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Le Rocher dans la FTL, par TYLER
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 12:09    Sujet du message: Le Rocher dans la FTL, par TYLER Répondre en citant

Ce texte de Tyler (ci-après la première partie) n'a pas encore été revu par Fantasque (qui a des "intérêts" monégasques), mais il devrait quand même éveiller curiosité et commentaires...

29 juin 1940
Un prince soucieux de ses sujets
Hauteurs de Beausoleil (Côte d’Azur)
– Alors qu’on s’affaire de toutes parts sur la rive française de la Méditerrané pour préparer ce que l’on n’appelle pas encore le Grand Déménagement, que la paranoïa commence à envahir la population qui voit une Cinquième Colonne italienne derrière chaque bosquet ou lampadaire, une quiétude princière règne dans la villégiature de Louis II Grimaldi, prince de Monaco. Ce qui n’empêche pas les échos de la guerre de venir jusqu’ici, dans une vieille (mais très digne) Citroën C4.
Une seule voiture pour trois envoyés – chaque moyen de locomotion compte et on a jugé en haut lieu que la visite d’aujourd’hui ne fait pas partie des préoccupations prioritaires du gouvernement français. Descendent donc de la C4 : Jean Bichelonne (directeur de cabinet du ministre des Armements Raoul Dautry), Maurice Dejean (directeur de cabinet du ministre des Affaires Etrangères – et Président du Conseil – Paul Reynaud) et, parce qu’on a estimé que Son Altesse Louis II serait vexé de n’avoir affaire qu’à des directeurs de cabinets, rien moins qu’Albert Lebrun, Président de la République française !
Les Français sont accueillis par Louis de Monaco en personne, prince régnant mais qui a revêtu pour l’occasion son plus bel uniforme de général de division de l’armée française ; son ministre d’Etat Emile Roblot (1) et le consul général de France à Monaco, Victor Jeannequin (en poste depuis l’année précédente). Au programme de cette réunion décidée en urgence : le sort des huit cents Français de Monaco sous les drapeaux, des cent cinquante et quelques Italiens mis en détention quelques semaines plus tôt dans la Principauté car des usines monégasques fabriquent de l’armement pour l’armée française… Enfin, et peut-être surtout (pour Louis II en tout cas) : l’exil de la famille Grimaldi outre-Méditerranée, ouvertement souhaité par le gouvernement français… mais dont la perspective n’enthousiasme guère le monarque.
Tout d’abord, Dejean informe son auditoire qu’à l’heure actuelle, une bonne centaine de Franco-Monégasques sont très probablement prisonniers et au moins autant peuvent être considérés comme « disparus ou morts au combat » (2).
Puis, Dejean indique au prince que les 150 Italiens internés ont pour la plupart déjà été transférés dans des camps d’internement en Afrique. Il fait mine de ne pas entendre le début d’objection de Roblot qui, désolé, explique qu’ils jouaient un rôle important dans la vie commerçante locale.
Bichelonne intervient ensuite en demandant à Roblot de lui transmettre dans les vingt-quatre heures un rapport détaillé sur la production d’armements envisageable d’ici le 10 juillet et de prévoir ensuite le démontage des machines-outils pour les transférer en Afrique du Nord ou pour les détruire. Stupéfait, Roblot en ravale ses objections sur l’emprisonnement des Italo-Monégasques.
Dejean et Bichelonne laissent alors la parole à Albert Lebrun, qui doit formuler officiellement l’exigence la plus importante : le départ des Grimaldi en compagnie de leurs protecteurs français. Hélas, le président Lebrun se perd en circonlocutions, tourne autour du pot et quand, finalement, il ose la formuler, sa demande est tout sauf péremptoire. En retour, après de longues formules de politesse qui semblent durer des heures, la réponse du prince Grimaldi est aussi gênée que négative : « Mais, enfin… Bien sûr, je ne peux que saluer le courage… le courage indomptable dont le gouvernement français fait preuve en continuant la lutte au-delà de tout… de tout… de tout ce qui est humainement possible, mais… Comprenez-le, je suis un souverain héréditaire, non un président élu, et je ne peux pas abandonner mon peuple. Je ne pense pas que vos ennemis aillent à l’encontre du droit international, violer la neutralité de mon petit pays ne leur servirait de rien. Mais les jours prochains seront difficiles pour la population de Monaco, je me dois de rester auprès d’elle et de lui offrir le soutien de ma bienveillance dans leurs épreuves. »
– En somme, vous souhaitez faire don de votre personne à Monaco !
commente le comte Dejean, avec un petit sourire en direction de Bichelonne. Tous deux, comme bien sûr Lebrun, se souviennent des paroles prononcées par Pétain quelques jours plus tôt pour justifier sa tentative de coup de force – les trois hommes y étaient. Cette référence n’amuse que fort peu le président, mais il a mieux à faire qu’à tancer Dejean. Sans contredire le prince, il tente de négocier : la fille de Louis, la princesse héritière Charlotte, ne pourrait-elle partir ? « Hélas, soupire Louis II, Mussolini est assez perfide pour la menacer de s’en prendre à ses enfants, Antoinette et Rainier. » Alors, pourquoi pas la princesse Antoinette ? « Elle a créé, il y a quelques mois, le Comité Monégasque d’Assistance et de Secours qui fait beaucoup pour soutenir la population de la principauté, celle-ci serait troublée à l’idée de la savoir loin des siens. » Dejean, Bichelonne et Jeannequin (le représentant de la France à Monaco apprécie peu les minauderies de la cour du micro-état) se regardent, excédés tant par l’attitude du prince que par l’inefficacité du président (3).
Celui-ci s’acharne désespérément : et le jeune Rainier ? « Oh, il est encore mineur ! Et par bonheur, il se trouve bien loin de tout ce tourment, dans son pensionnat en Suisse » minaude Roblot, qui est apparemment devenu plus Monégasque que Français. Dejean n’en peut plus, mais il ne serait pas directeur de cabinet aux Affaires Etrangères s’il ne pouvait garder son calme : « Oui bien sûr, cela s’entend. C’est pourquoi, fidèles à la tradition séculaire d’amitié entre nos deux peuples et en accord avec le traité de protection de 1918, nous allons lui adjoindre un tuteur, un officier de l’armée française. On ne sait jamais jusqu’où pourrait aller la perfidie italienne, n’est-ce pas Monsieur Roblot ? Il faut protéger ce jeune homme ! » Roblot reste muet, tout comme le prince. De même, quand Dejean annonce que le comte de Malleville, représentant monégasque en France, devra désormais résider « en Algérie » (il se retrouvera au piquet à Constantine), ils ne peuvent qu’acquiescer.
L’heure est venue de se séparer, sur d’assez froides salutations. C’est à ce moment que Jeannequin réussit à prendre Dejean à part. Il a une question d’importance, qu’il ne peut poser devant Louis II et Roblot : « Quelles sont mes instructions pour les prochaines semaines, voire les prochains mois ? Ou, à Dieu ne plaise, les prochaines années ? J’ai bien compris que la perte de toute la Métropole est inévitable, mais comment devrais-je me comporter si, comme ils l’ont fait en Norvège, les Allemands mettaient en place si un gouvernement à leur discrétion ? Quelle serait ma marge de manœuvre ? »
Dejean essaie de se montrer rassurant : « Hé bien mon cher, il me semble improbable voire grotesque que même quelques politiciens médiocres puissent pousser le fourvoiement jusqu’à une telle extrémité ! Enfin… Si jamais la chose devait se produire, si une entité politique traîtresse, de quelque nature que ce soit, devait s’installer à Paris… Prêtez lui allégeance et continuez à nous rendre rapport. La Corse n’est pas si loin et [il esquisse un sourire] deux agents… administratifs viendront dans les prochains jours rejoindre votre équipe. Ils vous expliqueront comment continuer à servir votre pays envers et contre tout. »
La C4 finit par repartir comme elle était venue tandis que résonne une lointaine alerte aérienne. Tout comme ses passagers, ceux qu’elle laisse derrière elle sont bien pensifs quant à ce que l’avenir leur réserve…


