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Août 43 - Les Belges
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Casus Frankie
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Inscrit le: 17 Oct 2006
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MessagePosté le: Sam Mar 12, 2016 20:47    Sujet du message: Août 43 - Les Belges Répondre en citant

(Par Wil Coyote, relecture B-XVII)

Août 1943
15 – L’Union fait la Force
Requiem pour un Baron

1er août
Un pilote belge
Base de Manston
– Les missions d’interdiction se suivent au sein du 2nd Belgian Wing. Le 11e Group a donné l’ordre de ne pas relâcher la pression sur l’ennemi, au besoin en lançant des incursions nocturnes au-dessus des territoires occupés.
Le Sqn 348 Brabant poursuit ses missions au-dessus du nord de la France et de la Belgique. Au sein du B-Flight, la section Bleue va décoller vers les côtes belges. Elle doit s’occuper d’un parc de ravitaillement qui a été signalé dans le secteur de Westmalle. Après le briefing de l’officier de renseignement, les pilotes se dirigent vers leurs Typhoon : « Et surtout, tâchez de me suivre de près, cette fois ! » commente Selys-Longchamps.
– D’accord Baron, mais pas plus bas qu’une église pour une fois ! répond Wilmet, hilare, sinon tu vas encore donner des sueurs froides à ce brave Brahy.
– D’accord pour cette fois. Mais dès demain, lui et moi nous allons nous entraîner au vol à très basse altitude.
– Mon pauvre vieux, soupire Engelen à destination du “petit nouveau”, je compatis.
– Vous croyez qu’il est trop tard pour demander ma mutation au 350 ? gémit Brahy.
– Oui ! répondent en chœur Wilmet et Engelen. Car le 350 n’accepte pas les fous du 348, on leur fait trop peur avec nos cabrioles ! Et puis, tu t’embêterais chez eux…
– Allons, messieurs, ne découragez pas Chris, c’est un bon élément mais avec les conseils que vous lui donnez, il risque de mal tourner.
– En effet, Baron, il pourrait finir par te ressembler ! conclut Engelen, narquois.


2 au 11 août


12 août

Un pilote belge
Base de Manston
– La section Bleue est de retour d’une mission contre des S-Boots au large des Pays-Bas. Le Baron est content de ses hommes : « Bien joué les gus ! Voilà deux vedettes qui n’embêteront plus la Navy. Et bravo Chris, tu as inauguré ton tableau de chasse naval ! »
– Oui, mais j’ai eu de la chance, ces machins ne sont pas faciles à avoir, ce qu’ils peuvent zigzaguer !
– Je confirme, ajoute Wil, qui a fait exploser la deuxième vedette. Tiens, Henry nous attend au dispersal. Qu’est-ce qu’on a encore fait ?
– Alors, la section Bleue, on fait dans l’aéronaval maintenant ? Ces messieurs cherchent à se faire muter au Coastal Command ou à la Fleet Air Arm ? Enfin, c’était du bon boulot. Mais forcément, après les fleurs, le pot…
– Fallait s’y attendre, ironise Wilmet.
– Oui, j’ai un job moins gai à vous confier. On doit fournir par roulement deux avions chaque nuit pour des virées nocturnes au-dessus de la France et de la Belgique.
– Ce sont les derniers ordres du Group ? interroge Selys-Longchamps.
– Oui. Et c’est le 348 qui commence. Jean et Wil, vous êtes retirés des vols jusqu’au 15 au soir. Vous prendrez la mission ce soir-là.


