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Que se serai t il passé si Otto Von Bismarck n'avait pas ex
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le roi louis



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 05:01    Sujet du message: Que se serai t il passé si Otto Von Bismarck n'avait pas ex Répondre en citant

Bonjours à tous

Petit débat: "que se serai t il passer si Otto Von Bismarck n'avait pas existé?"
Imaginons pour une raison ou pour une autre ce grand homme politique n'ai pas eut la carrière qu'on lui connait. Les conséquences sont nombreuse et cela soulève d'autres questions en cascade:

1) L'union de l’Allemagne se serait elle quand même faite ? Serait elle rester une mosaïque d'états ?

2) Si oui se serai t elle quand même faite au bénéfice de la Prusse ? L'Autriche et la dynastie des Habsbourg de Vienne aurai t elle pu reprendre la main? D'autres état allemands, comme la Bavière peuvent ils garder leur indépendance?

3)Si l'unification se fait, est elle effective dès 1848 et le congrès de Francfort ? Dans ce cas là la première démocratie libérale sur le vieux continent serai l'Allemagne

4) L'unification se ferai t elle plus tard ? Sur le modèle ce qui c'est réellement passé. Dans ce cas y aurai t il eut les différentes guerres qui ont mener à l'unification? Sadowa et Sedan existeraient elles ? La Prusse serai t elle victorieuse et avec autant de facilité ?

5) si l'union allemande ne se fait que se passe t il alors pour le reste de l'Europe? Pas de chute du 2ème Empire, Rome reste sous protection française et l'Italie se cherche encore une capitale. Le Danemark s'étand au sud sur le Schleswig,...


ps je recherche de la doc sérieuse sur ces sujets là alors si vous avez des conseils à donner je suis preneur
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JPBWEB



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 05:18    Sujet du message: Répondre en citant

Intéressante question !

A mon avis, la Prusse et l'Autriche étaient en trajectoire de collision pour la domination de l'Allemagne avant Bismarck, et se seraient affrontées sur le sujet tôt ou tard. L'Autriche aurait dû l'emporter, si son armée avait été capable de durer assez longtemps pour que l'Europe impose une paix négociée. C'est la France et la Grande-Bretagne (avec la Russie dans une moindre mesure) qui étaient les garantes de l'équilibre européen. En laissant l'Autriche seule face à la Prusse et le Piedmont, elles ont permis à la Prusse de prendre le dessus. En menaçant la Prusse d'envahir la Rhénanie (territoire prussien depuis 1815), la France aurait fait pression sur la Prusse pour retenir son bras. S'étant abstenu d'intervenir dans ce sens, la France elle -même se trouva quatre petites années plus tard face à une Prusse agrandie et aux commandes de l'Allemagne unifiée sous sa botte.

Quant à la Bavière, sa satellisation par la Prusse était inévitable dès lors que l'Autriche était boutée hors d'Allemagne, mais dans le cas contraire c'est une satellisation au près de Vienne qui l'aurait attendue, plus bénigne et moins étouffante quand même.

La démocratie libérale n'était au goût ni de Berlin ni de Vienne, et donc n'aurait guère eu de chance de fleurir en Allemagne.
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sting01



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 07:53    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Intéressante question !

A mon avis, la Prusse et l'Autriche étaient en trajectoire de collision pour la domination de l'Allemagne avant Bismarck, et se seraient affrontées sur le sujet tôt ou tard. L'Autriche aurait dû l'emporter, si son armée avait été capable de durer assez longtemps pour que l'Europe impose une paix négociée. C'est la France et la Grande-Bretagne (avec la Russie dans une moindre mesure) qui étaient les garantes de l'équilibre européen. En laissant l'Autriche seule face à la Prusse et le Piedmont, elles ont permis à la Prusse de prendre le dessus. En menaçant la Prusse d'envahir la Rhénanie (territoire prussien depuis 1815), la France aurait fait pression sur la Prusse pour retenir son bras. S'étant abstenu d'intervenir dans ce sens, la France elle -même se trouva quatre petites années plus tard face à une Prusse agrandie et aux commandes de l'Allemagne unifiée sous sa botte.

Quant à la Bavière, sa satellisation par la Prusse était inévitable dès lors que l'Autriche était boutée hors d'Allemagne, mais dans le cas contraire c'est une satellisation au près de Vienne qui l'aurait attendue, plus bénigne et moins étouffante quand même.

