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Sous-marins français, alliés et autres 1942

 
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loic
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MessagePosté le: Dim Oct 21, 2012 11:00    Sujet du message: Sous-marins français, alliés et autres 1942 Répondre en citant

Episodes précédents en 1941
Episodes suivants en 1943

folc a écrit:

6 janvier 1942

Port-Saïd

Arrivée des huit sous-marins envoyés en renfort en Extrême-Orient, à savoir : les quatre 1 500 tonnes Bévéziers (LV Richard ), Casabianca (commandé ad interim par le LV Bellet ), Sfax (LV Terlier) et Sidi Ferruch (LV puis CC Laroze) ; les 900 tonnes Aurore (LV Libiot) et La Créole (LV Frossard) ; les mouilleurs de mines Diamant (LV Sassy) et Perle (LV Piot). Soit, dans l’ordre, la 8e DSM portée à quatre unités (au moins provisoirement, le Sfax étant susceptible d’aller renforcer l’une des divisions amoindries), la 23e DSM (division nouvelle) et la 21e DSM. La flottille, qu’accompagne le ravitailleur Cap des Palmes (X44) – remplacé à Malte par le mouilleur de mines Castor – doit ravitailler avant de traverser le canal de Suez.


8 janvier

La guerre dans l’Atlantique
Golfe de Biscaye (ou de Gascogne)
– Tandis que le MN Nautilus (LV Bazin) continue à opérer sur les côtes norvégiennes, l’Amirauté britannique a décidé d’utiliser le MN Rubis (LV Rousselot) pour tenter de couper le trafic commercial, notamment celui des minerai de fer et de tungstène (ou wolfram), entre l’Espagne et les ports français occupés de la façade atlantique. Le Rubis quitte ce jour Dundee pour aller poser ses mines entre Bayonne et Saint-Jean-de-Luz. Il sera de retour sans encombres le 29 janvier, après une escale à Falmouth. Cependant, les 32 mines posées ne feront qu’une seule victime le 20 septembre suivant : le petit dragueur auxiliaire allemand M-4448 (77 GRT).


15 janvier

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Les côtes du Finnmark, les plus septentrionales de Norvège, avaient été dans les derniers mois de 1941 l’un des principaux terrains de chasse des 1 500 tonnes français. Les travaux de modernisation engagés sur les Achéron, Archimède et Vengeur les ayant réduits momentanément à deux unités opérationnelles, les Redoutable et L’Espoir (cf. annexe C A1 OdB MN 1-42), ces derniers le partagent avec quelques sous-marins britanniques de la classe T. C’est précisément le sous-marin britannique HMS Tigris (Cdr. H.F. Bone) qui a remporté, trois jours plus tôt, le premier succès allié de la nouvelle année en coulant, au nord-ouest de Vardø, le transport de la Kriegsmarine Türkheim (1 865 GRT). Le Redoutable (LV Cosléou) égalise le score en détruisant d’une torpille et de plusieurs obus, non loin de Berlevåg, le cargo norvégien Mimona (1 147 GRT), échoué depuis le 10 janvier.


21 janvier

La guerre en Méditerranée
Tarente
– Entrée en service du cinquième des treize sous-marins de 600 tonnes, série Platino, le Bronzo (LV Cesare Buldrini), qui va être rattaché au VIIe Groupe et opérer d’abord en Méditerranée occidentale. Cinq autres vont le suivre avant la fin du premier trimestre 1942 : les Porfido (24 janvier), Volframio (15 février), Cobalto (18 mars), Avorio (25 mars) et Granito (31 mars).


26 janvier

Sœrabaya

Arrivée des quatre 1 500 tonnes de la 8e DSM ainsi que des deux unités de la classe Aurore, qui ont passé tous les six le Détroit de la Sonde le 23. Les deux mouilleurs de mines arriveront quatre jours plus tard avec le ravitailleur Cap des Palmes.


