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1940 - La France continue la guerre
 
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Août 1943 - Méditerranée
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

Patz gère le front italien, mais on est encore loin de se rejoindre. Si tu souhaite quelques éléments de "liaison" et si Casus donne son accord, peut-être des échanges par mail ?
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

mp Wink

on parle de mars 44, donc rien de pressé effectivement, par contre ne te prive éventuellement pas 'd'intégrer à ta réflexion ces opérations aériennes de diversion, d'ajouter au texte des allusions à ces dernières, voire, hors période où j'ai mes propres opérations en cours, ou le jours où il n'y a pas de coloriages aériens en Italie à emprunter une ou deux unités pour des missions (circus, rhubarb…) le long de cotes de l'adriatique/yougoslaves, histoire de taper sur le ravitaillement descendant vers le sud ou d'occuper la JG27
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

6 août
Opération Whirlwind – Dernières actions
Grèce centrale, Volos
– La 6e DI Australienne (AIF) continue à ramasser des prisonniers de tout poil et à prendre soin de la population. L’arrivée des premiers éléments du génie nécessaire à la remise en état du port est annoncée pour le 8 – par bateau, grâce à la suprématie alliée en mer Egée est totale. On espère que les installations du troisième port de Grèce permettront à la fois le ravitaillement de la population et des troupes alliées : en tonnage, Le Pirée est suffisant, mais l’état des routes grecques ne facilite pas l’acheminement du matériel vers le nord.
………
Larissa – Le colonel Müller atteint la ville à la mi-journée avec sa Damned Band. Il prévient aussitôt de son arrivée le chef de la 153. Feldausbildungs-Division, le général Diether von Böhm-Bezing, son supérieur (bien qu’ils ne fassent pas partie du même corps), afin de décider de la suite à donner aux opérations.
………
Kardista – La 2e New-Zealand Division de Freyberg se déploie dans le secteur de Kardista, afin de défendre le flanc de l’offensive alliée, d’achever la sécurisation de la ville, de porter secours à la population, de rétablir l’ordre et accessoirement de souffler quelque peu. Seule la 1ère Armoured Division (AIF) poursuit vers Trikala, en compagnie du 1er CA yougoslave de Brašić, qui prend donc la tête du dispositif allié. La manœuvre se passe en fluidité, et les chars SAV-42 et Cromwell progressent de concert dans la plaine.
Le 2e CA grec, resté en arrière, sécurise les voies de communication avant de se préparer à se diriger vers le nord.
………
Au nord du golfe de Corinthe – Les Polonais ont pris contact avec les partisans de l’EKKA, qui ont été en mesure de les renseigner largement sur l’état du dispositif ennemi dans cette région très montagneuse, et favorable à la défense comme à la guérilla.
Il s’avère que les Jägers n’envisagent pas de combattre dans les gorges entre Rivos et Stanos. En effet, ils se savent vulnérables à l’aviation alliée et veulent éviter à tout prix le contournement de leurs positions, alors que toute l’affaire dans cette zone n’est pour eux qu’une action de retardement prolongée.
« D’ailleurs, il y a longtemps que les montagnes nous ont été abandonnées, s’exclame le responsable de l’EKKA. Quand les Latins ou les Germains partaient nous chercher sur les sommets, nous descendions dans la vallée mutiler leurs blessés ou égorger les officiers dans leurs bureaux ! » ajoute-il dans un sourire éloquent.
En conséquence, afin de pouvoir manœuvrer ultérieurement et limiter l’impact de la Résistance, les forces allemandes se sont retranchées dans la ville d’Amphilochia, à l’extrémité de la vallée et en bordure du golfe Ambracique. Une position impossible à encercler, contournable exclusivement par la route de montagne desservant Kechrina, longue de 25 kilomètres, sinueuse et très certainement défendue.
Les Polonais se contenteront donc d’avancer prudemment dans la vallée, sous le regard des cités antiques d’Argos Amphilochiens et Limnaia. Ils se préparent à une rude bataille pour percer vers le nord.


