur est un moteur expérimental Maybach HL230 V-12 de 700 Ch, mais jugée sous-motorisé par ses concepteurs pour un véhicule aussi lourd, il aurait du être remplacé par un Maybach HL234 V-12 de 1200 Ch. L'E-100 était censé avoir une autonomie de 190 Km sur route à une vitesse de 40 Km/h.
On peut aujourd'hui le voir au musée des blindés de Bovington en Grande-Bretagne.

-Le "Sturer Emil".
De son vrai nom Selbstfahrlafette auf VK3001(H), c'était un chasseur de char blindé lourd expérimental. Initialement, ce devait être le char sucesseur du Panzer IV, mais la réunion du 7 juillet 1942 consécutive au choc du T-34 entraina l'arrèt de mort du projet. L'entrée en service du Panzer V et les programmes de nouveaux blindés Panzer VI et VII rendait inutile le "Panzer IV Bis". Henschel ne voulait toutefois pas perdre son investissement et proposa de transformer son Panzer IV Bis et chasseur de char lourd, ce qui fut accepté. De juillet 1942 à mars 1943, deux prototypes furent construits, mais les essais concluants du Panzer VI et la décision d'en develloper une version chasseur de char entraina l'arret définitif du programme. Les essais furent toutefois menés jusqu'à leurs termes en juillet 43. Bien qu'il ait donné toute satisfaction à leurs concepteurs, "Max et Moritz" ne permirent pas de ressuciter le programme et ils furent envoyés sur le front russe. Pendant six mois, ils firent des ravages dans les rangs des blindés soviétiques, mais en janvier 1944 ils furent mis hors de combat dans le cadre de l'offensive d'hiver "Bagration", dès le premiers jours de combats. L'un d'entre eux fut détruit par un avion d'attaque au sol et le second capturé après avoir été abandonné par son équipage, vraisemblablement pour des raisons de pannes d'essence.
Le Sturer Emil pesait 35 tonnes et mesurait 9.7 mêtres de long sur 3.16 mêtres de large et 2.7 mêtres de haut, animé par un équipage de cinqs hommes. Le blindage était épais de 15 à 50 mm en fonction des parties du blindé. L'armement principal était un canon Rheinmettal K L/61 de 128 mm extrapolé du canon de Flak 40 de même calibre et l'armement secondaire était une MG 34. Pour déplacer l'engin, les concepteurs l'avait doté d'un moteur Maybach V-6 HL116 refroidi par eau de 300 Ch, avec un réservoir de 450 litres. L'ensemble pouvait se déplacer à 25 Km/h avec une autonomie indeterminée. L'unique survivant est aujourd'hui visible au musée des blindés de Kubinka.


