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Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Déc 01, 2020 23:15    Sujet du message: Répondre en citant

Franchement, des trucs comme ca, ça ne s invente pas ! Merci les carnets de Grosmann.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Déc 02, 2020 10:57    Sujet du message: Répondre en citant

Au fait, Casus, cet épisode n'a certainement pas lieu à Kiev mais sur la ligne de front, dans le secteur évoqué plus haut ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 11, 2020 14:38    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, après quelques amusettes ailleurs… Reprenons.


28 septembre
Opérations Koutousov et Roumiantsev
Koutousov – Effet de renard
Secteur de Berezne
– L’offensive soviétique se poursuit malgré la pluie. Le 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir repart à l’assaut de Mala Lyubasha, afin de forcer la route de Kostopil. En face, la 294. ID (Johannes Block) est toujours renforcée par le couple 9. ID (Sigmund von Schleinitz) et 210. StuG (Major Herbert Sichelschmidt). Mais cette fois-ci, cependant, le 5e CBG est loin d’être seul ! Déjà, sur sa gauche, la 37e Armée de Vasily Chuikov repousse la 168. ID de Werner Schmidt-Hammer sur les berges de l’Horyn. Tout en bordant le fleuve, elle l’écarte donc largement de l’axe de progression – c’est peu, mais c’est important, au moins autant que l’effort consenti par cette formation dispersée. Et surtout, sur la droite, le 2e corps de Cavalerie de la Garde prend de flanc la force de contre-offensive allemande, l’empêchant de donner son plein potentiel dans la lutte qui se joue pour forcer définitivement la ligne Manstein. Et la situation allemande se dégrade encore en début d’après-midi, quand les renforts envoyés par Nikolai Vatoutine – les 19e et 20e CB (Ivan Vasilev et Pavel Poluboiarov) – rejoignent enfin le champ de bataille pour charger au côté des cavaliers de Pliev !
Face à la puissance inattendue de cette attaque, le LV. AK plie largement – à défaut de rompre – et recule de pas moins de 8 kilomètres jusqu’à Danchymist. La route Rovne-Sarny est donc désormais menacée – et toute ressemblance avec des circonstances passées au sud de Korosten ne serait à l’évidence que purement fortuite… Maximilian De Angelis doit demander au XLIV. AK de Friedrich Köchling de relever en urgence la 9. ID de toute tâche de tenue de ligne jusqu’à Danchymist, afin de soulager le LV. AK (Erich Jaschke) de ses missions de garnison et de créer la configuration nécessaire à une contre-attaque commune. Certes, cela revient aussi à positionner la jonction entre ses deux corps d’armée précisément sur la pointe rouge… mais le général a-t-il le choix ? Heureusement, la météo – et surtout la boue, qui colle aux bottes, embourbe les chenilles et épuise encore des combattants déjà fourbus – est de son côté. Gott mit uns ! Et un peu Himmel, aussi…
Au soir, désormais assuré de ses arrières par l’arrivée à Kostopil de la 36. PanzerGrenadier (Hans Gollnick), derrière le LV. AK, De Angelis envisage de défendre fermement ses positions pour épuiser les Slaves avant de contre-attaquer puis de les rejeter au-delà de la ligne Manstein. Les rapports des unités de tête sont catégoriques : les Rouges sont épuisés et au-delà de l’usure ! De fait, Vatoutine paie l’absence de toute voie de communication majeure sur son axe de progression (la principale route de la région suit la Sluch de Sarny jusqu’à la voie Rovne-Korets !) et aussi un terrain (des bois légèrement vallonnés) pas forcément adapté aux offensives blindées. Le Soviétique a tenté de profiter d’une opportunité. A l’évidence, cette dernière existe – mais est-elle si avantageuse ?
………
Secteur de Rovne – Pas de progrès pour la 5e Armée de Choc : la météo est clairement défavorable et l’adversaire nettement trop fort. Ivan Maslennikov n’en maintient pas moins une pression énergique, avec de nombreux bombardements d’artillerie (peut-être même trop nombreux pour sa logistique) et des coups de main le long de l’Horyn jusqu’à Kolesnyky, soit 15 kilomètres en amont. Pour Erich Brandenberger, c’est désagréable, bien sûr… Mais pas mortel. Et puis, ça formera les jeunes de la 331. ID !