7 août
Opération Whirlwind – Dernières actions
Grèce centrale, Volos
– Rien à signaler pour les hommes de Vasey, hormis le décompte déprimant des morts et des destructions laissés derrière lui par le KG Müller. Si la situation est calme sur le front, il n’en est pas toujours de même à l’arrière…
« Les crimes commis dans la plaine de Larissa par le KampfGruppe Müller et par la 153. Feldausbildungs-Division sont aujourd’hui solidement documentés, que ce soit par les témoignages des citoyens grecs qui en ont été les victimes ou par ceux des soldats alliés qui les ont constatés. Toutefois, le processus de poursuite, de jugement et de punition des coupables – dont, au premier rang, les nervis du régime de Logothetópoulos – reste peu connu, eu égard aux circonstances troubles de l’époque. Tout juste savons-nous aujourd’hui que le colonel Müller est mort lors de la prise de Salonique, semble-t-il en soldat, et que le chef de groupe collaborateur le plus connu fut pendu à Athènes en 1945. Pour le reste, la justice grecque se révèle peu diserte sur le sujet, invoquant tantôt les lois d’amnistie votées au début des années 50, tantôt, curieusement, le Secret Défense. Il est probable que ces actions, menées contre des criminels avérés, mais par des justiciers parfois improvisés et opportunistes, ne grandissent pas l’Humanité.
Toutefois, parmi les acteurs de cette pièce tragique, certains ont accepté de témoigner. Ainsi, le major Eithan, de l’ANZAC (lieutenant à l’époque des faits), qui nous a reçus dans sa villa des environs de Sydney, dont le calme cosy contrastait quelque peu avec son récit. Nous avons choisi, par respect pour sa mémoire, de reprendre in extenso son témoignage. Cette précaution permettra aussi de ne pas soumettre ses propos à interprétation, sur des faits qui restent douloureux trente ans après.

