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Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev
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delta force



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 09:16    Sujet du message: Répondre en citant

comme in est sur le terrain de Bagration OTL , une relecture des cartes et de l'ouvrage de Jean LOPEZ sur le sujet , montre toutes les difficultés du terrain...tant et si bien que le groupe "mitte" OTL s'est cru pendant longtemps à l'abri ....
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loic
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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 10:07    Sujet du message: Répondre en citant

@demodan, je ne mets absolument pas en doute les OdB et le travail fourni. Mais les arrières allemands dans le contexte FTL sont certainement bien mieux garnis qu'OTL, c'es tout.
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ciders



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai encore en mémoire les discussions que j'avais avec le Poireau quand j'essayais de lui arracher une ou deux divisions d'infanterie pour renflouer un corps d'armée pour Zitadelle. Quand une unité apparaît, tu as trois ou quatre "demandes urgentes" qui arrivent sur les bureaux de l'OKH. Et on peut s'estimer heureux en comparaison du front OTL d'avoir des corps d'armées à peu près tous à trois divisions et quelques réserves...

Arrières bien garnis au GAC donc ? Au-delà du fait que la demande en chair à canon est générale et que la Biélorussie n'est absolument pas prioritaire pour l'OKH (parce que c'est l'Ukraine qui l'est) et que le terrain y est jugé si infect qu'il est absolument exclu de voir l'Armée Rouge percer dans cette région, sur quoi on peut compter ? Je te donne quelques hypothèses en vrac pour essayer de voir si on peut densifier les arrières :

Option 1 : les Köruck et réserves d'armées. On peut envisager qu'il y ait un peu plus de monde en se rappelant cependant que, au moins dans mes opérations, les divisions allemandes doivent plus de terrain qu'OTL et que les unités soviétiques qui leur font face sont nettement plus garnies (on ne parle plus de divisions étiques à 4000 combattants)

Option 2 : les divisions de sécurité. OTL, elles sont anémiques et mal équipées. FTL, on peut leur donner plus de puissance de feu en grattant à l'os ce qu'on peut, éventuellement. Il n'en reste pas moins que ce ne seront jamais des divisions de première ligne et qu'on ne leur attribuera au mieux que du matériel daté et peu de services

Option 3 : faire appel aux Hiwis et autres collaborateurs plus ou moins volontaires. Difficile de faire confiance mais solution de pis-aller. Ça renflouera comme OTL les personnels ferroviaires et la police locale, mais ça n'ira pas beaucoup plus loin sachant qu'en plus on aura nettement moins de Hiwis qu'OTL. Pour la population locale, que le front ait reculé moins vite et moins précipitamment, ou que les Soviétiques aient évacué une partie des habitants, le calcul est le même : la population biélorusse en 1940, c'est quelques millions d'habitants, peut-être six ou sept. En éliminant les Juifs, les populations suspectées d'être Juives, les minorités et ceux qui auront réussi à partir, il restera peu de gens à utiliser côté allemand

...

Côté partisans, leur efficacité sera accrue... mais attention, on ne parle pas systématiquement de grandes attaques comme celle décrite ici (d'ailleurs OTL, les Soviétiques ont réussi un coup similaire à Orsha il me semble). On ira plus vers du harcèlement, avec un degré d'efficacité supérieure à celui OTL (sachant que FTL, on a déjà eu au moins une campagne d'action de partisans dans le nord-ouest de la Biélorussie, juste avant Dvina-Niémen au printemps 1943). Mais ce ne seront pas les partisans qui gagneront la guerre, on est bien d'accord.
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Dernière édition par ciders le Mar Avr 21, 2020 14:29; édité 1 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 12:01    Sujet du message: Répondre en citant

Et pour ce qui est des Hiwis (dont la performance fantastique en pareille circonstance est décrite comme OTL ...) je vous renvoie à une petite annexe rédigée récemment par un bavard ennuyeux. 'Je suis légion', que ca s'appelle je crois. Nom d'un chien, vous croyez quoi ? Je bâti un ensemble cohérent ! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
@ Solarien : et pourtant c'est OTL. Un beau coup préparé démultiplié par la chance. Un peu de lecture ?
https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%80%D1%8B%D0%BB%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87,_%D0%A4%D1%91%D0%B4%D0%BE%D1%80_%D0%90%D0%BD%D0%B4%D1%80%D0%B5%D0%B5%D0%B2%D0%B8%D1%87
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loic
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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 14:03    Sujet du message: Répondre en citant

Il n'y a pas plus de divisions allemandes pour tenir le front et les arrières (les recensements faits par le Poireau le montrent), mais quand même un paquet de mors/blessés/disparus en moins par rapport à OTL. Ils sont passés où ?
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patzekiller



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 14:28    Sujet du message: Répondre en citant

ben, deux choses soit ces morts et ces blessés retournent dans leurs unités pour leur garder une certaine cohérence, soit ils vont (re?)créer de nouvelles unités pour garder les arrières.
on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
on ne peut pas (surtout à ce stade de la simulation) faire du tout otl, et en même temps boucher les trous ailleurs
on ne peut pas non plus rafistoler ftl des unités quasi détruites pour garder un cohérence au front et aux exigences ftl (cad garder des délais et des exigences approximativement otl) sans prendre prendre de troupes ailleurs (sur les arrières par exemples
bref, il faut faire confiance aux auteurs qui avant d'écrire quelque chose ont quand même fait un minimum de biblio. les gens qui sont sur ce forum ne sont ni des ignares, ni des auteurs de science fiction.
bref si daniel dit que ça se passe d'une certaine manière, j'aurai tendance à lui faire confiance
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 14:32    Sujet du message: Répondre en citant

Ils sont passés ou ? Ici notamment, du moins sur le front biélorusse :

Citation:
Pour soutenir les SS comme pour espérer recevoir ses approvisionnements, le HG Mitte est petit à petit contraint de se barricader autour de ses lignes de ravitaillement – bunkers, barrages, déboisement massifs, trains blindés… Le tout au prix d’une ponction grandissante sur ses effectifs, et sans pour autant obtenir des résultats satisfaisants. Le pont sur la rivière Ptich entre Brest et Gomel a sauté depuis longtemps et les soldats du front se prennent à refuser des permissions par peur de traverser l’arrière !

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ciders



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 14:33    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Il n'y a pas plus de divisions allemandes pour tenir le front et les arrières (les recensements faits par le Poireau le montrent), mais quand même un paquet de mors/blessés/disparus en moins par rapport à OTL. Ils sont passés où ?