13-14 août


15 août

Un pilote belge
Base de Manston
– Dans la soirée, l’officier Opération du 348 assigne leurs missions de nuit à Selys-Longchamps et Wilmet : « Jean, tu iras jusqu’à la gare de triage de Gand, les Boches y font passer des trains la nuit. Dérange-les un peu ! Mais fais attention en passant la côte. »
– D’accord.
– Wil, tu pars sur Amiens. Tu dois essayer de neutraliser le nœud ferroviaire près de la gare. Si tu saurais toucher une des cabines d’aiguillage, ce serait parfait.
– On tâchera !
22h00 – Les Typhoon décollent et prennent chacun leur cap.
Wilmet raconte sa mission : « Ils en avaient de bonnes, à l’EM, toucher des cabines d’aiguillage… Enfin, juste avant le décollage, je fais signe au Baron, puis je donne des gaz et mon cher Typhoon s’arrache du sol. Cap au sud en direction d’Amiens. Je longe la côte anglaise puis j’oblique légèrement pour passer à l’ouest de Calais, on va tâcher d’éviter la Flak du port. Le vol de nuit est un moment solitaire. Seul dans les airs, la peur au ventre de se faire prendre dans le faisceau des projecteurs… Le risque, aussi, de percuter un autre avion, mais il est infime, dans mon cas.
Ça y est, les côtes françaises. Je passe à la verticale de Wissant et corrige mon cap vers le sud-est. Le paysage, camaïeu de teintes noires et grisâtres, défile sous les ailes de mon avion. Tout à l’air si calme en dessous… J’accélère un peu et j’arrive en vue d’Amiens, je distingue la cathédrale sur la gauche, je me dirige vers ma cible… Par chance peut-être, je repère tout de suite un des postes d’aiguillage. Je m’aligne correctement et lâche une longue rafale, mes canons vomissent des obus de 20 mm qui vont s’écraser sur la cible, je redresse, je fais un large virage à droite et je mets cap au nord… Soudain, sur la ligne Abbeville-Amiens, j’aperçois un panache de fumée : un train ! Je m’empresse de rectifier la trajectoire et j’ouvre le feu. La chaudière explose… Je m’en veux pour les pauvres gars de la SNCF.
Je fonce plein pot vers le nord, cette fois-ci, je passerai à l’est de Calais. J’arrive à hauteur de Bray-Dunes, juste à côté de la frontière belge – soudain, à ma droite, un énorme tir de Flak se déclenche, sûrement à hauteur d’Ostende, j’ai l’impression qu’un zinc a été repéré par les projecteurs. J’ai une boule au ventre en pensant que c’est peut-être le Baron…
Je continue mon vol et j’arrive au-dessus du Kent, j’appelle le contrôle de Manston et je demande l’autorisation d’atterrir.
– Wait a moment, Blue 2, another aircraft is on the way !
– Roger, Manston control.

Je ralentis pour laisser Jean atterrir – c’est sûrement lui. Soudain, une énorme boule de feu surgit près du seuil de piste ! Non, pas lui ! J’ai l’impression de crier dans mon masque.
Manston me rappelle et me donne l’autorisation de me poser. Je passe au-dessus du brasier, les secours sont déjà là. J’atterris et je me dirige vers les hangars du 348. Je descends comme un automate et je me dirige vers le dispersal. L’officier de renseignement est là, devant moi. Je n’ose pas lui poser la question… Puis j’articule : « C’est Jean ? »
– Oui…

Je m’assois et je me mets à pleurer… Voilà comment me trouve Henry lorsqu’il arrive. Je ne lui parle même pas de ma mission, cette nuit, la mission on s’en fout. »



16 août
Un pilote belge
Base de Manston
– Tout le 348 est KO debout. On croyait le Baron immortel au vu de tout ce qu’il avait déjà fait, et il n’est plus… Le drapeau belge est mis en berne. Piot lui-même a fait le déplacement : « Jacques, rassemble tes hommes, quelle que soit leur tenue, je vais leur parler. »
Peu après, dans le hangar, il s’adresse aux pilotes et aux mécaniciens : « Messieurs, cette nuit la Belgique a perdu un de ses meilleurs fils. Le commandant-aviateur, baron Jean de Selys-Longchamps a donné sa vie pour la patrie. Nous ne l’oublierons pas. Je vais peut-être vous paraître dur, mais la vie ne s’arrête pas. Des hommes, hélas, nous en perdrons encore.
S’il avait été encore parmi nous maintenant, il aurait haussé les épaules, mis son képi légèrement de travers et serait parti boire un verre en mémoire du disparu. Et c’est ce que nous ferons, tous, ce soir… Et après cela, demain, après-demain et tous les jours, nous retournerons faire notre travail, jusqu’à ce que notre beau, notre cher pays soit libéré de l’Occupant. »


17 août
Un pilote belge
Cimetière de Thanet
– L’enterrement de Jean de Selys-Longchamps a lieu en présence d’une assistance nombreuse. Tout le 348 est présent en grande tenue, mais le détachement d’honneur est constitué de membres du 1er Régiment des Guides. En effet, dès qu’il a appris la nouvelle, le major de Borchgrave d’Altena à pris contact avec le major Lamarche pour que ce soit, si possible, l’ancienne Unité du Baron qui fournisse ledit détachement. Le cercueil, recouvert du drapeau belge, est porté par Gonnay, Engelen, Wilmet, Brahy, de Callataÿ et Demoulin. Ils sont précédés des étendards du 2e Régiment Aéronautique et du 1er Guide. Sont également présents le colonel Gilbert, représentant le ministre Delfosse, le Group-Captain Frazier et le Squadron-Leader Clifton, du 11e Group.
Au moment où retentissent les premières notes du Last Post, quatre Typhoon du 348, suivis de quatre autres du 347, rendent un ultime hommage au Baron.
Frazier salue le major Lamarche : « Je tenais à être présent aujourd’hui. La Belgique a perdu un brave ! J’ai connu beaucoup de pilotes dans ma carrière, mais très peu comme lui. »