………
– Nous souhaiterions, Major, si vous le voulez bien, revenir sur les faits survenus le 7 août 1943 dans la région de Pharsale. Dans votre rapport, vous avez qualifié l’incident de « assez sérieux, voire désagréable ».
– En effet. Nous assurions ce jour-là le transfert vers Athènes d’une soixantaine de prisonniers ramassés à Volos. Il y avait de tout dans ce ramassis de canailles et je dois avouer que ni moi, ni ma hiérarchie n’avions fait le tri.
– Vous étiez au courant des événements de Volos ?
– Evidemment, comme tous mes camarades je dois le dire. Sur le moment, nous avions été choqués, mais nos réflexes de soldats avaient repris le dessus. Nous avions une mission à remplir, une mission de routine, et nous devions faire notre devoir. Ce qui arrivait après n’était pas de notre ressort. Ce qui n’échappait pas à notre, humpf, cargaison…
– Comme se présentaient les prisonniers ?
– Oh, selon moi, il s’agissait plus de bandits et d’égarés que de soldats – bref, du gibier de potence de Droit commun. Ils craignaient d’être jugés pour ce qu’ils avaient fait, alors que les prisonniers de guerre que j’avais déjà escortés ne montraient aucune inquiétude particulière. Ils étaient très agités… Ce qui a causé l’incident !
– Racontez-le nous, je vous prie.
– Eh bien, lors d’une pause bien naturelle, et éminemment nécessaire car la route est longue de Volos à Athènes, l’une de nos prises a tenté de nous fausser compagnie. Le gaillard a couru à travers champs, mes hommes aux trousses, avant de rouler du haut d’un talus… en plein dans un camp de la 6e Brigade de Montagne grecque ! Un bien malheureux hasard, pour un homme dont l’uniforme portait l’insigne du Phénix rouge.
– Que s’est-il passé ensuite ?
– Avant que nous le ramassions, il n’a pas échappé à un tabassage en règle. Les soldats hellènes me semblaient moins professionnels sur ce plan, plus méditerranéens si j’osais… Il est vrai que, pour eux, cela revêtait une tournure personnelle. Bref, quand mes gars l’ont ramené au camion, ils ont dû le soutenir, car il ne marchait plus très droit ! Et moi, je me suis retrouvé à parlementer avec un sergent, hmmm… bourru, qui représentait d’un groupe plus proche d’une foule en colère que d’une unité militaire. Dans un anglais correct, il demandait qu’on lui remette le prisonnier. J’ai refusé sèchement et j’ai tourné les talons.
– Vous avez donc rejoint le convoi ?
– Oui. J’ai saisi l’occasion pour décourager ceux de mes invités qui auraient envie de nous fausser compagnie. J’ai désigné l’évadé qui saignait abondamment de la tête, pour préciser aux autres prisonniers : « La seule chose entre les soldats grecs et vous, c'est moi. C’est peu, alors ne me compliquez pas la tâche ! » Les choses auraient dû en rester là, mais…
– Mais ?
– Au moment de redémarrer, un camion de la Brigade grecque est arrivé en face de nous, sur cette route étroite, pour tomber en panne sans s’être rangé sur le côté ! Une bien curieuse coïncidence ! Et derrière cet engin, les mêmes soldats que dans le camp, avec le même sergent. Inutile de vous dire que j’ai pensé que ça sentait le poisson pas frais…
– Que voulaient-ils ?
– Ils sont venus à moi avec un sourire de requin, pour s’excuser du dérangement. Puis, pendant que l’on poussait très lentement le camion sur le bas-côté, le sergent, toujours très poliment, a demandé à regarder dans le camion. Il a expliqué qu’après tout, il connaissait peut-être quelqu’un parmi nos prisonniers grecs.
– Vous l’avez laissé faire ?
– Je n’avais guère le choix. Nous étions une douzaine au plus, face à une centaine de gaillards. Et nous n’allions pas nous battre contre des soldats alliés ! Ils ne pouvaient pas nous vouloir du mal !
– Vous en étiez certain, Major ?
– Bien sûr que non ! Enfin, ils sont montés dans les Bedford et ils ont dévisagé chaque prisonnier, chaque uniforme, dans un silence de mort. Mes hommes, leur fusil à la main, tentaient de rester impassibles, mais quelque chose ne collait vraiment pas. Et là, le sergent s’est arrêté devant un groupe de cinq Grecs collaborateurs, dont un était malheureusement en uniforme – un uniforme allemand mais avec des insignes spécifiques. Il m’a ordonné de les faire descendre ! Ordonné ! Lui, un sergent, s’adressant à un officier allié !
– Il n’a réclamé que ces cinq hommes ?
– Oui, eux seulement, il a déclaré qu’il nous laissait les autres, et ses complices derrière lui souriaient en silence. Bon Dieu, où étaient leurs officiers ? Peut-être avaient-ils peur ? Peut-être étaient-ils d’accord ? D’ailleurs, ils n’étaient pas les seuls à être d’accord…
– Comment cela ?
– Un prisonnier allemand s’est mis à hurler qu’il faillait leur donner ce qu’ils voulaient, que ce n’était pas un problème. Cette démonstration de… solidarité m’a troublé.
– Troublé seulement ?
– Oui. Un coup de crosse dans le visage l’a vite calmé, je dois le dire. Mais le mal était fait. Le sergent m’a signifié qu’apparemment tout le monde était d’accord et en a profité pour s’approcher de moi, trop près. Je me rappelle encore son regard pesant sur chacun de mes mouvements. Et sur ma main droite, qui ne quittait pas la crosse de mon pistolet. Grec ou pas, c’était un soldat allié, j’étais son supérieur, et je me suis pourtant retrouvé à parlementer.
