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Décembre 1943 à l'Est
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Avr 19, 2021 21:58    Sujet du message: Répondre en citant

Oh crotte ! Le Zeppelin existe toujours ! Quelques photos ? D'abord le centre Maybach :

https://www.abandonedspaces.com/uncategorized/wehrmacht-high.html

Ensuite le Zeppelin - en bon état et fermé au public.

https://www.abandonedspaces.com/uncategorized/zeppelin-bunker.html
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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MessagePosté le: Lun Avr 19, 2021 22:58    Sujet du message: Répondre en citant

Ceci serait à déplacer dans "Liens utiles".

Merci Je m'incline devant votre grandeur
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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MessagePosté le: Mar Avr 20, 2021 12:53    Sujet du message: Répondre en citant

7 décembre
Front du Danube
Ploesti-Bucarest – Un fleuve trop loin ?
Secteur du Front d’Odessa
– Par un très beau temps qui surprend un peu en cette saison (il fait froid, mais c'est un froid sec !), la contre-offensive de l’Axe vient frapper les pointes soviétiques aventurées sur la rive sud du Danube, avec des fortunes diverses.
A Isaccea, la 18e Armée affronte dès le matin la Division Blindée de la Garde, venue renforcer une 14e DI désormais ouvertement défaillante. Malgré toute la bravoure de leurs équipages, les blindés roumains se trouvent en butte à une résistance obstinée et sont victimes d’une supériorité aérienne ennemie totale – les Sturmovik se régalent à mitrailler les carrosseries découvertes des TACAM… Comme jadis en Moldavie, Radu Gherghe n’obtient qu’un succès limité. Il doit s’arrêter à 5 kilomètres de son objectif, au droit du Balta Capaclia, vaste étendue d’eau issue du Danube qui borde la Route 22 et contraint son offensive. Malgré plusieurs relances – et l’appui de la 5e DI de Barbu Alinescu, venue en renfort et qui n’en finit pas de se décaler vers l’ouest – le verrou communiste ne cède pas. Pire encore : les Roumains ont la très mauvaise surprise de se retrouver face à des compatriotes, alors qu’eux-mêmes disposent désormais d’une petite vingtaine de T-34 – décidément, rien qui puisse réduire la confusion coutumière du combat ! Isaccea est en effet le théâtre de l’un des premiers engagements au combat de la division Vladimirescu, formée de transfuges. Si cette formation, hâtivement mise en ligne, ne brille pas franchement, elle tient toutefois son rang. Sans plus… Et le point d’appui soviétique tient avec elle.
Une poignée de kilomètres plus à l’ouest, dans la région de Grindu, la 9e Division de Cavalerie part elle aussi à l’assaut aux côtés de la 1ère Division Blindée (Alexandru Beldiceanu) – plus récente, mais aussi moins expérimentée que la Division Blindée de la Garde. Constituée pour une bonne part d’équipages novices, montant des Vanatore de care R-35 – basés sur le vénérable char R-35 français ! – les Roumains s’en sortent bien : leurs canons de 47 mm et leur blindage font largement l’affaire face aux BT-7 d’Andreï Gretchko, même si ces derniers sont plus manœuvrants. Toutefois, l’entrée en lice des premiers canons antichars à avoir traversé, ainsi qu’un terrain pour le moins exécrable (on ne compte plus les étangs à demi-gelés qui se transforment en fossés antichars camouflés…) embourbent finalement l’action roumaine quelque part aux environs de Grindu. Les Rouges n’avancent plus, certes… mais ils ne sont pas repoussés pour autant. Et la situation du 4e CA semble décidément toujours plus fragile.
Encore plus loin, dans le secteur à l’est de Brăila – et comme c’était prévisible – la 6e Armée de la Garde est obligée de se mettre en défense, contre la 2e DI et la 5e DC roumaines, mais aussi et surtout contre la 24. Panzer. Maximilian von Edelsheim pourrait remonter en ligne avec confiance… Hélas, même aidés par les 9 Tiger et 8 Panzer IV du 502. schw Pzr Abt du Major Märker, ses vieux Panzer III font bien pâle figure face aux premiers groupes de T-34/85 du 6e Corps Blindé de la Garde, qui ont passé le Danube durant la nuit ! Confrontée à une supériorité technologique partielle et à une simple parité numérique, l’attaque des panzers démarre poussivement – pire, elle piétine alors que la 3e Armée roumaine et le Corps de Cavalerie ne peuvent pas dépêcher de renforts, “sous prétexte” de défendre Brăila.