Roumiantsev – Entr’acte mouillé
Secteur de Slavouta
– Situation inchangée autour du l’ancien barrage de Netichyn, qui continue de laisser passer des masses d’eau. Andrei Vlassov, dont la 1ère Armée de Choc est désormais dispersée de Khriniv jusqu’à Krupets’ (à la périphérie de Slavouta), soit sur 25 kilomètres, attend toujours des instructions claires de Konstantin Rokossovski. Mais ce dernier n’est visiblement pas enthousiasmé par ce secteur de jonction avec le 3e Front Ukrainien, qu’il néglige – ses ordres se font donc un peu désirer. Dans l’expectative, Vlassov cède à une fatigue qui n’a absolument rien de défaitiste, mais qui est simplement due à la prodigieuse quantité d’efforts fournis ces derniers mois.
………
Secteur d’Iziaslav à Lanivtsi – Les trois armées soviétiques déployées dans cette zone (et toujours renforcées du 1er Corps Blindé de la Garde) poussent de plus en plus fort à travers la rivière contre le IX. AK, éperonnées par un Rokossovski autrement plus motivé par ce qui se passe ici. Pour suppléer les troupes anémiées de Clößner, Werner Kempf est contraint d’engager son III. PanzerKorps toujours plus largement, exposant ainsi ses précieux blindés – et leurs encore plus précieux équipages – au feu de la puissante artillerie communiste. Le Führer soit loué, avec ce temps, il lui est fait grâce des avions !
Pour l’heure, grâce à ces efforts, toutes les tentatives des Rouges sont repoussées, notamment à Zhyzhnykivtsi, Mykhniv et Kryvoluka. Cependant, les Allemands l’ignorent sans doute, mais ces dernières n’ont encore rien de bien acharné – il s’agit simplement de maintenir la pression et d’user l’adversaire, au modeste prix de quelques bataillons disciplinaires…
………
Secteur de Lanivtsi – Dans cette zone, on n’en est pas encore là. D’abord, parce que les puissantes forces mécanisées amassées par l’armée rouge doivent toujours se réorganiser et se préparer pour la traversée après leur cavalcade aux trousses des SS. Ensuite, bien sûr, parce que l’adversaire est puissant et bénéficie de la couverture que lui offre provisoirement une pluie traîtresse. Enfin, parce que le 1er Front Ukrainien manque ici un peu d’infanterie, avec une seule armée sur zone (la 9e Garde de N.P. Pukhov).
La journée se passe donc en reconnaissances et échanges de tirs épars par-dessus le fleuve – ceux qui en sont responsables étant le plus souvent réprimandés, qui par leur hiérarchie, qui par une contre-batterie. Mais au vu de la concentration des forces, il parait inévitable que le carnage reprenne vite.
………
Secteur de Volotchysk – Plus au sud, la 3e Armée de Mikhail Shumilov n’attend pas : elle débarque à Toky (10 kilomètres au nord de Volotchysk) de façon visiblement improvisée, mais le commandement soviétique juge néanmoins ses moyens suffisants pour espérer déborder la 371. ID (Hermann Niehoff), hier encore très esseulée au milieu de la plaine.
Hier encore, en effet. Car dès le début de l’après-midi, la tête de pont de la 3e Armée est la cible d’une vigoureuse contre-attaque menée par la 141. ID (Heinz Hellmich) – laquelle fait partie du XXVIII. ArmeeKorps de Karl Burdach, à peine arrivé sur zone – et surtout du Panzergrenadier Rgt GrossDeutschland, en route pour sa nouvelle affectation et qui s’est écarté un court moment de sa division. L’action est inopinée, rapide et violente – c’est largement suffisant pour rejeter les Rouges dans la Zbruch. La Heer semble bien avoir enfin arrêté les Soviets sur la route de Ternopil.
………
2e Front Ukrainien – Changement d’ambiance sur la route entre Bar et Charhorod. Après les allers-retours infructueux et autres débâcles de ces dernières semaines, la 10e Armée du maréchal Joukov (hé oui !) retrouve tout le savoir-faire de l’Armée Rouge et une fluidité bienvenue dans ses manœuvres. Déstabilisées par son décrochage net et rapide, qui tranche radicalement avec les hésitations constatées jusqu’à présent, les forces hongroises sont déséquilibrées, trébuchent et se jettent finalement en avant vers Shypynky avec la certitude que le Bolchevique est désormais en déroute.
Très mal leur en prend – alors qu’elle pénètre enfin dans le village si disputé, la 2e Division Blindée hongroise est assaillie de flanc par la 50e Brigade de Chars et par une partie de la 103e Brigade de Chars Lourds, dont les KV-85 font eux aussi partie du 3e CB du général Badanov. C’est peu dire que l’arrivée de ces monstres surblindés est une très mauvaise surprise pour les modestes Turan du major-général Ferenc Bisza – lesquels ne font déjà pas le poids contre les T-34/76 !
La formation magyare, qui avait courageusement donné jusqu’alors, doit se replier en toute hâte vers le nord, rejoignant la 16e DI et alors que le KorpsAbteilung B commençait à aborder lui-même Shypynky par le nord. Les Landsers d’Helmuth Weidling, absolument pas coordonnés avec les Hongrois, sont pris au dépourvu par le raidissement soudain de la 10e Armée et violemment rejetés sur leurs lignes de départ. Les Allemands concevront de l’épisode une amertume pas forcément justifiée, indiquant à leur hiérarchie avoir été « sacrifiés pour couvrir la retraite des tankettes [sic] hongroises ». Evidemment, c’est faux –en tout cas, ce n’était pas délibéré – mais la Wehrmacht a maintenant l’habitude de trouver chez autrui des excuses à ses propres manquements…
De l’autre côté de la ligne, Georgui Joukov observe – sans excès de triomphalisme mais avec satisfaction – que l’offensive ennemie semble déjà bloquée. Comme à Horyany du reste. Dès demain, devinant la faiblesse de son adversaire – mis en quasi-déroute en une unique action – il envisage de passer à l’étape suivante pour solder enfin l’affaire de Bar.
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loic
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MessagePosté le: Ven Déc 11, 2020 15:07    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais plus si je l'ai déjà souligné : Ternopil ou Ternopol ?
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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houps



