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Uchronie : le Tsar Alexandre II échappe a l'attentat 1881
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gaullien



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MessagePosté le: Ven Sep 06, 2013 18:29    Sujet du message: Uchronie : le Tsar Alexandre II échappe a l'attentat 1881 Répondre en citant

le tsar était connut pour nombreux réformes que se soient la fin du servage pour les paysans , création d'assemblée locaux (Zemstvo,doumas)

au moment il a été assassiné il a signé un projet de constitution (rédigée par Mikhaïl Loris-Melikov ministre de l'intérieur) avec une assemblé élu et devait être publié au conseil des ministres suivant.

si avait put réussir son projet ? est ce que aurait permit d’empêcher la révolution?

en tout cas pour le tsar son projet a lui était de faire sacré sa nouvelle femme Catherine Dolgorouki puits de quitter le pouvoir !
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sting01



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MessagePosté le: Ven Sep 06, 2013 22:57    Sujet du message: Répondre en citant

Non :

le Tzar est isole sans grand appuis au sein de la noblesse.

les revolutionaires ne peuvent en aucun cas le laisser commencer des reformes , car cela reviendrait a repousser la revolution aux calendes grecques.

les reformateurs ne sont pas interresses a des reformes qui de toutes facon menageront (ou tenteront) la chevre et le choux.

L'autocratie du Tzar est une illusion, le pouvoir reel est dilue au sein des institutions imperiales , comme il l'etait sous Louis XVI. Le Tzar etant plus une figure de proue que le commandant du navire.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Dim Sep 08, 2013 06:23    Sujet du message: Répondre en citant

Le tsarisme de la fin du XIXe siècle et la monarchie absolue française de la fin du siècle précédent ont en commun l'échec patent d'une société clivée et l'incapacité de l'oligarchie au pouvoir de le réformer. Les trois derniers tsars se sont efforcés, chacun à sa manière, de sauvegarder ce qui pouvait l'être.

Le vrai problème cependant était que ni ces 3 hommes ni leur entourage n'avaient une idée précise de ce qu'ils voulaient pour la Russie. Il n'y avait aucun projet précis qu'on aurait pu mettre en place. Les efforts les plus méritants ont été accomplis sous Nicolas II par divers ministres qui ont pu aller assez loin dans leurs réformes. Witte a perdu le support impérial (comme les ministres de Louis XVI l'ont expérimenté) dès qu'il s'est attaqué directement aux privilèges de ceux qui avaient un accès immédiat et permanent au tsar. Stolypine après lui était sur une lancée que les complots autour du trône ne pourraient plus stopper, et il a été assassiné par un anarchiste manipulé par la police impériale.

Le pouvoir du tsar n'était pas une illusion. Ce qui était une illusion, c'était la solidité du régime impérial. Le tsar pouvait tout ordonner, et surtout il pouvait nommer qui il voulait et démettre qui bon lui semblait, ce qui lui conférait un pouvoir énorme. Le problème est qu'il n'avait aucune idée de qui promouvoir et pour quoi faire. De plus, l'entourage impérial fonctionnait comme une bulle protectrice qui éloignait le tsar des réalités du terrain, alors que celles ci étaient parfaitement bien connues. La police et les différents services fonctionnaient raisonnablement bien sous Nicolas II, mais il était impossible au tsar de se faire une idée juste de ce qui se passait dans son empire, non pas tant qu'on lui cachait tout mais parce que les informations qu'il recevait n'étaient pas décodées pour en faire une synthèse cohérente. Le tsar recevait des délégations de paysans en costume folklorique qui lui baisaient les mains et lui faisaient penser que tout était pour le mieux et que rien n'avait changé depuis Ca Grande Catherine, ce qui n'était pas complètement faux. Quand on lui parlait de troubles ou de difficultés, elles lui apparaissaient comme des épiphénomènes locaux, pas comme des signes de dysfonctionnements graves. Et les réformateurs qui parfois avaient son oreille n'étaient pas forcément de très bon conseil, car ils rêvaient d'une Russie imaginée qui n'avait que peu de points communs avec la réalité du terrain. Comme Nicolas lui-même objectait à ses interlocuteurs, la Russie n'était pas l'Allemagne ni la Grande-Bretagne. On ne pouvait pas y transposer un régime de monarchie constitutionnelle avec un gouvernement responsable devant une assemblée élue.