Une fois de plus, les VVS font pencher la balance… En dépit de l’appui des Bf 110 du II/ZG.1 (escortés par le IV/JG.4, qui abat 31 Faucons contre 14 bombardiers et 5 chasseurs), von Edelsheim avance à Măxineni mais ne progresse finalement – et encore, au prix exorbitant de 42 engins ! – que de 8 kilomètres… Pas assez pour inquiéter véritablement Pavel Batov, dont les pointes commencent à filer dans la plaine en direction de Rimnik, comme pour couper la 24. Panzer du reste des forces allemandes… Au soir, les T-34 sont déjà aux abords de Ciorăști, prenant ainsi de vitesse la 20e DI de Ioan Arhip, qui a du mal à se redéployer. Ce n’est pas encore une percée, mais cela y ressemble de plus en plus. Si Alexander Shamshin réussissait à s’y glisser… Décidément le ciel est avec les Bolcheviques.
Pour conclure cette journée, à Focșani, l’assaut combiné des forces germano-roumaines – avec, en pointe, la 15. Panzer et de son partenaire le 560. schw Pzr Abt – repousse une fois encore la 9e Armée sur ses positions de départ, dans les marais de la Siret. Cependant, Vasily Glagolev s’accroche envers et contre tout à son bout de terrain infâme au niveau de Rădulești. Et Ernst-Günther Baade perd une vingtaine d’engins, à courir ainsi au milieu de nulle part.
………
Secteur du 4e Front Ukrainien (Moldova et Siret) – Les coûteuses opérations offensives se poursuivent, en dépit de toutes les préventions de l’état-major du Front et notamment du général Fiodor Tolboukhine. Cependant, Moscou a été parfaitement clair : il faut continuer à avancer, camarades, car c’est le moment décisif ! Avec stoïcisme et sens du devoir, les frontovikis s’exécutent…
La 62e Armée de Vladimir Kolpakchi s’empare enfin définitivement de la route menant à Petricica et Bârzulești. Désormais (théoriquement…) libre de manœuvrer pour déborder la 376. ID, l’Armée Rouge se déploie sur les plateaux et avance désormais vers Livezi, avec Onești en ligne de mire. Une menace jugée assez grave pour que Wilhelm List décide d’y dépêcher en urgence la troisième de ses brigades de pompiers, en garnison à Comănești : la 17. Panzer (Karl-Friedrich von der Meden), opérant en tandem avec un 228. StuG Abt prêté par la 17. Armee.
Cette manœuvre évidente manque un peu d’imagination… En passant par le nord et Ardeoani, von der Meden aurait peut-être pu tomber sur les arrières communistes et réussir un très beau coup… Mais c’eût été également prendre le risque de perdre du temps en cheminant par des routes infâmes sous les attaques aériennes. Or, du temps, List estime qu’il n’en a pas beaucoup – et il n’a pas davantage envie de prendre le moindre risque. C’est dommage, surtout que dans la vallée de la Siret, pendant ce temps-là, la 330. ID de Georg Zwade, soûlée de coups, perd définitivement pied pour se retirer vers Sascut, à la recherche du soutien de la 72. ID (Philipp Müller-Gebhard) – laquelle remonte depuis Adjud. Ici, le XLII. ArmeeKorps de Frank Mattenklott résistera donc… ou il périra.
Plus confortable, par contre, est la situation de la 225. ID dans la région de Budești. Alors que la 38e Armée s’élance vers Girov, elle est cueillie sur ses positions de départ par la contre-attaque du trio 383. ID, 20. Panzergrenadier et 191. StuG Abt. Cette contre-attaque lui inflige de lourdes pertes et stoppe son avance à hauteur de Dochia. Kirill Moskalenko n’a donc avancé que de 6 kilomètres à peine, pour atteindre une position désormais un peu aventurée, et alors que les rives de la Cracău restent pour l’heure hors de portée.
Quant à la 47e Armée de Fiodor Zhmachenko – instruite par ses déboires passés – elle aborde le verrou de Suceava avec prudence, en gardant bien le 2e Corps Blindé d’Ivan Lazarev en réserve. Toute la journée, l’Armée Rouge se contente de tâter le terrain aux alentours d’Adâncata ou Prelipca, espérant menacer l’adversaire d’enveloppement pour le contraindre au repli. Toutefois, ça ne prend pas – et, en fin de journée, les forces russes sont déjà trop fatiguées et trop dispersées pour un assaut dans les règles.