9 septembre 1940
Hommages à un Grand Disparu
Hôtel des Invalides (Paris)
– Deux jours après la mort du maréchal Pétain et alors que, depuis la veille, la dépouille du vainqueur de Verdun est exposée à la vénération des Français, une cérémonie très politique est organisée en l’honneur du défunt. Pierre Laval, le président autoproclamé du NEF, Jean Ybarnégaray, son ministre des Anciens Combattants, et Gaston Bergery, son ministre des Affaires Etrangères, prononcent des discours dithyrambiques (et surtout opportunistes, il faut bien le dire). Bergery s’est beaucoup dépensé pour assurer la présence d’un minimum de personnalités étrangères. Son évidemment présents Otto Abetz et l’ambassadeur italien, très entourés, ainsi que les représentants (ambassadeurs ou sous-fifres, selon les cas) des alliés de l’Axe et des pays neutres qui se demandent encore quel camp choisir. Ainsi, l’Espagne est bien représentée, mais son ambassadeur a été rappelé d’urgence la veille à Madrid pour consultation, et seul son premier conseiller, ainsi que son attaché militaire, se trouvent aux Invalides. Mais ce ne sont pas ces personnages qui concentrent les objectifs des photographes rameutés pour la circonstance.
Le représentant américain n’est que le deuxième conseiller (soit le numéro 3) de l’ambassade qui a déménagé en Afrique du Nord, mais il est accompagné d’un invité de marque : le général Pershing ! A Washington, on a grincé des dents quand le presqu’octogénaire General of the Armies a demandé à assister aux derniers instants de son compagnon d’armes de l’Autre Guerre. Mais que pouvait-on refuser au titulaire d’un grade que seul avant lui avait porté George Washington ? Tout au plus a-t-on lourdement insisté pour que le vieux général ne prenne pas la parole publiquement, les relations entre Washington et Matignon étant « troubles et indécises », lui a-t-on précisé. Ce qui n’a pas fort dérangé l’intéressé, qui a toujours négligé la politique au profit de la chose militaire et qui désirait voir une dernière fois son vieil ami. Il est au désespoir de n’être arrivé à Paris qu’au moment où Pétain venait de rendre l’âme. Reste que du côté d’Alger, cette démarche touchante est modérément appréciée…
La seconde tête d’affiche que l’on dirait aujourd’hui people fait aussi grincer des dents Rue Michelet (qu’à Alger, on a déjà commencé à appeler « le Quai »), d’autant que deux jours plus tôt encore, elle n’était absolument pas prévue : le prince Louis II de Monaco et sa petite-fille Antoinette assistent à la cérémonie ! Une absence tempère un peu l’amertume du gouvernement d’Alger : le prince Rainier n’a, semble-t-il, même pas envisagé de participer à cette cérémonie, ni d’ailleurs aux funérailles elles-mêmes. Peut-être son tuteur de l’armée française, le capitaine Jean-Marie Ardant (4), a-t-il su trouver les bons arguments pour qu’il envoie à son père un télégramme expliquant qu’il ne pouvait s’absenter de son pensionnat suisse.
Louis (en grand uniforme de général français !) explique dans un communiqué de presse que, grand admirateur du Maréchal, il a tenu à assister à cet hommage. Symbole d’un méprisable changement d’allégeance de la principauté de Monaco ? C’est ainsi qu’à Alger, beaucoup l’interpréteront. D’autres, plus observateurs, ont noté que quelques jours plus tôt, le Duce a fièrement paradé à quelques pas du Rocher dans « Mentone », considérant que la Menton française fait d’ores et déjà partie de l’Italie fasciste. Il semble en fait que Louis, redoutant encore et toujours une annexion italienne ou un renversement de la dynastie Grimaldi au profit de candidats plus proches des Italiens, ait préféré se placer sous l’aile, qu’il espère protectrice, du régime mis en place à Paris par les Allemands. Après tout, aussi admirable que soit le courage du cabinet Reynaud, Alger est plus loin du Rocher que Matignon, d’une part, et l’Allemagne semble si puissante d’autre part (la principauté s’est en revanche secrètement réjouie des déboires italiens) que Reynaud, Lebrun et consorts finiront bien par se rendre à l’évidence…
Laval et Bergery vont bien entendu se réjouir de ce qui leur apparaît comme une double victoire, on ne peut plus prometteuse, de la diplomatie du Nouvel Etat Français. Ils font bien, ils n’en verront guère d’autres…
A Alger, on n’attendra pas huit jours pour déplacer le représentant monégasque de son bel appartement constantinois à un hôtel de Bône, sous prétexte de le préserver des attaques aériennes italiennes qui ne sauraient tarder à pleuvoir sur les principaux centres algériens. On ajoutera même avec une belle hypocrisie que cette petite ville côtière encore plus éloignée que Constantine de la nouvelle capitale française a quelques points communs avec Monaco ! Cela n’empêchera pas Malleville de fréquenter les salons algérois, mais cela lui rendra au moins la tâche plus difficile. Cette mesure vexatoire durera jusqu’au printemps 1944, une fois le dossier monégasque définitivement réglé par le gouvernement français.


