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1940 - La France continue la guerre
 
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Février 44 - Balkans et Hongrie
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Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
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MessagePosté le: Ven Juil 19, 2019 22:01    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai connu une polonaise, elle en prenait au petit déjeuner ! Laughing

Citation:
L'important c'est que ce ça soit assez fort pour servir de dégraissant moteur !


Kérosène, glycol, lubrifiant... ça marche pour tout !
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Weygand c'est un mur, Gamelin un édredon" (Daladier)
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Juil 19, 2019 23:12    Sujet du message: Répondre en citant

Je rappelle l'histoire des russes mort-vivants de Glycol à Berlin le 9 mai 1945 ...
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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marc le bayon



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 01:31    Sujet du message: Répondre en citant

je connaissais que celle là d'Aout 1915
https://fr.rbth.com/histoire/81263-grande-guerre-russes-attaque-morts-vivants-osoviets
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Marc Le Bayon

La liberte ne s'use que si l'on ne s'en sert pas
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 08:46    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
J'ai connu une polonaise, elle en prenait au petit déjeuner ! Laughing

Citation:
L'important c'est que ce ça soit assez fort pour servir de dégraissant moteur !


Kérosène, glycol, lubrifiant... ça marche pour tout !


Il faut demander à Tank et Dozer, deux frères qui servent à bord du Nebuchadenezar comme opérateurs et mécanos. Ils fabriquent aussi un truc multi-usage de ce genre.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques pages plus culturelles (à divers titres… psychiatriquement parlant par exemple). J'espère que vous apprécierez.