La démocratie libérale n'était au goût ni de Berlin ni de Vienne, et donc n'aurait guère eu de chance de fleurir en Allemagne.


la chutte du 2eme empire etait inscrit dans Sadowa. Donc la question est de savoir si Sadowa va avoir lieu (comme JP je pense que oui0 et que le resultat sera le meme (la, j'ai des doutes, car les prussiens furent chanceux ce jour la).

Le Danemark etait deja hors competition depuis longtemps, et aurait il essaye de reprendre le Schleswig que la nation Allemande (autriche+ prusse + autres etats germanique) lui auraient tape dessus encore plus fort.

Le probleme de la nation germanique au XIX est le meme que durant le Moyen Age : comment balancer le pouvoir de l'Empereur , le pouvoir des roitelets regionaux, et faire respecter une loi qui bien qu'existante n'est que mal appliquee.

Vienne est synonime d'absolutisme, donc il est difficile pour les liberaux de pleinement faire confiance a la cour d'Autriche. Berlin est synonime de militarisme, mais aussi de progres sociale controle, donc un interet certain matine d'une forte dose de repulsion pour les meme liberaux.

De plus les deux souverains avaient deja refuse la courone peu avant Sadowa.

Si on retire Bismark de l'equation, alors on va se diriger vers un zollverein generalise du type de l'ALE , sans aucun pouvoir politique, et donc les puissances regionales seraient bonnes pour une disparition au profit du plus fort.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

Si la bataille de Sadowa a lieu, elle sera gagnée par les Prussiens... à moins qu'un militaire totalement incapable dirige leur armée. Pourquoi ? A Sadowa, les Prussiens ont des fusils à répétitions utilisant des clips de 5 balles (je crois), les Autrichiens doivent eux enlever la cartouche consumée, la remplacer refermer le fusil, épauler et tirer.
Vu qu'à l'époque les soldats combattent encore comme pendant les guerres napoléoniennes (soldats groupés en régiments, avançant au son du fifre et du tambour), la cadence de tir des fantassins prussiens est absolument meurtrière ! Il ne faut jamais oublier que c'est l'invention de la poudre sans fusée, du fusil à répétition et de la mitrailleuse qui ont mit fin aux combats en carrés. A l'époque des arquebuses, des mousquets et des fusils de ligne, les armes sont peu précises et ont une cadence de tir faible. Il faut imaginer les conditions de combat de l'époque : les dosages approximatif des poudres, les balles sphériques, les tubes lisses, et les fumées dégagées par les tirs qui finissent par flotter en nappe sur le champ de bataille... tout cela n'aide en rien à la précision. Pour faire le maximum de dégât à un adversaire, il faut tirer par salve. C'est dire mettre les soldats sur deux rangs, le premier rang à genoux et faire tirer tous les soldats ensembles de manière à ce qu'un nombre conséquent de projectiles touche l'ennemi (lui aussi formé en carré).
A l'époque de Sadowa (1866) on est déjà passé à la cartouche métallique (la cartouche en papier existe depuis l'époque napoléonienne). Elle utilise une percussion centrale ou annulaire (les deux systèmes se côtoient encore . Par contre la poudre sans fumée (à base de nitrocellulose) ne sera découverte qu'en 1884.
La défaite de l'Autrice à Sadowa est écrasante. Certes les Autrichiens sont supérieurs numériquement, mais vous avez dû comprendre que cela ne compte guère lorsque la cadence de tir de l'ennemi est si supérieure à la vôtre. Les Autrichiens perdent 40 000 hommes (sur 280 000) et 160 canons, mais le plus grave c'est que la bataille s'est transformé en déroute. C'est encore un effet de la cadence de tir des Prussiens. Voir les premiers rangs des troupes se faire hacher par les tirs a provoqué un état de choc chez les Autrichiens.
Les Prussiens en profitent pour marcher rapidement sur Viennes. Or, la ville n'est pas fortifiée et coupée de tous renforts. Les Prussiens ont aussi eu l'habileté de fomenter un soulèvement en Hongrie.
L'Empire Français avait accepté de ne pas participer au conflit en échange de la restitution de la Vénétie à l'Italie (la France est partie prenante dans l'unification Italienne). Mais Napoléon III est au fond favorable à la Prusse et à l’unification allemande. Après Sadowa, l'empereur de France hésite... Son semblable, l'empereur François-Joseph lui demande d'intervenir. Mais la Prusse fait une contre-proposition. Les Prussiens prétendent s'être alliés à l'Italie et combattre pour qu'elle puisse prendre la Vénétie par les armes et venger ses défaites.
Finalement, Napoléon III se contente d'offrir sa médiation. Celle-ci échoue...
Lorsque la Prusse s'empare du Hanovre, de Francfort (et de quelques autres états) Napoléon III prétends obtenir des terres en échange de sa bonne volonté. Mais... la Prusse est déjà devenue une grande puissance ! Il est très facile à Bismarck de dénoncer "la politique des pourboires" des Français. Il intrigue particulièrement auprès de la Russie et obtient sa neutralité. Face à Paris, Berlin montre de la fermeté. Si la France veut des territoires, elle devra les prendre par la force... En fait, c'est la Prusse qui a bien l'intention de prendre des territoires à la France... ce sera la guerre de 1870-71.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

