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Octobre 1943 - Asie-Pacifique
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 14:58    Sujet du message: Répondre en citant

on est en octobre 43 et il est donné l'ob aeriend'epervier au 10/10/42
il doit y avoir un bug qq part
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 15:07    Sujet du message: Répondre en citant

Juste une faute de frappe !
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Casus Frankie

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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 16:36    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Casus Frankie a écrit:
JBPWeb : Oui, sans doute, Monseigneur… Sauf que, bien sûr, nous "traduisons" ici du siamois… Wink


Bien sur. Quoique traduire serait difficile, les titres protocolaires siamois étant d'une complexité déconcertante. Pour autant que je sache, le concept de régent (du roi mineur) se marque dans le titre royal de celui (de celle) qui exerce la régence par l'ajout du suffixe 'Nat', qui signifie protection, a son titre royal. Je n'ai par contre aucune idée du titre octroyé a Pridi Banomyong, regent OTL, qui n'était nullement membre de la famille royale. Peut-Être la meme chose, ou quelque chose de similaire (un peu come le 'Lord Protector' d'Oliver Cromwell).

Puisque nous écrivons en français, j'avais supposé que le protocole royal français (ou plus largement européen) reproduirait bien la nature royale de la charge, meme quand le récipiendaire n'est pas de sang royal.

Mais c'est un detail sans importance. Wink


Sting ne venant plus sur le forum, nous ne pouvons plus le lui demander Crying or Very sad
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Imberator



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 18:00    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Sting ne venant plus sur le forum, nous ne pouvons plus le lui demander

C'est vrai que son expertise comme ses opinions bien tranchées nous manquent.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 20:08    Sujet du message: Répondre en citant

si les auteurs des textes veulent bien m'envoyer des infos sur le théatre CBI je pourrais peut être faire quequ'chose pour les coloriages de la Force Publique....
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 20:16    Sujet du message: Répondre en citant

CBI ?
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
si les auteurs des textes veulent bien m'envoyer des infos sur le théatre CBI je pourrais peut être faire quequ'chose pour les coloriages de la Force Publique....

ben on a déjà eu des coloriages, non? Wink
l'odyssée des belges en thailande est assez truculente.

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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 20:27    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
Wil the Coyote a écrit:
si les auteurs des textes veulent bien m'envoyer des infos sur le théatre CBI je pourrais peut être faire quequ'chose pour les coloriages de la Force Publique....

ben on a déjà eu des coloriages, non? Wink
l'odyssée des belges en thailande est assez truculente.

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Comme vous voulez..... Sad Sad snif snif
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 20:52    Sujet du message: Répondre en citant

Si tu vois quelque chose à ajouter, tu peux faire signe, mais vraiment, c'est déjà bien garni.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 21:05    Sujet du message: Répondre en citant

ok pas de soucis...je vais continuer à m'atteler au théâtre européen
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2016 10:44    Sujet du message: Répondre en citant

10 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tiger

Toute la journée, la 5e DI britannique termine les opérations de nettoyage du massif du Thaton et se prépare à franchir la Salween. Face à elle, les éléments de la 71e Division japonaise qui se sont concentrés les jours précédents font mouvement à la nuit pour occuper des positions dans le secteur de Moulmein.
Pendant ce temps, sur la gauche de la 5e DI britannique, les 14e et 8e Divisions Indiennes affrontent les 9e et 12e Divisions japonaises, mais elles subissent des pertes notables pour un gain de quelques kilomètres seulement.
Plus au nord, de nouveaux éléments de la 9e Armoured Brigade ont passé la Salween pendant la nuit, cette fois sur l’aile gauche de la 8e Division Indienne. Le Wiltshire Yeomanry et le Warwickshire Yeomanry vont appuyer une offensive de la 19e Division indienne à la jonction des 12e et 55e Divisions japonaises. L’attaque réussit et permet la création d’une tête de pont en aval de Kyondoe.
Enfin, à l’extrême nord du front, la 3e West African Brigade parvient à une vingtaine de kilomètres au nord de Mae Sot et Myawaddy, les deux villes frontalières de la dernière route par où transite le ravitaillement japonais venant de Thaïlande.