27 février

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le sous-marin britannique HMS Tuna (Lt. M.B. St.John) clôture le palmarès allié des deux premiers mois de l’année en coulant dans le Porsangerfjord (Finnmark) le patrouilleur allemand NM-01 (Vandale, un baleinier réquisitionné de 337 GRT). Submersibles classiques britanniques et français ont envoyé par le fond six bâtiments, équitablement partagés en nombre mais non pas en tonnage. La troisième victoire britannique, le cargo allemand Konsul Schulte (2 975 GRT), est revenue au HMS Trident (Cdr. G .M. Sladen) , les deux autres (modestes) succès français – un chalutier de 106 GRT et un cargo mixte de 506 GRT – ont été pour le Redoutable et L’Espoir (LV de Roquefeuil) .
Même si, comme on le saura plus tard, les mines du MN Nautilus (LV Bazin) ont fait deux victimes de plus, toutes deux norvégiennes, le petit (et bien vieux, 1872 !) cargo mixte Ingøy (327 GRT) et surtout le cargo Birk (3 664 GRT) , tout ceci ne peut se comparer aux victoires obtenues par les sous-marins français opérant en Extrême-Orient. Le courage et l’habileté des équipages engagés dans les eaux norvégiennes ne sont pas en cause : les proies sont simplement plus rares et plus maigres. Sans qu’elles en soient moins défendues pour autant, comme l’attestent les pertes de l’année 1941…


2 avril

La guerre dans l’Atlantique
Londres
– Devant la situation pour le moins délicate en Extrême-Orient, l’Amirauté britannique décide d’y envoyer en renfort le sous-marin mouilleur de mines HMS Cachalot, jusqu’ici employé sur les côtes de Norvège et surtout du golfe de Biscaye. Le submersible voyagera au plus court, via la Méditerranée et le Canal de Suez.


29 avril

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le mois de mars a été un mois de disette, sans succès assuré sur le moment. En fait, le MN Nautilus (LV Bazin) a bien obtenu une sixième victoire, le 16 de ce mois : le cargo allemand Utlandshorn (2 643 GRT) a été victime d’une mine mouillée le 3 avril, lors de sa dernière mission, à la limite des eaux territoriales norvégiennes et finlandaises, au large de Kirkenes et Petsamo. Mais, comme la très grande majorité des succès obtenus dans la guerre des mines, celui-ci ne sera connu et vérifié qu’après la fin de la guerre. Avril s’est montré plus généreux : il est vrai que les Allemands se hâtent doublement pour d’une part renforcer leurs moyens dans la zone de Kirkenes, d’autre part importer le maximum de minerai de nickel finlandais durant les dernières semaines de paix avec l’Union Soviétique. Pour sa dernière patrouille avant son retrait pour travaux de modernisation, L’Espoir (LV de Roquefeuil) coule au sud de Vardø le cargo allemand Curityba (4 932 GRT). Cinq jours plus tôt, le Redoutable (LV Caminati ), lui aussi à la veille d’être envoyé au chantier naval de Portsmouth (New Hampshire), avait envoyé par le fond dans le Tannafjord le cargo norvégien Stensaas (1 359 GRT).
Après la guerre, l’on pourra ajouter à ces deux victoires celle obtenue par le Rubis (LV Rousselot), dont une mine d’un champ de 16 engins, posé le 6 avril, a coulé le 9 le petit caboteur allemand Kurzesee (747 GRT). Néanmoins, le plus gros succès du mois est à mettre à l’actif du HMS Trident (Lt. A.R. Hezlet ), qui n’opérait cependant pas sur les côtes du Finnmark mais dans les parages de Namsos, en Norvège centrale, c’est-à-dire bien plus au sud-ouest : il a torpillé et coulé le 20 avril le cargo allemand Hödur (5 344 GRT).


1er mai

La guerre dans l’Atlantique
Dundee
– Comme le souhaitait au début janvier l’Amirauté française (mais les Britanniques ont pu l’utiliser jusqu’au début d’avril), le Nautilus (LV Bazin) prend le chemin du retour vers la Méditerranée, ce qui réduit la 22e DSM aux seuls Rubis et Orion.


12 mai

La guerre en Méditerranée
Benghazi
– Le sous-marin HMS Torbay (Cdr. A.C.C. Miers) quitte la base de la 1ère Flottille pour rentrer en Grande-Bretagne où l’attendent six bons de mois de grand carénage.