Revenons sur Sadowa (ou Königgrätz plus exactement). On a beaucoup glosé sur le fameux fusil Dreyse en dotation dans l'armée prussienne. Il s'agissait d'un fusil à chargement pas la culasse, à percussion par aiguille, qui offrait en effet la possibilité d'une cadence de tir supérieure aux fusils à chargement par le canon tels que le Lorenz en dotation dans l'infanterie autrichienne. Pourtant, l'essentiel n'est pas là.

Le fusil Dreyse était prompt à l'enrayage, il était lourd et consommait énormément de munitions (évidemment), ce qui fait que l'infanterie autrichienne, dotée de ses excellents Lorenz dont la portée était très supérieure aux Dreyse prussiens, était en mesure de faire jeu égal en termes de puissance de feu réelle.

Les premiers engagements de la guerre (Nachod et Trautenau en particulier) avaient démontré la caractère meurtrier du feu prussien face aux charges de masses d'infanterie autrichienne, elles mêmes l'héritage direct des défaites de Magenta et Solférino, où les Autrichiens avaient été culbutés par la furia francese. Les Autrichiens avaient résolu d'adopter cette tactique plutôt que leur approche du feu défensif qui par contre aurait fait merveille contre les Prussiens. Benedek avait donc décidé pour le dernier combat de la Nordarmee de suspendre la tactique de la charge tête baissée et de revenir à la défensive sur des positions préparées.

Plus important encore, l'artillerie autrichienne, la meilleure d'Europe, récemment rééquipée, était en mesure de démolir les troupes prussiennes à distance, sans même exposer l'infanterie autrichienne au feu prussien. C'est exactement ce qu'elle fit dans la matinée du 3 juillet 1866. Les Prussiens, inférieurs en nombre et cloués au sol par le feu de l'artillerie autrichienne, étaient incapables de prendre le dessus. Si Benedek avait suivi les conseils de son entourage et jeté toute la Nordarmee sur les Prussiens, y compris avec son excellente cavalerie, très supérieure à celle des Prussiens, il aurait certes encouru des pertes conséquentes, mais il les aurait culbutés hors du champ de bataille. Au lieu de ça, la IIe armée prussienne s'est présentée, et la défaite autrichienne a commencé, pour se terminer en déroute, protégée par son artillerie qui fut sacrifiée ce jour là. Et sans artillerie, la Nordarmee ne pouvait plus arrêter les Prussiens avant Vienne.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 10:59    Sujet du message: Répondre en citant

En fait, je suis assez d'accord avec toi. Ce que tu dis est vrai. Mais je pourrais élever un contre-argument pour chaque point que tu soulève. Ceci dit, j'ai trop mal à la tête aujourd'hui pour me lancer dans un débat.

Il y a une chose que tu dois réaliser. A Sadowa s'oppose les meilleurs généraux et les meilleurs troupes des deux camps. Bien sûr, j'ai surtout insisté sur le fusil Dreyse. Mais de manière générale, l'armée autrichienne a été défaite parce qu'elle n'a pas intégré les technologies modernes dans sa conception de la guerre. Le comte von Molkte utilise d'avantage les moyens modernes : trains, télégraphe... y compris en miroir, puisqu'il va penser à couper les lignes télégraphiques autrichiennes. Le problème des Autrichiens c'est justement qu'ils ne pensent pas de manière moderne pour l'époque. Ils appliquent des méthodes de combat hérité de Napoléon.
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Vincenzo03