– Qu’avez-vous dit ?
– J’ai expliqué qu’il s’agissait de prisonniers de guerre. Ils ont répondu que pour eux, c’était des criminels à punir. J’ai donc répliqué courtoisement que, si c’était le cas, ils relevaient de la Justice militaire. C’était d’ailleurs faux, je pense : en tant que citoyens grecs ayant travaillé pour l’ennemi, il s’agissait de traîtres relevant sans doute de la Justice civile grecque. Mais ces considérations juridiques étaient de peu d’intérêt pour les hommes qui me faisaient face, et qui s’impatientaient. A ce moment, mon sergeant, qui s’inquiétait pour moi, est venu en renfort avec quatre de mes hommes.
– Ce qui n’a pas dû arranger la situation.
– C’est vrai, et si j’ai été touché de voir mes hommes en phalange autour de moi, cela ne m’a guère rassuré dans cette atmosphère hostile. Finalement, le sergent m’a accusé de protéger des assassins. Or, si c’était sûrement des criminels, ce n’était pas forcément des assassins.
– C’est ce que vous avez répondu ?
– Oui. Et là, un bonhomme encore plus excité que le fameux sergent a hurlé que personne n’allait les empêcher de faire justice. J’ai crié plus fort, j’ai dit que je les empêcherais de commettre eux-mêmes un crime, puis j’ai sorti mon pistolet et tiré en l’air, ce qui a ramené le silence, et un peu le calme. J’ai ensuite énoncé : « Nous ne sommes pas vos ennemis. Le temps du Jugement viendra. Mais pas par vous ! » Mes hommes étaient très inquiets, le chapeau rabattu sur les yeux, les mains serrées sur leurs armes.
– Et il n’y a pas eu de drame ?
– Non. J’ai reculé en continuant à leur faire face, nous sommes montés dans le camion, et nous avons décampé en bousculant le véhicule qui faisait barrage et qui était encore en partie sur la route. A cet instant, j’ai bien craint qu’on nous tire dessus, ou au moins qu’on nous jette des cailloux. Mais ils se sont contentés d’insultes.
– Vous avez craint pour votre vie. Pourtant, vous n’avez pas souhaité protester auprès du colonel Katsotas ou du général Kosmas ?
– Cela n’aurait servi à rien. Et quelque part, je comprenais ces gars-là. Ils ne méritaient pas de sanctions pour avoir cru faire leur devoir en voulant se venger. Mais il fallait condamner ceux qui le méritaient, eux seulement, et en bonne et due forme. Ce qui fut le cas ! J’ai su que les cinq Grecs avaient été pendus.
– Et qu’en pensez-vous aujourd’hui ?
– Je vous demande pardon ?
– Que pensez-vous d’avoir risqué votre vie pour sauver des coupables dont vous vous doutiez qu’ils seraient condamnés ?
– Hé bien… Je suis fier d’avoir dit non. Pendre un assassin c’est la Justice, le lyncher c’est la Barbarie. Et je fais la différence entre une armée et un ramassis de sauvages. Le temps du désespoir était passé, la victoire était certaine. Nous œuvrions pour l’avenir, plus pour survivre. Je sais par un ami que la France a eu des ennuis avec le traitement réservé à ses collaborateurs… En pareil cas, la colère est mauvaise conseillère. Qui sait ? J’avais peut-être même le naïf espoir que, dans le lot, il y avait un ou deux imbéciles qui n'avaient pas choisi de se retrouver là… J’ai donc rempli ma mission et protégé mes prisonniers, même si c’était tous… des ordures. Hmm, désolé pour le terme.
Le major se tut un long moment en sirotant son thé, avant de reprendre.
– Par ailleurs, une conséquence de notre intervention à Volos fut que les unités de collaborateurs se dispersèrent, chacun de leurs membres s’efforçant de se cacher pour se faire oublier. Le gouvernement fantoche, ou ce qu’il en restait, acheva de s’effondrer. Quant aux Albanais, Croates ou autres, ils savaient désormais à quoi s’en tenir quant à la protection que leur offriraient les Huns. Ce qui nous facilita le travail par la suite.
– Je comprends… Hé bien, il me reste à vous remercier du temps que vous nous avez consacré, Major.
– Ce fut un plaisir, cher ami.
………
Je dois avouer que je doute encore aujourd’hui qu’il lui eût été agréable de raconter cette histoire. Mais il avait sans doute pensé que c’était son devoir… »
(Omar Barlov – Les armées d’Hitler, tome 4 – La Wehrmacht et les Balkans, Hachette Littérature, 1978)
………
Grèce centrale, Larissa – Le tempérament du général Diether von Böhm-Bezing n’a décidément rien à voir avec celui du colonel Müller, au discret agacement de ce dernier. En vieux militaire et cavalier prussien, qui a connu l’Autre Guerre et devrait d’ailleurs être à la retraite, il s’obstine à maintenir une stricte discipline dans sa division. Conformément aux ordres qu'il a reçus, la chasse aux partisans bat son plein dans Larissa, ce qui implique pas mal de dégâts, mais au moins s’efforce-t-on de distinguer les combattants et sympathisants des non-combattants.