23 mai

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Alors que la guerre entre l’Allemagne et l’Union Soviétique fait rage depuis quelques jours, le cargo allemand Asuncion (4 626 GRT) coule au large de la péninsule de Nordkinn après avoir touché une mine d’un champ de seize engins mouillé le 8 avril précédent par le sous-marin MN Rubis (LV Rousselot). Celui-ci est revenu une dernière fois sur les côtes du Finnmark le 3 mai : les mines posées à cette occasion ne causeront aucune perte. Dernière occasion, car, suite à un accord entre Amirautés britannique et soviétique, les opérations sur les côtes du Finnmark, dont le minage, vont être abandonnées aux sous-marins de la Flotte du Nord . Ceux-ci pourront aussi, à l’occasion, pousser jusqu’aux côtes du comté de Troms.


28 mai

La guerre dans l’Atlantique
Dundee
– Les trois 1 500 tonnes modernisés Achéron, Archimède et Vengeur sont à nouveau à pied d’œuvre dans la base de la 9e Flottille. Après leur retour des Etats-Unis, ils ont passé quelques semaines à l’entraînement dans le Holy Loch.


5 juin

La guerre dans l’Atlantique
Golfe de Biscaye (ou de Gascogne)
– Disposant encore, après l’envoi du HMS Cachalot en Extrême-Orient, du HMS Porpoise (Lt.Cdr. L.W.A. Bennington) pour opérer sur les côtes de Norvège, l’Amirauté britannique a décidé d’employer à nouveau le MN Rubis (LV Rousselot) contre le trafic du minerai de fer espagnol. Le sous-marin pose ce jour son premier champ de mines dans les parages d’Arcachon.


14 août

La guerre dans l’Atlantique
Golfe de Biscaye (ou de Gascogne)
– Le sous-marin MN Rubis (LV Rousselot) pose son troisième (et dernier) champ de mines dans les parages d’Arcachon après ceux mouillés les 5 juin et 7 juillet. Comme en janvier, ces opérations n’auront pas le succès escompté : aucun navire marchand ne sera victime des 96 mines posées. Toutefois celles-ci causeront la perte de quatre petits bâtiments en 1942 : deux dragueurs auxiliaires et un patrouilleur de la Kriegsmarine ainsi qu’un remorqueur français . Elles feront même une cinquième victime, un dragueur auxiliaire, en 1943 .


11 septembre

La guerre dans l’Atlantique
Iles Shetlands
– Pour le sous-marin MN Orion (LV Rossignol ), les huit premiers mois de l’année ont été stériles, si l’on excepte une vaine chasse au Tirpitz le 11 mars. Des problèmes de moteurs diesel l’ont même immobilisé à Dundee en mai et juin. Les quatre derniers mois de l’année vont se révéler plus fertiles en émotion, le submersible ayant été retenu pour des missions spéciales. Ce jour, l’Orion quitte la base avancée des sous-marins alliés avec à son bord douze hommes, anglais et norvégiens, du Special Operations Executive (SOE), chargé de détruire la centrale électrique de Glomfjord (opération « Musketoon »). En prenant quelques risques, l’Orion réussira la mise à terre du commando quatre jours plus tard et rentrera à Dundee le 22 septembre .


12 septembre

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le cargo allemand Robert Bornhofen (6 723 GRT) est la plus grosse victoire de l’année 1942 pour les sous-marins de la Flotte du Nord. Il coule à l’entrée du Porsangerfjord, devant le port d’Honningsvag, sur une mine d’un champ posé le 6 août précédent par le K-1 .


23 septembre

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le MN Rubis (LV Rousselot) rentre à Dundee après avoir mouillé 32 mines devant Tromsø (champ qui ne donnera aucun résultat). Il va entrer en grand carénage pour six mois : réfection complète des moteurs ; installation d’un canon de 20 mm AA et d’un radar de type 291 (à la place du périscope de secours) ; remplacement de la batterie française par une batterie américaine Sargo. Son retour en première ligne, après une période d’entraînement, est prévu en mai 1943.