En dernière analyse, le tsarisme s'est effondré à cause de la première guerre mondiale. EN 1914, les grandes tensions qui avaient culminé dans la révolution de 1914 s'étaient apaisées, et la Douma mise en place, dont les pouvoirs étaient très limités, suffisait a fournir un espace d'expression aux différentes tendances politiques, et à discréditer un pouvoir d'assemblée. La Russie était prospère et au début d'une véritable révolution économique. L'entrée en guerre a été une tragédie et le début du compte à rebours.

Il existe plusieurs uchronies passionnantes qui examinent ce qui aurait pu se passer différemment.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Sep 08, 2013 09:53    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème était le même en Chine et ce n'est pas un hasard si les deux régimes impériaux s'effondrent la même année (1917). L'effondrement de la Sublime Porte Ottomane et de L'Autriche-Hongrie c'est fait aussi pour les mêmes raisons. Dans les quatre cas, les pays échouèrent à se réformer, subirent une importante défaite militaire (deux dans le cas des Russes), et des conditions de paix profondément humiliantes.Cela faisait trop pour le peuple qui subissait à la fois une tyrannie interne et une misère grandissante à cause des guerres perdues par leur si "génial" souverain. (Note : le problème posé par la double couronne de l'Empereur d'Autriche fut très loin d'améliorer la situation).

La fin de la Russie Tsariste fut précipitée par la défaite contre le Japon en 1905 et plus encore par les défaites répétées de la Première Guerre Mondiale. La faiblesse du régime tsariste n'était pas industrielle. Certes, il y avait moins d'usines qu'en France ou en Allemagne, mais elles suffisaient pour équiper l'armée. L'échec de la Russie tsariste est dans le domaine de l'éducation. En fait, les Russes n'étaient pas capables de remplacer les ouvriers spécialisés partis au front, ou les officiers tués ou capturés. Dès 1915, le Tsar fut obligé de demander l'aide des alliés qui envoyèrent des troupes combattre sur le front de l'est et des ouvriers pour les usines. Mais le déclin des unités russes sur le front était irrésistible. En 1917, la plupart des troupes n'avaient presque plus de valeurs combatives, très mal instruites, démotivées, et dirigés par des officiers incompétents. Ce sont les déserteurs de ces armées qui formèrent la base de la future Armée Rouge que créa Léon Trotski.
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sting01



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MessagePosté le: Lun Sep 09, 2013 03:41    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a un aspect sociologique, que je n'ai retrouve (et malheureusement ce n'est qu'une porte entre baillee) chez Gogol (le lire en ecoutant 'the simple minds' est un plaisir rare de gourmet).

Une societe n'est active que lorsque le projet dont elle est porteuse est capable de faire rever ces diverses composantes!

Ayant rencontre des opposants sovietiques au debut des annees 80, j'avais ete surpris (choque meme) par une phrase qui etait un veritable leitmotiv: Nous aurions acceptes toutes ces brimades , a la condition que comme en 1920 l'espoir dque nos enfants aient une vie meilleure nous fussent donnes!

Lorsque vous lisez 'les ames mortes' du dit Gogol, vous pouvez ressentir comme un vide. Il n'y a pas de desespoir (heureusement , car ce livre est de base une comedie), mais aussi aucun espoir n'est donne. Cela est le reflet veritable de la vie dans l'Empire Russe : le manque d'espoir (n'importe lequel) pour la Societe (prise dans son ensemble), ou pour certaines de ses constituants. Nombreux sont ceux qui se tournerent vers les mencheviques, puis les bolcheviques, pour la simple raison qu'ils venaient avec l'espoir de cahnger les choses : en effet quoi de plus glorieux que d'entreprendre une reforme complete de la societe pour le bien tout a la fois du plus grand nombre (c'est a dire pour la Rodyna, un concept fort pour les russes) et pour le bien des differentes parties de la dite societe (education, electricite, travail, nourriture ....).

