Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Octobre 1943 - Asie-Pacifique
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, ... 15, 16, 17  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Asie-Pacifique
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Wardog1



Inscrit le: 29 Aoû 2015
Messages: 606
Localisation: Puy de Dome,France

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 20:15    Sujet du message: Répondre en citant

Petite question au sujet des thaïlandais, verrons nous un basculement à l’italienne de la Thaïlande avant la fin de la guerre, ou restera elle allié du japon jusque au bout?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11148
Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 20:31    Sujet du message: Répondre en citant

Higgins : C'est bien possible.

Gilliaert : il me semble qu'il n'est encore que major-G.

Thaïlande : lisez la suite…
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 7608

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 20:33    Sujet du message: Répondre en citant

Finen a écrit:
solarien a écrit:
D'ailleurs, OTL, quand les représentants du gouvernement français sont arrivés en Indochine en 1945-1946, un accord fut passé avec Ho Chi Minh pour que a terme le Viet Nam devienne un état indépendant mais allié économique de la France.
Des colons et quelques hommes politiques ont fait échouer cela.

FTL, le gouvernement a compris qu'il ne pouvait plus contrôler autant de territoire, mais qu'en passant des accord économique, politique et militaires, il pouvait continuer a avoir une "emprise" sur les pays nouvellement formés.


C'est l'accord mené par Le général Leclerc et dénoncé par les faucons, d'Argenlieu en tête sur le terrain, et par ceux qui, à Paris, voulaient redorer le blason de la république sur le dos des "maquisards" vietnamiens

Toute l'affaire est ici: http://www.anai-asso.org/NET/document/le_temps_de_la_guerre/la_guerre_dindochine/leclerc_en_indochine/index.htm



Effectivement, c'est de ça dont je me suis inspiré.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
pcfd



Inscrit le: 18 Juil 2012
Messages: 148
Localisation: castres

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 21:31    Sujet du message: Répondre en citant

il me semblait pourtant qu'Higgins était officier et qu'il préparait des tables de tir à Singapour avec un officier de marine
_________________
Respectez toutes les religions au combat; ne prenez aucun risque quant à votre destination si vous êtes tué.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11148
Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 21:41    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, alors, Higgins est un nom répandu Wink
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Merlock



Inscrit le: 19 Oct 2006
Messages: 1361

MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 22:16    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Bon, alors, Higgins est un nom répandu Wink


Surtout quand ont sait à quel point M. Higgins-père était actif à perpétuer le nom familial... Mr. Green
_________________
"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
patzekiller



Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 3617
Localisation: I'am back

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 07:39    Sujet du message: Répondre en citant

pcfd a écrit:
il me semblait pourtant qu'Higgins était officier et qu'il préparait des tables de tir à Singapour avec un officier de marine


ben, on est en ftl mais c'est pas incompatible Laughing
il a été officier, mais à quel moment de la guerre?
il été à Singapour, oui en 41, mai après?
il préparait des tables de tir avec un off de marine... ben, il a peut être été détaché de s division auprès de cet officier de marine pour préparer les tables pour les tirs vers l'intérieur des terres justement
quant à sa position sur le front et son récit : s'il fait encore partie de l'artillerie ça montre au mieux qu'il est observateur avancé, au pire le degré de difficulté dans laquelle son unité est au moment de la contre attaque japonaise.
on est en ftl, le champs des possibles est ouvert Wink

[MODE BLOG ON]
bon, il est 7h40, j'ai fini de faire débarquer les rangers et la big red one. maintenant c'est au tour de la 7th : il faut que j'y retourne...
[MODE BLOG OFF]
_________________
www.strategikon.info
www.frogofwar.org
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Wil the Coyote



Inscrit le: 10 Mai 2012
Messages: 1816
Localisation: Tournai (Belgique)

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 10:07    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Higgins : C'est bien possible.

Gilliaert : il me semble qu'il n'est encore que major-G.

Thaïlande : lisez la suite…



Autant pour moi...je vais vérifier dans mes archives.....

Sans vouloir dévoiler quoique ce soit....c'est durant cette opération que Gilliaert aura un échange savoureux avec "Bill" Slim?
_________________
Horum omnium fortissimi sunt Belgae
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11148
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 10:13    Sujet du message: Répondre en citant

Restez en ligne… Wink
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11148
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 10:58    Sujet du message: Répondre en citant