18 octobre

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le sous-marin norvégien HNoMS Uredd (ex-britannique P-41, CC R.Q. Røren), entré en service le 9 janvier 1942 et opérant au sein de la 9e Flottille sous-marine (Dundee), torpille au sud de l’île d’Atløyna (comté de Sogn og Fjordane) le transport allemand Libau (ex-soviétique Kaganovitch, 3 663 GRT). Ce dernier parvient à s’échouer mais sera déclaré irréparable.


19 octobre

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Entre deux missions spéciales, l’Orion (LV Rossignol) mène une patrouille offensive au-delà du cercle polaire, dans les parages de Bodø (comté de Nordland). Après avoir manqué successivement le cargo mixte norvégien Norge (793 GRT) le 16 puis le cargo allemand Dietrich Oldendorff (ex-finlandais Usko angarié en 1940, 1 822 GRT) le 18, il parvient enfin à couler, dans le Saltenfjord, le cargo mixte norvégien Nordland (726 GRT).


4 novembre

La guerre dans l’Atlantique
Côtes de Norvège
– Le sous-marin MN Achéron (CC Beaussant) remporte la sixième et dernière victoire du second semestre 1942 pour les sous-marins classiques alliés opérant depuis la Grande-Bretagne, en coulant non loin de Stavanger le patrouilleur NS-11 (Karmøy, ex-cargo mixte norvégien Kong Olaf réquisitionné dès avril 1940, 564 GRT). Outre ce succès et ceux des HNoMS Uredd et MN Orion en octobre, il y a eu, le 21 juillet, le succès du MN Vengeur (LV Crétin), qui a coulé le cargo norvégien Vaga (1 615 GRT) devant Egersund ; et, le 12 août, les victoires des HMS Sturgeon (Lt. M.R.G. Wingfield) et Unshaken (Lt. C.E. Oxborrow), soit deux cargos allemands envoyés par le fond . A l’exception du succès de l’Orion, tous ont été obtenus sur les côtes de la Norvège méridionale.
La relative « pauvreté » du théâtre norvégien, désormais partagé avec les Soviétiques, ainsi que l’entrée en service de nouveaux sous-marins britanniques des classes S, T et U permettent à l’Amirauté française (qui a beau jeu d’exciper aussi des besoins des théâtres d’Extrême-Orient et du Pacifique) de donner enfin suite au projet, caressé dès janvier, d’envoyer vers l’Est de nouveaux 1 500 tonnes. C’est la 6e DSM (Archimède, L’Espoir) qui partira le 15 novembre. Elle laisse en Ecosse les trois unités de la 7e DSM :Achéron, Vengeur et Redoutable, ce dernier étant revenu de l’arsenal de Portsmouth le 31 octobre, six semaines après L’Espoir.


13 novembre

La guerre dans l’Atlantique
Iles Shetlands
– Deuxième mission spéciale pour l’Orion (LV Rossignol), qui transporte cette fois vers Mefjord, en Norvège du sud, un commando dont le rôle n’est plus le sabotage mais le renseignement (opération Upsilon). La principale difficulté rencontrée est le très mauvais temps, au point que le sous-marin ne pourra effectivement débarquer ses passagers que le 28 novembre avant de revenir à Dundee le 3 décembre.
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 07:25    Sujet du message: Crise des torpilles françaises ? Répondre en citant

Je m'excuse si le sujet a déjà était abordé ( on avait parlé du stock de torpilles et de mines qu'il restait en 1940 mais je ne retrouve plus le fil) mais y a t'il eu en OTL des problèmes avec les torpilles françaises ?

Le pourcentage d'attaques réussi par la sous-marinade qu'elle soit de Vichy ou de la France Libre me semble très faible par rapport aux tentatives.

14 attaques pour deux cibles atteinte par Vichy par exemple...
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 08:20    Sujet du message: Répondre en citant

Le taux de succes des attaques de sous-marins est naturellement faible au debut de la guerre et pour toutes les marines. Les problemes inherents aux torpilles (detonateurs, gyroscopes etc.) ne sont pas seuls en cause. Il y a aussi línexperience operationnelle, la doctrine inadaptee, le materiel vetuste ou trop neuf, la capacite adverse a detecter les sous-marins et a les forcer a attaquer dans de mauvaises conditions etc.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Pour la sous-marinade française, les problèmes sont à la fois matériel, doctrinal et d'inexpérience.