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« La guerre est telle un océan – toujours semblable et pourtant chaque jour différente. En l’espèce, le combat dans la Vladimirescu n’avait rien à voir avec ce que j’avais connu au sein de mon ancienne 1ère Division d’Infanterie.
Disposant d’un appui d’artillerie confortable, d’une aviation toujours présente au-dessus de nos têtes et du soutien fraternel de nos camarades soviétiques, notre section se battait – et elle se battait bien. En défense, hélas, sur la route de Tulcea et face à des blindés que je n’avais jamais eu le plaisir de voir à mes côtés en Moldavie.
Derrière un monticule de terre qu’arrosait à intervalle régulier une pluie de balles, je tenais donc vaillamment ma place. Vaillamment mais avec prudence toutefois – deux morts à mes côtés me rappelaient que la bataille accepte les héros, mais pas les fous. Devant moi, mes compatriotes, des cris haineux et guerriers à la bouche : une peine infinie m’envahit un très bref instant, vite effacée par le juste souhait de riposter pour survivre et faire mon devoir envers mes camarades. Après tout, ce n’était pas moi qui venais les chercher, ceux d’en face !
Tout de même, petit à petit, notre position me semble devenir intenable. Trois morts, deux blessés – le lieutenant Russesco, bravement exposé en nous menant là où nous nous terrons, est tombé durant les premières minutes de l’engagement et gémit un peu plus loin. Le lieutenant Palariar, qui a pris le commandement, a beau donner l’exemple, pistolet au poing, notre situation n’en finit pas d’empirer. Et devant nous, massif et implacable, un gros blindé s’approche… pour finalement exploser dans un geyser de flammes, foudroyé, je crois, par une roquette tombée du ciel. Pas cette fois, chère amie ! Et son canon reste là, immobile, pointé vers nous, alors que derrière son blindage l’enfer se déchaîne. Sort douloureux, pénible combat – mais comme on dit : c’est eux ou nous. »

(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)

Agacement
Führerhauptquartier Wolfsschlucht II (Margival, 10 km au nord-est de Soissons)
– Sitôt arrivé à son pied-à-terre français – quoique nous soyons dans l’Aisne, territoire plus volontiers associé à Karl der Grosse – Adolf Hitler prend connaissance des nouvelles maussades en provenance des Balkans. Lui qui doit déjà s’inquiéter de la situation dans la vallée du Rhône accueille avec irritation cette énième contrariété – et plus encore la pénible suggestion de retour urgent des réserves blindées expédiées en France, simplement « transmise » par le général Jodl (pas assez incompétent pour l’écarter d’un revers de la main, pas assez courageux pour venir la défendre en personne !).
Face à l’adversité, Hitler se met en colère – la vraie, celle du Chef, entouré de traîtres et de défaitistes alors que lui œuvre pour l’avenir de l’Allemagne. « Que List s’occupe de ses affaires et redresse la situation – les contre-attaques doivent continuer ! Et pas question de renvoyer qui que ce soit en Roumanie, Rommel a besoin de toutes les forces qu’il a reçues pour régler le problème des Américains ! » La situation en Roumanie est donc, pour ainsi dire, traitée pour la journée.