8 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tiger

Au nord du front, la 19e Division indienne et la 1ère Birmane tentent d’envelopper la 55e Division japonaise.
Au centre, les combats pour Pa-An continuent entre les Sikhs et Gurkhas de la 8e Division Indienne d’un côté et les Japonais de la 12e Division de l’autre. L’aviation japonaise fait un effort considérable, mais les Alliés ont de quoi suivre les enchères – Spitfire V, P-40 et Hurricane prennent le meilleur sur les Ki-43, les Ki-27 et les trop peu nombreux Ki-44. Cependant, la situation ne se débloque qu’en fin de journée, grâce à l’intervention des blindés de la 9e Armored Brigade : le 3rd Hussars a pu traverser la Salween sur le premier pont lourd mis en place et l’appui de ses chars est décisif sur le front de la 14e Division Indienne. L’aile droite de la 9e Division nippone craque, Pa-An tombe aux mains des Alliés et la 12e Division se retrouve débordée sur sa gauche.
Un peu plus au sud, la 5e DI britannique progresse lentement dans le massif du “Thanatos”. Ses troupes subissent cependant des pertes sévères sous les obus d’une artillerie japonaise encore très mordante, en dépit des raids aériens des Beaumont. Cependant, l’infanterie japonaise semble s’accrocher moins solidement que d’habitude.
En effet, l’état-major japonais a su anticiper : il a déjà ordonné le décrochage d’une partie des troupes de la 9e Division et les ordres sont prêts pour celles des 12e et 55e Divisions. Le but est maintenant de défendre Moulmein et la route de la Thaïlande autour de Win Sein. Une deuxième ligne de défense est en préparation sur l’affluent de la Salween qui passe à Za Tar Pyin et Kyondoe. Autour de Ye, la 71e Division japonaise a pu regrouper un régiment d’infanterie et l’artillerie divisionnaire en dépit des attaques incessantes des Blenheim le jour, des Night Battle la nuit.
………
A la frange nord de ces combats, la 3rd West African Brigade parvient à pénétrer en Thaïlande après avoir bousculé un bataillon survivant de la 2e Division d’Infanterie thaïe posté près de la frontière. Les “Lions Noirs”, bien qu’arrivés seulement en juillet dans la région, s’en sortent bien, justifiant la confiance mise en eux par Wingate. Il sont soutenus par les P-40N du 90th Fighter Squadron, une escadrille de l’USAAF qui vient elle aussi d’arriver en Birmanie et dont les pilotes ont peint une énorme tête de mort sur l’avant de leur appareil à la place de la gueule de requin devenue trop banale.
Les Chindits africains commencent à progresser vers le sud-est sous le regard craintif et étonné des paysans locaux.

Opération Tigertooth
La colonne A (la plus au sud à ce moment) décroche à son tour. Elle atteint dans l’après-midi Tha Kha-nun, où elle prend la relève des hommes de la colonne Wingate. Cette dernière se met en route vers le nord : son objectif est le col des Trois Pagodes, où se sont retranchés les deux bataillons parachutistes. La colonne C est accrochée à plusieurs reprises par l’armée thaïe, mais l’adversaire ne dispose visiblement pas d’assez de troupes dans ce secteur. En fin de journée ont lieu de nouveaux parachutages de ravitaillement, sous la protection des P-38 des 449th et 459th FS.

La Thaïlande… se rééquilibre
Bangkok, 16h00
– Le Régent du royaume est allé dans la matinée se recueillir au plus grand temple bouddhiste de la capitale. Là, il s’est entretenu avec le Patriarche. En début d’après-midi, il a fait demander au Premier ministre Phibun de lui rendre visite au Palais – avec toutes les circonlocutions qui s’imposent en pareil cas, car il ne saurait s’agir d’une « convocation ».
L’entretien se passe dans le plus grand calme – nous ne sommes pas à Rome… Après les longs échanges de politesses réglementaires, le Régent dresse un tableau de la situation politico-militaire qu’il n’a pas besoin de noircir pour qu’il soit très sombre ! Sur le front, les Japonais sont bousculés, Moulmein est menacé, les états Shans sont envahis et le front se rapproche de la frontière officielle ouest de la Thaïlande. Pire sans doute : Bangkok a été violemment bombardée à plusieurs reprises (le Régent n’a évidemment pas idée de ce que pourrait être un bombardement vraiment violent !) et il n’est que trop vraisemblable que les avions japonais déployés ne suffiront pas à protéger la capitale.
Après avoir laissé Phibun expliquer que tout était fait pour préserver le sol sacré du territoire national, affirmer que les armées occidentales n’oseraient pas violer la frontière de la Thaïlande et promettre que la RTAF, bientôt rééquipée de façon moderne, saurait alors interdire les bombardements de Bangkok, le Régent abat ses cartes. Il annonce à Phibun qu’il a rendu visite le matin même au Patriarche bouddhiste de Bangkok (ce dont le Premier ministre a été dûment informé par ses services, tout comme du conciliabule de la veille, s’il ignore ce qui s’y est décidé). « J’avais grand besoin de la sagesse du Patriarche pour me rasséréner » explique le Régent.
« Hélas ! » gémit-il. C’est au contraire « un grand trouble » qui l’a envahi en apprenant que le religieux avait été visité plusieurs nuits de suite en rêve par le Bouddha Sakyamouni en personne. Celui-ci a annoncé au Patriarche que « ses enfants s’étaient égarés ».
Un silence significatif suit ces propos. Phibun a parfaitement compris les implications de cette révélation surnaturelle. S’inclinant pour montrer la déférence due à cette manifestation du Bouddha, il déclare qu’il va immédiatement tout mettre en œuvre pour comprendre ce qui a pu conduire le royaume à « s’égarer » de la sorte. De fait, quittant le Régent après de nouveaux échanges de politesses, il retourne en hâte à son bureau et les administrations gouvernementales ne tardent pas à être le siège d’une activité fébrile. Des fonctionnaires de tous grades, affolés, recherchent apparemment quelle faille a bien pu s’ouvrir ces dernières années dans la politique des dirigeants thaïlandais…