Ils remplument les divisions affaiblies par les combats ou alors ils sont captés sur la route pour aller sur d'autres théâtres d'opération, comme OTL. Et j'en reviens à mon problème de rédacteur où je suais sang et eau pour convaincre Casus, le Poireau et Daniel que "mais si, en grattant bien là, vous pouvez me trouver un Kampfgruppe avec des canons de 47 mm et deux half-tracks lourds pour la Courlande".

On peut développer les divisions de sécurité si tu veux, je ne crois pas qu'on ait beaucoup abordé le sujet. De mémoire, pour Bagration OTL, le GAC en a sept dont certaines sont en première ligne (hérésie... et obligation). Il ne me semble pas qu'à sept, elles dépassent les 20 000 hommes, tous de second choix, sans équipement lourd ou presque ni motorisation.
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delta force



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 14:44    Sujet du message: Répondre en citant

outre le nombre de pions divisionnaires en 1ere ligne ( et leur équipement et la qualité de leurs fortifications..et la longueur de front tenu) tout aussi important est le nombre et la qualité des forces mobiles placées en réserve. Avec un ostheeer sans doute en grande partie (pour les ID) démotorisée la rupture du front par des forces mobiles (type armée de tanks) veut dire perte assurée sauf intervention massive et appropriée de réserves blindées...De plus comme OTL on peut s'attendre à ce que l'emploi de cette réserve soit soumise à un accord préalable (donc perte de temps) de l'OKH voir de AH en personne...
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Van Gogh



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 15:29    Sujet du message: Répondre en citant

Sauf que pour le moment, la tête du Heeresgruppe Mitte est Rommel, le chouchou (donc pouvant être pardonné après coup, surtout en cas de victoire), et d'un caractère pas vraiment porté à attendre/écouter les ordres si une opportunité se présente.

Étant donné qu'il est nommé face à Dragon à la fin de l'automne, on peut s'attendre à ce que sa contre-attaque (blindée ?) face aux russes donne satisfaction, au point que sa mission soit de recommencer face aux franco-américains.

Quand au succès de l'opération de sabotage spectaculaire à Orsha, elle ne me gène pas: il y en a forcément une (à force de tenter des sabotages, au moins un finit par passer et il suffir d'une fois) et elle attire l'oeil (de l'histoire, des films, documenaires, livres... après coup). Ne sont pas détaillés tous les échecs, les pris avec des explosifs dans la poche et fusillés sur le champ... sauf peut-etre dans les statistiques finales.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 15:42    Sujet du message: Répondre en citant

Van Gogh ... Very Happy Very Happy Very Happy Pour les deux aspects de ton intervention.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2020 18:54    Sujet du message: Répondre en citant