Alors que cela est vrai pour 3 de ces empires, cela ne l'est pas pour l'Autriche Hongrie; ce dernier subit surtout l'incurie des magnats bloquant toute reformes preparees par l'administration imperiale au nom de leurs interets particuliers, ayant ceci de vraiement specifique de ne pas agir au nom de la preservation d'un ordre ancien, mais d'agir pour pervertir le dit ordre ancien et d'accroitre les disfonctionnements internes de l'A.H.
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marc le bayon



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MessagePosté le: Sam Sep 14, 2013 16:24    Sujet du message: Répondre en citant

C'est hélas, totalement d'actualité en 2013....
Quand il n'y a plus d'espoir, tout est possible, même et surtout le pire...

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Marc Le Bayon

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Anaxagore



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MessagePosté le: Sam Sep 14, 2013 18:24    Sujet du message: Répondre en citant

j'y pensais aussi en lisant le livre "La violence des riches".
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JPBWEB



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 08:07    Sujet du message: Répondre en citant

Les Bolchéviques russes ont pris le pouvoir par la force et l'ont conservé par la terreur. Il n'y a jamais eu d'élection qui aurait légitimé une option populaire pour leurs thèses. Par contraste, la société tsariste de 1914 n'était guère oppressive. Les mécanismes de gouvernance étaient certes archaïques, et la Russie avait besoin de réformes pour la faire entrer dans son siècle, mais en 1914 le pouvoir tsariste et l'ordre social qui s'y appuyait n'étaient guère contesté. Lénine lui-même, dont on peut supposer que depuis son exil zurichois il se tenait très au fait de ce qui se passait en Russie, écrivait en janvier 1914 que la révolution lui paraissait plus lointaine que jamais.

Ce qui a abattu le tsarisme, c'est 3 ans de guerre, la destruction de l'armée, la dislocation de l'ordre social et la famine dans les grandes villes, surtout à Pétrograd. L'aveuglement de l'impératrice régente et l'éloignement aux armées du tsar (où il ne contribuait guère à l'effort de guerre et s'ennuyait ferme) ont créé un vide du pouvoir qui a permis l'étincelle. L'absence de troupes fiables pour étouffer la première émeute a entrainé le régime en moins d'une semaine.
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Fantasque



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 08:18    Sujet du message: Répondre en citant

Ouhhhhhhh la la....

Quelle vision angélique de la société russe....

En 1914 non seulement on a un système politique à la fois archaïque et despotique (avec une Douma sans pouvoirs et l'essentiel de l'autorité concentrée autour de Nicolas-II) mais la perte de légitimité du pouvoir y compris dans les élites (en incluant les élites militaires) est très profonde. La révolte des industriels du printemps 1915 en témoigne. De même 70% des officiers tsaristes sont restés dans l'Armée rouge....

Il y a d'excellentes sources bibliographiques sur tout cela et en particulier sur la perte de légitimité dans les élites économiques, qui les ont conduites à rechercher l'alliance avec les Bolchéviques.

F
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 09:22    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème est que Nicolas II avait les pouvoirs potentiels d'un autocrate sans la mentalité impitoyable qui va avec. Il a très mal vécu d'avoir fait tirer sur le peuple en 1905, et quand, en 1917, le prince Kazbeki lui a proposé de récidiver avec sa division caucasienne, il a refusé.