Campagne d’Indochine
Udon Thani (Thaïlande), 00h15
– A la suite de l’étude des photos rapportées par un Spitfire PRU deux jours plus tôt, un important raid de la RAF s’abat sur la gare. L’objectif est d’abord de gêner le renforcement des garnisons du nord du pays et, secondairement, de donner un coup de main aux Franco-Laotiens. Le black-out est respecté par les Thaïlandais, mais la navigation des appareils britanniques est assistée par un guidage radio relayé par le sous-marin Surcouf, croisant dans le golfe de Thaïlande.
Trois Beaufighter NF du Sqn 176 commencent par marquer l’objectif avec des fusées multicolores et de petits projectiles incendiaires. Ils ouvrent la voie à neuf Halifax et six Wellington dont la visée est facilitée, d’autant plus que la DCA est faible et qu’il n’y a aucune chasse de nuit. Au matin, les habitants découvrent un tas de gravats à la place des bâtiments encore presque neufs de la gare (elle avait été inaugurée en juin 1941). Les rails ont été arrachés dans un rayon de plusieurs centaines de mètres.
Il faudra plusieurs jours pour déblayer et réparer, au moins partiellement, les dommages infligés aux voies. En effet, les moyens présents sur place ne permettent pas une remise en état plus rapide.
Le raid est une grande réussite. Le ravitaillement des troupes dans le nord du pays (et au Laos) devient un casse-tête pour les Thaïlandais.

Hanoi – On continue à se déchirer dans et autour de Hanoi. La nuit a vu se dérouler des combats jusque dans les rues de la citadelle. Mais lorsque l’aube s’est levée, les guérilleros avaient disparu comme un mauvais rêve. Les Japonais en profitent pour lancer une nouvelle offensive sur les quartiers tenus par les insurgés. Ils sont mieux armés, mais les Vietminh maîtrisent à merveille les techniques de guérilla urbaine. Loin de se raidir pour défendre un pâté de maison après l’autre, les Vietnamiens ont transposé leurs techniques du combat dans la jungle. Ils tendent des embuscades et se replient, parfois en contournant les Japonais pour reprendre des bâtiments supposés nettoyés. L’avance des soldats de l’Empire du Soleil Levant est lente et pénible, remise en question dès la disparition de l’astre du jour.
Dans les airs, la journée est assez calme, marquée seulement par des vols de reconnaissance venus de Dien-Bien-Phu et par des missions d’appui au sol japonaises, bien difficiles en raison de l’imbrication des forces au sol. Cependant, la nuit venue, quelques avions de transport osent venir lâcher des conteneurs d’armes sur les quartiers en rébellion. Indicateur flagrant de la désagrégation des forces japonaises en Indochine, l’absence d’électricité interdit d’allumer des projecteurs pour guider la défense anti-aérienne. Seules quelques rafales de mitrailleuses sabrent le ciel obscur sans rien atteindre.

Dien-Bien-Phu, 15h00 – Le général Martin rencontre une nouvelle fois le “président” Hô Chi-Minh. L’officier français commence par reprocher à son hôte le déclenchement de la révolte d’Hanoi. Toutefois, le chef du Vietminh entend bien ne pas se laisser intimider et met en cause le colonel Devèze, qui a provoqué la répression japonaise en demandant l’aide de la Résistance pour attaquer la gare.
Dans l’urgence, une opération est programmée pour secourir les révoltés de Hanoi – mais il ne faut pas prendre trop de risques pour ce qui risquerait d’être une offensive prématurée. La 110e Division Vietminh sera chargée de percer le front, soutenue par l’aviation. Hélas, les moyens aériens disponibles sont limités. Pour intervenir au Tonkin, il faut cesser d’agir au Laos.
Mais les opérations engagées au Nord Laos, et en particulier la reprise de Vientiane, sont trop avancées pour être annulées. Elles devront se poursuivre avec un soutien amoindri, ce qui aura de lourdes conséquences.

Dien-Bien-Phu, 22h30 – Comme quelques jours plus tôt, des explosions se font entendre. Le black-out étant maintenant appliqué avec sérieux, les dégâts se limitent à une jeep et à quelques caisses de munitions de 12,7mm, lesquelles provoquent une pétarade des plus bruyante. En haut des collines, des projecteurs improvisés fouillent le ciel dans la direction des bruits de moteur. Coup de chance : les pinceaux lumineux accrochent deux formes en éloignement. Aussitôt, la DCA se met à tirer avec énergie, mais sans résultat visible.
L’effet le plus notable de ce petit raid sera de conforter le colonel Devèze dans ses demandes de chasseurs de nuit performants. « Bien sûr, dit-il, les dommages sont mineurs. Mais on ne peut pas considérer qu’ils le seront toujours. Ce serait irresponsable ! Il suffirait d’un coup heureux pour détruire un de nos entrepôts et avec lui des semaines d’un ravitaillement vital pour la conduite des opérations en Indochine. »
………
Région de Hanoi, minuit – Deux E7K2 “Alf” touchent la surface du Grand Lac et se dirigent vers l’hydrobase. A l’arrivée, les mécaniciens remarquent qu’un des Kawanishi donne de la gîte… En effet, des éclats ont perforé le flotteur droit. Par chance, l’hydravion va assez vite pour atteindre avant de s’enfoncer le plan incliné qui va permettre de le tirer hors de l’eau.