Matériel : les torpilles ont la flacheuse habitude soit de ne pas tenir la profondeur soit d'avoir des trajectoires fantaisistes. Quand les sous-marins français seront sous commandement opérationnel de la Royal Navy en 1943-1944, l'officier britannique commandant la flottille les qualifiera d'"erratic" ! Autre problème, les panneaux d'ouverture des tubes fixes qui se bloquent souvent au moment de l'ouverture. Cette contrainte a eu pour obligation de privilégier les lancements par les tubes orientables.
De plus les système d'écoute n'avaient qu'une performance moyenne.

Doctrinal : comme dans plusieurs autres marines, les gerbes ne doivent pas dépasser deux torpilles, trois au maximum

Inexpérience : pour des raisons budgétaires, les lancements d'exercice ne dépassaient pas la douzaine de torpilles. Difficile de se faire la main dans ce cas surtout si en plus le matériel n'est pas fiable.

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Alain
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour les précisions. A priori, il n'y a eu que les japonais qui avait au départ des torpilles potables.

J'ai posé la question suite a l'assez grand nombre de "buts" coulés par les sous-marins français en FTL. Je pense qu'il faudrait inclure un peu plus de chasse infructueuse dans les récits et de critiques contre le matériel durant les premiers temps du conflit comme cela a était fait dans les posts ci dessus.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 11:00    Sujet du message: Répondre en citant

N'oublions pas qu'on a plus tendance à parler des trains qui arrivent en retard au lieu de ceux qui arrivent à l'heure, des buts marqués et non des arrêts, et des bateaux coulés plutôt que des loupés. Bref des raretés plutôt que du quotidien (encore que, pour les trains... bon). D'où une fausse impression du lecteur.
Oui, on aurait pu écrire des lignes et des lignes sur les échecs... Mais nous avons préféré, par exemple : "Après deux croisières infructueuses, le sous-marin XXX parvient à couler un caboteur de 300 GRT..."
Sur 1940 et une bonne partie de 41, les "buts coulés" sont bien rares.
A présent, nous sommes bien avancés en 1942 et les performances françaises (et autres) ont le "droit" de" s'être améliorées. D'autant plus que les torpilles qu'ils lancent sont à présent souvent des torpilles anglaises à peine modifiées. et pour les françaises, on a pu apprendre, je pense, à les régler.
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 12:44    Sujet du message: Répondre en citant

Entendu.
En OTL, a t'on des chiffres sur le % de réussite d'attaque a la fin du conflit par belligerants juste pour faire une comparaison ?

En 44, les 2 seules torpillages réussi par un sous marin français l'ont été par le même submersible ex-anglais...
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 13:10    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais essayé de donner une présentation synthétique et balancée des opérations des sous-marins français durant l'opération Merkur : c'est l'une des annexes de 1941 (Annexe B Z2- Le rapport Walser).

J'ai également dû signaler au moins à deux reprises en 1940 les problèmes des 1500 tonnes français avec leurs tubes lance-torpilles avant.
On peut supposer que, en 1942 au plus tard, le problème a été réglé. D'où un emploi sans restriction de ces tubes comme on le voit surtout dans le récit des engagements contre les Japonais.

Les problèmes de l'ouverture correcte des portes des tubes LT ou de la tenue d'immersion des torpilles n'étaient pas réservés aux seuls Français : en août 1942 OTL, le sous-marin néerlandais O-21 a manqué le U-254 surpris en surface parce que deux de ses quatre torpilles sont venues en surface (ce qui a évidemment permis au Uboot de manoeuvrer); j'ai changé cela en FTL parce que le O-21 ne s'est pas retrouvé en position de remporter sa victoire historique sur le U-95 et donc, par compensation, le U-254 y est passé Mort
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Merci pour les précisions. A priori, il n'y a eu que les japonais qui avaient au départ des torpilles potables.