Timeo Danaos…
Irrédentisme
Epire du Nord
– Les premiers éléments de la “Force de police” grecque – il n’est pas question de parler d’interposition et encore moins de protection – arrivent sur leur terrain de patrouille. Les gendarmes hellènes sont accueillis par une foule d’Epirotes orthodoxes et enthousiastes, mais n’incluant pas la minorité albanaise, qui reste soigneusement à l’écart. Le Front de la Libération de l’Epire du Nord a prévu pour l’occasion une entrée en fanfare dans Gjirokastër, avec orchestre, chorale chantant l’Hymne à la Liberté et même levée du drapeau bleu et blanc ! C’est un peu beaucoup évidemment – mais il ne se trouvera personne dans le public pour protester. Et les troupes ne tarderont pas à se disperser pour occuper chaque village, chaque carrefour et chaque lieu d’importance. Peu importe les protestations du Legaliteli qui suivront, les Grecs sont bien partis pour rester…
………
« Parmi les gains territoriaux significatifs dont la Grèce bénéficia à l’issue du conflit mondial, l’Epire du Nord occupe une place particulière de par le processus ayant abouti à son rattachement au royaume, qui n’allait pas de soi et ne fut guère paisible. En effet, contrairement au Dodécanèse ou même à Chypre – deux régions qui n’étaient revendiquées par aucune autre Nation selon le Droit – la petite bande montagneuse au nord de Corfou était bien albanaise, selon les traités internationaux récents. Sa population comportait une assez forte minorité musulmane, dont les représentants multipliaient d’ailleurs les incidents avec les Hellènes, dans le but avoué d’obtenir leur départ ou leur conversion.
Or, sitôt la “Force de Police” grecque en place, il apparut évident pour tous que les Albanais (communistes ou non) n’auraient plus les moyens de forcer les membres de l’ethnie grecque orthodoxe à l’exil ou à l’assimilation dans le cadre de la formation d’une nouvelle Albanie – projet qui cachait, selon certains, des menées autrement plus sombres.
Les gendarmes grecs restèrent donc en place dans la région jusqu’à la fin du conflit, officiellement pour contribuer au maintien de l’ordre dans la zone confiée au Legaliteli, mais bien plus, dans les faits, pour assurer la protection de la population hellène. Ils furent même régulièrement renforcés, malgré les critiques de plus en plus vives de Safet Butka. La guerre civile albanaise, qui éclata à nouveau (mais avait-elle seulement cessé une journée ?) juste après l’armistice en Europe, fournit à Athènes un prétexte idéal pour maintenir sur place les 20 000 hommes qui occupaient désormais la région, toujours à des fins humanitaires bien entendu. Les appels vibrants (et abondamment relayés) à destination d’Athènes par les dirigeants politiques locaux tels que Bolanos et Sachinis fournirent de quoi convaincre la communauté internationale de la justesse du la cause grecque.
La prise du pouvoir à Tirana par Enver Hoxha en 1948 n’arrangea en rien la situation. Athènes refusa de reconnaître le gouvernement communiste tant que ce dernier « ne considérait pas comme légitimes les préoccupations de la Grèce au sujet de l’Epire du Nord, qui [n’était] albanaise que depuis 1913, et à la suite d’un traité inique rédigé par des mains étrangères ». Les mains étrangères en question étant, c’est à noter, celles des mêmes puissances européennes qui soutenaient à présent la position du Royaume. Evidemment, le ton entre Tirana et Athènes n’en finit pas de monter – les Albanais en appelant à l’indépendance de leur nation (issue des traités de Londres et de Florence) et à son intégrité territoriale, les Grecs invoquant la protection d’une forte majorité de la population « boréo-épirote » face à un risque de troubles graves et rappelant que les droits de la Grèce sur cette région étaient garantis par le traité de Rapallo (postérieur au traité de Londres, mais non respecté par l’Italie et remis en cause depuis, lors de la Conférence des Ambassadeurs).
L’Epire devint pour le royaume une question de politique intérieure et même d’orgueil national. Le gouvernement fit monter des renforts, des milices issues d’anciens mouvements de résistance locaux sortirent des montagnes. On évoqua le souvenir de l’évacuation honteuse de février 1914, de la sanglante guerre civile qui avait suivi ou encore du martyre du lieutenant Antonios Leontokianakis et du soldat Georgios Stephanakos, fusillés par les Albanais. On rappela les conversions forcées sous l’empire ottoman, les manifestations de joie lors du retour de l’armée grecque en 1914 puis en 1944. On organisa enfin un plébiscite assez peu transparent sur le rattachement de la région à la Grèce, dont le résultat, prévisible, fut de presque 100 % de nai (oui). Chacun passa outre les menues irrégularités montées en épingle par Tirana : le régent Paul et ses ministres avaient pour eux la sympathie de l’opinion et l’auréole des glorieux vainqueurs du conflit. De plus, ils pouvaient se draper dans des considérations humanitaires d’autant plus convaincantes pour une bonne partie de la communauté internationale qu’elles étaient bien réelles. Pour l’opinion mondiale, il était d’ailleurs pour le moins difficile d’imaginer qu’un conflit pourrait éclater avec comme seul enjeu une étroite bande montagneuse grande comme la moitié d’un département français !
Selon le monde, il devint vite évident que les choses devaient rester comme elles étaient depuis 1944, sans qu’il fût nécessaire d’en discuter davantage. Ce d’autant plus que, face à la Grèce, l’Albanie n’avait pas bonne presse. Seule la Yougoslavie envisagea un instant de jouer les intermédiaires, voire d’appuyer discrètement sa voisine – il était toutefois délicat pour Tito de faire plus sans risquer une résurgence des tensions entre Serbes et Croates et entre royalistes et communistes. Mais la rupture du 28 juin 1948 et la fermeture immédiate de la frontière, puis les revendications de Tirana sur le Kosovo mirent un terme à cette ébauche de collaboration. Sans doute, en faisant allégeance à Staline dans le conflit qui l’opposait à Tito, Enver Hoxha s’imaginait-il que la puissante URSS allait donner de la voix. Mais à Moscou, on ne voyait pas l’intérêt de déclencher un conflit pour un sujet aussi dérisoire – de surcroit au bénéfice d’un allié mineur et remuant.
Finalement, l’affrontement n’eut pas lieu. L’Albanie renonça, provisoirement peut-être, à l’Epire du Nord, en échange de la normalisation (très théorique) de ses relations avec Athènes, et surtout de la promesse d’une neutralité absolue dans ses futures tensions face à la Yougoslavie. En Grèce, ce nouveau stimulant pour la fierté nationale ne fut sans doute pas pour rien – avec l’Enosis de Chypre et du Dodécanèse – dans le maintien du gouvernement d’union nationale, donc dans la réforme et la perpétuation d’une monarchie constitutionnelle à Athènes.
On connaît la fin de l’histoire. Enserrée entre deux puissances hostiles et proches sur le plan politique (voire familial !), ayant abandonné dès 1953 son protecteur soviétique, jugé « décadent et s’éloignant de la doctrine marxiste », l’Albanie finit par s’engager dans un conflit armé avec la Yougoslavie – conflit durant lequel la Grèce resta parfaitement neutre, conséquence logique de ses promesses et des soubresauts de la politique intérieure de Belgrade. Les forces grecques d’Epire du Nord firent naturellement partie du dispositif d’occupation de l’ONU mis en place en Albanie.
Un référendum tenu en 1972 en Epire du Nord (cette fois sous contrôle international) régla définitivement la question – à cette époque, sous le poids du conflit et d’un exode plus ou moins forcé, les Albanais ne représentaient même plus 20 % de la population. Aujourd’hui, l’Epire du Nord fait partie intégrante de la Grèce, de façon pleinement reconnue par le droit international. Et elle est peuplée quasi-exclusivement de Grecs orthodoxes. »
(Evelyne Roussel, De la Résistance à l’Union – La Grèce de l941 à 1948, La Fabrique, 1987)