18 août
Des pilotes belges
Base de Manston
– Les missions ont repris et le 348 poursuit ses incursions au-dessus des territoires occupés. Henry Gonay vient trouver la section Bleue : « Wil, tu es le plus ancien, tu reprends la section. »
– C’est toi le patron, Henry. Mais nous ne sommes que trois…
– Justement, l’OTU nous envoie un remplaçant pour… le Baron. Il arrive cet après-midi.
– On le mettra au courant des us et coutumes du squadron, commente Engelen..
– Au fait, Wil, grâce à ta mission du 15, reprend Gonnay, le nœud ferroviaire d’Amiens a bien été bloqué pendant quelques jours.
………
L’après-midi, le pilote annoncé arrive avec son Typhoon et se présente au major Lamarche : « Sous-lieutenant Bladt, mes respects mon Major. »
– Repos, Lieutenant. Bienvenue au 348. J’espère que vous avez le cœur bien accroché.
– Euh… D’habitude ça va, mon Major.
– Ah, Henry, voici le lieutenant Robert Bladt. Il est affecté à ton flight. C’est le remplaçant…
– Bonjour Lieutenant ! Bon vol ?
– Oui, merci mon Commandant.
– Henry, il est à toi. Présente lui sa nouvelle section.
Après les formalités administrative d’usage, Henry emmène Bladt au dispersal : « D’abord, entre nous, et à part le Major, on se tutoie et on s’appelle par nos prénoms… Toi c’est Robert, c’est ça ? Moi c’est Henry. »
– Bien reçu mon Comm… Henry.
– Parfait. Ensuite, ne fais pas trop attention à l’attitude de tes nouveaux équipiers, on vient de perdre un de nos meilleurs pilotes, si pas le meilleur – le commandant de Selys-Longchamps. C’était le chef de la section Bleue.
– Selys-Longchamps ? C’est, enfin, c’était lui qui avait mitraillé le siège de la Gestapo à Bruxelles ?
– Lui-même… Son avion s’est crashé dimanche passé, au retour d’une mission de nuit au-dessus de la Belgique, pour une raison inconnue.
Les deux hommes arrivent au dispersal : « Vas-y, entre. Wil, voici votre nouvel équipier, le lieutenant Robert Bladt. Robert, voici les lieutenants Wilmet, ton chef de section, Engelen et Brahy. Soyez sages avec lui, et ne le déformez pas si c’est possible. »
– OK, Henry. Robert, moi c’est Wil, là, c’est Chris et le dernier, toujours en train de fumer, c’est Engelen, Smoke pour les intimes. Alors, comme je m’appelle également Robert, toi ce sera Bobby.
– Euh, OK… Wil.
– Tu voleras en numéro 4, tu seras l’ailier de Smoke. Demain, on fera un petit vol d’acclimatation, ensuite, on repart au turbin. Tu as des questions ?
– Non.
– Bien, va récupérer ton brol et installe-toi. On se retrouve au mess tantôt pour ton accueil.


19 août


20 août

Des pilotes belges
Base de Manston
–La section Bleue est de retour d’un sweep dans le secteur d’Abbeville. Quelques trous ornent les Typhoon.
– Bon vol, Lieutenant ?
– Oui, on a traité un convoi ferroviaire… Un de plus !
– Alors Bobby, que penses-tu de ta première mission ?
– J’ai eu un peu chaud… Smoke vole plutôt bas ! Je n’ai pas l’habitude…
– Bas ? Tu appelles ça bas ? râle Chris. On n’est jamais descendus en dessous des 200 pieds !
– Tout compte fait, je me suis trompé sur Chris, lance Engelen à Wil avec un grand sourire, on pourra en faire quelque chose de bien !
………
Personne n’a plus jamais porté le sobriquet de “Baron” au sein de la Force Aérienne Belge. Le Typhoon exposé au Musée de l’Armée, section Air, à Bruxelles, est aux couleurs de l’avion qui a mitraillé le siège de la Gestapo.
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dado



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MessagePosté le: Sam Mar 12, 2016 22:35    Sujet du message: Répondre en citant

Il est toujours aussi passionnant de suivre les belges de la FTL, même quand c'est tragique. Le Baron va nous manquer en tout cas.
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solarien



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MessagePosté le: Sam Mar 12, 2016 22:54    Sujet du message: Répondre en citant

Par contre, fait passer ton pilote a gauche de la cathédrale d'Amiens, si il passe a droite de la cathédrale, il va plutot aller attaquer la gare de Beauvais ou de Paris.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Dim Mar 13, 2016 18:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je me suis repérer via Google Map...et cela me paraissait bon..pour trouver la gare de Amiens Nord (enfin, elle avait une autre nom à l'époque il me semble).
_________________
Horum omnium fortissimi sunt Belgae
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solarien



Inscrit le: 13 Mai 2014
Messages: 1815
Localisation: Picardie

MessagePosté le: Dim Mar 13, 2016 18:53    Sujet du message: Répondre en citant

C'est que je parle d'expérience, vus que je suis d'Amiens, après tout dépend du trajet que l'avion fait, mais si tu le fais venir de Calais, ou des environs, le mieux c'est de le faire passer à gauche de la Cathédrale, il arrive alors en bonne position pour mitrailler la gare.