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 11:43    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Si la bataille de Sadowa a lieu, elle sera gagnée par les Prussiens... à moins qu'un militaire totalement incapable dirige leur armée. Pourquoi ? A Sadowa, les Prussiens ont des fusils à répétitions utilisant des clips de 5 balles (je crois),

Faux. le fusil Dreyse est un fusil à un coup et se chargeant par la culasse qui est a verrou. C'est cela qui est révolutionnaire. Mais il tire une cartouche à poudre noire en papier. Le percuteur (l'aiguille) doit traverser la cartouche pour frapper l'amorce. Et là est sa fragilité car elle cassait souvent. Le chassepot français sera beaucoup plus fiable et précis deux ans plus tard.
anaxagore a écrit:
les Autrichiens doivent eux enlever la cartouche consumée, la remplacer refermer le fusil, épauler et tirer.
Encore faux. Les soldats autrichiens avaient des fusils à chargement par la bouche, comme les springfield de la guerre de Sécession aux USA 3 ans avant. Ils tiraient des balles minié mais les canon étaient rayés et relativement précis. Le handicap résidait dans la position de chargement (debout donc largement visible pour l'ennemi tandis qu'avec le Dresye, l'on chargeait couché) et dans la cadence de tir plus lente (3 coups minute contre 8 pour le Dreyse).
anaxagore a écrit:
Vu qu'à l'époque les soldats combattent encore comme pendant les guerres napoléoniennes (soldats groupés en régiments, avançant au son du fifre et du tambour), la cadence de tir des fantassins prussiens est absolument meurtrière !
Pas tout a fait vrai. Cette période est une période de transition et d'innovation suite aux avancées de l'armement. Certains officier restent sur les traditions de 1815, d'autres observe et s'adaptent. Il suffit de voir la guerre de Crimée ou la guerre de Sécession qui se déroulèrent juste avant. Ce que Bismarck à justement fait.
anaxagore a écrit:
Il ne faut jamais oublier que c'est l'invention de la poudre sans fusée, du fusil à répétition et de la mitrailleuse qui ont mit fin aux combats en carrés. A l'époque des arquebuses, des mousquets et des fusils de ligne, les armes sont peu précises
Faux. Il faudrait venir à notre stand de tir pour voir la précision que peut avoir un Charleville à 100m. Le problème était celui de la cadence de tir. La poudre noire encrasse, donc si l'on veut tirer vite, il ne faut pas nettoyer entre les coups, donc tirer en sous-calibré ce qui rend le tir imprécis. De plus, l'entraînement des conscrits étaient plus que limite sur l'aspect précision (les fusils n'avaient même pas d'organe de visée....). On privilégiait la vitesse de chargement car on se tirait dessus à 150/100m. On tirait au mieux trois salves et on se finissait à la baillonette. Quand arrive la balle miné à jupe, on aura des canons rayés beaucoup plus précis et tirant plus loin (600m) et là, on aura des organes de visée et la fin des carrés de troupes. On est en 1845 à peu près. Ceci dit, les première mitrailleuses, les fameuses Gatling étaient à poudre noire et fonctionnaient relativement bien. Par contre, le plus petit calibre était le 45...De même, le poids étaient terrible. Impossible de les utiliser en arme d'assaut accompagnant l'infanterie.

naxagore a écrit:
A l'époque de Sadowa (1866) on est déjà passé à la cartouche métallique (la cartouche en papier existe depuis l'époque napoléonienne).

Faux. La cartouche métallique existe déjà mais n'est pas encore adoptée dans les armées européennes à cette époque (à part la fameuse question du revolver Lefaucheux à cartouche métallique à broche). Les USA s'y sont mis durant la guerre de Sécession, mais timidement (quelques spencer).
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Vincenzo03



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 12:00    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:

Le fusil Dreyse était prompt à l'enrayage,
Il ne s'enraye pas, mais c'est l'aiguille qui cassait et donc plus d'amorçage.
a écrit:
il était lourd et consommait énormément de munitions (évidemment), ce qui fait que l'infanterie autrichienne, dotée de ses excellents Lorenz dont la portée était très supérieure aux Dreyse prussiens, était en mesure de faire jeu égal en termes de puissance de feu réelle.
Pas plus lourd que le Lorenz. La consommation de munition n'est pas le problème. Celui-ci était que le Lorenz, comme tout fusil minié est long à recharger et cela se fait debout. De quoi se faire descendre par un tireur médiocre qui lui peut tirer trois à quatre coup quand on en tire un et le fait coucher sous un buisson quand on est debout en plaine...