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MessagePosté le: Ven Déc 11, 2020 16:28    Sujet du message: Répondre en citant

"Pour une amusette qui passait par là, j'ai perdu la tête et puis me voilà..."
(Intermède musical) Whistle
"...le 2e corps de Cavalerie de la Garde prend de flanc la force de contre-offensive allemande, l’empêchant de donner son plein potentiel dans la lutte qui se joue pour forcer définitivement la ligne Manstein..."

Un vrai travail de forçat. "Enfoncer" ?

"...pour épuiser les Slaves avant de contre-attaquer puis de les rejeter au-delà de la ligne Manstein. Les rapports des unités de tête sont catégoriques : les Rouges sont épuisés..."

S'il veut les prendre dans ses filets, va lui falloir une grosse épuisette. "à bout" ?

Secteur de Lanivtsi Dans cette zone, on n’en est pas encore là. D’abord, parce que les puissantes forces mécanisées amassées par l’armée rouge doivent toujours se réorganiser ...Mais au vu de la concentration des forces, il parait inévitable que le carnage reprenne vite..."
Force est de constater que les synonymes sont rares. Suggèrerais-je ici de remplacer le second par "troupes" ?

Secteur de Volotchysk

"...et surtout du Panzergrenadier Rgt GrossDeutschland, en route pour sa nouvelle affectation et qui s’est écarté un court moment de sa division. L’action est inopinée, rapide et violente – c’est largement suffisant pour rejeter les Rouges dans la Zbruch. La Heer semble bien avoir enfin arrêté les Soviets sur la route de Ternopil..."