2) L'artillerie.
- Le "Karl-Gerat".
Cette arme était un canon howitzer super-lourd de siège automoteur. Elle demeure d'ailleurs l'arme automotrice la plus grosse et la plus puissante jamais construite. Son histoire commence en mars 1936, quand la société Rheinmetall proposa de construire une arme capable d'attaquer les fortifications de la ligne Maginot. L'idée initiale était celle d'une arme tranportée en pièces détachées, puis remontée sur place avant utilisation. Néanmoins, en janvier 1937, il fut décidé d'en faire une arme automotrice. Les essais de conduite de la partie "véhicule" eurent lieu en 1938 et 1939, a partir d'une version plus petite afin, entres autres d'étudier les effet de la pression au sol. Les essais de tir eurent lieu en juin 1939 et en mai 1940, les essais de conduite à l'echelle réelle commencèrent. C'est le général Karl Becker ( 1 ), du corp de l'artillerie qui lui a donné son nom. Les essais du prototype furent jugés concluants ce qui permit de passer commande de six exemplaires qui sortirent d'usine entre novembre 1940 et aout 1941.
En février 1941, commencèrent des discussions visant à l'amélioration de la portée de l'arme. En mai 1942, il fut décidé de changer les armes de 600 mm montés sur les chassis en faveur de canons de 540 mm. Toutefois, cette conversion était loin d'être une priorité et lors d'une conférence avec Hitler en Mars 1943, celui-ci fut avertit que le premier Gerät converti serait livré en Juin et les suivants en Juillet et en Aout. seuls trois exemplaires furent finalements convertis, aucun autre véhicule n'étant capable de supporter la version "allégée" de l'arme. Vingt-deux Panzer IV des variantes D, E et F furent transformés en transport de munitions, par lots de deux ou trois par arme.
Le Karl-Gerät pesait 124 tonnes ( 137 en position de tir), et mesurait 11.15 mêtres de long sur 3.16 mêtres de large et 4.38 mêtres de haut en position de tir, avec un équipage de 21 hommes pour le mettre en action. Le canon mesurait 4.20 mêtres de long et utilisait des obus de calibre 600 mm chargés à l'horizontale, avec un recul hydro-pneumatique. Le canon avait un angle d'élévation compris entre 55 et 70°, avec un angle de rotation horizontal de 8°. La cadence de tir était d'un coup toutes les 10 minutes. L'ensemble était propulsé par deux moteurs Daimler-Benz MB 503 A et MB 507 C fonctionnant l'un à l'essence, l'autre au diesel et dévellopant 580 Ch tous les deux. Avec un réservoir de 1200 litres, l'arme avait une autonomie de 42 Km ou de 60 Km en fonction du moteur utilisé, à une vitesse comprise entre 6 et 10 Km/h.
Sa variante avait des caractéristiques un peu différentes, avec un poid de 126.35 tonnes ( 139.28 en position de tir). Ses dimensions étaients de 11.37 mêtres de long sur 3.16 mêtres et 4.38 mêtres de haut en position de tir. Le canon mesurait 6.25 mêtres de long et tirait des obus de calibre 540 mm.
Le Karl-Gerät était si lourd et si lent qu'il devait être amené sur sa zone de deploiement avec un convoi férroviaire spécial. Il était parfois nécéssaire de faire descendre l'arme pour pouvoir passer certains ponts, l'arme et son wagon traversants séparéments. Arrivé sur place, le canon était séparé de son véhicule porteur afin de faciliter la descente au sol de celui-ci. Ils étaient alors réassemblés et l'ensemble pouvait gagner sa position finale par ses propres moyens. Si l'arme pouvait se déplacer de manière relativement aisée sur un sol normal, si celui-ci était mou, il fallait manoeuvrer avec lenteur pour éviter l'enlisement. Les faibles angles de rotation du canon imposaient de positionner avec précision l'arme afin de permettre une visée aussi précise que possible.
Les "Karl-Gerät" ne furent engagés au combat qu'à sept reprises au cours de la guerre. En 1942, ile furent déployés successivement contre la Forteresse de Brest-Litovsk, les fortifications frontalières près de Lvov et lors du siège d'Odessa. En 1943, ils furent utilisés pour soutenir le groupe d'armée nord qui subissait une offensive soviétique puis ils participèrent à l'écrasement du soulèvement de Varsovie. Ils participèrent aussi à la bataille des ardennes et leur dernier engagement au feu eut lieu en 1944, près de remagen, pour empêcher la prise du célèbre pont. Les sept exemplaires furent tous capturés par les alliés en plus ou moins bon état. Les exemplaires n°2, 5 et 7 (le prototype) furent envoyés aux USA pour essais, puis démantelés ultérieurements. Les exemplaires n°1, 3, 4 et 6, furent capturés par l'armée rouge et subirent un sort similaires, à l'exception du n°1 qui existe toujours et est présenté au musée de Kubynka.