Guerre sino-japonaise
Opération Zhulin
Bengbu (Anhui)
– Envoyée en hâte s’interposer entre la Nouvelle 4e Armée et la ligne de front, la 17e Division japonaise atteint Bengbu en début de journée. Les forces de Peng, qui venaient de nettoyer les dernières poches de résistance japonaises en ville, sont prises à revers avant d’avoir pu se retrancher efficacement, et l’engagement dégénère rapidement en combats de rues. Les Chinois ne disposant pas d’artillerie lourde et les Japonais n’ayant pas attendu la leur, aucun des deux camps ne dispose d’un avantage tactique sur l’autre et dans la soirée, les forces adverses sont enchevêtrées dans la plus grande confusion.

9 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tiger

Au sud du front, la 5e DI britannique débouche enfin sur le delta de la Salween après avoir fini par occuper les hauteurs du Thaton en profitant du repli japonais. Quelques kilomètres plus loin, Moulmein est visible mais encore inaccessible. Sur la rive gauche du fleuve, les combats continuent : accrochages, duels d’artillerie, mais leur intensité a beaucoup diminué.
Dans les airs, les Japonais souffrent de plus en plus de la supériorité quantitative et souvent qualitative du matériel allié. Les patrouilles de Spitfire, de P-40 et de Hurricane assurent la maîtrise du ciel tout le long du front malgré les efforts de la chasse japonaise basée en Thaïlande. Souvent inexpérimentés, les pilotes japonais perdent cinq appareils contre deux aux Alliés.
Tout le long du front, les divisions japonaises décrochent en bon ordre pendant que les Alliés avancent, ne rencontrant plus d’opposition que de la part de quelques éléments retardateurs… et du terrain, toujours aussi difficile. Sur la Salween, les sections de pontonniers lancent de nouveaux ponts lourds pour soutenir la reconquête.
A la frange nord-est, du côté thaï de la frontière, la 3rd West African Brigade poursuit sa progression vers le sud, seulement freinée par des éléments de la 2e Division thaïe appuyés par des milices locales. La RTAF tente de soutenir les troupes thaïlandaises, mais la chasse américaine fait bonne garde et les P-40 du 90th FS abattent deux Ki-27 sans perte.

Opération Tigertooth
Au petit matin, la colonne C décroche devant des troupes thaïlandaises de plus en plus nombreuses et agressives. C’est son tour de prendre la tête de la 77e Brigade Indienne et de parvenir jusqu’à la rive nord du lac, devant la colonne W. Il ne restera plus alors qu’une vingtaine de kilomètres avant d’atteindre le col des Trois Pagodes et les paras qui le défendent.
Au sud, tout un régiment de l’armée thaïe s’est enfin regroupé et a commencé à suivre la route vers le nord sur les pas de la colonne C. Les hommes constatent les dégâts infligés à la nouvelle voie de chemin de fer, à la route et aux lignes téléphoniques. En fin de journée, ils arrivent aux abords de Tha Kha-nun. Au moment où ils croient la petite ville abandonnée par l’ennemi, l’enfer se déchaîne : la colonne A a eu tout le temps de préparer une grande embuscade. A la fin de la journée, les Thaïlandais se retirent avec des pertes d’autant plus lourdes que les P-38 des 449th et 459th FS sont intervenus à maintes reprises. Cependant, les Thaïs, apparemment stimulés par le fait de se battre sur leur territoire national, ont infligés des pertes sérieuses à leurs adversaires – parmi les morts, le Lt-colonel Alexander lui-même, abattu par un tireur isolé.
Au nord, un bataillon de la 71e Division japonaise tente de reprendre le contrôle du col des Trois Pagodes, mais il lui faut pour cela traverser de vive force de la rivière Kwai. L’affaire semble faisable, car les eaux sont très basses en cette saison, mais c’est une boucherie ! Les Gurkhas du 152e Bataillon se sont solidement retranchés sur l’autre rive, renforcés par les prisonniers les moins épuisés. Sur trois compagnies, seules deux parviennent à prendre pied sur l’autre rive, mais c’est pour recevoir une charge d’une violence extrême – au cri « Aïo Gurkhas ! », les parachutistes se jettent sur l’ennemi en brandissant leurs kukris. Aucun quartier n’est fait, ni d’ailleurs demandé, de part et d’autre ! L’affaire est réglée en quelques dizaines de minutes : les Japonais se replient, ayant perdu la moitié de leurs forces.