2e Front Ukrainien – Changement d’ambiance sur la route entre Bar et Charhorod.
Heureusement que Ternopil-pol n'est pas Louviers.
Remplacer "en route pour " par "rejoignant" ? Et le dernier "sur la route" par "sur l'axe" ? Ou alors le premier par "sur le chemin" ?

"...par une partie de la 103e Brigade de Chars Lourds, dont les KV-85 font eux aussi partie du 3e CB du général Badanov..."

Ce n'est pas du parti pris, mais ..."...dont les KV-85 ressortent eux aussi ..." ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Déc 11, 2020 20:13    Sujet du message: Répondre en citant

Tu m'a mis Adamo dans la tête cher ami ! Laughing
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Déc 12, 2020 21:38    Sujet du message: Répondre en citant

29 septembre
Opérations Koutousov et Roumiantsev
Koutousov – Effet de renard
Secteur de Berezne
– Toujours plus infecte sur le champ de bataille, la météo ralentit la dynamique soviétique en dépit des efforts de Vatoutine, qui multiplie les pressions sur ses subordonnés.
La 6. Armee ne bat plus en retraite – De Angelis estime qu’il dispose enfin à nouveau des moyens suffisants pour arrêter de subir. Bien sûr, sur la route de Kostopil, le LV. AK continue de reculer vers le nord-ouest sous la puissance combinée du 5e Corps Blindé de la Garde et de la 37e Armée. Mais la formation de Vasily Chuikov, malgré les harangues farouches de son chef, montre des signes toujours plus manifestes d’épuisement. La 168. ID a reçu des instructions claires et a pratiquement traversé l’Horyn pour revenir appuyer ses camarades. Cela permet à la 294. ID d’utiliser sa nouvelle position excentrée pour frapper les frontovikis coincés entre elle et la 168. ID, dans la forêt au sud de Mala Lyubasha. La 37e Armée n’avance donc plus beaucoup : 2 kilomètres à peine en direction de Lisopil’, et de surcroît à un coût bien trop élevé.
Le 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir devrait certes déborder l’infanterie de Johannes Block et pousser vers l’ouest. Hélas, outre le fait que ses engins s’embourbent les uns après les autres dans les sous-bois, sa place centrale le dessert à présent. Et Dimitri Lelioushenko concentre sur lui les attentions de la 36. PanzerGrenadier, qui le contrecharge à Danchymist, en plaine. Certes, Hans Gollnick ne dispose que d’une trentaine de Panzer III et de 5 Panzer IV – mais ceux-ci sont frais, reposés et soutenus par une partie du 210. StuG. Ces blindés raffermissent donc nettement les positions allemandes et, par ailleurs, remontent le moral des combattants du Grand Reich, qui en avaient vraiment besoin après les événements de ces derniers jours.
En face, les chars soviétiques sont dispersés et manquent de munitions, d’infanterie et même parfois de carburant. Une par une, leurs formations manœuvrant péniblement sous la pluie sont harcelées et saignées par des panzers accompagnés de panzergrenadiers très agressifs, disposant d’armes antichars à charge creuse Panzerfaust. Contre toute attente, Lelioushenko cale – il recule, même, pour ne pas être détruit en détail et afin de rejoindre le 2e Corps de Cavalerie de la Garde, qui ferraille toujours contre le flanc droit du XLIV.AK.
Ce dernier a lui aussi cessé de retraiter : laissant à la seule 377. ID (Arnold Szelinski) le soin de défendre la route de Berezne, il s’est largement rabattu vers le sud et entreprend désormais d’envelopper les cavaliers de Pliev ainsi que les deux corps blindés réduits envoyés par Vatoutine. Entre Holubne et Borshchivka, Friedrich Köchling peut encore espérer mettre à profit un terrain assez défavorable aux blindés pour dissiper l’élan bolchevique et arrêter l’ennemi. Il fournit donc un effort substantiel – considérable même, rapporté à l’usure de ses forces. Mais cet effort paie, car les blindés de Vasilev et Poluboiarov sont eux-mêmes largement au-delà de l’usure, et sont bien obligés de faire face au nord – donc de négliger l’axe de progression vers Kostopil puis Sarny défini par Nikolai Vatoutine. En fin de journée, ils ont repoussé les Landsers – mais l’Armée Rouge n’en finit décidément pas de se disperser, et d’user son potentiel dans des combats indécis.
………
Secteur de Rovne – Cette évolution défavorable n’a nullement échappé au chef du 3e Front Ukrainien, qui invite (pas trop cordialement) la 5e Armée de Choc à bien vouloir contribuer à l’effort commun afin d’empêcher l’arrivée de nouveaux renforts fascistes. Ivan Maslennikov est donc contraint – à son corps défendant ou presque – de tenter de traverser dans la région de Zaritchne, soit entre la 147. ID (Paul Mahlmann) et la 331. ID (Karl-Ludwig Rhein). L’assaut fait initialement des progrès intéressants, mais il est néanmoins arrêté après 2 ou 3 kilomètres d’avance par une contre-offensive déterminée du XXIX. ArmeeKorps. Les frontovikis réussissent toutefois à s’emparer de la petite localité de Buhryn et à s’y accrocher – hélas pour elle, Buhryn risque donc d’être assez… fréquentée dans les jours qui viennent.