- Le Krupp K5.
Cette arme est le résultat d'un programme d'urgence lancé en 1934 pour constituer une force d'artillerie sur voie férré destiné à appuyer la Wehrmacht à partir de 1939. Le projet se déroulant assez vite, les essais de tirs eurent lieu en 1936 au centre de Rügenwalde-Bad en Poméranie orientale. Les tests initiaux eurent lieu avec des canons de calibre 150 mm, mais ce fut jugé insuffisant et des canons de calibre 283 mm. Les plans de productions initiaux comptaient sur huits armes mises en services au moment de l'attaque sur la France, mais des problèmes de profilage de l'affut du canon entrainèrent un report du déploiement des premiers exemplaires. Au cour de la guerre, certains exemplaires furents modifiés pour tirer des fusées, d'autres pour porter des canons de calibre 310 mm capables de tirer des obus-flèches. Dans la période finale de la guerre, après les débarquements à l'ouest, il fut même question de remplacer les bogies du porteur par des Panzer VI modifés. La plateforme porteuse utilisait du matériel férroviaire allemand standart pour pouvoir être mise en oeuvre facilement. L'utilisation opérationelle du K5 posait des problèmes, à savoir qu'il était nécéssaire de faire feu dans l'axe des rails, le canon n'étant pas mobile sur l'axe horizontal. Cela rendait parfois obligatoire de construire de petits réseaux ferrés provisoires dotés d'une plateforme circulaire rotative à 360° ou on positionnait le K5 afin de permettre une souplesse d'utilisation maximale.
Construits par Krupp, le K5 achevé pesait 218 tonnes et mesurait 30 mêtres de long en mode voyage (32 mêtres en position de tir), le canon lui-même mesurant 21.54 mêtres. D'un calibre de 283 mm et tirant des obus pesant 255 Kg, l'arme avait un angle d'élévation de 50°, mais seulement 1° d'angle à l'horizontale. Il pouvait tirer 15 coups par heure, et avec une vitesse initiale de 1120 m/s à 50 km.
25 examplaires furent fabriqués au cours de la guerre et ils appuyèrent toutes les grandes opérations allemandes sur tous les fronts. Trois exemplaires seulement ont survécus jusqu'à nos jours. Le premier se trouve en Grande-Bretagne et fut offert à la ville de Douvres en guise de remerciement pour avoir supporté avec courage pendant presque quatre ans les bombardements allemands. Entretenu avec soin, on peut le voir au musée royal de l'artillerie, crée autour de lui dans les années 60. Les deux autres sont devenus célèbres sous les noms de " Brausio Annie" et "Graziano Express". Cachés dans les tunnels férroviaires proches de la frontière italienne, ils bloquèrent pendant des mois les troupes alliés parvenues à proximité de la frontière après le débarquement de Provence. Capturés par des partisans italiens près de Turin lorsque leurs équipages cherchèrent à les rapatrier en urgence vers l'autriche, ils furent partagés en les USA et la France. L'un se trouve aujourd'hui à "L'United States Army Ordonance Museum" à Aberdeen dans le Maryland, l'autre se trouce au musée d'Audhingen au musée de la batterie Todt. Mais celui-ci a pris la rouille par manque d'entretien et il est question de le faire restaurer.