Manœuvres roumaines
Irréversible
Villa du Conducator (Băneasa, banlieue nord de Bucarest), 19h00
– Ion Antonescu accuse le coup de ses déboires et demi-succès de la journée. De plus en plus déprimé – et alors que son encombrant protecteur allemand ne lui envoie aucun signe de réconfort et surtout pas de promesse de renforts (il n’y a pas que le “vrai” front russe, il y a aussi l’opération Lavoisier en France !) – le Conducator se laisse aller encore un peu plus à une déprime bien compréhensible. Et ce n’est pas son dernier entretien en date avec Carl-August Clodius – diplomate allemand venu conclure des traités commerciaux « équitables » et qu’on lui a sans doute envoyé en remplacement d’un Manfred Freiherr von Killinger dont chacun sait qu’il le déteste – qui améliorera son humeur. Clodius prétendait venir tâter le terrain, il a été servi. « Je ferai un dernier gros effort pour arrêter les Russes, et en cas d’échec, je me réserverai le droit d’agir comme bon me semble ! » lui a asséné le Conducator. Sans doute a-t-il été trop clair – ou pas assez. De toute façon, si le Reich n’a pas de renforts à lui expédier, alors il n’a pas non plus les moyens de le déposer… Il ne sait pas, il ne sait plus que faire – en vérité, pour lui, il serait vraiment temps que tout cela s’arrête.
C’est alors que l’huissier introduit un autre visiteur, bien connu, lui : Ion Mihalache, notable du Parti National Paysan (lequel trempe dans les manœuvres du Bloc National Démocrate), politicien réputé, ancien ministre de l’Agriculture, des Affaires intérieures puis des Affaires étrangères, partisan de l’ordre établi très apprécié par une partie de la population [Il a notamment mené à bien en 1920 une réforme agraire favorable aux petits exploitants, dans des circonstances particulièrement délicates.], adversaire acharné de la Garde de Fer (qu’il avait même mise hors la loi en janvier 1931 !) et enfin opposant aux accès autoritaires du défunt roi Carol. Malgré les tensions et les années écoulées, il a gardé avec Antonescu une relation ambivalente issue autant des menaces jadis lancées contre lui par la Garde (sans que le Conducator daigne y faire quoi que ce soit), que de son satisfecit quant au sort final du mouvement fasciste roumain, sans oublier bien sûr sa réserve lors de l’alliance avec l’Allemagne, réserve mâtinée de ses applaudissements lorsque Bucarest avait récupéré la Bessarabie… A l’époque, Mihalache s’était même porté volontaire pour servir dans l’armée. Une tartufferie (à 60 ans !) et le politicien n’avait finalement passé que quelques jours sous l’uniforme avant d’être démobilisé sur ordre direct du Conducator…
Bref… Aujourd’hui, cet individu ambigu et comploteur – qui n’ignore bien sûr rien des menées de son ami Iuliu Maniu – n’est pas venu voir Antonescu pour évoquer de vieux souvenirs, bons ou mauvais. Son discours est clair, net est précis : « Maréchal, le Reich est d’évidence en train de perdre la guerre. La Roumanie est aussi en train de perdre la guerre. Je me dois de vous signifier que l’Histoire et le pays vous en tiendront responsable. »
Très ébranlé par ces propos pourtant issus de l’évidence, le Conducator cède immédiatement : « Je suis d’accord avec vous. Je vais demander un armistice à Moscou. » Satisfait – mais aussi un peu surpris de voir le barrage qu’il imaginait solide céder aussi facilement – Ion Mihalache se retire pour informer ses complices, en précisant qu’il reste à la disposition du Conducator.
Une fois son visiteur parti, Antonescu ne perd pas de temps – enfin en quelque sorte. Il envoie à son ambassade de Stockholm un courrier doublé d’un câble ordonnant à Son Excellence Frederic Nanu de reprendre contact avec son homologue Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï pour conclure l’armistice dans les conditions précédemment offertes par les Russes. Le tout, bien sûr, sans en parler aux Occidentaux – à ce stade, de toute façon, cela ne sert plus à rien. En attendant, le Conducator ne peut bien sûr, se dit-il, que rester à la barre, pour le bien de tous ! Sans voir que le principal obstacle au salut de son pays, désormais… c’est lui !
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MessagePosté le: Mar Avr 20, 2021 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
A Isaccea, la 18e Armée affronte dès le matin la Division Blindée de la Garde, venue renforcer une 14e DI désormais ouvertement défaillante

Il faudrait préciser "Division Blindée de la Garde roumaine", car en général les unités de la Garde sont plutôt soviétiques.

Citation:
elle est cueillie sur ses positions de départ par la contre-attaque du trio 383. ID, 20. Panzergrenadier et 191. StuG Abt. Cette contre-attaque lui inflige de lourdes pertes

Petite répétition

Citation:
Führerhauptquartier Wolfsschlucht II (Margival, 10 km au nord-est de Soissons)

Je pense que le QG d'Hitler en France avant Overlord ne sera pas aussi loin au nord.
Il pourrait se trouver dans le tunnel de Saint Rimay (Loir et Cher), qui aurait du devenir la Wolfsschlucht III : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_ferroviaire_de_Saint-Rimay
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 11:31    Sujet du message: Répondre en citant