Si tu les fais passer à droite, il doit tourner de 90° sur la gauche mais se retrouve alors quasi dans l'axe des voies.

Par contre, comme les anglais étaient très présent a Amiens en 14-18 et qu'ils doit surement y avoir quelque français spécialisé dans le transport en Angleterre, je pense qu'il conseillerais plutot de faire un raid sur la gare de Longueau, elle est plus importante que la gare d'Amiens, et vus la surface qu'occupe les voies, un petit raid de bombardier ou de chasseur lourd pourrait faire beaucoup de dégats.

Et pour info, quand un train part d'Amiens pour Lille ou Paris, il passe obligatoirement par Longueau, donc si il s'agit de bloquer les voies de communication Nord-Est Sud-Ouest, alors vaux mieux taper Longueau que Amiens.

Sans oublier que la gare de Longueau est un peu plus paumé (même aujourd'hui, elle est encore dans une zones boisées) alors que la gare d'Amiens est quasi en centre ville.
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Casus Frankie
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Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 12:25    Sujet du message: Répondre en citant

(En parallèle, en Méditerranée…)


3 Août
Entraînement
Région de Pescara
– Les journées d’entraînement, physique ou au tir, se succèdent à un rythme soutenu. Le 1er Commando sert aujourd’hui de plastron pour le 1er Para et le I/113. L’objectif du jour est Galliani.
– Si vous permettez mon Major, a demandé le capitaine ****, on va ouvrir la route. Mes hommes s’y entendent pour repérer les embuscades.
– D’accord, a répondu Blondeel, mais méfiez-vous des hommes de Danloy, ils savent parfois avoir l’esprit… tordu !
Chez les Commandos, c’est Adolphe Meny qui organise l’embuscade : « J’ai appris que les gars du 113e étaient les rois de l’embuscade. Alors on va les surprendre. On les laisse passer, on attend de voir si ils n’ont pas laissé quelqu’un en arrière-garde, puis on les suit avant que les Paras arrivent et on les attaque dans le dos. »
De fait, les hommes du 113e constatent d’abord qu’aucune embuscade ne leur est tendue, même dans des endroits très favorables, et commencent par penser que les Belges manquent d’habitude à ce jeu et continuent d’avancer. Quand les Commandos les attaquent, se jetant dans l’intervalle entre les Français et les Paras, le capitaine **** admet : « Je dois avouer que c’est du bon boulot… ». Il ajoute cependant aussitôt : « Mais on ne va pas se laisser faire ! ». En effet, ses hommes, bien entraînés, se forment en défense vers l’arrière sans se désunir et l’arrivée des Paras oblige les Commandos à décrocher.
Bilan de la journée, un match nul… et un respect mutuel bien gagné. « Ça ira, commente un des anciens du 113, on va pouvoir faire du bon boulot avec les Belges. Reste juste à savoir où ! ».


9 Août
Entraînement
Pescara
– Le colonel Charlier a reçu de nouvelles directives. Les commandos de Danloy vont participer à un exercice avec des membres d’une division blindée française tandis que les paras vont faire quelques sauts avec le Sqn 117.
– Mon cher Blondeel, vous allez pouvoir entretenir votre entraînement au saut. La RAF met à notre disposition les Dakota du Sqn 117 pendant quelques jours, et même une nuit. C’est valable aussi pour vos hommes, bien sûr, Capitaine, ajoute-t-il en s’adressant à l’officier du 113e. J’espère que vous n’aurez aucun blessé, on risque d’avoir bientôt besoin de tout notre monde !
Sur la base aérienne de Pescara, les parachutistes français et belges observent les allées et venues…
– Il y a quand même beaucoup de transports dans le coin, si c’est juste pour nos trois bataillons, vous ne trouvez pas ? commente le capitaine Freddy Limbosch.
– En effet, répond un Français. Et surtout beaucoup de planeurs, bien plus que pour votre bataillon de commandos. Et je ne nous vois pas attaquer Milan avec ça, pas vrai ?
– En effet. On nous cache des choses pour le moment, j’ai l’impression…
– Messieurs, coupe Blondeel, Le dispatch va nous briefer pour nos largages. On profitera du saut de nuit pour monter un assaut sur un village un peu au nord d’ici.