Opération Tigertooth
La journée se passe sans problème notable pour la 77e Brigade. Au sud, les Thaïlandais ont été très impressionnés par leurs pertes de la veille, que les P-38 qui patrouillent toute la journée leur rappellent douloureusement. Ils se contentent d’occuper Tha Kha-nun, ce que l’officier thaï commandant le secteur rapportera à Bangkok comme une grande victoire de ses troupes. En fait, la colonne A, comme prévu, a simplement décroché pour repasser en tête du dispositif. En fin de soirée, c’est elle qui fera la jonction avec les Gurkhas parachutistes au col des Trois Pagodes.
Le Lt-général Yoshio Kozuki, qui commande la 71e Division japonaise, a justement décidé d’envoyer un bataillon supplémentaire dans ce secteur. Ce bataillon devra rallier les troupes durement étrillées la veille sur la rivière Kwai et s’installer en bouchon en attendant des renforts – mais les consignes de l’état-major sont de garder malgré tout un minimum de troupes sur le littoral. Le général repense à ces éléments anglais arrivés au début du mois par planeur, qui ont traversé la frontière et s’étaient dans un premier temps littéralement évanouis. Contraint par ses ordres de faire face à la possibilité d’un débarquement, il ne les a pas poursuivis… Le général sait bien qu’il n’a pas vraiment commis de faute, mais il sait aussi qu’il a perdu son honneur et qu’il n’a pas les moyens de le reconquérir.

La Thaïlande… se rééquilibre
Bangkok, 10h00
– Le Premier ministre Phibun reçoit le chargé d’affaire des Etats-Unis. Washington a en effet conservé une ambassade à Bangkok, car les Américains ne sont pas officiellement en guerre avec la Thaïlande ! Leurs B-24 se contentent (en théorie…), de bombarder des troupes japonaises sur le territoire thaïlandais. Au demeurant, le gouvernement thaï a toujours considéré officiellement qu’il ne s’agissait pas de B-24 américains, mais d’avions français, ou peut-être chinois… Phibun exprime donc au représentant américain les « regrets » de la Thaïlande pour les « malentendus » qui ont pu « altérer ses relations » avec les Etats-Unis et leurs alliés. Bien que, c’est évident, il n’y soit personnellement pour rien, il n’hésite pas à assumer avec courage la responsabilité de cet « incident consternant ».
En poste depuis de longues années en Asie, son interlocuteur réussit à ne pas tomber de son fauteuil de surprise. Il se contente de hocher la tête avec approbation et de remercier Phibun pour avoir « enfin réussi à dissiper une pénible et réciproque incompréhension ». Après quelques propos réconfortants de circonstance, il se précipite à l’ambassade pour envoyer de toute urgence un long message chiffré à Washington.
15h00 – Ayant donc clarifié la position de la Thaïlande auprès du chargé d’affaires américain, Phibun se rend à nouveau au Palais royal et présente à Monseigneur le Régent ses excuses et sa démission. En effet, exposera en substance l’historiographie du Royaume, « bien qu’il n’eût aucune responsabilité dans le déclenchement des problèmes de relations internationales qui duraient depuis deux ans, l’erreur d’un de ses subordonnés rendait trop difficile la poursuite de sa mission de Premier ministre ».
Les visions oniriques du Patriarche ont, comme de juste, exprimé la vérité profonde ; il était de bon aloi d’en déduire la voie à suivre. C’est pourquoi Phibun cède la place « de son plein gré, pour le plus grand bien du royaume ». Il suggère même respectueusement, pour le remplacer, un ministre, membre de la famille royale (c’est l’un des cinquante-quatre enfants de Rama V) : Paribatra Sukhumbhand, prince de Nakhon Sawan.

Campagne d’Indochine
Hanoi, 01h00
– Des explosions de faible puissance viennent troubler la surface du Grand Lac. Puis une déflagration bien plus puissante suivie du crépitement d’un incendie tire le personnel de l’hydrobase de son sommeil. Les projecteurs fouillent la pénombre, mais les indésirables sont déjà repartis.
Deux camions brûlent encore et les murs du Cercle Nautique sont constellés d’éclats, mais il n’y a que quelques blessés. Le GB “Louvre” vient de rappeler aux marins nippons que le jeu du harcèlement nocturne pouvait se jouer à deux.

Dien-Bien-Phu, 07h00 – Un message attendu avec impatience semble redonner quelques couleurs à Devèze et à Scott. Le colonel Leboutte leur indique que, si l’Escadron 340 doit assurer l’escorter des Lodestar et la couverture de la base belge en territoire chinois, si le 342 est en cours de rééquipement, les Anglais sont d’accord pour autoriser les Escadrons 341 et 343, basés en Chine et respectivement équipés de Mustang I et de Mitchell, à lancer des missions de soutien aux troupes alliées engagées au Laos. En cas de nécessité, les forces britanniques et chinoises garderont la priorité dans l’affectation des missions.
Malheureusement, l’efficacité des Night Battle de l’Escadron 345 les rend trop précieux sur le front birman (au grand dam du major Greindl). Cependant, les Anglais offrent de participer au soutien des troupes engagées au Laos en organisant des raids nocturnes de Wellington et même de Halifax par dessus la Thaïlande.