20 août 1943
Opération Souvorov
Premier acte
Régions de Vitebsk et d’Orsha (“Souvorov-Nord”)
– Le temps a beau être couvert, il n’est pas pour autant à l’orage. Et pourtant, le tonnerre gronde bel et bien. Le 1er Front Biélorusse vient de lancer ses forces en direction de Vitebsk, pour s’emparer de la ville dont il n’avait pu se saisir six mois auparavant.
Les hommes de la 20e Armée longent la rive nord de la Daugava, dans un paysage de forêts et de lacs qu’ils ont déjà traversé. Face à elle, la 260. ID (Walter Hahm – LIII. AK) défend pied à pied, bien soutenue par sa voisine la 129. ID (Alfred Praun – XXIII. AK) et si les Russes avancent effectivement, c’est au prix de nombreuses difficultés.
Au sud de la Daugava, les attaquants ont moins de mal : sur la route de Vorony, la 63e Armée marche sur la malheureuse 293. ID (Karl Arndt – LIII. AK). Durement secouée par le choc initial, cette dernière doit s’écarter et les Russes progressent assez rapidement en direction de Zamostoch’ye. Le plan apparait vite très clairement aux Allemands : les forces soviétiques veulent enserrer Vitebsk entre une pince nord et une pince sud, avant de l’écraser ! Toutefois, le général Hans von Salmuth, qui commande la 2. Armee, a confiance en ses hommes, qui doivent pouvoir tenir au nord – pour le sud, il va demander à la 9. Armee que son V. AK appuie la 293. ID. La situation n’est pas si grave – en vérité, la route Vitebsk-Orsha n’est même pas encore coupée. Au pire, von Salmuth pourra toujours solliciter la 3. Panzer, stationnée en arrière de son secteur, pour qu’elle vienne mettre bon ordre à ce remue-ménage, même s’il lui faudra obtenir l’accord de Minsk pour cela.
L’analyse du patron de la 2. Armee est bonne – à ceci près qu’il présume des forces de son voisin de la 9. Armee, Eberhard von Mackensen. Ce dernier aligne effectivement deux corps d’armée non loin de Vitebsk, pour défendre Orsha – les V. AK (Richard Ruoff) et VI. AK (Jans Jordan). Mais ceux-ci ont été durement saignés durant la dernière offensive soviétique, ne sont pas revenus à leur plein potentiel depuis et ont de toute façon largement de quoi s’occuper. En effet, la 1ère Armée de la Garde (Chistiakov) vient de frapper à Orekhovsk, à la jonction des deux corps… Ce qui était largement anticipé, car plus au nord, il n’y a rien sinon 30 kilomètres de marais à peu près impraticables. Les défenses allemandes font donc front. Si les frontovikis avancent bien de 8 kilomètres, au soir, la route Vitebsk-Orsha n’est que contestée, sans plus. Souvorov-Nord prend déjà du retard !
Et ce n’est pas du côté de la 3e Armée de la Garde que les nouvelles du jour sont meilleures – au sud d’Orsha, cette formation, pourtant fort bien commandée par le général Ivan Zakharkine (vétéran de tous les conflits depuis 1914 !) accumule les déconvenues. Visant Doubrowna, elle affronte son vieil adversaire le XXXIX. AK (Kurt von Tippelskirch), de la 2. PanzerArmee (qui appuie la 9. Armee dans ce secteur). Malgré le soutien de la 2e Armée aérienne, l’attaque patine très vite – ce qui ne laisse pas d’inquiéter Eremenko : on est encore à Čajka, alors qu’Orsha n’est que la première étape ! Pour forcer la décision, le 18e Corps Blindé, en réserve sur les arrières, est mobilisé dès l’après-midi – le 1er Front Biélorusse n’a pas de temps à perdre ! Toutefois, malgré ses chars (nombreux, mais guère neufs : beaucoup de BT-7, des T-34 de seconde main et quelques T-70), les résultats se font encore attendre au soir du premier jour de “Souvorov-Nord”.
………
Région de Moguilev (“Souvorov-Centre”) – La branche la plus faible de l’offensive soviétique démarre comme c’était attendu : médiocrement. Du côté de Mstsislaw, la 15e Armée (Fediouninski) avance vers Tchavoussy et Chiĺkavičy, sans rencontrer d’opposition franche… mais sans progresser beaucoup pour autant. Le VII. AK, qui défend la zone, n’a que trois divisions d’infanterie pour 60 kilomètres de front, et son chef, Ernst-Eberhard Hell, s’accroche d’autant moins au terrain qu’il a encore derrière lui 45 kilomètres avant Moguilev et la première coupure humide ! Il se contente donc de combats retardateurs, sans que son dispositif soit en danger nulle part.
Un peu plus au sud, la 29e Armée repart à l’assaut de Slawharad, bien défendu par le XXXXIII. AK – deux divisions seulement, et qui sont loin d’être à pleins effectifs, mais bénéficient d’une position très favorable sur la Sozh. Les forces de Managrov, toujours pas complétement remises de “Galop” et pressées d’avancer, enchaînent les assauts frontaux au travers du fleuve sans résultat notable. Dans l’après-midi, la 15e Armée aérienne lance quelques raids, sans grand effet – d’autant plus que l’un d’eux est intercepté par le IV/JG.5, les hommes du Hauptmann Hans Kriegel remportant 8 victoires contre seulement 2 pertes. Bref, la situation reste désespérément bloquée et la 29e Armée embourbée dans les marais. Ici, chacun s’attend déjà, sans oser l’avouer, à ce que la décision ne puisse être obtenue qu’au terme d’une bataille d’attrition.
………
Région de Gomel (“Souvorov-Sud”) – C’est au sud que se situent les plus grands espoirs soviétiques – il est donc logique que le gros de l’action s’y déroule. Le 2e Front Biélorusse frappe très fort : trois armées se lancent à l’assaut de Gomel. Le général Koniev, inquiet pour sa réputation au Kremlin, tient à mettre les moyens pour complaire à son maître !
Après un bombardement soutenu des positions ennemies par l’artillerie postée depuis plusieurs mois sur les berges de la Sozh, la 54e Armée (S.V. Roginski) et la 3e Armée de Choc (M.A. Purkayev) entreprennent de traverser la rivière pour prendre en tenaille la ville déjà martyre.
La première a choisi l’approche directe, vers le district ferroviaire – face à l’eau, dans un secteur ravagé par les bombardements, où se dresse, menaçante, la centrale thermique que Timofei Borodine a tenté de dynamiter il y a sept mois à peine (1). L’état-major de la 54e Armée espèrent que les décombres des ponts ferroviaires présents dans le secteur pourront favoriser la traversée – ils aideront à couvrir les chalands au moins autant que les fumigènes et le matraquage en règle que subissent les défenses allemandes. Malheureusement, les Landsers de la 34.ID ont de la ressource, et ils ont eu le temps de se préparer. Ils s’accrochent donc aux ruines avec ténacité et les décombres de chaque immeuble, de chaque maison, sont autant de redoutes ou de nids de mitrailleuse que les Russes doivent éliminer un par un au prix de très grands efforts… et de retards certains.
La 3e Choc n’a pas beaucoup plus de succès au cœur de la ville, trois kilomètres en aval à peine, dans les méandres de la Sozh. Les hommes souffrent le martyre en tentant de progresser dans les rues du centre historique, pas encore complètement ravagé par les combats… En face, la 45. ID (Hans von Falkenstein) appelle à l’aide son corps d’armée et, en attendant du renfort, elle fait tomber un feu d’enfer sur les pointes soviétiques. Dans la soirée, celles-ci n’ont toujours pas sécurisé le parc central ou même la place Lénine, à moins d’un kilomètre du rivage ! Le chef du XII. AK, Walther Graeßner, n’hésite pas et engage dès la nuit tombée la 31. ID (Friedrich Hossbach) pour tenter de repousser les Rouges dans la Sozh. Face à cette menace, les Russes n’ont pas plus de retenue et font donner les tubes du 10e Corps Blindé en tir tendu, par-dessus le fleuve. Les combats se poursuivent ainsi toute la journée et toute la nuit, sans autre résultat remarquable
La prise de Gomel s’annonce donc particulièrement difficile pour le 2e Front Biélorusse… comme Koniev le pressentait. Ce dernier a donc choisi de ruser : sa troisième armée, la 2e Garde (Govorov), n’a pas frappé la ville, mais Tchatchersk, un point de passage situé 50 kilomètres plus au nord, et défendue par la seule 340. ID (Josef Prinner), du déjà maltraité XIII. AK ! De plus, derrière la 2e Garde, le 7e Corps Blindé est tenu en réserve. Sur un terrain bien moins favorable à la défense que Gomel et face à la puissance de feu d’une armée soviétique au grand complet, la malheureuse division ne peut que plier. Elle concède donc rapidement une tête de pont de 4 kilomètres de profondeur – la route Gomel-Moguilev n’est plus qu’à 14 kilomètres. Le général Erich Straube prend donc l’affaire très au sérieux ! Tout en ordonnant à sa seule autre unité, la 17. ID (Gustav-Adolf von Zangen) d’aller soutenir sa voisine, et en obtenant l’appui en urgence des Stukas du II/StG.1, il fait remonter au chef de la 4. Armee, Gotthard Heinrici, pour demander à Minsk l’intervention d’une des divisions du XXXXI. PzK, la 20. Panzer par exemple, c’est la plus proche. La progression soviétique s’arrête à la tombée de la nuit, sous le grésillement des fusées éclairantes, mais il est évident que l’assaut repartira de plus belle dès le matin.
………
Le Renard réfléchit
QG du Heeresgruppe Mitte, Minsk
– Dans ses locaux de la Hauptstrasse – l’ancienne rue Sovietskaya, principale artère de la capitale biélorusse – le général Erwin Rommel analyse les nouvelles avec son état-major au fur et à mesure qu’elles lui parviennent. L’ancien Renard des Balkans a déjà une vision claire de la situation et a identifié les trois axes de progression ennemis – ce n’était guère difficile, tant ils sont contraints par le terrain et les coupures humides ! La situation à Vitebsk ne lui inspire que peu d’inquiétude : les Rouges attaquent le même objectif que la dernière fois, sans y mettre vraiment plus de moyens. Au pire, la 3. Panzer de Franz Westhoven détruira leurs pointes une fois ces dernières arrivées en plaine – elles devraient à ce moment être déjà bien émoussées. A Orsha… bah, la ville est défendue par trois corps d’armée, renforcés de la 12. Panzer et la 18. Panzergrenadier ! Que les Russes se cognent la tête sur la porte autant qu’ils veulent, elle ne bougera pas.
L’attaque vers Moguilev, quant à elle, est une plaisanterie – d’ici à ce qu’elle puisse menacer le dispositif allemand, la situation à Orsha, et même aussi à Gomel, aura été réglée. Si les Rouges insistent, ils seront pris entre deux attaques de flanc, encerclés et anéantis ! Rien à craindre, donc, de ce côté… d’autant plus que la 19. Panzer stationne à Bykhaw, sur les arrières de la 4. Armee, à l’affût d’une improbable mauvaise surprise.
Reste Gomel, donc. Ici, les choses semblent un peu plus sérieuses. Pas en ville, non – le XII. AK n’aura qu’à continuer de broyer vague après vague de frontovikis jusqu’à ce que les Russes se lassent… Non, à Tchatchersk, par contre – il ne faudrait pas que l’affaire s’envenime ! Rommel a déjà autorisé l’engagement de la 20. Panzer dans cette zone – mais uniquement pour mener une contre-attaque décisive une fois l’ennemi éparpillé et avancé dans les terres. Les chars et les équipages d’Heinrich von Lüttwitz sont précieux – comme ceux de toutes ses unités blindés – et il n’est pas question de les risquer dans un dangereux jeu d’attrition sur les rives d’un quelconque fleuve de Biélorussie ! La manœuvre, voilà ce qui compte – au pire, on n’aura qu’à engager le 503. schwere Panzer Abt. Les Rouges n’ont rien à opposer aux Tigre du major von Kageneck ! Et en cas de véritable coup dur, la 18. Panzer n’est pas loin.
En définitive, le patron du HG Mitte considère la carte d’un air satisfait : son dispositif tient, et il lui reviendra simplement de frapper vite et fort pour que l’affaire ne dure pas trop longtemps. Ce sera facile, évidemment. Comme à l’accoutumée, Rommel fait du Rommel : tout à la fois lucide, professionnel et arrogant. Ce qui lui a d’ailleurs déjà porté tort par le passé…