- Schwerer Gustav.
Cette arme collosale est à ce jours l'arme à feu la plus grande jamais construite et tirant les projectiles les plus lourds jamais fabriqués.
Ce monstre est le résultat d'une commande passé par le haut commandement allemand à Krupp en 1934 pour la construction de canons géants capables de détruires les forts de la Ligne Maginot en tir direct. Le canon devait être capable de percer sept mêtres de béton armé et un mêtre d'acier. Erich Müller, l'ingénieur en charge du projet calcula que l'arme devrait avoir un calibre d'environ 800 mm, tirer un projectile de 7 tonnes à travers un affut de 30 mêtres de long. L'arme achévée peserait plus de 1000 tonnes, serait incapables d'utiliser un réseau de rails normal et devrait nécéssiter l'installation d'un réseaux de chemins de fer spécial de forme courbe pour permettre de deplacer l'arme et de faire les réglages de tirs. Krupp envisageait des conons de calibre 700, 800, 850 et 1000 mm.
Rien ne se passat jusqu'en mars 1936, lorsqu'Hitle visita le siège de Krupp à Essen et demanda une étude de faisabilité de l'arme, sans passer commande. Les travaux commencèrent immédiatement, basés sur l'idée d'une arme de calibre 800 mm. Les plans furent achevés au printemps 1937 et la construction du premier exemplaire commenca dès l'été. Toutefois, la construction d'une arme aussi grosse posait toutes sortes de difficultés techniques et il devint assez vite évident que la date de livraison initiale prévue pour le printemps 1940 ne pourrait être respectée.
Un modèle d'essais fut terminé à l'automne 1939 et envoyé au centres d'Hillersleben pour essais. Le pouvoir de penétration fut testé à cette occasion et, comme prévu, le canon fut capable de percer les sept mêtres de béton armé et les un mêtre de blindage d'acier. Deux obus furent mis au point, un de 7 tonnes pour les tirs anti-fortifications et un obus explosif de 11 tonnes pour les tirs "traditionnels". Les tests achevés au milieu de l'été 1940 permirent de lancer la fabrication du wagon spécial destiné à porter le canon. Au printemps 1941, Alfred Krupp accueillit personellement Hitler pour une démonstration au centre d'essais de Rügenwald. Le test fit une telle impréssion au dictateur qu'il interdit que la munition de 11 tonnes soit employé sans son accord, qu'il ne donna jamais. Il passa également commande de deux exemplaires. Les tests finaux de tirs eurent lieu en septembre et octobre 1941 et permirent d'atteindre une portée de 37210 mêtres. Le Schewerer Gustav fut déclaré opérationnel en Février 1942 et son jumeau Dora en Juillet de la même année.
Achévés pour un cout unitaire de 7 milions de Reichmark, ces armes pesaient 1350 tonnes et mesuraient 47.3 mêtres de long pour 7.1 mêtres de large et 11.6 mêtres de haut. Le canon lui-même mesurait 32.48 mêtres de long. L'équipage comptait 250 hommes pour assembler l'arme en 54 heures, 2500 hommes pour preparer le terrain en 6 semaines avant son arrivée et 2 bataillons de Flak comme couverture anti-aérienne. Le canon de calibre 800 mm avait un angle d'élévation maximal de 48° et pouvait soutenir une cadence de tir de un coup toutes les 30 ou 45 minutes, ou bien 14 coup par jour. Avec une vitesse de tir initiale de 820 m/s pour l'obus explosif et de 720 m/s pour l'obus perforant, les projectiles perforants avaient une porté efficace de 39 Km, même si l'obus explosif avait atteint une portée de 48 Km lors des essais. Notez que les donnés de temps pour la mise en oeuvre et l'utilisation opérationelle viennent de la seule fois ou les canons ont étés déployés sur le front. Pour transporter le canon, un chassis spécial fut fabriqué, lequel était supporté par quatres bogies en parallèles sur rails. Chaque bogie avait 20 axes de transmission, pour un total de 80 axes et 160 roues.
A partir de 1943, des projets apparurent pour ameliorer l'arme. L'un deux consistait à monter le canon sur une plate-forme automobile, le Landkreuzer P.1500 Monster. Un autre était de modifier la canon pour qu'il puisse tirer une roquete spéciale à très longue portée, qui était censée atteindre une distance minimale de 150 Km et bombarder l'Angleterre. Il aurait fallut allonger l'affut du canon jusqu'à 84 mêtres de longueur pour atteindre ces performances. Le plus ambitieux , appelé Longer Gustav, consistait à fabriquer un nouveau canon d'une longueur de 43 mêtres et d'un calibre de 520 mm pour povoir lancer une roquette de 680 kilos à une distance de 190 Km et bombarder Londres. Aucun de ces projets ne devaient aboutir, faute de moyens. La durée de vie de l'affut prévue était initialement de 100 coups, mais arrivé à 50, l'usure des tubes était telle que Schwerer Gustav et Dora furent retirés du front pour êtres renvoyés à l'usine et réusinés.
Ces armes énormes ne furent déployés qu'une seule fois, pendant l'hiver 42-43, lors du siège d'Odessa. Après un premier et sanglant assaut manqué mené par les troupes roumaines, il fut décidé de réduire la place forte soviétique par tous les moyens. Les super-canons de 800 mm furent envoyés sur place, avec l'ensemble des Karl-Gerät pour rejoindre le plus grand et puissant parc d'artillerie de siège jamais rassemblé. La majorité du parc d'artillerie lourde de l'axe fut réuni autour d'Odessa afin de réduire les défenses de la ville. Le premier canon tira 48 coups et le second 49 et ils pulvérisèrent en deux semaines les forts entourants la ville, ainsi que les positions d'artillerie cotière.
Renvoyés en allemagne, ils ne furent plus jamais utilisés. Après la fin de la guerre, les troupes améicaines trouvèrent les restes de deux super-canons qui avaient étés détruits par leurs équipages pour prévenir leur capture. Le Trophée était trop beau pour ête abondonné et les morceaux furent envoyés aux USA au centre d'essais d'Aberdeen. Les éléments les moins endommagés des deux anciennes armes furent combinés en une seule et un Schwerer Gustav/Dora complet pus être réassemblé. Des essais de tirs eurent même lieu pour vérifier que l'arme, nommé Patchwork, était fonctionelle. On peut aujourd'hui la voir au musée du centre d'essais.