a écrit:
Les Autrichiens avaient résolu d'adopter cette tactique plutôt que leur approche du feu défensif qui par contre aurait fait merveille contre les Prussiens. Benedek avait donc décidé pour le dernier combat de la Nordarmee de suspendre la tactique de la charge tête baissée et de revenir à la défensive sur des positions préparées.
Pas forcément car l'artillerie prussienne aurait fait la différence et lors des assaut, les prussiens pouvaient tirer en chargeant toujours grâce au fusil Dreyse. les Autrichiens auraient mieux résistés mais le résultats auraut été le même.

a écrit:
avec son excellente cavalerie, très supérieure à celle des Prussiens, il aurait certes encouru des pertes conséquentes, mais il les aurait culbutés hors du champ de bataille.

Je ne pense pas. La cadence de tir de l'infanterie prussienne aurait brisé les charges de cavalerie. On l'a déjà vu à Camerone avec des fusils minié, alors avec des Dreyse....Non, la cavalerie comme arme est morte à Waterloo.
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Archibald



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 12:31    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
. En menaçant la Prusse d'envahir la Rhénanie (territoire prussien depuis 1815), la France aurait fait pression sur la Prusse pour retenir son bras. S'étant abstenu d'intervenir dans ce sens, la France elle -même se trouva quatre petites années plus tard face à une Prusse agrandie et aux commandes de l'Allemagne unifiée sous sa botte.


C'est une impression, ou la France n'a fait que des c... en Rhénanie ? en 1866- 70 comme en 1936 - 39 ?
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JPBWEB



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:

C'est une impression, ou la France n'a fait que des c... en Rhénanie ? en 1866- 70 comme en 1936 - 39 ?


Impression plus que justifiée. Entre Napoléon et Charles De Gaulle, la diplomatie française a pataugé lamentablement dans tout ce qui était germanique. Il faut y ajouter le décrochage économique, qui date du Second Empire et n'a fait que s'aggraver jusqu'à aujourd'hui.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Vincenzo03 a écrit:

a écrit:
avec son excellente cavalerie, très supérieure à celle des Prussiens, il aurait certes encouru des pertes conséquentes, mais il les aurait culbutés hors du champ de bataille.

Je ne pense pas. La cadence de tir de l'infanterie prussienne aurait brisé les charges de cavalerie. On l'a déjà vu à Camerone avec des fusils minié, alors avec des Dreyse....Non, la cavalerie comme arme est morte à Waterloo.


En fait, j'avais en tête le scénario maintes fois répété de 1870: l'infanterie (française ne 70, prussienne en 66) se fait ébranler par l'artillerie jusqu'à un point de décrochage qui la fait basculer a l'occasion de charges de l'infanterie (prussienne en 70) ou de la cavalerie (autrichienne en 66).

La cavalerie autrichienne a obtenu d'excellents résultats face aux Piémontais qui étaient pourtant eux-aussi dotés de fusils à aiguille si mes souvenirs sont bons.

Il ne faut pas pour autant jeter un voile pudique sur les insuffisances du commandement autrichien, Benedek bien sûr, mais aussi Henikstein, son très amateur chef d'état-major, qui ensemble ont commis à peu près toutes les erreurs, comme de concentrer l'armée trop loin du point d'invasion, détacher des corps isolés pour couvrir les sorties des passes montagneuses, laisser les alliés saxons se faire tailler en dentelle par les Prussiens, etc. Plus bien entendu maintenir la doctrine de la charge à tête baissée, mais ça c'était une erreur de doctrine qui les dépassait. Et la responsabilité ultime en Autriche à l'époque incombait à l'Empereur Franz-Josef, souverain consciencieux mais limité et peu à même de saisir les évolutions militaires rapides de son temps.
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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 13:15    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est pas un décrochage économique, mais démographique.
La France a été le pays le plus peuplé d'Europe jusqu’à la révolution...
Mais "grâce" à Robespierre et Napoléon, la France n'a jamais connu la transition démographique. la transition démographique; c'est le passage d'une population faisant beaucoup d'enfant,s mais avec une forte mortalité infantile, au schéma moderne (deux enfants et quelques poussières par couple) mais où la plupart atteint l'âge adulte.
La transition démographique proprement dit est le moment où on fait encore beaucoup d'enfant mais où la plupart d'entre eux arrivent à l'âge adulte. C'est un important boom démographique. Tous les pays l'on connu... sauf la France.