Communication
Moscou
– La Stavka annonce à la face du monde, dans un communiqué déjà triomphant, le lancement d’une « nouvelle offensive décisive destinée à chasser l’occupant fasciste criminel des terres de la République Socialiste Soviétique de Biélorussie. » Il ne fait aucun doute que « la soldatesque hitlérienne, continuant à voguer d’échec en échec, ne tardera pas à fuir devant la puissance de l’Armée Rouge des Ouvriers et Paysans. »
………
Berlin« Sur le Front de l’Est, en Biélorussie, nos forces ont repoussé d’importants assauts ennemis en infligeant de lourdes pertes aux assaillants. Elles n’ont cédé de terrain nulle part. »
A l’évidence, des deux côtés de la ligne de front, les deux protagonistes ont besoin d’annoncer une nouvelle victoire !

Biélorussie
Le sang appelle le sang
Minsk
– Du fait de l’offensive soviétique, le commandement du HG Mitte demande à la SS de bien vouloir « accélérer les opérations de pacification en cours » – notamment l’opération Cottbus – afin de faciliter l’acheminement de renforts vers le front. Ainsi, Rommel et son état-major – qui savent parfaitement ce que signifie le mot « pacification » – viennent bel et bien d’inviter les assassins à tuer plus vite. Ces derniers se feront bien sûr un plaisir de donner satisfaction au favori du Führer.


Note
1- Ingénieur diplômé et membre du Parti communiste biélorusse, Borodine a animé un groupe de sabotage particulièrement actif à Gomel au début de l’année 1943 : en quelques mois, un atelier de réparation de chars, un dépôt de carburant et un restaurant fréquenté par des officiers allemands ont fait les frais de son zèle, avant que la police d’Occupation ne l’arrête sur le chemin de la centrale, qu’il espérait bien faire sauter. Récipiendaire de l’ordre de Lénine et Héros de l’Union soviétique (à titre posthume), un monument perpétue toujours sa mémoire, et une rue de Gomel porte son nom.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2020 15:23    Sujet du message: Répondre en citant