Von Böhm-Bezing goûte peu l’arrivée dans son domaine du KampfGruppe Müller. Il a donc ordonné à son chef de ne pas se mêler de ce qui se passait à Larissa, puis de camper carrément à l’extérieur de la ville dans l’attente des instructions du général Eduard Dietl le concernant. Lui-même attend les ordres du général Gustav Fehn, à Salonique, qui devraient arriver sous peu. Certains murmurent qu’il aurait lancé « qu’il aille se faire pendre ailleurs ! » De fait, le contact est glacial entre les deux hommes qui se méprisent cordialement, chacun estimant que l’autre est, soit le résidu d’un ordre défunt et décadent, soit un vulgaire bandit de grand chemin tel le Quantill de la guerre de Sécession. Pour la population civile toutefois, la différence peut sembler bien mince.
C’est donc au grand soulagement des habitants que le chef du XVIII. Gebirgs-Armee-Korps ordonne au KG Müller d’aller vers l’ouest rejoindre les trois divisions de montagne du corps, alors que le chef du XXII. GAK décide que la 153. Feldausbildungs doit rejoindre la 104. Jäger au col d’Agios Dimitrios, sur la barrière rocheuse défendant la plaine de Salonique. Rester à Larissa, dans une zone de plaine, n’aurait eu aucun intérêt militaire.
La cité sera toutefois consciencieusement saccagée avant le départ des Occupants, en fin d’après-midi. Les populations civiles ont eu pour une fois la possibilité d’évacuer vers le sud, un reste d’honneur prussien sans doute. Elles mettront deux jours à rejoindre les lignes australiennes.
………
Région de Trikala – Les chars alliés passent Agantero, et arrivent sous le soleil tombant en vue du nœud routier de Trikala. La route a été difficile, dans cette zone fortement minée. Comme prévu, l’objectif est sérieusement défendu, par deux régiments de la 1. Gebirgs-Division rameutés en hâte de Kalambaka pour donner la main aux soldats de la 4. Gebirgs-Division qui arrivent de Kardista par Mouzaki. Pour les assister, les Bavarois “à l’edelweiss” peuvent compter sur l’appui de la 3. Gebirgs-Division, à l’est – mais pas sur les deux régiments de la 164. ID ni sur la 11. Luftwaffen-Feld-Division. Ces unités, battues à Kardista et qui manquent de plus en plus d’allant, sont en plein repli vers Ioannina.
Informées de ce qui s’est passé il y a deux jours, les troupes de Dietl ne tentent pas de créer un front incontournable autour de la ville. Pour elles, l’objectif est simple : gagner du temps pour permettre à la 4. Gebirgs en retraite de les rejoindre, puis décrocher vers la trouée de Zarko qui donne sur la plaine de Salonique. Il apparait désormais illusoire de stopper les Alliés dans cette plaine, surtout avec des soldats épuisés par leurs retraites successives. Tels les Français de l’été 1940 en somme…
Comme à l’accoutumée, les officiers du Commonwealth s’avèrent prudents, malgré les protestations des tankistes serbes, qui rouleraient bien jusqu’à Belgrade sans s’arrêter, pourvu qu’on leur donne de l’essence. Ce dernier point commence d’ailleurs à poser problème : l’offensive dure depuis dix jours et il faut alimenter plus d’une douzaine de divisions à partir du Pirée. Dans l’attente du ravitaillement et des retours des reconnaissances, les colonnes blindées font donc halte, une fois de plus.
Sur les talons de l’ANZAC, le 2e CA grec commence à monter en ligne, la 5e DI de Dimitrios Papadopoulos en tête.
………
Au nord du golfe de Corinthe – Amphilochia semble une noix bien dure à casser sans se faire mal – à moins qu’il ne s’agisse d’une mine prête à exploser sous les pas d’un adversaire imprudent. En effet, les reconnaissances ont montré que les hommes de la 100. Jäger ont miné les plaines autour de la ville, déployant canons et retranchements sur le versant ouest de la vallée. Tenter de passer en force serait courir au massacre. Et l’aviation a démontré son efficacité limitée sur les positions camouflées en zone montagneuse.
Le général Władysław Anders privilégie donc, pour cette fois, une approche prudente destinée à surprendre l’adversaire. Ce dernier s’attendra certainement à un assaut frontal au matin, comme à Nafpaktos et Agrinio. Mais il n’en sera rien cette fois.
Au contraire, l’attaque débutera par l’infiltration de nuit de deux compagnies, à partir du plateau de Platos (sic) et les sommets très boisés situés à l’ouest, après déminage préalable d’un corridor. Le tout sous le couvert d’une diversion : un barrage d’artillerie déclenché sur la face est de la vallée, c'est-à-dire l’axe d’attaque anticipé par l’ennemi. Une fois les faubourgs nord de la ville dans les mains des Polonais, les positions ennemies seront contraints de se révéler si elles ne souhaitent pas se faire encercler les unes après les autres, ce qui permettra à l’aviation et à l’artillerie d’être efficaces. Ce plan audacieux met à profit à la fois la connaissance du terrain des partisans de l’EKKA et le manque d’effectif des Allemands, qui ne sont guère que quatre bataillons pour tenir 6 à 8 kilomètres de front. L’attaque sera lancée la nuit prochaine, sans tarder car la Lune entre dans son premier quartier.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 12:43    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour;