Bangkok, 12h00 – C’est un ciel radieux qui accueille une nouvelle vague d’avions aux insignes bleus et blancs qui approche à 20 000 pieds, tandis que les chasseurs thaïlandais et japonais, prévenus par les postes d’observation mis en place dans le nord du pays, grimpent au plus vite. La RTAF a lancé ses dix ou douze derniers Ki-43 en état de vol – tout ce qui lui reste malgré les efforts désespéré des mécaniciens. Les Alliés (informés de l’arrivée d’appareils japonais dans le secteur) ont mis en ligne le plus possible d’appareils, soit une vingtaine de B-17 chinois et vingt-quatre B-24 américains, escortés par vingt-huit P-51 en tout – huit Belges, huit Français et douze Américains.
Les appareils ornés de l’Hinomaru sont les premiers à attaquer : sept Ki-45 Toryu et neuf A6M3 Reisen, mais du fait de l’antagonisme traditionnel entre l’Armée et la Marine, ces appareils vont attaquer sans coordination (d’ailleurs, ni les uns ni les autres n’ont estimé utile de se concerter avec les Thaïlandais). Les pilotes du Soleil Levant sont agressifs et courageux, mais ils manquent de chefs expérimentés pour canaliser la fougue des plus jeunes, qui sont en majorité. Des pilotes surdoués comme Junichi Sasai (tué à Guadacalnal) ou des meneurs charismatiques comme Tateo Kato (abattu au dessus de la Birmanie à la fin de la campagne d’attrition aérienne alliée du mois d’avril précédent) manquent cruellement face aux pilotes alliés, bien plus expérimentés ou au moins mieux formés...
Les Zéro sont immédiatement accrochés par une partie de l’escorte. La formidable maniabilité du Mitsubishi est désormais bien connue dans le camp d’en face et personne ne se laisse embarquer dans ce manège : les Mustang foncent sur leurs adversaires puis remontent en chandelle après une passe de tir. Trois A6M3 sont abattus, car si les Zéro sont toujours aussi maniables, ils sont toujours aussi vulnérables. Seul un vétéran nippon, l’ittōheisō (premier maître) Sadaaki Akamatsu, sait employer la technique du yo-yo vertical à la manière des pilotes alliés. Non seulement son savoir-faire lui évite de finir comme ses infortunés jeunes camarades, mais il lui permet d’endommager un Mustang (qui devra aller se poser à Tuan Giao, près de Dien-Bien-Phu) avant d’avarier un Liberator ; de plus, ses deux ailiers rentrent vivants, ayant scrupuleusement suivi les instructions de leur leader.
De leur côté, les Ki-45 “Nick” réussissent à abattre deux B-17 chinois et à en endommager un troisième grâce à leur canon de 37 mm avant que huit P-51 ne les accrochent. Passant en quelques secondes de chasseur à gibier, deux bimoteurs tombent en flammes et les autres sont obligés de s’enfuir.
Profitant de la confusion, les Ki-43 thaïlandais, derniers arrivés, réussissent à abattre les deux quadrimoteurs endommagés. Malheureusement pour eux, ils s’en prennent ensuite au gros des bombardiers, dont les mitrailleurs saturent la zone de plomb, éliminant deux “Oscar”. Les autres sont chassés par les P-51, qui en abattent deux au prix d’un des leurs. Trois bombardiers endommagés seront obligés de se poser en urgence à Dien-Bien-Phu.
Quelques minutes plus tard, les bombes pleuvent à nouveau sur la ville malgré les efforts de la DCA. Encore une fois les explosions dévastent des immeubles, rallumant parfois des foyers d’incendie couvant depuis plusieurs jours…
………
Les habitants sont furieux. Malgré leurs belles paroles, les Japonais ont été incapables de les défendre efficacement, sans parler du Premier ministre... Le fait que les villes allemandes reçoivent couramment la visite de flottes de bombardiers dix fois plus importantes n’est pas une consolation pour les Thaïlandais. D’autant plus qu’à la nuit faite, les sirènes retentissent à nouveau !
Après quelques jours de remise en condition, les Halifax du Sqn 624 sont de retour. Une quinzaine d’appareils seulement, accompagnés d’une douzaine de Wellington, mais c’est bien trop pour les nerfs de la population.

La Thaïlande… se rééquilibre
Bangkok
« Empli d’inquiétude à la nouvelle des visions du Patriarche bouddhiste, le Premier ministre et maréchal Phibun ordonna de nombreuses vérifications administratives et en particulier un réexamen complet des documents diplomatiques du pays depuis l’installation de son gouvernement. C’est ainsi qu’il découvrit, à sa grande horreur, que les échanges avec les gouvernements occidentaux avaient été parasités durant des années par la faute d’un traducteur thaï-anglais, le fonctionnaire de troisième classe Khun Somechai na Ayhutta, personnage de très petite noblesse originaire du sud du pays (de Phuket exactement). Il apparut que cet individu de confession musulmane était membre d’une organisation secrète visant à démembrer le Royaume et qui osait s’intituler “Front de libération de Patani”. En déformant systématiquement les textes officiels thaïs d’une part, anglais et américains d’autre part, il avait sournoisement cherché à dresser le Royaume contre ses amis séculaires occidentaux afin de profiter des troubles provoqués par une guerre pour obtenir par des manœuvres séditieuses l’indépendance du sud du pays !
Consterné par ce problème de communication dont il n’était absolument pas responsable, le Premier ministre prit immédiatement des mesures pour punir le responsable et ses complices, puis pour rétablir les relations normales du Royaume avec l’ensemble des pays étrangers. Dans ce but, il convint d’un rendez-vous pour le lendemain matin 10 octobre avec le chargé d’affaires américain et demanda audience à Son Excellence le Régent, qui eut la bonté de lui accorder cette entrevue dès l’après-midi du 10…
C’est du moins ainsi que l’historiographie officielle du Royaume de Thaïlande évoque cette journée particulièrement pénible, sans aucune doute, pour le Premier ministre… »
(Pascal N’guyen-Minh, Guerre et Paix en Asie du Sud-Est).