25 septembre 1940
Ainsi soit-il
Chapelle du Sacré Cœur, Quartier des Moneghetti (Monaco)
– En ce saint lieu, l’abbé Pacifique Arici doit célébrer la messe. Une cérémonie assez banale en somme, même si l’on n’est pas dimanche, mais mercredi… Sauf que l’abbé est un fasciste notoire et qu’au premier rang de ses ouailles figure le consul royal d’Italie, rentré la veille de Rome, le marquis de San Felice, « zélote fasciste prêt à toutes les opportunités » (Pierre Abramovici, Un Rocher bien occupé – Monaco de 1939 à 1944, Le Seuil, 2001). Avec San Felice sont venus se recueillir les « reduci », les Italiens de Monaco internés au printemps précédent par le gouvernement français. Du moins, trois douzaines d’entre eux : les autres font aujourd’hui leurs prières bien loin de là, en terre d’Islam…
Du coup, des manifestants sont venus en nombre de Beausoleil pour protester contre cette réunion de la crème des fascistes de la région de Monaco. Ils sont attendus devant la chapelle par les séides du marquis. Evidemment, les esprits s’échauffent vite et la confrontation tourne à la rixe… Et bien entendu, San Felice s’offusque ! Sitôt l’hostie avalée, il court se plaindre au ministre d’Etat Roblot et, jouant les vierges effarouchées, réclame la tête du chef de la police monégasque, le Français Le Luc. Roblot transmet à Matignon, passant ainsi par dessus la tête du représentant français Jeannequin, qu’il déteste cordialement et qui le lui rend bien. Dans son courrier, Roblot affirme que San Felice demande le renvoi de tous les responsables de la police monégasque (ce qui est faux), sous prétexte qu’il s’agit de fonctionnaires français détachés, et qu’il menace d’étendre à Monaco la zone d’occupation italienne (ce qui est vrai, du moins, la menace est vraie).
Le ministre de l’Intérieur Doriot accepte, évidemment. Le NEF n’a sans doute pas le désir et de toutes façons pas les moyens de refuser quelque chose à des Italiens qui pourraient bien se venger de leur déconfiture d’outre Méditerranée en envahissant courageusement la petite principauté. Joignant l’agréable à l’utile, Doriot en profite pour remplacer les policiers supposés républicains par des éléments sûrs issus de ses Croisés de la Reconstruction ou connus pour leurs sympathies fascisantes, cagoulardes et autres.