Si tu considères les bâtiments de surface, c'est oui surtout grâce à la longue lance.
Pour les sous-marins nippons, c'est nettement moins évident car la doctrine japonaise était à côté de la plaque : seuls les navires de guerre et encore les gros sont des cibles prioritaires car les navires marchands ne sont considérés que comme des cibles "indignes" d'un vrai commandant japonais.
De plus, chez eux-aussi, la consigne est de procéder qu'à des lancements a minima : deux torpilles par salves au maximum.
Ces consignes OTL se retrouvent d'ailleurs dans le déroulement des opérations FTL et la campagne de la 6ème Flotte autour de l'Australie est bridée par ces consignes et va renforcer les tenants de la guerre sous-marine "noble" dans leurs idées préconçues de chasse au navires "nobles" seulement.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mar 18, 2013 16:41    Sujet du message: Répondre en citant

Et la campagne FTL dans les eaux australiennes est déjà un grand pas hors des sentiers battus des consignes normales. Pour celles-ci, même une torpille, c'était déjà trop pour un charbonnier.
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MessagePosté le: Mer Mar 27, 2013 05:43    Sujet du message: Répondre en citant

I don't know how many times I have seen these obsolete and quite false views of the IJN's submarine doctrine, oeprations and development.

They are wrong, and there is now ample Japanese and US scholarship to prove this.

How well-entrenched these obsolete views are can be illustrated by the common (and completely false) view that "The Japanese submarine force never conducted a campaign against merchant trade in WWII".

This. Is. False. They conducted two, one off the Australian east coast 1942-43, and one in the Indian Ocean 1943-44. Both were deliberate, both were organised by Sixth Fleet, and one was even coordinated with the Germans.

I have obtained a copy of a Japanese submarine's operations order and patrol report (and had it translated) for a war patrol off the Australian East Coast. She was specifically ordered to attack merchant trade. That was the only reason she was sent on that patrol.

Does anyone care to dispute that kind of primary source material?

As I have already noted:

Citation:
The IJN found itself in 1938-1939 with a submarine force quite unsuitable for its intended function. This generated two responses, the first was construction and testing of No.71, a very fast coast defence submarine suitable for the island base defence role, she was in addition to one earlier (K5, 1934-35) Ro class submarine intended as prototypes for a “series” produced wartime standard type. While No.71 was being tested in 1940, a large conventional class of small Micronesia base-defence submarines was designed and placed in construction, the KS type of 525 ton Ro boats (18 boats).

The cruiser submarine force (J1, J2, but not the 3 23 kt J3 class ) and older Kaidai classes (KD2, KD3, KD4, KD5) were 20 knot submarines, these were judged too slow for the duties for which they had been built. To address the pursuit-contact-annihilation elements of the interception strategy new types of 23 knot submarines were quickly designed and built, as mentioned above. These were to be headed by a new class of three large flagship submarines (A1 class, 23.5 kt). The scout function was dealt with by the 20-strong B1 class of big, fast (2584 ton, 23.5kt) scout submarines all fitted with floatplanes. These were supplemented by classes of attack submarines 5 C1 class, 10 KD7 class and 3 C2 class.

This gave a planned force of 3 flagship boats, 20 scouting boats and 21 attack submarines including the 3 J3 class. All of these boats were 23 knotters. The three thrusts of IJN submarine function were then seen clearly:
•A specialised force of modern, fast ‘fleet surveillance and attack submarines’ with their flagships (implying a flagship, 9 scout and 9 attack submarines per group),
•a force of older cruiser types for commerce attack, and
•a force of Ro boats for the defence of Micronesia. Most of the latter were old, and a new class of small submarines was under construction for this role.

In concert with this redirection of the building program, there was a full reorganisation of the administrative arrangements. Three of the Navy’s seven submarine flotillas were placed under new fleet - Sixth Fleet - with the other flotillas assigned to Combined, Third and Fourth Fleets.