Aux abords sud de Hanoi (Tonkin) – Le convoi de véhicules avance sous la protection d’un tank Type 89B I-Go, dont les 12 tonnes font vibrer la digue sur laquelle passait la route. En contrebas, dans la rizière, des soldats japonais avancent en tiroir. Ils sont armés de fusils, de quelques FM Type 96 et de lance-grenades Type 89 (1).
Ici et là, les champs de riz font place à de petits villages ou à des bosquets. Dans ce paysage assez plat, ce sont les seuls lieux que les rebelles puissent occuper avec quelque chance de les défendre. Aussi, les soldats du Mikado ne sont pas surpris par les tirs qui tracent dans la boue des traînées d’impacts. Alors que les soldats se replient derrière la plus proche digue, le char s’immobilise et tourne sa tourelle en direction des tirs. Il tressaute, un peu de fumée sort du canon et un instant plus tard, un premier projectile s’abat parmi les arbres.
Tandis que la première ligne japonaise ouvre le feu, des soldats contournent le point de résistance pour se rabattre sur les côtés. Épaulés par les armes collectives, les fantassins entrent au petit trot dans les forêts. Quelques rafales couchent des hommes, mais une salve des mortiers légers impose le silence. C’est en zigzagant dans la boue que les Nippons poursuivent leur avance.
Sur la digue, les officiers braquent leurs jumelles en vain, les sous-bois sont trop épais. L’un d’eux tend quand même le bras pour désigner un groupe ennemi qui retraite en tiraillant. A nouveau, la tourelle du char pivote avant d’expédier un nouvel obus dans leur direction. C’en est trop pour les Viêts qui se débandent.
Le chef de char, un jeune lieutenant, tire une cigarette du paquet qu’il porte dans sa poche de poitrine. Tandis qu’il l’allume, ses yeux se portent sur une borne de pierre au bord de la route : “Hanoi, 11 km”. Dans un tremblement de métal, le tank reprend sa route. Il reste encore du chemin à parcourir.

Sur le Mékong, au Laos, vers 09h30 – La veille encore, le petit convoi fluvial de la 56e Division avait profité du répit inespéré offert par des nuages bas qui s’ajoutaient aux bancs de brouillard serpentant sur le Mékong. L’aviation alliée ne s’était pas montrée. En contrepartie de cette protection naturelle, les bateaux avaient dû ralentir. L’arrivée à Vientiane était repoussée d’autant.
Dès l’aube du 10, avec les premiers rayons du soleil, le ciel s’est dégagé en partie. Mauvaise nouvelle…
09h45 – La radio crépite, indiquant que des avions ennemis ont accroché la colonne longeant la berge est. Sur le bateau amiral, le major Tomiya regarde sa montre. Ce n’est que le début de la journée, ses hommes et lui risquent fort d’être les suivants.
10h00 – Un trio de B-25 couverts par quatre P-51 repère le cortège. Ces appareils ont déjà attaqué la colonne terrestre quinze minutes plus tôt, en réponse aux demandes inquiètes des unités franco-laotiennes. Vu la situation au Tonkin, c’est le seul geste que peut faire la base Epervier. Tandis que les P-51 restent en altitude, les bimoteurs plongent...
« On rentrait d’une mission d’interdiction sur les routes menant à Vientiane. Les copains au sol ont signalé que, sur le fleuve, un groupe de petits bateaux se dirigeait vers l’ouest, donc vers Vientiane. Comme ça ne pouvait pas être des gars de chez nous, il fallait faire quelque chose. Evidemment, il ne restait pas grand-chose dans les casiers, au mieux de quoi faire une passe. Nous avons foncé en radada pour secouer les Japs tandis que nos anges gardiens ouvraient l’œil.
Mon premier obus de 75 a transformé un sampan en cure-dents. Je commençais à savoir manier cet engin ! Mes deux ailiers se sont partagé un autre bateau. La DCA était faible, elle ne nous a pas vraiment gênés, à part quelques impacts de 7,7 sans gravité.
J’ai aperçu une sorte de péniche à moteur et je me suis approché pour tirer mes derniers obus. Une fois la péniche bien dans mon viseur, j’ai appuyé sur le bouton de tir mais je n’ai obtenu qu’un piteux bruit de casserole, le 75 mm venait de s’enrayer ! C’était em… bêtant, mais j’étais lancé, alors j’ai arrosé la péniche avec ce qui me restait de munitions dans les Browning. J’ai vu plusieurs hommes se jeter à l’eau pendant que mes rafales faisaient voler des débris en tout sens.
Ne voulant pas prendre de risques inutiles en essayant de désenrayer mon 75 et voyant que l’essence baissait, nous avons pris le cap retour. Comme nous avions constaté l’absence de la chasse ennemie, les Mustang ont fait une passe avant de nous suivre. »
(Rapport du lieutenant Castillac, GB III/62)
Sur le fleuve où les bateaux se sont égaillés en tous sens, les hommes tentent fébrilement de colmater les voies d’eau et d’éteindre les incendies provoqués par les tirs alliés.
13h00 – Le convoi reprend sa route, non sans craindre une nouvelle attaque. Une demi-heure plus tard, un appareil isolé est aperçu, longeant la rive ouest à basse altitude. Il est vite identifié comme un Ki-36 “Ida” de la RTAF, mais son absence de réponse à la radio, ainsi que son refus visible de franchir le fleuve lui vaut quelques invectives, dont « misérable lâche » est la plus sympathique.