4 décembre 1940
Langage diplomatique
Toulon
– Le président Laval visite la cité « meurtrie à jamais par la folie des Anglais et des traîtres africains » (que ce soit des bombes allemandes et italiennes qui aient massacré la ville comme le port est bien sûr un détail). En fin d’après-midi, il reçoit le prince de Monaco, venu en voisin.
Louis II, sans dissimuler ses inquiétudes quant aux appétits italiens, est venu demander des conseils, voire même des directives à Laval, « l’homme qui assume l’héritage du glorieux Maréchal Pétain » a-t-il déclaré publiquement. Le président du NEF est aussi ravi de cette considération que gêné de devoir conseiller le prince Grimaldi contre l’une des puissances à qui il doit son fauteuil. Il répond donc de façon aussi cordiale que floue : « Soyez correct avec les Italiens, mais ne leur faites pas de grâces ».
Louis II retourne sur son Rocher en début de soirée. Malgré les sourires de rigueur, il redoute fort que le parapluie matignonnais soit percé et ses inquiétudes italiennes sont plus vives que jamais.


4 janvier 1941
La vie monégasque
Monaco
– Au Sésame, boîte de nuit monégasque dont il est un habitué, le marquis de San Felice, représentant de Mussolini, est attablé en galante compagnie. A la table voisine se trouve, également bien accompagné, un ancien député de Paris, Jean Ehrlich. L’orchestre entame alors la fameuse chanson de Tino Rossi, « O Catalinetta Bella ». Passablement éméché, Ehrlich se met à chanter : « O Tripolitana Bella, tchi tchi, viens vite Reynaud t’appelle, tchi tchi… ». Supportant fort mal l’allusion aux malheurs de la glorieuse armée romaine, San Felice jette son verre de champagne à la figure du moqueur. S’ensuit une courte bagarre.


5 janvier 1941
La vie monégasque
Monaco
– Le marquis de San Felice est revenu dans la boîte de nuit où il s’était fait moquer la veille. Las ! Cette fois, c’est pour y être giflé par un jeune homme ivre. Ce dernier, un fonctionnaire monégasque, est jeté en prison. Il sera suspendu de l’administration et passera un mois en détention préventive avant d’être lourdement condamné à cinq mois de prison et 100 francs d’amende, peine toutefois assortie de sursis. Satisfaits, les fascistes de Monaco manifesteront devant le consulat d’Italie et ovationneront le « glorieux blessé » qui daignera apparaître au balcon et saluer ses partisans, à la romaine comme il se doit ! (D’après P. Abramovici, op. cit.)


Notes
1- Cet ancien préfet du Bas-Rhin a été détaché en Principauté depuis août 1937, alors que des grèves dures touchaient la principauté. Sa façon de résoudre le problème lui a attiré l’inimitié durable du Parti communiste.
2- Le bilan réel sera de 214 prisonniers de guerre et 106 morts au combat.
3- Bichelonne, après-guerre, aura un mot terrible sur Lebrun en répondant à un journaliste : « On ne saurait passer d’inaugurateur en chef des chrysanthèmes à acteur du destin du monde en un claquement de doigt. » Il ajoutera cependant : « En tant que président, il n’aura finalement su faire face à une crise qu’une seule fois, et il n’a eu que lui à convaincre. Remarquez, il y est parvenu, c’est déjà ça. »
4- Qui sera plus tard le père de l’actrice Fanny Ardant.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

Sont évidemment présents Otto Abetz et l’ambassadeur italien,
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 13:16    Sujet du message: Répondre en citant