Anniversaire
Une lettre du bon Doktor
Berlin
– Au cœur du Reich, de sombres esprits célèbrent le brûlant souvenir de terribles feux de joie. C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’incendie du Reichstag, en 1933 – un rappel agréable pour les nazis, beaucoup moins pour d’autres. Il n’en fallait pas plus pour que le Docteur Goebbels prenne sa plume et s’adresse au peuple allemand par voie de presse. Il est beaucoup question des Balkans dans le propos du ministre du Reich – propos qui prennent parfois l’allure d’une incantation. Il est vrai que, maintenant qu’Alliés occidentaux et Soviétiques sont au contact, la situation ne peut plus qu’évoluer dans un sens favorable à l’Axe !
………
Une nouvelle année
Par le Docteur Joseph Goebbels, ministre du Reich,
« 1943 a été une année d’épreuve pour nous. Le Reich a eu pour tâche de défendre les gains économiques et militaires que notre armée a conquis lors de ses grandes offensives passées, et qui seront les fondations de notre Victoire finale. Il était attendu que l’ennemi fasse tout ce qui était en notre pouvoir pour nous les arracher. Il n’y est pas arrivé ! Il nous a infligé, il est vrai, des coups significatifs, mais sans pouvoir apporter un changement réel dans l’équilibre du conflit. Il suffit de se rappeler l’état dans lequel nos adversaires se trouvaient il y a un an à peine pour réaliser à quel point ils ont échoué à atteindre leurs objectifs – ils n’en ont atteint qu’une fraction marginale absolument incapable de changer le cours de la guerre en leur faveur.
Cet état de fait a d’ailleurs été ouvertement admis par Londres, Washington et leurs affidés en décembre dernier. Les plus grands journaux anglo-américains se sont fait l’écho de critiques de la stratégie militaire mise en œuvre, une stratégie coûteuse dont les résultats sont substantiellement éloignés de ce qui en était espéré. Méprisons l’enlisement des Africano-Américains en Italie, observons leur déroute en Provence sous les coups de nos valeureux blindés, rions de la caravane romanichelle qui s’embourbe en prétendant remonter le cours du Danube, tentons d’estimer la hauteur des empilements de corps slaves sur lesquels piétinent leurs camarades. Ce sont les faits, ils sont intangibles. Nous pouvons être satisfaits du cours de la guerre durant cette année 1943. Elle ne nous a pas apporté ce que nous en espérions, c’est vrai. Mais c’est encore plus vrai pour l’ennemi.
Car l’ennemi persiste à mésestimer la force morale et militaire du Reich dans les circonstances les plus graves et plus décisives, saoulé qu’il est de succès obtenus par la trahison et l’opportunisme. Il nous croit faible comme les Italiens, lâches comme les Roumains, pleutres comme les Bulgares. Mais nous nous souvenons. Nous nous souvenons du Premier ministre anglais qui évoquait, lors du débarquement de ses armées en Grèce, « un coup décisif porté au ventre mou de l’Europe ». Nous nous souvenons des rodomontades américaines lors de la trahison italienne, quand des généraux jouant aux cow-boys prétendaient que le col du Brenner serait atteint en quelques semaines à peine. Nous nous rappelons l’outrecuidance insensée des Négrifiés qui, sitôt vomis sur les côtes de Provence, prétendaient réveillonner à Paris.
Les multiples opérations de l’ennemi étaient supposées avoir détruit la force de la Wehrmacht partout en Europe aussi vite qu’une feuille tombe de l’arbre. Il suffit de regarder une carte pour constater que ces délirantes prophéties ne sont pas réalisées. En vérité, elles ne valaient même pas le papier sur lesquelles on les a imprimés !
L’adversaire n’a pas davantage triomphé sur le plan politique. Et pourtant, combien de fois a-t-il déjà prédit l’effondrement moral du Reich ! Quiconque ne porte pas de verres fumés en conclura que le peuple allemand n’a jamais été aussi déterminé à se battre et à gagner que dans cette cinquième année de guerre. Face à notre détermination, l’ennemi s’est abstenu de renouveler ses demandes de reddition sans conditions. Il a probablement réalisé qu’elles le rendaient ridicules – mais qu’en disent au juste les soldats américains ou anglais ? Coincés au sud de la Méditerranée, ils sont empêtrés dans des champs de mines qu’ils ne traversent que pour aller conquérir des montagnes au prix de rivières de sang, puis pour les reperdre dès le lendemain. Leurs grandes offensives n’ont gagné que quelques centimètres de terrain véritablement utile et défendu. Car on ne défait pas l’armée allemande aussi facilement.