Roumiantsev – Trois coups
Secteur de Slavouta
– Aucune évolution particulière dans cette zone, faute de perspective. Il pleut toujours et le courant reste fort entre Slavouta et Ostroh – même si le niveau des eaux commence à baisser, après plusieurs jours de vidange du barrage. Un paysage complètement dévasté se révèle peu à peu, ainsi que des installations qui ne produiront sans doute pas d’électricité avant un bon moment (1). Cette étendue boueuse et sinistre constitue un avertissement éloquent pour qui devrait bientôt le franchir sous le feu ennemi.
………
Secteur d’Iziaslav à Lanivtsi – Sous la pluie, les trois armées de Konstantin Rokossovski poursuivent leurs efforts par-delà l’Horyn, à la recherche d’un signe de fracture du dispositif allemand. Celui-ci repousse toujours les pointes soviétiques, qui encaissent des pertes sensibles et s’épuisent sans que rien ne sorte de ces combats… sinon que les forces de chaque camp se sont mutuellement exténuées et qu’effectifs et matériel connaissent une érosion sans cesse croissante.
Pour Walter Weiß comme pour Erich von Manstein, la stratégie soviétique n’a pas de sens. La Heer eût-elle été dans une configuration analogue qu’elle aurait regroupé ses pointes et désigné un Schwerpunkt sur une faiblesse de l’adversaire avant de frapper un coup décisif. Mais non ! Au lieu d’agir de manière raisonnable et d’attaquer du fort au faible comme tout bon stratège, les Slaves persistent dans leurs actions sur un large front, du fort au fort. Une véritable aberration, qui démontre bien de leur absence totale de maîtrise… En attendant, ils ne laissent pas à la 8. Armee le temps de se reposer et de redéployer ses propres réserves – et les points faibles ne manquent pas dans son dispositif.
La Wehrmacht ne l’admettra jamais, mais le comportement des Bolcheviques témoigne aussi (et surtout) de la supériorité de leurs moyens. Voilà déjà une semaine que l’Armée Rouge devrait avoir été arrêtée, épuisée par les contre-attaques. Aujourd’hui encore, le 1er Front Ukrainien a donné l’assaut et n’est pas passé. Mais demain est un autre jour.
………
Secteur de Lanivtsi – Le II. SS-PanzerKorps n’est absolument pas en mesure d’aider Clößner ou Kempf dans ce qui est en train de devenir der Geländer des Todes – le Parapet de la Mort : la boucle de l’Horyn entre Ostrh et Bilohir’ya. En effet, Paul Hausser est à nouveau lui aussi la cible des Rouges : la 9e Armée de la Garde de Nikolai Pukhov lance une première offensive en forme de double test sur Yampil – l’un des points de passages les plus évident sur la rivière – et sur Yus’kivtsi, dix kilomètres en amont. La tactique de l’Armée Rouge reste la même : déborder l’adversaire, le contraindre à s’exposer et finalement l’amener à choisir entre le repli et la destruction. Tactique dispendieuse, brutale et pour l’heure globalement inefficace : Hausser n’a aucun mal à réduire les tentatives ennemies, au prix toutefois d’une vingtaine d’engins foudroyés par la masse de gros calibres déployés sur la rive sud, et qui tirent par volées sans même toujours se donner la peine de viser. L’Ordre Noir est au front, pour défendre l’Europe du Bolchevisme ! Mais la tâche est immense, voire harassante à la longue.
………
Secteur de Volotchysk – Après la mauvaise surprise de la veille, Mikhail Shumilov prend le temps de faire reconnaître les positions adverses, en prévision de sa prochaine attaque. La 3e Armée fait face au XXVII. ArmeeKorps de Karl Burdach, renforcé d’au moins une division mécanisée et d’une division d’infanterie avec blindés. C’est beaucoup – même avec l’appui du 5e Corps Blindé. Il lui faudra donc attendre le soutien de l’aviation pour espérer faire des progrès substantiels – mais justement, on annonce une éclaircie pour demain !
En face, dans les tranchées du Reich, on constate avec plaisir la chute d’intensité des actions soviétiques. Et on en déduit que le Rouge est bien calmé…
………
2e Front Ukrainien – Depuis la récente prise de commandement de la 10e Armée par le maréchal Joukov, la dynamique des opérations autour de Bar, naguère favorable à l’Axe, s’est inversée. Pire, le rythme des opérations s’est accru, le maréchal ayant toute autorité pour imposer ses vues à Ivan Bagramian (ce qui n’est guère difficile) ainsi qu’à ses subordonnés.
A Horyany, la 59e Armée pousse à nouveau vers Bar, via Vasyutyntsi. Elle est désormais renforcée d’une bonne partie du 16e Corps Blindé d’Andrei Getman, qui a définitivement basculé dans cette zone depuis Jmerynka. La 16e DI hongroise doit donc commencer à reculer et à s’écarter de la route visée par les Soviétiques, à la grande fureur des Allemands. La 88. ID (Heinrich Roth) finit par prendre le relais, quitte à fragiliser sa liaison avec le reste du IV. AK. Bien qu’elle soit « évidemment supérieure » aux faibles troupes de Budapest, elle ne peut toutefois empêcher l’ennemi de forcer le passage et d’atteindre son objectif – il lui reste désormais dix kilomètres jusqu’à Bar.
Au sud, la 10e Armée repart elle aussi à l’assaut, avec énergie mais sans rouvrir ses blessures : le 3e Corps Blindé passe devant et repousse des fantassins magyars complètement impuissants face à l’acier communiste (ou peu s’en faut). Ici, le mauvais temps sert bien l’Armée Rouge – il empêche la Luftwaffe d’intervenir, alors qu’elle pourrait tenter de pilonnner l’unique voie utilisée par Joukov, si le ciel était bleu… En effet, le maréchal Joukov procède à l’inverse de tout le reste de l’Armée rouge, selon ses propres convictions : sur un seul axe, avec une certaine économie de moyens. Il faut convenir que ça marche… Heureusement pour István Kiss et Ferenc Bisza, le manque de ravitaillement et la fatigue empêchent que l’assaut tourne à la ruée : 6 petits kilomètres à peine, sur la route de Kyyanivka. Il en reste 16 jusqu’à Bar…