@ Anaxagore : Merci pour la coquille !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 13:20    Sujet du message: Répondre en citant

De rien Wink
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Jubilé



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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Grâce à la FTL, j'apprends les origines militaro-monégasques de fanny Ardant, une de mes actrices préférées Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juil 15, 2013 15:45    Sujet du message: Répondre en citant

Jubilé a écrit:
Grâce à la FTL, j'apprends les origines militaro-monégasques de fanny Ardant, une de mes actrices préférées Wink


Même chose pour moi (même si la couleur de cheveux qu'elle a dans son dernier film, heu... Sad )
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 09:38    Sujet du message: Répondre en citant

Deuxième partie, rattrapant la Chrono

31 janvier 1941
Inspection polie
Monaco
– Les autorités militaires italiennes demandent aux autorités du NEF l’autorisation de contrôler les usines de Monaco « qui auraient fabriqué du matériel de guerre ». La demande est évidemment de pure forme : en réalité, les Italiens, courtois, informent le NEF d’un prochain contrôle. Le ministère de Bergery demande donc à Jeannequin d’informer les autorités monégasques qu’elles ne doivent « poser aucun problème lors d’une prochaine inspection italienne, dont il est clair qu’elle ne remet nullement en cause la neutralité monégasque non plus que l’indépendance de la principauté ». Le message sera intégralement transmis à Monaco… et à Alger. On rira jaune à la cour princière à la lecture de ce message, tandis qu’à Alger, on plaisantera de bon cœur sur la bonne conscience du NEF – d’autant plus que l’on sait bien que les inspecteurs italiens vont s’apercevoir de la disparition des machines-outils en cause. Une partie d’entre elles tourne à présent à l’Atelier d’Alger, le reste sert de nid aux poissons de la Méditerranée.


22 avril 1941
Une principauté en quête d’un protecteur
Monaco
– Le capitaine allemand Laubenthal, attaché à l’état-major de l’OberKommando West, à Paris, arrive à Monaco. Il va être particulièrement choyé par ses hôtes, notamment par la bienveillante Société des Bains Monégasques. En effet, Laubenthal est venu négocier au nom du Reich une prise de participation dans la SBM. Il va longuement rencontrer le prince Louis II en personne – entrevue on ne peut plus chaleureuse puisqu’à son départ, il promettra d’indiquer dans son rapport combien les dirigeants monégasques se sont montrés « charmants et compréhensifs ». Il suggèrera même que l’indépendance de la principauté soit maintenue dans la Nouvelle Europe !
De fait, il semble qu’après avoir un temps cru en la solidité du régime de Pierre Laval, Louis II ait maintenant choisi d’afficher la plus grande sympathie pour le Reich, seule puissance qu’il pense capable de freiner les appétits italiens. Comme à son habitude, Jeannequin va faire son rapport aux deux Quai d’Orsay, celui de Bergery, à Paris, et celui de Blum, rue Michelet. L’un, toujours en sous-effectif, n’y prêtera guère d’intérêt. L’autre, occupé par bien d’autres urgences (et lui aussi en sous-effectif), se contentera d’ajouter l’information au dossier à charge à l’encontre des dirigeants monégasques, qui grossit régulièrement depuis un an.


30 novembre 1941
Un Américain à Monaco
Monaco
– Alors que les tensions ne cessent de monter entre Washington et Tokyo et qu’il semble de plus en plus probable que les Etats-Unis vont finir par rejoindre le camp des Alliés, les deux Quai d’Orsay (à Matignon et à Alger) sont informés par le Secrétaire d’Etat américain, Cordell Hull, que Washington souhaite ouvrir une représentation diplomatique à Monaco. Traditionnellement, le consulat de Nice assumait ce rôle, mais depuis le Grand Déménagement, les représentations diplomatiques américaines en France occupée ont été presque désertées et n’abritent plus que des sous-secrétaires ou d’obscurs attachés.
Néanmoins, la démarche est étrange, car il ne reste qu’une quarantaine d’Américains dans la principauté. En fait, cette demande est pour les Etats-Unis un moyen de garder un pied diplomatique en Europe occupée, ce qui déplaît souverainement au consul italien San Felice, comme à son successeur, le marquis Stanislao Lepri, qui arrivera le 10 décembre sur le Rocher.
Le consul dont l’arrivée est ainsi annoncée répond au nom de Walter W. Orebaugh, jusque là en poste à Nice. Orebaugh étant l’un des derniers diplomates américains présents en France occupée, on s’étonnera beaucoup du côté du NEF qu’il soit transféré « à l’étranger », comme Bergery l’écrira avec quelque naïveté à Cordell Hull, tout en souhaitant « que les tensions entre les Etats-Unis et le Japon n’aient aucune influence sur les relations entre le Nouvel Etat Français et les Etats-Unis ». Vu la gravité de l’heure, le Secrétariat d’Etat ne se donnera jamais la peine de répondre au fantoche parisien.