8 décembre
Front du Danube
Ploesti-Bucarest – Percée !
Secteur du Front d’Odessa
– La bruine succède au soleil, quand bien même il ne neige pas encore. Et sur la ligne de front, le carnage continue.
Pour la 18e Armée, la bataille se poursuit à Isaccea, alors que la division blindée de la Garde enchaîne les assauts furieux pour rompre la tête de pont soviétique. On pourrait s’étonner de ces difficultés… Mais la formation de Radu Gherghe, issue de la Garde Royale, n’est pas une troupe d’élite à proprement parler. Avant-guerre, elle s’occupait surtout de cérémonies officielles et autres parades. Ce n’est qu’assez récemment qu’elle est devenue une véritable unité combattante, alors que son prestige – ainsi que, pour certains, sa supposée moindre exposition – ont attiré à elle nombre de jeunes hommes de bonne famille, souvent des officiers sortis en bon rang de l’école militaire.
Elle forme ainsi désormais une véritable collection d’individualités, certes unies par un patriotisme réel, mais dont le collectif demande encore à être forgé sous le feu. Rien à voir, donc, avec les unités de la Garde soviétique, qui ont acquis leur titre au mérite. Mais, paradoxalement, l’étiquette de Garde suffit pour que les commissaires politiques voient en elle le symbole même de la Réaction et d’un régime à abattre. De la Vladimirescu au moindre poste d’artillerie de la 18e Armée, tout le monde déteste la Garde roumaine… Et la Garde le leur rend bien. Aucun quartier à attendre donc, dans cette grande mêlée rageuse et confuse qui se conclut une nouvelle fois par un pseudo-match nul (2 kilomètres de gain en pointe pour les Roumains, parfois moins …) et dans lequel la division roumaine consume une bonne partie de ses forces vives pour pas grand-chose. Surtout que, pendant ce temps, vers Grindu, la 1ère Division Blindée patine aussi !
De l’autre côté de la confluence, par contre, la situation est plus fluide. Toute la nuit, les engins du 6e Corps Blindé de la Garde ont traversé le fleuve, dans l’intention évidente d’aller casser du panzer. Alexander Shamshin a reçu ses ordres : il doit laisser la 6e Armée de la Garde s’aventurer seule vers l’est et Rimnik pour mieux se rabattre vers le Danube, via Șuțești puis Viziru – le tout dans l’intention évidente d’encercler Brăila et d’anéantir ses défenseurs. Face à ce glorieux corps blindé naguère triomphant lors de Molot, que saurait peser la médiocre 24. Panzer ?
De fait, Maximilian von Edelsheim lui-même n’en disconviendrait pas : quand il a en pris le commandement, en juin dernier, cette formation n’était que la conversion d’une unité de cavalerie aux faits d’armes plus que parcimonieux. Mais depuis, il a eu bien assez de temps pour en relever le niveau ! Et avec le soutien du 502. schw Pzr Abt, sa PanzerDivision est largement à même de démontrer que le combat blindé reste une spécialité germanique !
Aussi, face aux Rouges qui s’acharnent à vouloir éliminer ce saillant au lieu de l’ignorer – la mésaventure du 3e Corps Blindé lors de VD-G a aussi laissé des traces dans les esprits… – le Prussien contre-manœuvre, amuse les T-34 les engins de Shamshin et les disperse avant de tirer le meilleur parti des quelques Tiger et Panzer IV du Major Märker pour s’en sortir à bon compte. Le 6e Corps Blindé de la Garde est finalement bloqué dès le milieu de l’après-midi aux environs de Râmnicelu. Le Fasciste a éventé le piège et évité l’encerclement en se décalant vers le sud. Dans la nuit, Alexander Shamshin devra donc avouer à son supérieur – avec un peu de gêne ! – qu’il n’a pu vraiment éliminer cet encombrant saillant…
Mais peu après, Ivan Petrov reçoit une autre information à faire remonter vers la Stavka : Pavel Batov et son infanterie ont déjà atteint Ciorăști et sont à mi-chemin de Rimnik. Il doit pouvoir en profiter pour pousser tout droit, tant que les Allemands sont encore occupés sur sa droite et les Roumains sur sa gauche ! Leur situation deviendra alors intenable et le secteur de Brăila tombera tout seul, évacué à la suite des blindés fascistes.
Informé par Antonov et Vassilievski, Georgui Joukov hésite. N’est-ce-pas, une fois encore, tendre le cou pour la guillotine ? Mais finalement, et alors que les rapports de la 9e Armée à Focșani restent mauvais, donc rassurants (les panzers sont toujours là-bas !), le chef de la Stavka donne le feu… rouge à Petrov pour foncer et semer le chaos dans le dispositif ennemi – quitte à prendre quelques risques !
Joukov l’ignore, mais en agissant de la sorte, il ne fait de toute façon que devancer la décision de l’ennemi. En effet, dans la nuit, jugeant que la situation du 1er CA est alarmante (il n’est pas loin d’être coupé en deux !) tandis que la 8e DI et la 5e DC sont en grand danger d’encerclement à Brăila, Petre Dumitrescu autorise l’ensemble de ces formations à retraiter d’une quarantaine de kilomètres vers le sud (sur une ligne Buzău-Însurăței mettant à profit les marais locaux) pour maintenir leur liaison dans l’attente d’une contre-attaque conjointe avec les Allemands. Il ne peut que les espérer, puisque les forces mécanisées roumaines sont toujours occupées plus à l’est ! Et de toute façon, la 3e Armée ne peut vraiment pas se payer le luxe de laisser encercler des divisions pour rien…
Toutefois, cette manœuvre nécessaire élargit le front et condamne évidemment les efforts d’Alexandru Beldiceanu et de Radu Gherghe – leurs divisions doivent donc se retirer des combats pour aller défendre l’approche directe de Bucarest en remontant depuis Slobozia. Cent-vingt kilomètres de trajet, faute de passage sur le Danube, en laissant au 4e CA de Dumitru Dămăceanu le soin de tenir seul… autant dire de reculer !
Ainsi, et même si les Soviétiques l’ignorent encore, ils ont bel et bien obtenu leur percée et franchi la ligne Danube-Siret. La situation de l’Axe sur le front roumain est devenue gravissime.
………
Secteur du 4e Front Ukrainien (Moldova et Siret) – Hélas, du côté du 4e Front Ukrainien de Fiodor Tolboukhine, les dominos ne tombent pas tous aussi droit…
Pour la 62e Armée, rien de nouveau : reptation dans les collines de Petricica vers Sănduleni – la 17. Panzer est déjà à Onești, mais Vladimir Kolpakchi l’ignore ! – et petite foulée sur les bords de la Siret. Dans cette zone, le XLII. ArmeeKorps est désormais ouvertement en retraite. Ainsi, Sascut est en vue à la nuit tombante – mais les frontovikis n’iront pas plus loin pour le moment.
Par contre, dans le secteur de la 38e Armée, c’est déjà le reflux. Attaqué de trois côtés à la fois par cinq divisions, pas moins (342. ID, 383. ID, 225. ID, KorpsAbteilung E et 20. PzGr), Kyrill Moskalenko doit suivre l’exemple de ses prédécesseurs et reculer en hâte pour ne pas être anéanti. Heureusement pour lui, ses adversaires sont loin d’être frais, dispos et à plein effectifs ! Son armée bat donc en retraite, elle aussi, vers les collines de Budești, où elle peut espérer s’accrocher, sous la pluie et le tonnerre qui secoue la plaine.
Et enfin, à Suceava, la 47e Armée se félicite d’avoir été prudente quand elle encaisse une contre-attaque fougueuse de 14. Panzergrenadier (Rudolf Holste), appuyée par le 190. StuG Abt, la 306. ID (Karl-Erik Köhler) et la 320. ID (Georg-Wilhelm Postel) – laquelle frappe depuis le nord. Engageant avec prudence mais efficacité le 2e Corps Blindé encore convalescent, l’Armée Rouge contient sans trop de casse StuG et Panzer III, ne perdant au final qu’une poignée de kilomètres dans les collines de Fetesti et de Plopeni à Salcea.