Nong Khai (Laos), 14h00 – Neuf Mitchell de l’Escadron 343 et douze Mustang I du 341 arrivent à basse altitude sur la ville, prenant les Thaïlandais au dépourvu. C’est la première action offensive des Belges sur ce théâtre. Les Mitchell foncent directement sur l’aérodrome. Six des Mustang vont chasser les embarcations sur le Mékong pendant que les six autres gardent un œil attentif sur tout le secteur pour prévenir toute velléité d'intervention de la RTAF.
Le terrain et ses installations sont à nouveau touchés ; deux Ki-36 “Ida” de coopération sont détruits au sol. Sur le Mékong, les Mustang pourchassent les sampans et péniches qui assurent le ravitaillement de la garnison de Vientiane. Leurs tirs font sauter un stock d’obus de 75 mm en cours de déchargement, dévastant les appontements et détruisant de nombreux approvisionnements, mais le dernier des attaquants, déséquilibré par le souffle de l’explosion, percute les eaux du fleuve. Quatre Ki-43 “Oscar” parviennent alors à s’envoler, mais l'un des leurs est abattu et les trois autres s’enfuient.
Une fois les avions alliés partis, les Thaïs font un bilan désolé des dégâts. La piste d’envol est à nouveau hors service. Surtout, les bombes ont détruit une bonne partie des locaux et du matériel destiné à l’entretien et aux réparations. Sur les quais, l’inquiétude est tout aussi grande. L’état des appontements rend problématiques les opérations de transbordement du matériel à destination de Vientiane. La situation est aggravée par la perte de nombreuses embarcations qui reposent maintenant au fond du fleuve avec leur chargement.
………
Pendant ce temps, quatre des P-51 sur le chemin du retour tombent sur le convoi du Mékong assailli le matin même par les Français. Hommes et embarcations sont à nouveau arrosés de balles de 12,7 mm. Après une seule passe, les appareils repartent. Ils ont cependant incendié un autre sampan. Au total, les pertes du convoi pour la journée ont été sévères. Sur le “navire amiral”, les balles ont haché les caisses de vivres, mais elles ont épargné les munitions dans la cale.

Aérodrome d’Hanoi, 17h00 – Les clichés rapportés par les reconnaissances du jour ne réjouissent personne au QG du 3e Hikodan. En effet, trois quadrimoteurs au moins semblent installés sur des aires de stationnement de Tuan Giao.
En réalité, il s’agit de trois bombardiers endommagés ou victimes d’une panne, posés là en urgence après un raid effectué la veille sur Bangkok. Mais les officiers nippons en déduisent que l’ancienne base de l’Armée japonaise sert à présent au déploiement de bombardiers lourds. Face à cette menace supposée, ils décident de réagir énergiquement… Ou du moins, aussi énergiquement que possible.