10 Août
Une odeur de poudre
Quartier Pont Saint-Esprit (Sfax)
– La Tancrémont ainsi que les 1er et 7e Ardennais viennent de rentrer d’un gros exercice. De Troyer consulte les différentes directives qui s’empilent sur son bureau : « C’est bien une chose qui ne changera jamais ! Les papiers qui s’accumulent quand on est en manœuvre… Heureusement, on ne me demande plus de justifier toutes les cartouches tirées, ni de certifier que les exercices se sont déroulés conformément au Manuel des Armées en Campagne. » Prenant son téléphone, il demande à son CEM de venir le voir.
………
– Mon colonel.
– Entre, Louis, et dis-moi ce que tu penses de ceci, dit De Troyer en tendant au CEM un document à l’en-tête de l’EM français.
– Remettre tout votre matériel en état, compléter vos stocks de fournitures, donner quelques jours de permissions au personnel avant le 20 août. Le tout Très Secret… J’ai l’impression que l’on ne va plus rester très longtemps ici !
– C’est ce que je pense aussi. Où en est la maintenance ?
– On remet en ordre et on répare la casse qu’il y a eu lors des derniers exercices.
– Que tout l’armement soit nettoyé et inspecté, y compris les armes lourdes. Et donne deux jours de permissions les 14 et 15 août, nous pourrions avoir besoin de l’aide de la Sainte Vierge ! Je vais contacter Lambert et Merckx pour voir s’ils ont reçu les mêmes directives.


16 Août
Entraînement
Région de Pescara
– Les hommes de Danloy sont intégrés à un exercice avec des blindés français. Ils servent d’infanterie d’accompagnement, avec des éléments de Dragons Portés du 521e RCC. Si les commandos sont impressionnés par les SAV-43, les Français sont surpris de la réactivité et de l’endurance des Belges. Quand ils découvrent qu’une partie des commandos ont déjà vu le feu, et sur la terre de France qui plus est (à Dieppe), c’est un concert de félicitations et de « Je m’en doutais, on voit bien que vous n’êtes pas des bleus ! ».
Meny profite d’une pause pour discuter avec un (très) jeune Adjudant des Dragons Portés : « En fait, vous êtes les anges gardiens des chars, c’est ça ? »
– Il y a de ça, mon Lieutenant. On s’occupe neutraliser l’infanterie adverse pour que les chars puissent percer plus facilement et on nettoie derrière eux ! Vous savez, nos chefs disent que si l’infanterie n’est rien sans les chars, l’inverse est aussi vrai. Mais vous, travailler avec des chars, ce n’est pas dans vos attributions.
– Non, nous c’est plus les frappes en pointe, et même en avant des pointes. Mais on risque bien, un de ces jours, d’attendre avec impatience votre arrivée et celle de vos chars.
Les hommes de Meny observent les blindés et s’amusent à noter leurs noms de baptême. Si l’on retrouve de classiques Berry au Bac, Athos, Ney ou Nice, Gigondas et Côte de Blaye sont très remarqués. L’un des blindés porte un nom bizarre, qui semble venu d’un autre théâtre d’opérations : La Mousson.
Au bout d’un moment, un commando plus observateur que les autres fait remarquer à Meny : « C’est drôle, mon Lieutenant, mais depuis le début de la semaine, les insignes sur les blindés ont été changés régulièrement, alors que je suis sûr que ce sont les mêmes engins ! On dirait qu’ils ne sont pas très sûrs de leur unité de rattachement… ou qu’on voudrait faire croire qu’il y a plusieurs régiments blindés au lieu d’un. »


17 Août
Une odeur de poudre
Quartier Pont Saint-Esprit (Sfax)
– Depuis deux jours, des consignes strictes ont été données aux sentinelles. Interdiction formelle de laisser sortir qui que ce soit, même les officiers. Au besoin, tir de sommation ! Les hommes de la Tancrémont et des Chasseurs Ardennais sont au secret.
A la Tancrémont, De Troyer a réuni ses chefs de corps et il a invité le général-major Lambert, du 7e Ardennais, et le colonel Merckx, du 1er Ardennais. Les trois unités viennent de recevoir des directives particulières pour les prochains jours. Le 7e Ardennais doit se rendre au port de Tunis le 19 pour s’entraîner à embarquer dans des LST – mais les hommes devront être chargés comme s’ils ne devaient plus revenir à Sfax. Le 20, ce sera au tour du 1er Ardennais.
– Je ne sais pas vous, colonel, lance Lambert à De Troyer, mais pour moi, ça ne peut signifier qu’une chose : nous allons bientôt quitter la terre d’Afrique pour ne plus y revenir.
– Je l’espère moi aussi, mon Général.