Cauchemars
QG de la 2. PanzerArmee (Vin’kivtsi), 19h00
– Deux jours après sa précédente conversation avec Manstein, von Arnim n’a rien perdu de sa causticité. Il est vrai que sa situation ne fait rien pour le calmer.
– Heil Hitler, Herr General Feldmarshall ! Mon aide de camp vous a adressé nos plans pour la future offensive vers Vinnytsia. Nous avons estimé qu’il fallait deux corps blindés pour équiper mon… [Raclement de gorge forcé] mon armée blindée. Alors, quand arrivent-t-ils ?
– Arnim, le sarcasme ne sert de rien,
grogne Manstein.
– Mes excuses, mais… Je suis simplement en train d’observer la moitié de mon armée – et la moitié allemande, au surplus (2) – se faire encercler sans pouvoir rien faire. Ma demande est simple : donnez-moi les moyens de défendre ou laissez-moi me replier.
A l’autre bout du fil, Manstein ne dit plus rien. Cette conversation a malheureusement pour lui un très fort et très aigre goût de déjà-vu. A ceci près qu’il n’a pas (qu’il n’a plus) l’autorité pour trancher la question. Après un moment si long qu’un malaise s’installe dans le silence, Arnim prend sur lui de relancer. Aurait-il dépassé les bornes ?
– Herr General Feldmarshall, je ne souhaitais offenser personne mais…
– Non, non. Ça ne fait rien. De tout façon, je suis d’accord avec vous. Je pars cette nuit pour Rastenburg voir le Führer. Je vous rappelle dès que possible.
– Je vois… Heil Hitler, Herr General Feldmarshall.
– Heil Hitler. En attendant, je vous souhaite bonne chance.
– Bonne chance à vous aussi.