27 janvier 1942
Jour de fête
Monaco
– C’est la Sainte Dévote, patronne de Monaco ! Jour de fête dans la principauté. Chez les “Africains” de Monaco (les partisans du gouvernement d’Alger), on s’est donné le mot pour se rassembler devant le palais afin de manifester silencieusement sa sympathie pour la cause alliée. La foule grossit à partir de midi, sous les ricanements des fascistes connus. Vers 14 heures, ces derniers triomphent : une colonne motorisée italienne fait irruption en principauté, qu’elle traverse en trombe, dispersant au passage la manifestation pro-alliée. Officiellement, elle file en direction de Nice « pour aller participer à des manœuvres avec les Allemands ».
Sur le passage des Italiens, on voit fleurir aux balcons des faisceaux noir et blanc et des slogans sans équivoque tels que « Monaco italienne », « Vive Mussolini » et même « Dehors les Grimaldi ». Orebaugh et Jeannequin vont immédiatement prendre audience auprès du ministre d’Etat Roblot pour demander des explications sur cet élan d’amour pro-transalpin, mais ce dernier sera bien en peine de leur en fournir. A moins qu’il s’y refuse – ni Jeannequin ni Orebaugh n’arrivent à savoir ce que Roblot a derrière la tête.


30 janvier 1942
Allégeance
Monaco
– Depuis la Sainte Dévote, la tension est toujours palpable en principauté entre les partisans des Alliés et de l’Axe, et l’on s’active dans les chancelleries. Dans son rapport quotidien aux deux “Quai d’Orsay”, Jeannequin signale que les manifestations pro-italiennes ont pris fin mais que de petites unités italiennes sont restées en territoire monégasque, officiellement pour garder la voie ferrée. En face, le consul Lepri a écrit à Roblot afin, d’une part, de lui exprimer « le désir du commandement italien de faire séjourner de façon permanente un détachement italien en principauté », et d’autre part d’exiger que les autorités monégasques lui remettent la liste des étrangers résidant à Monaco et qu’elles procèdent à l’expulsion des individus qui lui seraient indiqués par les autorités italiennes, « notamment le consul des Etats-Unis » ! Roblot proteste. Pour la forme. Que peut réellement le Rocher face au Royaume d’Italie ? L’occupation de Monaco par les troupes italiennes est déjà un fait. Quant à la liste des étrangers, il faudra bien la transmettre au marquis – officieusement toutefois.
Pour le reste – les expulsions – Orebaugh, se sachant visé, va rendre visite à Roblot en compagnie du vice-consul de Suisse pour lui demander des explications. Le ministre d’Etat l’assure de l’indignation monégasque devant la violation de la neutralité de la principauté et lui affirme, la main sur le cœur, que la demande d’expulsion le visant nommément a « bien évidemment » été rejetée.
Pendant ce temps, le prince Louis, craignant de plus en plus pour son trône, a pris sa plus belle plume pour écrire aux autorités allemandes : « (…) Depuis 1940, le gouvernement de la principauté de Monaco, conscient de l’intérêt que pouvait présenter pour l’édification du nouvel ordre européen la position de la principauté sur la Méditerranée, s’est attaché à établir une coopération sincère et sans réticences avec les autorités allemandes. Le gouvernement princier ne s’est pas contenté d’affirmer verbalement cette politique : il l’a mise résolument en pratique. Les industriels et commerçants allemands ont été accueillis en Principauté, et le gouvernement monégasque a récemment conclu avec le Reich un traité d’exploitation d’un poste de radiodiffusion à Monaco. Le prince souverain Louis de Monaco, le ministre d’Etat, chef du gouvernement Emile Roblot et ses collaborateurs ont tous le ferme désir de poursuivre cette politique nécessaire à l’établissement de la paix entre les peuples et à leur prospérité, mais il ne faudrait pas que leur liberté de jugement et l’indépendance de la principauté soient réduites à néant sous prétexte d’opérations militaires. (…) ».
Bien plus tard, Pierre Abramovici (op. cit.) pourra commenter : « Ce texte étonnant est le seul connu qui explicite de manière aussi claire la position du souverain et de son gouvernement. Soit Louis est sincère et il croit réellement, en janvier 1942, que l’Allemagne va gagner la guerre. Dans ce cas, il s’agit d’un texte fondateur qui affirme sa nouvelle allégeance envers l’Allemagne, maintenant qu’il semble acquis que ni Matignon ni Alger n’ont les moyens, pour des raisons divergentes (indifférence pour Laval, incapacité pour Reynaud) de protéger la principauté. Soit Louis n’est pas sincère, il est simplement effrayé par l’attitude italienne et il est prêt à tout pour trouver du soutien face à Mussolini. Mais dans ce cas, rien ne l’aurait empêché d’employer un langage plus habituel en diplomatie ».