19 Août
Une odeur de poudre
Port de Tunis
– A la tête du 7e Ardennais, le général-major Lambert observe les manœuvres d’embarquement de ses hommes sur les LST. Les Chasseurs obéissent au doigt et à l’œil aux marins qui répètent : « En dernier doit embarquer ce qui doit en sortir en premier »…
Lambert ne peut s’empêcher de remarquer le très grand nombre de navires de débarquement dans le port. Et le fait que l’USAAF et l’Armée de l’Air patrouillent en force dans le secteur. Comme si on voulait empêcher qui que ce soit de voir quoi que ce soit.


21 Août
Entraînement
Pescara
– Les hommes de Danloy et le petit EM de Charlier sont rassemblés dans un hangar de la base où se trouve un drôle d’engin, un planeur type Horsa. Ils vont apprendre, sous les ordres des Britanniques, à embarquer dans ce moyen de transport silencieux… et à s’en extraire.
– Mon Colonel, soyons sérieux, proteste Danloy, vous voulez que l’on fasse croire à nos hommes qu’on va faire un posé d’assaut en planeur pour appuyer la 4e DI ?
– Patience Major, patience. Et puis, on ne vous demande pas de le leur faire croire. Seulement de le leur dire ! Ecoutons nos amis anglais.
– Gentlemen, comme vous devez le savoir, l’usage d’un planeur n’est pas libre de risque. Well, je sais, qu’est-ce qui n’est pas libre de risque depuis quatre ans… Le but de cette training est de vous apprendre à vous tenir convenablement au moment du landing et à sortir du planeur le plus vite possible et en bon état. Comme vous devez le savoir, contrairement aux parachutistes, on ne pourra pas faire de répétition avant l’opération. Donc une fois dans l’air, may God help you !
– Je suppose que c’est de l’humour britannique, grogne Danloy.
Tout à long de la journée, les hommes s’entraînent, répartis en groupes de 25 (la capacité du planeur) : « A mon ordre, tenez-vous – les hommes se prennent par les bras – Pieds en l’air… »
Dans un autre hangar, on s’entraîne à charger et décharger les Jeeps.
– Pour les radios, on va tâcher de trouver de quoi les arrimer et bien les protéger, ordonne Charlier. Je ne souhaite pas me retrouver sans moyen de transmission.
Les jours suivant, les paras feront encore un ou deux sauts d’entraînement, tandis que les commandos continueront à s’entraîner avec les planeurs.


24 Août
Une odeur de poudre
Pescara
– Charlier, Danloy, Blondeel et le capitaine **** se rendent, sur convocation, à l’EM français du secteur. La première chose qui les frappe en arrivant, c’est la sécurité autour du PC. Avant d’arriver dans le bon bureau, ils doivent présenter plusieurs fois leurs documents et laisser toutes leurs affaires personnelles dans une pièce à part.
– Messieurs, commence un colonel, ce que vous allez voir est classer TRES SECRET. Aucune note, les cartes ne sont pas marquées. Vous aurez bientôt le nom de l’objectif mais vous ne pourrez le divulguer que la veille de l’opération. Il va de soi que rien de ce qui va être dit ici ne devra filtrer à l’extérieur.
– Voici le général Geille, commandant la partie aéroportée de l’opération… de l’Opération.
– Messieurs, votre mission sera de vous saisir et de tenir un secteur en arrière des lignes allemandes pour empêcher le passage de renforts ennemis. Ce secteur, c’est celui-ci, dit le général en désignant une petite ville sans nom sur la carte muette. Pourtant, un éclair passe dans les yeux du capitaine ****, tandis que les Belges ne peuvent s’empêcher de sourire.
– D’ici quelques jours, vous disposerez des lieux de largages et de posé. On vous fournira aussi quelques maquettes. Vous et vos hommes devrez tout apprendre par cœur. Comme vous le voyez, cette zone est un important nœud routier.
– Et nous devrons bloquer les trois routes qui partent vers le sud, intervient le capitaine **** d’un ton enjoué.
– C’est bien cela.
– Combien de temps devrons-nous tenir le secteur ? interroge Charlier.
– Vous devrez tenir jusqu’à ce que les mécanisés vous relèvent, répond le général sans plus de précision. Si vous avez du temps de reste, vous tâcherez aussi de mettre le bordel derrière les lignes ennemies. Aurez-vous besoin de matériels particuliers ?
– Des bazookas supplémentaires avec des munitions en suffisance, lance Blondeel.
– On vous les fournira. Rien d’autre ?… Bien, je vous rappelle que ce que vous venez de voir est frappé du sceau TRES SECRET.
En sortant, les quatre hommes sont silencieux. Charlier à encore les paroles du général Geille en tête : « Vous devrez tenir jusqu’à ce que les mécanisés vous relèvent… ».
………
Tunis – Au même moment, plusieurs chefs de grandes Unités devant combattre très bientôt sont réunis dans une grande salle. Après les présentations d’usage, une grande carte murale est dévoilée : « Messieurs, voici votre zone d’attaque. Chaque Unité recevra son secteur et ses objectifs précisément et de manière individuelle. Tout ce que vous voyez ici, bien sûr, ne doit pas sortir de cette salle pour encore… quelque temps. »
– Enfin ! murmure simplement le général-major Lambert.