More exercises by Sixth Fleet in February-April 1941 showed more problems with the pursuit, contact keeping and attack on an enemy fleet. There were too few submarines to monitor an enemy fleet, they were still too slow (23.5 knots was now insufficient), and the large submarines demanded were too large - they were very vulnerable to enemy A/S patrols and had to be kept at a distance from the base. This allowed the enemy to sortie undetected. Once at sea, keeping touch with the fleet was very difficult and obtaining an attack position was even more difficult. In the past picket lines had been used to relocate the enemy fleet, but lack of numbers again obviated this tactic on too many occasions. The intelligence organisation was tasked with assisting, and plans were made to use long picket lines composed of fishing craft and flying boats in Micronesian waters. Second submarine Flotilla staffs noted that the submarine force alone could not sufficiently attrite an advancing enemy fleet. Further Sixth Fleet exercises in July 1941 showed that the Kaidai submarines were too slow underwater to close an enemy fleet, and exposure of their periscopes helped enemy A/S forces to locate them. Once located, the big submarines were too slow underwater to evade. Long distance torpedo attacks were suggested as a panacea to this, but again this required long exposure of periscopes, and in any case the height of eye of a periscope was too low to permit very long range attacks. BY the start of the Pacific War, the IJN submarine force was in doctrinal crisis.

IJN submarine exercises showed the IJN to be innovative in how they tried to develop their submarine arm. Their training was rigorous, comprehensive and professional. New weapons (such as the superb Type 95 torpedo) were developed. Submerged firing (aided by excellent and sophisticated passive ASDIC systems) was also developed, but like the USN these proved to be far less accurate than close range salvo firing based on visual target motion analysis.

The IJN, then, went to war with a focus on fleet operations (like the USN), large submarines (like the USN) and passive firing (like the USN). Also like the USN, these tactics developed timidity in some commanders, and frustration in others. Individually, the better submarine commanders knew that the concepts involved in fleet shadowing, surveillance and strike were not workable. This knowledge was being forcefully communicated to the Flotilla commanders as some officers exploited the peculiar advantages of middle rank permitted in the IJN.


ALL of the Japanese Navy's doctrinal shifts in submarine warfare are coverd in Norman Polmar and Dorr carpenter's book Submarines of the Imperial Japanese Navy, Carpenter, Dorr; Polmar, Norman, ISBN 10: 0851773966 / 0-85177-396-6 ISBN 13: 9780851773964 Publication Date: 1986

See also:

Boyd, Carl and Yoshida, Akhiko. The Japanese Submarine Force and World War II. Annapolis: US Naval Institute Press, 1995.

They got their data from the following primary sources:

U.S. Military History Section, Headquarters Army Forces Far East.

Japanese Monograph No. 102. Submarine Operations, December 1941-April 1942. 1952.

Japanese Monograph No. 110. Submarine Operations in Second Phase Operations, Part I, April - August 1942. 1952.

Japanese Monograph No. 111. Submarine Operations in Second Phase Operations, Part II, Aug 42 - Mar 43. .

The Imperial Japanese Navy in World War II. 1952.

All of which I have as part of both my own library and also for my post-graduate research.

It is past time that the actual reality is used, instead of these persistent old myths fifty years out of date.

I have noticed over the years that European scholarship of WWII is deficient in quality and quantity of research into the Pacific War. That may explain why very old false beliefs and mythology about the Japanese and Nationalist Chinese war effort still surfaces all the time.

However, it is still wrong, as the above sources will prove in this case.

For example, how many people here have even heard of the Feb-Apr 41 Sixth Fleet Exercises?

Cheers: Mark
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marklbailey



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MessagePosté le: Mer Mar 27, 2013 12:42    Sujet du message: Répondre en citant

OK, I have arrived home and found the patrol Report. While it is in hardcopy, I have transcribed the following information from it:

These are translations of extracts from the Patrol Report of I-174, Lieutenant-Commander Nanbu. AT the time she was assigned to 12th Submarine Division, 34th Submarine Squadron, 6th Fleet

Citation:
Passage of events.