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« La journée avait été identique à la précédente : vacarme, cris, douleurs et mort. Ma section n’avait toutefois pas subi une saignée analogue à celle que j’avais observée en Moldavie – nous étions encore sept, avec deux courageux blessés remontés en ligne. Je n’irai pas détailler une fois de plus les affres du combat – je raconterai donc plutôt ici une anecdote qui démontre bien la situation impossible dans laquelle se trouvaient nos adversaires à la fin de cette journée.
Ainsi, alors que nous progressions le long du Danube pour reprendre le terrain cédé la veille, nous avisâmes une épave de T-34 marquée de la croix de Saint-Michel : l’insigne des forces fascistes roumaines. Déjà, le simple fait qu’ils aient jugé bon de remettre en état l’un des glorieux engins de nos camarades disait quelque chose de leur dénuement, comme de la supériorité de nos armes. Mais surtout, le char, bien qu’évidemment hors d’usage, le flanc de sa cuirasse éventré, se mit néanmoins à cracher sur nous à notre grande surprise un tir de mitrailleuse, alors que même un rat n’aurait pas voulu s’y terrer. Un mort plus tard, nous l’incendiions avec un projectile artisanal.
Oui, ami lecteur, c’était cela l’armée roumaine fasciste de 1943 : des conscrits terrés dans une épave ennemie, qui leur offrait pourtant la meilleure des protections possibles, pour mieux essayer de tuer leurs compatriotes. Il est facile de comprendre pourquoi, aujourd’hui encore, je ne saurais tirer gloire ou fierté de cet épisode. »