- Le V-3 Hochdruckpumpe.
Cette arme étrange, que l'on qualifie de canon en raison de son principe de fonctionnement, tirait des projectiles qui étaient davantages des fusées que des obus. C'était en fait un canon à chambres multiples.
Avant d'en faire l'histoire, il convient d'en décrire le principe. Dans un canon normal, lorsque la charge de poudre d'un obus s'enflamme, elle brule et se transforme aussitot en gaz. Lequel gaz, en raison de sa compréssion dans l'affut du canon, produit une poussée qui propulse la tête de l'obus à grande vitesse hors du tube. Chez le V-3, le principe de base est le même, mais le canon (qui fait des dizaine de mêtres de long) possède de multiples chambres additionelles. Lorsqu'après la première détonation l'obus est propulsé dans l'affut du canon, à chaque passage devant l'une des chambres auxiliaires, il y avait la détonation d'une charge secondaire, produisant une poussée supplémentaire augmentant la vitesse de l'obus. Et ainsi de suite au passage de chacune des chambres secondaires, augmentant à chaque fois la vitesse du projectile. Les prémices d'une arme de ce genre dataients des années 1880, mais n'avaient jamais rencontrés le succès jusque là.
Cette idée innovante vient de August Coenders, ingénieur en chef chez Röchling Stahlwerke. A la fin de l'été 1942, on découvrit dans un wagon abandonné du coté d'Avignon des documents (vraisemblablements oubliés pendant le grand déménagement), qui étaients en fait des études pour des pièces d'artillerie à très longue portée, dont les performances devaient au minimum égaler celles du "canon de paris" de la grande guerre, voire les dépasser.
Convaincu qu'il pouvait aboutir, il se lança dans un projet de canon à chambres multiples avec son bras droit Hermann Röchling. En Janvier 1943, ils présentèrent le projet et un prototype d'obus à la "Tanière du Loup", le Quartier-Général de Hitler. Ils obtinrent alors de faire des essais à une échelle réduite, qui eurent lieu en Mai. Le succès des essais permirrent aux ingénieurs d'obtenir le soutien d'Albert Speer, le ministre de l'armement du reich. Après avoir reformulé le projet, celui fut présenté à nouveau à Hitler au mois d'Aout et l'enthousiasme du dictateur fut tel que celui-ci passa commande dès le 22 Aout avant même que des éssais à l'échelle 1:1 aient eu lieu. Il alla jusquà autoriser que les essais se fassent sans accord ou supervision de l'armée.
Le projet initial d'Aout 43 prévoyait que l'arme achevée serait un canon de calibre 150 mm, long de 150 mêtres pourrait tirer des obus de 3 mêtres de long et pesant 140 kilos avec une charge explosive de 25 Kilos à une distance de 160 Km. La cadence de tir devait être d'un coup toutes les 5 minutes, tirés par 25 à 50 canons placés sur les côtes françaises pour bombarder Londres d'environ 300 à 600 obus par heure. Différents noms de codes furent choisis pour leurrer les renseignements alliés, mais V-3 pour Vergelstungswaffen 3 (arme de revanche/représailles n°3) fut son appelation finale. Les essais finaux eurent lieu au centre de tir d'Hillersleben d'Octobre à Décembre 1943 sur un modèle réduit. Un premier rapport du 6 Janvier 1944 indique des résultats encourageants mais qui nécéssittent des essais complémentaires avec une version taille réelle de l'arme. Ceux-ci eurent lieu à Misdroy (devenue une ville polonaise après guerre) à la fin du mois de Mars en présence de genéraux du corps de l'artillerie. Ce fut un sévère échec, le canon s'avérant trop fragile, avec une espérance de vie et une cadence de tir nettement inférieures aux prévisins initiales. Qui plus est, même avec une porté correspondante au projet initial, le V-3 devenait sans objet, le site prévu à Mimoyecques pour l'acceuillir étant aux mains des alliés depuis le début du mois de janvier. Des nouveaux essais ne purent avoir lieu avant la fin du mois de Mai, le canon devant être déménagé devant l'avance soviétique en Pologne. Lesquels confirmèrent les précédents, une explosion détruisant même une partie du tube au 25 ème coup. Début Juillet, un rapport indiquait que les problèmes étaients en cours de résolution, aux prix d'une baisse des perfomances qui diminuait encore l'intéret du V-3, lorsque tomba l'ordre de tout arreter. Après l'armistice les restes de l'arme furent récupérés par les alliés qui la trouvèrent sans intérèts et l'envoyèrent à la fonderie.
La seule innovation qui survécut au canon fut la poudre liquide employé lors des derniers essais et qui fut ré-étudiée par les américains à partir des années 1990, lorsqu'il devint évident que les poudres "classiques" utilisés dans les obus jusque-là arrivaient en limite de performance pour la puissance propulsive. Les travaux menés laissent espérer une augmentation sensible de la portée des tirs, mais risquent aussi d'entrainer des modifications des canons pour supporter une explosion de la poudre des obus plus puissante que sur les versions antérieures des munitions d'artillerie.