21 août
Opération Souvorov
Premier acte
Région de Vitebsk et d’Orsha (“Souvorov-Nord”)
– Le ciel est bleu, à présent, au-dessus du champ de bataille, et les forces des VVS augmentent visiblement la pression pour tenter d’appuyer l’avance des troupes au sol. Au nord, la 2e Armée Aérienne du général Nikolai Naumenko fait véritablement de son mieux – l’intéressé a mené personnellement 25 missions au-dessus de la Finlande en 1940, c’est donc tout sauf un dilettante. Mais sa force aérienne n’a tout simplement pas la puissance de ses voisines ukrainiennes : de ponction en transfert, elle ne pèse plus guère que 900 appareils, lesquels ne sont pas tous de premier rang, loin de là ! Les Tu-2 et MiG-3U y sont rares. Et même si les Tupolev ANT-40 et autres LaGG-3 ont heureusement disparus depuis 1942, la majorité de la 2e Armée Aérienne reste hélas équipée de Yak-1, de Pe-2 et d’Il-2 de première génération, qui sont à la peine contre les appareils de la Luftflotte 2 du Generalleutnant Ernst Müller. Du moins le simple poids de leur supériorité numérique annule-t-il largement l’action de la Luftwaffe au-dessus du champ de bataille.
Les frontovikis du 1er Front Biélorusse peuvent donc poursuivre l’assaut sans crainte de l’aviation ennemie. C’est heureux, car leur avance patine déjà ! A l’aile droite, la 20e Armée continue de grignoter lentement des hectares de bois boueux au sud des lacs Vymno et Plav, face à une défense allemande qui recule sereinement en réduisant ses pertes au minimum. A la fin de la journée, ses hommes ont sécurisé les rives de deux lacs… mais ils ne sont toujours pas sortis de la forêt. De l’autre côté du Dniepr, la 63e Armée arrive quant à elle en vue de Vorony, à moins de dix kilomètres de faubourgs de Vitebsk. La manœuvre en pince ordonnée par Andrei Eremenko devient à chaque heure un peu plus évidente… Et sur le flanc gauche de la 63e Armée, la 2. Armee, faute de pouvoir compter sur l’appui de la 9. Armee voisine, vient d’obtenir l’autorisation d’engager la 3. Panzer dans une contre-attaque « brutale mais brève » depuis le sud… Les Panzer IV, Leopard et Panzer III de Franz Westhoven font mouvement en direction d’Akciabrskaja durant la nuit et sous le couvert des arbres, comme des félins allant prendre l’affût.
A Orsha, la situation est encore plus claire. La 1ère Armée de la Garde repousse toute la journée les deux corps d’armée de Mackensen, et atteint la route reliant Vitebsk à Orsha grâce au soutien du 18e Corps Blindé, lequel n’est plus très loin de percer. Les chars du camarade Burdeiny font des merveilles, et à midi, des véhicules de reconnaissance soviétiques auraient été aperçus à Jurceva, soit 10 kilomètres en arrière du front ! En fait, ces forces blindées ont reçu l’ordre d’avancer aussi rapidement que possible pour contourner Orsha et isoler la ville par le nord – une manœuvre risquée, mais le respect du planning de “Souvorov-Nord” l’exige !
Cette tentative audacieuse déclenche un début de panique dans les états-majors allemands, peu habitués à cette façon de faire de la part des Russes. Pour parer à l’urgence, la 9. Armee dépêche sa principale unité de réserve : la 18. Panzergrenadier (Werner von Erdmannsdorff), qui se heurte de front au 18e Corps Blindé et réussit à rétablir la situation – ainsi que les communications avec le nord – aux environs de Sieliekto. L’affaire est cependant jugée suffisamment sérieuse pour que la 2. Armee sollicite du Groupe d’Armées l’intervention de la 12. Panzer (en réserve au sud d’Orsha) pour y mettre bon ordre.
Néanmoins, Rommel préfère attendre encore un peu avant de décider. Surtout qu’au sud, la 3e Garde réalise elle aussi des progrès substantiels contre le XXXIX. AK, en dépit de l’intervention de la 134. ID du XX. AK voisin. Les hommes de Zakharkine progressent pas à pas, mais ils avancent néanmoins ! Et les troupes allemandes sont contraintes de retraiter à nouveau d’environ 8 Km, pour mieux s’appuyer sur les boucles du Dniepr et gagner un peu de temps… Demain, selon les performances de chacun, le Renard décidera où envoyer ses blindés, en sagesse et sans craindre l’urgence : les Rouges sont encore à 15 kilomètres de leur objectif, et il doit être possible d’arrêter l’une des deux formations avant de s’occuper de l’autre…
………
Région de Moguilev (“Souvorov-Centre”) – Dans les bois à l’est de Moguilev, les forces soviétiques poursuivent leur pénible et sanglante randonnée parmi les chênes. En avant de Tchavoussy et Susloŭka, la 15e Armée continue d’avancer, repoussant les Landsers des 258. ID et 268. ID (Hanskurt Höcker et Heinrich Greiner), mais ne gagne guère que 5 médiocres kilomètres dans la journée. La résistance allemande se conjugue au terrain, pour freiner les progrès de cette formation – le général Fediouninski est donc contraint de presser toujours un peu plus ses forces, sans beaucoup de résultats.
Du moins Fediouninski avance-t-il ! A Slawharad, la 29e Armée continue de perdre des hommes et du matériel face au petit XXXXIII. AK, et ne réussit qu’à ajouter des morts aux morts. Néanmoins, conscient de la faiblesse relative de son adversaire, le général Karl von Oven – lequel ne dispose que de deux formations abîmées qu’il doit ménager – le général Managrov prépare un débordement par le nord, en direction de Čyrvonaja Slabada. Cela risque d’être long, c’est vrai – mais sinon, la seule autre solution serait d’attendre l’arrivée de la 15e Armée, qui forcerait le retrait allemand…
………
Région de Gomel (“Souvorov-Sud”) – L’action continue de croître en intensité, alors que la 2e Armée de la Garde gagne encore du terrain depuis sa tête de pont de Tchatchersk.
La LuftFlotte 2 concentre toute la journée la plus grande partie de ses forces dans ce secteur, que Rommel a désigné comme le point clé de sa stratégie d’épuisement de l’adversaire avant contre-attaque. Les aviateurs de l’Axe ont affaire à forte partie, c’est vrai, mais ces derniers mois, ils ont l’habitude d’être en infériorité numérique sur le Front de l’Est. Et d’ailleurs, en dépit de l’opposition furieuse de la 15e Armée Aérienne, la LuftFlotte 2 n’est pas vraiment submergée par le nombre, comme ses collègues d’Ukraine. Bien couverts par les 109 du II/JG.51, les Junkers 88 du KG.3 réussissent même à attaquer les ponts de bateaux mis en place sur la Sozh, causant une confusion notable, détruisant plusieurs ouvrages et faisant perdre un temps précieux aux hommes du général Govorov comme aux engins du 7e Corps Blindé, toujours en cours de transfert. Les Yak interviennent avec retard : 11 d’entre eux tombent, contre 4 Ju 88 et 2 Bf 109 seulement. L’Oberst Karl-Gottfried “Karlfried” Nordmann, commandant du II/JG.51, s’adjuge une victime, ce qui porte son total personnel à 35 victoires.
Ces actions retardatrices efficaces empêchent les Soviétiques d’avancer aussi vite qu’ils le souhaiteraient – au soir, ils sont encore à 8 kilomètres de Dierbičy, leur premier objectif intermédiaire sur la route Moguilev-Gomel. Et devant eux, la 20. Panzer se déploie comme à la parade, en attendant de déterminer l’objectif de son adversaire – donc la meilleure trajectoire d’interception. Les Rouges vont-ils vers Gomel, ou comptent-ils foncer droit vers l’ouest et Jlobine ? Ici aussi, demain sera une rude journée.
Pendant ce temps, à Gomel, le carnage continue… La 54e Armée ne parvient toujours pas à avancer dans le district ferroviaire et approche à peine de l’aiguillage principal et de la centrale électrique, à l’intersection des avenues Mostovaya et Feldmarshalskaya, à moins d’un kilomètre des rives. Quant à la 3e Armée de Choc du malheureux Purkayev, elle fait face aux forces combinées des 31. ID et 45. ID (Friedrich Hossbach et Hans von Falkenstein), qui ne sont pas très loin de couper ses troupes en deux poches à hauteur de l’avenue Lénine, pour mieux pouvoir ensuite rejeter l’une après l’autre dans la Sozh ! La confiserie Spartak et les locaux de l’usine Komintern deviennent le théâtre de terribles combats de rue, où l’aviation ne peut guère intervenir. On lutte porte après porte, étage après étage et une grenade peut jaillir du coin de chaque couloir. Faute de mieux, et afin de réduire en cendres les obstacles qui lui barrent la route, le général Purkayev sollicite du 10e Corps Blindé le prêt de quelques engins pour appuyer ses fantassins dans les affrontements. Leurs canons feront des merveilles et il n’en demande qu’une vingtaine tout au plus. « Pour l’instant, du moins ! » se retient de commenter le général Popov en donnant son accord. Il n’a de toute façon guère le choix – lui aussi doit avancer, sinon il risque bien de rester moisir sur la rive sud de l’Histoire !
Au soir du deuxième jour de “Souvorov”, et alors que le Kremlin annonce déjà la chute imminente de Vitebsk et Gomel, force est de constater que les deux Fronts de Biélorussie n’inquiètent toujours pas vraiment Rommel – ce dernier s’estime tout à fait capable de temporiser, puis de rejeter l’adversaire sur ses lignes de départ grâce à ses blindés.
Pendant ce temps, les 21e et 22e Corps Blindés soviétiques continuent de faire mouvement train après train vers le Nord… Et les assassins envoyés par von Gottberg continuent leur sinistre besogne, sous l’œil rageur des Partisans biélorusses et celui – plus distancié – des Résistants polonais. Tous craignent fort que les violences des Occupants ne tardent pas à franchir un nouveau seuil, en termes de rapidité sinon de brutalité.