Dans l’adversité, malgré la chape de plomb d’un nazisme qu’elle a largement contribué à promouvoir, la vieille noblesse prussienne sait de temps à autre se serrer les coudes.

Coups d’éperons
QG avancée de la 10e Armée soviétique (Charhorod), 22h00
– On pourrait croire que les circonstances sont des plus favorables au maréchal Georgui Joukov. Après tout, ses lignes avancent, son adversaire semble bel et bien battu après une retraite de 170 kilomètres, tandis que lui-même paraît proche d’enfermer deux corps d’armée dans un grand chaudron à l’est de Bar, après une reprise en main magistrale.
Pourtant, il n’en est rien. Car il a au-dessus de lui un Géorgien exigeant, Petit Père des Peuples des plus généreux avec la vie d’autrui, et qui réclame encore plus de résultats. Aussi, loin des félicitations attendues – ou au moins du satisfecit espéré, restons modestes – Staline s’emporte violemment dans son dernier message sur ce qu’il appelle « l’inaction sur le front de l’Horyn ». Refusant d’accepter bien davantage qu’il ne réfute les arguments avancés par Vassilevski (et Joukov, via ce dernier), et niant toute usure des Fronts Ukrainiens, il a écrit quelques mots des plus désagréables : « Voilà déjà quatre jours que le 1er Front Ukrainien n’attaque plus. Les Fascistes sont à bout – vous en convenez tous et pourtant nous n’avançons pas. En vérité, vous abandonnez avant même d’avoir vraiment essayé d’attaquer. L’Horyn n’est pas le Dniepr, Camarade maréchal ! Sitôt une tête de pont obtenue, la percée devra être lancée. Nul ne sait si le Front sera capable d’en créer une autre ! »
Staline n’est pas très loin de parler d’un manque de ténacité et de mordant chez un général pourtant largement victorieux – un comble ! Plus loin, il va même jusqu’à comparer « les faibles tentatives au sud de Slavouta avec la valeureuse défense de la tête de pont de Jlobine par les troupes du maréchal Koniev. »
Une nouvelle insulte – Joukov ne bronche pas. Mais il donne les ordres en conséquence. Les attaques continueront avec une ardeur renouvelée, puisque le chef en a décidé ainsi. Cela engendrera évidemment de lourdes pertes supplémentaires – ce qui n’est pas un problème en soi, mais encore faudrait-il que ces pertes ouvrent des perspectives. Et Joukov reste persuadé que l’Armée Rouge peut, en 1943, faire mieux qu’un simple martèlement.