3) Les armes d'infanterie.
- Le SturmGewehr 44.
Cette arme d'infanterie est le premier fusil d'assaut de l'histoire et l'ancètre de tous les fusils d'assauts actuels.
La génèse de cette arme révolutionnaire remonte à l'année 1942. Lors du déclenchement de l'Opération Barberousse, l'armée allemande de heurtat à un phénomène nouveau, une armée capable de délivrer un volume de feu d'infanterie supérieur au sien. Jusque là la wehrmacht était équipé comme toutes ses opposantes, avec une combinaison de fusils et de mitrailleuses légères ou moyennes. L'Armée Rouge était alors fortement équipé de SVT-38 et 40, des fusils semis-automatiques, ainsi que de PPSh-41, un pistolet-mitrailleur. Cette expérience désagréable poussa les commandants allemands sur le terrain à demander à ce que l'on repense les caractéristiques des armes individuelles des fantassins. L'armée avait bien tenté d'introduire le Gewehr-41, un fusil semi-automatique, mais l'arme fut réjeté car sa conception était fautive et que sa production était insiffisante pour répondre à la demande. De multiples tentatives eurent lieu pour introduire des fusils automatiques ou des mitrailleuses légères adaptées, mais le recul occasionné par la munition de 7.92 mm de Mauser les rendaient invariablement difficiles à controler en mode de tir automatique.
La solution devait être l'usage d'une munition de puissance intermédiaire, entre celle d'un pistolet et celle d'un fusil. Des expérience dans ce domaine avait eu lieu pendant les années 30, mais l'armée les avaient rejetées. Finalement, une munition expérimentale, la 7.92 X 33 mm Kurtzpatrone fut choisie et devait être basée sur la 7.92 mm de Mauser pour minimiser les problèmes logistiques.
Les sociétés Walther et Haenelfurent contactées et se virent proposer un contratpour produire un arme utilisant la nouvelle munition et correspondant aux caractéristiques voulues. Désignés sous le nom de MaschinenKarabiner 1942 (MKb 42), les deux prototypes étaients très similaires, avec des modes de tirs semi-automatiques et automatiques, ainsi qu'un système de rechargements par cartouche de gaz.
A la fin de l'été 42, les prototypes furent évalués par l'armée et le modèle Haenel choisi pour des essais. En Novembre les Testeurs restituèrent les armes et approuvaient le concept, avec quelques réserves toutefois. Il s'agissait à l'avenir de pouvoir monter une baionette standart, une lunette de visée téléscopique et d'ajouter une petite gouttière pour mieux protéger les mains lors de l'éjection des douilles.
Les modifications souhaitées furent faites et près de 12000 exemplaires fabriqués pendant l'hiver 42-43, puis envoyés pour des nouveaux essais. Au début du mois d'Octobre 1943, les défauts de l'arme ayant étés éliminés, la production fut lancé et les premières armés MP 43 (c'était leur nom à ce moment) distribuées aux unités le mois suivant. En Février 1944, lors d'une grande réunion avec les généraux du front russe, Hitler leur demanda ce dont ils avaients besoins pour remedier à la très mauvaise posture dans laquelle se trouvait les forces allemandes. L'un des généraux fit sensation en déclarant "Davantage de ces nouveaux fusils !" en brandissant un MP 43. Surpris, Hitler aurait déclaré alors "Quels nouveaux fusils ?". On lui fit alors une demonstration de cette arme qu'il ne connaissait pas et fut impréssioné. Il la rebaptisa SturmGewehr 44, ce que la propagande traduisit par "Fusil d'assaut modèle 44". La production fut intensifiée et à la fin de la guerre à l'automne, 250000 examplaires environ furent fabriqués.
Le StG 44 achevé et monté pesait 5.22 Kg et mesurait 940 mm de long, dont 419 mm de canon. La munition était une balle de 7.92 x 33 mm Kurz actionné par emprunt de gaz. La cadence de tir théorique était de 500 à 600 coups par minute, les projectiles ayant une vitesse initiale de 685 m/s. La portée efficace était de 300 mètre et l'arme était alimenté par des chargeurs de 30 cartouches détachables. Diverses options étaients disponibles, incluant une lunette de visée, une baionette, un bipied de support et un canon de substitution courbe pour "tirer dans les coins".
Le StG 44 fut distribué aux unitées allemandes sur tous les fronts, mais après la décision de Hitler de renommer l'arme, elle fut concentré principalement sur le front russe, et aussi remise aux unités chargés de future offensive des Ardennes à l'ouest. Elle fut très apprécié des soldats qui admiraient l'importante augmentation de leur puissance de feu par rapport aux fusils traditionnels. Et elle retint rapidement l'attention des alliés qui subissait son action. L'arme n'était toutefois pas exempte de défauts. Elle était relativement lourde, incomfortable a utiliser depuis une position allongée, était fragile au niveau de la crosse et avait un fort recul en mode de tir automatique. Sa cadence de tir posait également des difficultées, l'échauffement du canon poussant souvent les soldats à tenir leur arme par le chargeur pendants les combats.
Après la fin des combats en europe, des dizaines de milliers d'exemplaires furent capturés par les différentes armées alliés et éssayés. Les Soviétiques (et les menbres du pacte de Varsovie), qui avait put constater l'efficacité de l'arme, furent les premiers à s'en inspirer et dès 1947, Mikhail Kalachnikov créa le très célèbre AK-47 et son successeur l'AK-74 en 1974. Les américains (et les menbres de l'OTAN, moins la France) furent plus lents à adopter le concept de fusil d'assaut et le fameux M-16 fut crée au milieu des années 60 seulement. On le tient donc pour l'ancètre direct de tous les fusil d'assaut actuels. Le StG 44 continua à servir dans les rangs de diverses armées pendant la guerre froide. Les forces du Royaume Fédéral Socialiste de Yougoslavie s'en dotèrent jusque dans les années 80, tandis que l'Argentine y renonca au milieu des années 50. L'allemagne de l'est en dota sa police jusqu'aux années 60. Les états vassaux de l'URSS et les mouvements de guérilla pro-communistes en furent dotés pendant de nombreuses années jusquà ce que l'AK-47 soit décrété disponible par Moscou. Au début des années 2000, on peut encore le trouver en service dans certaines milices du Proche-Orient et de la Corne de l'Afrique. On peut aujoud'hui le voir dans de nombreux musées et dans des collections privés.