31 janvier 1942
Choix
Institut Le Rosey (Rolle, Suisse)
– A la tombée de la nuit, un jeune homme de 18 ans fait précipitamment ses bagages, sort discrètement de ce très sélect pensionnat et monte dans une voiture conduite par un homme en costume sombre, laquelle démarre en trombe. Un élève qui fait le mur ? Pas vraiment, l’Institut a été prévenu il y a une petite heure qu’un pensionnaire allait « s’absenter pour quelque temps ». Le capitaine Ardant, tuteur depuis deux ans de Rainier de Monaco, emmène son jeune protégé à l’aéroport de Genève. Direction théorique : Madrid. En réalité, l’avion n’y fera qu’une escale avant de poursuivre vers Lisbonne… et de là vers Alger ! En effet, le jeune prince a décidé de s’opposer à la politique de son grand-père et de s’afficher ostensiblement du côté des Alliés.
Prise de conscience idéologique ? Coup politique ? Patriotisme ? Calcul ? Les raisons sont encore aujourd’hui un peu floues, sans doute y a-t-il un peu de tout… Toujours est-il que le prince semble avoir particulièrement été affecté par la prise de contrôle italienne de Monaco et a voulu réagir. Peut-être en eût-il été autrement s’il avait poursuivi ses études à Paris comme l’avait un temps souhaité Louis II, mais le fait est qu’il est resté en Suisse depuis le début de la guerre, avec un tuteur officier de l’armée française. Du coup, la question « Quel camp choisir ? » ne semble pas s’être posée pour le futur 2e classe Grimaldi Rainier, matricule 1415, 7e Régiment de Tirailleurs Algériens.


2 février 1942
Coup de force
Villa Alexandra, siège du consulat américain à Monaco
– Un détachement d’une centaine de soldats italiens, pas moins, encercle la villa. Pendant ce temps, Roblot cherche à rassurer Orebaugh par téléphone en lui assurant que « si les troupes ou la police italienne prétendent intervenir, [il prendra] en personne la tête des deux cents carabiniers monégasques en armes pour le défendre et si les Italiens veulent la bataille ils l’auront ».
Peu après, les soldats italiens pénètrent de force dans la villa. Le personnel diplomatique est retenu prisonnier pendant plusieurs heures. Les Américains seront finalement expédiés à Gubbio, en Italie, où ils seront internés. Bien entendu, pendant ce temps, Roblot et ses carabiniers se sont occupés de leurs affaires – ailleurs.


25 octobre 1942
Diplomatie à l’allemande
Monaco
– Les Allemands ouvrent un consulat en principauté. Le consul, Walther Hellenthal, auparavant en poste en Bulgarie, satisfait le désir monégasque de voir une représentation du Reich s’installer sur le Rocher, désir encore plus vif depuis que les Italiens se sont implantés militairement. Quelques jours plus tard, toutes les représentations diplomatiques à Monaco, à la seule exception de celles de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne, seront fermées.
Le cas du représentant français est évidemment particulier. D’abord, Victor Jeannequin est démis de ses fonctions, ce qui satisfait grandement Roblot, l’inimitié entre les deux hommes n’ayant fait que croître depuis deux ans. Les Italiens se seraient sans doute passés de le remplacer, mais ces temps-ci, leur attention se porte plus sur la Sicile que sur Monaco. Sur recommandation allemande, Paris remplace Jeannequin par Pierre du Pasquier. Industriel, président du port autonome du Havre et hommes d’affaires important dans le commerce du coton, les Renseignements Généraux ont signalé avant guerre (avec quelques raisons, apparemment) qu’il était suspect de complaisance pour l’Allemagne nazie, tout comme ses amis et relations d’affaires américains. Néanmoins, ce changement n’a guère d’importance – ou plutôt, son importance est égale à celle du NEF : limitée, voire anecdotique.
Jeannequin sera recasé dans un poste administratif du NEF en province. Eu égard aux informations qu’il a continué à transmettre à Alger jusqu’à la fin de son mandat, il ne sera pas inquiété à la Libération et finira sa carrière dans les années 50 comme ambassadeur au Proche-Orient.
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 10:10    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

toujours très intéressant, bravo !

Une question :
Casus Frankie a écrit:
Une partie d’entre elles tourne à présent à l’Atelier d’Alger, le reste sert de nid aux poissons de la Méditerranée.