26 Août
Entraînement
Port de Tunis
– Le I/2 Cy et le I/2 L ont embarqué à bord de trois LST tandis que les fantassins du I/13 Li ont embarqués dans 2 LCI. Avec tous leurs paquetages et le gilet de sauvetage en plus. Les officiers reçoivent les dernières directives des marins : « Ce sera un exercice de grand style, en conditions réelles. Vous aurez droit à un appui exceptionnel ; vous le découvrirez au large. »
………
Sur la passerelle d’un des LST, De Troyer observe de grands bâtiments qui approchent des navires amphibies : « Commandant, c’est notre appui exceptionnel ? »
– Exactement. Les USS Texas et Arkansas !
– Ils n’ont plus l’air de première jeunesse, si je puis me permettre, remarque de Troyer.
– Certes mon colonel, mais leurs canons sont encore parfaitement efficaces, nous sommes soigneux dans la marine !
Alors que les amphibies se dirigent vers une plage déserte du côté d’Hammamet, les deux cuirassés américains pointent leurs lourdes pièces vers la terre et soudain, l’enfer se déchaîne ! Les fantassins, serrés dans les LCI, ont l’impression que des trains passent au-dessus du navire tant le vacarme des obus de 12 et 14 pouces est assourdissant.
– Ils ne vont tirer que deux bordées chacun, c’est pour vous habituer au bruit ! déclare le commandant du LST.
– Je ne voudrais pas me retrouver en face, murmure De Troyer.
La mise à terre se déroule à peu près bien, les chars devant juste éviter les cratères laissés par les obus des cuirassés.


27 Août
Une odeur de poudre
Pescara
– Les hommes du groupement Charlier sont maintenant logés sur la base aérienne, avec interdiction absolue de sortir. La seule exception vaut pour Charlier et les trois chefs de bataillon, lorsqu’ils sont convoqués au PC français.
En fin de journée, plusieurs GMC français escortés par des gendarmes arrivent au PC de Charlier : « Lieutenant-colonel Charlier ? Nous avons une livraison pour vous. De la part du général Geille. »
Il s’agit de maquettes qui sont disposées dans un hangar bien gardé, à l’abri des regards. Charlier, Blondeel, Danloy et le capitaine **** les examinent – rien d’évident, les maquettes montrent la topographie de la zone d’opération, mais elles ne sont pas encore marquées.
– Ça te dit quelque chose ? demande Danloy au commandant du I/113.
– Pas vraiment, ça pourrait-être n’importe où…
– Allons messieurs, interrompt Charlier, trêve de supputations, étudions notre futur terrain de jeu !
– A mon avis, remarque Blondeel, voilà votre zone d’atterrissage mon cher Georges…c’est une vaste zone dégagée et relativement près du bourg. De notre côté, nous serons plutôt largués dans le nord de la zone, pour tout verrouiller directement…
– Pensez-vous que l’on va y trouver une garnison ? demande Charlier.
– J’en doute, répond le capitaine du 113e. Ce n’est pas assez grand pour y stationner des troupes en permanence.
– Très bien, voici comment on procèdera. Les paras, une fois au sol, vous prendrez position ici, ici et ici. Les commandos, dans un premier temps vous sécurisez la ville. Une fois que c’est fait, vous installez un bouchon à cet endroit, comme ça on aura une défense dans toutes les directions. Si les Boches ne réagissent pas tout de suite, on enverra des gars faire quelques recos sur les différents axes… et si on sait, on foutra un peu le bordel, comme a dit le général Geille !