- Le SturmGewhr 45.
Ce projet devait être celui du sucesseur du StG 44. En effet, bienque celui-ci ait fait une excellente impréssion à la troupe, aux généraux et jusqu'au Fuhrer, il était jugé trop cher et difficile à produire dans une allemagne dont les capacitées inductrielles ne cessaient de se réduire. Il fut donc décidé au printemps 1944 de dévelloper un modèle derivé du StG 44, moins cher et plus facile à produire. Mais à la signature de l'armistice, seuls les plans étaients achevés. Les ingénieurs en charge du programme et leur usine furent récupérés par la France et remis au travail à l'Atelier Mécanique de Mulhouse. Après plusieurs années d'efforts, un dérivé fut mis au point, la Carabine Mitrailleuse Modèle 1949. Dans une volonté d'autonomie vis à vis de l'OTAN qui venait de naitre, inspiré par le ministre De Gaulle, le CM 49 fut adopté comme fusil d'assaut standart de l'armée Française. Ses lettre de noblesses acquises pendant la guerre de Mandchourie au mains de la Légion Etrangère, des Parachutistes et de l'Infanterie de Marine, permirent sa vente sous licence à l'Espagne et à l'Allemagne.
La seule modification majeure fut l'adoption du calibre de munitions standart OTAN en 1954. Il reste à ce jour, avec ses évolutions sucessives, un grand succès commercial et le seul rival occidental du M-16 et de ses dérivés.