(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)

Décision
Führerhauptquartier Wolfsschlucht III (près de Vierzon)
– Tandis que les événements se précipitent en Roumanie, les retours inquiétants se multiplient également vers le Führer, et ce de la part de l’OKH comme du Reichsministerium aux Affaires étrangères. De fait, la conversation de la veille entre Carl-August Clodius et Ion Antonescu a fait forte impression ! Face à cette adversité, Adolf Hitler décide de considérer la situation d’un œil neuf – c’est-à-dire qu’il estime qu’il lui faut un nouveau regard sur ce dossier. Il l’explique ainsi à ses collaborateurs : « Je ne fais plus confiance à List pour cette affaire. Trop de défaitisme, trop de passivité ont amolli sa résolution. Je lui ai ordonné de contre-attaquer, et c’est à peine s’il m’obéit ! J’ai donc envoyé Jodl, qui saura me rendre compte de la réalité des opérations. »
Face à une offensive ennemie majeure et potentiellement décisive, le Führer a donc choisi d’expédier comme renfort… un maréchal. Celui-ci arrivera à Brașov par avion, demain en tout début de matinée.

Bonneteau ou chaises musicales ?
OKH
– Alors que la situation dans les Balkans inquiète de plus en plus, le haut commandement allemand pare au plus pressé… Et pour y parvenir, rien de mieux qu’un tour de passe-passe. En l’espèce, la Wehrmacht entreprend donc de faire glisser ses réserves blindées de Biélorussie vers l’Ukraine, afin de renforcer les HG NordUkraine et SudUkraine. Ainsi, la 18. Panzer (Karl-Wilhelm von Schlieben) part rejoindre le premier – quant au second, il recevra bientôt le renfort urgent de la 19. Panzer-Division (Gustav Schmidt).
Alors certes, toutes ces manœuvres n’en finissent pas d’affaiblir le HG Mitte… Mais avec la déroute que les Russes ont subie face à Rommel l’été dernier, il paraît de toute façon improbable que leurs prochaines actions visent Minsk. L’Ukraine et ses plaines favorables aux chevauchées paraît un théâtre autrement plus porteur pour la prochaine offensive bolchevique… Et puis, de toute façon, ce n’est pas Ernst Busch – ardent Nazi pétri de certitudes – qui risque de contredire les décisions du chef. Heil Hitler !

Manœuvres roumaines
Irréversible
Ambassade de Roumanie en Suède (Stockholm)
– Son Excellence Frederic Nanu accueille avec un mélange pénible de soulagement et d’amertume les nouvelles instructions en provenance de Bucarest. Il est donc chargé de retourner voir son homologue Alexandra Kollontaï à Saltsjöbaden, et vite ! Hélas pour le Roumain, son Excellence se fait un peu prier pour accepter le rendez-vous. C’est que, depuis leur dernière entrevue, la situation sur le terrain a un peu évolué… Et la Soviétique d’indiquer qu’elle le recevra demain – pas avant.
………
Villa du Conducator (Băneasa, banlieue nord de Bucarest) – Pendant ce temps-là, le Conducator réfléchit – aux opérations en cours bien sûr, mais aussi aux inévitables réparations à venir que l’URSS exigera de son pays quand ce dernier sera sorti du conflit. Nul doute que Moscou aura la main lourde – et une fois la guerre gagnée, ce sera pire : chacun sait ce que vaut la parole des Bolcheviques. Aussi, alors que les combats se poursuivent et que les pourparlers à Stockholm n’ont pas encore repris, Ion Antonescu cherche désormais le moyen, sinon de rester au pouvoir, du moins ne pas porter trop le chapeau des… péripéties de ces dernières années. Il ne tient pas à rester dans l’histoire tel un Georges II de Grèce observant ses sujets fuir la Turquie, ou même comme un Horthy paraphant le traité de Trianon. Non – il doit pouvoir faire mieux. Et pour cela, il compte bien impliquer – même malgré eux – ces fichus conspirateurs du Bloc National Démocrate, qui l’ont affaibli et attendent désormais tranquillement de le voir chuter pour mieux se partager ses dépouilles.
………
Bucarest – Pour les conspirateurs en question aussi, tout s’accélère. Les informations en provenance du Caire (donc de Londres et d’Alger) sont confuses, les transmissions en plein chaos. Avec Autonomy(ie) sous les verrous, impossible de se coordonner avec le 18e GAA ! Le roi Michel semble en avoir pris son parti, et se propose à l’évidence d’agir seul. Personne ne l’en empêchera – mais pour les organisations politiques qui avaient cru pouvoir s’en tirer par des négociations, il est désormais temps de faire le dos rond, d’observer et de voir venir.
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Etienne