Il y a un proverbe berlinois qui décrit parfaitement la situation présente : « Celui qui se vante tire le meilleur parti de la vie ». Nos ennemis ont réussi à mettre à profit une propagande intelligente et fanfaronne pour convaincre une partie du monde que leur victoire était inéluctable et ne pouvait plus faire l’objet de la moindre discussion. Et pourtant… Plus les faits militaires parlent contre eux, et plus Londres, Washington, Moscou ou la pathétique Alger pérorent avec force leurs illusions. L’ennemi cherche ainsi, d’un côté, à raffermir son courage, et de l’autre à persuader les pays neutres de la réalité de choses absolument fausses. Il se gargarise de ses plans de destruction du Reich et d’annihilation du peuple allemand comme s’il paradait déjà dans Berlin, alors qu’il en est à peine à batailler sur la route de Milan ou de Budapest. Il voit notre fin dans la chute de Bucarest, exclusivement due à des menées traitresses, en oubliant de préciser que cette ville se situe à des centaines de kilomètres de notre frontière ! En vérité, jamais une propagande n’a été aussi éloignée de la vérité. Et pourtant, les soi-disant Alliés s’y vautrent sans la moindre honte. Ils ont le cuir des menteurs endurcis, comme celui d’un hippopotame, et l’idée d’une conscience politique leur est entièrement étrangère. Il n’y a donc pas lieu de discuter avec eux.
Ainsi, un des objets favoris de leur agitation est d’évoquer de supposés criminels de guerre. Ils utilisent la méthode si familière de crier au loup pour mieux faire oublier les véritables causes du conflit. Churchill et Roosevelt le savent bien – ce sont eux les criminels qui ont préparé et déchaîné, au moment qui leur était opportun, les flammes de la guerre sur l’Europe, pour mieux la faire engloutir par la Juiverie et le Bolchévisme. Le sang des innocents retombe sur leurs têtes, pas sur la nôtre. Mais cela ne les empêche pas d’accuser ceux qu’ils ont attaqués d’être coupables, et de leur promettre un châtiment qui leur siérait davantage. Toutefois, que chacun se rassure : tout cela reste et restera purement théorique ! Car, face aux murs de la Forteresse Europe – qu’ils désespèrent de percer – ces petits politiciens en sont réduits à de médiocres stratagèmes pour trouver un traître qui leur ouvrira la porte. Cela n’a rien d’étonnant. Nous avons vu que cette méthode pouvait avoir un certain succès. Nous l’avons vu en Italie, en Roumanie, en Bulgarie, et parfois en France. Nous l’avons même vu en Allemagne durant l’année 1918 ! Mais l’illusion d’une supériorité matérielle irrésistible garantissant l’invincibilité ne fonctionne plus. Nous ne nions pas que l’ennemi nous a causé de grandes difficultés, et qu’il continuera peut-être à le faire dans l’avenir. C’est l’essence même de la guerre. Mais il n’est pas en position d’arracher les lauriers de la Victoire. C’est le point essentiel.
Les habitants de Nuremberg ont pour coutume de dire qu’on ne pend pas quelqu’un avant de l’avoir attrapé. Nous savons le nœud que Roosevelt, Churchill et les autres aimeraient volontiers passer autour du cou des chefs allemands, non pour leur responsabilité supposée dans la guerre, mais bien pour avoir osé résister à leur projet d’extermination du peuple allemand. Et le pire dans ce discours, c’est qu’il porte. Si nous avions été aussi faibles que les politiques d’autrefois, comme Bethmann-Hollweg, nous aurions sans doute bonne presse auprès de l’ennemi. Si nous relâchions notre mainmise sur les territoires conquis, il aurait beau jeu d’y déchainer l’agitation et le communisme – et nous aurions alors certainement sa compassion hypocrite. Mais ce n’est pas notre objectif ! Alors que nous subissons chaque jour un peu plus le conflit, nous nous devons de maintenir l’ordre sur nos arrières et dans les zones occupées. C’est à ce prix que le Landser triomphera. Et c’est pourquoi Américains, Anglais et Africains osent nous traiter de criminels voués aux galères !
Allemands, ne vous y trompez pas – ces gens-là ne veulent pas pendre seulement nos chefs. Ils veulent tuer notre peuple entier. Mais ils nous connaissent fort mal s’ils s’imaginent que cela nous impressionne. Depuis des centaines d’années, le monde a condamné l’Allemagne à mort. Et pourtant nous sommes toujours là. Car nous ne sommes pas le mal ici. Nous sommes dans la position de la Police, qui défend le Droit face à une bande de Gangsters. Les gangsters ont toutes les raisons du monde de haïr la police et de la vouloir morte. Mais cela n’empêche pas cette dernière de défendre l’Ordre et l’Etat.
L’ordre doit-il craindre le désordre ? Non ! Il doit le combattre, le vaincre et le traduire en Justice. L’ennemi a commis tous les crimes possibles et imaginables envers la culture, l’humanité, la civilisation. Il est aussi corrompu qu’il est vantard, occupé qu’il est à piller les poches d’honnêtes nations pour remplir celle de ses barons. Ils laissent mourir des centaines de milliers de personnes de faim et de désespoir. Il assassine des milliers de femmes et d’enfants. Il brûle et détruit deux millénaires de culture européenne. Il livre des peuples entiers à l’ogre soviétique. Pourquoi ? Parce qu’il espère que son incroyable barbarie sapera notre volonté et détruira la confiance en notre Nation ! Qui sait quel autre crime il commettra encore demain, qui lui attirera le mépris, la haine et la réprobation du monde entier ? Qui, dans ces conditions, ose parler de justice et a le droit de parler de crimes de guerre ? Lui ou nous ?