Campagne d’Indochine
Dien-Bien-Phu, 07h30
– A l’occasion d’un convoyage de ravitaillement assuré par des Lodestar belges, le colonel Leboutte, qui commande l’Aéronautique Militaire en Birmanie, vient discuter des missions à effectuer en commun avec ses homologues français et américains.
Les colonels Devèze et Scott, venus l’accueillir, semblent fatigués, voire déprimés. L’origine de leur inquiétude est à chercher dans les événements de Hanoi, qui obligent la base Epervier à réduire drastiquement ou même à interrompre l’appui aérien aux unités combattant au Laos pour ne pas laisser massacrer sans rien faire les révoltés d’Hanoi. Or, vu les rapports envoyés par les Lao-Issak et l’opposition thaïlandaise, assaillir Vientiane sans appui aérien serait coûteux… au mieux. Cependant, il est politiquement et humainement impossible de rester sourd aux souffrances de la population d’Hanoi. Toutes les forces aériennes disponibles à Dien-Bien-Phu sont donc mobilisées au-dessus du Tonkin, même si on n’espère guère voir les bombardements ou les quelques parachutages d’armes changer le cours du conflit.
………
* Forces aériennes basées à Epervier au 10 octobre 1942 :
– GC I/40 et III/40,
– GB I/62 et III/62,
– GB “Louvre” (1),
– 76th FS,
– Un détachement de l’Air Transport Command.
* Forces stationnées à Myitkyina pour réparations et rééquipement :
– GC II/40,
– GB II/62.
* Forces stationnées en Chine, participant aux opérations en Indochine (et pour le moment engagées contre la Thaïlande, ainsi qu’une escadrille du GC III/40) :
– 74th et 75th FS
– 308th BG
– un groupe de B-17 de la ROCAF.

Ce système assure une rotation régulière des unités qui permet de ménager un peu les hommes et les machines, mais évite aussi de surcharger les pistes. Actuellement, la cuvette ne peut pas accueillir plus d’appareils, malgré les efforts acharnés du génie franco-vietnamien et la réouverture de Tuan Giao pour les cas d’urgence.
………
L’officier belge propose rapidement d’utiliser les unités belges basées en Chine et en Birmanie pour des missions de soutien ponctuelles. Les Lodestar de l’Escadron 344, basés en Chine, ne sont-ils pas déjà consacrés, pour l’essentiel, au ravitaillement de la cuvette et des unités au Laos ? Toutefois, il faut obtenir l’autorisation du Group Captain Manning. Etant sous commandement anglais jusqu’au 31 décembre, les escadrons belges dépendent du 221st Group de la RAF. Avant de repartir, Leboutte essaye de transmettre un peu son optimisme à ses alliés : les opérations en cours contre la Thaïlande semblent porter leurs fruits.

Quelques kilomètres à l’est de Ha-Dong, sur la route Haiphong-Hanoi, 08h30 – Des éléments de la garnison de Haiphong avancent vers la capitale. Les Vietnamiens acceptent le combat, ne pouvant se permettre de perdre la route qui ravitaille les quartiers insurgés. Les soldats nippons progressent en éventail, largement dispersés, car ils ont appris à la dure la vulnérabilité des fantassins aux attaques aériennes. Ils sont précédés par quelques blindés, tanks et tankettes, dont les silhouettes maladroites cheminent entre les rizières.
Ce sont les canons de 57 mm des Type 89 I-Go qui entament le combat par une préparation d’artillerie limités, couvrant l’avancée des équipes de mortiers. La riposte de quelques tireurs embusqués viets couche une dizaine d’hommes, mais déjà, les mitrailleuses japonaises balayent les abords de la route. Les mortiers des deux camps se joignent au concert et des geysers de boue surgissent dans les rizières que l’infanterie tente de traverser. Les chars japonais, bien que fort médiocres, sont l’avantage principal des attaquants, car ils ne se heurtent à aucune opposition équipée d’antichars efficaces. Ils avancent donc sans trop de mal, ne s’arrêtant que pour tirer sur les couverts d’où proviennent les tirs nourris des “rebelles”.
En fin de matinée, comme s’y attendaient les Japonais, les nuages laissent passer des avions alliés, des P-40 venus soutenir les Viets. Des mitrailleuses anti-aériennes constituent toute la DCA japonaise, mais elles sont plus nombreuses que d’habitude, et surtout, les Nippons ont prévu une couverture aérienne. Sur un appel radio de l’officier dirigeant l’assaut, une douzaine de chasseurs japonais interviennent. C’est une véritable embuscade aérienne et les Japonais sont plus nombreux. Après un quart d’heure de combats acharnés, cinq Warhawk ont été abattus contre seulement trois de leurs adversaires – des Ki-43 pour la plupart.
L’infanterie japonaise n’a pas ralenti son avance et déferle baïonnette au canon sur les lignes vietminh. L’engagement tourne rapidement en faveur des Japonais : mieux entraînés et mieux armés, ils prennent sans mal l’avantage sur des Vietnamiens mal nourris.