Guerre sino-japonaise
Opération Zhulin
Wuhan (Hubei)
– C’est à Wuchang, district de Wuhan situé sur la rive est du Yangzi, que la révolution qui avait renversé la dernière dynastie impériale et instauré à sa place la République de Chine avait été déclenchée, presque par accident, le 10 octobre 1911. Une mutinerie de la garnison locale, acquise aux idées révolutionnaires, avait entraîné une insurrection dans la ville avant de gagner toute la province puis, en quelques semaines, l’ensemble du pays. Le régime nationaliste de Tchang Kai-chek se réclamant de cet événement fondateur comparable au 14 juillet 1789 en France, la Résistance chinoise à Wuchang a décidé de profiter de la situation insurrectionnelle provoquée par la répression aveugle des Japonais, depuis une vingtaine de jours, pour tenter de provoquer un soulèvement général de la population. Depuis plusieurs semaines, des armes parachutées dans les maquis environnants ou acheminées par les réseaux clandestins de la Bande Verte ont été rassemblées dans les planques des Partisans à travers la ville. La nouvelle du soulèvement de Hanoi n’a fait que renforcer la conviction des Résistants chinois : le moment est venu de montrer aux Japonais que, déjà obligés de concéder le contrôle des campagnes aux partisans, ils ne tiennent pas davantage les villes.
Le signal du soulèvement devait être donné par la détonation d’une bombe de forte puissance aux portes de la caserne, mais les Japonais, rendus méfiants par la récente recrudescence des attentats nationalistes, ont interdit à la circulation les rues avoisinantes, et l’équipe chargée de l’opération – entièrement féminine pour moins attirer les soupçons – est contrainte de se rabattre sur une cible de rechange, le bureau de poste et télégraphie. Par malchance, en passant devant le Palais de Justice, les femmes qui tirent la lourde carriole sont interpelées par une patrouille japonaise. On ne saura jamais si les soldats trouvaient quelque chose de louche à la carriole ou s’ils voulaient simplement “s’amuser” avec des Chinoises, consentantes ou non, car l’artificière du groupe décide de mettre à feu l’engin infernal en pleine rue. La patrouille, les résistantes et des dizaines de passants sont tués par l’explosion, qui endommage également le Palais de Justice. La déflagration est entendue dans tout Wuchang et jusqu’à Hanyang et Hankou, districts de Wuhan situés sur la rive opposée du Yangzi.
Aussitôt, de nombreuses fusillades éclatent. Partout, les soldats japonais sont pris pour cibles par des tireurs embusqués. Très vite, les échanges de coups de feu sont ponctués de lancers de grenades et de tirs de mortier. Prévenus à l’avance grâce aux contacts officieux entre les services de renseignements nationalistes et le crime organisé, les sociétés secrètes se joignent au combat – leurs hommes ne sont pas les plus mal armés, ayant bénéficié d’une partie de la manne américaine grâce aux bons offices de Dai Li. Spontanément, des civils s’arment qui d’un sabre, qui d’un guandao ancestral sorti du grenier, et descendent dans les rues. Bientôt, une foule rageuse, plus ou moins encadrée par des Résistants et des membres des triades, se lance à l’assaut des différents bâtiments réquisitionnés par les Japonais, mais ceux-ci répliquent par des tirs d’armes automatiques qui font des centaines de victimes. A la tombée de la nuit, les quartiers est et nord de la ville sont encore fermement tenus par l’occupant, tandis que les rues sont jonchées de cadavres.
De l’autre côté du fleuve, la 116e Division japonaise débarque dans la nuit. Depuis le “Bund” de Hankou, réplique en réduction de celui de Shanghai qui longe le quartier des anciennes concessions étrangères, les soldats japonais peuvent voir, de l’autre côté du fleuve, les incendies allumés par les combats qui font rougeoyer le ciel.



Note
1- Les soldats américains les appellent à tort knee-mortars. Ceux qui ont essayé de tirer avec un de ces engins en le posant sur leur cuisse se sont brisé la jambe.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2016 12:07    Sujet du message: Répondre en citant

Les belges ne pourraient-ils pas aussi profiter du rajout d'un 75 dans leurs B25?
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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2016 13:31    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La Thaïlande… se rééquilibre
Bangkok, 10h00 – Le Premier ministre Phibun reçoit le chargé d’affaire des Etats-Unis. Washington a en effet conservé une ambassade à Bangkok, car les Américains ne sont pas officiellement en guerre avec la Thaïlande ! Leurs B-24 se contentent (en théorie…), de bombarder des troupes japonaises sur le territoire thaïlandais.


Ca rapelle les bombardements sur le Cambodge en 1970, qui n'avaient pas lieu officiellement (les pilotes falsifié leur rapports de mission)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2016 13:35    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Les belges ne pourraient-ils pas aussi profiter du rajout d'un 75 dans leurs B25?


Ce truc ne s'installe pas comme un lance-pierre ! Wink
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MessagePosté le: Mar Aoû 16, 2016 15:32    Sujet du message: Répondre en citant

Au besoin, la 62eme EB peut preter en "évaluation opérationelle" un ou deux B-25G à la CAFP.
Puis devant les résultats obtenus, demander quelques"Mitchell-canon" supplémentaires...

Si tout le monde est d'accord, je peux voir pour l'ajouter dans la chrono... Wink
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