22 août
Opération Souvorov
Premier acte
Région de Vitebsk et d’Orsha (“Souvorov-Nord”)
– Par une belle matinée estivale, les forces soviétiques reprennent leur avance vers l’ouest, sous le soleil et sous la mitraille, pour une journée qu’elles espèrent cette fois décisive.
Au nord, la 20e Armée sort enfin des bois qui l’étreignaient depuis trois jours, à un prix proprement exorbitant si on le rapporte à la distance parcourue. Cependant, enfin en vue de Ruba et Sushchovo, et la 260. ID n’étant plus très loin de craquer devant eux, les hommes du général Kourouchkine peuvent espérer avoir commencé à épuiser leur pain noir.
De son côté, la 63e Armée est beaucoup moins heureuse – après avoir pris Vorony, elle a obliqué au sud-ouest vers Akciabrskaja, toujours dans le but évident d’encercler Vitebsk. A mi-chemin de cet objectif, elle fait soudainement face à un raidissement très net de la 293. ID – son chef, le général Karl Arndt, a reçu l’ordre de gagner le peu de temps encore nécessaire à la 3. Panzer pour se mettre en position au sud de Bilieva, tout en évitant les reconnaissances et les bombardements des VVS. Problème : le vétéran de la Reichswehr fait trop bien son travail ! Et Vasiliy Kuznetsov, officier d’une rare compétence et proche de Joukov, flairant peut-être un piège, retarde un peu l’assaut, le temps de rallier ses forces et d’assurer ses flancs. Informée, la Stavka n’en prend pas ombrage – on est déjà en retard partout ailleurs… Par contre, les Allemands se voient désormais contraints d’envisager d’intervenir cette nuit, dans des conditions pas aussi favorables qu’espérées.
Plus bas, au nord d’Orsha, la 1ère Armée de la Garde de Chistiakov, appuyée par le 18e Corps Blindé, paraît pour l’instant encore contrée par deux des corps de la 9. Armee, appuyés par la 18. PzGr. Des combats stériles s’enchaînent entre Sieliekto et Kamienka sans qu’un des deux camps puisse prendre l’avantage. Cependant, les Panzer III soutenant les Grenadiers ne peuvent que se féliciter que la proportion de T-34 parmi leurs adversaires soit faible ! Il paraît inévitable qu’à terme, ils soient débordés par le nombre.
Plus au sud encore, de l’autre côté du Dniepr, la 3e Armée de la Garde continue de son côté à avancer implacablement. Elle est à présent aux portes de Syaglovo ! Zakharkine n’en finit pas d’éperonner ses troupes, qui doivent enchaîner les coups de collier pour appuyer leurs camarades de la 1ère Garde. Toutefois, il faudra encore traverser le fleuve avant de pouvoir remonter vers Orsha, prendre la ville et enfin débouler sur les arrières des V. AK et VI. AK – le tout en affrontant l’opposition du XXXIX. AK et d’une partie du XX. AK. Autant dire que c’est loin d’être fait.
C’est pourquoi, dans l’après-midi, le commandant de la 9. Armee reçoit un message de Minsk : le Renard des Balkans a pris sa décision et envoie la 12. Panzer vers le nord, face aux troupes de Chistiakov. Les Panzers filent vers Obukhovo, pour se regrouper sur les arrières des PanzerGrenadiers de Werner von Erdmannsdorff. Demain, ils devront rejeter les Rouges sur leurs positions de départ !
………
Région de Moguilev (“Souvorov-Centre”) – Au cœur du dispositif de Souvorov, les armées du 2e Front Biélorusse continuent d’avancer dans la forêt, sans beaucoup bénéficier de l’appui des VVS – toujours plus utiles ailleurs. La 15e Armée a dépassé Tchavoussy et Suslovka et poursuit vers l’ouest, ostensiblement indifférente aux pertes qui s’accumulent peu à peu. Sur sa gauche, la 29e Armée a réussi à traverser la Sozh au sud de Tcherykaw. A Slawharad, le général Karl von Oven ne peut détacher qu’un régiment de la 131. ID (Heinrich Meyer-Bürdoff) pour espérer ralentir les Rouges – il sera vraisemblablement moins efficace pour cela que la Sozh.
Il ne fait aucun doute pour l’Allemand que son XXXXIII. AK devra bientôt plier bagages vers le Dniepr, tout comme le VII. AK – le repli de ce dernier rend de toute façon sa position intenable à terme. Après trois jours à retenir à lui seul une armée soviétique, ses deux divisions, isolées et sans renforts, ne sont tout simplement plus très loin d’avoir atteint leurs limites.
………
Région de Gomel (“Souvorov-Sud”) – Au nord de Gomel, le 7e Corps Blindé débouche enfin de la tête de pont de Tchatchersk, coupant en deux le XIII. AK à hauteur de Dubavica et atteignant vers 15h00 la route Gomel-Orsha à Merkulovichi. Sans perdre de temps et sans attendre la 2e Armée de la Garde, les blindés de Govorov obliquent vers le sud, dévoilant ainsi clairement leur objectif : Gomel.
La 20. Panzer, embusquée derrière les bois à Mirnaja, est parée pour les recevoir. La division, issue du dédoublement des anciennes divisions blindées décidée en 1941, ne compte qu’une brigade, la Schützen-Brigade 20, et un régiment blindé, le Panzer-Rgt 21, dont la moitié des chars sont encore des Panzer III. L’état-major du HG Mitte a donc finalement décidé de lui adjoindre les douze Tigres du 503. schw. Panzer Abt, afin de lui conférer un punch dont on ne doute pas qu’il mettra KO les Russes au premier round. Mais pour l’heure, les blindés allemands se contentent de laisser passer leurs adversaires, qui sont encore après tout à 45 kilomètres de leur objectif. Ils prévoient d’attaquer à la tombée de la nuit, pour échapper aux reconnaissances comme aux attaques aériennes.
Dans Gomel, le district ferroviaire est toujours un gigantesque champ de tir, où la 34. ID du général Friedrich Hochbaum broie mécaniquement les hommes de la 54e Armée au fur et à mesure qu’ils traversent les flots, puis la rive, puis les ruines qui entourent la centrale électrique. Cette dernière attire logiquement les tirs, tant son profil domine les environs. Ses cheminées sont déjà à terre, abattues à coups de 155 mm – on craignait la présence d’observateurs. Il n’empêche, les Russes ne font que très peu de progrès, disputant salle après salle de la centrale, tandis que la voie ferrée au sud-ouest, implacablement battue par des armes automatiques, paraît un obstacle aussi large que le Dniepr… Avec quelques renforts, les Landsers pourraient sans doute rejeter leurs adversaires dans le fleuve – mais ils n’en ont pas.
Sur la droite, la 3e Armée de Choc souffre un peu moins, paradoxalement, parce qu’elle est sur la défensive face à deux divisions allemandes. Pour l’aider, le 10e Corps Blindé a réussi à faire passer une dizaine d’engins, sur la quinzaine ayant tenté la traversée. Les autres ont coulé en cours de route avec le radeau qui leur servait d’embarcation, ou ont été foudroyés par un tir direct d’artillerie peu après avoir touché terre. Désormais à pied d’œuvre, les cinq T-70, quatre BT-7 et deux T-34 entreprennent d’apporter l’appui de leur feu au plus près des combats de l’avenue Lénine. Les fascistes menacent à tout moment de déboucher sur la place du même nom – ce serait une catastrophe… Pour la journée, ils rempliront leur rôle, malgré de lourdes pertes.