D'autre part, les tsars ont globalement très mal géré les tensions ethno-religieuses. Les Juifs, mais aussi les Polonais, les Arméniens et les Vieux-Croyants ne comprenaient plus les brimades anachroniques dont ils faisaient l'objet (même si, en pratique, les lois discriminatoires n'étaient pas toujours très appliquées). Même les Géorgiens, pourtant orthodoxes et dont une partie de la noblesse était remarquablement intégrée dans l'élite impériale (voir le prince Kazbeki, ci-dessus (*)), étaient pro-japonais en 1905. La tension avec l'Allemagne a aussi affecté la fraction allemande de la noblesse: Witte ne s'est jamais remis d'avoir été surnommé le "Graf Witte" (comte, titre allemand). A partir de 1914, il y a eu une perte de confiance massive envers l'impératrice et les généraux d'origine allemande. Contrairement à la France qui a remarquablement réussi son union sacrée, les empires russe, austro-hongrois et ottoman ont élargi leurs failles ethniques. Or, les minorités appartenaient souvent à la couche la plus moderne de la société, celle qui aurait pu favoriser une évolution démocratique. Pas bon, tout ça.


(*) Il n'y a pas longtemps, j'étais en vacances en Géorgie et j'ai pu voir l'église où sont enterrés les princes Bagration. La guide a ostensiblement ignoré les pierres tombales en russe qui énuméraient leurs titres dans l'armée et la cour de Russie...
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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 17:45    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:

Quelle vision angélique de la société russe....

Pas du tout. Je soulignais simplement que la vulgate qui fait un parallèle automatique entre Paris 1789 et Saint-Pétersbourg 1917 est caduque. Nicolas II n'était pas Louis XVI, Kerensky n'était pas Danton et Lénine n'était pas Robespierre. En Russie, il n'y a eu qu'un défilé d'autocrates, de voyous et de meurtriers, le plus souvent assez malveillants et souvent incompétents. Le malheur de la Russie, c'est sa classe dirigeante. Le Tsar n'était pas le seul, et pas du tout le pire.

La Russie en 1914 était un état en plein boom économique, avec les opportunités et les tensions que cela comporte. Son modèle de gouvernement était archaïque et despotique, c'est parfaitement exact, mais pas particulièrement oppressif, simplement parce que le régime n'avait pas les moyens de contrôler tout ce à quoi il aspirait à contrôler ou même qu'il aurait dû avoir sous contrôle s'agissant d'une autocratie. Je ne suggère pas un seul instant que le tsarisme était un bon régime politique, ni même que c'était le régime le plus adapté pour la Russie de l'époque. Je souligne simplement que le fait qu'il se soit écroulé ne tient pas vraiment ni essentiellement à son caractère non-démocratique. Il s'est effondré parce que la guerre a sapé les fondements mêmes du régime. En 1905, le régime était passé très près de l'effondrement, et en 1914 il avait repris suffisamment de poil de la bête pour repartir en guerre, tout en étant bien conscient des failles qui le minaient.

En outre, le fait que le tsarisme était un système anachronique et perpétuellement en sursis ne signifie pas qu'il se serait effondré de lui-même sans la gigantesque poussette dans le dos que fut la Grande Guerre, et rien n'indique que les deux régimes qui lui ont succédé étaient le moins du monde préférables ou plus respectables, et en particulier le régime qu'imposa Lénine.

Fantasque a écrit:

De même 70% des officiers tsaristes sont restés dans l'Armée rouge....

La plupart des officiers étaient apolitiques, en Russie comme ailleurs. En tant que russes il est normal qu'ils soient restés dans l'armée plutôt que de choisir l'exil. Leur pays avait besoin d'eux et leur offrait quelque chose à faire, un statut et prosaïquement une écuelle pleine dans un pays où c'était devenu en luxe inoui. Malheureusement, beaucoup d'entre eux ont été victimes des innombrables purges et bien peu ont atteint l'âge de la retraite.

Fantasque a écrit:

Il y a d'excellentes sources bibliographiques sur tout cela et en particulier sur la perte de légitimité dans les élites économiques, qui les ont conduites à rechercher l'alliance avec les Bolchéviques.