Arsenal d'Alger (ARAL) plutôt qu'atelier, n'est-ce pas ? Confused
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 10:41    Sujet du message: Répondre en citant

ladc51 a écrit:
Arsenal d'Alger (ARAL) plutôt qu'atelier, n'est-ce pas ? Confused


Oui bien sûr, merci d'avoir rectifé ce lapsus.
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Au programme de cette réunion décidée en urgence : le sort des huit cents Français de Monaco sous les drapeaux, des cent cinquante et quelques Italiens mis en détention quelques semaines plus tôt dans la Principauté car des usines monégasques fabriquent de l’armement pour l’armée française…

La fin de la phrase est bizarre : y a-t-il un lien entre les Italiens internés et les usines monégasques ?

Au fait, est-il possible de préciser l'ampleur de ce tissu industriel ?

Citation:
Sur recommandation allemande, Paris remplace Jeannequin par Pierre du Pasquier. Industriel, président du port autonome du Havre et hommes d’affaires important dans le commerce du coton

Ne s'agirait-il pas plutôt d'Hermann du Pasquier, cf. http://lehavre76600.canalblog.com/archives/2010/03/09/17171205.html ?

Sinon, c'est excellent !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

1) Monaco fabriquant des matériels militaires pour la France, on craint que ces Italiens ne perturbent les fabrications en question bien que la Principauté soit neutre. Il s'agit bien sûr d'une crainte genre 5e colonne - je vais clarifier la phrase.

2) (tissu industriel) et 3) (Pasquier) : je passe la balle à Tyler.
Mais si on a donné le nom d'Hermann du Pasquier à un quai en 1954, je doute qu'il se soit compromis avec les Allemand dix ans plus tôt ! En revanche, il est question d'une famille d'industriels : alors un cousin ? voire un frère ?
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Tyler



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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 14:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous!
Ravi que ça plaise et un grand merci pour vos commentaires.

Comme vous avez pu le remarquer je me suis principalement basé sur le livre d'Abramovici " Un Rocher bien occupé" mentionné dans certains épisodes. Malgré cela, je n'ai pas plus d'informations que ça sur l'ampleur du tissu industriel et surtout sur l'importance des capacités industrielles monégasques ayant produit de l'armement pour le compte de la France... Je vais essayer de chercher ailleurs mais je ne garantis rien... Confused

Concernant Du Pasquier : Non, il s'agit bien de Pierre! Le fils... d'Hermann! Concernant son destin après-guerre OTL je cite le bouquin d'Abramovici : " a fait l'objet d'une instruction à la Libération pour collaboration avec l'ennemi. Après un non-lieu, son dossier mystérieusement disparu des Archives nationales françaises. Il a eu une carrière de financier international qui l'a conduit après la guerre au New York Stock Exchange. Il est mort en 1969."
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MessagePosté le: Mar Juil 16, 2013 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

Mmh, le lien ci-dessus indique pourtant ceci à propos d'Hermann :
Citation:
A la mise en place de l'autonomie du port au 1er Janvier 1925, il fut élu Président du conseil d'administration du nouvel établissement "Port Autonome du Havre" et fut reconduit dans cette fonction jusqu'en 1945.

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Tyler



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MessagePosté le: Mer Juil 17, 2013 00:39    Sujet du message: Répondre en citant

Mea culpa!
Il faut que je change de lunettes. Le pedigree énoncé est bien celui de Hermann. Le personnage qui nous intéresse, son fils Pierre a un pédigrée un peu plus modeste : Actionnaire de la Du Pasquier and co ( société basé dans le coton), fondateur de diverses sociétés commerciales, intermédiaire dans les transactions sur le marché du coton entre les producteurs indiens, américains et égyptiens et les industriels français et suisses.
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dak69



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MessagePosté le: Mer Juil 17, 2013 15:05    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous.

Je reviens sur la pointe des pieds... Bravo à Tyler pour la saga des Grimaldi FTL, mais je doute fort que le jeune Rainier ait pu sortir de Suisse comme indiqué. En effet, OTL, l'aéroport de Genève a été fermé de juin 1940 à 1945 (il était zone militaire, ce qui n'a pas empêché les Suisses de l'agrandir en prévision de jours meilleurs...) et le seul trafic aérien civil en Suisse était bien évidemment à destination du voisin du nord, excepté un bref intervalle où il y en eut aussi avec le collègue sud d'icelui... Et inutile d'imaginer un vol clandestin (il n'y en eut pas OTL) faute d'infrastructure clandestine d'accueil d'une part et de grosses difficultés logistiques d'autre part (météo, terrain approprié, rayon d'action des avions, police suisse...). La seule sortie possible est donc à pied, en-dehors des voies de passage officielles (il n'y en a pas entre la Suisse FTL et la France FTL, contrairement à l'OTL, les Allemands gardant la frontière de Bâle à Annemasse, les Italiens prenant le relais ensuite, du moins tant que Mussolini est au pouvoir). En janvier 42 FTL, les filières sont en place, et si d'aventure, le jeune Rainier se faisait prendre, il pourrait toujours invoquer le mal du pays !

Bien amicalement
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