« Le radeau craque sous l’impact de l’obus qui tombe à 10 mètres devant nous, emportant comme un coup de vent les trois fantassins montés sur ce qui tient lieu de proue à notre embarcation. De ma tourelle, je hurle au chauffeur « Fiodor, tu démarres sitôt que cette chose ne bouge plus, je me contrefous de ce que les autres diront ! »
« Bien compris, camarade capitaine. C’est un beau merdier droit devant ! »
En effet… L’éclat du soleil cache mal ce vers quoi nous allons : un front de fleuve enfumé, où quelques rares immeubles de deux ou trois étages encore miraculeusement debout attirent les tirs comme moi les moustiques en été. De temps à autre, un éclair apparait à une fenêtre : impact, départ ? Impossible à dire. Je compte les vagues qui nous séparent de la rive – j’ai presque l’impression qu’elles nous repoussent à chaque secousse, alors qu’il ne fait aucun doute que nous sommes bien plus lourds qu’un tronc d’arbre flotté ! Minutes d’angoisse, qui paraissent des heures, alors que notre poussif moteur s’efforce de nous faire avancer…
Passant sur notre droite, à basse altitude, trois avions des VVS larguent un chapelet de bombes sur l’un des points d’appui ennemis. Ce dernier paraît cesser ses tirs… pour l’instant. Enfin, dans un craquement sourd, notre embarcation s’immobilise. « Démarre Fiodor, nom d’un chien ! » Le T-34 bondit, fait craquer le bois du radeau sous ses chenilles et atterrit rudement dans l’eau peu profonde – projeté en avant, je manque me casser le nez sur la paroi. Mais je sens à peine la douleur, car je suis inquiet : n’allons-nous pas aussitôt nous embourber ? Heureusement, notre chauffeur est le meilleur du Front ! Il a déjà repéré une zone de rochers sur laquelle nous avançons cahin-caha comme un clochard ivre à la sortie du magasin central. Je renonce à rester au tourellon – de toute façon, c’est dangereux. « Pas terrible, la suspension, camarade capitaine ! » me sourit Fiodor en jetant un œil derrière lui. C’est vrai, mais très franchement, cela risque bientôt d’être le cadet de mes soucis !
J’aperçois à présent devant moi le BT-7 de Vladislav – il a 100 mètres d’avance. Il tire – une onde dans la poussière, et je vois un pan d’immeuble qui s’effondre devant lui. Un coup sourd : sa chenille gauche vient de sauter. Il est fichu… Un second obus le frappe du même côté, en pleine caisse – un instant plus tard, il est en feu, avant même que nous puissions lui porter secours. Je ne crois pas avoir vu qui que ce soit évacuer. »
(Tankiste ! – Jusqu’au cœur du Reich avec l’Armée Rouge, Evgeni Bessonov, Skyhorse 2017)