Nous savons à quel point cette vérité est inconfortable aux bandits qui commandent l’ennemi. Leurs agitateurs rémunérés ne manqueront pas, demain, de répandre mensonges et calomnies à notre encontre. Mais ils n’altéreront pas la Vérité, celle que nous professons chaque jour et que le monde découvre peu à peu. Dans le fond, que l’ennemi est enfantin ! Il se réclame de forces dont il ne dispose pas. Il se drape dans des phrases creuses parlant de social et d’humanitaire, pour mieux masquer ses propres mystifications. Il tente dans de plonger son peuple, et celui des autres nations, dans l’ignorance la plus épaisse, pour mieux les asservir avec la complicité bolchévique. Et il y aurait depuis longtemps réussi si le National-Socialisme ne s’était pas dressé face à lui. C’est la cause de sa haine brûlante -la haine du voyou face à la police, celle qui révèle la face sombre de gangsters en costume, qui jouent aux gentlemans.
La police n’est pas abusée par ces subterfuges. Et nous non plus. Nous avons su lire dans l’âme de l’ennemi. Nous le connaissons. Notre âme est imperméable à ses sifflements, nos oreilles sourdes à ses mensonges. Dans son combat contre l’alliance – à présent évidente – entre le Bolchévisme et la Ploutocratie, le National-Socialisme allemand est désormais bel et bien le défenseur du monde civilisé. Cessons de nous battre et il cessera d’exister. Nous sommes donc les instruments de la Volonté Divine, et remplissons une mission historique qui ne saurait être retardée, et encore moins refusée – la défense de l’Humanité elle-même. Dans cette lutte entre bien et mal, lumière et ténèbres, vérité et mensonges, compassion et barbarie, l’Allemagne porte seule la bannière. Nous le savons tous. Et tous les peuples torturés et oppressés à l’Est, tous les peuples trahis et exploités à l’Ouest, tournent leurs regards vers nous avec espoir, attendant de nous seuls un nouvel ordre et la sauvegarde du monde.
Le langage seul ne peut pas exprimer l’étendue de cette immense responsabilité. Au-delà de cette guerre, de cette bataille pour le monde, c’est une sinistre conspiration s’attaquant aux bases de l’Humanité qu’il nous faut défaire. Imaginons un instant notre échec. L’Europe entière serait livrée aux appétits des Ploutocrates et aux ravages des Slaves, qui auront tôt fait de se partager le monde ! Puis, dans leur quête insensée de pouvoir, il parait évident que les chiens auront tôt fait de s’entretuer ! Une guerre éternelle s’ensuivra, un monde sombre ou seul le fort dominera et où l’Humanité même disparaitra.
Il nous faut donc sauver l’Humanité en gagnant cette guerre, pour éviter pareil conflit. L’ennemi le sait – et il sait que nous savons. Il utilise donc les procédés les plus cyniques et les moindres failles de notre volonté pour tenter de nous détourner de notre mission, de nous fatiguer, d’avilir nos âmes, de troubler nos cœurs. Et l’année dernière prouve une fois de plus qu’il n’y arrive pas. La Providence veille sur le Reich.
C’est avec cette conviction que nous devons refermer les pages du livre de l’année dernière, pour ouvrir le livre d’une année nouvelle. Des défis sont déjà devant nous, d’autres défis nous attendent encore dans l’ombre. Nous devons tous les relever – cette année dangereuse sera décisive, le sort du monde est dans la balance. Et comme bien souvent par le passé, le Salut viendra sans doute de là où on ne l’attend pas. Nous devons simplement croire en lui, et nous battre pour lui. De la Loyauté vient le Salut : loyauté envers nous-même et envers nos chefs. Cette année, des millions de soldats allemands brandiront leurs armes, des millions de fermiers allemands manieront leurs faux, des millions d’ouvriers allemands lèveront leurs outils. Et derrière eux, des millions de femmes allemandes élèveront leurs enfants, dans l’angoisse mais la dignité. La génération actuelle défend le Reich, comme d’innombrables autres nobles âmes l’ont fait auparavant. Cette tâche nous incombe de par la faiblesse, de par la lâcheté de nos pères. Ne laissons pas cette souillure à nos enfants.
Alors combattons dans cette guerre. Jusqu’à ce que l’ennemi se décourage devant notre Volonté inébranlable, ou s’étouffe dans ses luttes intestines et sa cupidité. Nous gagnerons car nous sommes les plus nobles – chaque année qui passe en est la preuve. »