Partisans… et autres
Les ennemis de mes ennemis ne sont (vraiment) pas mes amis
Région de Vin’kivtsi (Ukraine occupée)
– Alors même qu’ils mènent déjà une vie infernale aux Hongrois du 4e Corps d’Armée, les Partisans du colonel Sydir Kovpak lancent une vaste campagne contre les forces de l’UPA présentes dans ce secteur. Il est vrai qu’à présent qu’elles collaborent avec Budapest, on peut bien (en plissant quelque peu les yeux…) les confondre avec l’occupant !
Bien sûr, les indépendantistes ukrainiens font face – avec une relative facilité d’ailleurs, car ils disposent de suffisamment d’armes et de munitions. Cependant, leur vie devient de plus en plus difficile, à mesure que leur organisation n’en finit pas de s’isoler : amis lointains des Hongrois, partenaires distants des Roumains, rejetés par les Allemands, ayant rejeté les Soviétiques, ils seront sous peu haïs par une population soumise à leurs razzias. Et de plus, le doute s’installe – le doute, pire des menaces pour un mouvement politique, surtout quand il existe des alternatives. Dans les rangs assez lâches de l’Armée Révolutionnaire Ukrainienne de Tarass Dmytrovych Borovets, on murmure de plus en plus fort.


Notes
1- La centrale hydroélectrique de Netichyn ne reprendra ses activités qu’à l’été 1949, ayant été totalement reconstruite après le conflit. D’un modeste 325 kW, elle était entretemps passée à 3,8 GW de production énergétique. L’unité sera ensuite fermée dès le début des années 60, la mise en service de la ligne à haute tension Drobrotvir-Rovne la rendant redondante donc inutile. Son bassin, laissé en état, sera cependant la base du projet de construction de la centrale nucléaire de Khmelnitsky, dont la première tranche ne sera achevée qu’en 1987. La seconde tranche ne sera mise en service qu’en 1993, soit avec trois ans de retard – le gouvernement ukrainien ayant dû entre temps imposer un moratoire sur les projets nucléaires…
2- On s’en doute, la chose aurait été moins grave si la menace avait concerné les corps d’armée hongrois…
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Déc 12, 2020 22:11    Sujet du message: Répondre en citant

C'est Ternopol le plus fréquent dans la chrono ... Wink Wink Wink
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Hardric62



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MessagePosté le: Sam Déc 12, 2020 23:01    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'interroge... Quand est-ce que les cérémonies pour les remises de décorations pour Hitler et Staline vont se tenir?

Parce qu'avec leur comportement, le moustachu hystérique autrichien peut espérer un seau de médailles... soviétiques. Et le moustachu hystérique géorgien de recevoir ses médailles allemandes, bien sûr.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Déc 12, 2020 23:22    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'invente rien ! Les circonstances vont beaucoup penser à un certain épisode qui s'est joué en 44 OTL, dans la même région. Après, si Staline ou Hitler avaient bien voulu être rationnels, il n'y aurait pas eu de 2GM - ou elle aurait duré bien moins longtemps.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2020 00:01    Sujet du message: Répondre en citant

Et si quelqu'un voit comme une référence à un film de dinosaures que j'affectionne ... Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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ciders



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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2020 01:04    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Et si quelqu'un voit comme une référence à un film de dinosaures que j'affectionne ... Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing


A part le coup de l'électricité qui n'existe plus, non je ne vois pas. Crying or Very sad
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2020 01:11    Sujet du message: Répondre en citant


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ciders



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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2020 01:22    Sujet du message: Répondre en citant

Alors là, on est plus dans de l'allusion extrêmement fine que dans la reprise de citation. Confused

Par contre, si tu peux intégrer la théorie du chaos pour expliquer comment évolue le front russe, je suis preneur. Wink
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2020 01:25    Sujet du message: Répondre en citant

Si ce n'était pas fin, on basculerait dans de la mauvaise fan-fiction. Le niveau général ici-bas est tout de même supérieur ... Quoique !

Citation:
Le T-34 n'obéit à aucun schéma prédéfini de réflexion ni aucun horaire d'offensive. C'est l'essence du chaos.


Vous comprendrez plus tard ...
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