Bataille de Merkulovichi, 21h00 – Par cette belle soirée d’été, les Panzer d’Heinrich von Lüttwitz tombent sur les arrières du 7e Corps Blindé, taillant en pièces son train ainsi que le régiment d’artillerie automotrice qui s’étaient regroupés dans Derbichi (au sud de Merkulovichi). L’attaque du 21. Panzer-Rgt déclenche panique et confusion. Le général Rodine doit réagir, mais il n’a guère le choix : continuer à avancer avec ses forces principales (3e Brigade de chars de la Garde, 62e et 87e Brigades de Chars, 7e Brigade de Fusiliers motorisés) lui ferait perdre ses armes de soutien et le couperait de ses arrières ; regrouper l’ensemble de son corps en battant en retraite serait risquer le courroux de Moscou… Il choisit donc de disperser ses forces, tout en sachant que chevaucher en pleine nuit les rend très vulnérables.
D’une part, il laisse en tête, sur les positions les plus avancées, la 87e Brigade de Chars et la 7e Brigade de Fusiliers motorisés. D’autre part, la 62e Brigade de Chars, qui était déjà à hauteur de Bouda-Kachaliova, fait demi-tour en hâte pour aller porter secours aux artilleurs, couverte sur sa gauche par la 3e Brigade de Chars de la Garde.
En arrivant à la hauteur de Rogin, les T-34 de la 3e Garde ont la désagréable surprise de voir les véhicules de tête exploser : les Tigre du major von Kageneck viennent de faire leurs premières victimes. Les Russes se retrouvent désormais face à un choix cornélien : faire front face à ce nouvel adversaire dont ils ignorent tout, ou le contourner en profitant de l’obscurité et de la vitesse de leurs engins pour poursuivre vers le nord. Dans la confusion, le général Rodine prend sa plus mauvaise décision : il laisse la 3e Garde faire seule face aux Tigre, tandis que la 62e file vers Derbichi.
Les tankistes de la Garde passent un très mauvais moment face aux monstres du 503. sch. Pzr Abt. Après un échange de tirs furieux à relativement courte distance en raison de l’obscurité, encore accrue par la poussière soulevée par les évolutions des T-34, les Tiger revendiquent 27 blindés soviétiques [Dont trois pour le Feldwebel Kurt Knispel, as bien connu de la PanzerWaffe.] et se replient. Ils n’ont perdu que quatre d’entre eux dans l’affaire, victimes de tirs souvent de très près.
Mais pendant ce temps, c’est toute la 20. Panzer qui reçoit la 62e Brigade de Chars. Fonçant tête baissée, les BT-7 et les T-70 sont pris entre le 21. Panzer-Rgt et la 20. Schützen-Brigade. C’est un carnage : les Russes perdent près de 50 chars avant que les Allemands se retirent, satisfaits, à court de munitions… mais n’ayant perdu qu’une dizaine d’engins à peine et restant, de surcroît, installés entre le 7e Corps Blindé et la 2e Armée de la Garde. Cette dernière va donc devoir venir au secours de la formation blindée si rudement châtiée, à présent dispersée et très exposée !

Biélorussie
Le sang appelle le sang
Moguilev
– Informé par la Heer de la « possible arrivée prochaine des Soviétiques dans cette zone », le SS und Polizeiführer Erich von dem Bach prend les dispositions qui s’imposent selon lui pour protéger son personnel et nettoyer la trace de ses actes. En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, la petite Moguilev est la résidence officielle de l’organisateur en chef de la Shoah sur les arrières du HG Mitte – ce essentiellement pour des raisons de desserte routière, mais aussi de discrétion. Von dem Bach a bien sûr fait procéder depuis longtemps au nettoyage du ghetto local (il y a un an déjà, en présence du Reichsführer-SS lui-même !), ainsi qu’à celui de tous les instituts psychiatriques de Biélorussie – cette dernière opération a d’ailleurs donné l’occasion de tester les nouveaux camions qu’on enverra bientôt à Minsk… Des engins efficaces, et bien plus propres que les anciens procédés en tout cas !
Mais c’est du passé tout cela – les mous de la Heer ne sont jamais allés assez loin vers l’est pour qu’on puisse établir un camp de concentration à Moguilev. Par précaution, von dem Bach, qui n’a ni l’utilité, ni l’agrément de rester ici plus longtemps, fait donc dynamiter le reliquat de ses installations, évacuer ses hommes, déménager ses archives et… disparaître les témoins. Rien ne doit rester de la plus grande œuvre du Reich, sinon son résultat !

4e Front d’Ukraine
Mise au point ou règlement de compte
Stavka (Moscou)
– Prenant acte des pertes considérables subies par le 3e Corps Blindé de la Garde lors de l’opération Molot, le haut commandement soviétique retire le commandement de cette formation au général Pavel Rotmistrov. Officiellement, les qualités professionnelles de ce dernier ne sont absolument pas en cause – la preuve : il est nommé responsable-adjoint des troupes blindées à l’état-major central et ce, dans l’attente d’une possible promotion.
Dans les faits, c’est plus compliqué : sous son commandement, durant Molot, le 3e Corps Blindé de la Garde a perdu 80 % de ses engins dans des assauts frontaux ou des manœuvres mal préparées puis lancées « de façon irréfléchie » contre des forces allemandes pourtant en retraite. Une unité détruite à 80 % (pour le matériel, sinon pour les effectifs), cela fait beaucoup – même dans l’Armée Rouge. On murmure donc – dans les couloirs les plus discrets – que Joukov a préféré éloigner du front le camarade Rotmistrov, dont la loyauté politique ne fait aucun doute depuis 1919, mais dont l’enthousiasme révolutionnaire peut parfois desservir les individus qu’il a sous ses ordres.
Le camarade en question poursuivra sa carrière à des postes d’état-major – il sera le premier Maréchal des troupes blindées, nommé en 1944, mais ne commandera plus jamais au front. Son corps d’armée est confié au général Mikhail Feodorovich Panov – un autre communiste de confiance (il a adhéré au PCUS en 1919, dès ses dix-huit ans !) et de surcroît un officier prometteur dont Joukov s’efforce de favoriser la carrière.
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Etienne



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2020 16:28    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Un peu de lecture ?
https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%80%D1%8B%D0%BB%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87,_%D0%A4%D1%91%D0%B4%D0%BE%D1%80_%D0%90%D0%BD%D0%B4%D1%80%D0%B5%D0%B5%D0%B2%D0%B8%D1%87


Ce qui serait bien quand vous mettez des liens à rallonge comme celui-ci, ce serait de le mettre entre les balises [url][/url]
https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%80%D1%8B%D0%BB%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87,_%D0%A4%D1%91%D0%B4%D0%BE%D1%80_%D0%90%D0%BD%D0%B4%D1%80%D0%B5%D0%B5%D0%B2%D0%B8%D1%87

ça évite d'agrandir la page en largeur… Quand ce sont des réponses courtes, ça passe, mais les pavés de la chrono, faut faire défiler tout le temps, c'est usant.

Là c'est bien parce que j'ai le 4K que je peux avoir la page entière dans sa largeur!

Wink

edit: Ah merle, ça ne fonctionne pas…

Loïc, ce serait bien si tu mettais à jour le phpbb... Pray
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2020 16:34    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fonctionne pas parce que j'ai coupé le lien en 4 Smile Dur les liens en russe !
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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