………
« L’adresse du 27 février 1944 marqua une discrète inflexion de la propagande nazie – donc de l’image que le Nazisme voulait se donner à l’international. En effet, au-delà des pénibles envolées lyriques et des mensonges éhontés colportés par le bon Docteur (illustrés par le traditionnel relativisme entre les crimes commis par les belligérants ou encore par le recours au fameux “coup de poignard dans le dos”), deux choses marquent le lecteur.
La première, c’est bien sûr la certitude ouvertement affichée que l’alliance entre URSS et Occidentaux était purement de circonstance et ne tarderait pas à voler en éclat sous l’effet de la cupidité et des dissensions, ce qui ouvrirait bien sûr la voie à la Victoire Finale du Reich. En pareil domaine, il fallait bien avouer que les Nazis étaient experts… mais si la réflexion ne manquait pas de pertinence, elle négligeait toutefois un point essentiel : la raison d’être de l’alliance en question était la chute de l’Allemagne. Sans doute, les protagonistes régleraient plus tard leurs comptes, avec plus ou moins de cordialité – mais aucun ne perdait pour autant de vue pour l’instant l’intérêt commun. Cependant, l’espoir faisait vivre, à Berlin en février 1944…
Le second point marquant, plus discret, n’est pas moins significatif : Goebbels semble désormais ne plus fermer la porte à une paix de compromis, renonçant à toute idée de domination ou de Peuple élu pour se concentrer sur la supposée sauvegarde de la civilisation européenne. Evidemment, il y avait dans cette position une épouvantable tartufferie – mais elle indiquait surtout que le Reich n’avait plus à présent comme projet que de sauver ce qui pouvait encore l’être, dont son existence, grâce au fol espoir évoqué plus haut. En 1944, dans les esprits comme sur le terrain, l’Allemagne était désormais bel et bien sur la défensive, condamnée à prendre des coups en espérant des jours meilleurs… »
(Pierre Longerichter, Goebbels, Héloïse d’Ormesson éd., 2013)
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Archibald