29 Août
Une odeur de poudre
Quartier Pont-Saint-Esprit (Sfax)
– Les véhicules belges sont alignés en colonne, prêts à faire mouvement. Les exercices sont maintenant terminés. Le dernier a fortement impressionné les hommes – le tonnerre des canons des cuirassés les a replongés dans l’ambiance du combat. La Tancrémont a reçu sa pleine dotation en munitions – au port, il n’y aura plus qu’à embarquer. Bientôt, il ne restera sur place que les hommes des unités de réserve (VI/2 Gr, III/13 Li et l’équivalent d’un escadron pour les Troupes Blindées). Ces derniers regardent avec envie leurs camarades qui se préparent.
A l’EM de la Brigade, on fait du rangement. Tous les dossiers ont été envoyés vers l’EM du FBM.
– Je suis surpris, remarque Legrand, nos hommes ne semblent pas plus nerveux que ça.
– Ils sont loin de chez eux depuis plus de trois ans. Ils ont fait les campagnes de Sicile et d’Italie et je pense qu’ils relativisent beaucoup. Mais plus nous approcherons de la Belgique, plus la nervosité grandira ! Pour le moment, ils se disent qu’on en est encore loin, répond De Troyer.


30 Août
Une odeur de poudre
Pescara
– Les cadres du groupement Charlier sont rassemblés autour des différentes maquettes. Les chefs de bataillon donnent quelques explications sur la conduite de la bataille, sans trop entrer dans les détails… car il manque toujours les noms sur les maquettes !
– Ça ne ressemble pas beaucoup à l’Italie du Nord, remarque un adjudant-chef du I/113.
– Ni à un paysage des Balkans. Le gros bâtiment, là c’est bien une église catholique, non ?
– En Croatie, ils sont catholiques… Mais qu’est-ce qu’on irait faire en Croatie ?
– Alors, il n’y a plus qu’une possibilité, lance un sergent du 1er Paras, sans aller plus loin.
– Ce serait trop beau, grogne l’adjudant-chef.
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 15:35    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
avec des éléments de Dragons Portés du 521e RCC

Voir les annexes consacrées à l'armée français et à l'ABC en particulier. À partir de 1942, les DB françaises sont constituées de 2 brigades avec chacune 2 bataillons blindés, 2 de dragons portés, etc. Il ne faut plus parler des RCC.
Il faut donc écrire ici "avec des éléments de Dragons Portés de la brigade XXX" (je ne sais plus lesquelles sont en Italie à cette date.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 15:40    Sujet du message: Répondre en citant

Sauf erreur de ma part (Pat ?), il s'agit en fait d'éléments de la division Leclerc, qui se trouvent là pour une opération de déception.
Donc cela peut-être des éléments de la brigade Dodart des Loges.
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 16:16    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Sauf erreur de ma part (Pat ?), il s'agit en fait d'éléments de la division Leclerc, qui se trouvent là pour une opération de déception.
Donc cela peut-être des éléments de la brigade Dodart des Loges.


Le départ de la 2e DB pour l'Angleterre est envisagé pour quelle période ?
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 16:21    Sujet du message: Répondre en citant

Ca commence vraiment à sentir le débarquement à plein nez! On peut espérer la publication du récit du D-Day pour une date proche? Ou ce n'est pas pour tout de suite et on doit ronger notre frein?
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Non, non, ce sera le Jour-J ! Le J-Day !
Laissons le D-Day aux anglophones d'Overlord ! Smile
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Andrew



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 17:44    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Non, non, ce sera le Jour-J ! Le J-Day !
Laissons le D-Day aux anglophones d'Overlord ! Smile


Dans l'US Army,le J-Day désigne un assaut d'infanterie sur la terre ferme (par exemple pour aller prendre la tranchée d'en face ou un village) et non un assaut sur les côtes,ce sera donc D-Day pour les anglophones même pour Dragoon.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

"J" pour quel mot, Andrew ?
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patzekiller



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 17:59    Sujet du message: Répondre en citant

dans ce coloriage on parle du RCC ou des dragons portés en relation avec un certain adjudant, ou un jeune lieutenant de char...
alors, oui, il s'agit peut etre de la brigade truc ou machin (que ne mentionne pas d'ailleurs le fichier excel que j'ai en ma possession) mais pour la comprehension du lecteur et la clarté de l'allusion il est plus simple dans ce cas précis ( qq éléments, pour une manœuvre et qq aller retour, dans le cadre comme le dit franck de l'opération zepelin) de garder dans le texte les termes de RCC ou de dragons portés

enfin, un détail qui a son importance, pour un récit à la 1ere personne, celui qui parle parlera d'abord de son unité, ensuite seulement de sa division, et enfin de sa brigade. à titre perso, mon propre grand pere était d'abord du 12e cuir ou de la 2e DB, quant au Groupement Dio, il n'en parlait quasiment jamais.
dans la chrono, l'auteur parlera de la brigade puis des ses composantes, dans le coloriage ce sera le contraire

ps : pour mieux comprendre les allusions relire les coloriages jacques lelong
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Andrew



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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2016 18:17    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
"J" pour quel mot, Andrew ?


Cela vient de Joint Land Operations.

Et normalement pour un assaut de par la mer c'est L-Day, L pour Landing mais D-Day fut utilisé pour d'autres raisons notamment de propagande.
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