Aucun doute là dessus, les élites se sont dissociées du tsarisme, ce qui montre bien à quel point ce régime était en réalité très faible sous des dehors en granit. Lesdites élites n'ont probablement même pas dû avoir le temps de regretter leurs efforts pour amadouer Lénine et ses amis avant d'être 'liquidés'.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 18:35    Sujet du message: Répondre en citant

A ce sujet, je suis un grand fan de la série des aventures d'Eraste Fandorine, par Boris Akounine.
Derrière les histoires policières, l'auteur nous offre un tableau saisissant de la société russe fin 19e début 20e, qui vire peu à peu au sombre...
Bonne lecture !
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Casus Frankie

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patrikev



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 19:00    Sujet du message: Répondre en citant

Excellente série.

Une anecdote qui résume assez bien la fin du régime tsariste. Le grand-duc, frère du tsar, vice-roi de Transcaucasie, était en visite dans les champs pétrolifères de Bakou. Le sol est imbibé de pétrole sur des kilomètres et le grand-duc se promène avec son cigare allumé. Un ingénieur s'interpose: "Pardonnez-moi, Votre Altesse, il est interdit de fumer. Risque d'incendie." Le grand-duc, surpris, lui répond: "De quelle nationalité êtes-vous? - Finnois, Votre Altesse - Ah, je comprends!" Et le grand-duc a éteint son cigare.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terrain, la Finlande était une principauté autonome dépendant du tsar de Russie, mais avec des institutions quasi démocratiques et une liberté d'expression sans équivalent en Russie.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Sep 15, 2013 19:28    Sujet du message: Répondre en citant

N'oublions pas le rôle de Raspoutine dans la chute de la Russie tsariste... oui je sais ça prête un peu à sourire... "La présence d'un seul homme a-t-elle fait autant de dégâts ?" la réponse et oui ! C'était un débauché indéboulonnable et incompétent qui donnait son avis sur tout (y compris la manière de livrer la guerre), qui accumulait richesse, titres, fonctions pour lui et ses privilégiés (tout aussi incompétents). Cela a eut un effet terrible sur les simples gens, je ne parle pas des gens éduqués mais les moujiks incultes. J'ai dans ma bibliothèque une uchronie tournant autour de l'assassinat anticipé de Raspoutine.
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sting01



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MessagePosté le: Lun Sep 16, 2013 06:49    Sujet du message: Répondre en citant

A ce point, ne pourrions nous supposer que si Louis le 16eme avait eu la vision politique de Napoleon (et ses corones), jamais la revolution francaise n'aurait tourne comme elle le fit: soit le Souverain se joignait aux deputes dans la salle du jeu de paume (se distancant ainsi de l'appareil d'Etat ou il n;avait en fait que peu de pouvoirs reels) et donc amorcant (cela est marrant) un retour aux anciennes coutumes avec des parlements pouvant s'addresser au Roi, voire meme le convoquer (disons comme du temps guerre de 100ans); ou alors (comme Napo l'a lui meme evoque) utiliser la force pour disperser la populace, puis se servant de la meme force et du soutient regagne de la classe moyenne nettoyer le systeme de la court, et etablir un ministeriat du genre Louis XIII/Richelieu (cela etant un raccourci d'une lettre de Napoleon alors qu'il etait temoin des emeutes a Paris).

Donc le Tzar avait plus ou moins les memes solutions : soit renforcer la Douma, soit recourir a la force afin de clamer les emeutes puis assainir les ecuries d'augias. Une voie moyenne (prise par Louis et par Nicolas) ne pouvant qu'echouer, car mecontentant les classes les plus pauvres et les classes moyennes. La noblesse elle meme etant peu nombreuses, souvent sympathique aux revendications, et souvent constituee de pauvre ou de personnes peu aises (cas des nobles bretons ne possedant qu'un demi pigonier, ou cas de Von Mannerheim).
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