Dien-Bien-Phu, 11h30 – Le colonel Leboutte n’est pas le seul voyageur à s’être invité à Dien-Bien-Phu à bord d’un avion cargo. Le major Hasting est un officier d’intendance anglais, en poste au célèbre arsenal de Dum-Dum, en Inde. Il n’est pas venu rencontrer ses homologues français, mais un civil, qui n’est d’aileurs pas Français, enfin officiellement oui, mais… Hô Chi-Minh, bien qu’habitué aux événements les plus improbables depuis le début de la guerre, est un peu surpris de voir débarquer dans sa paillote cet officier so british à l’uniforme impeccable jusqu’à la pointe de son stick.
Après les présentations, Hasting explique les raisons de sa présence. La nouvelle de la révolte d’Hanoi a déjà fait le tour du monde. Le New York Times a publié un article de Robin Meirsohn faisant un parallèle avec le siège de Saigon. Du coup, certains personnages haut placés se sont souvenus que les Vietnamiens demandaient de l’aide pour approvisionner les milliers de fusils japonais saisis intacts, mais sans munitions. Or, le Royaume-Uni dispose de machines-outils permettant d’usiner la cartouche de 6,5 x 50 mm SR utilisée par l’Arisaka modèle 38. Comme le président du Vietminh s’étonne, le major sourit : « C’est l’ironie de l’Histoire, Mister Ho. Comme vous le savez, le Japon était dans notre camp durant l’Autre Guerre. A l’époque, les Japonais avaient offert des fusils et le matériel de fabrication de leurs munitions au gouvernement de Sa Majesté. Nous avions ultérieurement rétrocédé les fusils aux Russes, mais l’outillage pour la confection des munitions était resté en Angleterre, oublié de tous… sauf de quelques responsables de l’intendance. A l’heure où je vous parle, les machines sont déjà en caisses et prêtes à partir pour l’Inde. Vous recevrez bientôt les munitions qui vous manquent ».

Aux abords de Ha-Dong (Tonkin), 16h00 – Contactés par radio, cinq Ki-51 “Sonia” sont venus appuyer leurs troupes au sol. Les monomoteurs traitent la zone à coup de bombes antipersonnel, puis arrosent les zones suspectes à la 12,7 mm. Ils ne restent que dix minutes, peu désireux de se retrouver impliqué dans un combat aérien. Hélas pour eux, à quelques kilomètres du terrain de Gia Lam, ils sont accrochés par quatre P-51.
Positionnés en couverture, trois Ki-43 “Oscar” de protection interviennent. Profitant de leur avantage d’altitude, ils abattent un Mustang au premier passage. Cependant, les pilotes alliés se reprennent vite et profitent des qualités à basse altitude du pur-sang de North American pour éliminer un chasseur et un bombardier. Tous légèrement endommagés, ils rompent le combat les premiers. Un des appareils doit atterrir à Tuan Giao, dont l’utilité comme piste de secours est à nouveau démontrée.

Sur le Mékong, au Laos, vers 15h30 – La flottille japonaise approche de Pakhin Boun, au confluent du Mékong et de son affluent la Nan-In-Boun. Depuis le début du siècle, Pakhin Boun est un important point de ravitaillement pour les navires qui circulent sur le fleuve boueux. Il dispose même d’un relais de télégraphe. En fait, Pakhin Boun aurait dû être atteint la veille, mais les navires se traînent plus lentement encore que prévu.
Pourtant, le major Tomiya est plutôt satisfait. Jusqu’ici, l’ennemi n’a pas attaqué. Une fois seulement, il a vu apparaître, l’espace d’un instant, quelques silhouettes en uniforme qui se sont dépêchées de s’abriter parmi les arbres. Dans ce pays où tout le monde vit nu, cela ne pouvait être que des rebelles ou, pire, des Colonialistes – c’est-à-dire des Français ! Depuis, l’officier japonais ne lâche plus la rive est de ses jumelles. C’est donc lui qui, le premier, aperçoit le drapeau qui flotte en haut d’un mât dominant le débarcadère. Les couleurs sont celle des Lao-Issarak, des alliés du Vietminh.
– Aux postes de combat ! Prêts à ouvrir le feu !
L’ordre ne vient pas un instant trop tôt. Déjà des gerbes d’eau s’élèvent dans le ciel. Des mortiers ! Par bonheur, les Issaras, ou qui que ce soit d’autre, visent comme des pieds. La petite ville étant encore distante de plus de 2 000 mètres, ils ont des excuses. En revanche, seuls les trois canons Type 11 de 37 mm qu’embarque la péniche automotrice servant de vaisseau amiral peuvent riposter (2). Il faut se rapprocher avant qu’un coup heureux n’endommage un navire.
Le convoi arrivé à moins de 1 800 mètres du bourg, les mortiers japonais commencent à tirer. Mais à ce moment, un obus bien placé fait chavirer une barque japonaise, soulevant un geyser d’eau, de boue et de débris. Le Mékong se colore de rouge autour de l’embarcation en train de sombrer. Dans l’eau, quelques survivants s’efforcent de nager jusqu’à la rive ou jusqu’à un autre bateau.
Dans les jumelles de Tomiya, des Lao-Issarak en armes sortent des cases au bord de l’eau. Ils fuient ! Furieux, le major les désigne à ses tireurs, mais les lâches s’échappent. Les tirs ennemis cessent peu après. Lorsque les sampans lâchent sur la rive des Japonais furieux, ils ne trouvent que quelques morts et blessés graves. Les rebelles valides se sont repliés, emportant leurs pièces d’artillerie avec eux.