Les guerres de la révolution ont coûté la vie a tellement d'hommes jeunes, avant qu'ils fondent une famille qu'il n'y a jamais eu d'explosion démographique.
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le roi louis



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

Bon tout le monde est d'accord pour dire que l'unification se fera quand même que Bismarck soit là ou pas. Et il vous semble acquis que le résultat des guerres de 1866 et 1870 semble difficile à modifier

moi se qui m’intéresse c'est tout le volet diplomatique ou, il faut l'avouer, Bismarck à jouer avec brio sa partition. Justement sa non existence permettrai d'arriver au même résultat ?
Que ce soit au congrès de Francfort en 1848 ou plus tard, à partir du moment ou il est nommer chancelier de Prusse, ses décisions ont fortement influé sur le destin de l’Allemagne. Si il n'avait pas été là qui d'autre aurai occupé ce poste? Aurai t il prit les mêmes décisions ? Et avec un même résultat?


Dernière édition par le roi louis le Mer Oct 31, 2012 14:04; édité 1 fois
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Vincenzo03



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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Vincenzo03 a écrit:

a écrit:
avec son excellente cavalerie, très supérieure à celle des Prussiens, il aurait certes encouru des pertes conséquentes, mais il les aurait culbutés hors du champ de bataille.

Je ne pense pas. La cadence de tir de l'infanterie prussienne aurait brisé les charges de cavalerie. On l'a déjà vu à Camerone avec des fusils minié, alors avec des Dreyse....Non, la cavalerie comme arme est morte à Waterloo.


En fait, j'avais en tête le scénario maintes fois répété de 1870: l'infanterie (française ne 70, prussienne en 66) se fait ébranler par l'artillerie jusqu'à un point de décrochage qui la fait basculer a l'occasion de charges de l'infanterie (prussienne en 70) ou de la cavalerie (autrichienne en 66).

La cavalerie autrichienne a obtenu d'excellents résultats face aux Piémontais qui étaient pourtant eux-aussi dotés de fusils à aiguille si mes souvenirs sont bons.

Il ne faut pas pour autant jeter un voile pudique sur les insuffisances du commandement autrichien, Benedek bien sûr, mais aussi Henikstein, son très amateur chef d'état-major, qui ensemble ont commis à peu près toutes les erreurs, comme de concentrer l'armée trop loin du point d'invasion, détacher des corps isolés pour couvrir les sorties des passes montagneuses, laisser les alliés saxons se faire tailler en dentelle par les Prussiens, etc. Plus bien entendu maintenir la doctrine de la charge à tête baissée, mais ça c'était une erreur de doctrine qui les dépassait. Et la responsabilité ultime en Autriche à l'époque incombait à l'Empereur Franz-Josef, souverain consciencieux mais limité et peu à même de saisir les évolutions militaires rapides de son temps.


Je vois ce que tu envisages. Mais il faudrait compter avec le drill très dur que les soldats prussiens subissaient. Auraient-ils craqué...De plus, le soldat prussien de 1866 étaient entraîné à utiliser le relief du terrain et à se coucher pour tirer. Et ils avaient une cause valable à défendre: la nation allemande. Je pense qu'ils auraient tenu et décimés la cavalerie autrichienne.
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MessagePosté le: Mer Oct 31, 2012 14:23    Sujet du message: Répondre en citant

@ Roi Louis :

De toute manière l'unification de l'Allemagne est dans l'air du temps. Il suffit de dire que l'Italie est elle aussi en construction à la même époque pour comprendre que la question des nationalités est à la mode.

Les deux candidats pour l'unification sont l'Autriche et la Prusse. Trois possibilités : unification par l'Autriche, unification par la Prusse, ou (la plus improbable) qu'ils s'entendent tous les deux...

On pourra discuter longtemps sur le sujet, mais au final c'est une époque où on fait beaucoup parler la poudre. Il s'en faut encore d'un siècle de maturation (et deux guerres mondiales) pour que les gens voient la guerre comme la dernière possibilité.

Donc, sans Bismarck il y a aura quand même une édification de l'Allemagne. Hitler avait beau considéré que Bismarck était le plus grand diplomate de l'histoire de l'Allemagne, en fait il n'a pas changé grand chose.

La force de Bismarck a plus joué contre la France et la Russie (intervenant extérieurs possible) que contre les autres pays allemands. Donc avec ou sans lui cela n'aurait rien changé...
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