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:16    Sujet du message: Répondre en citant

En somme l'on pourrait dire que l'Albanie et la Grèce se partagent une frontière, pour le meilleur et pour... l'Epire !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois que je fais une overdose de jeu de mots foireux...
En tout cas, il est fort Dr Goebbels, il transforme des raclées monumentales en " recul de quelques centimètres" et le changement de camp d'une flopée de pays " en quelques lâches trahisons prévisibles de peuples sans importances"...
Je suis sûr que si une météorite tombait sur Berlin et détruisait la ville, il dirait que le temps est à l'orage et que les Berlinois devraient sortir avec un parapluie.

On connaissait la méthode du Dr Coué, maintenant il y a la méthode du dr Goebbels " Tout va bien, on ne recule pas, on avance en arrière !"
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Archibald



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Je crois que je fais une overdose de jeu de mots foireux...
En tout cas, il est fort Dr Goebbels, il transforme des raclées monumentales en " recul de quelques centimètres" et le changement de camp d'une flopée de pays " en quelques lâches trahisons prévisibles de peuples sans importances"...
Je suis sûr que si une météorite tombait sur Berlin et détruisait la ville, il dirait que le temps est à l'orage et que les Berlinois devraient sortir avec un parapluie.

On connaissait la méthode du Dr Coué, maintenant il y a la méthode du dr Goebbels " Tout va bien, on ne recule pas, on avance en arrière !"


Comme disait le grand Raymond Devos (cousin de Jean Michel Jarre, autre monument de la France des années 80, ben oui, Jarre et Devos, c'est très connu dans notre pays)
"si j'adopte la méthode Coué, alors je devient ce Coué" ce qui au passage résume bien la santé mentale des nazis...

(désolé....)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:58    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
ben oui, Jarre et Devos, c'est très connu


Shocked C'est la chaleur, je pense…… Grrrr
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ChtiJef



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 10:59    Sujet du message: Répondre en citant

Ah Goebbels ! Ce grand promoteur de la "défense élastique".
L'avait juste oublié que on tend trop l'élastique… Et ben : Twisted Evil Twisted Evil
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ChtiJef



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 11:03    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Archibald a écrit:
ben oui, Jarre et Devos, c'est très connu


Shocked C'est la chaleur, je pense…… Grrrr


Rôôgntudieu Shocked
"Jarre et Devos" !
Je viens de la comprendre !
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Etienne



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Il tente dans de plonger son peuple


Gné? Question
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 11:30    Sujet du message: Répondre en citant

Le "dans" est en trop, Etienne. Désolé.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 11:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je pensais qu'il se prenait pour un chanteur de Hard-Rock qui saute dans son public en plein concert... cela dit, des de la part des dirigeants nazis, cela n'est pas totalement impossible.
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Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Merlock



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MessagePosté le: Sam Juil 20, 2019 11:43    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Je pensais qu'il se prenait pour un chanteur de Hard-Rock qui saute dans son public en plein concert... cela dit, des de la part des dirigeants nazis, cela n'est pas totalement impossible.


À quoi servent tous ces bras tendus, d'après toi ?
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