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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 11:43    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
– le Prussien contre-manœuvre, amuse les T-34 les engins de Shamshin et les disperse avant de tirer le meilleur parti des quelques Tige

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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 14:55    Sujet du message: Répondre en citant

Et sinon, par-delà les histoires de train (je laisse phosphorer Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing ), un commentaire sur la bataille ? Cool
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Imberator



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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 15:08    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Et sinon, par-delà les histoires de train (je laisse phosphorer Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing ), un commentaire sur la bataille ? Cool

À Bucarest on va pas tarder à entendre le bruit des combats. Les communistes locaux, forcément clandestins, vont se réjouir. Les tenants de l'ordre établi, eux, vont commencer à faire leurs valises. Mais pour aller où ?...
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 15:15    Sujet du message: Répondre en citant

Sinon les Rouges semblent se débrouiller mieux que lors de la dernière offensive dans le coin. En tout cas pour l'instant.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 15:51    Sujet du message: Répondre en citant

Ah ! Depuis les Balkans, le calendrier est fixé ! Mais effectivement, ca se passe mieux que VDG - mais quand tu parle des tenants de l'ordre établi, ceux-là ont justement tendance à rester pour arrêter Antonescu.
Vous verrez ... Attendez le 13 décembre ... J'ai été en très grande forme !!! Cool
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 16:01    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ah ! Depuis les Balkans, le calendrier est fixé ! Mais effectivement, ca se passe mieux que VDG - mais quand tu parle des tenants de l'ordre établi, ceux-là ont justement tendance à rester pour arrêter Antonescu.
Vous verrez ... Attendez le 13 décembre ... J'ai été en très grande forme !!! Cool

Je sais pas je serais un "grand bourgeois" roumain ayant soutenu ou au moins profité du régime fasciste autochtone pour continuer à faire des affaires, et voyant l'Armée Rouge débouler comme le déluge, je chercherais déjà vers quel pays je vais m'expatrier avec la vaisselle en argent de mamy Marcelle et le Van Gogh de tata Josette, plutôt que d'attendre patiemment et sereinement de voir quel sort les Rouges entendent me réserver.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 16:03    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais c'est ca le truc en Roumanie - l'armée rouge ne va peut-être pas renverser le gouvernement réactionnaire légal. Enfin, pas pour le moment. Rappelle toi la Tchécoslovaquie/Hongrie OTL jusqu'en 56 ...
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 16:15    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ah mais c'est ca le truc en Roumanie - l'armée rouge ne va peut-être pas renverser le gouvernement réactionnaire légal. Enfin, pas pour le moment. Rappelle toi la Tchécoslovaquie/Hongrie OTL jusqu'en 56 ...

Certes.


Mais vus les exemples donnés un peu plus tôt par la soviétisation de la Pologne Orientale, des Pays Baltes et plus près de la Bessarabie, je me sentirais pas très rassuré.

Alors épicier du coin, bon je prendrais peut-être le risque de voir venir. Grand capitaliste je prendrais certainement la poudre d'escampette quitte à revenir plus tard s'il s'avérait étrangement que, finalement, les Bolchéviques n'étaient pas les bêtes furieuses assoiffées de sang que l'on raconte.
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème aussi, c'est : pour aller ou ? En Bulgarie proche de l'anarchie ? En Yougoslavie se faire couper la tête ? En Hongrie, chez l'ennemi juré ?
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MessagePosté le: Mer Avr 21, 2021 16:22    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Le problème aussi, c'est : pour aller ou ? En Bulgarie proche de l'anarchie ? En Yougoslavie se faire couper la tête ? En Hongrie, chez l'ennemi juré ?

La Turquie c'est tranquille à l'époque. De là on peut soit patienter en mangeant des loukoums, soit voyager plus loin.
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