Guerre sino-japonaise
Opération Zhulin
Jiangxi
– Seize B-24 de l’USAAF escortés de 12 P-51 bombardent Nanchang, tandis que 21 P-38 de la ROCAF vont mitrailler et bombarder les forces japonaises en cours de déploiement à l’ouest de la ville pour contrer l’offensive chinoise. Les Japonais, qui étaient en train d’acheminer une douzaine de blindés Ha-Go vers le front, en perdent quatre sous les attaques des P-38.
La 22e Division, à peine débarquée à Huanggang, est immédiatement envoyée vers le nord soutenir la 3e Division qui subit de plein fouet l’assaut chinois, et dont le commandant, le lieutenant-général Mitsuo Yamamoto, est tué dans la matinée par un obus chanceux, provoquant un dangereux flottement parmi ses subordonnés. Le lieutenant-général Saburo Isoda arrive à point nommé pour rétablir la situation.

Bengbu (Anhui) – Le déploiement de l’artillerie de la 17e Division ne permet pas immédiatement aux Japonais de reprendre l’avantage en raison de la confusion qui règne, mais dans l’après-midi, un repli tactique permet de pilonner les positions chinoises. Clouées sur place pendant plusieurs heures, les forces de Peng profitent de la tombée de la nuit pour décrocher vers le sud-ouest, tandis que des éléments retardateurs effectuent des raids de harcèlement sur le train logistique japonais.


Notes
1- Appellation d’autant plus officieuse que ces avions sont toujours administrativement rattachés à l’Armée de Terre…
2- Les Laotiens se servent des mêmes mortiers que ceux qui équipent la flottille japonaise, des Type 99 de 81mm. Seulement, les rebelles utilisent des obus américains, dotés de charges propulsives plus puissantes, ce qui leur confère une portée légèrement supérieure.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 931
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 12:39    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
pcfd a écrit:
il me semblait pourtant qu'Higgins était officier et qu'il préparait des tables de tir à Singapour avec un officier de marine


ben, on est en ftl mais c'est pas incompatible Laughing
il a été officier, mais à quel moment de la guerre?
il été à Singapour, oui en 41, mai après?
il préparait des tables de tir avec un off de marine... ben, il a peut être été détaché de s division auprès de cet officier de marine pour préparer les tables pour les tirs vers l'intérieur des terres justement
quant à sa position sur le front et son récit : s'il fait encore partie de l'artillerie ça montre au mieux qu'il est observateur avancé, au pire le degré de difficulté dans laquelle son unité est au moment de la contre attaque japonaise.
on est en ftl, le champs des possibles est ouvert Wink


Euh...de mémoire il y est encore lors du second siège de Singapour en septembre 42. Et il finit dans un camp de prisonniers !

C'est à vérifier dans la chrono mais il me semble bien que c'est cela.


P.S : l'officier de marine en question est Hastings !
_________________
“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
JPBWEB



Inscrit le: 26 Mar 2010
Messages: 2514
Localisation: Thailande

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
... demanda audience à Son Excellence le Régent ...


Je crois que 'à Monseigneur le Régent' serait de meilleur aloi. C'est du coloriage de detail, mais le Régent est le Lieu-Tenant du Roi, et par conséquent de rang (sinon de sang) royal. Phibun par contre est Son Excellence le Premier Ministre, un officier de la Couronne.
_________________
"L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Merlock



Inscrit le: 19 Oct 2006
Messages: 1361

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 13:34    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Deux E7K2 “Alf” touchent la surface du Grand Lac et se dirigent vers l’hydrobase. A l’arrivée, les mécaniciens remarquent qu’un des Kawanishi donne de la gîte… En effet, des éclats ont perforé le flotteur droit. Par chance, l’hydravion va assez vite pour atteindre avant de s’enfoncer le plan incliné qui va permettre de le tirer hors de l’eau.


Il manque pas un morceau de phrase, là ?
_________________
"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11148
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 13:45    Sujet du message: Répondre en citant

JBPWeb : Oui, sans doute, Monseigneur… Sauf que, bien sûr, nous "traduisons" ici du siamois… Wink

Merlock : il manque peut-être 2 virgules : pour atteindre, avant de s'enfoncer, le………
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
JPBWEB



Inscrit le: 26 Mar 2010
Messages: 2514
Localisation: Thailande

MessagePosté le: Lun Aoû 15, 2016 14:42    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
JBPWeb : Oui, sans doute, Monseigneur… Sauf que, bien sûr, nous "traduisons" ici du siamois… Wink


Bien sur. Quoique traduire serait difficile, les titres protocolaires siamois étant d'une complexité déconcertante. Pour autant que je sache, le concept de régent (du roi mineur) se marque dans le titre royal de celui (de celle) qui exerce la régence par l'ajout du suffixe 'Nat', qui signifie protection, a son titre royal. Je n'ai par contre aucune idée du titre octroyé a Pridi Banomyong, regent OTL, qui n'était nullement membre de la famille royale. Peut-Être la meme chose, ou quelque chose de similaire (un peu come le 'Lord Protector' d'Oliver Cromwell).

Puisque nous écrivons en français, j'avais supposé que le protocole royal français (ou plus largement européen) reproduirait bien la nature royale de la charge, meme quand le récipiendaire n'est pas de sang royal.

Mais c'est un detail sans importance. Wink
_________________
"L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Asie-Pacifique Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, ... 15, 16, 17  Suivante
Page 2 sur 17

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com