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Dernière édition par Capitaine caverne le Dim Juil 26, 2009 08:54; édité 45 fois
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MessagePosté le: Ven Juil 10, 2009 19:26    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: Ven Juil 10, 2009 19:34    Sujet du message: Répondre en citant

Miloch ? Question Confused

Ne s'agirait-il pas plutot du tristement célebre Colonel Olrik ?!
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MessagePosté le: Sam Juil 11, 2009 01:14    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: Sam Juil 11, 2009 01:38    Sujet du message: Répondre en citant

Ah m.... Embarassed

Je l'avais complètement zappé celui-çi...

Mea culpa ( j'aurais mieux fait de relire mes classiques avant de pianoter sur mon clavier )

Sinon je serais pas surpris qu'un jour , on entende parler du professseur Sato disserter sur les prototypes et armes spéciales du Soleil Levant... Idea
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MessagePosté le: Sam Juil 11, 2009 09:13    Sujet du message: Répondre en citant

lebobouba a écrit:

Sinon je serais pas surpris qu'un jour , on entende parler du professseur Sato disserter sur les prototypes et armes spéciales du Soleil Levant... Idea


C'est tout à fait possible, mais ma masse de boulot sur le coloriage actuellement en cours est énorme, et je préfère laisser de côté cette idée pour le moment. Je risque un sérieux effet de saturation sur les armes secrètes et si un de nos collègues anglophones est intéréssé par le sujet, je lui laisse volontier!
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MessagePosté le: Sam Juil 11, 2009 13:47    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai produit aujourd'hui mon premier "article", dans la catégorie Armements terrestres, section véhicules blindés. Il s'agit du FlakPanzer IV Kugelblitz, le premier vrai blindé anti-aérien du monde (il a eu des prédécesseurs plus ou moins ratés).

Alors, pour un début, comment vous trouvez le travail?
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lebobouba



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MessagePosté le: Sam Juil 11, 2009 23:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo , c'est prometteur Smile

Les FlakPanzers sont souvent oubliés par rapport aux Tigres et autres Panther.

Tiens , j'en profite pour enchainer , as-tu l'intention d'aborder le projet du Coelian , version AA du Panther avec un bitube de 37 mm , apparement plus méchant que le Kugelblitz... Twisted Evil
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