A. From Truk to the seas of Sandy Cove (see map la)

In accordance with secret vanguard squadron order number fifteen and secret No. 3 submarine squadron order number one, our war objective was the interdiction of enemy transport lanes on Australia's east coast and attacks on enemy shipping. On 16 May [1943] at 1600, we made a sortie out of Truk and, in line with vanguard squad telegram order number 320, we passed by the eastern side of New Ireland (Island?) and headed south.

For three days after the 19th [May 1943], our daytime voyage took us
through enemy aircraft areas and on the 27th at 0110 we arrived at thirty nautical miles in the seas of Sandy Cape on Australia's east coast.

During this time, at 1350 on the 18th, we discovered a submarine, ally or enemy unclear, about 100 nautical miles to the north of New Guinea Island (?) and moving north. We tried to confirm its passage but ultimately lost it.

On the 20th at 2045, we saw a plane, enemy or ally unclear, about 100 nautical miles west of Sport Land and submerged to escape.

B. From Sandy Cape to Sydney (see map lb)

1: The seas of Sandy Cape and of Brisbane (patrol area A and area to await the enemy B.)

After arriving at Sandy Cape, we mainly moved during daytime, keeping out a listening patrol and looking to come across the enemy by chance in area to await the enemy A. Apart from finding an enemy patrol on the 28th at 0220, we saw no enemy vessel and left area A at 0000 on the 29th for the Brisbane sea. We arrived at the B patrol area at 0150 on the 31st.
In the B patrol area, we frequently discovered the enemy and tried to attack as detailed below, but the distance and the azimuth were too great and the strikes were unsuccessful.

1: 1016 31st- 8000 ton commercial vessel sailing alone, heard at course right 10 degrees 15000 metres, azimuth right 60 degrees. No chance to strike and let escape into Brisbane harbour.



etc. I-174 had a modestly successful patrol on a fully alerted coast where all traffic was convoyed and aerial patrols constant. She is credited in Rohwer as having attacked the SS Edward Chambers on 4 June with gunfire but was driven under by her defensive armament. I partially dispute this given her patrol report (but part is obscured).

She attacked convoy GP55 on 16 June, penetrating the screen before firing. She and sank the Australian coastal liner SS Portmar (5551GRT) and crippled LST 469. She was attacked by the escorts but escaped with light damage.

NOTE the words in bold. There is is, for all to see, in a Japanese submarine's post-patrol report. I-174 was ordered to attack enemy TRADE.

So much for the old myth that they were not interested in, and did not attack, maritime lines of communication and enemy merchant ships!

Cheers: Mark
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marklbailey



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MessagePosté le: Ven Avr 05, 2013 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Apologies for taking so long to get back to you, I have been travelling for work.

Reading through LCDR Nanbu's patrol report for I-174 again, a few more interesting things about Sixth Fleet come to light.

Nanbu's patrol was conducted under a Sixth Fleet standing order ('Secret Number Three Submarine Squadron Order Number one') and it was to '...advance to Australia's east coast, there [to] interdict enemy transport routes and attack enemy ships and warships.'

Nanbu was to use all of I-174's torpedoes before returning.

Nanbu was ordered to plan for night attacks while on the surface or semi-submerged (running awash).

His tactical instructions are very interesting:

2. With the submarine Commander being low on experience, we were to close in as far as possible and fire four torpedoes [at each target].

3. While obviously trying to fire as close in as possible, when unable to approach closely, we wre to try and fire even though at long distance when an opportunity arose and we were able to feel confidence in our accuracy.

Nanbu was also instructed to attack single merchant ships with gunfire.

Off brisbane he reported attempting to attack a total of seven ships and one convoy, conducting one attack on 1 June, firing four torpedoes at a zigzagging mechant ship and missing, and attacking the Edward Chambers with gunfire. I have not been able to identify the other merchant ships he sighted.

he chased a convoy for an entire night off the NSW central coast, being frustrated by bad weather and constant zigzagging, and finally by aerial patrols which drove him under.

He claimed a sinking on 7 June (four torpoedoes fired, two explosions heard) but he did not sink this target. I have not been able to identify this ship yet.

he was attacked by a RAAF Beaufort on 14 June at 2252 (I have the RAAF atatck report) and attacked GP55 shortly afterwards.

Cheers: Mark
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