Citation:
L’arrivée des premiers éléments du génie nécessaire à la remise en état du port est annoncée pour le 8 – par bateau, grâce à la suprématie alliée en mer Egée qui est totale.


@+
Alain
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 12:48    Sujet du message: Répondre en citant

tel le Quantill de la guerre de Sécession


n'est ce pas plutôt QuantRill?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

Oups, oui, je l'ai ratée celle-ci !
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 13:54    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Kardista

C'est Karditsa, non?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 14:04    Sujet du message: Répondre en citant

Oui ! Embarassed
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Imberator



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Et moi, je me suis retrouvé à parlementer avec un sergent, hmmm… bourru, qui représentait d’un groupe plus proche d’une foule en colère que d’une unité militaire.

Plutôt :

Citation:
Et moi, je me suis retrouvé à parlementer avec un sergent, hmmm… bourru, qui représentait un groupe plus proche d’une foule en colère que d’une unité militaire.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 16:53    Sujet du message: Répondre en citant

@ Imberator : oui bien sûr, merci.
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loic
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 21:20    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Quand les Latins ou les Germains partaient nous chercher sur les sommets, nous descendions dans la vallée mutiler leurs blessés ou égorger les officiers dans leurs bureaux !

Etant donné que cette affirmation fait probablement référence à l'époque antique, je doute que le terme "bureaux" soit très indiqué. Plutôt casernes ou campements ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

Non non Loic, rien d'antique la dedans ... Confused
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 21:53    Sujet du message: Répondre en citant

Ah, dommage, car la conquête romaine de la Grèce ou les raids germains sur ce même pays, c'est historique aussi !
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 22:03    Sujet du message: Répondre en citant

On va dire que certaines coutumes locales n'ont guère changés. Ne t'inquiète pas, nous n'en avons pas fini avec les réferences.
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MessagePosté le: Mer Mai 23, 2018 22:11    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de voir une incohérence sur un corps allemand : le XLVIII. AK, soit le 48ème.
Ce dernier est un corps blindé et il est depuis le début de Barbarossa sur le front de l'est. En décembre 1942, les ID qui constituent ce corps sont encerclées, mais les PzD (11ème et 16ème) ont pu s'échapper en grande partie. Le corps n'est donc probablement pas détruit. OTL, ce corps était appelé "Fire brigade", c'est tout dire.

Or, on retrouve ce corps en Grèce, en février, juin, juillet et maintenant août 1943.
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